TOP 10 : Les albums les plus déprimants du Rock

FOCUS : Les albums les plus déprimants du Rock

Un broyage de charbon de   BRUCE LITbow_0

Je ne vous dirais pas quand, ni pourquoi ou combien de temps ça a duré. Mais j’ai eu un coup de déprime ces derniers temps.  Et alors que je vociférais en silence contre ce monde cruel qui voulait ma peau (et qui n’est pas prêt de l’avoir), je me rendais compte à quel point, encore plus que d’habitude, la musique m’était nécessaire dans ces moments là. Non pas pour aller mieux (pour ça, on met un Beatles et c’est reparti) mais au contraire pour aller encore plus mal, toucher le fond, retenir la souffrance, sentir une larme s’écouler au ralenti le long de sa joue  et la voir s’en aller.
C’est parfois un vrai souci : je ne ressens d’émotions qu’en musique.  Mais c’est aussi un plaisir étrange : car les plus belles chansons ne sont elles pas les plus douloureuses ? Celles qui, une fois la souffrance estompée, gardent leur beauté, leur danger (ne pas trop les écouter non plus) et pour lesquelles l’on garde cette intime reconnaissance : l’amitié, l’amour, la famille, tout ça est périssable alors que, la musique comme le chantait Morrison, est ton unique amie jusque la fin.

Même triste et abattu, je continue à penser à ce putain de blog et je me suis dit que j’avais envie de lister mon top 10 d’albums que je me passe lorsque tout semble s’écrouler. Il s’agit d’un classement subjectif d’artistes que j’apprécie. De ce fait, vous n’y trouverez ni de Nico ou de Morissey. De même à ceux qui railleront le fait que l’on y préfère Michel Berger au BERLIN de Lou Reed, je répondrais que le premier me fait pleurer quand le deuxième est trop cynique et glaçant pour m’émouvoir (à part sur PERFECT DAY). 

Prêts ? on va parler de trahison, de suicide et de mort.  Des émotions négatives mais qui font partie de la vie, celle qui fait mourir. J’attends bien sûr en commentaires votre propre Top 10. Les autres attendront : ça ira mieux demain !

10- Michel Berger- SERAS TU LA ?

Bon on commence par le moins rock mais pas le moins déprimant : Michel Berger. Derrière son visage souriant, sa voix caressante et ses mélodies funky un peu toc, Berger était un écorché vif, sorte de Patrick Dewaere de la musique, qui, on ne s’en rend pas assez compte, aura écrit des blues urbains de référence. STARMANIA ! Le SOS D’UN TERRIEN EN DÉTRESSE par Balavoine puis Peter Kingsberry, reste l’hymne absolu du mec paralysé à l’idée de rater sa vie. LES UNS CONTRE LES AUTRES résume parfaitement la solitude et le malaise de notre civilisation occidentale. Quant à LA LÉGENDE DE JIMMY, c’est un concept album qui revisite l’histoire de James Dean façon tragédie grecque où le destin malheureux de la star ne trouve d’écho que dans l’insignifiance de notre vie.

Oui, ces oeuvres ont été coécrites avec Luc Plamondon mais restent totalement imprégnées du mal de vivre de Michel Berger. Aussi déprimant que Kurt Cobain ou Alice In Chains, l’homme a réalisé deux chefs d’oeuvre ultra dépressifs : POUR ME COMPRENDRE et l’extrait choisi ici : SERAS TU LA ? Que chacun imagine la pire épreuve de sa vie. Et de se demander s’il faudra l’affronter seul ou (bien) accompagné….

Punchline :
Le plus mauvais,  La solitude,
le temps qui passe
Et l’habitude reqardes-les
Nos ennemis,
dis-moi que oui
Dis-moi que oui…

 

09- Syd Barrett – BARRETT

Le destin de Syd Barrett est sans doute le plus triste du rock. Jeune homme brillant drôle et spirituel, Syd créé en 1965, un petit groupe de rythm and blues qui va devenir énorme: Pink Floyd. Pour leur premier album, il enregistre d’invraisemblables pépites pop de deux minutes où l’on parle d’excentriques travestis anglais, de Gnomes échappés de Tolkien ou de Trips Cosmiques.
Sauf que…
Les quantités de LSD que Syd ingurgite ingénument détruisent ses barrières mentales et déclenchent ? éveillent ? participent ? à l’émergence de ce qui semble être une schizophrénie carabinée. Barrett souffre d’hallucinations en permanence, se met à se coiffer en déversant des pots de colle sur sa tête, donne ses affaires et sa voiture au clochard du coin, joue une seule note pendant des heures aux concerts de son groupe quand il daigne venir.

Viré de son propre groupe, l’Apollon Anglais se retire de la vie publique, retourne vivre chez sa mère où il vivra reclus, obèse et diabétique pendant 30 ans avant de mourir dans l’anonymat le plus complet. Sans lui, la carrière de Bowie n’aurait jamais été la même, Barrett incarnant à lui seul la tentation et les dangers du Rock.
Loin de ses perles pour le Floyd joyeuse et à la production léchée, les chansons de Barrett en solo offre à son auditeur médusé des chansons magnifiques mais qui peinent aussi bien dans l’instrumentation que dans l’interprétation.
Ecoutez ce DOMINOES, cette voix jadis si vivante désincarnée, triste, si faible et qui lutte pour rester en rythme. C’est déchirant.

Punchline :
J’ai comme une idée ma chérie
Toi et moi
Et des Dominos, des dominos
Et le jour qui s’écoule….

 

08- David BOWIE- BLACKSTAR

L’album le plus récent de cette liste et sans conteste le plus noir. Et pour cause : on savait Bowie fatigué et cardiaque mais rien, absolument rien dans notre monde hyper connecté et supra informé pouvait laisser à penser que l’artiste le plus inventif du vingtième siècle mourrait deux jours après la sortie de son dernier album publié le jour de son anniversaire.

Pourtant dans ce clip crépusculaire tout est là : Bowie est là, fier mais terriblement amaigri, orgueilleux mais épuisé.  Vu 38 millions de fois à ce jour, c’est sûrement la vidéo qu’il m’est toujours aussi éprouvant de regarder. Bowie nous dit clairement adieu. Il se met en scène avec deux pennys sur les yeux. On le voit lutter de sa frêle silhouette contre l’appel de ce trou noir qui finira par tous nous dévorer.  Les choeurs deviennent fantomatiques, le mixage est étouffé comme une conscience luttant pour ne pas s’éteindre.  Au loin on découvre le scaphandrier en décomposition  du Major Tom son premier avatar quand il commença sa carrière.  Des hommes et des femmes de toutes les couleurs, nous, pleurent sa mort et semblent à leur tour raidis par cette angoisse de mort.

Le clip est à peu près aussi sinistre que celui que Johnny Cash interpréta pour HURT où l’homme en noir met en scène son dernier repas avec la comparaison impitoyable entre l’homme jeune qu’il fut et le vieillard aigri sur le point de s’éteindre.   David Bowie était le meilleur d’entre nous, vivant, malin et visionnaire, l’un des rares chanteurs à pouvoir revendiquer le fait d’avoir changé la vie de milliards de personnes et qui incarnait incroyablement la jeunesse éternelle aussi bien physiquement que moralement : il avait gardé l’allure et l’âme d’un jeune artiste.

Il part comme il a vécu : dans ce génie si discret, capable d’orchestrer sa mort et de la soumettre à sa carrière.  Il meurt alors que l’occident qu’il contribua à tant libérer de ses tabous et de son puritanisme fléchit sous les attentats islamistes et les relents nationalistes. Les spécialistes y verront forcément un signe des temps.

Punchline :
Je suis une étoile noire
Pas une étoile de la pop
Ni une étoile Marvel

 

07- The Cure – DISINTEGRATION

C’est plutôt drôle quand on y pense. Le groupe le moins joyeux du monde dîne un jour chez son leader Robert Smith en parlant du nouvel album à enregistrer quand un incendie débute dans la chambre où Robert Smith a stocké ses paroles.  Alors que la maison menace de brûler, Smith refuse de quitter la baraque sans ces paroles et tout le groupe se retrouve à faire une chaîne humaine pour sauver les précieux manuscrits. Cet incident donnera à la construction de cette DISINTEGRATION, une intensité particulière lors de son enregistrement.  On raconte également que le leader des Cure enregistrait aussi avec épinglé au mur du studio un article incriminant son groupe du suicide de deux adolescents.

Le résultat culminera sur un chef d’oeuvre gothique que même les profanes connaissent : un homme aussi vulnérable que Marcel Proust au moment de son coucher, est progressivement dévoré par son lit recouvert d’une toile d’araignée.   Enfance abusée ? Simple cauchemar ? Allégorie de Smith à sa toxicomanie ? LULLABY devient avec sa mélodie entêtante et sa batterie sèche comme un cadavre, l’hymne dépressif par excellence d’un album qui semble se clôturer après chaque chanson. 30 ans après son pouvoir de transformer son auditeur en zombie reste intact. De la pop vénéneuse inégalée.  Beaucoup, dont votre serviteur arrêteront l’aventure Cure à ce moment là.

Punchline :
ET je réalise avec effroi
Que l’homme araignée me devorera ce soir

 

06- PJ Harvey- WHITE CHALK

Et puis PJ Harvey. Un Ovni musical. Reconnue et vénérée par la critique et son public pour son talent et son intégrité irréprochable et si méconnue du grand public, alors que son oeuvre est tellement plus intéressante et diversifiée que-au hasard- la grande prêtresse du rock Patti Smith à laquelle elle a souvent été comparée et qu’elle a dépassé depuis longtemps.

Harvey débute sa carrière en plein mouvement grunge adoubée par Kurt Cobain qui ne tarit pas d’éloge sur ce rock rêche, sex sans être sexy.  Après un détour du côté de l’indus façon NIN, un amour suicide avec Nick Cave, la belle avec ce WHITE CHALK prenait un risque majeur dans sa carrière en délaissant l’argot du bruit pour un album intimiste entièrement au piano et presque sans accompagnements autres qu’une voix suraigue à laquelle elle ne nous avait pas habitué.

Le résultat est un joyau de poésie noire et mélancolique qui ferait passer Mylène Farmer pour Jenifer.  L’anglaise du Somerset se transforme en une sorte de sorcière de magie blanche perdue au fond le campagne à l’ère Victorienne. Trahison, manque, mort et déception sont au menu d’un disque dont la solitude imprègne chaque note d’une pureté inégalée dans l’histoire du rock. Sur ce THE PIANO, PJ se transforme en prêtresse OUIJA assez flippante.

Par la suite elle fera nettement moins bien en se recentrant sur des disques plus humanitaires. Le monde y gagne une militante de marque mais la mélancolie y perdra son spectre le plus imposant.

Punchline :
Personne n’écoute,
Personne n’écoute,
Oh mon Dieu comme tu me manques….

 

05- Portishead- 3

Bon, il se passe quoi dans le Sommerset ? Parce qu’en plus de PJ Harvey, cette province anglaise près de Bristol engendrera l’ultra tourmenté Tricky et les joyeux drilles de Portishead ambassadeurs  de ce qu’on appellera le trip-hop, mélange de boucles électronique et de blues, souvent déchirantes.  Il y a finalement peu à dire de la bande à Beth Gibbons, antirock au maximum tant le groupe est secret et à des années lumières du rock’n’roll circus. Disons simplement qu’avec 3 disques en 24 ans de carrière, la dépression musicale du groupe n’a rien d’une posture et que le dernier single du groupe date de 2015 en reprenant de manière la plus sinistre qui soit le…SOS de ABBA !

Avec 3, le groupe signait là un chef d’oeuvre de noirceur saccadée où la violence des beats rivalise avec la voix douce et malheureuse de Gibbons pour des mélodies envoûtantes. MACHINE GUN est un sommet du groupe avec cette voix aussi fragile qu’une bougie sur le point de s’éteindre sur un clavier évoquant le Floyd paranoïaque de ANIMALS. Un thème qui sera utilisé dans la saison 6 de ORANGE IS THE NEW BLACK.

Punchline :
Si seulement j’étais capable de te voir comme tu es :
Un poison qui ronge mon coeur.

 

04- Daniel Darc- CRÈVE COEUR

Daniel Darc, une rockstar, une vraie,  une personnalité riche et tourmentée qui jusque sa mort aura pu tutoyer Serge Gainsbourg (son idole) dans le rôle du poète maudit à la française. Son itinéraire est tout simplement hallucinant : il débute  dans les 80’s façon Nouveau Romantique de Taxi Girl en chantant des textes sombres sur des mélodies un peu ringardes au synthé (CHERCHEZ LE GARÇON) avant que la dope ne dissolve le groupe en pleine ascension. Taxi Girl fera la première partie des Stranglers et des Taking Heads où Darc, excédé par le manque de réaction de son public s’ouvrira les veines et aspergera le public de son sang. Il traversera les années 90 entre squats, bouches de métro et prison en sortant des disques dont tout le monde se fout à l’époque (malgré une production de Jacno ou Daho).

Pourtant lorsque sort CRÈVE-COEUR au début des années 2000,  le public est enfin prêt et Daniel Darc effectue le come back le plus impossible de l’histoire de la chanson française après une traversée du désert qui aura duré 20 ans.  Aucune maison de disques ne veut de ce loser professionnel ? L’album sera enregistré dans le taudis qui lui sert de piaule. La légende voudrait qu’on entende la circulation par delà sa fenêtre en écoutant attentivement le disque au casque.

L’album commence avec ces regrets qui vont droit aux coeurs et qui y restent jusqu’à ce qu’on meurt. On continue avec ses amis qui  se suicident mais sans lui, on finit avec un captivant psaume 23 récité par la voix calme du chanteur sur un sample du BERLIN de Lou Reed. Dans cet extrait qui évoque l’enfance disparue, Darc n’a jamais été aussi touchant en adoptant le timbre du rédempté qui a traversé mille mort.  Il est celui qui fait le bilan de sa vie, une vie qu’il mène désormais avec la sérénité de celui qui a tout perdu. Nimbé de protestantisme et de confiance fragile en l’avenir, ce Crève Coeur est un monument de poésie que beaucoup n’ont jamais visité.

Punchline :
Je chuchote quelques mots :
« Pardonnez nos enfances
Comme nous pardonnons
A ceux qui nous ont enfantés »

 

03- Alice In Chains- UNPLUGGED

On les a souvent nommés les Joy Division du métal tellement la musique d’Alice in Chains braconne sur les terres de la mélancolie et de la haine de soi. Porté par le mouvement grunge et pilier de la scène de Seattle, la formation de Jerry Cantrel (guitare) et de Layne Staley (voix) a tout du groupe maudit.  Avec un début de carrière sonnant comme du Guns’n’Roses, le groupe trouve sa propre voie avec DIRT, ses riffs bizarres et des harmonies vocales qui évoqueraient les Beatles sur un snuff movie.

L’addiction à l’héroïne de Layne Staley empêchera tournées américaines et européennes. Lorsque parait cet UNPLUGGED le groupe réapparaît après 3 années d’overdoses du chanteur. Staley est visiblement sous héroïne pendant tout le concert et chante penché en avant comme un enfant battu. Et pourtant, le disque est d’une beauté parfois insupportable tant la voix de Staley, la voix d’un homme qui tombe dans le vide, est déchirante, surclassant pour beaucoup de spécialistes celle de son frère ennemi Kurt Cobain.

Tout est chanté sans pudeur : l’addiction et le dégoût de soi qu’elle entraîne, la dépression, l’envie de mourir et la faiblesse du sentiment amoureux.  On ne rentre pas dans ce disque par erreur, on n’en sort pas indemne. C’est bouleversant de part en part et il est clair, lorsque le groupe entonne  à la fin de son show THE KILLER IS ME composé une heure avant en coulisses , que toute cette histoire finira mal.

En effet. Le groupe se retrouve une dernière fois pour un single (BORN AGAIN !), Staley reprend Pink Floyd sur la BO de THE FACULTY, sort MAD SEASON, un disque vénéré et vénérable  puis s’enfonce définitivement dans la dépression et la dope.  Il sera retrouvé mort deux semaines après son décès, en avril comme Cobain, et laissera la planète rock sous le choc : qu’on aime ou pas sa musique, Layne Staley aura été l’interprète précieux de véritables Mémoires d’Outre Tombes. Dans cet extrait, jamais un artiste si toxique n’aura fait preuve de tant de vulnérabilité sur une chaîne de merde et à grande écoute.

Punchline :
Au fond d’un trou, et je ne sais pas si l’on pourra me sauver
Regarde c’est mon coeur, je l’ai décoré comme une tombe
Et je voudrais m’envoler si mes ailes n’avaient pas été coupées

02- Robert Wyatt : ROCK BOTTOM

Pour beaucoup de puristes cet album dispute avec le BERLIN de Lou Reed , le trophée du disque le plus triste de tous les temps.  Batteur du groupe Soft Machine, Robert Wyatt sous l’emprise de la drogue chute de 4 étages lors d’une soirée. Paralysé à vie, incapable de jouer de la batterie désormais, Wyatt fera preuve d’une incroyable résilience en retravaillant de vieilles compositions et où accompagné de Mike Olfield à la guitare et de Nick Mason du Floyd  à la production.

Le résultat est un jazz-rock profondément humain où Wyatt chante d’une voix aiguë sa souffrance physique et morale. Il abandonne  son corps meurtri pour s’imaginer renaître plus mature auprès de sa femme Alfie à qui est consacré le plus beau titre de l’album. Chute et rédemption, toucher le fond (« Bottom ») pour mieux rebondir : tout l’abécdéaire du rock par un esthète du genre pour une musique assez accessible, abstraction faîte de la séquence finale du disque vraiment pénible.

Punchline :
Il est temps de jouer à  être humain désormais
S’il te plait: souris !

 

1- Pink Floyd THE FINAL CUT

Un requiem joué par Pink Floyd et chanté par Roger Waters en l’honneur de son père mort à la guerre.  L’oeuvre de Waters est une déclinaison sur le thème de l’absence : Absence d’amour (IF) , de scrupules (MONEY), d’une société qui protégerait ses citoyens de la folie (DARK SIDE OF THE MOON) , de Syd Barrett (SHINE ON CRAZY DIAMOND), d’ambitions artistiques de son groupe (WISH YOU WERE HERE).

FINAL CUT c’est  la description d’une époque sordide où le sang versé pendant les guerres où les sacrifices qu’ils soient christiques ou humains n’ont servi à rien. Les hommes disparaissent mais la guerre ne meurt jamais. Waters hurle d’impuissance, de rage, de haine contre le mépris de nos dirigeants pour la vie humaine.
Le disque décrit avec génie les points de vue de chacun des protagonistes face aux conflits armés. Le soldat traumatisé par les horreurs qu’il a dû commettre au nom d’une nation, celui qui s’enivre sans se poser de questions après avoir massacré des gosses jusqu’au civil qui meurt en rentrant chez lui suite à une explosion atomique .

Entre temps, Waters nous livre un déchirant FINAL CUT où face à ces tourments, la tentation qui s’offre à lui n’est plus la folie comme  dans THE WALL mais le suicide…  Fantasme ou autobiographie  ? Juste au moment de passer à l’acte, le téléphone sonne et Waters n’aura plus jamais le courage de faire la coupure finale. A l’instar de Lennon sur  MOTHER, il livre ici son cri primal.

Punchline :
Et si je t’ouvrais mon coeur et te montrais tout ce que j’ai de faible en moi
Tu ferais quoi, hein ?
Tu vendrais ton Scoop à Rolling Stones ?
Tu prendrais les enfants avec toi pour m’abandonner ?

…..

Euh, il reste encore du monde ?  Tiens, à qui elle est la douille par terre ? Le charbon c’est mauvais pour la planète mais tout à coup je me sens libérééééééé ! Alors, on se fait quoi pour le prochain top ? Les meilleures chansons Sex ? Deal ? Les gars ? Les filles ?….Is there anybody out there ? 

 

110 comments

  • Eddy Vanleffe  

    Et là je réalise que la musique ne me rend pas triste au sens « dépressif », le Bowie je le trouve « spatial » et inquiétant. Lullaby pareil comme la bande son d’un film de maison hantée. Le Pj harvey est juste tellement beau que je ne peux pas me sentir mal malgré un clip des plus étranges…J’aime bien le Portishead, mais surtout le SOS en fait… 🙂

    je crois de ma vie que les chansons que j’ai trouvé les plus tristes étaient françaises en fait…

    Les Vieux de Jacques Brel, le petit âne gris de Hugues Auffray,…
    J’aime le spleen et la mélancolie ainsi que la noirceur mais je ne trouve pas ça triste ni déprimant en fait…

    • Bruce lit  

      @Eddy : Obligé de mettre du Cure sinon Patrick me dévastait les Champs Elysées à lui tout seul. Je ne connais pas la chanson de Affray. Je redécouvre un par un avec bonheur les Brel en albums. Les Marquises est un disque sensationnel.

      10-ABBA: The visitors Abba me fout jamais le cafard, mais oui, il y a de la mélancolie là dedans.
      09-Moonspell: Sin/Pecado ?
      08-Ann Clarck Joining up writing ?
      07-Anathema: alternative 4 ?
      06-Clan of Xymox:Clan of Xymox ?
      05-The Cure: Faith Oui, très bon album
      04-Hubert felix Thiéfaine: Alambic Sortie sud Jamais écouté
      03-The Gathering: Mandylion Y’a un duo avec Alice Cooper, non ?
      02-New Order: Movement Je suis pas fan
      01-Trisomie 21:Passions divisées C’est là que je réalise que mon choix reste très généraliste 😉

      @Tornado : je ne comprends rien moi non plus à cet article si ce n’est que là on est sur l’étymologie d’un blog, une sorte de journal intime partagé avec ses forces et ses contradictions.
      Voyons : 10 – Dead Can Dance – Within the Realm of a Dying Sun – Jamais écouté
      9 – Mickey Newbury – An American Trilogy ?
      8 – Alain Bashung – Fantaisie Militaire : Now we’re talking. Très bel album même si le Bashung dépressif reste à mon sens celui de PLay BLessures
      7 – Timber Timbre : Hot Dreams ?
      6 – David Sylvian – Secrets of the Beehive ?
      5 – Radiohead – OK Computer Ah…euh, je peux plus les supporter… La voix de Yorke m’est insupportable mais pas autant que celle du mec de Muse. Grand album néanmoins, idéal pour les publicités et les séries américaines….
      4 – Tom Waits – Blue Valentine Il faut que je m’y mette. L’homme m’est sympathique.
      3 – Nick Drake – Five Leaves Left (Pink Moon me déprime vraiment trop, pour le coup…). Ah oui, il est terrible cet album. Il devait être à la place de Barrett à la base, mais je maîtrise moins la mythologie du personnage.
      2 – Pink Floyd – The Wall + The Final Cut Which one is Pink ?
      1 – Jeff Buckley : Grace – Horrible. Qu’il reste dans son fleuve celui-là. Jamais pu l’encadrer.

      @Omac : Euh quoi de neuf Dr ? Spleen et idéal, c’est ça ? Ma femme va être contente de savoir ce soir que je suis mélancolique et que c’est pas près de s’arranger. Une question : La mélancolie entant que symptôme d’une insatisfaction permanente est-elle liée à l’hystérie ? (tant qu’à faire…).

      • OmacSpyder  

        @ Bruce : (diagnostic différentiel bis)
        On pourrait situer le sentiment mélancolique davantage du côté de la névrose obsessionnelle avec la perte d’intérêt pour sa propre personne et la perte du désir pour ce qui l’entoure. Avec l’inhibition qui l’accompagne.
        Tandis que l’hystérie serait davantage articulée à la dépression avec l’insatisfaction à l’égard du monde extérieur, ne soutenant jamais suffisamment, jamais à la hauteur au fond. Avec la plainte bruyante qui l’accompagne.

  • OmacSpyder  

    Un Top 10 pour les moments Down : Voilà un bien beau ressort! D’autant plus que l’élan est consécutif d’un moment « sans ».
    Et premier commentaire d’Eddy tout en pertinence qui distingue tristesse, dépression, spleen et mélancolie.
    Il n’y a pas à dire, il y a du niveau par ici!

    Et cet article confirme au demeurant à quel le sentiment mélancolique fournit une esthétique créatrice, ici dans la musique rock, comme il a inspiré tant de littérature et de peinture.
    Parce qu’avant d’être écoutés, ces morceaux ont été créés. Et l’article rappelle bien pour chacun le contexte de leur création et les affres traversées par leurs auteurs.

    Après cet article, nous pourrions dire que la mélancolie est cette tristesse sans mots. Une tristesse existentielle qui à l’inverse du deuil parle d’une perte sans pouvoir distinguer ce qui est perdu.
    Cela éclaire ainsi en quoi écouter la musique et les textes fournit en quelque sorte un support à ce sentiment vide, en creux. Ces textes et musiques parlent ainsi de la perte, de l’absence comme l’article le mentionne. Ils apportent des mots et une musique toujours présente lorsque tout lâche ou pourrait lâcher (l’article décrit bien cette musique toujours présente quand nécessaire au contraire des attachements précaires).
    Si la mélancolie est cette tristesse sans objet et ce deuil sans perte, trouver un texte et un rythme lui apportant une consistance permet ce soulagement dont il est question. Dans l’idée de « toucher le fond », il y a aussi – voire surtout- l’idée d’en trouver un. Parce sur le plan psychiatrique, la mélancolie est, réellement, une détresse sans fond. Le sentiment mélodique lui peut s’attacher aux formes sublimées pour être traversé.

    La conclusion de l’article : proposer un Top des titres « Sex » montre bien le mouvement de balancier pulsionnel dont il s’agit. Trouver après la jouissance prise par la pulsion de Mort sublimée son envers, celui du chemin de la libido (la pulsion sexuelle) et son pendant : la pulsion de Vie. L’issue s’imposait!

  • Tornado  

    Tout pareil qu’Eddy : La musique triste ne m’atteint jamais en mal. Le spleen ne me fait pas peur et aucune mélodie ou presque ne me déprime. C’est au contraire le genre de musique que je préfère car c’est celle que je trouve la plus belle et elle m’adoucit l’esprit plus qu’autre chose. Je cultive la mélancolie avec gourmandise, et j’en fait une force, si on peut dire…

    Je n’arrive pas tellement, du coup, à saisir le principe de l’article car il semble également que les albums ont été choisis par une interprétation positive de leur aspect mélancolique.
    Du coup, si je dois proposer un TOP 10, il sera basé sur 10 albums mélancoliques que j’adore me passer :
    (Je dois préciser que je n’écoute quasiment jamais les paroles d’une chanson en anglais, ce qui enlève déjà pas mal d’objectivité sur le contenu)
    (Comme apparemment il ne faut pas mettre le Berlin de Lou Reed car trop évident, je ne l’ai pas mis (mais il mérite d’y être))
    (et puisqu’on est dans le rock, je n’ai pas mis d’album de chanson française (sinon auraient été en lice Léo Ferré – L’Espoir et Jacques Brel – Les Marquises), ni des albums de jazz, de funk, de bossa-nova ou de classique)

    10 – Dead Can Dance – Within the Realm of a Dying Sun
    9 – Mickey Newbury – An American Trilogy
    8 – Alain Bashung – Fantaisie Militaire
    7 – Timber Timbre : Hot Dreams
    6 – David Sylvian – Secrets of the Beehive
    5 – Radiohead – OK Computer
    4 – Tom Waits – Blue Valentine
    3 – Nick Drake – Five Leaves Left (Pink Moon me déprime vraiment trop, pour le coup…)
    2 – Pink Floyd – The Wall + The Final Cut
    1 – Jeff Buckley : Grace

    • Patrick 6  

      Mince Tornado je ne t’aurais jamais imaginé écouter du DCD, DSylvian ou du Tom Waits ! Mais c’est la révolution ma parole ^^

    • Jyrille  

      Je n’aurai jamais mis le Radiohead, ni le Bashung, mais le Buckley et les Nick Drake sont parfaits ici… surtout Pink Moon Et le David Sylvian ! Il faudrait que je le retente mais c’est dur.

      • Tornado  

        Comme précisé plus haut, j’ai mis « les albums mélancoliques que j’adore me passer ». La liste est donc très subjective et je ne suis même pas sûr que les albums seront mélancoliques à la prochaine écoute et que la liste sera la même dans un an ! 😀

        Pour le Bashung, j’aurais pu bien sûr choisir d’autres albums directement plus déprimants (notamment L’IMPRUDENCE et surtout PLAY BLESSURES) mais il se trouve que FANTAISIE MILITAIRE reste l’album que je préfère et je n’aime pas beaucoup me repasser les autres. Même PLAY BLESSURES qui, malgré qu’il bénéficie de l’écriture de mon idole -Gainsb- affiche une musique froide et métallique que je déteste, entendu que je déteste éternellement la cold-wave et le rock indus.

        • Jyrille  

          Oui j’ai finalement eu un peu la même démarche ou presque. Je ne connais pas tes 7 et 9 et cela fait bien trop longtemps que je n’ai pas écouté le Tom Waits que tu cites.

  • Eddy Vanleffe  

    Je vais essayer de jouer:

    10-ABBA: The visitors
    09-Moonspell: Sin/Pecado
    08-Ann Clarck Joining up writing
    07-Anathema: alternative 4
    06-Clan of Xymox:Clan of Xymox
    05-The Cure: Faith
    04-Hubert felix Thiéfaine: Alambic Sortie sud
    03-The Gathering: Mandylion
    02-New Order: Movement
    01-Trisomie 21:Passions divisées

  • Patrick 6  

    Ohlala… Beaucoup de choses à dire :
    -Bon déjà concernant Michel Berger un détail m’échappe « Seras-tu là » n’est pas un album mais un 45t (c’est en tous cas ce que dit Wikipedia).
    Bon même en basant sur cet unique morceau, je dirais que je trouve ça gentiment mélancolique, mais la production un peu kitsch et sa voix blanche (et propre sur elle) anesthésie un peu le morceau…
    -Barrett : Je ne te cache pas qu’un peu rebuté par son image de gros camé je n’avais tout simplement jamais écouté ses disques (2 toujours d’après Wiki). Je vais réparer ce manque asap car le morceau que tu as partagé est excellent.
    -Bowie : Tu as tout dit rien à rajouté, si ce n’est que si Blackstar n’est, selon moi, pas son meilleur album (le saxo en lieu et place de la guitare, est-ce vraiment une bonne idée ? Pas sûr…) je suis content cependant qu’il ait fini sur un album qui lui ressemble : expérimental et inattendu !
    -Cure : bon ben je ne vais pas te contrarier sur ce coup là ^^ Même si Disintegration n’est absolument pas mon album préféré. Pour moi il évoque surtout le début du déclin créatif du groupe : avant cet album chaque disque était très différent et, qu’on les aime ou pas, on était obligé de reconnaitre que la faculté de renouvellement du groupe était quasi inédite dans l’histoire du rock ! A partir de Disintegration, fini l’innovation, le groupe a créé un son qu’il utilisera en boucle (avec de mini variante) jusqu’à leur dernier album studio en 2008.
    Ahah je doute un peu de la véracité de l’anecdote de l’incendie je trouve cependant que c’est une belle histoire 😉 « Quand tu dois choisir entre la légende et la réalité, imprime la légende » ^^
    -PJ HARVEY : Rien à dire la dame a la classe, même si je préfère « To bring you my love »
    -PORTISHEAD : La classe également, mais par esprit de contradiction je préfère le 2ème !
    -DANIEL DARC : 100% d’accord, pas mieux.
    -ALICE IN CHAIN : Euh Joker je dois dire que je suis totalement passé à coté, leur musique ne me touche pas le moins du monde. Trop américain pour moi.
    -ROBERT WYATT : Un artiste culte même si je coince un peu sur sa voix et sa musique est bien trop cérébrale pour moi.
    -PINK FLOYD : Une partie de leur discographie me laisse parfaitement indifférent, mais Wish you were here est très bien. Final cut je ne l’ai jamais écouté, je vais faire ça asap.
    Euh dans le morceau choisi il utilise la même boucle que sur Confortably numb !

    Bon alors c’est l’heure de mon propre TOP10 de la dépression. Difficile de faire un choix tant mon entière discothèque est un éloge au mal être existentiel ^^ Mais bon a vu de nez je dirais :

    1-JOY DIVISION : Closer
    2-THE CURE : Pornography
    3-DEAD CAN DANCE : Within the realm of a dying sun
    4-VIC CHESTNUT : North star deserter.
    5- THE SMITHS : Strangeways here we come
    6-BREL : Les marquises
    7-DANIEL DARC : Crève Cœur
    8-SLOWDIVE : Just for a day
    9-POESIE NOIRE : Love is colder than death
    10-BASHUNG : L’Imprudence

    • Bruce lit  

      Ah je l’attendais le PAT.
      Je savais que je me ferais chopper sur le Berger ! Mais je tenais absolument à mettre cette chanson. C’est pas bin de tricher. La voix de Berger est assez plate j’en conviens. Il me semble que la chanson a été aussi interprétée par Véronique Sanson. J’aime moins.
      Barrett : sa légende est plus triste que la chanson. Mais le personnage a beaucoup influencé la Nu Wave. Tu devrais aimer, c’est très très glauque….
      BLackstar : oui l’album n’est pas génial, c’est très progressif, j’ai du mal à tenir jusqu’au bout.
      Cure : c’est bien pour ça que je m’arrête à ce disque. Sauf si je manque quelque chose….Sur cette histoire d’incendie, ça figure partout, même dans le remaster. Pourquoi en douter ? La vie en rock est une vie en couleurs :).
      PJ : To bring you my love est un classique absolu. C’mon Billy est magnifique mais l’ensemble du disque est plus sexuel que déprimant non ?
      Portishead : 3 est leur disque le plus « violent ». C’est pour ça que je le cite. Mais effectivement le deuxième est très bien aussi.
      DD : Je sais que tu sais.
      AIC : oui, je savais que ça ricocherait.
      Wyatt : c’est le seul disque de Jazz Rock que je supporte avec Hot Rats de Zappa.
      Floyd : tout à fait : les cordes du refrain refont CN. Quelle oreille !

      1-JOY DIVISION : Closer : leur musique ne me déprime pas. C’est triste, mais tiens, je réécoutais LOve Will Tear us appart hier et j’y trouve quand même de l’énergie !
      2-THE CURE : Pornography : C’est pas grave si on va tous mourir ?
      3-DEAD CAN DANCE : Within the realm of a dying sun Jamais écouté
      4-VIC CHESTNUT : North star deserter. ?
      5- THE SMITHS : Strangeways here we come No Fucking Way ! (sauf si tu tentes Alice In Chains)
      6-BREL : Les marquises OUI !!! Mais c’est un album triste, pas déprimant
      7-DANIEL DARC : Crève Cœur OUUUUI ! (Le seigneur est mon berger, je ne manque de rien : Menteur !)
      8-SLOWDIVE : Just for a day ?
      9-POESIE NOIRE : Love is colder than death ?
      10-BASHUNG : L’Imprudence Désormais je me dore à la tyrannie du jour Pour le coup quand même je te retourne l’argument de Robert Wyatt : c’est quand même très cérébral Bashung, non ?

      • Eddy Vanleffe  

        @Bruce.
        j’ai fait exprès de mette ABBA. On l’attend pas sur ce genre de liste. pourtant c’est un album qui sent le sapin, la fin du groupe, la fin des couples qui le composent, l’album forcé enregistré dans la contrainte, l’album obligé. Mais gràace aux talents d’arrangeurs hors du commun des garçons et aux voix célestes des deux filles, sans artifices musicaux, cet album est juste tiste. « One of us is crying, one of us is lying… »
        Pour le reste c’est de la cold wave et du métal atmospheric

        • Bruce lit  

          The Winner takes it all…

        • Matt  

          Bon bah moi je vais aller sur un site japonais. Je comprendrais rien non plus à ce qui est écrit, mais ce sera moins frustrant^^

          • Bruce lit  

            Essayons de l’adapter ! Tes BO de films les plus déprimantes ?

          • Matt  

            Euh…

            -Requiem for a dream

            Il y a en effet triste et déprimant. C’est pas pareil. Il y a plein de musiques tristes mais qui sont belles à écouter. Requiem for a dream, c’est pesant, c’est lourd, pas très « beau ». T’écoutes pas ça pour te détendre dans le spleen^^

            Après les belles musiques de certains films, elles peuvent être tristes mais je les rapproche d’un Adagio d’Albinoni. C’est triste mais c’est beau. Les musiques d’un Tombeau des lucioles, c’est beau. Triste à cause des images et du contexte, mais pas du tout larmoyant pour quelqu’un qui ne voit pas le film.

          • Matt  

            Il y a aussi certains themes (pas les BO entières) de jeux composés par Gustaf Grefberg, compositeur suédois. Par exemple « goodbye uncle Paulie » du jeu « the Darkness » (tiré du comics, même si c’est complètement ré-imaginé)

      • Patrick 6  

        @ Bruce : J’aime bien ton « ? » Après Slowdive, vu que je t’ai filé le cd ^^ Tu as même prétendu l’avoir écouté… Enorme ^^
        A titre personnel je préfère Unknown pleasure a Closer, mais le thème étant la déprime, Closer colle donc d’avantage.
        Pour L’imprudence je dois dire que c’est l’un des disques les plus noirs et glauques que j’ai entendu de ma vie entière ! a telle point que j’ai beaucoup de mal à l’aimer ! Mais une fois de plus le thème fait loi !

        • Bruce lit  

          @Pat : ah oui, mais c’est pas déprimant ça, le shoe gazing
          @Omac : bon je vois où je me situe…Euh, merci !

    • Jyrille  

      Ah tiens cela fait longtemps que je dois écouter Vic Chestnutt, toujours pas fait. Et très longtemps que je ne me suis pas passé un DCD.

      @Eddy : je ne connais presque rien de ta liste,

  • Tornado  

    @Bruce : Je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à cet album de Buckley, sorte de perfection de bout en bout. Mais bon, tous les goûts sont dans la nature ! ^^

    Je suis encore plus étonné de trouver Syd Barrett dans ton top 10, car on en a souvent parlé et tu m’as toujours dit que tu n’aimais pas son univers que tu trouvais trop bouffé par la dope.

    • Bruce lit  

      Gromelle- gromelle
      Oui, mais non…
      Je précise ma pensée : je préfère clairement le Floyd de Waters à celui de Barrett, notamment parce que je trouve que le psychédélisme du premier a moins bien vieilli que le réalisme du second. Mais en solo, Barrett propose d’authentiquement douloureux : la désintégration (coucou Cure) en direct d’un esprit brillant et joyeux. C’est ce que je trouve terriblement déprimant et qui fait que même si je ne suis pas le plus grand fan de Barrett, je ne pouvais pas concevoir cet article sans lui.
      Pour Jeff Buckley, c’est trop propre et maniéré pour moi. Je préfère mille fois la reprise de John Cale à la sienne concernant le Hallelujah. Toutes ces voix qui souffrent d’être si sensibles et suraigues me sortent par les oreilles.

      • Tornado  

        Pink Floyd, c’est très propre. Sans doute maniéré aussi. Et Waters pousse des gémissements aussi dans The Wall et The Final Cut… ^^

        • Bruce lit  

          C’est sans doute vrai. Mais je n’accroche pas aux chansons.

          • Jyrille  

            Hallelujah est une chanson de John Cale.

          • Jyrille  

            Ah mais non pardon ! Cohen.

  • Tornado  

    Mon top 10 hors rock :

    – Michel Jonasz – Les Années 80 Commencent
    – Léo Ferré – L’Espoir
    – Jacques Brel – Les Marquises
    – Gil Scott-Heron ‎– The First Minute Of A New Day
    – Donny Hathaway – Donny Hathaway
    – Antonio Carlos Jobim – The Composer of Desafinado Plays
    – Miles Davis – Kind of Blue
    – Frank Sinatra – Sings Only For The Lonely
    – Mozart – Requiem
    – Serge Gainsbourg – L’Homme à Tête de Choux

    • Matt  

      Ah ! Je connais le requiem quand même.
      ça en fait 1 !

      • Bruce lit  

        J’ai toujours trouvé que la deuxième partie du Requiem, celle que Mozart n’a pas écrit je crois, n’avait pas la puissance incroyable de la première.

    • Bruce lit  

      @Tornado : Jonasz et Ferré = Mission impossible.
      Je pensais que tu te porterais volontaire pour le top 10 Sex (Barry White tout ça)…

  • PierreN  

    « je crois de ma vie que les chansons que j’ai trouvé les plus tristes étaient françaises en fait… »

    Je suis assez d’accord là-dessus (celles de Barbara, Brel ou encore le morceau « Vingt Ans » par Catherine Sauvage me reviennent en mémoire, l’exception qui confirme là règle, car d’habitude je ne suis pas forcément très réceptif ce que fait Ferré en tant que parolier).
    Difficile de faire un top, il y a tellement de choix, et mieux vaut laisser cela à ceux qui savent vraiment en parler (ce n’est pas faute d’en être amateur, mais j’estime avoir du mal à mettre de mots et à accoler une analyse critique et objective à ce que la musique provoque comme ressenti bien particulier).

  • Présence  

    Quelle étrange sensation : je n’ai écouté que Final Cut (il figure d’ailleurs dans ma CDthèque). Aucun des autres album ou titres ne m’attirent. Bon, ma curiosité fait que je suis en train d’écouter le titre de David Bowie en même temps que je rédige ce commentaire, et je me dis que j’écouterais bien l’album en entier (heureusement youtube n’est pas loin). J’avais écouté un album de PJ Harvey (Bring you my love), aucune réaction de ma part. Je le réécoute tous les 2 ans, et rien ne se produit.

    Je me rends compte que j’ai également toutes les peines du monde à trouver des chansons qui m’affectent au point de me déprimer. En faisant un effort de mémoire, il me semble que celles qui m’affectent le plus sont celles qui parlent d’une situation ignoble, ou d’un état de fait sur lequel le commun des mortels n’a pas de prise. Dans première catégorie, je citerais comme exemple la vulnérabilité de la victime dans Me and a gun, de Tori Amos. Dans la seconde catégorie, je citerais Living on the edge, d’Aerosmith, sur les signes d’autodestruction de l’humanité. Je peux aussi ajouter les désirs inassouvis, impossibles à réaliser : Holiday, de Scorpions, une sérénité retrouvée dans un havre fantasmé qui n’existera jamais.

    • Bruce lit  

      @Présence : n’ayant pas pressenti chez toi plus de prédisposition que ça pour le rock indépendant, je suis étonné de trouver chez toi du PJ Harvey. J’imagine que Tori Amos est lié à son lien avec Gaiman. La nana m’est sympathique, pour autant son côté 1er prix de conservatoire vaguement illuminée annihile toute tentative de vouloir rentrer dans ses disques. Je les ai tous revendus : comme bcp de trucs des 90’s on y trouve 15 minutes de chansons excellentes et le reste de remplissage.
      Pour le reste, tu restes un mystère pour moi Présence : être ému par Scorpions et Aerosmith est un point de vue inimaginable à mes yeux.

      • Présence  

        J’avais tenté cet album de PJ Harvey suite à un guide publié par la FNAC : la discothèque idéale Pop-Rock en 250 CD. Il recommandait également son album Dry (1992) que je n’ai jamais écouté.

        Tori Amos est effectivement liée Neil Gaiman, mais je l’ai rapidement appréciée pour elle-même. Toujours grâce à Neil Gaiman, j’ai découvert quelques albums de sa deuxième femme : Amanda Palmer.

        • Bruce lit  

          J’ai vu sur scène son groupe The Dresden Dolls. Les deux premiers albums sont très biens. Mais la formule , comme tous les duos, tourne vite fait en rond.

          • Présence  

            J’avais regardé un concert des Dresden Dols sur youtube. Dans ma CDthèque figure 2 albums solo d’Amanda Palmer : (1) Who Killed Amanda Palmer, (2) Theatre Is Evil.

        • Eddy Vanleffe  

          J’avais aussi ces deux bouquins fnac… 🙂

          • Jyrille  

            Vous m’apprenez que Gaiman a été avec Tori Amos et Amnda Palmer. Respect. C’est vrai que j’aimais bien les débuts de Dresden Dolls mais je n’ai pas poursuivi.

  • JP Nguyen  

    Bigre, je n’ai pas du écouter grand chose de la liste de Bruce… Une chanson de l’album de Darc, « La pluie qui tombe » et puis… les chansons de MIchel Berger, forcément pour un gosse de la FM, l’exposition était plus facile…

    Quand à donner ma liste…
    Bon, alors déjà, je n’écoute quasiment jamais un album en entier. C’est sans doute un tort, mais c’est ma façon de consommer (oh le gros mot) la musique. Il y a quelques exceptions mais pas assez dans la catégorie musique déprimante pour faire un Top10.
    D’ailleurs, comme d’autres gars de la Team, je suis plutôt tourné vers la « mélancolie », une tristesse light… A la rigueur, quand j’étais célibataire et que je recherchais désespérément l’amûûûrrr, je pouvais écouter des chansons guimauves les soirs de déprime.
    Une liste de chansons joliment tristes/nostalgiques/mélancoliques que j’ai plaisir à écouter :

    As tears go by (la version de Nancy Sinatra)
    Alone Again – Gilbert O’Sullivan
    Vincent (Starry, starry night) – Don McLean
    No surprises – Radiohead
    Too much love will kill you – Queen
    The End of The Innocence – Don Henley
    We Fly So Close – Phil Collins
    Nantes – Barbara
    Paris – Marc Lavoine
    Rythm of the Rain – The Cascades

    Ce n’est pas un top10, mais les 10 premières qui me viennent… Je pourrais ajouter certaines chansons de Cowboy Bebop (Call Me, Call Me ou Words that we couldn’t say), voire d’Ally McBeal et de plein d’autres films/séries…

    • Bruce lit  

      Gasp ! JP écoute Daniel Darc ?
      Les initiales DD je présume.
      Marc LAvoine aurait pu effectivement figurer dans ce top si ses albums étaient parfaits de bout en bout. Avec ; Je reviens à toi, c’est enfin le cas.

      • JP Nguyen  

        Y’a pas que les initiales DD, on peut aussi parler de « Darc Knight » 😉

    • Jyrille  

      JP, je ne connais pas toutes tes chansons, mais j’adore celle de Gilbert O’Sullivan. Il faut que je la retrouve. Une belle mélodie mélancolique avec des paroles très fatalistes…

  • Jyrille  

    Très bel article Bruce. Tu arrives à condenser tout en restant poète, c’est très beau. Je ne connais pas bien tous les disques cités ici (Michel Berger, Daniel Dar jamais écoutés,, Alice In Chains jamais accroché, et je suis loin d’être accro aux disques de Barrett) mais tous les autres sont de purs chefs d’oeuvre. Le Rock Bottom n’est pas un disque facile je trouve, mais il est fascinant. J’ai dû le réécouter y a trois semaines.

    C’est un peu étrange, ce ne sont pas pour moi des disques déprimants, ni même qui accompagneraient ma déprime, à une exception : Disintegration. Il m’accompagne souvent lorsque j’ai le cafard, il rend tout ça joyeux et confortable. Les deux premiers morceaux sont miraculeux. D’ailleurs il y a une petite chro de votre serviteur sur Trhansat et la zone. Je viens de découvrir le Final Cut et il pourrait me filer le bourdon oui. Mais le Bowie est pour moi, je l’ai déjà dit, à l’antipode de sa mort : je l’ai écouté une bonne quinzaine de fois avant sa mort, donc pour moi, il est encore vivant malgré la tristesse ambiante. Très grand disque, un de mes préférés désormais, de la seule idole que je pourrai avoir (je n’en ai pas). Alors que désormais je peux pleurer en écoutant Modern Love du même Bowie. Parce que là, il me manque.

    D’accord avec ta comparaison avec Cash sur le clip.

    J’adore le Portishead. Le titre que tu mets en illustration est sans doute le meilleur de ce troisième album. Le PJ Harvey est pour moi son dernier bon disque. Feist a sorti un album merveilleux l’an passé que Polly Jean aurait sans doute voulu écrire. White Chalk est le seul album de PJ qui m’ait vraiment plu après son troisième album, même Stories from the city ne m’a pas convaincu. Il y en a un qui pourrait apparaître ici, c’est son premier avec John Parish, Dance Hall At Louse Point. Leur second est très quelconque.

    Donc mon top 10 ? Je ne vais pas être très original je le crains. Je préviens : je n’ai aucune idée de ce que je vais mettre.

    10. La Fossette par Dominique A.
    9. Closer par Joy Division
    8. Berlin par Lou Reed
    7. The Downward Spiral par Nine Inch Nails
    6. Past Life Martyred Saints par E.M.A.
    5. Elliott Smith par Elliott Smith
    4. The Boatman’s Call par Nick Cave and the Bad Seeds
    3. Les Marquises par Jacques Brel (ça fait une paie que je me le suis pas refait celui-ci)
    2. Automatic For The People par R.E.M.
    1. Disintegration par The Cure, pardi !

    Et tout ça sans jamais écouter réellement les paroles… ni même les lire… Certaines seulement.

    • Bruce lit  

      @Cyrille
      Merci pour ce retour.
      Je n’ai jamais compris cette haine contre l’album Lets Dance : il contient des chansons très correctes et reste d’excellente tenue si on le compare aux standards de l’époque. Je n’ai pas besoin de ce remaster pour l’apprécier. Son seul tort serait sans doute d’être sorti après Scary Monsters.
      Bcp de bonnes choses dans ta liste : Elliot Smith que j’adore et à qui j’avais pensé aussi. Je connais pu sa mythologie.
      NIN : c’est pour moi l’album de la haine pure si ce n’est Hurt. THE FRAGILE et The Great Bellow notamment ont par contre un grand pouvoir d’abattement sur moi notamment pendant mon célibat.
      Et pourquoi pas un teamup sur Les Marquises ?

      PJ : je suis absolument d’accord avec toi. Seuls TBML et White CHalk sont merveilleux de bout en bout. Les autres souffrent à mon sens du syndrome Tori Amos : de bonnes chansons et bcp de remplissage.
      REM+ Nick Cave. J’ai toujours trouvé REM ultra Hype sans jamais , en écoutant toutes leurs époques, y trouver quelque chose d’exceptionnel. C’est un bon groupe, oui, mais totalement surestimé à mon sens. Quant à Cave, c’est physique : avec sa coupe en mulet, je n’ai jamais compris la folie sexuelle qu’il engendrait. Pareil, THE GOOD SON est un bon disque, mais pas de quoi révolutionner la Sardaigne non plus. En rock littéraire je préfère et de loin Dylan, un peu de Cohen et Roger Waters. Et Gainsbourg bien entendu (la bande à Cave a enregistré pléthores de reprises ultra dramatiques de Gainsbourg auxquelles je préfère celles craquantes d’April March). Je fais depuis des mois une fixette sur Lee Hazzlewood.

      @JP : euh DK ça fait pas DD ?

      • Jyrille  

        Tu as raison pour NIN. Mais désormais, quand j’arrive à la in de l’album (ce qui ne m’arrive plus très souvent), je suis incapable d’écouter autre chose que du silence pendant un certain temps. La haine de soi, le dégoût, sont tellement forts que c’en est un disque annihilateur. Il faut que je me refasse THE FRAGILE.

        Il faut que je réécoute Les Marquises. Et on va faire un team up un jour !

        Je ne suis pas un grand fan de REM mais j’aime bien ce groupe. Pour Cave, je te conseille fortement THE BOATMAN’S CALL qui est très apaisé, très piano-voix, HENRY’S DREAM (son meilleur), PUSH THE SKY AWAY, l’avant-dernier et miraculeux album du retour, le LIVE AT KCRW attenant, et son YOUR FUNERAL MY TRIAL, un album mi-punk mi-freak avec des mélodies magnifiques qui côtoient la pire des noirceurs. Cela devrait te plaire.

        • Matt  

          Ah tiens REM, je connais « Leave » que j’ai entendu dans le film anglais de Danny Boyle « Une vie moins ordinaire » (très fun comme film au passage)
          Mais je ne sais pas si c’est la version officielle. Là d’où je suis actuellement, je n’ai pas de son sur le PC donc je ne peux pas choper la bonne version sur youtbe, mais c’est une version plus « violente » avec guitare électrique qui est utilisée dans le film. J’aime bien.

        • Matt  

          Moi je fonctionne comme ça.
          Je ne suis fan d’aucun groupe ou chanteur, y’a toujours des titres qui me font chier. Et puis je tombe sur des musiques en film et je me dis « ah elle est bien celle là »
          Je n’ai que des compil dans ma sélection de musiques. Sauf les musiques de films que je prends en général au complet.
          Dans le film Bronson j’avais aussi entendu « it’s a sin » des pet shop boys et c’était sympa.
          ça me va bien de fonctionner comme ça. Je ne cours pas après la musique ou les artistes, ils viennent à moi dans les films^^ Et donc en général, les clips ou la vie perso de ces mecs, j’y connais rien et je m’en fous pas mal.

          • Eddy Vanleffe  

            Ca me fait mal physiquement de lire ça, tu le sais? 🙂
            blague à part, je ne saurais pas fonctionner comme ça.
            pour moi les musiques de films sauf exception, c’est zim ba da boum.
            comme pas mal de monde j’ai adoré Conan le barbare de Poledouris, et je me suis intéressé au truc, j’en ai acheté deux ou trois en faisant l’erreur d’acheter des BO de films que j’aimais bien. je me suis rendu compte que était complètement stupide. les musiques seules ne fonctionnaient pas sans les images. t’as des thèmes de 1.30 pendant que le gras il monte l’escalier. aucun intérêt.
            bon dans le tas, on a des Ennio Morricone, des Kenji Kawaï ou des Yokô Kanno, mais sinon, je préfère largement un opéra de Berlioz ou du Tangerine dream si je veux écouter une longue pièce musicale orchestrale.
            Tiens pour dire à quel point on est aux antipodes, quand j’ai une compil d’un groupe, si ‘aime bien, je décortique les crédits pour savoir quel morceau et dans quel album pour tout racheter et revendre ma compil. Pour ma part, je n’achète que des live comme ça je n’ai jamais de doublon entre albums et compil.

          • Matt  

            Ben c’est comme ça, c’est tout^^
            Je dis pas que j’aime toutes les BO de films hein.
            Mais oui les BO du Parrain, de Avalon, Kill Bill, Lord of the rings, Pirates des caraibes, Nightmare before Christmas, Turbo Kid (pour de la synthwave des années 80), Ennio Morricone, celles de Clint Mansell (The fountain) et certaines de Hans Zimmer marchent très bien sans les images

            Et plein de musiques de jeux video aussi : Prince of Persia, Trine (compositeur : ari pulkkinen), Max Payne, Mafia, Deus Ex, American Mcgee’s Alice (compositeur : Chris Vrenna), Grim Fandango, etc.

            Dedans on trouve des musiques de groupes et aussi de belles musiques composées juste pour les films, et ça me fait découvrir des compositeurs de tous les horizons dont vous n’avez pas idée (et que vous snoberiez de toutes façons avec votre dévotion envers un style bien précis de rock machin que personne il peut faire mieux…^^)

            J’t’en foutrais des « c’est stupide » moi ! J’aime les musiques orchestrales c’est tout. Les chansons moins.

            Et dans un jeu Walking Dead je suis tombé sur une chanson du groupe Dorothy qui est cool. J’en ai essayé d’autres et non, je peux pas dire que je suis super fan du groupe. Et parfois ce sont des musiques de génériques donc qu’on vienne pas me dire que c’est grâce aux images que j’aime les musiques^^

          • Matt  

            Tigre et Dragon aussi, superbe BO.

            Cowboy Bebop, BO qui déchire tout !^^

          • Matt  

            Via ces BO j’ai écouté de bonnes musiques de groupes comme Dorothy, Poets of the Fall, Le matos, Meiko Kaji, des compositeurs comme Gustav Grefber, Ari pulkkinen, Tan Dun, Akira Yamaoka, Susumu hirasawa
            Et Coeur de pirate dont je ne suis absolument pas fan des chansons à l’eau de rose a composé une belle BO pour le jeu Child of Light.

            Mais bon je parie que les gros fan de rock et les « vrais » fans de musique me diraient « pff, mais c’est des mecs anecdotiques ça, et ils doivent tout à machin ou truc », et c’est pour ça que je ne parle pas musique.
            Et que je commence à regretter d’en avoir parlé là. Je prends le risque de me manger une réponse de fanatique méprisant les petits groupes ou compositeurs.

          • Matt  

            Jesper Kyd aussi comme bon compositeur de musiques de jeux.

          • Bruce lit  

            Sa bo pour Hitman est un classique.

          • Jyrille  

            Matt :

            1- la BO de Suspiria marche aussi très bien sans les images (je viens de l’écouter)
            2- je pense que personne ici ne viendrait te tenir ce discours sur les artistes soi-disant anecdotiques.

          • Matt  

            C’est l’habitude, désolé.
            J’ai jamais causé à des fanatiques plus cons que les fanas de musique. On en arrive toujours à des « t’y connais rien, bidule et truc doit tout à machin, t’écoutes des imitateurs sans saveur, c’est truc le génie »
            Ces mecs sont plus obtus et fermés d’esprit que les fans de comics les plus idiots, et sont tellement enfermés dans leur culte que finalement ils n’aiment rien d’autre et n »ont aucune curiosité pour le reste. Je les imagine se secouer le poireau en écoutant leurs mêmes vieux tubes en boucle…
            Ma foi si c’est leur kiffe…mais qu’ils foutent la paix aux gens qui ne pensent pas comme eux.
            Vous savez que j’aime bien débattre. Et pourtant j’ai renoncé depuis longtemps sur la musique. J’ai fait face à la plus profonde connerie et la plus immense arrogance qu’il m’ait été donné de voir en parlant musique alors stop.

            J’en reste aux choses simples : ce que j’aime, personne n’a à le commenter. Ce que j’écoute est personnel, j’ai même pas envie d’en débattre.

            Ahem…sorry^^

          • Jyrille  

            La BO de VORACE par Damon Albarn et je ne sais plus qui est vachement bien aussi.

            Sinon je connais ceux dont tu parles, j’en ai fait partie dans ma jeunesse. Y a longtemps.

          • Matt  

            Vorace est un bon film^^
            Mais je ne me souviens pas de la BO tiens…

          • Bruce lit  

            LA BO est cosignée par rien d’autre que le légendaire Michael Nyman qui sera responsable par la suite de La Leçon de Piano. L’ost s’appelle : Ravenous

          • Matt  

            @Bruce : Jesper Kyd a aussi signé une superbe BO de Darksiders 2. Pas très fan du jeu en lui-même, mais belle BO.

  • Bruce lit  

    Ah…
    Patti SMith….
    La femme m’est sympathique. Elle incarne juste ce qui m’agace dans le rock : ce côté politiquement correct et donneur de leçon. Je trouve sa carrière surestimée. Oui, elle était là au moment de l’explosion du Punk New Yorkais, non, je ne trouve pas ses albums indispensables et aujourdhui personne ou presque ne se réclame d’elle. Ses chansons sont d’un classicisme pépère et Because the night, c’est juste épouvantable pour mes oreilles.

    • Jyrille  

      Bruce, tu sais quand même que Because The Night a été écrite par Bruce Springsteen ?

      • Bruce lit  

        Ceci explique cela…Association de malfaiteurs…Tout ça….
        J’ai écouté récemment l’album THE RIVER. A part, cette chanson (superbe), j’ai détesté ce truc. Au feu les pompiers…(Toujours se méfier de chanteurs à bandeau dans les cheveux).

        • Tornado  

          Idem : Jamais compris pourquoi il était culte, ce disque. En tout cas je n’ai jamais réussi à accrocher.

        • Eddy Vanleffe  

          Springsteen, c’est une énigme à mes yeux…
          il est l’image même de l’intégrité du rock avec un grand « R » , le boss tout ça…
          ça doit être un phénomène américain parce que je dois connaitre trois ou quatre chansons de lui et ça me passe au dessus de la tête… je trouve que c’est de la soupe…
          mais bon je ne connais pas des masses, j’ai mis des années à découvrir certains trucs comme Tina Turner par exemple (merci the voice Angleterre ^^)

        • Jyrille  

          Ah, j’étalerai ma science plus tard, mais j’ai découvert Springsteen tard, et c’est super en fait.

    • Matt  

      ZZZZZZZZZ

      Hein ? Qui a dit sucre ? Je vais me chercher un bout de chocolat.
      Sinon j’ai rien compris à ce que tu reproches^^
      Mais pas grave.

    • Matt  

      Et comme Tornado je me fous des paroles si la mélodie me plait.
      Je m’assure juste que ça ne chante pas la haine raciale et l’appel à la violence. Pour le reste, m’en fiche si ça « donne des leçons »^^

      Après tout ils font quoi les auteurs de comics que tu adores quand ils critiquent la société et pointent du doigt le racisme et les mauvais traitements ? C’est pas aussi une façon de dire « faut pas faire ça, c’est vilain » ?

    • Matt  

      Et tu parles aussi d’un ras le bol de certains gimmicks du groupe. Comme je ne « potasse » aucun groupe et que je pioche au hasard sur ce qui me tombe dessus par hasard, j’ai aucune lassitude puisque je n’écoute que quelques titres de divers horizons à chaque fois^^

    • Jyrille  

      Autant je peux te suivre sur REM, autant sur Radiohead c’est impossible. Crois-moi, Everybody Hurts au milieu de son album n’a pas du tout la même valeur que seule. Tout est question de contexte…

      Tu as écouté Kid A de Radiohead ? Leurs Basement Sessions ? Tiens, une chanson qui me fascine depuis la première saison de LEGION : https://www.youtube.com/watch?v=McuHVXgR8dA

      • Bruce lit  

        Radiohead : j’ai mixé Kid A et Amnesiac. Ca donne Kid Amnesiac et donne un album parfait. Le dernier disque que j’ai aimé d’eux doit être In Rainbows.

        • Jyrille  

          Ah ben tu vois que tu aimes… tu as écouté le titre que j’ai posté ?

    • Jyrille  

      Ah et j’adore Lotus. Tout leur album UP est bien, plus prog, plus original et aventureux. Ils ont toujours de bons morceaux, mais pas de choses très flamboyantes. Les Inrocks avaient bien résumé le groupe en disant que même à l’époque des vinyles, ce groupe n’avait toujours que deux faces A, jamais de face B, celle qui va plus loin, qui change la donne, comme celle du LOW de Bowie ou le BERLIN de Lou Reed.

    • Eddy Vanleffe....  

      Rock e t folk crachait sur Depeche mode pendant tout les années 80 avant que Violator vienne leur donner leur absolution.
      Ultra, le chanteur venant de sortir d’une tentative de suicide, avait fait une collection d’overdose. bref il était devenu quelqu’un de « rock »

      • Bruce lit  

        Rock e t folk crachait sur Depeche mode pendant tout les années 80 avant que Violator vienne leur donner leur absolution.
        Ce n’était pas une exception car la presse anglaise a été épouvantable avec le groupe. Ce n’est pas innocent que Gahan soit parti dans un trip rock star pour « imposer » l’image de son groupe.

  • Bruce lit  

    @Cyrille : Les réseaux sociaux ont bouleversé ma manière de parler et penser musique. Quand tu vis ta passion seul dans ton coin ou avec des gens qui partagent tes goûts, tu peux déclamer sans aucune arrière pensée maligne que Queen c’est de la merde ou que Phil Collins c’est de la couille en boite (tu as vu ma réponse sur l’article d’Anthony hier ?).
    Puis tu rencontres d’autres personnes grâce à Internet, tu te mets à les apprécier, les aimer et là tu te rends compte que tes éléments de langage ne correspondent plus à ta vie passionnée mais solitaire de rock. Que ces amis aiment ce que tu as dégueulé pendant toutes ces années. Et que tu entends avec 20 ans de retard des arguments qui auraient sans doute infléchi ta position radicale de l’époque.
    Donc, je déteste Phil Collins mais plus ceux qui l’aiment (même si, mais ça il faut en parler de vive voix autour d’un verre, j’ai mon opinion sur ce que sa musique a produit….des trucs pour yuppies façon American Psycho).
    Quant à Sprinsgteen, je disais dans une autre vie que c’était l’idole des beaufs et des camioneurs comme Johnny. Sauf que…J’ai toujours aimé Johnny en secret…
    Mais pas Bruce.
    Enfin, l’autre hein….
    Bref….

    • Jyrille  

      Ah non j’ai pas vu ta réponse, j’y vais !

    • Jyrille  

      Alors, tout d’abord, je suis totalement d’accord avec toi sur tes derniers posts ici (les réseaux sociaux + pour qui écrit-on ?). Pour ma part, comme je côtoyais pas mal de gens éclectiques, j’ai rapidement dû abandonner toute posture snob. J’ai toujours aimé Kylie Minogue de toute façon, même quand j’étais étudiant.

      C’est la lecture de American Psycho qui te fait croire qu’il a engendré cette engeance. En réalité, c’est le contraire : c’est l’air du temps qui a engendré ces sons si kistsch désormais, ces tubes des années 80 gonflés et trop lourds, rococo. Si tu écoutes la carrière de Collins depuis ses débuts, tu vois la progression, tu retrouves les gimmicks qui en font son essence, et c’est bien là l’important. Je te l’ai déjà dit : il faut s’affranchir de l’image.

      Tornado a totalement raison sur le pouvoir de l’art. C’est pour cela que parfois c’est la guerre sur les réseaux, même dans les commentaires Amazon. L’art est un acte politique, j’en suis certain. En ce moment je regarde GLOW sur Netflix, l’histoire d’actrices ratées, dans les années 80, et qui atterissent dans un projet de catch féminin télévisé. D’une sous-culture aux atours crétins, entre le soap et le ridicule, la mise en scène exagérée et les personnages caricaturaux, il en sort des messages politiques et féministes.

      Bruce, maintenant. L’autre, le Boss du rock. Comme beaucoup, je le voyais comme le Johnny américain, pétri de préjugés que j’étais. Mais mes potes de lycée en étaient fans depuis l’école primaire, et cela ne s’est jamais démenti.

      Il a fallu que je décide de m’y pencher sérieusement, ce que je fis en écoutant le double LIVE IN NYC de 2001. Et là je suis tombé de haut. C’est pas du Johnny, ce sont de vraies chansons. Je découvris par la suite que le Boss parlait aux prolétaires car il en était un, qu’il avait écrit plus de 800 chansons, et qu’il ne se répétait pas d’album en album. Quatre albums studios sont essentiels : BORN TO RUN, DARKNESS ON THE EDGE OF TOWN, THE RIVER et NEBRASKA. En live, les LIVE 1975-85 et LIVE IN NYC sont de beaux témoignages. Le premier est un triple cd, quintuple vinyle, et qui voulait retranscrire la longueur des concerts du Boss avec son groupe. Entre 3h et 4h en général. Ce sont de parfaites bêtes de scène. Avec Prince, c’est le seul artiste pour lequel j’ai lâché plus de 90 euros pour un concert.

      Commencer par THE RIVER n’est pas une bonne idée : c’est un double, et pas mon favori.

      Mais même par la suite, ses albums peuvent être très bien (surtout, éviter LUCKY TOWN et HUMAN TOUCH). J’adore BORN IN THE USA, si seulement la chanson n’y était pas. Sur douze titres, neuf en sont sortis en single ! Et il y en a de magnifiques : I’M ON FIRE, NO SURRENDER, BOBBY JEAN…

      Voici une courte liste de titres à écouter du patron :

      – Born To Run
      – Tenth Avenue Freeze Out
      – Thunder Road
      – Jungleland
      – Badlands
      – Darkness On The Edge Of Town
      – Candy’s Room
      – Atlantic City
      – American Skin (41 shots)
      – Hungry Heart (écrite pour les Ramones à la base)
      – The River
      – The Ghost of Tom Joad

      Détrompez-vous sur l’image de Bruce Springsteen. Il a fait de la folk, des chansons pompiers, des hymnes, de la pop, du brass band, de la country, du Bob Dylan (Nebraska est magnifique de bout en bout), il a repris un titre de Suicide, joué avec Tom Morello… c’est un artiste de A à Z.

      • Bruce lit  

        REM : je ne suis pas pressé de revoir mon jugement. Dans la dizaine de morceaux que je connais d’eux rien ne m’a jamais effleuré une comparaison avec Bowie ou Lou Reed. C’est un groupe très secondaire à mes yeux. Mais soit, à l’occasion je tenterai les premiers albums.
        Bruce S : pareil, l’experience THE RIVER en intégralité m’ayant traumatisé alors que je pensais y trouver l’essence de l’artiste façon Neil Young, je ne suis pas prêt de m’y aventurer de sitôt. Je connais très bien le triple live pour l’avoir possédé en k7 à l’époque. C’est juste pas possible, désolé.

        • Jyrille  

          L’alternative, c’est Nebraska. Un disque enregistré seul sur un 4 pistes, avec seulement de la guitare et de l’harmonica, Bruce en retraite des concerts et de son groupe envahissant.

          • Bruce lit  

            Je l’ai vu cette semaine. Il y a des moments très sympas (le faux Elvis qui monte sur scène). Ce type est vraiment aimé. Les anecdotes sur les places 1ère classe sont chouettes aussi ou quand Bruce remonte le moral d’un mec qui vient de se faire larguer sur scène.
            Pour la musique, j’ai fait plusieurs fois le 911 pour joindre les pompiers….
            A vrai dire je réfléchis à faire un article sur les rockumentaires Netflix…

  • Tornado  

    C’est très bien dit, Bruce. Quand je pense à toutes les horreurs que j’ai écrites à propos des comics old-school et que je vois qu’un gars aussi sympa qu’Eddy est fan au point de préférer tout ça à des comics indés que je mettais au dessus de manière intransigeante, j’en ai honte. On ne s’en rend pas compte en fait !

    • Eddy Vanleffe  

      Arrêtez! 🙂

      Ça va dans les deux sens. qui vient de recevoir pour son Anniv’ le Multiversity de Morrisson?

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