ABRAMS CADABRA (Star Wars 9)

STAR WARS EPISODE 9 : L’ASCENSION DE SKYWALKER par JJ Abrams

Par : TORNADO

1ère publication le 06/01/20 – MAJ le 01/08/20

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Cet article est entièrement dévolu à l’Episode 9 de la saga STAR WARS : L’ASCENCION DE SKYWALKER sorti en salles le 18 décembre 2019.

Partant du principe que le temps s’est écoulé et que la plupart des lecteurs ont vu le film, il est important de vous prévenir que les paragraphes qui suivent sont constellés de spoilers comme autant d’étoiles dans la galaxie…

Si J.J. Abrams a hérité de la lourde tâche de réaliser le chapitre final d’une saga destinée à ne jamais pouvoir combler les attentes de ses millions de fans, je ressens que j’hérite moi-même d’un fardeau similaire (toutes proportions gardées dans la mesure où mes lecteurs seront à coup sûr moins nombreux) quant à la rédaction d’une chronique évoquant à la fois les défauts et les qualités du film, ainsi qu’un avis strictement personnel de vieux fan énamouré, et même si le fan énamouré en question a subi la douche froide depuis 1999 et la succession de films démarrée avec l’insupportable MENACE FANTÔCHE… Une longue, très longue douche froide…

Toujours est-il que je suis sorti de cette ASCENSION DE SKYWALKER avec un très bon arrière-goût et le cœur gorgé d’émotion, ce qui ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps dans cette galaxie très lointaine…
Je suis ressorti de la séance avec des frissons et des larmes, alors que pourtant je n’avais pas manqué toutes les incohérences et les grosses ficelles scénaristiques, sur lesquelles nous allons revenir brièvement, puisqu’elles ont déjà été pointées du doigt en hurlant par à peu-près tout le monde aux quatre coins de notre galaxie.
Le postulat était donc étrange : Je venais de voir un film que j’attendais depuis des lustres, avec la sensation paradoxale que le scénario était pourri, mais que l’émotion était maximale…

Et puis, comme je le fais à chaque fois que sort un STAR WARS, je suis retourné le voir une seconde fois quelques jours plus tard (oui, je suis geek, vous savez). Même sensation, avec un gros plus : Le scénario n’est pas SI incohérent à la revoyure. Et puis un autre gros plus : C’est gorgé de références adressées au vieux fan, d’où cette émotion sous-jacente, dont je n’avais pas saisi tous les éléments la première fois.

1. Les reproches :

J’ai vu le défilé des vidéos youtube qui semblent participer au marathon de qui déglinguera le mieux le film et c’est un festival de méchanceté, de veulerie et de fiel hystérique. Résultat ? Retour de bâton les gars ! Ça m’a donné envie d’aimer le film !
Je ne vais pas donner les noms, mais cette bande de youtubeurs est assez exaspérante par son manque de recul, sa mauvaise foi et son souci de montrer qui a le premier détecté le moindre défaut, la moindre incohérence, la moindre aspérité, scrutant chaque fraction de seconde du film, chaque atome de mise en scène, afin d’en déceler les plus petites scories. Une telle maniaquerie dans la volonté de nuire est inédite au rayon de la critique et plutôt effrayante tant elle s’affiche en légion. Qui plus-est en légion de gens qui se prétendent fans de la saga STAR WARS, ce qui en soi tient de la schizophrénie compulsive.

Au rayon des reproches, certains sont si absurdes qu’il est quand même temps de dire STOP :
Premièrement, il faut arrêter avec l’allergie systématique au fameux Fan-Service. Cette notion, c’est l’ADN même d’une saga. Tous les gens qui vont voir un James Bond veulent voir un espion avec son pistolet et ses gadgets. C’EST du fan-service. Tous les gens qui vont voir un Hitchcock, un Tim Burton, un Woody Allen ou un Tarantino veulent retrouver les mêmes sensations, la même signature, le même univers. C’EST du fan-service. C’est quand même complètement con de reprocher à un film de donner aux spectateurs ce qu’ils sont venus y chercher. Certes, le fan-service ne fait pas un bon film, mais prendre cet élément comme le principal reproche de la critique est quand même assez absurde. STOP.

Ensuite, il faut arrêter aussi avec ce soulèvement de boucliers quant aux nouveaux pouvoirs de la Force. Personnellement, j’ai été vraiment conquis par ces nouveaux pouvoirs car ils sont en majeure partie fondés sur une nouveauté : celle de l’alchimie entre Rey et Kylo (la fameuse dyade, c’est-à-dire littéralement un couple de la Force). Une nouveauté qui permet de réinventer l’idée même de ce pouvoir. Qu’est-ce que c’est que cette horde autoproclamée de fans qui reprochent tout et son contraire à chaque élément, puisqu’ici on reproche à la fois de ne rien faire de nouveau (faire du fan-service) et à la fois de réinventer puis enrichir la zone la plus nébuleuse de la saga (cette fameuse Force dont on ne connait toujours ni les fondements ni les limites) ?

Notons enfin que les gros blasés qui démontent le film au bazooka ont un peu la maladie d’Alzheimer s’ils veulent croire que les précédentes trilogies étaient parfaites du point de vue du script et exemptes d’incohérences et d’éléments balancés à la va-comme-je-te-pousse (au hasard : Leïa & Luke frère et sœur…). On est d’accord que le plan de Palpatine pour piéger Rey & Kylo Ren est particulièrement ridicule mais il est tout de même assez fatiguant d’entendre ici et là relever le moindre détail d’incohérence ou de facilité scénaristique alors que c’est toute la saga depuis 1977 (lire pour cela l’article de Nikolavitch) qui en regorge ! Bonjour la mauvaise foi.

2. Les défauts :

Premier gros souci : la bagarre hors-champ entre les divers auteurs de la postologie. C’est un véritable cas d’école : Alors que le studio Disney produit des films de la franchise STAR WARS censés rapporter des centaines de millions de dollars, alors qu’ils utilisent les services des meilleurs auteurs de la sphère hollywoodienne, ceux-ci se tirent dans les pattes par films interposés, s’adressant de véritables doigts d’honneurs visibles comme l’Etoile Noire au milieu de l’horizon, au nez et à la barbe de plusieurs milliards de spectateurs !
Nous avons eu ainsi, dans l’Episode 7, Lawrence Kasdan qui adressait un doigt d’honneur à George Lucas en faisant mourir d’emblée Yan Solo (oui, moi je l’appellerai toujours Yan), se vengeant ainsi du fait que le père George avait refusé sa première version du script dans lequel le contrebandier devait mourir héroïquement à la fin de l’Episode 6. Puis nous avons eu, dans l’Episode 8, Ryan Johnson qui faisait un doigt d’honneur à Lawrence Kasdan en envoyant à la poubelle toutes les pistes qu’il avait semées quant aux origines des nouveaux personnages et l’orientation de la nouvelle trilogie. Et puis nous avons enfin, dans l’Episode 9, J.J. Abrams qui fait un (très gros) doigt d’honneur à Ryan Johnson en effaçant, d’une manière si flagrante et grossière que c’en est hallucinant, la quasi-totalité des éléments mis en place dans l’Episode 8 !

Il faut dire que l’épisode 8 était un gros WTF. On a beau savoir que ce DERNIERS JEDI avait enthousiasmé la critique, il convient de reconnaitre qu’au delà du fait qu’il démontait toute la mythologie STAR WARS (on ne nait pas Jedi par le sang, leur institution n’est qu’une secte à la noix, on s’en tape de l’histoire familiale des Skywalker, on fout cette mythologie à la poubelle et on détruit absolument tout en repartant de zéro après avoir tout rasé, etc…), non seulement il ne racontait pas l’histoire que tout le monde attendait (et pour laquelle la postologie avait été pensée à la base, quand même), mais surtout, il ne racontait rien, ne faisait rien avancer, et donc ne construisait rien du tout puisqu’au contraire il ne faisait que tout détruire. Le postulat était quand même édifiant : Des nouveaux comme des anciens personnages, Ryan Johnson ne faisait strictement rien (en dehors de Rey et Kylo Ren). En revanche il développait d’autres personnages satellites (notamment Rose Tico), qui non seulement n’apportaient rien à l’intrigue, mais surtout parasitaient le développement des éléments et des personnages principaux, relégués au second plan ! Soit un monumental gâchis, et c’est d’ailleurs la seule fois que je suis ressorti du premier visionnage d’un STAR WARS au cinéma avec un très mauvais arrière-goût et un sentiment de trahison pesant. En bref, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Mais alors vraiment pas : A quoi cela servait-il d’écrire une histoire sur les personnages de la trilogie originelle si c’était pour ne pas les utiliser ? A quoi cela servait-il de créer de tout nouveaux personnages si c’était pour ne strictement rien en faire ? A quoi cela servait-il d’écrire sur une mythologie que des millions de gens adorent si c’était pour la démolir ? A quoi cela servait-il, enfin, de ne garder vivante que l’actrice qui, dans la réalité, était la plus fragile ? Quels étaient donc ces choix qui ressemblaient à une succession de trolls ?
Voilà pourquoi, alors que j’avais écrit un article si enthousiaste sur un Episode 7 pourtant peu convaincant, j’avais jeté l’éponge pour cet épisode 8 dont je vous fais ici, avec le recul, la version courte…

Source Allociné http://www.allocine.fr/film/fichefilm-215094/photos/detail/?cmediafile=21674207 ©LucasFilm

Source Allociné 
©LucasFilm

Ceci étant dit, il est évident que L’ASCENSION DE SKYWALKER doit raconter deux films en un (puisque l’Episode 8 est donc quasiment ignoré et qu’il ne s’y est presque rien passé), et dans l’urgence puisque que Colin Trevorrow, le réalisateur de JURASSIK WORLD initialement nommé au poste de l’Episode 9, a été viré en cours de route. Ainsi J.J. Abrams, qui s’adjoint de manière incompréhensible l’aide du scénariste Chris Terrio, certes lauréat d’un oscar pour le film ARGO, mais également et surtout auteur des catastrophiques blockbusters de l’univers cinématographique DC, doit tout reprendre de zéro.
Comment alors effacer tout le dégommage opéré par Ryan Johnson dans l’épisode précédent ? Comment recoller les morceaux depuis l’Episode 7 ? Comment relancer la machine et conclure la saga en un seul film quand les deux précédents n’ont quasiment rien développé ?
A tous ces problèmes, J.J. Abrams et son équipe vont répondre par des choix forcément tranchés, drastiques et extrêmes. Snoke a été trucidé sans aucune explication sur ses origines ? Alors faisons revenir l’Empereur Palpatine d’entre les morts (comme jadis dans l’univers étendu version comics). Mais comment le ramener alors que son retour aurait dû, en toute logique, être annoncé au moins à la fin de l’Episode 8 ? A ce problème de taille, Abrams va trouver une solution inédite : Opérer son retour non pas au début de l’Episode 9, mais entre les épisodes 8 et 9, c’est-à-dire dans le trailer de l’Episode 9 ! Et ainsi débuter le dernier épisode par l’annonce, via le texte déroulant traditionnel, de son retour par le biais de cette réalité tout aussi hallucinante que cynique : Tout le monde a entendu sa voix (dans la bande-annonce), donc effectivement tout le monde le sait !

Partant de là, le scénario, construit à partir d’un point de départ bancal, ne va plus du tout s’embarrasser d’un soucis de cohérence.
Alors, évidemment, ça se voit… J.J. Abrams ne cesse de faire comme si les spectateurs n’avaient pas vu l’épisode 8. Sauf que tout le monde l’a vu. Et même moi qui n’a vraiment pas aimé cet épisode 8, moi qui suis le meilleur candidat possible dans cette idée de le redconner complètement, je ne peux pas faire comme si je ne l’avais pas vu car, tout simplement, le scénario ne réussit à aucun moment à trouver les bons éléments pour nous convaincre de ce changement de cap.
Du coup le film semble vouloir rattraper le temps perdu et, comme il faut effacer le précédent et donc raconter deux films en un, il accélère le rythme et enchaîne les scènes de manière hystérique, coupant à la serpe les éléments explicatifs pour ne nous donner que des miettes, des bouts d’explication sans jamais les développer de manière cohérente.
Et Abrams de faire le choix suivant : Puisqu’il est impossible de faire une trilogie en un seul film, puisqu’il veut revenir sur les rails de la saga familiale et sa thématique de l’Héritage, autant lâcher l’affaire. En renonçant d’emblée à toute cohérence scénaristique, il va pouvoir tout miser ailleurs…

3. Les références :

Il est clair, à présent, que lorsque Disney a lancé cette nouvelle trilogie, il n’existait aucun script global et que tout s’est écrit au fur et à mesure des épisodes. On se souvient d’ailleurs que le projet a été lancé un peu à la va-vite, pour ne pas dire en catastrophe, afin que la firme puisse rapidement rentrer dans ses frais après avoir filé plusieurs milliards de dollars au père George Lucas. Toujours est-il que, si l’on doit regretter une et une seule chose par rapport à la mise en chantier de ce que l’on appelle aujourd’hui la Postologie, c’est bien cet élément crucial : Tout a été écrit au fur et à mesure, sans aucune idée, dès le départ, de ce que l’on allait raconter de manière globale. Mais, encore une fois, est-ce que ça n’a pas été le cas pour chaque trilogie ?

On l’a dit plus haut : J.J. Abrams a renoncé à la cohérence de son script en se focalisant sur autre chose. Ainsi a-t-il tout misé afin que ce dernier épisode illustre du STAR WARS. Ni plus ni moins.
Le film regorge ainsi de références à sa propre mythologie et, surtout, à la trilogie originelle comme si, au tout dernier moment, le réalisateur s’était aperçu que le vieux fan avait été complètement oublié jusque là.
Nous avons par exemple la procession qui se déroule sur la planète Pasaana lorsque nos nouveaux héros (Rey, Finn et Poe) partent en quête du « GPS de l’espace » sensé les mener au repère de Palpatine. Lorsque Z6PO (oui, je l’appellerai toujours comme ça lui aussi) leur explique que cette cérémonie se déroule tous les quarante-deux ans, il cite tout simplement le chiffre qui sépare l’Episode 4, sorti en salles en 1977, de cet Episode 9. Du coup, c’est une scène méta dans la mesure où nous avons tout un peuple qui fête tout simplement le nombre d’années qu’aura duré la saga STAR WARS au cinéma (et par extension l’aventure des spectateurs de la première heure) !
Lorsque ces mêmes héros débarquent sur la planète Kijimi, on apprend de son ancienne partenaire Zorii Bliss que Poe Dameron était auparavant un « passeur d’épices », c’est-à-dire peu ou prou un contrebandier (voire un dealer) comme jadis avant lui Yan Solo, histoire d’entériner le fait que notre pilote frondeur est bien son digne successeur !
Lors de la grande bataille spatiale finale, alors que Lando Calrissian est enfin de retour à bord du Faucon Millenium comme dans l’Episode 6, et qu’il est félicité par un vieux pilote, on peut reconnaitre, l’espace d’un instant, le personnage de Wedge Antilles, celui-là même qui avait participé à toutes les grandes batailles du genre dans la trilogie originelle !
Lorsqu’à la fin du film Maz Kanata remet à Chewbacca une énigmatique médaille, il s’agit en fait de la même médaille qu’avaient reçu Yan et Luke à la fin de l’Episode 4. Soit une manière de marquer, tout en émotion, le fait que le personnage soit le dernier survivant (en dehors des robots) de la saga originelle, mais aussi de rétablir l’injustice qu’il n’ait pas obtenu la dite médaille à l’époque des premiers événements !

Lorsqu’à la fin, également, on assiste à la chute du Dernier Ordreet que l’on voit littéralement tomber ses croiseurs sur les planètes avoisinantes, on peut reconnaitre la lune d’Endor et même la cité des nuages de L’EMPIRE CONTRE ATTAQUE !
Mais ces petits détails ne sont que des clins d’œil (on pourrait encore citer le fait que l’on entend les voix de tous les acteurs ayant incarné des jedis dans la scène où ils viennent symboliquement prêter main forte à Rey dans son duel final avec son papi Palpatine, le fait que Yan Solo dit une fois encore « Je sais », que Lando Calrissian prononce le traditionnel « J’ai un mauvais pressentiment » ou même que l’on aperçoit le compositeur John Williams en personne dans le rôle (furtif) du barman de la Cantina (crédité au générique sous le nom de Oma Tres, anagramme de Maestro !)) tandis qu’il y a des scènes nettement plus intéressantes qui nourrissent davantage le film :
Lorsque Rey est happée dans une mystérieuse salle au cœur des ruines de l’Etoile de la Mort, à proximité du trône de l’Empereur et qu’elle se retrouve confrontée à son sosie version maléfique, il s’agit tout simplement d’un écho de la scène-clé de L’EMPIRE CONTRE ATTAQUE, alors que Luke devait descendre dans une caverne dominée par le côté obscur et qu’il affrontait l’image de Dark Vador qui se révélait au final être sont propre double. Ici, à l’inverse de son maitre, Rey réussit son épreuve. Soit une scène cruciale (complètement incomprise par tous ceux qui l’ont démolie) qui parvient à injecter du sens au cœur d’une intrigue par ailleurs extrêmement décousue.

Lorsque l’on assiste au flashback nous montrant Luke & Leïa s’entrainer au sabre laser, nous faisons un bon dans le temps et découvrons enfin ce que nous avons toujours rêvé de voir dans cette postologie : Une scène se déroulant peu après la trilogie originelle, dont malheureusement George Lucas nous aura privé alors qu’au départ il nous avait promis la suite de l’Episode 6. A noter que le décor de cette courte séquence semble être celui de la planète Dagobah, ce qui là encore apporte du sens à l’intrigue puisqu’il s’agit d’une planète habitée par La Force, laissant deviner au spectateur (attentif) que Leïa y a puisé la matière du pouvoir dont elle va se servir dans cet épisode final.

Car si le souvenir de Yan Solo (ce coquin d’Harrison Ford nous avait bien caché son retour dans la saga…) se matérialise sous les yeux de Kylo Ren, si ce dernier revient in-extremis du bon côté de la Force et s’il disparait au moment de sa mort, ce n’est pas simplement par amour pour Rey, mais surtout parce que Leïa fait le voyage au cœur de la Force afin de le ramener. Raison pour laquelle (là aussi une scène complètement incomprise) l’ancienne princesse disparait au moment même où son fils quitte le monde des vivants. Soit une autre scène faisant écho à des événements antérieurs (aussi bien à la mort de Yoda dans l’Episode 6 qu’à celle de Luke à la fin de l’Episode précédent).
Mais si une scène est un vrai cadeau pour les fans, c’est bien entendu celle où le fantôme de Luke fait sortir son ancien X-Wing du fond de la mer. La scène rejoue celle de l’Episode 5 lorsque Yoda le faisait à sa place, tout en rendant à Luke ce que Ryan Johnson lui avait précédemment refusé. Et John Williams en profite pour reprendre son ancienne partition à la note près. Plus que du simple fan service, cette scène est une véritable étreinte sentimentale entre les artisans du film et les fans de la première heure. Evidemment, les youtubeurs irrespectueux tout juste sortis de leur période d’acné ne peuvent saisir l’émotion de telles retrouvailles pour un enfant des années 80…
Enfin, l’ADN de la trilogie originelle est en partie reconstitué dans l’alchimie qui anime désormais les nouveaux héros. Contrairement aux deux épisodes précédents, ceux-ci font montre d’une réelle complicité, d’une osmose et d’une richesse relationnelle (joyeusement mouvementée) qui nous donne enfin la sensation que les personnages existent ! Et l’on retrouve in-extremis le J.J. Abrams que l’on aime, celui qui avait si brillamment réinventé les héros de STAR TREK en leur donnant une âme, celle de la postmodernité, dans un savant mélange entre les sensations d’hier et celles d’aujourd’hui.

Personnellement, j’ai aimé mes deux séances de cinéma. J’ai eu des frissons et j’ai versé des larmes. What else ? C’est bien tout ce que je demande à un STAR WARS !
Et pourtant, oui, j’ai trouvé le scénario poussif. Mais pas vraiment plus que d’habitude. Et comme d’habitude, c’est juste un scénario prétexte. Prétexte à brosser des tableaux. Prétexte à donner au fan les sensations -héroïques- attendues. Prétexte à illustrer du STAR WARS. Rien de plus, rien de moins.
Alors effectivement, cet Episode 9 est un film qui ne fonctionne pas pour lui-seul. Effectivement, son scénario est habité de moult incohérences. Mais c’est un film qui sait parler au fan de la trilogie originelle car il envoie constamment des cadeaux à l’enfant qui est resté là, dissimulé au coin de son âme depuis l’an 1983, rêvant de voir un jour ses héros revenir miraculeusement, sous les mêmes soleils jumeaux. Et c’est exactement la manière qu’a choisie J.J Abrams pour conclure son film, lorsque Reyvient enterrer les sabres de Luke & Leïa sur Tatooïne et qu’elle regarde un horizon enfin raccord avec celui de nos souvenirs…

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LA BO du jour :

Tout a une fin, même les étoiles…

59 comments

  • Ben Wawe  

    Bel article.
    Il correspond grosso-modo à mon avis positif sur le film, même si je n’ai pas forcément un enthousiasme aussi important.
    L’épisode IX est un film qui devait conclure une trilogie improvisée*, « réparer » une franchise maltraitée par le VIII** et conclure une saga de 42 ans et 9 films***.
    Aucun film, aucun réalisateur, aucun auteur ne pouvait réussir cela ; JJ Abrams et son IX n’y parviennent. Mais ils parviennent à retomber sur leurs pieds, à donner du plaisir et un peu de sens à tout ça. C’est au prix d’un film maladroit, précipité, trop lourd et trop gourmand, avec même beaucoup de timidité, mais… ça fonctionne.
    Seul véritable défaut : le XI repose sur 2 postulats de base (l’Empereur est vivant, l’Empereur s’est reproduit) qui ne sont JAMAIS expliqués. Et c’est fort dommage.

    * je suis également persuadé que, lorsque le VII sort, JJ Abrams ne sait pas ce qu’il va se passer après. Mais là où je lis ici l’hypothèse d’une guerre entre créatifs, je préfère souligner l’incompétence de la production. Quand Disney rachète Lucas en octobre 2012, il est légitime de vouloir un retour « rapide » sur investissement.
    Le VII sort en décembre 2015, et Disney applique sa méthode habituelle : laisser les responsables en place, et leur donner plus de sous pour faire ce qu’ils faisaient (Pixar et Marvel Studios ont eu ce régime, Lucas aussi).
    Sauf que Kathleen Kennedy est celle qui dirige Lucas avant et après le rachat, et elle me semble la principale fautive de cette improvisation criminelle. On peut juger que le délai est court, mais il y a 3 ans entre le rachat et la sortie du VII : même s’il peut y avoir 2 ans de tournage et de post-production, qu’on ne me dise pas qu’une année ne suffit pas pour écrire un film… et rédiger le squelette d’une trilogie.
    A mon avis, Kathleen Kennedy a voulu faire le pari d’un démarrage « doux », avec Kasdan au scénario et Abrams à la réalisation, pour rassurer les fans. Et laisser ensuite aux « petits jeunes » de la SF (Johnson, Trevorrow) le soin de dynamiter sa saga. Sauf que ça n’a pas fonctionné du tout.

    ** le VIII est un film surprenant et « jouissif » à regarder, car tout ce qu’il s’y passe est imprévu ; mais c’est finalement un épisode très faible, au fond. Parce que le VIII ne fait que piétiner la franchise, « retourner » entièrement les principes et piliers de Star Wars. Sans rien proposer derrière.
    Le VIII « casse » tous les éléments de SW, mais ne produit rien, ne propose rien pour remplacer. Le VIII est un film qui trolle SW.
    Ca aurait pu avoir du sens comme 1er épisode d’une nouvelle trilogie, pour cueillir les spectateurs, reconstruire dans la 2e partie, et confirmer dans la 3e. Mais faire ça en 2e partie de la postlogie, c’est une faute grave. Moins de l’auteur, Rian Johnson qui devait écrire le IX, que des producteurs, qui devaient le canaliser.

    *** cette idée de conclusion « globale » est apparue assez récemment dans la promotion. Elle vient, à mon sens, de Disney. Qui s’investit très peu dans les franchises rachetées… sauf quand ça déconne. Et SW déconne.
    Je pense que Disney a voulu cette idée de conclusion globale car ils ont pris conscience que la saga numérotée a été gâchée, vidée de son souffle et de sa puissance. Trop de fans, trop de polémiques, trop de galères. En faisant du IX la conclusion générale, ça leur permet d’y mettre fin – et de laisser reposer les films SW pendant 2-3 ans.
    Disney+, via The Mandalorian, Obi-Wan Kenobi et sûrement une série animée, fera vivre l’univers SW. Avant un nouveau film, loin de la saga numérotée, d’ici 2-3 ans. Dans une période éloignée, avec d’autres personnages. Pour avoir la paix.

  • David  

    L’essentiel est dit. Ce film a sauvé la saga, malgré les nombreuses incohérences scénaristiques. Mais, comme tu le précise, la première trilogie n’était pas exempte d’incohérences, bien au contraire. Bref, du vrai Star Wars avec ses qualités et ses défauts.

  • Nikolavitch  

    Le problème, dans le 9, c’est comme dans le 8 : énormément d’idées enthousiasmantes, mais qui ne sont finalement pas traitées, voire qui sont gâchées jusque derrière. un cas d’école tout simple : la trahison de Hux aurait dû être préparée un peu plus dans le 8, et pas sabrée trois minutes après, il y avait là potentiellement un beau développement de personnage à opérer.

    • Ben Wawe  

      La trahison de Hux, le retour de Palpatine, la dyade… on a l’impression que la première heure du IX est la version ultra-courte de ce que le VIII aurait pu donner si JJ Abrams l’avait fait.

      • Nikolavitch  

        après, Abrams se lance à corps perdu dans ses vieux clichés perso : les McGuffin à deux balles, les scènes choc désammorcées trois minutes après par un truc tiré d’un chapeau…

        • Ben Wawe  

          Complètement.
          Mais je pense que, face à une « crise », et sans savoir comment franchement s’en sortir, JJ Abrams retombe dans ses travers et ses éléments favoris. Afin de s’en sortir, en fait.

  • Présence  

    J’ai pu lire cet article sans risque de spoiler n’ayant vu ni le 1, 2, 3, ni le 7 et 8. 🙂

    Pour autant, l’article est intelligible du début à la fin, bel exercice de rédaction.

    Je suis ressorti de la séance avec des frissons et des larmes. – Ah quand même. Voilà un indicateur fiable quant à la réussite du film.

    Les auteurs se tirent dans les pattes par films interposés. – J’avais lu cette remarque dans un fil d’information ou un autre, et j’avais du mal à y croire. Quelle est la dimension d’un ego pour se livrer à un tel comportement aux yeux de millions de spectateurs ?

    Fan service / Changements – Ce développement traduit exactement mes attentes dans un comics avec un personnage de fiction récurrent : j’attends de retrouver des éléments canoniques, et un minimum d’inventivité de la part du scénariste.

    J.J. Abrams ne va plus du tout s’embarrasser d’un souci de cohérence. – Houla… Je présume que cette remarque va en faire réagir plus d’un quant à leurs attentes.

    Décodage des références – Merci pour ces explications détaillées qui permettent d’apprécier le degré d’investissement des auteurs, et la récompense pour le fan de longue date.

    • Eddy Vanleffe  

      Bravo Tornado.
      dire du bien d’un truc combattu de toutes parts et savoir le faire, c’est pas facile à faire… surtout que quand on est conscient d’aimer un truc pas bon, ben on se réfugie souvent dans le « plasir coupable » pour ne pas se faire jeter des tomates…
      Je n’ai pas vu le 9 et je m’en fous de me faire spoiler parce que je ne pense pas que c’e soit dans la résolution d’un suspense que réside la « sève » d’un Star Wars, bien sût il y a le « je suis ton père » qui troué le cul pendant… heu.. 40 ans…? mais sinon, c’est le voyage qui est sympa et dépaysant…
      j’ai vu le 7, et le truc, c’est que…j’ai rien à en dire.. j’arrive pas à exprimer une opinion… je ne sais pas, j’ai l’impression qu’il n’existe pas..il y a de belles images (sans doute les plus belles de la saga si on y réfléchit) mais un film c’est pas des « croquis préparatoires ». Les retours sont décevants et les nouveaux personnages n’ont à mes yeux aucun charisme… Rey semble être là pour dire que les filles c’est vachement plus mieux et est l’un des symboles du féminisme à la Disney/Marvel /bac à sable qui se borne à une problématique digne de « les filles sont les plus belles/les garçons à la poubelle »… il ne lui arrive rien de grave parce que tout plie devant elle. pas d’entrainement, elle est douée pour tout et comme tu le soulignes Torndao. Pourquoi pas changer la force? mais une petite explication serait cool au lieu d’asséner un « ta gueule c’est magique! » C’est pas un mauvais film mais, je suis incapable de le raconter à quelqu’un… Le premier ordre? qui sont ils? on s’en balek… et ça pendant tout le film… ça aurâit pû fonctionner si le 8 avait donner des réponses…

      j’ai vu le 8… et je suis d’accord avec toi, ça aurait dû être le 7. on déconstruit pour rebâtir du neuf…là encore il ya de joies scènes mais à la place et dans un jeu interactif grand public, auquel n’importe quel spectateur peut participer, on assiste à la destruction point par point du plot du précédent pour proposer une intrigue qui ne sert à rien… le casino est ennuyeuse, intruse, inutile, mal fichue (oui parce que faire un commando pour récupérer un truc et un gras qu’on ne récupère pas et dont on se passe finalement… je ne vois pas), sauf que le petit couple mignon entre Finn et Rose à fonctionné pour moi, le sauvetage des bestioles est totalement incongru (on dirait une commande de la PETA en plein milieu) là encore pourquoi pas, mais c’est fait à l’arrache…par contre j’avais aimé la suppression de Snoke et le fait que Rey n’était pas liée aux autres… La bataille finale était pas mal…
      Pour le 9 je ne sais pas… je pense quand même que si les you tubeurs s’acharnent, c’est qu’il y a une raison…on ne pas tout passer sous prétexte que c’est Star Wars à un moment la déception s’exprime parce que voilà… on a clairement les trois films les plus faibles de la saga, non pas parce qu’il sont incohérents mais parce qu’il ne servent à rien, c’est un épilogue de trois films à peu près aussi inutiles que le Hobbit.. Tu y as trouvé ton compte et je te remercie de faire l’inventaire de toutes les références afin de redonner à césar ce qu’il lui appartient, à savoir que Abrams est respectueux et fait de son mieux…tant pis pour la logique, on va faire du cadeau et de l’action…
      le fait qu’il sauve ce qu’il peut ne peut pas sauver cette nouvelle saga en tant que trilogie qui rester a longtemps étudiée par les exégètes de tous poils comme une sorte d’ovni ou comment un bordel sans nom peut quand même arriver dans le milieu des blockbusters calibrés sur une franchise qu’on pensait à l’abri d’un tel naufrage…

  • Jyrille  

    Merci Tornado d’avoir pris le film tel qu’il était et de le défendre ! C’est un bel article que tu nous proposes, et je te rejoins totalement dans le traitement du fan service. C’est exactement ça, et il ne peut pas ne pas exister. De la même façon, je te suis sur les nouveaux pouvoirs de la Force qui n’apparaissent qu’entre Kylo et Rey. Ton argument est pour moi imparable. Et merci d’aller dans mon sens : Star Wars est rempli d’incohérences depuis les débuts, depuis le IV. Merci !!

    Bravo pour ton analyse de la direction prise par JJ Abrams. Cela paraît tellement logique de ce point de vue. Personnellement j’ai trouvé cet opus mieux rythmé que les deux précédents (quoique le 7 était pas mal mais trop copié-collé du 4 pour être un bon film) et que toute la prélogie !

    Merci pour les Easter Eggs que je n’avais évidemment pas perçus (sauf pour Poe, puisqu’il est évident que les personnages sont tous des resucées de ceux de la trilogie première : un jedi, un contrebandier, un élément de l’empire rebelle ; et bien sûr celle du double maléfique de Rey). J’ai trouvé la scène où Chewbacca reçoit la médaille très émouvante, il pleure réellement Leïa. Je n’avais pas reconnu la médaille mais bon. Bien vu pour la scène entre Luke et Leïa, c’était chouette d’ailleurs ! Tout comme le X-Wing qui sort de l’eau, clairement.

    Tu m’apprends ainsi une tonne de choses sur les scènes du passé qui sont explicitées, les clins d’oeils plus que nécessaires pour lier ce film à la première trilogie, et je t’en remercie. Je n’aurai jamais eu le courage de décortiquer tout ça.

    La BO : sympa mais toujours pas mon truc 🙂

    • Matt  

      Mais pourquoi ça vous importe de défendre ces films ? C’est pas croyable ça…
      Bon je vais pas faire mon rabat-joie, je me casse^^

      Bande de fanboys !
      C’était de la merde cette post-logie ^^

      • Jyrille  

        Et bien lorsque tout le monde crache sur un truc, alors que moi-même je n’ai pas été plus déçu que ça, je trouve ça normal de le défendre. C’est le principe de justice.

      • Matt  

        Ben moi ce n’est pas parce que d’autres n’aiment pas qu’il faut automatiquement que je prenne le contre-pied pour le défendre^^
        J’ai pas aimé.
        Pour moi c’est l’illustration en film d’un comics noyé dans la continuité qui n’a rien à raconter. Genre un deadly Genesis de X-men ou ce genre de truc. ça ne fait rien d’intéressant, ça bourre les incohérences faciles partout pour raccrocher les wagons décrochés par le film précédent…et si t’es pas fan à la base, ça n’apporte rien. Un peu de fan service est obligé dans ce genre d’entreprise, mais quand ça se résume à ça et que rien dans le script n’est prenant, qu’on ne peut pas avoir peur pour un personnage parce que la situation peut être renversée par des trucs ENORMES sortis du chapeau (ah tiens on a 3000 vaisseaux de plus en fait, tout va bien), ça me sort du film et je me demande ce que je fous là. Les incohérences il y en a toujours eu, mais je ne suis pas d’accord pour dire qu’elles se valent toutes. Un personnage qui ne sait pas viser, c’est pas du même niveau qu’une flotte entière qui sort de nulle part pour débloquer une situation. C’est pas de la magie bordel ! Gandalf ne fait pas apparaître une armée de 10000 hommes par magie pour renverser l’équilibre des forces dans le seigneur des anneaux ! On peut pas inventer n’importe quoi comme ça, c’est écrit par un gosse de 6 ans ce truc.

        Et je trouve ça impardonnable quand on parle d’une franchise pareille qui fédère tant de gens et génère tant de pognon. Ils se sont pas foulés, ils se sont même tirés dans les pattes comme des gosses sans savoir ce qu’ils voulaient raconter. ça transpire le cas d’école du projet mal géré…que tu peux pardonner chez des étudiants en cinéma. Mais là…fuck them !
        On peut mettre 1 étoile ou 2 pour le boulot des techniciens et les acteurs…mais 3,5/5 c’est bien trop généreux pour moi.
        Tornado ne vient pas me parler d’histoires de comics à la noix parce que là t’en as une bonne d’histoire à la noix^^

        • Eddy Vanleffe  

          que ce soit un bon film ou non, n’est pas le problème…
          le parcours de la « nostalogie » ou de la « postalogie » est fascinant et mérite l’analyse…
          C’est un peu la vocation des blogs de pop-culture…

          • Matt  

            J’ai pas dit que l’article ne devait pas exister, Eddy.
            Cela dit défendre ces films…un truc m’échappe. mais bref…

            ça tombe bien que je ne sois pas la patron du blog, j’en aurais rien à carrer de l’actualité et des trucs qui font le buzz^^

      • Matt  

        Je ne sais pas si ce parti pris de défendre le film vient d’un refus de « penser comme tout le monde », mais ça devient assez grotesque si c’est le cas.
        Comme si on avait forcément tort quand on était en majorité, et qu’on subissait l’effet tribu.
        Oui ben non des fois on n’aime pas et on a le droit, et faut pas se sentir obligé d’en dire du bien pour contredire la masse par principe^^

        Et puis surtout…il y en a beaucoup qui ont aimé aussi hein. C’est très partagé.

      • Matt  

        Et puis l’explication des nouveaux effets de la force qui sont cohérents parce que c’est un truc propre à la dyade machin je sais pas quoi…oui bon ok, on peut toujours trouver une explication. Mais au final ça fait que maintenant on peut crever et revenir à la vie.
        Si on va par là, les résurrections Marvel sont souvent expliquées et « cohérentes » aussi hein^^ Est-ce que ça les rend satisfaisantes et efficaces émotionnellement pour autant ?

        bref…chacun peut défendre son bout de gras quand il est fan hein^^ Mais au final c’est tout aussi con.

      • Matt  

        En fait je m’en fous que vous aimiez le film. Mais de la part de Tornado qui condamne tout ça dans les comics en général…ça fait bizarre de le voir défendre tout ça^^

        • Eddy Vanleffe  

          Tornado n’a besoin de personne pour parler pour lui mais il a toujours été clair comme du cristal par rapport à la différence de »suspension d’incrédulité consentie » qu’il avait entre la bd et le cinéma…
          Je comprends sans partager personnellement et j’entends ce qu’il dit…
          est-il besoin de rourvir cette discussion à chacun de ses articles?
          ma bonne résolution 2020?
          je ne fais plus chier Tornado avec une comparaison vieux comics/nouveau comics cette année… 🙂

  • PierreN  

    « il ne racontait rien »

    Non, surtout quand le propos est énoncé aussi clairement (« the best teacher, failure is » de Yoda, applicable à l’ensemble des personnages principaux et aux leçons qu’ils ont retenus chacun de leur côté, suite aux épreuves qu’ils ont vécus).

  • Tornado  

    Loin de mo l’idée de rédiger un article parce que j’ai envie de penser différemment que tout le monde…
    Seulement, lorsque l’on voit un film, que l’on perçoit parfaitement qu’il ne fonctionnne pas niveau scénario mais que l’on ressort tout chamboulé d’émotion, c’est qu’il y a quelque chose à en dire et qu’il n’est pas complètement raté.
    Notons que je ne prétend pas que ce soit un chef d’oeuvre, sinon je lui aurait attribué 5 étoiles. Cela ne change rien à ma perception des comics Marvel qui, lorsqu’ils font l’unanimité des 5 étoiles et que je lis un truc complètement débile (genre W&X-men d’Aaron), me font réagir. Si les comics en question n’obtenaient que 3,5 étoiles et des arguments plus nuancés, sans doute que je n’aurais rien à y redire 🙂

    Sur l’Episode 8 je persiste et signe : Il ne construit rien ou quasiment. Il ne fait que tout détruire. Si ç’avait été l’Episode 7 et qu’ensuite on rebatissait tout en deux épisodes à partir du chaos, là oui ça aurait pu être intéressant.
    On est bien d’accord sur un point : cette saga est un gâchis à la hauteur de son retentissement et de nos attentes. Mais pour le fan, l’Episode 9 comporte tout un tas de chouettes moments qui sauvent l’ensemble de la poubelle.
    Maintenant, que ceux qui n’aiment pas Star Wars ne soient pas intéressés, oui, ça se comprend très bien. Mais bon, j’ai déjà tout dit dans l’article… 🙂

    • Matt  

      Bon ben je crois que je ne suis tout simplement pas fan de Star Wars.
      Ou plus.
      Je ne ressens pas de bienveillance et le fan service ne me fait pas plaisir, ça me navre. Je ne parviens à voir que le gâchis qui ressort de tout ça.

  • Frego Li  

    je ne partage pas du tout l’article (désolé).
    FAN-SERVICE : dire que le pistolet de Bond est du fan-service, reviendrait à dire qu’un sabre-laser est du fan-service. non. pistolet/voiture/gadgets pour bond, sabre-laser/vaisseaux spatiaux pour star wars sont constitutifs de la saga. en revanche, est de l’ordre du fan-service, des références non indispensables, posées là, pour faire des clins d’oeil gratuits par rapport à l’histoire. et cela, il y en a un florilège : yan solo qui revient face à ben, antilles qui revient, calrissian qui revient. alors, c’est supposé faire plaisir. et moi qui ai vu le retour du jedi en salles en 83, qui avait les vhs du nouvel espoir (qui n’en portait pas le nom à l’époque) et l’empire contre-attaque les années d’avant, qui collectionnait les figurines et les vaisseaux jusqu’à la fin de mon adolescence, ben j’ai trouvé leur présence inutile. rien ne justifiait de les faire réapparaître. du fan-service pur et dur, afin de combler une forme de nostalgie, ou plutôt pour remplir un vrai vide ?
    QU’EST-CE QU’UN STAR WARS ? la vraie signature d’un star wars, ce qui le rend unique, est sa narration. qui est constamment la même, de la trilogie originale à la prélogigie : il y a un prologue/grande scène d’introduction, qui permet de voir qui/quoi/comment bref une grande séquence d’exposition. bien sûr, il y a la grande scène finale, qui dure une bonne demi-heure minimum, avec montage alterné (boss contre boss, trash mobs contre trash mobs). et entre les deux, un développement long et lent, avec deux centres de gravité, où doivent se résoudre la quête qui apparaît à la fin du prologue, et une fois résolu ouvre la dernière quête/objectif (celle de la séquence finale). bien sûr, ces 3 actes, de longueur inégale, ont dans l’ensemble une unité de lieu, et surtout ont en commun une unité de temps. c’est un schéma très classique de narration, mais qui faisait merveille dans l’espace, dans quelque chose de très moderne visuellement. tout star wars est ainsi, tout film qui n’est pas ainsi n’est pas star wars.
    car cela, c’est visible dans la trilogie originale, et également dans la prélogie. au passage, en 99, j’avais lu sur le net (balbutiant à l’époque, celui des libertysurf et autres onetel) toute l’histoire de ce qui ne s’appelait pas encore la prélogie, et notamment qu’il y aurait un duel final dans l’épisode 3 entre obi-wan et anakin dans un décor de lave. un leak (comme on ne le disait pas à l’époque). il est donc inexact d’affirmer que tout s’est écrit au fur et à mesure. pas pour la prélogie, en tous cas.
    pour revenir à la postlogie, il est évident que ce type de structure narrative, vraie signature de la saga, si elle est présente dans le 8 (le plus fidèle à la saga, finalement, même si son propos sur la force est une pure nouveauté par rapport au dogmes anciens des sith ou des jedis), c’est moins le cas pour le 7, et pire encore pour le 9.
    le 8, qui n’est pas le sujet ici j’en conviens, à ce développement central long et lent, typique de l’empire contre-attaque, où leia et solo sont pourchassés par l’empire tandis que luke porte yoda sur dagobah. là, idem : le temps est suspendu, ça avance très lentement. mais le 9, en revanche, c’est une course-poursuite contre le temps, afin de résoudre tout ce qui doit être abordé. à titre personnel, c’est là qu’ils m’ont perdu. parce que c’est insupportable. et c’est là où le film perd son appartenance à la saga star wars, puisqu’il n’y a pas cette filiation indispensable (que l’on retrouve même dans rogue one). un héritage bafoué, piétiné, ça le sort direct de la famille !
    ABRAMS : son travail sur star trek, encore plus le 1er, est très bon. il prend le temps d’installer les personnages, fait intervenir Nimoy mais pas dans un but simple et débile de fan-service, mais en l’inscrivant dans la narration, sa présence étant un véritable apport, pour ne pas dire un centre de gravité incontournable pour faire bifurquer l’histoire. dès lors, la seule question qui vaille : pourquoi abrams n’a-t-il pas réalisé le 8 ? ou encore : pourquoi n’a-t-il pas écrit les 3 épisodes, quitte à ne pas réaliser le 8 ? le problème majeur est là. parce qu’un star wars est fait d’unité, et que cette postlogie en manque en tant que tel, ou dans chaque épisode.
    on pourra toujours dire qu’il a du raccrocher son 9 au 7, mais pourquoi ne l’a-t-il pas raccroché au 8 ? (ce qui aurait été le plus logique). le 8 était une vraie nouveauté, notamment en parlant de la force d’un point de vue spirituel et politique, ce qui permettait de faire surgir l’aspect « grey jedi », vidé des intentions ou regard, sith ou jedi. et la scène d’explication de luke à rey est une des grandes réussites de cette postlogie.
    la rumeur, qui semble fondée, est que disney a fait intervenir georges lucas pour écrire des scènes pour cet épisode 9. rien n’a été retenu (par abrams seul ? ou avec le concours de disney également ?). georges lucas n’était pas à la première hollywoodienne de cet épisode 9, ce qui dit ce qu’il faut en comprendre : il se désolidarise de cet épisode. parce qu’il était chafouin ? ou parce qu’il a jugé qu’il y avait trahison ? mon opinion penche pour la 2ème option (car cet épisode 9 n’est pas un star wars, peu importe qu’il y ait des sabre-laser, des vaisseaux spatiaux, et du fan-service des plus inutiles afin de combler cette vérité contondante -qu’il ne s’agit pas d’un star wars). je partage cette sensation d’arrière-goût à l’issue du 8, mais il fallait intégrer cette nouveauté du « grey jedi », pourtant initiée par mace windu.
    DES INCOHERENCES DE SCENARIO : snoke, oui, nous le savons tous : on ne sait pas qui c’est, on ne le saura pas. palpatine évoque un laquais, finalement. c’est tout. aux oubliettes. pas normal, ça. même darth tyrannus avait un background, une présence (celle de christopher lee, tout de même) bref un personnage qui existait. là, la seule mention faite par palpatine (et pas autre chose) est une faute de goût terrible. vraiment pénible. non pardonnable.
    des personnages qui existaient dans le 8 sont sous-exploités voire inexistants (rose) tandis que d’autres apparaissent, prennent du temps d’écran pour… que dalle (la copine de poe… la chef et ancienne tropper, qui se rapproche de calrissian à la fin -ne me demandez pas son nom, son existence étant ridicule). sinon, bien sûr : trop de scènes, dans la séquence médiane, c’est tuer le rythme lent attendu (et j’y tiens, parce qu’il n’y a pas de star wars sans cette temporalité qui s’écoule lentement).
    inutile de parler du « dernier ordre » : on atteint le sommet du ridicule, à se demander pourquoi ils n’avaient pas agi depuis tout ce temps, ne serai-ce qu’en déstabilisant ? il est devenu nul ce palpatine…
    UNE MISE EN SCENE INDIGNE : je ne voudrais pas vomir sur la séquence finale, mais il est difficile de faire autrement. au moins, il y a ce plan, magnifique, où le peuple de toutes les galaxies vient à la rescousse, dans un ciel enfin éclatant. pour le reste, la bataille spatiale est illisible, vraiment mal mise en scène (critiquer la menace phantome, qui elle avait une bataille spatiale claire, vivante, ou encore celle du début de la revanche des siths, et ne pas hurler de désespoir quand à cette bataille d’exogoal où l’on en voit rien. de rien. et qui n’est pas crédible : depuis quand des x-wings feraient-ils le poids face à des croiseurs, encore plus sith ?… et last but not least, à se suicider direct : c’est quoi cette bataille finale des boss ? elle se contruit en 10 minutes, pour durer 5 secondes chrono. la honte ultime. et pourtant, c’était supposé être « tous les sith » contre « tous les jedis ». et c’est résolu avec deux sabre-laser en croix ? c’est ça les combats au sabre-laser dans ce film ? c’est ça la résolution de ce combat spirituel ?
    je ne sais pas si vous regardez de temps en temps des fan-made, ou des séquences de démonstration d’amateurs de sabre-laser, mais ils auraient eu mieux fait des embaucher pour cet épisode 9… au moins, la menace phantome, avec maul, c’était chorégraphié, c’était beau, intense, plausible (et les bonus des dvd montrent ewan mc grego et ray park à fond, avec une vraie envie de castagner l’autre). là, re/y et re/n (yes/no, grande symbolique n’est-ce pas ?…) ont un style de combat agressif/très sith, ce qui en soi est assez logique, mais visuellement pauvre au final. et face au chevalier « teutonique », ses coups d’estoc, bof bof. ça ne tient pas la route, il n’y a pas de joie et d’incertitude à les voir se battre. chiant. on attend que ça passe…
    j’arrête là. j’ai dit suffisamment pour confirmer que ce film, peut-être excellent blockbuster en soi, n’est pas un star wars, n’en sera jamais un. le meilleur star wars sous disney reste rogue one, c’est évident. et c’est un vrai star wars, pour le coup.
    cette postlogie est la plus faible, la plus misérable de toutes. et rehausse, considérablement la prélogie, qui n’avait pas la chance d’avoir en son sein les personnages originaux de la trilogie (tout le monde a-t-il passé ce cap ?)
    dernier point : cette postlogie était supposée (les leaks d’avant le 7) avoir yan solo pour le 7, luke pour le 8, liea pour le 9 comme figures tutélaires. c’est le cas pour luke et le 8. c’est aussi le cas pour yan (quelle putain d’apparition dans le 7, et il emporte tout lors de sa mort, à laquelle j’ai pleuré en m’en souvenant -sur le moment, impossible, tellement j’étais interdit).
    mais leia, ma leia, quel hommage t’ont-ils rendu ? qu’ont-ils fait de toi dans cet épisode 9 ? tu meures comme une connasse, la scène étant n’étant pas au niveau (émotionnellement, visuellement, dans sa préparation, etc), alors que tu es mythologique, leia. une figure qui a tant symbolisé, représenté. tu disparais dans la pénombre, en quelques secondes… honte honte et honte sur abrams. cela ne lui sera jamais pardonné, et rien ne le pourrait. ordure.

    • Tornado  

      @Frego : Ton avis est le bienvenu. C’est toujours enrichissant de lire l’avis des autres lorsque c’est fait sans agressiviité. Et avec passion.
      J’avais aimé le prélogie au début, puis, à force de revoir les films, j’ai fini par la détester. Il est donc possible que je finisse par détester cette postologie avec le temps. Pour le moment, la joie d’avoir retrouvé d’anciennes sensations l’emporte…

      • Tornado  

        Quant à cette idée que chaque trilogie s’est écrite au fur et à mesure, il y a quand même plusieurs éléments qui le prouvent (Leïa et Luke qui se roule une pêle fans l’Episode 4 avant de devenir frère et soeur dans l’Episode suivant (et on apprendra d’ailleurs ensuite que ce n’était réellement pas prévu)). Pour la prélogie, il y avait peut-être une ligne directric (entant que prélogie on peut dire que c’était déjà écrit en fait, comme pour Rogue One), mais on voyait bien Lucas changer des tas de choses en cours de route selon les critiques massacrantes (l’ejection de jar Jar Binks entre autres).

        • Eddy Vanleffe  

          pour la prélogie, je dois témoigner d’un souvenir personnel…
          gamin j’étais fauché et je n’ai vu UN nouvel espoir qu’en 1997 avec les nouvelles VHS… avant j’avais vu l’empire contre attaque chez un cousin et le j’vais le retour de Jedi en K7 audio que j’écoutais en feuilletant le livre Panini pour me faire une idée…
          bon ça, c’est pour le volet Zola (j’ai ouvert un cagnotte leetchi…^^)
          tout ça pour dire que j’ai chopé au CDI de mon lycée la roman pocket (argenté avec une couv de Siudmak…) du Nouvel espoir
          Dedans la scène du duel Anakin et Obi-wan est écrite noir sur blanc en flashback. vador tombe dedans et devient vador (pas de mention entre le rapport Anakin/Vador pour ne pas niquer le twist dans le livre suivant… )
          quand j’ai vu l’épisode 3, j’ai été surpris de voir la scène quasi comme je me l’étais imaginé et j’étais bluffé…
          il existe en comics une version du script original de Lucas pour sa guerre des étoiles (c’est le nom du volume je crois…) ça pointe en effet toutes les différences et effectivement Luke et Leia ne sont pas frangins…
          par contre dès la fin de la première trilogie, Lucas a sûrement du écrire une sorte de bible malléable et il faut bien reconnaître qu’il a su retomber sur ses pattes.
          comme pour cette fratrie soudaine, ça a surpris tout le monde et ça a donné les twists les plus célèbres du cinéma alors… on peut pas dire que ça ait été mal foutu…
          et puis oui Jar-jar dégage peu à peu… qui s’en soucie? Lucas gère bien l’affaire puisqu’il devient ambassadeur (upgrade) et se contente se mettre sa caméra ailleurs que sur lui… sinon il est dans l’histoire… c’est pas,
          -Bonjour
          tir de blaster
          mort!

      • Frego Li  

        idem. je t’ai lu avec attention. et ce n’est pas parce que ce que je retiens du film (que j’ai vu en avant-première, et j’étais le seul à penser que ça allait être un four, ce qui a été le cas) s’avère différent de ce que toi tu en retiens, que ce n’est pas complémentaire. en d’autres termes : le sentiment de chacun, ce que tu nommes arrière-goût, est évidemment analysé, et l’on a tendance à prendre des exemples, une tonalité générale pour soutenir notre discours général.
        exemple : je n’insiste pas sur ce que j’ai trouvé de réussi, parce que de mon point de vue, le film est très globalement décevant. et que je tiens mordicus à dire que le film n’est pas un star wars.
        pourtant, j’avais trouvé que ça démarrait plutôt bien. mais le rythme aurait du retomber. parce que là est la signature d’un star wars depuis que cela existe. ce n’était pas là ? c’est de mon point de vue impardonnable. et je jette donc l’eau du bain avec le bébé.
        toi, tu fais le contraire/la même chose : tu insistes sur des aspects positifs, donc tu gardes tout. parce que ce que tu considères de positif est dans ton esprit, il me semble, plus important, que ce qui ne l’est pas. mon contraire, là, pour le coup.
        la menace phantome, je ne te rejoindrais pas, jamais : la scène finale est digne du nouvel espoir, ce qu’il y a de plus réussi dans n’importe quel star wars. parce que ENFIN du combat de jedis/sith, comme l’on en a jamais vu, comme l’on en a pas revu. parce que l’enfant analin est l’objet du fatum (il remporte à lui seul la bataille spatiale, au moment où tout est perdu pour tout le monde, quelque soit le champ de bataille. et c’est là qu’il apporte l’équilibre dans la force, plus que dans le retour du jedi).
        la vérité se situe-t-elle entre les deux points de vue ? je ne suis pas pour les points de vue médian, je pense qu’il faut trancher, s’engager. le temps peut atténuer les perceptions, les analyses s’affiner ou plutôt être complétées par des aspects dont on avait pas voulu tenir compte.
        mais je vais dire un truc -horrible sans doute-, qui va faire huuuurler : la scène de la reine des neiges, où anna sauve sa soeur elsa, en se sacrifiant du meurtre inélucatble qui se prépare (en empêchant la lame d’atteindre sa cible, en la brisant), je m’excuse : mais c’est plus émouvant, et y a pas photo, que la mort de leia qui se sacrifie pour tuer kylo ren afin que rey ne soit pas tuée. en d’autres termes, disney a fait mieux point de vue émotion que abrams.
        en soi, ce ne serait pas important. sauf qu’il s’agit de leia. de leia. et si il y a bien un personnage qui a été novateur, à un point jamais égalé depuis, c’est bien elle : un personnage de femme, totalement femme, et totalement badass. ripley, c’est peanuts à côté. tous les personnages féminins sont peanuts à côté. elle est ENFIN l’équivalent narratif des hommes, elle est une héroine au même niveau que les héros. et finalement, le vrai grand hommage qui lui est rendu, est dans le 8, la scène de l’espace. elle fait ce que l’on avait jamais vu, ni de yoda ou autre : elle est au-delà de tout.
        justice sera rendue au 8. et si le karma existe, alors abrams sera honni pour la mort qu’il a réservé à leia (au moins, solo et luke ont eu droit à de belles scènes, émouvantes, mythologiques, pour leur mort). leia s’en est allé par la petite porte. cela est impardonnable. et il peut avoir des qualité cet épisode 9, et même toutes les qualités du monde, rien ne rattrapera ce qui constituait la figure tutélaire de ce 9, Leia !

    • Matt  

      Ah l’acteur qui fait Calrissian le pauvre, il en peut plus^^
      ça fait défilé de vieux à l’article de la mort qui sont là pour leur chèque et leur petit cameo qui fait plaisir aux fans. ça sert à rien, ça génère une incohérence énorme, mais hop ça passe parce que c’est pour le fan.

      Au moins, encore une fois, dans la première trilogie, il n’était pas encore question de nostalgie et de faire plaisir au fan au détriment du scénar. Là non seulement les incohérences sont énormes, mais elles sont là pour de mauvaises raisons bien commerciales.

      On peut écrire un truc au fur et à mesure sans (trop) se rater aussi.
      Mais là on avait clairement 2 réals qui n’avaient pas la même idée, et puis Abrams a été parachuté sur le 9 après que Colin Trevorrow avait écrit la moitié du scénar je crois.
      Tout comme le film Solo où ils ont viré les premiers réalisateurs pour parachuter Ron Howard après.
      Enfin c’est un truc de fou le merdier en coulisses, on voit clairement qu’ils ne savaient pas où ils allaient, à sans arrêt faire marche arrière, puis demi-tour, etc…

      • PierreN  

        « avant de devenir frère et soeur dans l’Episode suivant »

        J’ai toujours trouvé que Leia réagissait étrangement à cette révélation (là où Luke le prend super mal dans le précédent). Ça n’a pas l’air de la choquer plus que ça.

        • Bruce lit  

          Elle lui dit l’avoir toujours su.

    • Matt  

      ç’aurait été un petit film de série B fait par des réalisateurs débutants, je n’aurais pas gueulé autant.
      Je suis sur le cul de voir à quel point ça peut être mal géré une franchise pareille. On dirait des gosses qui se disputent et se contredisent pour savoir qui va gagner. Et le spectateur au final a un espèce de patchwork qu’il doit réparer lui-même à coups de théories pour que ça ait un semblant de sens.
      Ah mais sans doute que tel ou tel truc est expliqué dans le dictionnaire Star Wars ou le roman XX, ou la saga de comics trucmachin…

      • Frego Li  

        quand on lit après la sortie d’un film les justifications des scénaristes, du réalisateur, des producteurs, du studio, c’est qu’il y a un problème ! et un très gros.
        un film est sa propre justification. il est son service après-vente.
        et le fait que l’on intervienne autant après montre que rien n’est maîtrisé (cela ne concerne pas que star wars, cela dit).

    • Jyrille  

      @Frego : personnellement, le combat entre Obi, Dark Maul et Qi machin dans le SW I, je le trouve vraiment mauvais. Ewan McGregor et Liam Neeson ont beau être à fond (ça se voit), autant je la trouve honteuse et mal chorégraphiée. J’ai préféré celle du 8 dans la salle rouge.

      • Nikolavitch  

        en fait, Maul bouge superbement bien… mais le montage ne le met pas en valeur du tout.

        • Frego Li  

          j’acquiese au propos de nikolavitch (parce que certainement, ça aurait pu être mieux filmé). et puis, il est entrecoupé par ce qu’il se passe su naboo ou dans l’espace.
          on a tous vu, j’imagine l’intensité des entraînements entre ray park et ewan mac gregoor et liam neeson. ce combat, au-delà de la chorégraphie, a un aspect dramatique lourd. l’émotion est là. par exemple, ce qui fait la force de ce combat unique, son acmé peut-être, c’est le visage d’obi-wan quand qqj vient d’être tué par maul. que la porte est encore fermée. qu’on sait qu’elle va s’ouvrir. et que là, on va voir un truc inoui, pour lequel on retient son souffle. et peu importe que la caméra soit bien placée, peut importe que la chorégraphie soit du nijinski, là c’est du mythologique. là, tu as la poitrine gonflée, par que maul ne s’est pas laissé faire par deux jedis, a ensutie tué le plus expérimenté. et qu’il n’en reste qu’un. un qui peut céder à la colère, au passage… et c’est l’un des enjeux de ce combat : que obi-wan bascule du côté obscur, ce qui arrivera à anakin dans la revanche des sith…
          si on ne pense pas que star wars est une mythologie, aux multiples influences comme patchwork, on aime pas star wars, on ne comprend pas star wars.
          dans le 8, salle rouge, de mon point de vue : très mal filmé, trop syncopé. et rey ren sont de piètres combattants. ils manquent de vitesse surtout. et si vous avez tenu des replica (je les avais tous acheté, même le maul, à la fin des années 2000 quand c’est sorti), vous savez que la vitesse est la clé. et les jedis/sith, s’ils sont si forts, c’est qu’ils savent OU sera le prochain coup, pour le contrer. leur prescience leur permet donc d’aller vite où il faut.
          https://www.youtube.com/watch?v=to2SMng4u1k quand tu vois ça, qui est un fan-made, même alec guiness remasterisé déchirerait rey et ren.
          et je ne parle pas d’un yoda de 900 ans, qui tombe la canne face à tyrannus, pour être d’une agilité et d’une vitesse inouie (très bon son combat contre palpatine, on n’en parle jamais assez, avec palpatine qui est tout sauf agressif, qui l’attend).

          • Bruce lit  

            Amen to that bub !

          • Jyrille  

            Alors totalement d’accord avec toi pour l’intensité dramatique de la scène. Maul bouge peut-être bien mais comme je le dis plus bas, il y a trop de coups qui évitent le combattant pour moi, c’était flagrant au premier visionnage, c’était trop gentil. Et non je n’ai pas vu les entraînements entre les acteurs : je ne suis pas et ne serai jamais un fan de SW.

            J’avais vu la vidéo que tu postes : c’est très chouette, et bien meilleur que la scène originelle.

            Je n’ai pas trop de souvenirs de la scène dans la salle rouge, mais je trouve au contraire qu’elle était très bien filmée. Elle marche mieux de ce point de vue selon moi, même si on perd l’intensité du combat avec Dark Maul. La voici :

            https://www.youtube.com/watch?v=fQm9hPmVUCs

            La chorégraphie est plus brutale, elle me semble plus réaliste. Je préfère largement.

          • Bruce lit  

            La vache, je ne te remercie pas Cyrille. Je viens de revoir ça, c’est atroce…Les combattants n’ont aucun style, Rey se bat comme une tennisgirl, le plateau est pas possible, on se croirait dans un clip de Madonna. Bon sang, même les cinématiques des jeux vidéos, surtout celles de Dark Forces avaient plus de chien que ça. Effectivement, tu n’es pas Star Fan 😉

          • Matt  

            Vous en faîtes des caisses tous les 2 pour moi^^
            Le problème de ces films, que ce soit la prélogie ou cette post-logie ne sont pas les combats (quoique celui de la revanche des sith est incroyablement chiant tellement il est long.)
            Bien sûr on peut avoir nos préférences de style mais franchement si c’était le seul reproche à faire, ce serait miraculeux.

          • Frego Li  

            pour éclairer sur les combats, les manières qu’on eu les différents personnages suivant les épisodes : https://www.liveabout.com/lightsaber-combat-seven-traditional-forms-2958067
            (là, on rentre dans le sérieux du truc, attention).
            et je plussoie Bruce : rey, mais ren aussi, ils savent pas se battre. j’ai du le dire d’ailleurs, l’obi-wan/alec guiness du fan-made, il leur aurait marché dessus, même s’il est souvent en posture défensive.

          • Bruce lit  

            Obi Wan est souvent classé dans le top des fans comme le Jedi le plus impressionnant en terme de technique de combat. Lorsque je jouais à SW Battlefront, c’était sympa de voir que chaque Jedi ou Sith avait sa gestuelle.

          • Matt  

            Ouais mais personne ne savait se battre non plus dans la première trilogie. C’était pas les combats le plus important. ça faisait juste partie de l’histoire et c’était dramatique (père contre fils, mentor contre élève) et pas juste pour le show des pirouettes. Amusant que ce soit tout ce qui intéresse les gens maintenant de voir de la baston de sabre laser…

          • Jyrille  

            @Bruce : je pense effectivement que je n’ai pas le background ou l’amour nécessaire pour comprendre votre réticence. Mon ressenti est vraiment meilleur sur ce combat que sur les précédents.

            Mais j’aimerai voir des cinématiques qui ont plus de gueule 😉

          • Frego Li  

            @matt : c’est exactement ce qui est dit : les combats aux sabre-laser étaient un grand moment, pas seulement pour l’aspect combat mais surtout pour le momentum qu’il générait. la force du combat entre maul, obi et qqj, c’est son aspect dramatique. et la musique le dit : duel of the fates !
            qu’ensuite, ils soient beaux, c’est tant mieux.
            mais lorsqu’il n’y a pas d’enjeu fort, si en plus ils sont moches, on s’emmerde.
            sinon, sur le seul combat que tu mentionnes, revanche sith, anakin et obi, la musique est aussi exceptionnelle, comme le combat aussi. mais ce combat a un problème majeur : deux bleus. ça gâche le plaisir. au moins, dans l’attaque des clones, anakin et tyrannus, filmé près du corps, avec ces raies de lumière rouge ou bleues, ça avait de al gueule. mais là, on ne saisit pas suffisamment qui fait quoi, qui contre quoi. ensuite, le périple est un peu long. perso, qu’obi lui coupe 2 bras 2 jambes en un seul coup de sabre, mouaiiiiis.
            on rappelle que maul avait le high ground, qu’obi était suspendu, n’avait pas de sabre, et qu’il a fait sa pirouette dans des conditions plus difficiles qu’anakin, qu’il a récupéré le sabre de qqj, et que malgré tout maul s’est fait découpé en deux. alors qu’il avait son sabre ouvert avant et après, mais fermé quand il se fait trancher en deux.
            bref, il y a toujours à redire, même sur les scènes que l’on aime (quand même ^^)

          • Bruce lit  

            Hum techniquement il ne lui coupe QUE ses deux jambes et 1 bras, le seul qui lui reste étant sa prothèse qui lui sert à s’accrocher sur la rive. Ce qui est finalement pire : comment couper un nombre impair en un coup de sabre ? Un prochain défi Nikolavitch .

          • Matt  

            Oui techniquement il y a de la tension dramatique dans le combat Obi wan/Anakin mais…ça dure trop longtemps, ils vont se promener sur des plate formes au dessus de la lave, tout ça…on dirait un trip touristique pour nous montrer plein de décors pour renforcer la beauté du truc…et le combat devient trop bling bling, il déconcentre. Et en plus il est coupé à plusieurs reprises pour nous montrer d’autres scènes. Et après on revient au combat et on se dit « putain ils ont pas fini ? »
            C’est pas mal chorégraphié mais ils en font beaucoup trop, on perd la tension du moment, ça s’étire dans le temps et on ne fait que regarder des décors…
            Pour moi un combat court et intense, ça marche bien aussi. Sans distraction. Qui va droit au but et ne frime pas.

          • Matt  

            Et je dis ça alors que j’aime bien les films de kung fu, mais souvent les combats « pour la frime » ont un coté comique aussi.
            Lorsqu’on arrive au final devant le grand méchant et qu’il y a un vrai enjeu et du sérieux, souvent ça marche mieux de renforcer la brutalité et réduire les effets spectaculaires.

  • Bruce lit  

    Et ainsi débuter le dernier épisode par l’annonce, via le texte déroulant traditionnel, de son retour par le biais de cette réalité tout aussi hallucinante que cynique : Tout le monde a entendu sa voix (dans la bande-annonce), donc effectivement tout le monde le sait ! Je n’avais pas vu les choses sous cet angle. C’est pourtant évident.

    Du coup le film semble vouloir rattraper le temps perdu J’aime beaucoup ton titre Abrams Cadabra. Pour ma part, je l’aurai intitulé : A la recherche du temps perdu.
    Tout à fait d’accord sur le rythme hystérique du film, c’est sûrement le SW le plus pénible à suivre, j’y ai vu un assemblage de scènes plutôt qu’un tout unifié.

    Joie, j’ai un bon niveau de SW car j’avais repéré tous les easter eggs cités ici. Pour le reste, je me réserve pour l’article de demain…
    Merci pour cet article très complet.

    • Jyrille  

      Ah oui, au fait, Tornado : super titre d’article !

  • JP Nguyen  

    Euh.. Je suis d’accord avec tout le monde. Sauf avec Cyrille, sur certains détails.
    Le duel final Maul-Obiwan, c’est la grande classe, avec musique à l’avenant…
    Ah merde, il faut surtout parler de l’épisode 9… C’est assez incroyable, une telle plantade, sur cette postlogie. Mon côté parano, me le ferait bien attribuer à un non-respect du public. « c’est SW, les gens viendront quand même… »
    Ep 7: Ah ces cons, ils voudraient quand même un scénario original et des personnages charismatiques ???
    Ep 8 : Changeons tout ! Ah merde, on a fait n’importe quoi. ..
    Ep 9 : vite, on le balonne et balancez lui une ampoule d’adrénaline…
    Mais après tout, les chiffres ont été décevants sans atteindre la catastrophe, non ?
    Du coup, le MCU a des tas de gimmicks agaçants, mais côté vision globale, ils ont vraiment assuré !

  • Kaori  

    N’ayant pas vu le film et voulant éviter les spoilers, je ne lirai pas l’article tout de suite, cependant j’ai une question pour Tornado : avais-tu mis ton pull orange ??

    • Tornado  

      Et bien non, j’ai dépassé le traumatisme. Ça y est, c’est bon ! 😀

  • Fredspawn  

    Yes Tornado! Nous sommes d’accord sur 1 film! Super article!

  • Comicsetmerveilles  

    Coucou^^
    Pour une fois (ou alors ça doit remonter), j’ai quasiment le même ressenti que Tornado…
    Pas de larmes néanmoins (j’ai pleuré qu’une fois devant un film, c’était devant l’incompris de Luigi Comencini :p) mais des frissons et surtout la satisfaction d’avoir vu bon très bon film Star wars.

    wild

    ps : bonne année 2020, mes meilleurs voeux à toute l’équipe!

  • Chip  

    Bon, je l’ai enfin vu, et en VF, parce que j’ai des enfants, et ça a participé à la manière dont je l’ai accueilli.

    En préambule : je ne suis pas un *fan* de Star Wars, ce qui ne m’empêche pas d’avoir un avis tranché, notamment sur la pré.

    Mais je partage grandement l’avis de Tornado sur ce IX. Ca valide aussi l’avis de Bruce, SW est désormais englué de manière irrémédiable dans ce qui fait le succès et les échecs des licences : la continuité. Cet épisode, en tout cas, est du pur JJA, du meilleur tonneau : du spectacle, peu de surprises, des belles images, c’est un peu à la trilogie originale ce que 8mm était à Spielberg : un remake bien fait. Contrairement à la pré, les effets spéciaux sont techniquement bons et avec une bonne direction (ça fait plaisir de voir des animatronics dans un SW), les acteurs peuvent donner le meilleur d’eux-même dans des rôles très stéréo- ou archétypiques, il y a une forme de naïveté joyeuse non exempte d’arrière-pensées commerciales, c’est le moins que l’on puisse dire, mais ça marche. Ce film sait prendre les qualités et défauts de la trilogie originale et les magnifier, et les célébrer, ce qui suppose du spectateur l’envie de profiter de ce spectacle comme s’il allait dans un parc d’attraction. « Ta gueule c’est la Force »

    En revanche, je défend le VIII. Le VII était un peu comme cet épisode final mais très plat, il se passe des choses dans le VIII, elles sont surtout thématiques et j’aime vraiment la substance du film, surtout, évidemment, le destin de Luke. Il y a aussi un écho du côté « all is lost » du V, mais ce rapiéçage final consacre cette vérité dernière : on ne peut pas raconter d’histoire nouvelle dans le véhicule principal d’une série.

    • Tornado  

      Effectivement nous sommes d’accord et tu viens d’ailleurs très bien compléter mes arguments car les tiens sont très bien amenés (j’adore ta formule « ce qui suppose du spectateur l’envie de profiter de ce spectacle comme s’il allait dans un parc d’attraction » car c’est exactement ça !).
      En ce qui concerne l’épisode 8 il faut que je sois plus précis : Cet épisode aurait pu me plaire (bien qu’il y ait des scènes affreuses et « sert-à-rien », comme celle de la planète-Vegas) s’il avait été l’Episode 7. Mais en l’état, il se place au milieu de la saga pour la détruire et ne rien construire… Non, à mon sens ça ne va pas.

      • Chip  

        C’est pas tout à fait faux (même si je soutiens que les thématiques sont plus fortes que les intrigues dans SW et que donc, bon), mais à mon sens on ne peut pas le reprocher au film et à l’équipe qui en est responsable : c’est le choix de Disney de faire un calque pour le VII et d’appeler JJ « je répare vos licences en urgence 24/7 » Abrams pour défaire tout ça.

        (L’image d’Abrams en dépanneur est piquée à Hugues Dayez, elle est très bien trouvée)

  • Kaori  

    Ça y est, je l’ai vu !!!
    Je peux enfin lire cet article.
    Et à vrai dire, je suis complètement d’accord avec toi, Tornado.
    Merci pour la récap des scènes clins d’œil, j’en ai raté quelques-unes (je n’avais pas saisi l’allusion avec les 42 ans, et je n’arrivais pas à situer la médaille de Chewbacca).
    Merci aussi pour le passeur d’épices, lol. Si j’avais bien perçu la filiation entre Han/Yan et Poe, je n’avais pas fait le rapport avec contrebandier…

    Enfin, je partage ton avis sur les haters qui se proclament fan de la saga mais ne font que critiquer chaque tentative de parler au public ou le surprendre…

    Moi aussi j’ai versé quelques larmes, j’ai été émue par ces 3 amis qui sont la relève de la Postologie, j’ai trouvé que chacun des 3 avait sa propre identité, et qu’ils formaient une équipe charismatique et attachante…

    Oui, bien sûr il y a des incohérences (je n’ai pas pigé pourquoi Palpatine veut mourir puis après veut tuer Rey et Kylo Ren….), mais quel SW en est dénué ?
    Donc teamTornado pour le coup 🙂

    La BO : sympa

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