A Iceberg de jouer !

Operation Zero Tolerance par Scott Lobdell et Collectif

Logan pourquoi tu squattes les couvertures des copains ?

La couverture de l’omnibus VO, pas du tout représentatif de son contenu ©Marvel comics

1ère publication le 04/04/14- Mise à jour le 17/07/18

Une glacière de BRUCE LIT

VO : Marvel

VF :  Panini

Opération Zéro Tolérance est le chant du cygne de Scott Lobdell qui suppléa pendant 5 ans au papa des Xmen modernes , Chris Claremont. Les épisodes de la série mère ont tous été illustrés par Carlos Pacheco. Le Wolverine de Larry Hama marque le début de carrière chez Marvel de Leinil Francis Yu. Les épisodes de Génération X sont illustrés par Bachalo, toujours avec Lobdell au scénario. 

Cet article est basé sur la lecture de l’omnibus paru en VO. Panini a édité tout ça en VF en début de sa carrière dans des albums star des bacs à soldes. Une édition complète du crossover reste encore à imaginer. 

Bastion triomphant !

Bastion triomphant ! ©Marvel comics

Après Onslaught et l’assassinat de Graydon Creed , candidat extrémiste à la présidentielle , la paranoïa anti mutant est à son paroxysme. Fort de l’appui de l’opinion publique et de l’appui tacite du gouvernement américain, Bastion, un mystérieux personnage lance un assaut national contre les mutants.

Scott Lobdell a l’intention de donner aux racistes de terre 616 un champion. Xavier est l’icône des bons mutants, Magneto des mauvais, Bastion sera celui des humains. Son arme ? Un nouveau modèle de sentinelle assez terrifiant. Des civils sont en effet porteurs de nano technologie qui transforme à son insu l’homme de la rue en machine de guerre. Après le professeur Xavier que Bastion torture depuis des mois, après la courageuse Jubilee qui va lui résister tant bien que mal, Cyclops, Storm, Wolvie, Canonball et Jean Grey succombent à leur tour à l’assaut de l’operation Zero Tolerance . Contre toute attente , c’est Iceberg le clown de service et le Xman le plus sous estimé , y compris par lui même , qui va improviser une cellule de résistance et mener un assaut désespéré contre Bastion. Pour ce faire il va recruter  Cecilia Reyes , Marrow et Sabra.

Iceberg, un leader improvisé en difficulté !

Iceberg, un leader improvisé en difficulté ! ©Marvel comics

Zero Tolerance est le chant du cygne de Scott Lobdell , celui qui fit des Xmen des 9O’s , le plus gros vendeur de l’histoire des comics . Il est préférable d’avoir lu l’intégralité de son run pour en apprécier la profondeur. Depuis les événements de X-Cutioner’s Song, Lobdell s’est employé à faire monter la pression sur les élèves de Xavier. Jamais , même chez Chris Claremont, les enfants de l’atome n’ont tant souffert et douté de leur mission : Wolverine est mortellement blessé, Gambit et Colossus sont des traîtres, Xavier s’est transformé en monstre, le Sida mutant décime la population et la présence du psychopathe Sabretooth à l’hôtel Xavier achève de semer le doute.

En filigrane de ces événements, Lobdell s’est attardé sur le destin de Bobby Drake. Au début de son run, Mikael Raspoutine le transforme en lagune avant de le recomposer ex nihilo. Drake se rend compte que son pouvoir est peut être plus grand que d’envoyer des boules de neige. Possédé ensuite par la reine blanche avec qui il va entretenir une relation érotique, il va réaliser que son pouvoir n’a plus de limites : Drake est capable de reconstituer des parties de son corps amputé, de se transformer en eau, de contrer les manipulations psychiques d’Onslaught et de battre en un clin d’oeil Legion ! Lobdell écrit ainsi en parallèle de l’action des Xmen, l’histoire touchante d’un jeune homme dont la famille, la bonté et la gentillesse ( il est le seul Xman à ne pas avoir sombré du côté obscur ) l’ont empêché d’explorer son destin. Après avoir entamé une forte amitié inattendue avec Rogue, Drake a quitté les Xmen pour s’occuper de son père, bigot et blessé à mort par des extrémistes. Son départ ébranle même Wolverine.

Des nouvelles Sentinelles

Des nouvelles Sentinelles ©Marvel comics

Lorsque Lobdell décide de confier le sort des mutants à Iceberg, la toile qu’il a patiemment tissé depuis 5 ans auprès du glaçon devient cohérente. Il met son mutant préféré dans les bottes de Scott Summers au moment de Krakoa : un Xman expérimenté supervise des bleus indisciplinés pour sauver l’ancienne équipe. Et certains moments de Zero Tolerance sont irrésistibles : alors que la situation est dramatique et promet de mener à Days of Future Past, Iceberg lutte pour se faire obéir , se fait envoyer balader par Cecilia Reyes qu’il vient de sauver et se fait passer un savon par Storm alors qu’il a battu Bastion! Pendant les combats, ses vannes exaspèrent ses adversaires mais il est capable de noblesse et de profondeur face à Bastion en le battant sur le terrain de l’idéologie, signe que l’humanisme de Xavier a quand même des effets bénéfiques.

Pourtant, tout n’est pas parfait dans Zero Tolerance. A l’inverse des scénaristes Marvel d’aujourd’hui, Lobdell s’intéresse d’avantage aux personnages qu’à l’action. Les titres X sous son égide gagnent en psychologie ce qu’ils perdent parfois en cohérence. C’est ainsi que les aspects politiques et sociologiques de Zero Tolerance sont à peine esquissés : Une armée privée qui lancerait une grave violation des droits civils contre des citoyens américains sans l’aval du président ? Il faut l’intervention de Robert Kelly deux jours après le début des hostilités pour le Shield intervienne ? Comment Bastion a t’il pu monter les échelles hiérarchiques aussi facilement ? Et quelles sont réellement les pertes civiles de ces événements ?

Hop ! Un p'tit teaser pour Heroes Reborn !

Hop ! Un p’tit teaser pour Heroes Reborn ! ©Marvel comics

Après des sagas comme Civil War qui abordait patiemment ces points de détails , le lecteur Marvel a le droit de trouver ces négligences irritantes. Tout comme certaines fautes de script : Episode 1 Iceberg vole au secours de ses amis. Episode 2 envoyé par Charles Xavier, il aide Cecilia Reyes dont l’identité secrète est mise à mal par les fichiers de Charles Xavier. Problème : celui ci est incarcéré depuis des mois, privé de télépathie et il est bien dit que les fichiers du prof ont été volés par Bastion. Bobby ne peut donc pas avoir eu accès à ces fichiers infestés de sentinelles.

Au coeur de l’action , Lobdell s’embrouille les pinceaux. La chute de Bastion est lié au kidnapping du fils de Charlotte Jones qui n’ a aucun lien avec les mutants. Ce Mcguffin est indigne du talent du scénariste. Enfin , si Lobdell est le principal artisan du crossover , les suiveurs de Xforce , Cable et Generation X ne développent rien sur l’opération Zero Tolerance. On en sait finalement pas plus sur les origines de Bastion en 400 pages … Bastion se contente de capturer ses adversaires alors qu’il a l’occasion de les tuer plusieurs fois. Lui qui semble avoir une fiche détaillée sur chaque Xman oublie le healing factor de Logan !

Jubilee, Bastion et Chris Bachalo dans un épisode inoubliable !

Jubilee, Bastion et Chris Bachalo dans un épisode inoubliable! ©Marvel comics

Contrainte éditoriale ?  Toujours est il qu’à la fin de Zero Tolerance Scott Lobdell et Larry Hama quittent l’univers X et laissent les Xmen et Wolverine à la merci de tacherons qui vont couler la licence . Zero Tolerance est pourtant bourrée de bonnes idées et il suffit de lire le Lobdell manifesto à la fin de l’édition pour s’en convaincre . Il s’agissait de déposséder les Xmen de leur manoir, de la technologie Shi’ar, de leur salle des dangers et de revenir à l’époque des tensions entre eux.

La conclusion de Zero Tolerance est parfaite à cet égard : les nouveaux arrivés suscitent la zizanie chez les mutants qui passent leur temps à s’engueuler autour d’un Cyclope mourant.Bourré d’humour et d’imagination , les pouvoirs des mutants vont être utilisés de manière complètement loufoque. Lobdell , malgré ses défauts , aura finalement été totalement visionnaire puisque ce qu’il prônait ce qui est actuellement appliqué par les scénaristes actuels : un exil loin de Wetchester, une situation de siège permanent sur Utopia et le schisme entre Scott et Logan . Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que Bastion réapparaisse à cette occasion. Les sentinelles nano technologiques seront d’ailleurs le thème fort de Grant Morrison.

Les "vraies couvertures" de l'époque garanties sans griffu...

Iceman vs Bastion ! Les « vraies couvertures » de l’époque. ©Marvel comics

Et qui vient illustrer les mésaventures actuelles des mutants ? les dessinateurs de Zero Tolerance : Bachalo et Pacheco ! Pacheco fournit de superbes planches pleines d’action même si le langage corporel des personnages semble parfois figé. Son Iceberg est peut être le plus beau de l’histoire marvel : energique, et aérodynamique. Avec Madureira, Pacheco offrait une heureux métissage entre le comics et le manga, ce qui n’était pas le cas de Ben Raab, Jeff Matsuda et Adam Polina. Il semble qu’il ait manqué de temps sur le dernier épisode où Terry Dodson signe quelques pages ( non créditées).

Le lecteur assistera aux premières planches du jeune Leinil Francis Yu sur Wolverine. Son trait est toujours très nerveux, cru et plus appliqué pour les personnages feminins qu’aujourd’hui . Cette critique concerne bien entendu la série Xmen et Wolverine. Je fais comme d’habitude l’impasse sur les épisodes laborieux de Xforce , de Generation X et de Cable . On nage ici en plein symptôme des crossovers des 90′s , c’est à dire affubler le label Zero Tolerance à toutes les histoires où Bastion apparaît sur une page …. Malgré tous ces défauts , c’est une histoire à laquelle je reste très attaché et à laquelle j’enlèverais probablement une étoile si je la redécouvrais aujourd’hui. Bourré de bonnes idées inabouties, d’action inhabituelle , Zero Tolerance est le reflet d’une époque où n’importe quel Xman pouvait tenir la vedette. Les éditeurs n’ont bien sûr rien compris puisque c’est Wolverine qui fait la couverture alors que , durant tout le run de Lobdell , son rôle sera minime afin de laisser aux autres personnages l’espace de s’exprimer.

Iceberg joue à l'icône ( de glace ! C'est nul mais c'est mon blog, non ? )

Iceberg joue à l’icône (de glace !) ©Marvel comics

22 comments

  • sam  

    Ahhhh mon tout premier crossover X-Men !!! les premières fois c’est toujours spécial…ça fait un peu mal au début, puis y a une accélération très rapide ensuite et tout finit toujours trop vite…

    Au delà de la blagounette pas drôle…je me souviens que j’avais assez apprécié ce crossover qui dans l’ensemble mettait vraiment les X-Men au pilori, avec cette scène dès le premier épisode où les hommes de Bastion envahisse le manoir des X-Men complètement vide…

    Je crois que le problème principal de ce crossover est que l’on partait avec la promesse d’avoir l’origine de Bastion enfin expliquée et qu’au final il a fallu s’asseoir dessus et surtout la conclusion qui voit le revirement d’un sénateur Kelley qui avait tout avalé jusque là…du coup tout ça fait un peu « on a monté le menace de Bastion pendant des années, et au final on désamorce ça par un élément extérieur … ». on pouvait même se demander pourquoi Bastion ne se passait pas tout simplement de l’autorisation du gouvernement !!!

    Je pense que Lobdell avait un plan plus important et ambitieux pour cette saga qui clôt son run et que c’est Marvel qui n’a pas voulu suivre …pour je ne sais pas trop quelle raison, sans doute le désir de voir le personnage de Wolverine plus mis en avant alors que Lobdell avait justement tendance à le laisser un peu de coté. D’ailleurs ça n’a pas coupé, dès que Joe Kelly et steve seagel (aucun lien) son arrivés, Wolvie s’est retrouvé dans tous les épisodes tant d’Uncanny que X-Men…

    Sinon je garde également un bon souvenir des épisodes de Gen X, également signés Lobdell, qui voyaient Jubilee se faire torturer alors que le reste de l’équipe passait à la trappe pendant quelques épisodes…Qui sait le fait de gérer tout cela tout seul aura peut être été trop lourd pour Lobdell qui en fait signait 3 séries X-Men en plein crossover !!!

    Donc un bilan mitigé, mais de vraies conséquences, entre Cyclope aux fraises pendant un moment, le manoir dépouillé de sa technologie, Gambit abandonné au pôle, Marrow intégrée à l’équipe et qui est alors un vrai élément anarchiste …

    • Bruce lit  

      Marrow rappelait le Wolvie imprévsibible du début.
      Si je me souviens bien, Lobdell n’ a pas été suivi par Marvel et envisageait de tuer Iceberg.

  • Présence  

    Comme d’habitude, les images apportent une autre dimension au commentaire. L’armure « Heores rebord » d’Iron Man fait peur à voir. Le personnage de Marrow devait être bien nul pour que si peu de créateurs aient tenté de la ramener depuis.

    Une question un peu morbide – Ne connaissant pas cette époque, j’ai l’impression en lisant ton commentaire que Lobdell n’a même pas recours à l’artifice du décès d’un personnage dans son histoire. Qu’en est-il ?

    • Bruce lit  

      Lobdell a fait des merveilles en tuant psychologiquement Charles Xavier. C’est la plus belle mort qui puisse exister à mes yeux. Comme Miller avec DD; Lobdell sait qu’on ne tue pas une licence.En brisant le personnage, comme Wolverine, il crée un moment clé du perso sans l’éliminer.

      Lorsqu’il tuera Colossus quelques années plus tard lors d’un retour de 6 mois pour préparer le terrain pour Morrison, il boucle encore une fois un arc cohérent logique avec la descente aux enfers de Peter décrite sur plusiseurs années.

      J’aimais beaucoup Marrow. Elle a eu un certain succès d’ailleurs puisque elle apparaissait dans les Jeux Xmen de l’époque. Alan Davis l’a beaucoup choyé durant son run.
      C’est Maggot que les fans détestaient.

  • sam  

    Ouiiiiii c’est que je me disais à la lecture, ça aurait été tellement logique !!! mort apparente de Iceberg qui écrase idéologiquement Bastion qui se retrouve hanté par ce que lui a dit Bobby alors qu’il poursuit sa programmation : tuer tous les mutants, on aurait enchaîné logiquement sur sa création tout cela menant à un retour triomphal des X-Men boutant le vil manant !!! la disparition de Iceman pendant quelques temps ne faisant que renforcer le personnage, son absence affectant tous les membres des X-Men !!

    • Bruce lit  

      Iceman est mon mutant préféré. Je le compare souvent à Peter Parker. Il est l’un des seuls Xmen à n’avoir jamais été tué !

  • sam  

    Chuuuutttt faut pas le dire !!! sinon Marvel et Bendis vont s’en rendre compte !!!

  • Tornado  

    Quand tu écris « Il est préférable d’avoir lu l’intégralité de son run pour en apprécier la profondeur », je comprends pourquoi je n’ai pas tellement accroché à ce crossover. Ce que j’avais préféré, c’était l’épilogue lorsque les personnages reprennent leur vie normale au manoir…

  • Marti  

    « ( il est le seul Xman à ne pas avoir sombré du côté obscur ) »

    Une affirmation qui a d’ailleurs été valide jusqu’à très récemment, il me semble que dans les derniers épisodes Astonishing X-Men de Marjorie Liu (que personne n’a lu sur la Terre n’a lu j’ai l’impression) Iceman devient mauvais, infecté par une graine d’Apocalypse ou un truc du genre.

    Le développement du personnage continue d’être en dent-de-scie depuis OTZ, c’est un peu le même syndrome que Johnny Storm (voire Peter Parker) : dès qu’un scénariste le fait grandir, tous les développements sont anéantis par le suivant avec un « back-to-the-basics » parce que c’est comme ça que le personnage est conçu et que c’est son rôle dans l’équipe d’être le déconneur-grande gueule en fait pas toujours sûr de ses propres capacités ; pour les pouvoirs c’est pareil, un potentiel immense qui sert parfaitement une fin de run de scénariste qui aurait passé une partie du temps à mener à ça, mais qui devient (illusoirement ?) ingérable pour les auteurs suivants.

    • Bruce lit  

      Bonsoir Arathorn !
      effectivement c’est tout le destin de Bobby Drake ça. Juste où une série se sentre sur lui, elle est arrêtée !
      Tu as complètement raison autour du fait que Bobby est le Peter Parker Mutant. C’est navarant de voir à quel point les scénaristes manquent d’imagination. Maintenant, Jason Aaron lui réserve de belles séquences dans son Wolverine et les Xmen !

  • Matt  

    Je crois que le premier truc des x-men que j’ai lu dans la période des années 90, c’était l’équivalent du TPB « Powerless » où le maitre de l’évolution manipulé par Sinistre retirait les pouvoirs d’un bon paquet de mutants (voire tous, je sais plus)
    C’est vieux, je ne me souviens pas trop de la qualité du récit mais je me souviens de personnages comme Marrow que j’aimais bien, et qui faisait partie des mutants plutôt contents de ne plus être défigurés par leurs pouvoirs. Je regrette qu’on ne la voit plus, elle. C’était aussi un perso avec lequel j’aimais bien jouer dans le jeu vidéo « marvel vs capcom 2″
    Des fois il en faut peu pour trouver un perso cool.

    C’est une des raisons qui me donne envie de lire ce cross. Et histoire de dire que je ne rejette pas bêtement tous les récits des années 90. Et là c’est sur la fin des années 90, les artistes sont plus intéressants (du Madureira, du Alan Davis) C’est déjà mieux que les erzats de Jim Lee qui ont sévi au début des années 90.

    Par contre, je me demande si je vais y comprendre quelque chose sans avoir lu tout ce qui se passe avant vu que tu précises qu’il vaut mieux avoir lu tout le run de Lobdell.

    Tornado, par curiosité, vu que j’ai cru comprendre que tu ne lisais pas en VO, tu as lu quoi en VF pour suivre ce crossover ?
    Merci

    • Tornado  

      Ah, je n’avais pas vu ta question, Matt ! Et là c’est par un pur hasard que je tombe dessus…
      En VF l’intégralité du crossover était sorti en revues Marvel France avec une numérotation très pratique sur chaque magazine (X-men, Wolverine, Marvel Top, etc.). Il y en avait 7 au total.
      Ensuite ils ont réédité l’essentiel en albums 100% Marvel (collection souple). J’avais lu ces albums, en les complétant avec une ou deux revues.
      C’est parti au bac à soldes, il y a longtemps…

  • Ben Wawe  

    À la lecture de cet article, fort agréable, et de vos commentaires, où je retrouve beaucoup de raisons de mon intérêt sur Iceberg, je ne peux pousser qu’un soupir de lassitude et de regret en voyant ce que le personnage est devenu…

    • Bruce lit  

      Ah?
      Iceberg reste un personnage cohérent de bout en bout.
      L’épisode de Bendis sur son coming out est mauvais, certes, mais c’est l’un des seuls perso Marvel à ne pas avoir été nimportenawaké.

  • Eddy Vanleffe  

    L’article est meilleur que mon souvenir de l’arc…
    Bruce est un su^^pot maléfique qui nous pousserait à aimer des trucs qu’on veut pas lire :)

    l’histoire d’Onslaught a mis un frein considérable à ma passion pour les X-Men et j’ai tendance à arrêter mes lectures mutantes à la fin de l’ère d’apocalypse…
    Ceci dit comme c’était un des premiers 100%, j’e l’ai lu et je l’ai trouvé pas mal sans plus.
    Iceberg est en effet la star du bouquin et c’est bien parce que, c’est pas souvent…

    Pour son Coming out, je trouve ça complémentent opportuniste et mal fichu.
    Je sais qu’on va me dire qu’on se réveille souvent quadra et gay d’un seul coup et à la limite, c’est pas là dessus que j’ai tiqué le plus…
    Non moi c’est le côté, on ne gère pas cette histoire, Iceberg est gay pour les statistiques…
    pas un seul flashback pour nous dire que c’était déjà en filigrane (Non pour ça il faut lire Comic Box), pas une seule conséquence.
    Non car les x-men étant devenu une sorte d’univers de poche où l’intolérance est interdite, le fait qu’il soit gay n’étonne, ne choque personne, pas même ses ex…
    le seul pour qui c’est un problème, c’est Bobby lui-même. quand il en parle, on lui répond même pas…
    Marvel se déconnecte de la réalité à un point où pas un seul gay ne peut se reconnaître dans Bobby qui n’affronte jamais ce que le monde a de méchant à lui dire.

    un you tubeur-gay- nommé Durendal parlait du film Love Simon à propos de cet imposture de parler d’une histoire d’amour Gay sans vraiment aborder le propos et j’ai trouvé » son analyse assez pertinente sur la question.
    Ce qu’il ya de magique dans les comics, c’est qu’on peut toujours corriger le tire et que les séries se suivent sans forcément se ressembler, mais ce que j’ai lu sur le Iceberg gay( le run de Jeff Lemire) m’a semblé factice de bout en bout…

    • Bruce lit  

      Non car les x-men étant devenu une sorte d’univers de poche où l’intolérance est interdite, le fait qu’il soit gay n’étonne, ne choque personne, pas même ses ex… le seul pour qui c’est un problème, c’est Bobby lui-même. quand il en parle, on lui répond même pas… Très belle formule Eddy.
      Effectivement quelques années auparavant, Marjorie Liu lors de son espèce de saga où Iceberg devient un vilain, il est encore un homme à femme.
      On ne sort pas avec Bobby Drake, on endure. Voilà, la seule formule sans doute explicite (sic) à la sexualité de Iceberg dans la bouche (re-sic) de Lorna Dane, le soir de sa bachelor party légendaire de Chuck Austen.

      La série Iceberg : je n’ai entendu que de bons échos. Quelqu’un a tenté ?

      • Ben Wawe  

        Pas encore. J’avoue que, si je ne suis pas fan du coming out de Bobby, c’est parce que ça a été mal fait, comme expliqué plus haut. Bendis ne fait pas l’effort de contextualiser ou d’argumenter, il utilise une jeune Jean insupportable… Et voilà.
        Et, en soi, vu l’historique amoureux de Bobby, je l’aurais plus imaginé bi que gay ; je trouve ça fort mal écrit et avancé. Et surtout si opportuniste…

    • Matt  

      Je suis allé voir la vidéo de Durendal. Et c’est vrai que je comprends où il veut en venir.
      Déjà moi j’ai jamais vu une brute d’école crédible dans un film. C’est toujours des mecs ridicules qui seraient plutôt du côté des victimes tellement ils ne font pas peur. A croire que les gens qui écrivent ces trucs n’ont jamais été victime de harcèlement à l’école, ou qu’ils ont oublié, ou qu’ils imaginent que les gosses exagèrent toujours.
      Ce n’est pas bien pris au sérieux tout ça. Les gamins peuvent être bien plus cruels que les brutes de pacotille qu’on voit dans les films.

      Une citation de Leault qui m’avait marqué à la lecture de sa chronique sur courtney Crumrin :

      « L’un des points les plus étonnants et méritoires reste la manière dont Naifeh traite les enfants qu’il met en scène, notamment Courtney. Son aspect acide et cynique est particulièrement remarquable, d’autant que nombre d’auteurs font tenir – souvent à tort si l’on considère l’extrême dureté du monde de l’enfance – bien trop de propos gentillets aux gamins qui peuplent leurs histoires. »

      • Eddy Vanleffe  

        On pense ce qu’on veut de Durendal, mais là on sens qu’il sait de quoi il parle et on sens la révolte maîtrisée qui tente de sortir presque douloureusement de son gosier…
        Le mec ne s’apitoie pas, il est juste très gêné par ce film…
        Je crois que ces épisodes de X-Men lui feraient le même effet…

      • Matt  

        « On pense ce qu’on veut de Durendal »

        J’en pense rien, je le connais pas vraiment.
        Cela dit..ça me fait penser…c’est pas le même Durendal qui avait fait des sagas mp3 il y a un paquet d’années ? Il était gay aussi, alors ça fait 2 Durendal qui font des trucs sur le net et qui sont gays…donc je me demande.

        • Eddy Vanleffe  

          Je crois que si, il en parle une ou deux fois de ses début sur le net avec des pastilles humoristiques en mp3…

          Bon après je ne suis pas toujours d’accord avec lui (c’est normal de toute façons) car il aune vision du cinéma très..à lui…
          il est cohérent avec lui-même, il veut « ignorer » les supports de départ. Pour juger le film en lui même. il dont évident qu’avec ce genre de critère le MCU se fait souvent tailler… :)

  • OmacSpyder  

    Il y a aussi un excellent numéro de Collants sur le Divan #Iceberg qui reprend le fil de la vie sentimentale de Bobby Drake, en expliquant notamment la trame sous la couche de glace..! :D

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