ARTS MENAGERS (The Cure)

 

THREE IMAGINARY BOYS par The Cure

Par : 6 PATRICK FAIVRE

Cet article portera sur le premier album du groupe britannique The Cure réalisé en 1979.

1ère publication le 13/06/17 – MAJ le 24/07/20

Out of the blue and into the black

« Out of the black and into the pink »

 

Pour moi l’histoire commence en 1985, plus précisément à la rentrée scolaire de cette année.
J’entre en seconde et je m’éloigne avec grand soulagement de l’enfer du collège.
J’ai déjà entendu quelques morceaux de The Cure, dont notamment Let’s go to bed ou The Walk, qui m’avaient bien plu, sans pour autant que je puisse donner un nom à leurs auteurs (farfelus dans leurs clips).
Ainsi donc en ce beau mois de septembre un ami de ma sœur (de deux ans mon ainée) lui avait enregistré une cassette audio entièrement consacrée à The Cure (Ah la belle époque où l’on pouvait échanger des cassettes faites à la maison ! L’objet est disgracieux et peu fiable, mais cependant très conviviale).

Sur cette cassette se trouvait les deux aspects les plus extrêmes de la musique du groupe de Robert Smith : en Face A il y avait Pornography leur album de 1982. Le versant le plus sombre et le plus tourmenté. En face B on retrouvait Japanese whispers produit seulement un an plus tard et qui pourtant était leur album le plus pop et le plus joyeux !
Le feu est la glace réunis sur la même cassette.
La bombe était lancée, touché coulé, coup direct au but, en deux fois 45 minutes j’étais devenu fan et ma vie ne sera plus jamais la même !

A partir de là fini les bande dessinées, fini les comics, mon amour pour la BD passera au second plan (j’arrêterai d’ailleurs purement et simplement ma collection de Strange quelques mois plus tard).
Et pour cause ! Rappelez-vous, en ces temps reculés être Geek était loin d’être cool, comme c’est le cas aujourd’hui ! Au contraire cela vous désignait d’office comme un mouton noir et une bête curieuse (et arriérée). Bref avouer lire des Comics passé un certain âge revenait à peu de chose près à se dessiner une grande croix rouge sur le front en criant « frappez-moi ! ».

Tandis qu’avec la musique, la passion prenait une autre ampleur ! De gros Geek névrosé on devenait branché, sombre et mystérieux ! La vache je ne perdais pas au change ! (Bon il me faudra 4 ans environ pour comprendre que l’un n’empêchait pas l’autre et de revenir aux comics en découvrant les joies des VO en 1989… Mais ce ceci est une autre histoire).

La génération du regard est en marche

La génération du regard est en marche

Désormais ma mission consistera à réunir tous les albums de Cure et plus largement tous les disques portant le nom du groupe sur la pochette : singles, maxi, pirates, projets parallèles… et bien évidemment entasser toute la doc possible (magazine, fanzine, livres…) sur les messies de l’angoisse ! Bref le statuquo du fan quoi.

Dans la pile des magazines consacrés à Cure une couverture marquera durablement mon esprit : celle du Best de décembre 1985 où Robert pose en gros plan sur fond noir. Avant de rentrer en cours un camarade de classe interpellé par l’allure décoiffée du groupe s’esclaffa « Ahah tu t’imagines te pointer au bahut avec cette dégaine ?! ». Et oui coco je l’imagine tellement bien que j’adopterai ce look quelques semaines plus tard pour les 3 ou 4 années à venir !
La génération du regard était en marche.

Trois garçons dans le brouillard

Pour Cure évidemment l’histoire commence bien plus tôt dès 1977.
Un groupe se forme à Crawley (dans la banlieue de Londres) répondant au doux nom d’Easy Cure, leur groupe précédent (Malice) ayant fait long feu.
Ils donnent leur premier concert au St Edward’s Hall le 22 avril de la même année. Ils enregistrent ensuite leurs premières démos chez les parents de Robert Smith (qui n’est pas encore le chanteur du groupe !). Répondant à une annonce du label Hansa Records le groupe envoie ses premières compositions. Après une audition ils seront sélectionnés et obtiendront un contrat de 5 ans !

Pas de bol à peine signé le chanteur de l’époque (un certain Peter O’Toole – aucun rapport avec l’acteur) quitte le groupe pour aller vivre dans un Kibboutz en Israël (me demandez pas) ! Robert Smith chantant le moins mal des « survivants » prendra sa relève.

Le groupe commence à prendre confiance en lui notamment en enchaînant les concerts. Ils enregistrent parallèlement de nouvelles démos pour le label. Hélas le résultat ne convient pas du tout aux responsables qui les trouvent beaucoup trop Punks pour eux ! Le contrat est rompu en mars 1978 !
Des années plus tard Robert Smith déclarera à ce sujet « Je suis content de n’avoir rien sorti à cette époque, nous aurions passé pour des Punks ayant mal tourné ! ».

En mai 1978 Porl Thompson (futur beau-frère de Robert Smith) quitte le groupe, le réduisant à l’état de trio : Michael Dempsey (basse), Laurence –Lol- Tolhurst (batterie) et Robert Smith (guitare et chant). Le trio imaginaire est formé, prêt à rencontrer son destin !

 

Toujours en 1978, le groupe est repéré par un certain Chris Parry (ancien batteur du groupe Néozélandais Fourmyula) directeur artistique chez Polydor. A son actif : la coproduction du premier single de The Jam (excusez du peu). Le Punk explosant cette année-là il se tournera vers des sonorités plus brutales, notamment celles de Siouxsie & the Banshees. Il ne tardera pas à fonder son propre label (sous licence Polydor) : Fiction Records. La première référence du label sera le premier 45t de Cure Killing an arab ! Celui-ci inspiré, comme chacun sait, du roman d’Albert Camus L’étranger sera le morceau emblématique du groupe pour 3 décennies à venir.

Cette année-là Cure publiera pas moins de 3 singles dont nous ne parlerons absolument pas ici car… ils ne seront étonnement pas présents sur leur premier album dont je vais vous causer !

Catalogue Ikéa Post-Punk

Le premier album de Cure est finalement publié au mois de mai 1979.
La chose qui choquera le plus à la sortie du disque est bien évidemment son côté visuel ! Pensez donc à la fin des années 70 criardes et (faussement) glamoureuses, voici qu’un nouveau trio d’une jeunesse insolente illustre leur premier album d’objets ménagers d’une banalité affligeante ! Une lampe, un frigo et un aspirateur… Le tout sur fond rose ! C’est le catalogue des 3 Suisses ou quoi ? (Non non les 3 en questions sont bien Anglais et non pas Helvètes).

Tout d’abord clarifions les choses : au grand dam de Robert Smith le groupe n’a absolument pas été consulté ni sur le choix des titres ni sur celui de la pochette de l’album ! (ceci lui servira de leçon puisqu’à partir de là il prendra soin d’être seul maitre à bord pour le choix du contenant et du contenu). Pour l’heure l’artwork est l’œuvre de Bill Smith (un homonyme, ne cherchez aucun lien de parenté) directeur artistique chez Polydor. Si vous ne connaissez pas son nom vous connaissez sans aucun doute son œuvre ! Le gus a un palmarès impressionant de plus de 2.000 pochettes de disques ! De Genesis à Kate Bush, en passant par Black Sabbath ou Sigue Sigue Sputnik ! Incroyable.

Quelques pochettes réalisées par Bill Smith

Quelques pochettes réalisées par Bill Smith

Des années après les faits l’intéressé commentera ainsi la création de la pochette du premier Cure : « Quand j’ai rencontré les gars de The Cure pour la première fois, avant de créer la pochette de Three Imaginary Boys, ils étaient assez étranges, Robert Smith était très dynamique. Mais ce que je ressentais, c’est qu’ils représentaient une certaine classe moyenne banlieusarde anglaise. Pour cette raison, j’ai eu l’idée de faire une pochette qui ressemblerait à une page du magazine d’aménagement intérieur Ideal Home. J’ai mis des images d’appareils domestiques au lieu de photos des trois membres du groupe. Le plus drôle, c’est que les gens parlaient davantage de la pochette que du disque ! Ils se demandaient quel appareil était Robert, lequel était Michael Dempsey et lequel était Lol Tolhurst !»

A ce titre pour les fans cela ne fait pas de mystère : la lumière c’est Robert !

Quoi qu’il en soit le designer poussera son concept minimaliste jusqu’au bout puisque non content de ne pas faire figurer la photo des membres du groupe, il n’indiquera pas non plus le nom des morceaux ! En effet chaque titre est remplacé au recto de la pochette par des photos les symbolisant ! Le puzzle est reconduit sur l’autocollant central du 33 tours où les titres sont cette fois figurés par des pictogrammes ! (Un téléphone pour 10.15 Saturday night, un palmier pour Fire in Cairo, un crochet à viande pour Meathook, etc…)

En dehors de ces menus indices (indéchiffrables pour les non-initiés) c’est nuit et brouillard ! Le degré zéro de l’information !
De nos jours cet esthétisme froid et Arty aurait un tout autre nom : celui de Suicide commercial !

La plupart des fans durent attendre l’édition américaine de cet album l’année suivante (TIB n’étant pas sorti au pays de l’oncle Sam, les Yankees eurent droit à une version de l’album agrémenté des 3 singles et qui fut rebaptisé Boys don’t cry) pour découvrir le nom des morceaux !
Les titres sont désormais clairement indiqués sur la réédition CD ce qui est finalement assez regrettable tant le mystère et l’énigme font parties intégrantes du charme de Cure !

Même la cassette d’époque préservait le mystère

Même la cassette d’époque préservait le mystère

Les messages cryptés avaient du reste le vent en poupe en cette fin d’années 70, puisque le label Factory records (le label de Joy Division dont le premier album sortira un mois après celui-ci) lui aussi théorisera sur l’aura de mystère de ses groupes en ne faisant pas apparaitre les titres ni même, dans certains cas, le nom des groupes !

Dans la même idée les premiers albums du groupe Wire avaient eux aussi cet aspect minimaliste froid en ne faisant figurer sur leurs pochettes qu’un drapeau rose ou un pot de fleur…
En un mot comme en 100 le design de TIB était définitivement dans l’air du temps !

Le recto de la pochette : la liste des morceaux en photo !

Le recto de la pochette : la liste des morceaux en photo !

Difficile de nous jours, à l’heure d’internet, de faire naître un tel mystère ! Quoi qu’on en dise l’inconnu ne fait plus partie de l’équation musicale de notre époque. Finalement la pochette post-punk rose bonbon peut tout aussi bien être considérée, selon votre point de vue, comme une critique de la société de consommation que comme un manifeste surréaliste avant-gardiste et banlieusard !

Bien avant que Robert Smith ne devienne l’icône gothique (et obèse) barbouillé de rouge à lèvre que nous connaissons actuellement, le groupe portait au contraire une non-image absolue, délibérée et assumée. The Cure c’était un peu votre voisin de palier qui monte son groupe. L’anti Disco, l’anti strass, l’anti paillette. Monsieur Rock’n’tout-le-monde en somme. En réaction aux stars bariolées 70’s le groupe oppose la banalité de leur look et de leur pochette. Circulez il n’y a rien à voir mais tout à entendre !

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Bon et la musique dans tout ça me direz-vous ?
Sans remporter un succès foudroyant l’album est plutôt bien reçu par le public et la critique outre-manche. Dans l’hexagone par contre l’accueil est plus frileux. Un certain Philipe Manœuvre officiant déjà dans le magazine Rock’n’Fuck n’est manifestement pas emballé et prophétise que le groupe ne passera pas le cap du premier album ! (Bravo mon Philou ! avec toi la Nouvelle star n’est pas prête d’être trouvée).

En formation guitare basse batterie Cure représente parfaitement le minimaliste Post-Punk (qu’on n’appelle pas encore New Wave). Naissant sur les cendres de leurs ainés les Clash ou les Sex Pistols le groupe créé une musique qui ne peut être rattachée à rien de connu. Une sorte de Terra incognita musicale représentant le continent musical qui sera exploité durant la décennie suivante.

Petite sélection des détournements de la pochette de TIB

Petite sélection des détournements de la pochette de TIB

Sans doute du fait de sa non implication dans le choix des titres, Robert Smith regrettera pendant longtemps le coté trop dispersé et décousu de l’album et en effet on ne peut pas vraiment lui donner tort tant l’aspect hétérogène du disque est manifeste.

Pour faire court l’album semble hésiter entre trois directions musicales :
-Les morceaux ouvertement Post-Punk au minimalisme engagé et acide : Object, , Grinding halt, It’s not you…
-Les morceaux étranges et surréalistes mais immédiatement accrocheurs : 10.15 Saturday night, Accuracy, Meathook…
-Les morceaux mid-tempo beaucoup plus atmosphériques que les autres : Another day, Fire in Cairo, Three imaginary boys…
C’est cette dernière voie que le groupe choisira d’emprunter au détriment des deux autres sur les albums suivants. Bien que se cherchant encore pour ses débuts acides, on sent bien que le groupe est bien plus convaincant dans cette veine.

Un groupe majeur pour une BD majeure....

Un groupe majeur pour une BD majeure….

Malgré son jeune âge le groupe emprunte déjà le chemin de la mélancolie. Mélancolie qui ne tardera pas à se métamorphoser en tristesse existentielle sur Seventeen seconds en 1980, puis en franc désespoir sur Faith 1981, pour finalement exploser dans une rage destructrice sur Pornography en 1982.
Etape finale de leur descente aux enfers, le groupe n’y survivra d’ailleurs pas puisqu’il implose en cours de tournée…
Plutôt que le suicide (« Rien à voir avec Ian Curtis » dixit Romain Gary) Robert Smith choisira de se perdre dans la pop criarde et acidulée avec Japanese whispers en 1983.
C’est moins classe que le « Vivre vite et mourir jeune » cher à James Dean  mais c’est déjà plus positif.
Les Goths en seront finalement pour leurs frais : Robert Smith ne fera pas un beau cadavre !

Le jeune Patrick Faivre avant que le sketch des Inconnus ne mette fin à ses ambitions capillaires....

Le jeune Patrick Faivre avant que le sketch des Inconnus ne mette fin à ses ambitions capillaires….


« Comics’n’roll » 6/10
La saga des pochettes de rock les plus cultes et leurs influences sur la BD continue avec Patrick Faivre qui croasse pour les Corbeaux de The Cure. Sans ce frigo, ni cet aspirateur, « The Crow » ou le « Sandman » n’auraient sans doute jamais vu la nuit. Weird isn’it ?

La BO du jour :Rage Punk et désespoir existentialiste, dés le début Cure avait tout !

32 comments

  • PierreN  

    À propos de cette histoire de pochette minimaliste, cela me rappelle l’album intégralement noir dans Spinal Tap.

  • Présence  

    Enfin ! Enfin, ce premier article tant attendu sur Cure, il aura fallu patienter longtemps depuis celui sur Joy Division (21/04/16), presqu’un an. C’est sûr et certain ce n’est pas la pochette qui me donnera envie de découvrir ce disque. 🙂

    J’aime beaucoup la facétie qui sous-tend l’absence d’informations sur la pochette, comme tu le dis une forme de suicide commercial assez couillu, surtout s’il n’y avait même pas les titres sur l’autocollant central du disque. Faut oser. Même moi, j’ai réussi à reconnaître quelques pochettes d’albums de Bill Smith dans le montage : Marillion, Scorpions (particulièrement laide), Led Zeppelin Rolling Stones, Queen, Kate Bush, Eric Clapton. Par contre si ton article fait référence à la pochette de Born Again de Black Sabbath (dont le parti pris artistique est également très tranché, tousse, tousse), elle a été réalisée par Steve Joule, et pas par Bill Smith.

    Je suis très admiratif du ton humoristique de ton article, au vu d’un groupe empruntant le chemin de la mélancolie qui se métamorphose ensuite en tristesse existentielle, puis en franc désespoir. Un programme qui fait rêver.

    Relektor : il y a peut-être une un lapsus intéressant entre Théoriser et Thésauriser, mais en ayant relu 3 fois la phrase, je ne suis pas si sûr de moi que ça.

    • Patrick 6  

      Un pari d’autant plus couillu qu’ils n’ont mis aucun des singles (pas même Killing an arab pourtant sorti avant l’album). Un sens du marketing très particulier mais absent de tout cynisme ! Admirable donc.

      Euh concernant Black Sabbath je dois avouer que je suis loin d’être spécialiste (atchoum) la bio de Bill Smith indique qu’il a réalisé Born again, mais je dois avouer ne pas avoir plus d’info…

      Concernant Théoriser et Thésauriser, telle la pochette je préfère laisser planer le mystère ^^

      • Présence  

        En consultant l’article avec le lien ci-dessous, je crois comprendre que Steve Joule était l’artiste qui a réalisé la pochette, et que Bill Smith était le directeur artistique de la maison de disques à ce moment-là. Je ne sais pas quel est le plus coupable des 2, mais j’avoue que dans mon mauvais goût sans fin j’aime bien ce petit diablotin rouge sur fond violet.

        http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/disques/201401/30/01-4734176-conception-de-pochettes-dalbums-la-simplicite-selon-bill-smith.php

        • Patrick 6  

          Finalement la pochette se rapportant bien on contenu, même si je ne l’apprécie pas -je parle de celle de Black Sabbath hein- je reconnais cependant que l’équation contenant/contenu est bien respectée 😉 Et après tout elle est toujours mieux que celle de Paranoid non ?

  • Wild  

    Kiss me Kiss me Kiss me! (dérivé de « Dans mes bras! » ;))
    Avec Pink Floyd et Dire Strait, The Cure ferme le podium immuable depuis des décennies chez moi.
    découvert « seulement » à partir de « The Head on the door » (comme tout ado qui se respecte à l’époque^^), Kiss me Kiss me Kiss me et Desintegration (ainsi que leurs nombreux compils qu’on s’y perdrait) ont définitivement fait de moi leur fan absolu (enfin pas autant que toi tout de même ;)). Comme d’hab, j’avais remonté le temps rapidement pour découvrir leurs premiers albums et la claque a été encore plus forte : Ceux que tu cites, Faith, Pornographie ou Seventeen Seconds ont davantage tourné en boucle à la maison.
    Me rappelle d’une version acoustique d’anthologie de leurs meilleurs morceaux sorties plus récemment (enfin plus de 10 ans au moins tout de même).
    C’est dans ces moments là qu’on se se dit qu’on est vieux, non ? 🙂

    • Patrick 6  

      En effet la plus part des quarantenaires ont découvert Cure avec « Head on the door » en 1985 (je ne fais pas exception, même si k7 oblige, j’ai découvert autre chose d’abord) quoi qu’il en soit je dois dire que pour les 30 ans de la sortie de l’album je me suis pris une légère claque… « Putain 30 ans ! » On se sent en effet légèrement vieux…
      Et puisque l’on parle de claque en voici une nouvelle : le Greatest hits accoustic dont tu parles est sorti en 2001 ! En paf 16 ans dans la tronche ! Aiiiilllee ^^

  • Bruce lit  

    Bien ! Voilà ! Maintenant que tu as pondu tes articles sur le Prisonnier, Joy et les Cure, tu as accompli ton destin et peut lâchement te barrer au Japon (où de toute manière, tu seras tenu de continuer à Bruce Liser, puisqu’ils ont des ordinateurs, ces gens, me semblent ‘ils).

    Tout d’abord, et malgré l’attaque en règle contre mon ami Philippe Manoeuvre (qui a mis 20 ans pour aimer les Ramones en plus des Cure), voici encore un article drôle et frais…Normal puisque sortant du frigo.

    Il est amusant que le groupe ait commencé par de la non-image, lui qui s’illustrera par la suite par l’image goth que l’on connaît. Pas un mot sur Siouxie ? Il est vrai que je ne la supporte pas, m’enfin, il me semble que les deux bouboules étaient acoquinés non ?

    C’est revivifiant ces souvenirs de collège, le regard de l’autre le virage de Cuti et les premières K7 . C’est en fait l’apparition des Playlists. Les K7 me permettaient, outre d’écouter mes albums dans mon Walkman, de virer les morceaux chiants, très peu d’albums m’étant parfaits de bout en bout…. Je me suis longtemps demandé quel format idéal : les 60 minutes pour respecter le format LP. Ou les 90 pour mettre plusieurs disques dessus et des bonus augurant de ceux de DVD. Je choisis le deuxième, plus économique et moins bouffeur d’espace. On pouvait y faire des associations : Suede + Bowie, BLur + Pulp, PJ Harvey + Nin. La moins heureuse dont je me rappelle…Pink Floyd et…Metallica…

    Il fut un temps où être geek, c’était le contraire d’être cool : je me reconnais totalement dans cette phrase. Et fier de me sentir pionnier de ce que les gamins d’aujourd’hui semblent nous envier : avoir vécu les 80’s dont tout le monde disaient qu’elles étaient nulles !

    Cure : j’ai un rapport ambivalent avec eux.
    Le – : je les ai longtemps détestés. La voix de Smith, encore aujourd’hui, m’évoque le râle d’une souris agonisant sous mon pied. Il couine…La texture de sa voix ne m’est pas agréable. Pourtant avec le recul, personne d’autre lui ne pouvait interprété ses chansons.
    Les Cure ont longtemps été agaçants pour le rocker power que j’étais. On était dans les 90’s. Bordel le rock renaissait : Nirvana, Guns, Metallica, Megadeth, RATM, NIN, FNM, Ministry, The Cult aussi. On se déchaînait chaque semaine à la LOCO avec mon frangin (je me rappelle même avoir, façon Hulk, déchiré mon tee shirt de plaisir sur le Beautiful People de Manson. heureusement c’était l’été, j’étais très maigre et suis rentré torse nu à 5 heures du matin sans être trop ridicule).
    Et puis survenait toujours le 1/4 d’heure New WAve. Oh Putain on détestait ça avec mon Frangin. On passait de la pure énergie de Cobain à….la dépression totale de Desintegration ! Elle était putain de longue cette chanson. La piste était vide tout à coup, mise à part pour les 3 Curistes, qui, sortant de nulle part, déambulaient tels des Zombies, en semblant balayer le sol tant ils faisaient du surplace.
    C’était donc l’ennemi du Rock à mes yeux…Une espèce de communauté chiante, qui ne se mêlait pas aux autres, semblaient à deux doigts du suicide et toujours en train de se plaindre.
    En rentrant dans le train, on se foutait de l’un d’entre eux qui manipulait avec amour un coffret de je-ne-sais-qui en forme de cercueil.

    Mon premier contact avec Cure : comme bcp de gosses, le TOP 50 et le clip de In Between Days où ils avaient l’air un peu con puis celui de Close to me où un gars jouait du peigne dans une armoire….Bref, c’était pas glorieux….Oh ! Roger Waters, Kurt Cobain ou Ian Astbury parlaient aussi de mal-être et de suicide…Mais, il y a avait chez eux une certaine pulsion de vie, encore de l’énergie. Chez Les Cure pas du tout. (Tout du moins le pensais je car il m’est impossible de résister aujourdhui à la pop enjouée de ces morceaux).

    Le + : Ma vie s’est donc déroulée sans les Cure, au grand dam de mon plus vieil ami qui essayait de me convertir. Et puis un jour je tombe sur 17 seconds. Le salaud me fait le coup du Blind Test : « tiens, écoute c’est un inédit de NIN »- « Ah oui, ça sonne bien ! » « et ben c’est du Cure » ! Merde. j’étais bon pour 20 ans de rattrapage.
    J’ai donc adopté et adoré tous leurs albums jusque Disintegration que j’aime beaucoup même si le disque est interminable et semble se terminer au moins trois fois de suite. Kiss Me est chouette aussi. Et la trilogie Pornographique est impressionnante.

    Enfin, t’étais mignon tout plein dis donc. Le clip des Inconnus a dû te faire souffrir non.
    J’ai été très étonné que tu m’apprennes que Smith n’aimait pas Syd Barrett tant la filiation me semble évidente.

    • Wild  

      @Bruce, on a dû se croiser dans les soirées, parmi les 3 clowns qui restaient en piste pour The Cure, il y avait moi 😉
      Sinon, c’était justement la longueur de certaines chansons qui me mettait en transe^^
      Comme pourrait le faire Echoes dans un autre registre…
      A cause de cela, je me rappelle d’avoir sorti une connerie à un pote qui connaissait pas bien le groupe que The Cure, c’était très instrumentale. Il m’avait ri au nez :p
      .

  • JP Nguyen  

    Il aura fallu attendre la toute fin de l’article pour que pointe une référence qui me parle : les Inconnus. Ceci dit, de quel sketch parles-tu vraiment, Patrick ? De mémoire, ils avaient fait une parodie de Cure mais ils se déguisaient tellement souvent que la coupe de cheveux sur la photo m’évoque d’autres sketchs comme Isabelle a les yeux bleus ou les Tranxene 200 (et avec ton chapelet, tu m’évoques aussi Skippy, le gourou de la secte Richnou).

    En tous cas, merci pour ce nouvel article « bouleversifiant » et que les bonnes vibrations t’accompagnent pendant ton année sabbatique au pays du soleil levant.

  • Tornado  

    Bon. J’avais cru comprendre que l’article était attendu !
    C’est marrant, j’ai trouvé l’ensemble assez passionnant, tout en pensant que tu n’avais fait aucun effort véritable pour chercher des liens avec les comics, soit la consigne de départ avec laquelle, pour le moment, il n’y a que moi qui me suis mis au boulot ! Pfff… 😀
    Pourtant, je pensais qu’il y aurait des liens en plus avec The Crow. Il faudra le faire un jour cet article…

    Quand à Cure, je suis personnellement passé complètement à côté. La seule chanson que j’aime bien de ce groupe étant Lullaby, c’est tout dire !
    Je me souviens qu’aux lycée, les « curistes » comme on les appelait étaient d’horripilantes têtes à claques. Pas vraiment les types avec qui j’avais envie d’être potes. Mais bon, dans le même temps je me suis fait copains avec les punks, alors que je détestais ça. Mais c’était les mecs les plus cools…
    De la période new wave, je n’écoutais guère que des groupes comme Talk Talk ou Depeche Mode. Je le dis, je suis complètement passé à côté ! trop éloigné de mes « racines noires », je pense.

    Mais j’ai appris des tas de choses, le long d’un article frais et entrainant comme une bonne petite mélodie !
    Enfin, avis tout à fait personnel, je trouve les pochettes minimalistes de Bill Smith particulièrement laides !

    • Bruce lit  

      La référence aux Inconnus : elle est de moi. Je pensais évidemment à la tête de Gourdon dans Isabelle a les yeux bleus qui en voulant moquer Partenaire Particulier a flingué la première partie de la carrière d’Indochine et de TAxi Girl

    • Wild  

      Au lycée, j’avais une voisine qu’on pourrait maintenant qualifier de gothique et qui ne jurait que par The Cure. Elle se coiffait, se maquillait, s’habillait « Curiste »^^. Physiquement, on était des opposés : entre la gothique et le boat people pas encore séché…
      En sympathisant avec elle (vu qu’on s’emmerde un peu pendant les cours :D), elle m’avait fait entrer dans son monde musical. C’était fascinant.
      Sans elle je serais resté à la surface du groupe je pense…
      Imaginez, dans ces années l’image que je renvoyais :, un cmer rouge (on m’appelait comme ça), trainant avec un Curiste lisant fièrement des Strange pour attardés, le looser par excellence :p

    • Jyrille  

      C’est vrai que dans le panel des pochettes de Bill Smith (ou produites par lui), il y a pas mal de choses laides. Mais celles de Genesis, de Killing Joke et des Cure sont chouettes.

  • brigitte Saint-Pé  

    Cela fait du bien de savoir que l’on est pas tout seul à replonger dans l’Histoire de The Cure, une autre manière de la recommencer indéfiniment et d’y rester inconditionnellement scotchée à vie…Chaque Fan assidu (dont je fais partie) y ajoute sa petite touche personnelle et son ressenti..Seul un petit adjectif employé à l’égard de Robert : obèse me semble peut -être à reconsidérer 😉 Merci pour cet article..

  • Patrick 6  

    @ Bruce : Oui comme tu dis, après Le Prisonnier, Joy div et maintenant Cure je peux mourir heureux ! (Hum un petit article sur Morrissey avant de me faire Harakiri ?)

    Pour ne pas alourdir l’article je n’ai rien dit sur Siouxsie, mais en effet j’aurais pu glisser qu’à cette époque Cure passait en 1ére partie des Banshees, puis Robert remontait à nouveau sur scène mais en tant que guitariste de la Miss ! Une spéciale Cure en quelque sorte !
    De même toujours pour l’anecdote, en mars 79 Cure a une première partie de choc : Joy division ! Waow ! Sacré concert !

    A ton instar j’avais également opté pour les K7 90mn (vu que les albums faisaient rarement 60 minutes)
    Ce qui est amusant c’est qu’à la fin de la fameuse K7 « Pornography/Japanese Whispers » le gars avait enregistrer dans la place restante des morceaux des Smiths (que je ne connaissais pas) sans nous le dire ! Dans mon inconscient Cure et les Smiths seront donc toujours indissociablement liés !

    Robert couine… On aura tout entendu ^^ Pfff et t’as pas fini de déchirer tes beaux tshirts en plus ?? :))
    Blague à part et à ta décharge, Disintegration en soirée ce n’est peut-être pas le morceau idéal à passer ! Ceci dit la discographie de Cure a toujours oscillée entre pulsion de vie et pulsion de mort… Même à son plus noir (Pornography) on sent bien l’énergie et la colère du groupe (même si elles sont noyées par le désespoir).

    Euh ceci dit sans vouloir être méchant, mais confondre NIN et Cure, il va falloir que tu arrêtes de picoler ^^

    Concernant la photo j’en ai un souvenir très net : elle a été prise par mon père en 1989 le dernier jour où j’ai fait mon pétard et mon look curiste ! Après ça c’était le service (ou le boulot je ne sais plus) donc du coup je pouvais dire adieu à mes cheveux ! Mon père c’est donc acquitté de ma demande avec un énorme soulagement ! Fini pour lui d’avoir un épouvantail en guise de fils ^^

    Pour finir à propos de Syd Barrett la filiation n’est que capillaire parce que musicalement je dois dire….

    @ JP & Pierre N : Bruce est passé avant moi pour la réponse, il fait référence à la parodie des Inconnus d’Indochine/Partenaires particuliers. Ils se sont également moqués de Cure plus tard comme le montre le lien de Pierre où ils pastichent le clip de « Lullaby ».
    A noter que concernant le premier je ne me sentais pas concerné en tant que fan de Cure, concernant le 2éme j’étais visé et j’étais un peu « choqué » ! Non pas du tout parce qu’ils se moquaient de mon groupe préféré mais surtout parce que j’étais capable d’une bien meilleure imitation qu’eux !! ^^

    @ Tornado : Les règles sont faites pour être transgressées 😉
    Et puis je n’ai pas voulu glisser de référence car j’ai toujours en tête de faire mon article « Cure et culture populaire ». Pour tout dire le dessin de Sandman a été rajouté par Bruce (tout comme celui de Sid Barrett hum…)
    Pauvre Bill Smith ^^ En voyant quelques-unes de ses pochettes on voit bien qu’il a un gout prononcé pour le minimalisme ce qui me convient.

  • Patrick 6  

    @ Wild : Ah si je t’avais croisé à l’époque tu aurais probablement été mon ami !
    (ou bien je n’aurais tout simplement pas osé te parler, au choix).
    A noter que la « longueur » des morceaux a eu tendance à se creuser à partir de 1989, en même temps que la longueur de ses textes de Robert, désormais pleins de mots là ou autre fois l’éclipse et le mystère minimaliste étaient de mise…

    @ OmacSpyder : Finalement c’est un peu le propre des paroles de Cure premières périodes : laisser la place au doute et à l’interprétation, mon texte rejoint donc cette démarche avec ma thésaurisation théorisante !
    Once Curiste, always Curiste…

  • Jyrille  

    Je ne savais pas non plus que cet article était attendu mais ça valait le coup ! J’ai évidemment appris plein de trucs et je fonds devant ta photo finale : t’es trop mignon. Je vais vraiment avoir l’air con avec mon article demain… Bref.

    J’ai l’impression d’avoir toujours connu les Cure. Je pense que le premier titre que j’ai entendu d’eux devait être Boys Don’t Cry, en clip, sur RTL que je regardais à longueur de temps. Je me trompe peut-être. En tout cas j’ai de nombreux cousins et copains qui étaient corbeaux à l’époque du collège et comme je l’ai déjà dit, je ne suivais pas cette mouvance. J’aimais bien mais il a fallu du temps pour que je m’y mette sérieusement : je les connaissais plus ou moins, c’était donc moins urgent, et surtout, je crois que je n’ai jamais aimé porter un uniforme (de toute façon je ne crois pas que j’aurai eu droit de citer…).

    J’ai des souvenirs très vifs liés aux Cure : le voyage en Angleterre, avec le clip de Pictures of you qui passait sur le ferry, le retour au petit matin où un copain nous avait accueilli prendre le petit déjeuner chez ses parents avant de retourner au lycée, les vinyles de Disintegration et de Violator offerts à une copine pour son anniv, le concert Show que l’on regardait en boucle après son passage sur Arte, et de nombreuses, nombreuses, nombreuses soirées… Une émission de M6 m’avait fasciné en faisant un numéro sur les premiers albums, avec les vidéos de concert de 10.15 ou de Play for today.

    Je m’y suis mis sérieusement après avoir découvert les Smiths et les Pixies, soit en terminale : un cousin m’avait fait une dizaine de K7 complètement remplies de Cure (et ouais, on a tous le même âge, les mêmes expériences, c’est un peu étrange… moi aussi j’étais un geek un peu maltraité), et là j’ai eu un choc en découvrant Pornography en entier.

    Et après et bien je me les suis tous pris au fur et à mesure. De toute façon je les ai toujours aimés. Le clip de Close to me est super. Leurs clips sont toujours étonnants ou originaux. Et quelle influence sur les groupes américains pourtant différents : Deftones, Smashing Pumpkins, Korn…

    Merci pour la madeleine, merci pour l’article, content de voir ça ici : c’est un groupe que j’écoute encore régulièrement et que j’écouterai sans doute toujours.

    • Patrick 6  

      @ Jyrille : Euh merci pour le compliment sur ma photo, mais étonnement les filles de l’époque ne partageaient pas ton opinion. Je me demande bien pourquoi d’ailleurs… Etrange.

      Pour les besoins de cet article j’ai regardé les dates exactes de sorties des disques de Cure et figure toi que le plus étonnant c’est que Pornography est sorti en mai 1982 et que leur single Let’s go to bed est sorti en novembre de la même année ! En clair en à peine plus de 6 moins le groupe est passé du désespoir le plus noir au disco le plus dansant !
      Combien de groupe peuvent se vanter de passer d’un extrême à l’autre en si peu de temps et de surprendre leur auditoire à chaque album ?
      (euh ok de 79 à 89)

      • Bruce lit  

        Et bien David Bowie et les Beatles pour sûr !
        Les cadences de production de l’époque font quand même rêver : un, voire deux albums par an pour les Beatles, les STones, Bowie, Floyd, Alice Cooper…
        Tenez que ce soit Radiohead, Bjork ou les pires : Portishead avec 3 albums en 30 ans, les mecs sont quand même un peu lents…

        • Patrick 6  

          Les Beatles étaient géniaux mais changeaient moins littéralement d’un album sur l’autre.
          Bowie par contre oui.

    • Jyrille  

      Tu en trouveras facilement d’autres à partir de celle-là si tu veux rigoler un bon coup ! Pour le titre de Young, je l’avais effectivement déjà entendu et déjà oublié, merci pour le rappel ! C’est assez intriguant c’est vrai. Mais moins lorsque tu sais que la progression d’accords (majeur-mineur-mineur-majeur) est une suite classique souvent utilisée chez les compositeurs allemands et italiens du XVIIIème siècle.

    • Bruce lit  

      Je crois que Patrick est le premier à se demander les raisons de son départ. Il fait dodo à l’heure qu’il est..

    • Patrick 6  

      @Fred : Oh mais internet étant accessible dans (presque) tous les coins de la planète c’est un peu comme si je n’étais jamais parti 😉

      Concernant le comics dont tu parles je le connais et il est épouvantablement mauvais ^^ Il en existe d’ailleurs un autre encore plus mal réalisé ! Je l’ai gardé en tant qu’objet de collection mais certainement pas pour son intérêt visuel ou littéraire ^^

      Ceci dit je garde dans un coin de ma tête mon idée de faire un spécial « Cure et culture populaire » (auquel cas je mentionnerai ce comics)… A suivre !

  • Fred Le Mallrat  

    J’ai aussi ce comics fort mauvais mais que je garde aussi pour la collection.
    Curieux de connaitre l’autre dont tu parles!
    J attend ton article sur Cure et la culture populaire avec impatience (oui je te mets la pression 😉 )

  • Fred Le Mallrat  

    Tiens je viens d’une bibli et j’ai relu les comics A Strange Day et Pictures of You. Rien de fantastique mais sympatoche.
    Je les avais oublié..

  • Nikolavitch  

    Cure, c’est vraiment un groupe sur lequel je reviens régulièrement, tiens.

  • Fred Le Mallrat  

    C’est clair que c est pas avec Cure qu on perd la manie de collectionner, chercher l’inédit..
    Autant j ai pu compléter par exemple les scarce… autant le fanzine Three Imaginary Boy, je ne trouve que ceux que j ai déjà..

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