Banner contre Banner (Hulk The End)

Hulk, the end par Peter David et Dale Keown

Une couverture assez trompeuse sur le contenu car la grande bataille finale ne sera pas physique

Une couverture assez trompeuse sur le contenu car la grande bataille finale ne sera pas physique

AUTEUR : MATTIE-BOY

VO : Marvel

VF : Panini

Cet article portera sur le court one-shot Hulk – the end de Peter David et Dale Keown paru en 2002. Intitulé également « le dernier des titans ».

Il s’agit d’un récit qui s’inscrit dans le concept de « la fin » imaginé par Marvel à l’époque. L’idée était simple : raconter ce qui serait une fin possible pour divers personnages dans un futur plus ou moins lointain. Ainsi Chris Claremont a imagine un X-men – the end, Alan Davis un Fantastic four – the end  et nous avons ici la potentielle dernière histoire du géant de Jade scénarisée par le même Peter David connu pour son long run sur la série Incredible Hulk.

Pour ma part, je dois avouer avoir rarement été intéressé par le personnage de Hulk. Pourtant un héros qui renvoie au concept de Dr Jekyll et Mr. Hyde , ça a du potentiel. Mais je n’ai jamais vraiment pu ressentir de l’empathie pour un personnage qui incarne trop la force brute. C’est typiquement le genre de personnage pour lequel j’ai besoin d’un scénariste talentueux pour me faire ressentir quelque chose qui apporte une plus-value (alors que je pourrais plus facilement lire des comics « moyens » sur un héros que j’affectionne tel Spider-man auquel on peut s’identifier davantage).
Bref…dans le cas présent la plus-value est là. Le pitch est simple. Sans doute déjà vu ailleurs (surtout avec les 15 ans qui se sont écoulés depuis sa sortie), mais utilisé à bon escient. Quel est-il ? Eh bien voyons ça ensemble.

Je m’appelais Bruce…quand il y avait encore quelqu’un pour m’appeler

Je m’appelais Bruce…quand il y avait encore quelqu’un pour m’appeler

Le monde est ravagé, il ne reste plus aucun être humain en vie suite à de nouveaux conflits nucléaires qui ont éclaté et irradié toute la planète. Ceux qui ne sont pas morts sur le coup ont péri suite aux retombées radioactives ou à la famine dans un monde ravagé. Seul Bruce Banner demeure. Parce qu’il est aussi Hulk, le titan vert aux pouvoirs immenses qui ne craint pas les radiations et peut ingérer quasi n’importe quoi pour se sustenter (il mange des cactus).

Mais si Hulk semble s’accommoder d’avoir enfin la paix qu’il souhaitait, Banner est séparé de tous ceux qu’il a jamais aimés. Et la grande résistance de Hulk lui octroie une longévité anormale. Banner à environ 200 ans alors que le récit commence. Il se souvient à peine du monde tel qu’il était et il est épuisé.
Et comme certains scientifiques l’avaient imaginé, les insectes ont hérité de la terre. Il reste donc des dangers pour Hulk comme en témoigneront ces essaims d’insectes géants mutants qui le dévoreront littéralement à plusieurs reprises.

Hulk, le nouveau Prométhée

Hulk, le nouveau Prométhée

A cet instant, on comprend que ce comics a deux thèmes majeurs : une réflexion sur la valeur de la vie quand il ne reste plus rien de ce qui nous donnait le goût de vivre, et une relecture du mythe de Prométhée au travers d’un Hulk éternellement condamné à se faire dévorer et à se régénérer comme pour être puni d’être l’hériter du savoir abominable que représente le feu nucléaire. Rappelons que dans la mythologie grecque, Prométhée était lui aussi le dernier titan qui a eu le malheur de donner le feu sacré de l’Olympe aux hommes. Zeus, qui le lui avait interdit, le condamna à être enchaîné à un rocher et à se faire dévorer les entrailles par les oiseaux, et ce chaque jour car il guérirait à chaque fois, prolongeant ainsi son supplice éternellement.

Si la manière dont Peter David évoque ce mythe n’est pas forcément très réussie car Banner lui-même prend conscience des similitudes avec le mythe, alors qu’il aurait peut être été plus subtil et moins « méta » de laisser au lecteur le soin de faire lui-même le parallèle, cela apporte une couche de réflexion supplémentaire sur l’héritage de l’être humain qui détruit sa planète. D’ailleurs au fil du monologue mental de Banner on apprendra comment un humanoïde enregistreur lui a laissé un petit robot qui le suit pour surveiller l’extinction du dernier être humain. Car voyez vous, on comprend par cet androïde que les peuples d’autres planètes se réjouissent de l’extinction d’une race aussi instable que celle des humains. Mais à ce moment là, Banner ne souhaite pas mourir.

Mais le temps passe…

Mais le temps passe…

Et là où l’histoire ose des choses inhabituelles, c’est quand Banner va bien évidemment changer d’avis et essayer de se suicider. Et on arrive peut être à la partie la plus touchante du comics. Non, ce n’est pas la critique de l’humanité ou la réflexion sur Prométhée qui a le plus remporté mon adhésion dans cette histoire. C’est l’éternel combat entre la psyché de Banner qui veut en finir et Hulk qui veut continuer de survivre à ses ennemis et rester le plus fort en dépit d’une vie vide de sens, comme si la mort était l’ultime échec. Hulk est un concentré de colère qui hait Banner du plus profond de son être.

Mais pourquoi le hait-il ? Parce qu’il le rend faible ? Il n’aspire finalement qu’à la paix et se moque bien que tous ces imbéciles d’humains se soient fait péter des bombes à la gueule. Mais Hulk a tout de même fui les pleurs des survivants. Il ne veut pas souffrir ou voir de la souffrance et aspire juste à ce qu’on le laisse seul.

Hulk est débarrassé des stupides humains qui n’ont rien appris des erreurs du passé

Hulk est débarrassé des stupides humains qui n’ont rien appris des erreurs du passé

Quant à Banner, il est perdu dans la nostalgie d’un lointain passé, se prend à rêver d’une nuit d’amour avec une belle femme, comme pour combler son insupportable solitude et attend la mort avec impatience. En fait il ne l’attend même plus, il la cherche. Mais sans être capable de la trouver car Hulk reprend toujours le contrôle quand il lui prend l’idée de se jeter dans le vide. On assiste donc à une lutte entre deux personnalités opposées qui perçoivent le monde différemment, la simplicité d’esprit de Hulk le mettant hors de portée des mêmes souffrances humaines. Ou du moins c’est ce qu’il croit en tant qu’éternel enfant ou animal qui n’envisage pas la mort comme solution. Mais la fameuse fin de ce « the end » est davantage le triomphe de l’épuisement que celui du puissant Hulk. Rien de bien gai dans tout ça, mais des thèmes forts abordés.

Au niveau de la narration, c’est pas mal bavard. Peut être que 47 pages c’était un peu court et que le récit est un peu trop compressé. Mais je ne peux que saluer cette approche aux antipodes d’un final épique dans le bruit et la fureur qu’on pourrait imaginer pour un héros mainstream tel que Hulk qui représente la force brute. D’ailleurs les détracteurs (en particulier les américains) de ce récit évoquent souvent un manque d’action, une approche trop contemplative de la vie d’un homme qui arrive au terme de la sienne et des sujets sensibles comme le suicide, l’impitoyable critique sur la connerie humaine ou même les rêves érotiques de notre pauvre Banner. Ah, le puritanisme américain…

Laissez-moi un peu rêver !

Laissez-moi un peu rêver !

Eh ben moi c’est justement pour ça que j’ai aimé cette histoire. Hulk et Banner ne disparaitront pas en faisant face à des hordes d’ennemis mais face à la solitude d’un monde mort. Pas de gros BANG final, juste un soupir de lassitude et de tristesse face au gâchis.
Visuellement, le dessinateur Dale Keown qui avait déjà œuvré sur pas mal d’épisodes de la série Incredible Hulk lors du passage de Peter David, évoque un peu David Finch ou Mike Deodato Jr.

Son Hulk fait très sauvage et brutal. Mais le plus marquant est surtout la manière dont il parvient à retranscrire la vieillesse non seulement chez Banner mais aussi au niveau du visage du titan vert malgré sa musculature toujours aussi imposante. Les décors ne sont pas spécialement impressionnants puisqu’il ne s’agit que de lieux désolés et rocailleux mais traduisent bien le néant qui règne à la surface de la terre.

Laisse-nous mourir, Hulk, pitié ! On peut rejoindre nos amis. Cesse de combattre !

Laisse-nous mourir, Hulk, pitié ! On peut rejoindre nos amis. Cesse de combattre !

Au rayon des défauts, comme je l’ai dit la référence au mythe de Prométhée est trop appuyée et pas franchement subtile (même si le parallèle en question avec le mythe reste pertinent). C’est aussi pas mal bavard avec un Banner qui rumine beaucoup. Mais d’une certaine façon, il est seul donc il est difficile d’écrire des dialogues. C’est forcément la voix off qui domine. Et puis on se met surement à se parler à soi-même dans une telle situation.

Et enfin si on chipote on pourrait dire que le péril nucléaire ça a déjà été traité 1000 fois et qu’aujourd’hui on aurait plutôt tendance à imaginer que c’est les armes bactériologiques qui nous tueront tous. Ça casse moins de trucs, vous comprenez. Et peu importe si ça nous fait nous noyer dans nos propres tissus en liquéfaction. Ahem…mais bref, je dirais que l’idée d’un futur apocalyptique n’en reste pas moins suffisamment monstrueuse pour véhiculer une idée forte et fournir un contexte idéal pour nous dresser le portrait psychologique du dernier humain survivant, épuisé, aspirant au repos de son âme mais incapable de mourir.

Hulk se mentirait-il à lui-même ?

Hulk se mentirait-il à lui-même ?

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Le toujours sous-estimé Peter David a lui aussi écrit son Old Man Banner : ça s’appelle Hulk The End et c’est Vertment bien. Mattie Boy vous en déroule les qualités chez Bruce Bann… Lit !

La BO du jour : Les Doors n’ont pas chanté que The End.  Enfin, si….Until the end…

34 comments

  • Présence  

    Merci pour cette plongée dans une histoire que je n’ai découverte que sur le tard. En fait c’est en voulant relire Future Imperfect que j’ai acheté un recueil qui contenait aussi cette histoire. Peter David a expliqué qu’il s’agit de l’adaptation d’un livre qu’il avait écrit, avec Hulk comme héros. Je pense que la brièveté du récit est également imposée par le fait que Dale Keown ne dessine pas très vite et qu’il ne voulait pas s’investir dans un projet trop long. Comme tu le soulignes, il est bien aidé par le fait que la plupart des décors soient essentiellement des rochers en arrière-plan.

    Comme toi, j’ai beaucoup aimé ce récit, où David réussi à trouver des solutions pour le rendre visuellement intéressant, alors qu’il s’agit des derniers jours du dernier individu sur Terre, donc a priori un récit plus contemplatif que tourné vers l’action. Je n’avais pas été choqué par la mise en avant du mythe de Prométhée ; j’y avais plutôt vu le scénariste affichant honnêtement la source dont il s’inspire.

  • Fred Le mallrat  

    J’ai préféré Punisher the end pour ma part. Mai c’était un des rares bons récits de « The End ».

  • Tornado  

    J’ai failli l’acheter il y a quelques années chez un bouquiniste, à Lyon. Comme j’avais les bras chargés de comics, j’ai fait une sélection et je l’ai redéposé au dernier moment. En rentrant chez moi ensuite, je me suis aperçu que le bouquin (collection GN) était épuisé et qu’il était introuvable au prix où je l’avais vu ! :D

    Le fait que Présence ait indiqué qu’il était sorti en VO dans le même recueil que « Futur Imparfait » me donne envie d’attendre une hypothétique publication similaire en VF… Why not ? ^^

    Je n’ai encore lu aucun récit estampillé « The End ». J’ai revendu « X-men the end » et « Wolverine the end » avant même de les avoir lus (au moment de mon overdose de mutants). Je n’ai pas acheté « Fantastic Four the end » mais, par contre, j’ai gardé « Punisher the end » de Garth Ennis…
    Je dois avouer que le concept en lui-même ne me branche pas trop et que je le trouve relativement déprimant. Je préfère me faire mes propres fins idéales (« One More Day », ou « Planète X », par exemple).

    • Matt  

      Oui c’est un récit assez déprimant il est vrai. Plutôt désespéré. Pour le coup PAD ne fait pas d’humour. Mais j’ai trouvé ça « joli » dans le traitement et osé dans les thématiques.

      J’ai « wolverine the end » en kiosque puisque je me suis procuré les revues contenant le run de Rucka « wolverine 123 à 135 je crois) et il y a « the end » de paul jenkins avec. J’ai acheté àa à un suisse pour une bouchée de pain^^ Mais je n’ai encore rien lu. C’est juste que j’en profite quand je tombe sur des offres intéressantes en occaz.

  • OmacSpyder  

    Voilà un gros morceau que ce Hulk : the end, Matt! Et ton article décrit bien le caractère contemplatif de cette histoire, loin des sempiternels combats. Ici, le dernier combat a eu lieu eu l’humanité a perdu.
    J’avais trouvé la référence à Prométhée intéressante même dit explicite, d’autant plus au vu des accointances du personnage avec ceux du Panthéon dans le run de David et Keown/Frank. Hulk, ou celui qui déroba le feu nucléaire aux dieux et en fut puni en retour, bien avant d’avoir des entrailles dévorées. Le chemin de Hulk peut être vu comme une rédemption qui n’en finit pas. Qui n’en finit pas jusqu’à…The End, justement!

    Là, Banner et Hulk se retrouvent dans un face-à-face tragique. Celui des deux qui était animé par la pulsion de mort et de destruction n’est plus Hulk mais Banner, tandis que Hulk se maintient accroché à la pulsion de vie. Cette inversion éclaire le personnage et son alter ego autrement encore. Qui pousse l’autre à vivre et qui entraîne l’autre vers la mort?

    Nous voici donc dans un récit qui pourrait nous évoquer un récit plus littéraire : « Vendredi ou les limbes du Pacifique », de Michel Tournier où il est question, dans cette revisite du récit de Robinson Crusoë, d’interroger le rapport de l’Homme à autrui et à la civilisation, mais aussi à ses désirs.
    Relisons ceci :
    « Tous ceux qui m’ont connu, tous sans exception me croient mort. Ma propre conviction que j’existe a contre elle l’unanimité. Quoi que je fasse, je n’empêcherai pas que dans l’esprit de la totalité des hommes, il y a l’image du cadavre de Robinson. Cela suffit – non certes à me tuer – mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes, en somme. Plus près de la mort qu’aucun autre homme, je suis du même coup plus près des sources mêmes de la sexualité ».
    Il suffit d’inverser le fait que les autres le croient mort contre le fait que tous les autres soient morts, ce qui produit la même idée de solitude infinie, mais le propos se rejoint. Et cela éclaire aussi les rêves éveillés érotiques de Banner dans cet état de mort symbolique.

    Merci pour cet article Matt qui de plus nous permet de profiter des superbes dessins de Dale Keown pour illustrer un Hulk Ma…gistral!

    • Matt  

      Merci pour ces précisions. Je n’avais pas fait le lien avec le Pantheon puisque je ne connaissais pas encore l’arc du panthéon au moment où j’ai lu ce récit.
      Ce n’est bien gênant que Banner prenne conscience du mythe de Prométhée, mais disons que je chipote un peu, comme pour l’aspect bavard de la voix off assez inévitable quand il n’y a qu’un seul personne. Mais globalement j’ai vraiment bien aimé. Un peu triste par contre. Mais ça change ! Pour un récit Marvel j’ai été surpris de cette tournure désespérée.

  • Eddy Vanleffe  

    Le collection The End fut pour ma part un agréable projet à lire.
    Claremont à pu délivrer son message pacifiste et progressiste un dernière fois, Le FF livre une bonne grosse aventure « compilation/retrouvailles », Punisher va au bout de son propos et on n’en attendait pas moins…Hulk aussi en fait.
    une dernière séance chez le psy en introspection…Tout le spectre de Hulk est dedans. j’ai adoré…

    C’est marrant à un moment cette ligne est devenue plus floue et n’a plus porté son étendard « The End » puisque Spider-man est devenu The reign et Daredevil « End of days »

    Je reviens aussi sur ma « théorie » des génies accidentels. En créant Hulk comme un « ersatz » du Dr Jekyll et Mr Hyde mâtine du monstre de Frankenstein et en le faisant presque immédiatement bifurquer vers des aventures à Asgard ou dans un monde subatomique, il ont exploré au maximum la figure du « errant ». Hulk est partout chez lui, dans n’importe quelle sorte de récit. il est devenu extrêmement riche. psychanalyse, voyage dans le temps ou concept SF pu et dur il balade son regard de « bon sauvage » partout lorsqu’il ne devient pas simplement une « force de la nature » indomptable. on peut tout faire avec Hulk et ça reste du hulk (sauf old man Logan qui juste glauque…)

  • Présence  

    Personnellement, j’ai une grosse préférence pour Marvel Universe: The end, par Jim Starlin & Al Milgrom. Égal à lui-même et fidèle à sa réputation, Starlin provoque la fin de l’intégralité de l’univers partagé Marvel. :)

    • Matt  

      J’avais lu que « the end » de Starlin a été réalisé à une époque où il était question que Marvel arrête avec les résurrections des personnages (ils n’ont pas réussi pour le coup^^) Et Starlin les a pris au mot et à détruit l’univers pour le recréer à la fin avec des règles différentes pour préserver l’équilibre (plus de résurrections)
      J’ai bien aimé aussi mais ça fait quand même plus mainstream que ce « Hulk the end » qui m’a marqué par son ton intimiste et contemplatif.

      • Fred Le mallrat  

        En même temps, l’univers Marvel ne cesse d’être détruit puis reformé (entre les Doc Strange d’Englehart et le Secret Wars de Hickmann et je dois en oublier quelques autres..)

  • Bruce lit  

    Je ne connais pas ce récit mais ça m’a l’air dans mes cordes si les aliens sont absents et que pour le volet scifi on puisse se contenter d’un robot.
    J’ai du mal avec toutes ces itérations faisant de Hulk un vilain tant pour moi le personnage est neutre. Ce n’est pas le cas ici et l’ambiance y a l’air franchement crépusculaire. J’aime bien ces récits d’immortel qui ne peuvent pas mourir de manière générale. Donc, oui je prends. Il ne me reste plus qu’à me le trouver. J’imagine que les cafards sur le logo Hulk sont un clin d’oeil à Kafka.

    Je n’ai jamais réussi à terminer Xmen : The End tant les dessins et ses personnages affublés de lunettes de soleil me sont sortis par les yeux ! Celle du Punisher est un chef d’oeuvre.

    • OmacSpyder  

      Pas plus qu’un vieux qui traverse dans les clous est un Scarabée, ces cafards ne sont kafkaïens, Bruce ;) Je pense qu’ils rappellent juste que ce sont parmi les rares créatures à pouvoir survivre aux radiations.

      • Bruce lit  

        Ben ouais…
        Mais bon La métamorphose, le mépris de soi….
        Et puis tout le monde sait que Kafka a écrit pour Stan Lee !

    • Eddy Vanleffe  

      marrant que ta réticence sur X-Men La fin soit graphique, d’habitude j’entends plus des trucs sur le style à Claremont ou sur le trop plein de persos, le dessin ma foi…

      • PierreN  

        Oui, Sean Chen c’est très moyen, mais ce n’est pas non plus du Greg Land avec ces beaux gosses lisses et agaçants avec leurs sourires colgate ultra-bright et ses modèles féminins discutables.
        The End à l’air mieux (ou moins mauvais c’est selon) que Forever, non ?

        • Bruce lit  

          Je pense que The End est surprenant puisqu’il alterne les morts au combat mais une fin optimiste avec Kitty Pryde présidente si je me souviens bien. A l’inverse de ce qu’on aurait pu attendre des Xmen : camps d’extermination et tout le toutim, Claremont délivre un message d’espoir qui dénote avec tous ces super héros qui meurent en d’atroces souffrances, non ?

          • Matt  

            Le « x-men the end » ne m’intéresse pas parce qu’il parait que c’est ultra dépendant de la continuité des X-men de Claremont et pour le coup ce concept de « the end » m’intéresse pour sa possibilité de proposer des récits auto contenus sans avoir à lire plein d’autres trucs. Exemple ici : Hulk se passe 100 ans plus tard sur une terre dévastée. Même sans avoir lu grand chose sur le perso, on comprend.

          • PierreN  

            @Matt: Mais ça c’est l’habitude de Claremont, il a toujours des sub-plots laissés en suspens, et il s’y raccroche généralement d’une manière ou d’une autre lors de ses retours successifs sur cette franchise.
            J’ai vu que dans sa série sur Diablo, il faisait référence à Ogun, et donc plus largement à la mini-série Kitty Pryde & Wolverine (étonnement toujours inédite en VF).
            Eddy a raison, le titre The End a été abandonné, mais le concept de base a demeuré sur certaines séries (Spider-Man Reign d’Andrews, Silver Surfer Requiem de JMS).
            Pour rester sur Peter David, il avait créé des versions futuristes mémorables de Cyclope et Fatalis dans un de ses meilleurs arc d’X-Factor (celui où Madrox retrouve Layla, disparue depuis Messiah Complex).

          • Matt  

            Ouais mais c’est chiant parce que là il faut non seulement suivre la continuité mais aussi savoir où s’arrêter (avant Lobdell ?) pour savoir ce que Claremont considère comme canon pour sa timeline etc. Pfiou…pas envie !

            Et t’en penses quoi de ce the end sur Hulk ? Tu n’as rien dit^^

          • PierreN  

            Je n’ai pas encore lu ce The End, donc je ne peut avoir de véritable avis.^^
            En tout cas je constate, même si c’est loin d’être moche, que Keown a bien baissé par rapport à son passage sur Hulk au début des 90′s, à l’époque où il était très inspiré par le style de Byrne, et durant laquelle ses planches étaient sublimées par l’encrage virtuose de Mark Farmer (Davis a de la chance de l’avoir comme collaborateur régulier).
            Comme pour bien d’autres (le Silvestri post-Dan Green par exemple), son passage chez Image ne lui a pas forcément fait que du bien en terme d’évolution de style…

          • Eddy Vanleffe  

            Alors non, Claremont ne s’arrête pas à ses plots puisque ‘on trouve Emma et Cyclope en couple, Alex et l’infirmière de l’époque d’Austen et cassandra Nova. il n’est pas borné pour la coup.
            dedans il fait son dernier cadeau à ses fan il est vrai en faisant une histoire de space opera à base de d’énergie karmique un peu perchée et une autre politique terre à terre où il écrit un manifeste pacifiste optimiste (tout en insistant le besoin que l’on a de devoir évoluer) qui s’inscrit en faux par rapport aux messages cyniques qui fleurissaient chez les mutants à l’époque.

          • Matt  

            Ok. Eh bien je serais curieux de lire un article sur « x-men the end » alors. Parce qu’avec ce que les X-men sont devenus depuis Bendis…la version de Claremont pourrait-elle être la fin qu’on aurait voulue pour eux ? Ou du moins l’alternative la moins pire ?^^

          • Bruce lit  

            Oui. D’autant plus que Claremont reprend si ma mémoire est bonne des éléments jusque Morrison.
            En ce qui me concerne la fin idéale des Xmen existe : celle que propose Jason Aaron dans Wolverine et les Xmen !

          • PierreN  

            Pour moi la fin idéale des X-Men, et je rejoins l’opinion de Bruce là-dessus, on la retrouve dans un des derniers épisodes de Wolverine & the X-Men, en particulier dans cette scène où Cyke et Wolvie, épuisés et ensanglantés, se balancent leurs quatre vérités tout en se bourrant la gueule.

          • Présence  
  • Eddy Vanleffe  

    Indécrottable fan de Claremont, c’est MA fin. attention, y’a pas que du bon mais Ça reste du X-men typique avec certains trucs avec lequel je suis en phase, surtout la fin qui est d’une lucidité rare sur la condition humaine, la nécessité de la paix, le rejet du ghetto qu’est finalement l’école de de Xavier et d’autre trucs qui viennent assez clairement donner un son de cloche différent sur les mutants qui s’enfonçait à plaisir dans le communautarisme à l’époque.
    un article?
    voili voilou:

    http://www.masog.fr/blog/claremont-never-say-good-bye

    • Bruce lit  

      Super Review ! Merci, hein… du coup j’ai envie de le lire….

      • Matt  

        Bah…tu l’as pas lu ? Tu disais plus haut qu’il y avait une fin optimiste et tout ça…

        • Bruce lit  

          Je l’ai lu en diagonale en m’axant sur les personnages que j’aimais bien. Ce qui ne constitue pas une experience de lecture très intéressante n’est ce pas ?

          • Matt  

            Certes.
            A une époque je n’avais pas envie de lire un récit ultime sur les X-men parce que je voulais continuer de suivre leurs aventures. Mais avec ce que c’est devenu, et même si quelqu’un arrive à en refaire un truc intéressant un jour, il faudrait se farcir tellement de bouses au milieu pour comprendre la continuité, que l’idée de lire une fin est plus attrayante.

    • Matt  

      Sympa la review. Bon perso je reste un fan des X-men de Whedon, de Aaron, de Remender, de Carey…et donc j’aurais du mal à me dire que cette FIN est la vraie fin car j’imagine que ça ne peut pas coller avec les évènements post-Morrison. Mais ça me rend curieux tout de même. Surtout que les X-men, j’ai arrêté tellement c’est devenu n’importe quoi avec Bendis, Soule et consorts.

      Il y a quand même Amazing X-men de Aaron qui m’intéresse avec le retour de Diablo du pays des morts qui sort bientôt.
      Mais ce serait pratique qu’en imaginant que les persos se sont réconciliés et sont revenus d’entre les morts (car ce n’est pas rare chez Marvel^^) cette « THE END » puisse aussi s’insérer après le run de Aaron. Comme ça je pourrais oublier les conneries de Bendis et Soule et prétendre que les X-men ont eu une fin digne de ce nom.
      Au final que se passe-t-il chez Whedon, Carey, Aaron et Remender qui ne soit pas compatible ? Hum…Scott pète un plomb et crée Utopia mais on pourrait imaginer qu’avec le temps il ait réalisé ses erreurs, Wolverine n’est pas encore mort, Diablo est mort mais revient à la vie chez Aaron donc statu quo, pareil pour Kitty…) Ouais , faut voir.
      Hein ? Oui je me fais ma propre continuité ! Un problème ?

  • JP Nguyen  

    Moi, j’avais été déçu par ce The End tristoune et dessiné par un Keown moins agréable à regarder que dans son run initial.
    Comme épilogue hulkien, je préfère encore le dernier épisode du run initial de David, dessiné par Adam Kubert.
    Par contre, je vous donne un tuyau pour revoir tous les The End à la hausse : les comparer au scénar de Bendis sur Daredevil End of Days ;-).

    • Matt  

      Et pourquoi c’est pas bien quand c’est tristoune ?
      Pour Keown, bah je sais pas, moi j’aime bien…

      • JP Nguyen  

        Ha ha, je me rappelle d’un certain Mattie Boy qui disait, en substance, sur l’article Unknown Soldier « dites-donc, vous ne décernez les meilleures notes qu’à des trucs déprimants… » (ce qui n’était pas tout à fait exact…)
        Bon, sérieusement, je pense que c’est une affaire d’attente en tant que lecteur, et c’est purement subjectif. Pour un personnage comme le Punisher, je suis prêt à lire du noir de chez noir. Pour Hulk, même si la dimension tragique est là, je m’attends aussi à de l’action et de la légèreté. Typiquement le mélange présent dans Futur Imparfait mais absent dans ce The End.

        Et Dale Keown, il reste bon sur ce récit mais son trait est plus arrondi et « joli » (avec aussi une meilleure narration) dans son run encré par Mark Farmer (comme évoqué par PierreN).

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