Bebop where we belong (Cowboy Bebop)

TEAMUP :   MATTIE-BOY et JP NGUYEN

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Back to the Bebop

Dans la première année d’existence du blog, on vous avait parlé de Cowboy bebop , un anime exceptionnel de Shin’Ichiro Watanabe. Bien des lunes plus tard, un autre fan de la série a rejoint la Team. L’occasion était donc trop belle de revenir vous parler de cette série. Voici donc une conversation entre JP Nguyen et Mattie-Boy sur une œuvre qui leur tient tous deux à cœur.

OK, 3-2-1 Let’s Jam !

JP : Cette série, je l’ai découverte par hasard, en zappant sur une chaîne du câble, au début des années 2000. Je crois que je suis tombé sur la session 5 « Ballad of Fallen Angels ». Ca m’a rendu accro. Je n’avais jamais vu un anime comme celui-là. Et je ne suis jamais retombé sur quelque chose de semblable depuis. J’étais un fan absolu. La qualité de l’animation, des décors, des designs et l’alchimie entre les personnages, m’avaient enthousiasmé au plus au point. Quand le film Knockin on Heaven’s Door est sorti en France en 2003, j’ai réussi à convaincre un couple d’amis à me voiturer vers le seul multiplex de la région qui le diffusait. Et toi, Mattie-Boy, c’était comment ta première rencontre avec Cowboy Bebop ?

Matt : Eh bien je crois que ma rencontre avec Cowboy Bebop était similaire à la tienne. Je me rappelle bien de la chaîne de télé, c’était sur GameOne, la chaine de jeux-vidéo que j’avais via « canal satellite », comme ils s’appelaient à l’époque. Ils diffusaient des séries animées également, et ils étaient aussi responsables de la première version non-censurée de l’anime Nadia et le secret de l’eau bleue de la Gainax. Ils avaient inclus à la version française des bouts d’épisodes censurés jamais doublés, plus ou moins légalement d’ailleurs selon leurs propres dires. Bref…concernant Cowboy Bebop , il y eu tout d’abord une diffusion en VO qui n’avait pas retenu mon attention parce que j’étais bête à l’époque et je voulais de la VF. Quelques temps plus tard, elle était diffusée en français. Avec une VF de très bonne facture d’ailleurs pour un anime quand on voit ce qui existe parfois…

De drôles de têtes d’affiche

De drôles de têtes d’affiche

J’ai été complètement happé aussi par l’univers, les personnages, la musique et la variété des environnements en fonction des planètes visitées. Le mélange des genres était exceptionnel. A la fois SF, western, film noir, comédie, drame mélancolique, action. Il y a tout dans cette série. Mon premier épisode était le 6, « Sympathy for the devil » avec le gosse qui joue de l’harmonica et cache un lourd secret. Déjà le solo d’harmonica de « Digging my potato » m’avait scotché, tout comme la version instrumentale de « Don’t bother none ». J’ai été frustré de constater que dans la BO officielle de la série, ce n’est pas la version instrumentale de « Don’t bother none » qui était reprise, mais une version chantée.

J’ai découvert le film plus tard en tombant sur le DVD par hasard. Je l’aime bien mais compte tenu de la fin de la série, il s’apparente plus à un long épisode indépendant à glisser quelque part au milieu des derniers épisodes.

Le film confronte Spike à une sorte de double en la personne de Vincent

Le film confronte Spike à une sorte de double en la personne de Vincent

JP : Pour être honnête, même si la série est un joyeux mélange dont tu as évoqué les ingrédients, c’est surtout le côté SF/Noir qui m’avait séduit. Des chasseurs de prime voyageant en vaisseau spatial entre toutes les planètes du système solaire mais utilisant du kung-fu ou des armes à feu du 20ème siècle pour neutraliser leurs cibles, un ramassis d’escrocs, de paumés et de mafieux. Après plusieurs visionnages de la série, j’apprécie davantage les passages plus comiques mais, selon moi, ils servent plus de respirations pour égayer une série mélancolique et un brin désespérée. Si tous les membres de l’équipage du Bebop ont droit à leur focus au fil de la série, le principal fil narratif reste celui de Spike Spiegel, l’ancien mafioso devenu chasseur de primes qui mettra toute la série à retrouver sa dulcinée Julia. Le premier épisode, « Asteroïd Blues », donne le ton général de la série. Spike et Jet sont à la poursuite d’un couple de criminels en fuite dont la cavale se terminera mal. « Fucked up from the start » : la fatalité imprègne l’ensemble de la série mais produisait sur moi un sentiment mélangé de tristesse et de réconfort. C’est que, comme disait Anouilh dans son Antigone , « C’est propre, la tragédie. C’est reposant, c’est sûr…»

Alors bien sûr, Cowboy Bebop , ce n’est pas que du blues et des adieux sous la pluie mais ce sont les images qui me viennent naturellement en tête lorsque je pense à la série, certainement influencé par le générique de fin, « The Real Folk Blues », dont je connaissais à une époque le premier couplet par cœur (en japonais !). Ce n’est d’ailleurs pas le seul morceau de BO de la série que je me sois amusé à massacrer consciencieusement, étant donné que l’harmonica est aussi une de mes marottes… Mais « Digging my potatoe », que tu as cité, c’est un peu chaud pour un joueur du dimanche ! Paradoxalement, même si j’ai une préférence pour les épisodes dans le style polar, j’apprécie quasiment tous les morceaux de la BO, lents ou rythmés, tristounes ou plus enjoués. Après avoir terminé la série, j’ai téléchargé tous les albums que j’ai pu trouver… Yoko Kanno et les Seatbelts étaient en état de grâce lorsqu’ils ont bossé sur ces musiques…

Une illustration reflétant bien la prédominance de Spike dans l'histoire

Une illustration reflétant bien la prédominance de Spike dans l’histoire

Matt : Pour ma part j’ai apprécié dès le début les différences de ton selon les épisodes. On est d’accord que ce qui fait la force de la série c’est son côté dramatique et désespéré, mais les parenthèses comiques sont parfois très efficaces. J’ai par exemple adoré l’épisode « Cowboy Funk » avec le chasseur de primes Andy complètement à côté de ses pompes qui se prend pour Clint Eastwood, mais néanmoins très doué et capable de tenir tête à Spike. Le fait qu’il ressemble à Spike et que ses coéquipiers Jet et Faye se moquent de lui en parlant de leurs ressemblances était assez cocasse également. Sans parler du morceau de musique « Go go cactus man » qui pourrait avoir été composé par Ennio Morricone et qui donne vraiment l’impression de regarder un western spaghetti comique de type Mon nom est personne . Car en effet, le mélange des genres que j’évoquais, s’accompagne forcément d’un mélange de décors avec, malgré le contexte futuriste, des planètes terraformées très proches de la Terre évoquant d’autres époques avec de vieilles baraques, voitures, des quartiers pauvres aux allures de ghettos, et un joyeux melting pot culturel qui évolue dans ces environnements contemporains. On y croisera des types avec une coupe afro sortis des années 70, d’autres en ponchos et sombreros, des quartiers arabes ou chinois, etc. C’est aussi une qualité de la série : il y a de la vie dans les rues. Et de la vie humaine. Ici, pas d’aliens globuleux plein de tentacules. Juste une humanité et son panel de cultures que l’on connaît bien. Il y a même ce fameux running gag des trois vieillards idiots qui jouent aux cartes et que seul le plus fin observateur apercevra fréquemment dans le décor sur diverses planètes. C’est donc à la fois dépaysant et très identifiable comme environnement. Une vraie série rétro-futuriste en somme.

Pour en revenir à l’histoire de Spike et sa lutte contre son ancien partenaire Vicious devenu une ordure de première, ce ne sont curieusement pas mes épisodes préférés même s’ils constituent le fil rouge. Oh, attention, j’adore la série entière et j’aime aussi ces épisodes. Mais j’oserais dire que Spike n’est pas mon personnage préféré (même si je les aime tous quand même). C’est le mec cool et fort qui cache une profonde blessure liée à un mystérieux passé qui lui a fait perdre de vue sa dulcinée. Ouais, c’est classe ce genre de personnage mais je mentirais si je disais qu’on n’a jamais vu ça. J’avoue avoir une préférence pour Jet Black et Faye Valentine.

Andy, le clone abruti de Spike

Andy, le clone abruti de Spike

Jet parce qu’il n’a pas la « cool attitude » de Spike, c’est un mec plus blasé qui ne poursuit plus son passé. Le Bebop est son vaisseau, il a choisi de changer de vie suite à des déceptions. C’est même plutôt le passé qui s’acharne à le poursuivre comme lorsqu’il sera contacté par son ancien coéquipier dans un épisode qui constituera pour lui une déception de plus. Il ne cherche pas à retrouver une dulcinée, il croise une ancienne amante et parle du bon temps et de ce qui aurait pu se passer sans chercher à partir avec elle. Comme s’il pensait que sa vie est derrière lui. Il est rationnel et résigné. Le mec le plus sérieux de la bande, mais assez triste finalement. Il a cela dit le même problème que les autres membres de son équipage. Il est incapable de s’ouvrir aux autres.

Jet Black et ses problèmes de cœur

Jet Black et ses problèmes de cœur

Quant à Faye…ah ! Faye ! Euh…ahem…pour ma défense j’étais ado quand j’ai découvert la série et forcément je la trouvais super sexy. Et comme Cowboy Bebop est restée ma série animée préférée, elle a toujours une place dans mon esprit quand on parle de personnage féminin badass et sexy. Mais ce qui est intéressant avec Faye, c’est que ce n’est pas une femme fatale. C’est une enfant paumée et maladroite. Elle vient d’un passé lointain (notre XXIe siècle si je me souviens bien ?) et a été cryogénisée suite à un grave accident. Réveillée dans le futur par des escrocs qui la couvrent de dettes, amnésique, elle est complètement perdue dans cet univers. Derrière sa carapace de chasseuse de primes tête brulée badass, il y a donc une femme fragile à la recherche de réponses. Et donc même s’il lui arrive de jouer les femmes fatales, elle se ridiculise aussi parfois magistralement à cause de sa maladresse ou de ses caprices, et c’est hilarant. C’est donc une femme sexy et drôle, sans être une cruche. Une combinaison finalement pas si répandue dans les animes japonais. Les épisodes consacrés à son passé sont d’ailleurs tout aussi drôles qu’émouvants.

Et toi, tu as un personnage préféré ?

Faye Valentine, fantasme d'ado pour Mattie boy, et personnage plus complexe que le laisse penser son apparence

Faye Valentine, fantasme d’ado pour Mattie boy, et personnage plus complexe que le laisse penser son apparence

JP : Alors, en fait, même si j’ai dit que, pour moi, Spike est le personnage « principal » de la série, je pense qu’il ne prend toute sa dimension que grâce au reste de l’équipage du Bebop. D’ailleurs, même s’il est « cool et fort », comme tu dis, les auteurs ne l’ont pas rendu invincible pour autant. Certains de ses duels, contre Ein dans la session 6 ou face à Pierrot le Fou dans la session 21, se jouent sur le fil du rasoir. Dans la session 24, le papa de Ed le surclasse totalement au combat à mains nues. Contrairement à des séries comme Cobra ou Nicky Larson , l’intrigue de Cowboy Bebop ne repose pas sur le seul Spike qui devrait venir à bout de toutes les épreuves que les scénaristes lui imposeraient.

La saveur de la série provient aussi des interactions entre les personnages, qui symbolisent chacun un âge de la vie. Ed est l’enfant, Faye est l’adolescente (même si elle a un corps de femme, l’accident que tu as mentionné s’est passé quand elle était ado), Spike est le jeune adulte et Jet le vieux sage. Alors, si je devais nommer mon personnage principal, je tricherais en mentionnant l’ensemble de l’équipe, ou alors je feinterais en citant un cinquième personnage, invisible mais omniprésent : la nostalgie. Tous les chasseurs de prime à bord sont, à un moment ou un autre, à la poursuite de leur passé. Une proie encore plus insaisissable que toutes les têtes mises à prix qui leur filent déjà entre les doigts. Evidemment, le personnage qui symbolise le mieux cette quête impossible reste Spike, dont l’œil droit a été remplacé par un œil cybernétique et qui confesse, dans l’épisode 26, que son regard est constamment partagé entre le passé et le présent.

La prouesse de la série, c’est de contrebalancer les passages mélancoliques avec des scènes d’action ou des situations humoristiques pour obtenir un mélange frais et enthousiasmant alors même que nombre d’épisodes (y compris l’épisode final) trouvent des conclusions assez sombres. Mais j’insiste peut-être un peu trop sur le côté grave de certains épisodes alors que l’ensemble de la série est beaucoup plus contrasté et diversifié. D’ailleurs, petit exercice, si tu devais faire découvrir la série, quels épisodes choisirais-tu ?

Wen et le père de Ed, des personnages qui mettront à mal les capacités de Spike

Wen et le père de Ed, des personnages qui mettront à mal les capacités de Spike

Matt : Très belle analyse avec laquelle je suis d’accord. Mais…oui, tu triches quand même ! Que dirais-tu si je te répondais « l’ensemble des épisodes », hein ? Je taquine, rassure toi.  C’est une bonne question. Avant d’y répondre je dirais quand même que je ne me souvenais pas que Spike se battait contre le pauvre chien Ein dans l’épisode 6. Ah tu voulais dire Wen peut être ?

L’épisode de « Pierrot le fou » que tu mentionnes est un épisode fort très orienté action, mais j’oserais même dire horreur. Même si la révélation de fin peut faire sourire un moment, c’est finalement assez horrible cette histoire. Et le sourire de dément de Pierrot dans ce parc d’attraction de l’Enfer…on dirait le Joker sous stéroïdes. Flippant. Mais je ne pense pas que je l’inclurais pour faire découvrir la série. Il est presque trop minimaliste avec peu de dialogues pour donner une idée sur la série.

Je pense que je choisirais un épisode de chaque genre. Il y aurait le 5 « Ballad of Fallen Angels » pour son rapport avec le fil rouge de l’histoire, son ambiance excellente dans l’opéra et l’introduction du grand méchant Vicious. Le 6 « Sympathy for the devil » parce que…euh…j’ai découvert avec celui-là, et son ambiance musicale est excellente. Il a aussi un côté très inquiétant qui laisse penser que Spike peut y rester. C’était d’ailleurs peut être un peu tôt dans la série pour essayer de nous faire croire qu’il pourrait mourir à peine dès le 6ème épisode, mais en dehors de ça, l’épisode est teinté d’une atmosphère de fin du monde efficace.

Pierrot le fou, un projet « Arme X » qui a dégénéré

Pierrot le fou, un projet « Arme X » qui a dégénéré

Le 10 « Ganymede Elegy » pour le drame sentimental avec Jet. Le 15 « My funny Valentine » pour le passé de Faye et le mélange comédie/émotion. Il y aurait aussi le 16 « Black Dog Serenade » pour l’ambiance film noir avec l’ancien coéquipier de Jet. Ou le 22 « cowboy funk » pour la pure comédie. Ah ! Il y en a trop ! C’est quoi cette question ?

J’avais pensé au 24 « Speak like a child » où l’équipage trouve une vieille VHS du passé de Faye. La scène avec le geek qui s’évertue à expliquer à Spike et Jet ce qu’est une VHS m’est restée en mémoire. D’ailleurs ça ne nous rajeunit pas de voir qu’on en est presque au même point avec les jeunes générations qui ne connaissent pas ce support. Mais le souci c’est que cette intrigue se poursuit dans le 24 « Hard luck woman » et donc il est difficile de le conseiller sans inclure tous les épisodes sur le passé de Faye. Pareil, je fais l’impasse sur le très bon dyptique « Jupiter Jazz » (épisode 12 et 13) puisque c’est la suite du fil rouge entamé dans le 5. Mais ça me démange pourtant.

Les tiens, ce serait lesquels ?

Le passé, la nostalgie, des personnages à part entière

Le passé, la nostalgie, des personnages à part entière

JP : Arf, tu m’as eu, j’ai effectivement confondu le méchant Wen avec le gentil chien Ein, le 5ème membre de l’équipage, que je n’ai jamais trop aimé, même si, de mémoire, il sert parfois de plot-device (en plus de l’épisode « Stray Dog Strut » où il apparaît et est le moteur principal de l’intrigue). Ta sélection d’épisodes est bonne et montre bien que la série foisonne de pépites en tous genres. Nonobstant, pour faire découvrir la série, une autre approche pourrait être de montrer des épisodes un poil plus classiques où l’équipe effectue une « simple » mission, tout en évitant des épisodes un peu trop fous-fous comme le 11 Toys in the Attic ou le 17 Mushroom Samba, qui s’apprécient comme des respirations dans la série mais peuvent déconcerter dans une première approche. Avec ce cahier des charges, j’orienterais vers le 4, « Gateway Shuffle », où l’équipe se retrouve face à des éco-terroristes ou le 8, « Waltz for Venus », un épisode alternant le comique et tragique ou encore le 23, « Brain Scratch », qui est le dernier épisode où toute la Team opère de concert avant de voler en éclats dans les épisodes suivants. Et puis, rien que pour la scène de la chute du haut de la cathédrale, je recommanderais « Ballad of Fallen Angels ».

Spike et Vicious : « Je suis le seul à pouvoir te tuer »

Spike et Vicious : « Je suis le seul à pouvoir te tuer »

Ou alors, je pousserais le vice jusqu’à faire débuter par le film Knockin On Heaven’s Door car il reflète bien l’essence de la série, d’ailleurs, les amis à qui je l’avais conseillé ont en général bien aimé. C’est un super épisode, en plus long et en encore mieux animé : quelle fluidité et quelle beauté dans certains arrière-plans ! Nos Cowboys doivent arrêter Vincent Volaju, qui projette de répandre un virus mortel sur la planète Mars. Electra, une espionne appartenant à l’organisation ayant créé le virus et ancienne amante de Vincent, est en concurrence avec eux puis finit par les aider. Dans le film, Vincent fait un peu office de reflet pour Spike et la relation Vincent-Electra fait quelque part écho à celle entre Spike et Julia. Mais si Spike est profondément marqué par son passé, il reste encore ancré dans le réel, tandis que Vincent a basculé dans la folie.

Et puis, pour ne rien gâcher la BO du film est magnifique, totalement dans l’esprit de la série mais composée de morceaux tous inédits. D’ailleurs, il serait peut-être temps qu’on en parle plus sérieusement, de la bande-son, non ?

Affiche du film

Affiche du film

Matt : Euh oui, on va parler de la bande son. Mais laisse-moi parler un peu du film aussi. Mon avis diffère un peu du tien. Tu en fais une bonne analyse, mais autant j’aime le film, autant je trouve qu’il est justement très « classique » comme les épisodes que tu mentionnes. Il ne laisse pas entrevoir les possibilités ou la variété des univers et thèmes de la série. Certains personnages comme Jet sont même un peu laissés de côté. Dans un sens c’est normal, ils n’allaient pas faire un épisode patchwork pour faire la pub de la série, mais du coup j’ai du mal à le considérer comme autre chose qu’un épisode qu’on pourrait glisser parmi les autres. Plus long certes, mais aussi moins profond que d’autres.

Faire connaître la série par ce film, ce serait un peu comme choisir un seul épisode pour représenter la série. Et comme tu as vu, je n’y suis pas parvenu dans ma sélection. Peut être qu’on attend trop d’un film, justement parce qu’il se fait le représentant d’une série au cinéma, mais je ne l’aime pas autant que la série. Il en fait juste partie pour moi, et je ne serais pas étonné que quelqu’un qui apprécie peu le film puisse aimer la majorité de la série malgré tout. Et puis cette histoire de virus m’a perturbé au premier visionnage du film. Je t’avoue ne plus trop me souvenir où sont les incohérences alors que j’écris ses lignes, mais je me souviens m’être dit qu’il y avait un souci avec ce virus qui semble vouloir infecter les gens plus ou moins vite et efficacement selon les besoins de l’histoire.

Duel final entre Spike et Vincent

Duel final entre Spike et Vincent

Par contre oui, la BO est excellente. Comme celle de toute la série. La compositrice Yoko Kanno a fait un boulot excellent, et le groupe formé pour l’occasion The seatbelts (les « ceintures de sécurité », si si !) nous livre des morceaux de jazz, blues, big band, bebop, hard rock, country, funk, electro, etc. de toute beauté. Une telle diversité de styles s’accompagne donc forcément d’une sélection de musiciens impressionnante, incluant des musiciens japonais, américains et français.

JP : En fait, la variété de la musique correspondait bien à la diversité des ambiances et univers qui défilaient pendant les épisodes. Et puis, il y avait assez peu de répétitions, contrairement à certains animes ou les mêmes musiques reviennent à tout bout de champ. Les morceaux étaient utilisés pour des épisodes et même des scènes spécifiques. Dans mon article initial, j’avais déjà mentionné quelques pistes marquantes, alors, pour ne pas me répéter, j’évoquerai « Rush », un air jazzy qu’on entend lors du combat entre Spike et Asimov dans le premier épisode ou « Space Lion », au saxophone langoureux et mélancolique, qui vient ponctuer « Jupiter Jazz » (sessions 12-13). Dans le genre plus pêchu et moins déprimant, j’aime bien « Cosmic Dare », jouée lors d’une scène avec Faye et « What planet is this ? », entendue lors d’un combat aérien, tous deux tirés du film ou encore « Ask DNA » qui lui sert de générique de début. Et pendant que j’y suis, j’aime aussi la dernière chanson du film « Gotta knock a little harder ». Et toi, tu as des titres fétiches ?

Des scènes du quotidien dans le Bebop

Des scènes du quotidien dans le Bebop

Matt : N’ayant rien mentionné précédemment dans un article, je vais donc me permettre un petit top 10 des musiques. « Cosmic dare » ne fait vraiment pas partie de mes préférées pour le coup. Mais « Ask DNA » et « What planet is this » toutes deux tirées du film sont très bonnes par contre. Ah…ça en fait déjà deux. Sachant qu’il y a presque une centaine de titres, ça va être compliqué de n’en citer plus que 8. Mais essayons. Sans ordre particulier de préférence :

8. Dans un genre proche de « Rush » que tu cites, je mentionnerais « Too good too bad », l’air jazzy qu’on entend lors du sauvetage de Spike avec la vieille navette dans l’épisode 19 « Wild horses »

7. « Elm », qui n’est techniquement qu’un mec qui chante « lalala » sur un air de balade mélancolique à la guitare, mais super efficace dans l’épisode 10 « Ganymede Elegy » lorsque Jet poursuit sa proie qui s’avère être le nouvel amant de son ancienne chérie.

6. « Call me, call me », la chanson sur un air de guitare lors du départ de Ed et Ein dans l’épisode 24 « Hard luck woman », juste après que Faye ait terminée la quête de son passé. Cette chanson sonne comme une fin. Plus rien ne sera comme avant. Il ne reste plus que 2 épisodes et l’équipe commence à se séparer.

5. « Rain », la chanson entendue lorsque Spike se rend dans l’Eglise où Vicious détient Faye, dans le fameux épisode 5 « Ballad of fallen angels ». Première rencontre entre les éternels rivaux qui ne s’achèvera que dans le dernier épisode lors d’un duel aussi rapide qu’efficace. Cette chanson a deux versions. Je préfère celle qu’on entend dans l’épisode avec la voix plus efféminée (je ne sais pas si c’est vraiment une femme qui chante)

4. « Digging my potatoe », dont j’ai déjà parlé.

3. « Go Go cactus man », idem.

2. « kabutogani kodainosakana » (ouais, compliqué hein ?), l’air oriental très étrange qu’on entend lorsque Spike et Faye cherchent le maître des échecs Hex qui joue une partie mémorable avec Ed depuis des jours.

1. « Goodbye Julia » pour le saxophone. Un morceau que je trouve tout aussi bon que le « Space Lion » que tu cites.

J’aurais bien mentionné « Don’t bother none » également qu’on entend dans l’épisode 6 « Sympathy for the devil » en version instrumentale. Un blues qui mélange harmonica et guitare. Dans la BO officielle (sur CD ou Internet), elle n’existe qu’avec la voix d’une chanteuse par dessus. Je suis moins fan. Mais peut-être que la version instrumentale fonctionne mieux en musique d’ambiance pour accompagner un épisode que sur un CD de BO.

Bebop fever

Bebop fever

JP : Après Cowboy Bebop , j’ai cherché en vain une autre série animée qui lui ressemblerait. J’ai regardé un autre western spatial, Trigun , qui est en 26 épisodes, mais elle est plutôt centrée sur un seul héros, Vash The Stampede. Certaines musiques sont aussi très chouettes, composées par Tsuneo Imahori, un des guitaristes des Seatbelts. Mais l’animation est un chouïa moins bonne et le mélange comique/tragique moins abouti. Shin’Ichiro Watanabe a réalisé Samurai Champloo , qui se déroule dans un cadre très différent, le Japon de l’ère Edo, mais on retrouve une dynamique d’un petit groupe, une mini-famille dysfonctionnelle avec certains épisodes WTF. A la limite, ce n’est pas Cowboy Bebop mais c’est pas mal du tout. En revanche, le retour de Watanabe vers la SF, avec Space Dandy ne m’a pas du tout accroché. Le personnage principal m’’est apparu trop ridicule. Depuis, j’ai fait mon deuil. Cette série est terminée et je n’en retrouverai jamais de pareille. Je suis tombé sur des tas d’autres animes, de qualité variable, mais jamais avec un mélange de genres aussi réussi que CB. Ceci dit, et quitte à faire hurler les puristes, dans le genre Space Opera, j’ai beaucoup aimé l’adaptation en série animée de Valerian et Laureline , agents spatiaux temporels perdus loin de leur époque et devenant chasseurs de prime pour survivre et retourner vers leur continuum…

Et toi Matt, quelles sont les séquelles que tu gardes de ta rencontre avec Cowboy Bebop ?

Le Bebop et les petits vaisseaux personnels. Saurez-vous trouver à qui ils appartiennent ? Les indices sont dans les images

Le Bebop et les petits vaisseaux personnels. Saurez-vous trouver à qui ils appartiennent ? Les indices sont dans les images

Matt : J’ai vu aussi quelques épisodes de Trigun . Je n’ai jamais accroché au perso principal. Et avec l’animation moins soignée, le supporting cast moins intéressant, bah ouais c’était un gros « bof ». Je n’ai rien vu d’autre de Watanabe, même si on m’a parlé de Samurai Champloo . J’ai juste usé mes VHS de Cowboy Bebop (enregistrées lors des diffusions sur GameOne) et acheté les DVD quand ils sont sortis pour regarder la série un paquet de fois. Peut être trop. J’ai du faire une pause de plusieurs années parce que je connaissais les épisodes par cœur.

Je n’ai jamais trouvé non plus de série qui mélange aussi habilement les genres. Mais quelque part, ça me plaît que cela reste une anomalie de génie, cette série. Je n’ai pas vraiment eu de deuil à faire. J’aime les fins, et je ne veux pas d’une suite (ce serait difficile, remarque…)

Cela dit, je ne pense pas qu’elle soit au goût de tous. Il faut des gouts éclectiques quand même. Justement à cause de ce mélange des genres. Donc je ne veux pas avoir l’air de dire que tout est pourri à côté de Cowboy Bebop. J’ai vu des séries sympas, comme Black Lagoon qui m’a fait un peu penser à Cowboy Bebop (de loin quand même). Une bande de truands « livreurs » qui transportent des paquets pour des organisations diverses, dont les triades, dans la ville fictive thaïlandaise de Roanapura et sur les mers du sud-est asiatique. L’action se passe dans les années 90.

Un superbe cadre martien, terraformé, pour le film

Un superbe cadre martien, terraformé, pour le film

Le truc c’est que Cowboy Bebop n’est pas tiré d’un manga. C’est une création originale. Il y a bien eu quelques mangas par la suite je crois, mais dérivés de l’anime. Ce sont souvent les animes originaux qui sont plus aboutis parce qu’ils ont la liberté d’évoluer sans suivre un manga qui traine à la publication et dure parfois trop longtemps, faisant stagner les personnages et ne proposant pas de fin (c’est le cas de Black Lagoon ). Dans CB, sans faire de spoiler, on peut dire qu’il y a une vraie fin.

Dans le genre space opera, je ne connais pas grand chose. A part Albator  ou Cobra  . Ce n’est même pas mon genre de prédilection. Mais ça marche avec CB parce qu’il y a autre chose. Tu m’intrigues avec Valerian et Laureline . J’avais voulu jeter un œil à une époque. Je crois que l’incrustation de la 3D est un peu ratée, non ? C’est un détail mais ça et les critiques peu enthousiastes m’ont dissuadé.

JP : L’animation du DA de Valérian n’est pas au top du top mais elle reste très potable… De mémoire, il y a, dans le dernier épisode, une scène de poursuite à travers l’espace-temps qui est très bien menée… Mais la série mériterait bien son propre article et il faudrait déjà conclure celui-ci… Je te laisse le mot de la fin : pour ceux qui n’auraient pas eu le courage de lire tout notre blabla, Cowboy Bebop , c’est bien ou pas ?

Matt : Ce n’est pas juste bien. C’est une série généreuse et créative que je recommande à tous. Quitte à ce que vous n’aimiez pas pour des questions de goûts personnels. Au moins vous aurez essayé. Et cette série mérite qu’on essaie. Pourquoi ? Ben…retournez lire l’article bande de feignasses sans courage ! Ahem…non sérieusement, c’est un condensé de bonnes choses. Et les DVD ne coûtent plus rien vu que la série a déjà presque 20 ans (ouch, le coup de vieux !). Si vous ne connaissez pas, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. See you, space cowboys !

Une bande de joyeux drilles

Une bande de joyeux drilles

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« Héros animés » 6/6
Les raisons pour lesquelles Cowboy Bebop est une réussite exceptionnelle ? Des personnages à la musique, notre association de malfaiteurs Jean-Pascal Nguyen et Mattie Boy en dresse l’inventaire pour Bruce Lit.

LA BO du jour : Ruez vous sur la BO des Cow Boys!

21 comments

  • Présence  

    Pour ceux qui n’auraient pas eu le courage de lire tout notre blabla – C’est sympa de penser aux gens pressé. :) Ça me rappelle un spectacle de Pierre Desproges où il commençait par un résumé de son spectacle, afin que les journalistes pressés puissent faire leur papier sans avoir à rester trop longtemps.

    Ça ne m’a empêché de lire l’article en entier, en me souvenant que très vaguement de celui initial de JP. De ce que vous décrivez, je retiens la sophistication du dispositif narratif qui repose sur une narration chorale, avec une volonté d’inclure des éléments de plusieurs cultures, ainsi que la variété des ambiances musicales. C’est marrant parce qu’en découvrant le nom du groupe, il m’a tout de suite fait penser à une anagramme des Beatles (avec quelques lettres en trop). J’ai bien aimé l’anecdote sur la VHS qui m’a rappelé aussi quelques moments de décalage temporel avec mes propres enfants qui restent sur l’idée que quand j’étais jeune, la télé était encore en noir & blanc.

  • Matt & Maticien  

    J’ai lu avec intérêt cet article et l’ancien qui est vraiment très bon. Celui ci est très bien mais j’ai survolé des passages quand cela sentait le spoiler à plein nez….

    Une chose m’intrigue : je ne vois pas de jeux de mots … les aurais-je manqués ?

  • JP Nguyen  

    @Matt&Maticien : des jeux de mots ?cherche bien, il doit y en avoir ! Nan, j’déconne, on a été hyper-sérieux avec Mattie parce qu’on était tellement pris dans la discussion de fans, qu’on a pas songé à faire les pitres.

    @Présence : « me souvenant que très vaguement de celui initial de JP » argh, moi qui imaginais que tous mes textes se gravaient en lettres de feu dans la mémoire de mes lecteurs, me voilà bien déçu ;-)
    Allez, plus de deux ans après la publication du texte en question, tu es pardonné… (et si ça marche pour les calembours, aussi, je peux espérer en recaser certains à partir de Figure Replay numéro 60… même si je ne sais honnêtement pas si je tiendrai jusque-là…)

  • Tornado  

    Après avoir lu l’article initial, je m’étais acheté illico le coffret DVD qui… dort depuis sur mes étagères, faute d’avoir eu le temps d’y jeter un oeil. Cet article relance donc l’intérêt pour la chose. Je me demande d’ailleurs si le film est inclus dans le coffret (je n’ai pas eu le courage de prendre le marche-pied pour aller vérifier). Par contre j’ai vérifié que le coffret était bien là, et je me suis aperçu par la même occasion qu’il était à côté du coffret de l’intégrale de la série Monster… que je ne me souvenais pas d’avoir acheté ! :D

    • JP Nguyen  

      Un jour, dans Figure Replay, il faudra que je reprenne le concept des étagères de Tornado qui prennent vie pour devenir un monstre… genre Toundra ou Giganto… Le souci, c’est que je n’ai pas de fig assez grande pour illustrer ça…

      • Matt  

        Ce serait pas mal ouais. Je peux essayer d’aider avec les grosses fig si tu veux^^ Je n’ai pas de Giganto non plus mais on doit bien pouvoir trouver un truc.

        C’est dommage de laisser ça sur l’étagère en effet.
        Je ne crois pas qu’il existe un coffret avec le fil inclus. Il existe un coffret unique blanc et noir « édition gold » mais je ne crois pas que le film soit dedans. Moi j’ai encore l’édition précédente en 2 coffrets sans le film aussi (que j’ai pris à côté du coup)

      • Matt  

        Tiens pour un mec qui porte le nom d’une marque d’aspirateur c’est assez cocasse qu’il ait un trop plein de trucs dans son sac qu’il n’a pas le temps de lire/voir^^

      • Matt  

        Je taquine, hein…
        No offense !

  • Tornado  

    Tornado, c’est le cheval de Zorro… :)

    • Matt  

      ça fait plus classe ouais. Mais c’est aussi un aspirateur hélas^^
      C’est comme Athéna. C’est une déesse…ou une marque de slips. Y’a des mecs payés pour désacraliser les mythes on dirait.

  • Jyrille  

    Tout comme Présence, je ne me souviens que vaguement de l’article originel, et tout comme lui, j’ai tout de suite pensé à un anagramme des Beatles en lisant Seatbelts… Pour le reste, et bien c’est chouette de lire votre discussion (quoiqu’un peu long :-) ) et je suis convaincu de vouloir regarder cette série.

    Pour ma part, je pense fortement à Firefly en lisant tout ça, est-ce que tu confirmes qu’il y a un peu de ça JP ? La citation de Anouilh est très chouette, surtout que je viens de lire cet auteur pour la première fois il y a quelques semaines à peine, et bien sûr, c’est cette pièce de théâtre que j’ai lu, sa réécriture de Antigone. Un très beau livre sur lequel je dois encore réfléchir et discuter avec mes amies qui l’adorent.

    L’idée d’une étagère monstrueuse prenant vie est géniale JP !

    Merci encore pour votre enthousiasme, le titre de la BO fait très très très Rolling Stones les copains, c’est pas mal. Je vous tiendrai au courant si j’ai le courage de tout regarder dans un temps proche ou lointain…

    • PierreN  

      Mise à part l’aspect western et l’absence d’aliens non-humanoïdes, Firefly me rappele plutôt tout ce qui a trait à l’univers des contrebandiers dans Star Wars (les héros hors-la-loi, l’allure des vaisseaux assez usés comme dans la trilogie initiale).

      • Jyrille  

        Oui c’est vrai mais ici aussi j’ai le sentiment que l’équipe de base est un peu du même acabit. Une dizaine de personnages qui cohabitent en ayant tous une personnalité marquée. Et j’ai eu pour Firefly ce sentiment que JP ressent pour le personnage principal de Cowboy Bebop, celui d’un ensemble plutôt que d’un héros. Et puis il y a ce film bonus…

    • Matt  

      Ouais, on a un peu forcé la dose sur la durée de l’article.

      Anecdote de tournage…euh…d’écriture :
      On avait fini un premier jet avec JP et puis au final il me dit « tu sais quoi ? On n’a pas parlé de ça, de ça et de ça. » Et moi je réponds « ah ouais t’as raison, et de ceci et cela aussi » Et on a fait grossir l’article. Je ne sais pas si c’était la chose à faire mais on aurait pu en parler encore plus donc…on s’est quand même sacrifié un peu pour ne pas continuer davantage^^

      Moi Firefly, connais pas, donc je ne peux pas répondre. Mais ce que je peux dire c’est que Cowboy Bebop mélange tellement les genres que ça ressemble surement à plein de trucs à la fois. Mais là c’est tout mélangé et habilement marié.

      Pour les indécis : foncez quand même écouter la BO !

      • Jyrille  

        Je ne parle pas des genres et de leurs mélanges pour la comparaison, mais bien de la base de l’histoire : une équipe de personnages un peu paumés et un peu rebelles et hors-la-loi, tous rassemblés dans un vaisseau spatial. Mais bon c’est vrai que ce côté western est commun aussi.

        • JP Nguyen  

          Pour avoir revu Firefly récemment, il y a des points communs mais je serais plutôt d’accord avec PierreN pour relier davantage Firefly aux contrebandiers de Star Wars.

          Points communs entre Firefly et CB :
          - l’équipage est toujours fauché
          - chaque épisode est une mission (de transport pour Firefly, une prime pour CB)
          - les équipages sont des familles dysfonctionnelles
          - certains persos de Firefly sont traqués, tout comme Spike est traqué par les Red Dragons (mais c’est quand même moins présent, en tous cas pas sur toute la série)
          - les persos secondaires sont souvent hauts en couleurs
          - pas d’aliens
          - en fin de série, gros charclage…

          Différences :
          - grâce à l’animation, les visuels de CB surpassent aisément Firefly
          - l’équipage du Bebop est plus restreint et on a plus de temps/d’épisodes pour les explorer, tandis que dans Firefly, le capitaine et deux-trois autres persos dominent largement le casting
          - CB a une bien meilleure zique

    • Matt  

      Et j’ai piqué du temps de parole à JP aussi avec mes longues tirades^^
      Mais c’est la première fois que je pouvais en parler, alors que JP a 2 articles maintenant. ça me démangeait de déballer mon sac^^

      • JP Nguyen  

        Tu voulais vider ton sac, Mattie ? Et après, c’est toi qui ironise sur Tornado et les aspirateurs ?
        Mouais, Dyson que ça passe pour cette fois ;-)

  • Matt  

    Bon ça n’a rien à voir avec l’article (quoique on en touche 3 mots) mais quelqu’un est intéressé par le film Valerian ?

    Pour ma part, je ne voudrais pas juger un livre à sa couverture mais j’ai du mal avec le casting. On dirait qu’il ont 15 ans les héros. Ok, un peu plus puisque L’actrice qui joue Laureline a 24 ans et Valerian 31. Mais bon sang je ne sais pas si c’est leur charisme d’huitre ou le maquillage, mais on dirait qu’ils sortent de l’école. Ils sont ou les Bruce Willis, les Travolta ou les Samuel L. Jackson de notre époque ? Non pas que j’aurais voulu voir Valerian joué par Bruce Willis mais bon…entre les films Star Wars, Star Trek et maintenant Valerian, ils ont tous des tronches pouponnées de jeunes mannequins.

    • Bruce lit  

      -Je ne vais jamais au cinéma
      -Je ne connais pas Valerian
      -Le seul Besson qui m’ait plu reste Le grand bleu pour qui je garde bcp d’affection.

  • JP Nguyen  

    Je connais Valérian quasiment uniquement par le Dessin Animé, que j’ai bien aimé, même si pour les puristes, lecteurs de la BD, il semblerait que ce soit plutôt une déception…
    Le film de Luc Besson, ce sera forcément une autre adaptation… Le format du long métrage me semble un peu insuffisant pour retranscrire toute la richesse de la série. Un peu comme pour un film Marvel, ça risque de saupoudrer des tas d’easter eggs tout en restant très à la surface.. Je le regarderai en VoD… ou pas.
    Sinon, ça me fait penser inévitablement à l’autre blockbuster SF réalisé par Besson : le 5ème élément, que j’ai la faiblesse de trouver distrayant à défaut de lui vouer un culte… et ce n’est pas parce que Bruce (Willis) est dedans…

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