Branché Sur la Multicrise (Crisis)

Focus : Les trois premières Crises de l’univers DC Comics, par collectif

Par TORNADO

VO : DC Comics

VF : Urban Comics

C’est la les crises ! © DC Comics

C’est la les crises !
© DC Comics

Cet article est consacré aux trois premières Crises de l’univers DC Comics.
En effet, depuis CRISIS ON INFINITE EARTHS en 1985, plusieurs events ont secoué l’univers DC sous cette appellation.
Nous ne trouverons pas ici la quatrième et dernière de ces Crises intitulée FINAL CRISIS, car un article entier sera dédié à cet event signé Grant Morrison.…

L’article sera divisé en trois parties, chacune s’articulant sur une Crise à la fois, dans l’ordre initial de publication.

Avant de commencer, une petite précision : Tout ce qui suit, quant à la qualité artistique des events respectifs, est basé sur un avis purement subjectif. Car votre serviteur ne supportant pas beaucoup le style narratif des comics old-school, il est probable que le jugement sera sévère en particulier sur le premier event. Et comme il n’aime pas tellement non plus les gros crossovers avec des gus en slip flashy de partout, il risque d’y avoir quelques irritations aux entournures.
Alors vous vous demandez peut-être ce qu’un zozo comme moi est venu foutre ici, un peu comme lorsque l’on voit le nom de Garth Ennis sur un comic-book mainstream. Il se trouve que j’aime quand même beaucoup les comics, et que lorsque le super-héros est un vecteur, c’est-à-dire quand il me raconte plus qu’une histoire de méchants contre des gentils, que c’est doublé d’une toile de fond avec autre chose derrière (sociologie , Œdipe, héritage, anticipation…), cela me plait énormément. En second lieu, je suis un infatigable curieux qui aime connaitre l’histoire de ce medium, ne serait-ce que pour améliorer ma culture. Il n’était donc pas possible que je fasse l’impasse sur ces events…

Il ne peut en rester qu’un… © DC Comics

Il ne peut en rester qu’un…
© DC Comics

1. CRISIS ON INFINITE EARTHS

Le pitch : L’Anti-Monitor mène son armée d’ombre de dimensions en dimensions afin de détruire les Univers parallèles et de s’alimenter de leurs énergies. Son double positif, le Monitor, réunit une assemblée de héros de différents univers afin de stopper le cataclysme. Mais même les plus puissants surhommes ne peuvent rien face à cette menace. Les mondes vont mourir l’un après l’autre… et l’Univers DC ne sera plus jamais le même !

J’ai toujours trouvé que les comics de super-héros souffraient d’un sacré paquet de tares rédhibitoires. L’une des plus flagrantes est leur politique éditoriale et ses grosses ficelles commerciales ridicules. Ainsi, pour vendre un maximum de numéros, les grandes maisons d’édition ont-elles compris qu’il fallait aguicher le lecteur avec des événements et des trouvailles racoleuses. Par exemple : imaginer que Superman n’est pas le seul survivant de la planète Krypton. Ainsi vinrent, entre autres, Supergirl et… Superchien ! Ou bien qu’il n’est pas le plus puissant des super-héros, car sur d’autres terres parallèles, et même dans des futurs ou passés alternatifs, vivent Superboy, Superman de la Terre II, etc.
Le problème est qu’au bout d’une quarantaine d’années, un éditeur aussi important que DC Comics croule sous les mondes et les personnages alternatifs, et plus personne à part le fan ultime qui lit la totale depuis des décennies n’y comprend rien. Comment alors appâter de nouveaux lecteurs sans couper le lien avec les anciens ?
Ainsi naquit, en 1985, le projet CRISIS ON INFINITE EARTHS, destiné à faire table rase de tout cet imbroglio mythologique, en annulant tous ces mondes et époques alternatifs ainsi fusionnés en notre seule et unique Terre 1 ! Dans ce contexte, le vieux fan n’est pas ignoré et accompagne ses figures chéries dans leur destin, et le nouveau lecteur peut prendre le train à une gare de départ toute neuve…

Allez lire le résumé détaillé de cette saga sur Wikipédia : A lui seul, il vous occasionnera une migraine carabinée. Autant dire que je ne me risquerai pas à vous raconter les grandes lignes de cette histoire (le pitch recopié plus haut est quasiment un copié-collé de la brève introduction que l’on trouve dans l’édition Urban Comics)…
Bien que cette création soit mythique et qu’elle fasse partie du patrimoine de son médium, je ne peux guère vous la conseiller si vous n’êtes pas prêt à franchir la série d’épreuves qui suit. Alors si vous êtes prêt, imaginez que je suis le Père Fouras (avec sa voix enrouée) et accompagnez-moi dans cette série d’épreuve :

- Patient et contemplatif vous devrez êêêtre ! (voix tremblante et emphatique). Car ce récit est à peu-près incompréhensible pour qui ne connaît pas la mythologie de l’univers DC et son Histoire. plusieurs chapitres il vous faudra supporter sans trembler avant de commencer à saisir la trame et à comprendre d’où vient tel ou tel personnage, que fabrique tel autre et pourquoi ils sont là. Maiiis, si vous n’êtes pas très en fooorme, que vous êtes harassé après une dure journée de labeuuur, préparez-vous à ne rien comprendre du tout…

Hein ? Qu’est-ce que vous dites ??? © DC Comics

Hein ? Qu’est-ce que vous dites ???
© DC Comics

- Le kitsch, vous devrez assumeeer ! (voix qui hausse le ton afin de vous sortir de votre torpeur). Attention à vos yeuuux : nous sommes en 1985 ! Les super-héros (surtout ceux de l’univers DC) sont au sommet du ringardisme pompieeer ! Basiques, soit méchants, soit gentils, ils portent des sobriquets édifiants (Psycho Pirate, Blue Beetle, Geo-Force, Firebrand, Firestorm, Dr Polaris, Le Monitor…) et arborent fièrement coiffes clinquantes, caaapes en satin et slips criards par dessus le pantalon, avec des logos à faire pâlir le plus voyant des panneaux publicitaires !

- Le naïf absolu, vous devrez toléreeer ! (voix de plus en plus haut-perchée) ! Tous ces héros pensent tout haut ce que tout un chacun peeense tout baaas, et vous le communiquent clairement à travers des bulles de pensée. Ainsi vous saurez touuut, absolument tout sur leurs moindres atermoiements, cela je vous le promets ! Vous les entendrez s’exprimer dans un langage médiéval très coloré, chaste un moment, vulgaire l’instant suivant. Vous les écouterez tergiverser des heures-durant sur d’incroyables phénomènes « méta-temporeeels » ou « supra-universeeeels » à faire passer Platon pour un débutant (enfin… à la condition que le philosophe grec se soit intéressé aux bagarres de bac à sable, parce que tous ces super-héros se battent comme à la maternelle pour un oui ou pour un non, certains préférant cogner avant de réfléchir à pourquoi ils cognent…).

- Le cynisme, il vous faudra supporteeeeeeeeer ! (voix criarde qui pique les tympans). Car CRISIS ON INFINITE EARTHS, comme indiqué plus haut, est avant tout une opération visant à élaguer un univers devenu trop compliqué et mettant en péril l’avenir de la franchise d’un point de vue commercial. Les auteurs imaginent ainsi un gigantesque eveeent afin d’effacer tout ce qui a permis, des années durant, de booster les ventes de leur éditeur : Mort et résurrection des héros, changement d’identité, déclinaison féminine et version adolescente des mêmes personnages phares, crossovers afin d’établir un lien plus ou moins cohérent entre diverses franchises ne partageant pas au départ la même intégritééé, etc, etc. Ainsi, afin de tout annuleeer, utilisent-ils sans vergooogne les mêmes ficelles qui leur ont permis de vendre davantage de comics sur le principe racoleur de « l’événementiel » factice, où tout convergeraaa, à un moment ou un autre, vers l’incontournable statuquo. Ce que CRISIS ON INFINITE EARTHS est…

Y a du monde au balcon ! © DC Comics

Y a du monde au balcon !
© DC Comics

Si vous réussissez à passer cette succession d’épreuves, vous aurez gagné (voix qui retombe comme un point d’orgue). Vous aimerez alors probablement cette maxi-série. Elle est de toute manière bien meilleure que SECRET WARS, le méga-crossover lancé au même moment par Marvel afin de concurrencer son éternel rival. Car au premier degré frontal et complètement idiot de SECRET WARS, CRISIS ON INFINITE EARTHS oppose tout de même une complexité réelle qui approfondit les ramifications mythologiques qui font l’intégrité de son éditeur.
Le scénariste Marv Wolfman, connu à la fois des fans de DC comme de Marvel, qui accède ici à un vieux rêve d’enfance (faire converger tous les héros de l’univers, confrontés à une menace cosmique), parvient à communiquer son enthousiasme à travers une forme de narration généreuse et décomplexée. Sa vision d’ensemble est également très cohérente, faisant ainsi passer la pilule.
Le dessin de George Perez possède tout les atouts et le charme des comics old-school. Avec une rare perfection, l’artiste réalise des planches ambitieuses en totale harmonie avec le sujet développé. (un grand merci au Père Fouras)

CRISIS ON INFINITE EARTHS est en définitive une œuvre aussi ambitieuse que cynique. Réservée aux fans hardcore ultimes de l’univers DC comics, elle paraîtra tantôt datée, tantôt parfaitement hermétique au lecteur profane. Personnellement, cette lecture a été pour moi une véritable torture (FORT BOYARD c’est du pipi de matou à côté). Préférant les comics plus récents et adultes, j’ai eu du mal à franchir le cap…
Bien évidemment, les fans vont venir me contredire et me houspiller dans les commentaires en criant sur tous les toits que cette saga est un chef d’œuvre. Je répète donc que mon avis est totalement subjectif et ne constitue en rien une vérité, pas plus qu’il ne doit engager une crise universelle chez les lecteurs…

Alors on dirait qu’on va raconter une histoire pour adultes, et que ça va ressembler à ça… © DC Comics

Alors on dirait qu’on va raconter une histoire pour adultes, et que ça va ressembler à ça…
© DC Comics

2. IDENTITY CRISIS

IDENTITY CRISIS est une mini-série en 7 épisodes publiée entre août 2004 et février 2005. Historiquement, il s’agit de la seconde Crise de l’univers DC comics. Elle se situe environ 20 ans après CRISIS ON INFINITE EARTHS et quelques mois à peine avant INFINITE CRISIS. Contrairement aux autres Crises, IDENTITY CRISIS n’a pas vocation à redéfinir l’univers DC en profondeur et n’est donc pas indispensable à la continuité, bien qu’il y soit fait référence régulièrement par la suite.

Le résumé de l’histoire est assez difficile à rédiger, non seulement parce qu’il s’agit d’une intrigue fort alambiquée mais également à cause d’un suspense et d’un twist final qu’il serait dommage de dévoiler… Disons que l’histoire commence avec le meurtre de la femme de l’Homme élastique. Cet événement va amener tous les héros de l’univers DC, liés entre eux telle une grande famille, à se mobiliser afin de retrouver l’assassin. La piste d’un sérial-killer est rapidement invoquée, mais la poursuite de l’enquête va révéler des implications en profondeur de la part de certains protagonistes inattendus…

Bon, cette seconde crise je ne l’ai pas aimée non plus. Afin de comprendre mon ressenti qui va quand même à l’encontre de la plupart des lecteurs, essayez donc d’imaginer que je suis Sherlock Holmes et réfléchissons avec le Dr Watson :

- Holmes : Je n’invente rien mon cher Watson : La chose a été vendue un temps comme une sorte de WATCHMEN avec des super-héros DC dedans.
- Watson : Reconnaissez-le tout de même, Holmes, le récit en lui-même possède de sérieux atouts : Une intrigue solide et prenante à base de sérial-killer et d’enquête aux multiples rebondissements, le tout enrobé de suspense, dans la lignée des films noirs tels qu’on pouvait les apprécier dans les années 40 à Hollywood.
- Holmes : Effectivement Watson, la toile de fond, très futée, opère une mise en abîme sur le thème du héros masqué, qui finit par se prendre au piège du déguisement – ou comment reconnaître le méchant du gentil si tout le monde se cache derrière un masque ? L’ensemble est parfaitement écrit et mis en image, d’ailleurs. Mais il y a quelque chose qui cloche avec cette toile de fond familiale…
- Watson : Pourquoi ? les super-héros de l’univers DC comics évoluant pour la plupart depuis plusieurs décennies, ils ont fini par tisser des liens familiaux entre eux et certains se sont même mariés et ont eu des enfants.
- Holmes : Oui, et ainsi la publication d’IDENTITY CRISIS sous la forme d’une mini-série très portée sur les relations familiales permet aux auteurs d’en développer le côté « soap ».
- Watson : Ce parti-pris narratif est donc l’occasion de poser un regard original sur le thème des super-héros tout en éclairant ces derniers d’une manière très mature. C’est cela, l’originalité d’IDENTITY CRISIS !
- Holmes : Mais est-ce que cela fonctionne ? Et par extension on peut légitimement se poser la question de cette manière : Est-ce que cela peut tout simplement fonctionner dans un univers de papier avec de telles connotations kitsch et enfantines ?

La grande famille… © DC Comics

La grande famille…
© DC Comics

Je ne peux m’empêcher de penser qu’un tel concept possède des failles : Un super-héros en costume ridicule avec un slip par-dessus le pantalon peut-il prétendre à devenir autre chose que ce que nous y voyons ? Dans un contexte mettant en scène cette catégorie de personnages, une histoire réaliste, adulte et naturaliste est-elle crédible ? Alors certes, vous allez me rétorquer que WATCHMEN ou DKR  furent des créations adultes où le super-héros était mature et réaliste. C’est vrai. Mais le récit n’entrait pas dans les détails de leur vie de famille sinon de manière elliptique ou distanciée. Ce traitement volontairement succinct apportait un second degré salutaire à un univers au départ trop enfantin pour tenir le choc d’un regard adulte porté de manière frontale. Dans WATCHMEN, Alan Moore se gardait bien de trop insister sur ces liens familiaux, qui étaient d’ailleurs globalement symboliques. En misant davantage sur l’aspect mythologique du concept de super-héros et en lui préservant toute son aura de mystère, il parvenait à doser parfaitement les ingrédients. Et à trouver le bon équilibre entre le récit pour adulte et le medium du comic book super-héroïque naturellement bariolé. Il y avait du recul.

Je pose la question : quel est l’intérêt – voire quelle est l’intégrité – de faire évoluer des personnages incarnant toute une dimension fantastique haute en couleurs criardes de manière domestique, voire naturaliste et ordinaire ? Evidemment, il ne s’agit pas d’incriminer un récit sur la simple raison qu’il n’est pas comme on aurait voulu qu’il soit, mais de se demander si le contexte d’un récit familial dans ce qu’il a de concret est vraiment approprié à la dimension mythologique d’une histoire de super-héros, sans même le napper d’une sérieuse dose de second degré…
- Watson : C’est un point de vue bien rhétorique que vous avancez là, Holmes.
- Holmes : Elémentaire mon cher Watson ! Elémentaire !

Comme avec les épreuves du Père Fouras, cette discussion imaginaire entre le célèbre détective et son acolyte ne sert qu’à illustrer un point de vue et une réflexion personnelle. Et puis c’est paradoxal, dans la mesure où je plébiscite en général la FORME plutôt que le FOND, alors qu’ici c’est l’inverse puisque la FORME excellente de l’ensemble n’a pas suffit à me faire regretter une toile de FOND que j’ai trouvée à côté de la plaque ! Sachant qu’IDENTITY CRISIS a été un succès phénoménal, que les critiques sont dithyrambiques mais que cette lecture m’a laissé de marbre, il fallait bien que je cherche les raisons de cette indifférence et que je rédige un avis autre que tous ceux que j’ai lus jusqu’ici, un peu trop enclins à comparer cette mini-série au chef d’œuvre d’Alan Moore…

Et si on faisait encore plus fort que CRISIS ON INFINITE EARTHS ? © DC Comics

Et si on faisait encore plus fort que CRISIS ON INFINITE EARTHS ?
© DC Comics

3. INFINITE CRISIS

INFINITE CRISIS est une mini-série en sept épisodes datant de 2006. C’est l’événement majeur au sein de l’univers partagé DC comics depuis CRISIS ON INFINITE EARTHS qui réunit toutes les figures de sa mythologie et qui est imaginé afin d’en effectuer une remise à plat.

Ainsi, INFINITE CRISIS, event monstrueux, se répercuta à l’époque sur toutes les séries de son éditeur. Mais pour bien comprendre cette histoire principale, il faut s’accrocher si l’on n’a pas déjà commencé à embrasser l’aventure avec toutes celles qui lui servent de prélude, notamment la saga OMAC PROJECT (dans laquelle Batman, traumatisé par les événements liés à IDENTIY CRISIS, décide de créer un dispositif afin d’espionner tous les héros, déclenchant une série de catastrophes). De plus, j’ai pu lire ici et là qu’il valait mieux également lire la mini-série ADAM STRANGE, ainsi que les séries BATMAN, SUPERMAN, TEEN TITANS, FLASH et JSA liées à l’event (que les amateurs se rassurent, Urban Comics a réuni l’essentiel des ces publications dans les cinq tomes de sa collection liée à INFINITE CRISIS) !
Pour ma part, j’ai osé me lancer dans cette lecture sans passer par tous ces préparatifs. Disons que la lecture de CRISIS ON INFINITE EARTHS (dont INFINTE CRISIS est en quelque sorte la suite), ainsi que celle de GREEN LANTERN RENAISSANCE, m’ont bien aidé à pénétrer les pages de ce monstrueux crossover.
Mais alors, si c’est tellement compliqué, pourquoi est-ce que ça m’a plu ? Vous allez imaginer cette fois que je suis moi-même face à mon double de la Terre II, celui qui aime les super-héros mainstream…

- Moi-même : Bordel. C’est chiant. Le début est hermétique puisqu’il puise ses racines dans tous les récits cités plus haut. Il faut s’accrocher pour y comprendre quelque chose. Et puis ça suffit, hein ! Est-ce que j’ai une tête à me farcir toutes les séries tie-in de DC Comics et cette saleté de politique éditoriale à la noix qui t’oblige à tout lire et à tout acheter ? Et puis j’en ai marre, j’ai faim, j’ai sommeil…
- Moi-même/Terre II : Ah mais, es-tu fou ? Il se passe quelque chose de terrible ! Au bout d’un moment, les planches de Phil Jimenez prennent le dessus sur tout. Elles m’ont happé, transporté, emmené dans le tourbillon vertigineux de cette incroyable réunion mythologique sur fond de bataille universelle. Chaque page m’a donné le tournis.
- Moi-même : Ouais mais bon… C’est quoi c’te histoire pourrie de multivers alternatifs de chiottes ?
- Moi-même/Terre II : Le scénario de Geoff Johns est incroyablement concis et d’une densité juste inégalée. Ce sacré conteur a tout mis dans ces sept épisodes : Toute l’histoire de son éditeur (certaines planches, simples ou doubles, ainsi que la plupart des couvertures sont des remakes/citations de certains récits célèbres), tous ses personnages, toute sa mythologie. A la fin, un nouvel univers est tout bonnement constitué, et les super-héros obtiennent une continuité toute neuve !
- Moi-même : La continuité j’en ai rien à foutre. Et tous ces gugusses encapés multicolores ça me file la nausée j’ai envie de gerber. Et puis ça tient la route ce machin ?
- Moi-même/Terre II : Absolument ! Tout se tient ! tout est cohérent, le moindre détail vient s’écraser sous la puissance développée par le concept même de la figure super-héroïque : Des dieux humains, capable de façonner l’univers…
- Moi-même : Ouais, c’est ça, des zozos en slip quoi…

Non mais c’est quoi ces planches de ouf ??? © DC Comics

Non mais c’est quoi ces planches de ouf ???
© DC Comics

- Moi-même/Terre II : Tu oublies que pour mettre cette incroyable odyssée en image, il y a aussi le talent de Phil Jimenez, ici épaulé, au fur et à mesure qu’avance le récit, par le vétéran George Perez lui-même et toute une batterie de collaborateurs. Le résultat est scotchant : Une série de planches pleines à craquer, gorgées à l’extrême de personnages iconiques, de combats dantesques, de vaisseaux et autres architectures inouïes, le tout parfaitement lisible et magnifique. A chaque page tournée, lorsque je songeais au travail du scénariste et des illustrateurs, je me disais la même chose : Non mais quel boulot ! Non mais quel boulot de fou ! Arriver à mettre autant de choses en si peu de temps et d’espace ! Quel boulot de dingue !!!

- Moi-même : Mouais… Et l’émotion dans tout ça ? Est-ce que cette histoire de multivers qui réunit les héros du passé et du présent c’est intéressant à lire d’un point de vue purement émotionnel ? L’absence totale de personnages simplement humains, la brutalité du récit et le manque d’immersion dans les séries liées à l’event m’ont quand même difficilement permis de m’attacher à ces centaines de figures en slip.
- Moi-même/Terre II : Et bien moi je me dis qu’INFINITE CRISIS est quand même plus qu’une histoire de gentils contre des méchants. C’est un concept. C’est avant tout une création à prendre comme une claque graphique et mythologique plutôt qu’un simple récit initiatique ou émotionnel. Au final, il s’agit d’une expérience de lecture assez ultime !
- Moi-même : Bon. Ben allez, d’accord. Formidable alors…

Notre article est terminé. Il faudra attendre 2009 et l’arrivée du scénariste vedette Grant Morrison pour que ces events trouvent une prolongation et un grand final. Un final… illusoire bien sûr. Et ce sera justement, en sous-texte, l’un des commentaires de l’auteur de FINAL CRISIS puisqu’avec les univers DC Comics comme Marvel, rien ne change ni ne s’arrête vraiment, et lorsque l’on nous promet que plus rien ne sera jamais plus comme avant, il ne s’agit bien évidemment que d’une illusion de papier…

Le comble ? Au sortir d’INFINITE CRISIS, tous les anciens personnages disparus à l’issue de CRISIS ON INFINITE EARTHS sont ramenés à la vie. Dans le genre statuquo absolu, difficile de faire pire et l’on peut demeurer perplexe en songeant à toute cette énergie réalisée vingt ans plus tôt afin de s’en débarrasser…
A noter que d’autres récits, depuis (je pense notamment à FLASHPOINT), ont également servi de refonte à tout cet univers DC sans toutefois porter le titre de CRISIS.

La claque ! © DC Comics

La claque !
© DC Comics

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BO : Tears For Fears : BREAK IT DOWN AGAIN

Mais qu’est-ce qu’ils ont les mecs de DC Comics à vouloir tout le temps casser et refaire leur univers partagé ?

41 comments

  • JB  

    Ah, dommage, il manque Zero Hour: Crisis in time. Si Tornado a trouvé Crisis on infinite earths hermétique, j’imagine ce que cela aurait donné.

  • Présence  

    Les fans vont venir me contredire et me houspiller dans les commentaires… – Oui, bien sûr que je vais contredire. Il y a une problématique de fond qui s’apparente à une prophétie autoréalisatrice. En commençant pas je n’aime pas les superhéros old school et les crossovers, le déroulé du commentaire sur Crisis on Infinite Earths n’est pas surprenant. Malgré tout, ton honnêteté intellectuelle reprend toujours le dessus, en concédant que la forme donnée par George Perez réalise des planches en totale harmonie avec le sujet, une sorte d’adéquation fond/forme.

    Identity Crisis – Sans entrer dans le détail, j’ai trouvé que la forme de cette histoire laissait à désirer. Brad Meltzer m’a semblé ne pas maîtriser les spécificités de l’écriture d’une bande dessinée. Plus le récit avance, plus les dialogues explicatifs prennent le dessus sur tout, aboutissant à des pages de têtes en train de parler, dans une forme très pataudes. Au fur et à mesure, Meltzer m’a donné d’avoir écrit un roman policier, plutôt qu’une bande dessinée.

    Infinite Crisis : c’est l’un des récits qui m’a convaincu de repiquer aux superhéros après une décennie d’arrêt, pour les 2 raisons que tu relèves les planches de Phil Jimenez + la densité du scénario de Geoff Johns.

    C’est très enrichissant de pouvoir considérer des récits mythiques et révérés avec ce point de vue iconoclaste d’autant qu’il est solidement argumenté.

    • Tornado  

      Je ne me souviens pas si tu avais relu et/ou apprécié CoIE. Ce récit fait partie des machins old-school qui me fascinent dans le sens où je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse se passionner pour ce type de truc indigeste, infantile et kitsch. Sauf que je ne jette pas la pierre puisque de mon côté je me passionne pour des vieux films tout pourris…
      Sur fesbouk un Dr es-comics toise l’article en constatant qu’il manque plein de crises et en blablatant sur tel ou tel machin publié à tel endroit. C’est chiant ! :D
      A ma décharge je n’ai fait que lire ce qui a été publié en VF en albums…

      • Présence  

        La référence systématique à Watchmen a vite fait provoqué en moi le réflexe de me braquer. Les responsables éditoriaux ont matraqué cette référence pour tout ce qui leur semblait grim & gritty : des œuvres mettant en avant une violence sadique, avec un message resté identique à celui des comics de superhéros ordinaires, sans aucune réflexion sur cette violence ou sur les règles implicites du genre superhéros pour une déconstruction.

        Oui, j’ai relu Crisis in infinite Earths, avec un réel plaisir. Je vais me permettre (même si ce n’est pas recommandé) de présupposer que tu rangeras mon approche dans le registre cynique, puisque ce qui m’intéressait avant tout était de revoir comment les responsables éditoriaux avaient réussi à mener à bien leur opération de simplification. Je me doutais bien que l’écriture de Marv Wolfman serait empesée et que l’intrigue serait poussive. Avec cette idée en tête, j’ai été agréablement surpris par la sensation d’univers créatif infini (la pléthore de personnages connus et oubliés) et le tour de force de George Perez (en fait c’est très dur d’inclure autant de personnages sans donner l’impression de juste les empiler en couche, plan après plan. Au final, le ratio opération éditoriale / plaisir de lecture d’une histoire était en faveur du plaisir pour ce qui me concerne, tout en appréciant de prendre du recul sur cette remise à zéro téméraire.

        Il est facile de jouer au jeu de T’en as oublié plein d’autres des crossovers intermédiaires, mais ça n’a pas de sens dans le cadre d’un regard par un lecteur qui n’est pas un fan à tendance obsessionnelle. Je trouve au contraire que tu as choisi les 3 vrais (c’est le fan obsessionnel en moi qui parle), les autres étant frappés du sceau de l’opération marketing ambitieuse sans les moyens (j’ai relu Zero Hour / Crisis in time cette année, et il m’a fallu de la motivation :) ) .

        • Tornado  

          S’il y a bien une chose que je ne ferais pas, c’est te ranger dans le registre cynique ! Bien au contraire, ton approche est toujours sincère et bienveillante. Et je suis loin d’avoir ces qualités de bienveillance !
          Merci de me conforter dans l’idée que mes trois crises étaient les plus évidentes. Je pars sur le principe que les autres sont réservées aux fans hardcore et aux Dr es-comics… :)

        • JB  

          J’avais réessayé aussi Zero Hour et le bazar est incompréhensible même lorsque l’on connaît relativement bien DC. D’où mon envie sadique de voir une lecture par Tornado !

          Concernant Crisis on infinite earth, cela m’avait servi d’introduction aux mondes de DC (paradoxalement au moment de leur destruction) dans les Super Star Comics d’Artima.

  • JP Nguyen  

    Ah ah, très bon titre d’article ! Je suis fan !
    Je possède Crisis on Infinite Earths mais je dois avouer que toutes mes tentatives de lecture ont échoué. Au bout d’un certain nombre de pages, je passe en mode zapping car l’intrigue ne me captive pas.
    Je suis un peu surpris que tu n’aies pas plus aimé Identity Crisis, vu qu’à l’époque, c’était salué comme un virage « dark, adulte » etc. Mais je n’avais pas plus accroché que ça et cela amorçait le volet « Batman est un gros connard parano… »
    « Infinite Crisis » : je me souviens qu’à l’époque, cela m’avait captivé et je suivais la sortie des fichiers cbr avec impatience. Pourtant, une fois le soufflé retombé, je n’ai du le relire qu’une ou deux fois et je n’ai jamais sauté le pas de me procurer une version papier. Il faut dire que même si la série principale ne fait que sept épisodes, il y a une ribambelle de tie-ins etc… Du coup, je me demande s’il y a une édition papier réellement satisfaisante. Et sinon, j’aimais bien Connor Kent comme Superboy, j’ai trouvé dommage qu’il se fasse zigouiller.

    • Tornado  

      J’avais espéré que mon titre te plaise, évidemment :)
      A priori, Urban Comics a consacré 5 énormes tomes à Infinite Crisis, dont un à la seule mini-série principale. Partant de là, j’imagine qu’ils ont publié l’essentiel des tie-in d’importance. J’ai failli me laisser tenter par cette collection, et aussi par sa petite soeur NEW 52 (5 gros tomes aussi, par Grant Morrison, Greg Rucka et Geof Johns !). Mais je me suis ravisé parce que c’est trop « mainstream in continuité » pour un lecteur comme moi qui essaie de se débarrasser de tout ça au profit de nouvelles lectures déconnectées.

  • Matt  

    Ah ouais…houlàlà
    Ah ben moi je ne suis pas curieux comme ça. Et je ne lirai jamais ça^^
    Mais j’en ai appris davantage j’imagine…sauf que j’aurais surement trié les infos utiles pour mon cerveau dans 1h et j’aurais tout oublié^^
    Pour moi ce genre de lecture, même pour quelqu’un qui aimerait les crossovers, c’est réservé à ceux qui connaissent les personnages et en ont quelque chose à foutre de les voir interagir entre eux dans un gros bazar scénaristique.
    J’aime le cosmique Marvel ou il y a souvent beaucoup de persos…parce que je connais les persos cosmiques de chez Marvel et que j’ai toujours aimé les équipes cosmiques (écrites par les bonnes personnes quand même)
    Là je connais 3 pélerins sur le foutoir global…donc j’en ai riens à carrer^^
    Et puis d’ailleurs…cosmique ou non, je n’ai jamais aimé les crossovers qui n’existent que pour des raisons éditoriales, pour faire table rase du passé.
    Chez Marvel je suis fan de Starlin, du run cosmique de Abnet et Laning parce que ce sont des histoires classiques, mais je ne lirais pas Secret Wars parce que je sais que l’objectif de ce truc n’est qu’une pirouette éditoriale pour fusionner les univers, pas une histoire imaginée pour les bonnes raisons.

  • Matt  

    Et heureusement que tu expliques pourquoi tu as lu ça, parce que ç’aurait été ma première question ; mais pourquoi un type comme toi s’inflige ça ?^^

    • Tornado  

      Je suis entrain de me tâter : Vais-je garder 7 SOLDIERS OF VICTORY et FINAL CRISIS, ou vais-je au contraire m’en débarrasser comme je l’ai fait avec tous les précédents events ? (au final, Civil War est le seul que j’ai gardé au rayon superslip). A mon avis, je pense que je vais balancer cette dernière crise aussi, même si au final c’était très intéressant et enrichissant par rapport au travail de Morrison.

      • Matt  

        Ah t’as viré House of M aussi ? Moi ce sont les 2 que j’ai gardés avec Civil War.
        Moi j’aurais toujours du mal à comprendre que tu puisses mettre la moyenne à un crossover éditorial ‘in continuity » plein de bastons…et qu’à côté tu puisses détester Uncanny X-force de Remender…qui a certes aussi des bastons qu’on peut juger inutiles mais qui a moins de personnages, qui a un message de fond plus poussé et des enjeux dramatiques réels avec Dark Angel, et tout le message autour des dangers d’une équipe qui se fait juge, jury et bourreau.
        A des moments j’ai l’impression que « l’importance de la continuité » qui te gonfle semble malgré tout influer sur ta notation pour sa valeur « informative » sur l’histoire des comics. Et qu’un run moins important dans le continuité tu vas être au final plus sévère si ça ne te plait pas, car il n’a pas cette valeur « historique ».
        Sauf que ça te ressemble pas ça^^ D’habitude « l’importance de la continuité » tu t’assoies dessus.

        • Tornado  

          Ah non t’as raison, j’ai gardé HoM. Bizarre que je l’aie oublié car c’est largement mon préféré !
          Alors je vais te rassurer : J’ai vraiment préféré INFINITE CRISIS à UNCANNY X-FORCE. J’ai pris du plaisir à lire le premier. J’ai trouvé ça bien construit, prenant, cohérent, élégant. Le 2ème, j’ai trouvé que c’était un foutoir indigeste et vulgaire.

          • Matt  

            Je pensais plutôt aux « Crisis » ou t’as mis 2,5 étoiles en disant que c’est cynique, naïf, stupide, etc^^
            J’ai pas la sensation que tu serais assez généreux pour mettre la moyenne au run de Remender pourtant, malgré une narration moderne, de superbes dessins, etc.

          • Matt  

            Ah non t’as pas dit que c’était stupide, mais que c’était une torture^^ Pardon pour le détail.

      • Matt  

        Et dire qu’il y a 3 ans j’avais des trucs comme Secret Invasion, Siege, pour leur importance de la continuité. Pour comprendre pourquoi Osborn était à la tête du SHIELD durant le Iron man de Fraction.
        Mais au final on s’en passe trèèèès bien^^ Surtout quand on n’a pas envie de relire les trucs.
        Mais en gros mes comics « events » se résument à Avengers disassembled que j’aime bien, House of M et Civil War.
        Après on peut raccrocher éventuellement les Thunderbolts de Ellis à Civil War vaguement mais c’est pas un event non plus.
        Et…c’est tout.
        Enfin…oui et non. J’ai des crossovers cosmiques type Anniilation mais qui n’impliquent que des personnages cosmiques. Et au final je ne les vois pas trop comme des crossovers.

        • Tornado  

          J’ai eu aussi une courte période où je pensais qu’il fallait garder des trucs pour la continuité, pour que mon fils puisse les lire plus tard, etc. Rapidement je me suis dit qu’on n’en avait rien à foutre et j’ai tout revendu ^^

  • Kaori  

    Bravo Tornado !

    J’aime DC mais j’avoue que les Crisis, c’est le truc qui me rebute, pour toutes les raisons que tu as évoquées. Et comme je suis une « jeune » lectrice DC, aucune envie de me plonger dans un vieux comics des années 80 aux dessins datés et avec des personnages que je ne connais pas. Mais, chose incroyable, ton article, qui n’est pas si bullshit detector que ça, m’a donné envie d’essayer quand même, au cas où, par curiosité et parce que c’est LA crise à laquelle on se réfère pour un peu tout l’univers DC. Et aussi parce que c’est Marv Wolfman et George Perez… Bref, mine de rien, le père Fourras a bien fait son travail :)

    Je n’ai pas lu IDENTITY CRISIS, parce que « crisis », parce que personnages que je ne connais pas et qui ne m’intéressent pas…
    Par contre j’ai lu INFINITE CRISIS et oui, c’est vrai que celle-ci, j’ai réussi à aller au bout et à l’apprécier, même sans les tie-in. Elle envoie du lourd à chaque page, et va très loin…
    @JP : Je regrette aussi la mort de Superboy, mais c’était lui ou Nightwing alors… ;)

    Euh et sinon, j’ai rêvé ou l’article a été édité depuis ce matin ? Parce qu’il y avait 2 phrases que je ne comprenais pas, c’est en les cherchant à l’instant que j’ai vu que les mots « WATCHMEN » et « DKR » avaient été rajoutés…

    En tout cas, je suis épatée par tant d’abnégation au nom du savoir et de la curiosité :D

    • Tornado  

      Je t’aurais prévenu pour la lecture de CoIE et le dur labeur qui a avec… ;)
      En coulisse, avec Bruce, on a effectivement mis le branlebat de combat, ce matin, afin de corriger toutes les coquilles qui égrainaient l’article ! :D

  • Matt  

    Sinon, désolé, rien à voir mais…t’avais pas fait un article sur les young avengers de allan heinberg ?
    J’ai rêvé ? Parce que je le trouve pas.

    • PierreN  

      « Sinon, désolé, rien à voir mais…t’avais pas fait un article sur les young avengers de allan heinberg ?
      J’ai rêvé ? Parce que je le trouve pas. »

      C’était Stéphane l’auteur de l’article, non (ce qui explique pourquoi tu ne le trouve pas) ?

      • Matt  

        Ah…peut être, je sais plus.
        Je croyais que c’était Tornado vu qu’il avait aimé les 12 premiers épisodes.
        Bon bah zut.

        • Tornado  

          Je vais faire le reboot, si tu veux savoir…

          • Matt  

            Ah ok cool
            Je ne les ai toujours pas lus.
            Et j’avoue que je désespère de trouver un truc qui me plait dessiné par Jim Cheung. J’aime bien son dessin, c’est comme pour Finch, son trait donne de la classe à des trucs qui pourraient avoir l’air kitsch…mais il a surtout illustré des events, des New Avengers de Bendis et…ben…pas mal de trucs un peu nazes niveau scénario malheureusement. Je voulais donc réévaluer l’article et voir si Young Avengers pouvait m’attirer.

          • Tornado  

            Je vais tâcher d’envoyer ça assez vite au boss…

  • Jyrille  

    Excellent titre ! Je n’ai rien lu de tout ça, puisque je ne connais que Final Crisis qui fait suite à Seven Soldiers of Victory… Et il me reste toujours Multiversity à lire. En fait je crois que je vais relire tout avant d’attaquer ce dernier pavé. Par contre ici je crois bien que rien ne m’intéresse. Merci donc pour ma culture ! Ton approche de faire une présentation différente à chaque event est totalement réussie. La meilleure étant ton utilisation à bon escient du Père Fouras, bien marrante et totalement claire, ce qui est un peu une gageure vu ce que tu en racontes. Les dessins ne m’attirent pas vraiment, mais c’est sans doute à cause des couleurs et des bulles… Il existe une BD Fort Boyard ? Sérieux ? Je note également que je ne suis pas le seul à fantasmer d’écrire des dialogues entre Holmes et Watson…

    Minute Relektor : l’orthographe est « plupart », pas « plus-part », ou alors il s’agit bien d’une part en plus :D

    La BO : j’aime beaucoup ce morceau, pourtant tiré de la seconde période, Orzabal est tout seul. En revoyant le clip je me rends compte que c’est Gail-Ann Dorsey à la basse ! Je ne savais pas… La classe. Je ne connais que les trois premiers albums des TFF (et encore moyennement le second), c’est pas de la mauvaise came du tout. J’écoutais Seeds Of Love en boucle au lycée. C’était ma période So de Pete Gab…

  • Bruce lit  

    Entre le masochisme et la conscience professionnelle, voilà un Tornado qui accepte de se sacrifier pour l’intérêt collectif. C’est beau.
    Alors pour le coup, toute notion de continuité m’est désormais totalement indifférente tout comme le volet serial des super héros. Je peux comprendre le souci d’un éditeur de fédérer son univers, je vois la différence de politique entre Marvel et DC mais en fin de compte, c’est kif-kif bouricot, pour moi il suffit d’un peu d’imagination et de confiance en les auteurs. Je n’ai jamais digéré la résurection de Tante May. Et je vois désormais que Moïra Mc Taggert n’est pas morte et qu’elle devient 40 ans après sa création la clé de l’univers des Xmen. Je n’ai plus de temps, d’argent mais surtout d’envie pour lire ces tentatives de rapiéçages…
    Donc je ne lirais jamais ces Crisis, étant totalement indifférent à l’univers DC qui se résume à Superman et Batman, et en solitaire de préférence. Une vraie partouze quand l’univers de Watchmen mettait en scène une dizaine de persos…

    1 / Crisis
    Non, jamais de la vie je lirai ce truc.
    Pour les raisons exposées
    Parce que ta migraine carabinée est contagieuse
    Parce que le Herogasme de Ennis est passé par là et qu’il m’est désormais impossible de prendre ces events au sérieux.

    2 /Je ne savais pas pour cette histoire de Watchmen. Une recette inapplicable dans le mainstream. La même erreur fatale commise par Fraction et cie consistant à transformer les Xmen en annexe de Walking Dead avec l’échec que l’on sait. Watchmen et WD sont des récits qui peuvent faire chuter leurs héros de Charybde en Scylla tout simplement parce que il y a une fin en bonne et due forme. Pas de reboot, ni d’honneur de personnages à sauver parce que la série dure depuis 60 ans….

    3/ Je ne pourrais pas surmonter mon aversion pour les dessins présentés ici. S’il s’agit de se référer à des récits d’avant pour raconter l’après, c’est toujours à mes yeux transvaser la poussière sous le tapis pour la mettre sous un placard. Aucun intérêt. Je l’ai compris au fil de ces dernières années. Je ne pourrai jamais avoir la fin et une histoire durable qui me plait tant les goûts sont morcelés et que les films sont venus ajouter un niveau de difficulté. Je ne pourrai jamais m’intéresser à l’univers de DD ou du Punisher sans avoir le risque de voir débarquer Galactus contre l’avocat aveugle. Le sort de l’univers Marvel m’importe moins que celui de mes personnages. En étant minoritaire, je m’exclus de cette histoire sans fin et ce n’est pas si grave que ça.

    Très bon titre effectivement.

    TFF : j’ai toujours eu du mal à prendre ce groupe et sa production 80′s au sérieux. Cette chanson est ok. bien vu.

  • Tornado  

    @Cyrille : La Plus-part : C’est une faute qui date de l’époque d’AmaZon, et qui passe parfois au travers du relektor lorsque je copie-colle mes anciens commentaires pour cette Zon en question…

    Contrairement à Bruce j’ai toujours aimé Tears For Fears, y compris lors de leur come back. Orlabaz est un vrai artiste. J’adore sa voix et ses compositions sont vraiment à part. Un de mes groupes pop phares des 80′s, avec Talk Talk et Depeche Mode.

  • Midnighter  

    Comme je l’ai déjà dis sur Facebook je comprends pas le postulat de cet article. Et pourtant j’ai pas pu finir les premières secret wars des années 80 tellement c’est neuneu et out of character. C’est même pas énervant. C’est à là limite de l ‘inintéressant votre idée

    • Matt  

      Hein ?
      Béh c’est une critique de comics, comme proposé habituellement. Il est où le problème ? Y’a pas de postulat spécial. Ou alors j’ai raté un truc.
      Et c’est quoi l’idée inintéressante ? De…parler de comics ?

      • Bruce lit  

        Je pense que Midnighter nous reproche une certaine facilité : de confier le crossover à Tornado, son ennemi avéré. Un peu ce que tu lui disais ce matin sur ce qu’il s’imposait.

    • Bruce lit  

      La suite arrive avec Grant Morrison. L’objectif est de couvrir un max de comics et là, je n’avais que Tornado pour vouloir le faire.
      Encore une fois, il s’agit de faire entendre une voix différente et franchement pas si méchante

      • Matt  

        Ah ben moi je l’ai même trouvé gentil le Tornado sur ce coup^^
        J’en ai tellement rien à carrer que si j’avais du lire ça…je crois que ça me serait tombé des mains.

        • Bruce lit  

          Ben disons, que si je faisais un article anti Morrison, on ne trouverait pas ça très original…
          L’article de Tornado est drôle ceci dit mais je peux comprendre la remarque de notre lecteur.

        • Matt  

          Mais il n’est pas tellement anti-crossover ou event cet article. Ils ont tous la moyenne malgré les défauts énoncés ! ça m’a même surpris.
          Et puis tu ne te prives pas de défoncer tes bêtes noires toi hein^^

  • Patrick 6  

    Ahah excellent ! Cet article est du grand Tornado : de l’humour des Guests stars inattendus, le père Fouras, Sherlock Holmes, le Dr Watson et enfin Toranado/Terre II ! Voilà un article qui sent bon la schizophrénie ^^
    Blague à part sans trop m’avancer je pense que j’aurais plus de plaisir à te lire qu’à lire les comics estampillé Crisis ! D’une part parce que je n’ai jamais été spécialement fan du DC Comics et surtout les méga-crossover qui comme tu le signales finissent par se contredire et s’auto-annuler ce n’est pas pour moi !
    Mais bref ton article m’aura fait gagner des heures de lectures rébarbatives, merci à toi ;)

    • Tornado  

      Ouaip, ce type de lecture me rend complètement schizophrène ! :D
      Bien content de participer à tes connaissances en comics tout en rigolant !

      @Midnighter : Excuse-moi mais je n e comprends pas ta réaction. Si tu pouvais argumenter parce que je ne vois pas en quoi il y a un « postulat » particulier ici. Comme expliqué en début d’article il s’agit d’une critique subjective de ma part. Rien de plus.

    • JB  

      Crisis on Infinite Earth et Infinite Crisis s’annulent, certes, mais après près de 20 ans. Il y a quand même eu le temps de raconter deux-trois histoires entre les deux. Le problème principal du coup de torchon du premier Crisis, c’est que certains personnages passent entre les gouttes (les Green lantern ou Batman) et que d’autres sont écrits de manière contradictoires par différents auteurs (Hawkman), ce qui mène à des problèmes de cohérences qui vont grandissant. Flashpoint et les New52 vont s’échouer sur les mêmes écueils.

  • Eddy Vanleffe  

    sorry pour le retard mais hier j’ai été très très occupé…

    bien évidemment j’ai aimé les trois events DC….: mais je suis là pour lire du Tornado, alors je m’installe prêt à lire un article de type « gorafi » et je suis surpris trois fois…

    Pour COIE, bien que cela soit le protoptype même de ce que tu ne supporte pas, tu finit par en faire une bonne critique en faisant une démonstration par son contraire….
    c’est un event clé pour un lecteur comme moi…
    biberonné comme tout le monde aux Marvel de LUG, j’avais un ou deux Batman et un ou deux trucs Arédits parfois même sur un malentendu (le magazine les Vengeurs qui contenaient les Légions de Super héros)..;plus tard j’y pensais en terme de franco-belge , il y avait Souriez, puis dark Knight, puis Enfer Blanc (The cult)…ce n’est que lorsque SEMIC entreprit de défricher l’univers DC à travers plusieurs collections très couillue, que j’en profitais pour enfin faire connaissance avec cet univers avec COIE…j’ai rien capté ^^ et je me suis fait violence pour finir cette édition comprenait un long préambule de Marv Wolfman et c’est là que je compris le « truc »… c’est une oeuvre tellement commerciale et tellement téléguidée qu’elle n’est qu’un gigantesque propos « Méta ». Comment ne pas voir le diktat de l’éditeur dans cette entité absurde et gamine digne d’une ligne d’un jouet articulé « ANTI-MONITOR » . cette époque il fut décidé que le multivers c’est caca prout et qu’il fallait copier Marvel, l’éditeur débarque et casse tout!
    le scénariste fait corps avec ses personnages pour sauver tout ce qu’il peut comme on sauve quelques souvenirs lors d’un incendie… il se lisse uneporte de sortie parce déjà là: Wolfman sait que le multivers reviendra, une histoire écrite avec beacoup de contraites et finalement un tour de force.
    un one shot est d’ailleurs un véritable manifeste de la part de Wolfman, il y décrit une terre utopique, remplis de gentils et ou les méchants sont restés très enfantins, ils vivent dans une terre multiracial (il y a très très longtemps…), refusent le cynisme et meurent sans compromission en laissant presque un message; nous sommes passés de mode mais pourquoi voulez vous nous faire disparaître? c’est naÏf mais poignant…

    Identity Crisis: deuxième surprise, j’aurais cru ce récit fait pour Tornado mais là non plus ça prend pas.. bizarre mais j’aurais l’occasion si Bruce le veut de vous en parler d’avantage…

    Infinite crisis: j’ai bien aimé aussi, l’idée totalement WTF de bousiller le mur des réalités en le martelant à coup de poings m’e fait encore marrer aujourd’hui (sérieux on dirait du Howard! Par Crom, je vais briser la réalité comme je briserais les os d’un sanglier!). là encore j’aurais cru que Tornado allait conspuer ce récit mais au terme d’une crise de schizophrénie, il apprécie le truc (sans doute l’un des events qui tient le moins debout mais fait avec tellement de rouerie qu’on ne peut que l’applaudir)
    au finish, ça nous dit des trucs à propos de Tornado, il nous fait le méchant mais parfois à l’insu de tous et bien malgré lui sans doute… il adore ça en fait… :)
    tire ton masque…

  • Chip  

    Je suis le contrepied de Kaori (ashiri?) : « jeune » lecteur DC, mais je comprend ce côté érudition, quasi théologie et enthousiasme pour les superslips au couleurs criardes, jetés régulièrement contre les murs narratifs comme autant de bouts de plastique colorés pour en faire un kaléidoscope.

    Du coup je n’ai encore lu aucun des 3 events même si je les possède (et les autres aussi!), parce que je lis des anthologies et que je progresse plus ou moins chronologiquement (en filtrant quand même par affinité), tout en suivant à mi-distance l’actualité DC depuis Rebirth, mais même sans ça, ma perception semble confirmer qu’il faut une volonté de s’immerger dans une bulle pour en profiter, ce qu’il est tout à fait légitime de redouter. Je garde donc le post sous le coude pour y confronter mes impressions quand ma PAL en sera là.

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