British Empire dives in Hell’n Blood !

Hellblazer Bloodlines par Garth Ennis et Will Simpson

John Constantine is back !

John Constantine is back ! © Vertigo

AUTEUR : TORNADO

VO :  Vertigo

VF : Urban Comics

Cette page est consacrée à la deuxième partie du run du scénariste Garth Ennis sur la série Hellblazer John Constantine. Il s’agit de la suite de cet article, qui focalisait sur le premier arc narratif intitulé Dangerous Habits. Ici, nous nous intéressons donc au second arc de notre auteur, intitulé Bloodlines.

A noter, à l’heure où j’écris ces mots, de la parution d’une collection Garth Ennis Présente Hellblazer chez l’éditeur VF Urban Comics, prévue sur trois tomes (le second ayant déjà été annoncé), avec un premier volume regroupant les épisodes #41 à 56, dont les arcs Dangerous Habits et Bloodlines

Niveau horreur, ça commence fort…

Niveau horreur, ça commence fort… © Vertigo

Ce nouvel arc narratif, intitulé Sang Royal (Bloodlines en VO), monte de plusieurs crans dans le domaine de l’horreur. Un peu comme si, soudain, Ennis s’était souvenu qu’Hellblazer était au départ une série horrifique et qu’il fallait en donner pour son argent au lecteur ! Alors il n’y va pas de main morte : Bloodlines est une série d’épisodes particulièrement atroces, glauques et malsains ! Le tout enrobé d’une imagerie crue et sans concessions ! D’entrée de jeu, Ennis nous balance une pleine page dominée par un cadavre à moitié dévoré, toutes entrailles dehors, dans une rue sordide. Ses yeux ont été arrachés et mangés. Un peu plus loin, on apprend que c’est un personnage important de la haute société qui a commis ce crime abominable…

Dans cette nouvelle saga, Ennis en profite pour égratigner le pouvoir et s’attaque à la couronne d’Angleterre et au royaume bien terrestre des nantis, qu’il mêle, grâce au concept de la série, à la démonologie la plus édifiante. Il ne fait pas dans la demi-mesure et opte, comme c’est souvent le cas avec son confrère Warren Ellis, pour une condamnation sans appel des classes dominantes, où tout le monde est pourri et où l’on verse systématiquement dans toutes les pires déviances dès que l’occasion s’y présente…

John Constantine, toujours aussi proche du peuple !

John Constantine, toujours aussi proche du peuple ! © Vertigo

Depuis le début, Alan Moore, créateur du personnage de John Constantine dans la série Swamp Thing, et ensuite Jamie Delano dans les premières pages d’Hellblazer, avaient entériné le postulat : Constantine est une figure prolétaire. Un bon vieux gauchiste proche du peuple. Sa place est au pub du coin, avec les petites gens, et certainement pas dans les clubs chics de la haute, qu’il ne supporte pas.

Dire que Garth Ennis se sente en phase avec cette composante de la série relève de l’euphémisme, tant il embrasse le principe à bras le corps ! On pourrait ainsi dire que sa vision des choses est restreinte et peut-être simpliste. Mais après tout, le bonhomme est un auteur et il a le droit d’avoir ses propres opinions, même si on ne les partage pas. Et il faudrait être sacrément étroit d’esprit pour s’arrêter à si peu et ne pas apprécier outre mesure le récit qui nous est conté…

Constantine croise le chemin de l’héritier de la couronne d’Angleterre. Saurez-vous le reconnaitre ?

Constantine croise le chemin de l’héritier de la couronne d’Angleterre. Saurez-vous le reconnaitre ? © Vertigo

Horreur atroce et malsaine… Vision simpliste de la société ? On pourrait ainsi juger l’ensemble un peu trop hâtivement et croire que tout cela n’est pas bon. Que nenni ! Ennis a beau avoir seulement vingt-deux ans à l’époque, il possède déjà un charisme et un talent à tomber et nous raconte tout ça avec une verve féroce, irrésistible, percutante, le tout traversé de fulgurantes notes d’humour noir, qui renversent tout sur leur passage (faire sniffer les cendres de son aïeul à quelqu’un qui pense s’offrir un rail de coke, ça vaut le détour !). Qui plus-est, le bonhomme ne manque pas d’idées excitantes et opère un raccord extrêmement bien vu entre son récit et les événements survenus précisément un siècle plutôt dans les rues sombres de Whitechapel, avec les meurtres du tristement célèbre Jack l’Eventreur

A l’arrivée, cette nouvelle saga de Constantine, si elle n’est pas bonne pour les âmes les plus sensibles, constitue un des grands moments de la série. Suspense, retournements de situation, horreur d’outre-tombe, satyre sociale et réquisitoire à l’encontre des classes dominantes. Tout ce qui fait l’intérêt de la série est bien présent, mené tambour battant par un auteur facétieux et déchaîné !

Le retour de jack l’éventreur ?

Le retour de Jack l’éventreur ? © Vertigo

D’ailleurs, à bien y regarder, même si la vision du scénariste sur l’élément social et politique est un peu « brut de décoffrage », elle est beaucoup moins idiote qu’on pourrait le croire. Certes, pour Ennis, les nantis sont tous pourris. Mais il ne tombe pas dans l’extrême inverse et ne se complet pas non plus dans le discours démagogique puant. L’intelligence de notre scénariste est bien réelle, et lorsqu’il envoie Constantine botter le cul de la haute société, il a une idée réellement astucieuse : Il flanque son anti-héros d’un sidekick en la personne de Nigel Archer, un prolo medium dans le plus pur esprit « hippie-rainbow-warrior » à la con.

Ce dernier, surnommé le « coco » par ceux d’en face, endosse ainsi tous les clichés propres aux classes populaires et, l’espace de quelques séquences, essuie les critiques acerbes qu’Ennis lui adresse à travers la voix de Constantine (« Il va y avoir combien d’autres victimes pendant que tu mets le capitalisme à genoux ? Mais bon, quelques cadavres sur la route de l’utopie, c’est pas grave, hein ? c’est comme ça que vous voyez les choses en général, vous autre… »), démontrant que le scénariste et son personnage ne sont dupes d’aucune idéologie préconçue, belliqueuse et factice, qu’elle soit d’un bord ou de l’autre…

On remarquera par ailleurs qu’Ennis prend un malin plaisir à suggérer plus qu’à pointer du doigt toutes les cibles qui endurent son courroux. Les membres de la famille royale ne sont ainsi jamais nommés et leur visage est systématiquement caché par une ombre ou un masque (pervers !). De plus, ils n’ont pas l’âge requis à l’heure de la publication des épisodes (ils ont plutôt dix ans de plus). C’est très drôle car, ce faisant, le scénariste fait comme si de rien n’était, avec des airs de ne pas y toucher…

Super ambiance…

Super ambiance… © Vertigo

A l’arrivée, on peut percevoir que notre série ici présente est d’une densité et d’une richesse exemplaire en matière de fond et de forme. Brillamment racontée et dialoguée, pleine de verve cathartique, de personnalité et de panache, elle nous effraie, nous prend aux tripes, nous amuse, nous distrait, nous sort des sentiers battus et des habituelles productions en matière de comics, nous fait réfléchir et nous cultive. Et, ma foi, ce n’est déjà pas mal pour une seule série !

Parce qu’elle est connotée dans le registre de la magie et de l’horreur gothique, qu’elle ne donne pas dans le « joli » mais au contraire dans le réalisme cru et qu’elle commence à être datée, elle peut hélas ne pas donner envie aux néophytes de la découvrir. Et là c’est vraiment dommage, car ces derniers passeront ainsi à côté d’un des chefs d’œuvre de l’histoire des comics.

Comme ce fut le cas avec Dangerous Habits, Bloodlines est accompagné de quelques courts récits annexes qui se déroulent directement dans le quotidien de John Constantine (notamment au pub !), avec une petite touche de surnaturel. Des Vies Remarquables (épisode #50) et Ceci est le Journal de Danny Drake (épisode #56) mettent en scène des démons que le lecteur ne connaissait pas encore, dans des one-shot qui se lisent tout seul. C’est ici, par exemple, que notre antihéros fait la connaissance du Roi des Vampires (dans un épisode double de quarante pages), un adversaire qui reviendra plus tard dans la série.

Constantine fait la connaissance du Roi des Vampires…

Constantine fait la connaissance du Roi des Vampires… © Vertigo

Avec Ceci est le Journal de Danny Drake, nous avons droit à un autre épisode particulièrement éprouvant de cruauté malsaine, où Ennis explore encore les tréfonds de l’âme humaine dans ce qu’elle peut avoir de plus abject, à travers les pérégrinations d’un petit représentant de la classe moyenne (comme quoi tout le monde en prend pour son grade) ayant vendu son âme au diable…

A noter l’importance du personnage de Kit Ryan, qui s’installe vraiment à partir de la saga Bloodlines (en réalité c’est plutôt Constantine qui s’installe chez elle, avec l’interdiction de ramener quelque magie noire à la maison !), et qui va devenir le grand amour de notre héros…

Constantine : Un héros aussi malin que… ses scénaristes !

Constantine : Un héros aussi malin que… ses scénaristes ! © Vertigo

Une fois encore, la partie graphique risque d’être l’élément qui déplaira le plus aux lecteurs néophytes, qui hésitent depuis le début à découvrir cette série exceptionnelle à cause de la « laideur » apparente de ses dessins. Alors on ne le répètera jamais assez : le style rugueux et nécrosé employé dans ces pages est simplement le style historique des séries de la ligne Vertigo qui, tel un concept, fut décidé comme tel afin de se démarquer des comics de super-héros tous beaux, tous lisses, et trouver son identité propre. Il est normal qu’en 1992, elle en soit à ses balbutiements.

Depuis, les choses ont évoluées. Mais les dessins ici présents sont loin d’être mauvais. William Simpson opte pour une représentation objective des personnages et des lieux, sans fioritures. Le découpage de ses planches est une leçon de rythme et de limpidité, en osmose totale avec le style narratif de Garth Ennis. A noter, sur le dernier épisode, la présence du grand David Lloyd, co-créateur du mythique V Pour Vendetta. On le répète également : La série Hellblazer a collectionné les auteurs de comics majeurs de ces dernières décennies (Jamie Delano, Garth Ennis, Paul Jenkins, Warren Ellis, Brian Azzarello, Mike Carrey, Andy Diggle, Peter Milligan, avec même la participation de Grant Morrison et Neil Gaiman !). Alors, s’il vous plait, un peu de respect que diantre, où les démons de toute l’Angleterre vont s’abattre sur vous !

Une métaphore de la famille royale ?

Une métaphore de la famille royale ? © Vertigo

16 comments

  • Présence  

    Avec ce commentaire, tu m’as (à nouveau) convaincu du talent remarquable de Garth Ennis sur ces épisodes (alors que je ne l’étais pas encore complètement).

    Effectivement, si le discours politique reste facile (tous pourris), il n’est pas démagogique puisque tout le monde en prend pour son grade, y compris les mouvements gauchistes ou écologiques.

    En fait ta démonstration est remarquable en termes d’arguments et de construction. C’est arrivé au paragraphe « A l’arrivée, on peut percevoir […] et nous cultive. » que je suis rendu compte (parce que je comprends vite quand on m’explique longtemps) que je me suis dit que je suis d’accord avec tout ce que tu as écrit, sans aucune réserve. Même l’argument sur la jeunesse d’Ennis en tant qu’auteur trouve pleinement sa place dans ce développement. Respect !

    Faire sniffer les cendres de son aïeul à quelqu’un qui pense s’offrir un rail de coke : un moment Ennis énorme.

  • Bruce  

    Je n’ai jamais vu Ennis comme un gauchiste. A vrai dire, je ne sais pas trop où le situer. Certaines de ses digressions sur l’armée et l’autorité dans The Boys me donnait l’impression d’un nostalgique de droite. Mais, comme tu l’expliques ici, les nantis en prennent plein la tronche. En fait, je le verrai plus comme un anarchiste.
    Je n’ai jamais eu l’impression qu’il cassait tel ou tel type de catégorie sociale. Même dans The Boys justement il mettait en valeur des Super Héros « bien ». La cible privilégiée d’Ennis, ce n’est ni les riches, ni les pauvres mais la médiocrité, le conformisme, et la conviction d’être dans son bon droit.

    J’ai lu ces épisodes par pure curiosité Ennisienne. J’ai beaucoup aimé le personnage de Kit. Un peu moins les intrigues que j’ai trouvé en deça de ce que j’apprécie chez Ennis.

  • Présence  

    Je ne l’aurais pas vu comme un anarchiste. Ennis fustige la médiocrité et et la conviction d’être dans son bon droit, mais aussi l’abus de pouvoir sous toutes ses formes, à commencer par l’individu sûr de lui qui impose ses ordres, sans jamais remettre en question ses certitudes. Il ne supporte pas l’incompétence. Effectivement il ne propose pas (dans mon souvenir, mais j’en oublie sûrement) d’alternative à la démocratie, quelle que soit sa forme.

    Dans la série des Battlefields, il dépeint des premiers niveaux de commandements qui sont compétents et attentionnés vis-à-vis de leurs soldats. Dans The Boys, il met surtout en scène la nécessité absolue d’un contrepouvoir. Dans un tome de Crossed (tome 10, épisodes 44 à 49) se déroulant à l’apparition du premier malade, il montre un premier ministre anglais qui se comporte comme un être humain normal, pas un pourri, mais pas un chef charismatique non plus.

  • Yuandazhukun  

    Hmmm….toute façon je comptais l’acheter alors….Simpson je le trouve plutôt bon, son style convient bien à ce type d’histoires….Par contre je prendrai pas les deux autres tomes prévus….c’est pas une question d’argent, pas une question d’édition non plus, non non rien de tout ça…juste qu’il y a Dillon et que je ne le supporte pas….il incarne au niveau artistique tout ce pour quoi j’ai abandonné les comics au début des 90’s….pardon je dérape encore ça devient maladif….(j’y reviendrai l’occasion m’en sera donné j’en suis sûr..) Félicitations Tornado pour ce super article comme souvent (toujours ?) tu m’as donné encore plus envie de le prendre, merci mec !

  • Lone Sloane  

    Un nouvel hommage au talent singulier Garth Ennis et ta mise en perspective de son écriture me donne envie de découvrir cet arc d’une série que je méconnais.
    Ce qui m’épate chez cet auteur c’est son talent de dialoguiste et le fait que le bavardage soit aussi habilement intégré dans la construction de son récit. On est irlandais ou pas 🙂

  • Lone Sloane  

    Merci pour les rôdeurs nocturnes réfractaires à FB, Bruce.
    Bon Scott, c’est comme un Jameson 12 ans d’âge, ça chauffe les tripes.

    • Bruce  

      Je croyais que tu parlais du patron de Peter Parker ! J’ai une bouteille de Jameson à la maison qui attend la fin de ma collection japonaise avant d’être dégustée….Ouais, comme la pile de bouquin qui dort chez Tornado !

  • Tornado  

    Désolé pour mon retard, mais mon emploi du temps est toujours un peu spécial à cette époque de l’année…

    Personnellement je déteste la politique et je ne supporte pas les gauches et les droites. Je me retrouve beaucoup chez Ennis, qui me semble juste anti-cons !
    C’est tellement bon ce défouloir anti-cons, que j’en redemande à chaque fois !
    J’aime beaucoup son recul sur le monde, son bon sens, son analyse mature, un peu brut de décoffrage au premier abord, mais plus sensible qu’il y parait, effectivement, quand on regarde bien.
    Et puis c’est vrai quoi, à 22 ans, je ne sais pas comment vous étiez, vous, mais moi j’étais complètement crétin en comparaison de ce type !

    Je déteste Dillon, qui m’a un peu gâché la lecture de Preacher et du Punisher. mais j’aime tellement Ennis que je passe outre le dessinateur. Il ne me sera pas possible de rater les deux autres tomes d’Hellblazer par Ennis. Et de toute manière, je ne raterais jamais un Hellblazer, puisque, apparemment, aucun n’est mauvais.

  • Yuandazhukun  

    L’histoire d’un pseudo…parfois ça tient à peu de chose…le dernier jeu vidéo auquel j’ai joué c’était shenmue 2 sur dreamcast et l’immersion était si grande si intense ! Dans le jeu y avait un vieux sage chinois yuandazhu, j’aimais bien la connotation du savoir en rajoutant le kun qui en japonais est utilisé pour les enfants garçons (oui car j’ai pas encore pris le melon en me prenant pour un grand sage ! si ça arrive un jour j’enlèverais le kun mais c’est pas prêt d’arriver !)

  • Bruce  

    Merci pour la fin de cette énigme. Si ton identité secrète n’apparaissait pas lors de ton inscription, j’aurais juré que Yuandazhu était une forme de » Yohan » !!!

  • Bastien  

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui résume bien mon opinion sur cet arc.
    Par contre j’avoue avoir préféré l’arc précédent où l’on pouvait apprécier le machiavélisme de Constantine.
    Je n’ai pas l’impression qu’Ennis soit particulièrement de gauche ou de droite, j’ai plus l’impression qu’il est dégouté du pouvoir et qu’il veut démontrer qu’un contre pouvoir est toujours nécessaire.
    Si c’est bien Dillon qui dessine les épisodes suivant ça va aussi être compliqué pour moi, mais on verra en temps voulu.
    Bonne journée.

  • Jyrille  

    Décidément, cette nouvelle édition de Hellblazer m’appelle… Tornado, je ne le dirai jamais assez, tes analyses, tes arguments et tes descriptions sont remarquables. Bref, je vais foncer, ça m’intéresse terriblement.

    J’ai beaucoup apprécié tes efforts quant à la description du dessin, car je suis en train de lire Enigma (je veux bien mettre une option sur cette histoire) et je retrouve tous les travers des débuts de Vertigo.

  • comics-et-merveilles.fr  

    Vous n’êtes vraiment pas pour la paix des ménages! Depuis que je vous lis, ma wishlist ne fait que s’allonger…
    A vrai dire, j’avais pris le premier volume Panini de « The Boys » pour tester et je n’ai pas (encore) poursuivi l’achat des autres tomes. Je crains juste que Hellblazer me fasse la même chose.
    Il m’arrive de ne pas voir au delà de tout ce qui es cru, pervers ou extrêmement violents (surtout au niveau des images).
    Certainement mon côté sensible (dans le sens adolescent des années 90 qui n’a pas beaucoup grandi) qui semble se satisfaire (et je n’en suis pas toujours fier) des gars et filles en collants se balançant des vannes foireuses 🙂
    Cela me rappelle par exemple que j’adore tous les films de Stanley Kubrick et pourtant Orange Mecanique m’a toujours mis mal à l’aise…
    Par exemple, j’ai du mal à finir mon premier volume « The Preacher » paru récemment chez Urban (mais que je préfère à « The boys » malgré tout).
    Tout cela étant dit, l’article me donne extrêmement envie d’aller au delà de l’apparence (style de dessins mais surtout l’utra-violence mise en image si j’ose dire).

  • Tornado  

    Hellblazer est une série nettement moins crue et provocante que The Boys. Pas de sexe ou de Grandguignol dans ces épisodes. Ce sont des histoires très sérieuses en comparaison ! On va dire que « Preacher' » se situerait entre les deux (entre Hellblazer et The Boys) !

  • Jyrille  

    Je viens de terminer la réédition Urban de Ennis présente Hellblazer et tout l’arx précédent ainsi que ceux ici cités s’y trouvent. J’ai adoré, et je suis totalement d’accord avec ton article, Tornado, qui du coup me semble superbement écrit, construit et profond quant à son analyse. L’histoire avec le roi des vampires ne m’a pas emballé mais celle illustrée par David Lloyd est fantastique. Le dessin n’est pas souvent agréable mais cela colle parfaitement aux propos. Je vais me chercher plus d’Hellblazer du coup !

  • Tornado  

    Et bien ça me fait très plaisir !
    Le tome 2 sort ce mois-ci. J’en ferai, à n’en pas douter (et si Bruce le veut), un article N°3 pour le blog ! 🙂

    Je n’ai pas non plus accroché à l’histoire avec le roi des vampires. Mais , de ce que j’ai compris, il s’agit d’une mise en place pour un arc à venir…
    Autre bonne nouvelle : En octobre, publication chez Urban de « Warren Ellis présente Hellblazer », en un seul tome !

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