Catastrophing X-Men….

Astonishing Xmen par Marjorie Liu, Mike Perkins et Gabriel Walta

Première publication le 21 octobre 2014-Mise à jour le 23 avril 2015

Un événement plus symbolique que reussi

Un événement plus symbolique que réussi©Marvel Comics

Cet article passera en revue les épisodes de Marjorie Liu pour la série Astonishing Xmen ( AXM) allant du numéro 48 au 68, fin de la série. 

La curiosité on le sait est un vilain défaut. Mais en étant rédacteur en chef de Bruce Lit, féministe assumé et fan d’Iceberg, j’avais bien au moins 3 raisons de me pencher sur les Astonishing X-men de Marjorie Liu. Tout d’abord parce que ma testostérone me l’ordonna : Liu est une très belle femme auteure de romans ( que je n’ai pas liu… ah ah..). La découvrir, c’était un peu la conquérir et lui envoyer tout fier mon article via facebook. Et puis cette remarque de Marti  from Comixity, nos rivaux et néanmoins amis) : « mais est ce que quelqu’un sur cette planète a lu cette série » ?  Aussitôt mon orgueil surdimensionné et méphistophélique me susurra à l’oreille : s’il n’y en n’a qu’un, ce sera toi….

Le début en fanfare Astonishing Xmen ...

Le début en fanfare Astonishing Xmen …©Marvel Comics

Un bref rappel :  juste après le run de Grant Morrison et ses New Xmen qui divisèrent les fans, AXM, lancé en fanfare par Marvel, devait être le cheval de proue des séries mutantes. Une équipe réduite, sans crossover, aucun rappel à la continuité afin d’attirer de nouveaux lecteurs et le retour des costumes de super héros puisque Morrison avait affublé nos mutants de tenue paramilitaires. Cerise sur le gâteau, Marvel plaçait aux manettes de la série, John Cassaday un dessinateur apprécié pour ces collaborations avec Warren Ellis et surtout Josh Whedon, fan auto-proclamé des mutants, créateur de la série culte Buffy contre les vampires ( inspirée par Kitty Pryde) et réalisateur futur des Avengers. Bref du Marvel Now  avant l’heure !

Et puis, très vite le blockbuster partit en vrille. Au bout de quelques numéros seulement, les épisodes accusent des retards de plusieurs mois et les scenarii deviennent de plus en plus farfelus. La salle des dangers  se révèle être une conscience alien mutante manipulée par Charles Xavier qui, pour se faire pardonner, l’intégre dans l’équipe. La résurrection impardonnable de Peter Raspoutine qui anéantira les histoires de Lobdell, prétexte à quelques scènes de sexe gentillettes suggérant que Kitty Pryde phase lorsqu’elle jouit… Et enfin, une saga dans l’espace avec des aliens à tronche de poisson chat dont tout le monde se fichait et une conclusion d’une rare bêtise : une balle tirée d’un pistolet géant en direction de notre planète avec Kitty Pryde enfermée dedans…

Astonishing X-men quelques numéros après : du dessin haut de gamme isnt it ?

Astonishing X-men quelques numéros après … On cherche toujours le mollet droit de Wolvie…©Marvel Comics

Les auteurs suivants – dont Warren Ellis- n’arriveront pas à relever le niveau avec des histoires de plus en plus abracadabrantes de portails dimensionnels, de tueurs en série transhumains et d’invasion extraterrestre… Lorsque cette pauvre Marjorie Liu arrive sur la série, le lectorat s’est barré au courant, Marvel ne fait plus aucun effort pour le recrutement de ses dessinateurs et le destin de la série intéresse à peu près autant que la lecture d’un bilan comptable….Notre jolie sino-américaine va remettre une peu d’ordre dans tout ça avec plein de bonnes idées : retour aux fondamentaux de la série. Les Xmen, c’est une parabole raciale destinée à défendre toutes les minorités de ce monde. AXM fera le buzz du monde entier en mettant en scène le premier mariage homosexuel des comics entre Jean Paul Beaubier  alias Vega et son copain noir Kyle. Nous y reviendrons.

Liu fait appel à des références de la continuité de l’époque Lobdell, donne la part belle à Karma, une X-woman asiatique comme elle, disserte sur l’intégration des étrangers aux Etats-Unis, la chasse aux sans-papiers, la notion de justice applicable aussi bien auprès du citoyen lambda qu’au Super Héros et met en scène des X-men sous-utilisés depuis des années : Iceberg donc, mais aussi Warbird, Cecilia Reyes et Gambit ! Wolverine est juste là pour faire de la figuration et vendre du papier…. Avocate de profession, Liu invite aussi Miss Hulk à participer au casting. Très vite, malgré les meilleures intentions du monde, quelque chose ne tourne pas rond avec les histoires de Liu…Les dessins de Mike Perkins ultra détaillés n’y peuvent rien. Au bout du premier épisode, le lecteur le plus indulgent ruminera en lui même: What the fuck

Lorsque le run commence, Vega vient d’arriver à New-York. Il utilise son pouvoir pour emménager à la vitesse grand V dans l’espoir de faire plus vite (sic) l’amour à son copain. Il est attaqué par les Maraudeurs, sortis d’on ne sait où et ses copains X-men, également venus de nulle part arrivent à la rescousse. C’est le début d’une longue aventure qui va conduire les X-men sur les traces d’une terroriste femme d’affaire qui veut faire sauter Madripoor juste pour tuer son père… Pour ce faire, elle dispose de nanotechnologie de pointe avec laquelle elle contrôle les X-men et sa soeur Karma. Pour en faire la démonstration, elle n’hésite pas à faire ….exploser l’estomac de Wolverine en plein mariage de Vega…

Le suppositoire géant de Wolverine...

Le suppositoire géant de Wolverine…©Marvel Comics

Oui, cher lecteur, tout le reste est de cet acabit… La dernière fois qu’un mariage s’est déroulé de cette manière, c’était pendant celui légendaire entre Havok et Lorna, où la mariée pris d’un délire psychotique voulait assassiner son mari… Et Liu, malgré une bonne volonté évidente retrouve parfois ce volet soap opéra too much de Chuck Austen. Tout va trop vite et souvent nulle part. Elle induit pendant son son run, une pulsion sexuelle entre Gambit et Cecilia Reyes sans en faire quoi que ce soit. Le destin de Karma n’intéresse pas grand monde. Et elle ne réussit jamais à rendre Vega attachant, probablement le mutant le plus antipathique du monde après Namor.

Celui-ci reste conforme à sa légende : égocentrique, hypocrite voire lâche. Si l’on ne peut que se réjouir que son mariage soit l’occasion pour Marvel de faire entrer les homosexuels dans la normalité, celui-ci n’a aucune émotion, et sent l’épisode de commande pour vendre du papier et faire le buzz. Il s’agit pour Marvel de sortir l’homo de service du placard presque 20 ans après le coming out de Beaubier signé par un certain…Scott Lobdell !

Parce que Vega débarque une fois tous les 10 ans chez les X-men pour une poignée d’épisodes et puis s’en va. Que la dernière fois, c’était encore chez Chuck Austen pour y draguer Bobby Drake. Que y’en a marre de ces mutants d’Alpha Flight qui viennent squatter les pages des X-men, parce que tout le monde se fout de leur série. Et probablement surtout, qu’on ne peut pas demander au lecteur de se passionner pour un couple- homo ou pas- rencontré pour la première fois trois épisodes plus tôt… L’un est insupportable, l’autre passe son temps à pleurnicher… Bref, en plus de l’estomac de Logan qui explose, le lecteur a beaucoup à digérer pour ce moment clé du run de Liu…

Ils sont mignons mais un peu cons...

Ils sont mignons mais un peu cons…©Marvel Comics

Le deuxième grand moment de ce run est de transformer Bobby Drake, héros au coeur pur ( et homosexuel refoulé selon Lobdell) en sociopathe alpha. Liu encore une fois fait un travail de préparation consciencieux : pour expliquer la frustration galopante d’Iceberg, elle nous ressort ses ex-girlfriends pas vues depuis une décennie : Lorna Dane mais aussi Opal et Annie, inénarrable infirmière du run de Chuck Asuten. Elle fait aussi référence aux épisodes de Scott Lobdell des années 90 où il était sous entendu que Bobby Drake refoulait inconsciemment son pouvoir et que celui-ci avait le potentiel d’écraser les X-men à plate couture.

Et c’est ce qui finit par arriver. Infecté par une graine d’Apocalypse, Iceberg pète une durite et recouvre le monde ( rien que ça...) d’une couche de glace. Il écrase Thor, Wolverine, tue des milliers de personnes dont des enfants. Son projet est surtout de kidnapper ses ex-girlfriends dans des cercueils de glace et d’être adoré comme un Dieu. Il attaque également son père façon Dark Phoenix et provoque chez lui un infarctus.

Vas y Bobby, fais lui bouffer son marteau !

Vas y Bobby, fais lui bouffer son marteau !©Marvel Comics

3 épisodes plus tard, Kitty Pryde réussit à le faire revenir à la raison, Bobby se sent un peu péteux et revient à la Jean Grey School. Wolverine et Gambit le consolent façon « Dont Worry, shit happens sometimes » et le run de Liu se termine dans l’incrédulité générale. What The Fuck again ? En 3 épisodes le mutant de glace a saccagé la planète, manqué d’assassiner son père et ses amis sans aucune conséquence. Alors que Liu dissertait plutôt sympathiquement sur la notion de loi applicable à tous les Super-Héros, voilà qu’un X-man se comporte comme un criminel contre l’humanité et échappe à ses tribunaux. Ou du moins à Wolverine qui souhaite décapiter Scott Summers pour moins que ça…

Encore une fois Liu semble perdre tout contrôle sur les événements qu’elle met en scène. Si bien que non seulement elle aura été incapable de sauver AXM mais le lecteur est bien tenté » de rattacher cette histoire  à un What If  tant le personnage d’Iceberg y est malmené en dépit du bon sens. Et de toute cohérence, puisque notre glaçon choisit de s’affubler d’ailes de glace… Ça doit être trop de la balle les copains de voler avec des ailes rigides hein ?

The white angel saga

The white angel saga ?©Marvel Comics

On est à des années lumière de la saga Dark Angel de Rick Remender qui emmenaitWarren Worthington dans un voyage sans retour. D’ailleurs, c’est pas bien de copier les copains Marjorie, parce que justement quelques années auparavant dans The Dark Angel Saga, X-Force s’attaquait également à l’Iceberg d’Age of Apocalypse…Bobby pétait également un cable et était brûlé vif par le Nightcrawler d’AOA.

Quel drôle épopée que ce run, écrit par une femme, la deuxième de l’histoire des X-Men après Louise Simonson. Le mariage gay est une étape importante pour Marvel mais traité de manière beaucoup trop superficielle pour être émouvant. Qui sont ces personnages, qu’ont ils vécu pour en arriver là, comment se sont ‘ils rencontrés, aimés ?  Liu ne répond jamais à ces questions et abandonne le couple peu après le mariage. A aucun moment Liu ne semble pouvoir éviter l’annulation inéluctable de la série.

On lui saura gré d’avoir réintroduit des couples humains-mutants que l’on avait plus vu depuis Chuck Austen…Des bonnes idées, un effort de psychologie et des problématiques sociales qui font pschitt et donnent lieu à l’un des pires run de l’histoire des mutants. Des personnages qui n’ont ni affinité, ni interaction entre eux, de l’événementiel venant de nulle part pour aboutir aux limbes de l’oubli.  Et un traitement d’Iceberg tellement grotesque que personne ne semble regretter la fin de cette série maudite depuis le début…Et un sacré retour de Karma pour Bobby Drake qui a encore loupé l’occasion d’être pris au sérieux…

Quand je sens que j'ai fais une grosse connerie, je marche façon Bruce Banner...

Quand je sens que j’ai fait une grosse connerie, je marche façon Bruce Banner…©Marvel Comics

38 comments

  • JP Nguyen  

    Alors Bruce, si j’ai bien compris : avec Liu tu croyais avoir ferré un beau poisson et tu t’es plongé dans la lecture en espérant pouvoir en faire des liuanges. Mais ces épisodes étant « Liu et non approuvé », tu prononcés un verdict de « Non, Liu ! » pour un run qui restera à la Marge.

    Et voilà mon quota des jeux de mots pourris explosé dès 7h du mat’.

  • Présence  

    Marjorie Liu m’avait déjà déçue sur Daken, puis sur X-23, raison pour laquelle, je n’ai même pas essayé ses Astonishing X-Men. Merci pour ce résumé clair et concis.

    De ton article je retiens également que Liu aura au moins essayé d’amorcer un retour vers des comics avec de vrais êtres humains, des variations sur la parabole de l’autre et de l’étranger, et des relations interpersonnelles. Je me souviens également que les sites Newsarama et CBR n’étaient, eux non plus, pas très enthousiastes lors de la parution de ces épisodes.

  • Nicolas Giard  

    Franchement je ne connaissais même pas ce run de Marjorie Liuque je connaissais encore moins.
    Astonishing X-Men de Whedon en m’a jamais interessé, j’ai le sentiment de n’avoir rien raté.

    Ca fait longtemps que les X-Men sont partis en c… à mon sens et ce depuis l’affaire Onslaught.
    Je regrette amèrement l’époque de Chris Claremont.

    Bruce tu avais bien raison au sujet de Bendis, c’est catastrophiue ce qu’il a fait. De plus, il casse ses jouets en envoyant les premiers X-Men se perdre dans l’Univers Ultimate d’où il semble qu’ils ne reviendront pas.

      • Nicolas Giard  

        Ca existe encore parait-il

        • Bruce lit  

          Je ne lis rien d’Ultimate, je me suis arrêté aux Ultimate de Kirkman. Peut-être d’ailleurs que Bendis est très bien dans cet univers, où il peut faire ce qu’il veut…

          • Marti  

            Les All New X-Men sont juste de passage dans l’univers Ultimate le temps d’un arc où ils rencontrent Miles Morales et les Ultimate X-Men.

  • Bruce lit  

    @Présence et Jp : J’ai vouLiu y croire moi ! Je me disais qu’on ne pouvait pas faire pire que Bendis, que peut -être j’allais tomber sur un truc aussi génial et méconnu que le xstatix de Milligan ! J’avais déjà des phrases toutes prêtes : « Marjorie Liu, aussi belle que talentueuse »,  » Liu impulse à ses X-Men une touche de social et de sensibilité plus lue depuis Ann Nocenti ». Et puis ce n’est pas tous les jours que Iceberg fait non seulement la une des covers mais déploie autant ses pouvoirs. Donc j’y suis allé en me disant que ce run était fait pour moi.
    Au final , ce fut effectivement run like hell….
    Mais j’espère que la première partie de l’article est assez clair là dessus. Cette série était maudite dès le départ. Pour être objectif je me suis retapé les histoires de Whedon et celles d’Ellis que je n’avais jamais Liu… Whedon fait clairement n’importe quoi dès la fin de  » Torn » et Ellis, ah Ellis, on ne pourra jamais être copains lui et moi. Du moins pas chez les X-men. Cette histoire de Ghost Box, sérieusement, il pense parvenir à quoi avec ce genre d’histoire… Tiens j’aurais dû rajouter une ligne là dessus… Comme ça gratuitement, il rend Forge complètement taré puis s’en va…

    Vega : Par curiosité, y’a t’il ici des fans de ce type ? a croire qu’avoir les oreilles pointues chez Marvel rend les caractères complètement odieux. Je me souviens du buzz fait autour du mariage. Pour le coup, c’est vraiment hypocrite et opportuniste de la part de Marvel. Cette série est tellement maudite que ce genre d’event aurait dû avoir lieu pour le numéro 50 et pas le 51…

  • Marti  

    Bruce, tu as le droit de me détester pour ce temps que je te fais perdre ! Encore que, comme on dit, il faut bien lire de mauvaises choses pour savoir reconnaître les bonnes…

    J’ai dû arrêté de lire ce truc durant l’arc introduit par le mariage, j’ai trouvé tout ça encore plus mauvais que le run de Chuck Austen… Je ne savais d’ailleurs pas que Marjorie Liu avait ramené Annie, que personne n’avait osé ne serait-ce qu’évoquer depuis la fin du run d’Austen et considéré par beaucoup comme un des pires personnages jamais créé dans les X-Men, à croire qu’elle a cherché le bâton pour se faire battre… Ce n’était non pas moins débile (Austen doit être imbattable de ce côté-là), mais j’ai trouvé l’écriture de Liu assez insipide, sans compter qu’elle n’a pas du tout été aidé par les dessins. Je crois que ses épisodes de X-23 jouissent tout de même d’une bonne presse, Sam les a bien aimé si je ne dis pas de bêtises.

    Il est assez étonnant de voir que Marvel n’ai mis aucun artiste bankable (j’ai envie de faire ma mauvaise langue et de de dire « ou qui sache au moins bien dessiner ») sur l’épisode du mariage, qui n’arrive du coup à n’être mémorable que pour son sujet. Le buzz de l’épisode a été renforcé par le fait qu’il tombait en plein pendant les débats sur le mariage homosexuel aux Etats-Unis, d’aucun y ont vu de l’opportunisme de la part de Marvel, mais c’est oublier ou ignorer que les épisodes sont normalement pensés plusieurs mois en amont, la volonté de Marvel est donc plus à rechercher plus du côté d’une question qui était déjà dans l’air du temps (et exécutée je pense de manière sincère) que de l’opportunisme vis-à-vis d’un sujet d’actualité.

    Le dernier arc semble quand même être un gros repompé de la Dark Angel Saga. Liu y fait-elle référence pour expliquer l’origine de la graine d’Apocalypse qui infecte Bobby où cela sort-il un peu de nulle part ?

    L’actuelle série intitulée sobrement X-Men dont le casting est majoritairement féminin va bientôt accueillir comme scénariste une femme en la personne de l’étoile montante G. Willow Wilson, dont la série Ms. Marvel a beaucoup de succès (très mérité selon moi). Souhaitons-lui de mieux réussir son entreprise que Mme Liu !

    • Nicolas Giard  

      J’aime bien le X-Men avec le casting féminin, surtout pour Jubilé. En parlant d’elle, Bruce, les derniers jours ont été pénibles pour moi au boulot, mais cet article ne saurait tarder.

    • Bruce lit  

      @ Marti : Vas ! Je ne te hais point ! J’ai été heureux de le lire ce run ! J’aime tout lire, même le mauvais ! Si je les avais acheté, c’eut été différent. Là Internet, ma médiathèque me les a prêté !
      La graine d’Apocalypse intervient après un crossover que j’ai survolé avec Age of Apocalypse comme chez Remender….
      D’ailleurs c’est pas une connerie, ces allers-retours avec AOA ? Parce que AOA n’est pas une réalité alternative mais bien la réalité de 616 après le meurtre de Légion non ?

      • Marti  

        Ah oui, le fameux crossover qui a mis fin au passage aux séries X-Treme « Exiles du pauvre » X-Men et Age « au rabais » of Apocalypse !

        Théoriquement oui, l’Age of Apocalypse ne devait plus exister, mais ça fait bien longtemps que Marvel fait un peu n’importe quoi avec ses réalités alternatives… Encore que c’est peut-être la disparition de l’AoA à la fin de ce crossover qui pourrait être considérée comme bancale, vu que la règle chez Marvel est normalement qu’un voyage dans le temps n’efface pas le futur mais en crée juste un autre. Ah mais non, il y avait cette histoire de cristal M’Krann qui explose où je ne sais plus quoi à la fin d’AoA. Aaah, les histoires de voyage dans le temps où chacun y va avec ses règles à lui…

        • Bruce lit  

          AOA : Si je me souviens bien, la fin n’est pas claire. Les bombes tombent sur les Xmen qui semblent mourir. Bishop arrête Legion, meurt -il ou regagne t’il la réalité et dans quel état ? Rien n’est précisé dans X-men Prime

          • Nicolas Giard  

            Lacontinuité dans lescomics n’a rien d’uen science exacte, Bruce.
            Tout dépend de l’inspiration des scénaristes, en amont de la volonté éditoriale du rédacteur en chef et encore plus en amont de ce que veulent les actionnaires de Marvel et DC, i.e encore plsu de pognon surtout quand il s’agit de vendre leur âme à laWarner et à la Fox !

      • Nicolas Giard  

        En principe oui, Bruc,e mais Marvel ne s’y retrouve plus avec tous ces imbroglios transdimensionnels et ça va empirer, je le sens.

        • Marti  

          Il vaut mieux partir du principe que toutes les réalités continuent toujours d’exister, ou qu’il y en a toujours une très ressemblante quelque part.

  • Tornado  

    Bouh ! ça fout la nausée tout ça !
    Bruce, il serait peut-être temps que tu acceptes la réalité : « Iceberg » est un des personnages X-men dont quasiment tout le monde se contrefout, ce qui ne le destine pas à briller dans le firmament des grandes histoires mutantes (je plaisante ! je plaisante !!! :D) !

    • Nicolas Giard  

      C’est un personnage en lequel personne n’a jamais vraiment cru avant que Lobdell ne le fasse briller.
      Et après lui, personne n’a su le prendre en main correctement.

      • Marti  

        Si : Jason Aaron !

  • Bruce tringale  

    Oui et non les copains !
    A part Cyclope et Wolverine, quel Xman peut se targuer d’avoir bénéficier d’un traitement de premier plan ces dernières années. Marvel ne permet plus le genre d’épisodes à longue haleine et intimiste de l’ère Claremont-Lobdell.
    En cela , le travail de Remender pour les Uncanny Avengers est une vraie révolution….
    Concernant Iceberg, il a fait partie de toutes les moutures Video, films, jeux, séries depuis 20 ans. Comme Peter Parker, il est condamné à rester entre deux chaises, ni trop balèze, ni trop puissant façon Jean Grey. Lorsque chez Remender et Liu, il atteint son plein potentiel, il devient ennuyeux…
    Et personne ne veut répondre à ma question concernant Vega…

    • Marti  

      Je n’ai encore rien lu de mémorable sur Vega, et pourtant le personnage a du potentiel, il est agaçant mais c’est un personnage qui est caractérisé ainsi pour qu’on aime le détester. Tout le monde semble taire le fait qu’il a eu une fille adoptive morte du sida (ou je me trompe ?), il y aurait des choses à faire là-dessus je pense.

  • Marti  

    La mini-série dont tu parles est X-Men: Age of Apocalypse scénarisée par Akira Yoshida et sortie en 2005. Elle avait été publiée chez nous dans X-Men Extra.

  • Jean-Paul Jennequin  

    Merci pour cet article. J’avais acheté les numéros avec le mariage de Northstar, mais cela ne m’avait pas donné envie d’en savoir plus sur cette série X-Men. C’est intéressant de voir dans quel contexte ces épisodes se situent (contexte du run de la scénariste et contexte plus général de la série Astonishing).
    Y a -t-il des fans de Northstar ? Je ne me qualifie généralement pas de « fan » de quoi que ce soit, mais j’ai un faible pour certains personnages, dont celui-là fait partie. Pour plein de mauvaises raisons, bien sûr : le fait que ce soit le premier super-héros gay des comics mainstream, le fait qu’on ait le même prénom… mais aussi le fait que ce soit une tête de cochon qui détonne au milieu des sympathiques petits personnages qui l’entourent. Quand John Byrne l’a créé, il y a mis plein de choses troubles qu’il n’aurait sans doute pas mises dans un personnage plus WASP : le soupçon qu’il a trempé dans le terrorisme, sa relation un brin équivoque avec sa sœur… Il me semble que Byrne a projeté sur Aurora et Northstar pas mal de fantasmes des anglo-saxons protestants sur les Canadiens francophones. En tout les cas, ses successeurs se sont efforcés de rendre le personnage de Northstar beaucoup plus « lisse » et sympathique selon les critères en vigueur mais n’ont rien ajouté de mémorable, à part un boyfriend maintenant mari qui est un peu trop lisse aussi.

    • Marti  

      Ce qu’il manque cruellement à ce personnage, c’est avant-tout un scénariste qui sache le faire parler dans un français (ou un québécois plutôt) correct !

    • Bruce lit  

      Wow ! Si JP Jennequin me remercie, je n’aurais pas tout perdu avec Marjorie Liu !!
      J’entends completement les arguments sur le volet badass de Northstar. Il n’empêche que du Punisher à Wolverine et même parfois Sabretooth , j’ai pu me sentir touché par leurs histoires. ici jamais.

  • Bruce lit  

    Mais pas Northstar ou sa « conne de soeur. »
    oh là Leo, va pas m’attirer les Femen !

  • sam331  

    1 – Astonishing X-Men de Joss Whedon et John Cassaday était parfait, je n’accepte aucune critique à son encontre. L’un de mes épisodes préférés de tous les temps étant Asto #23, il est difficile de critiquer devant moi ce run que je relis toujours avec grand plaisir et qui plusieurs années plus tard tient toujours bien la route.

    2 – concernant la suite de la série. Même l’uber fan de Ellis que je suis n’a pu apprécier ses deux premiers arcs sur la série. Comme d’hab il y a de bons concepts : la baie en Inde qui sert de casse pour les vaisseaux aliens, la Ghost Box ou encore les 10 km de Tian ou des mutants chinois se cachaient depuis des décennies…Mais à part c’était décompressé à la Bendis sans vraie répercussion sur le reste de la ligne.

    3 – Marjorie Liu sur les X-men. J’étais enthousiaste au début; J’avais beaucoup aimé son run sur X- 23 qu’elle avait superbement développé en une vingtaine d’épisodes. Mais son run sur les X-Men ne vaut pas grand chose…Sa Dark Iceman saga, souffre comme tu l’écris de la comparaison immédiate avec la fameuse et très très très très très réussie Dark Angel saga. En outre l’absence de conséquences est risible. Aucun autre scénariste ne prend en compte les évolutions qu’elle essaye d’impulser entre un Bobby Drake traumatisé, un fossé qui commence à se creuser avec Kitty..ou juste le fait qu’il a tué un paquet de monde….

    A ce titre, j’ai été choqué par l’erreur de continuité concernant le père de Bobby. Dans cet arc il est encore décrit comme un raciste anti mutant patent en « froid » avec son fils…Quelqu’un n’a pas fait ses devoirs !!! scott LObdell avait magnifiquement fait évoluer ce personnage.

    Tabassé et torturé par une organisation anti mutante, il avait refusé de vendre son fils, démontrant tout son amour pour lui. Bobby avait d’ailleurs passé les mois suivants à le soigner, signant par la même leur réconciliation. De tout ça il ne reste rien…ouais beau boulot les gars…

    • Bruce lit  

      en ce qui me concerne, je préfère considérer la saga du dark Iceman comme un What if tellement le personnage en ressort sali….
      Le run de Whedon ? je ne garde que les 6 premiers épisodes . cest le début de la période WTF avec Charles Xavier is an asshole, inacceptable pour moi.

  • Matt  

    Allez premier commentaire ou je prends le risque de dire que j’suis pas d’accord. Du moins sur le run de Whedon. On va voir si je me fais kick comme sur certains forums^^

    J’ose déclarer que j’aime assez les Astonishing X-men de Whedon. Du moins jusqu’à Torn. Mon plus gros regret est que Torn n’ait pas de fin et enchaine directement avec le dernier arc bien pourri. Du coup obligé de l’acheter aussi. Enfin…quand on n’aime pas avoir une histoire inachevée comme moi, du moins. Et bazarder Torn pour ne garder que les premiers arcs me ferait chier. Torn est l’aboutissement des cachotteries de Frost depuis le début.

    Ce qui est marrant, c’est que certains arguments relevés pour démonter le run dépendent de la continuité. Et donc si on ne la connait pas, on peut s’en contrefoutre royalement et apprécier l’histoire.
    Par exemple, n’ayant pas lu grand chose des années 90, ben je ne savais pas que Colossus était mort. Du coup je n’ai pas perçu son retour comme inacceptable. On le sait, Marvel fait revenir les morts depuis des décennies. Ce n’était peut être même pas la volonté de Whedon de le ramener. C’est souvent déplaisant, mais bon perso je me refuse à boycotter toutes les histoires suivantes qui mettent en scène un perso sous prétexte que je ne voulais pas le voir revenir.
    Pour info, j’ai commencé à lire les X-men de Claremont alors que Jean Grey était mort (période 1983) et à l’époque je me disais « c’est qui ? une rousse ? bon ok » Donc son retour parmi les vivants m’a fait ni chaud ni froid. Et j’ai pu apprécier les histoires ou elle apparaissait ensuite. Je comprends que des fans ont pu trouver ça scandaleux mais quelque part, ce n’est plus objectif de juger une histoire parce qu’on ne voulait pas que ça se passe comme ça.
    Hé ! Je ne donne pas de leçon de morale hein. Y’a plein de trucs qui me gonflent aussi dans les stratégies commerciales de Marvel.

    Et en ce qui concerne la polémique sur Xavier, c’est marrant mais je n’ai jamais ressenti que c’était un salaud suite à cette révélation sur Danger. Enfin quoi…imaginez que vous entendiez votre PC dire « ou suis-je ? aidez moi » une seule fois ! Vous seriez en train de vous dire « oh mon dieu il est vivant, je dois le libérer. » ? ou « putain j’ai fumé quoi moi ? je vais dormir un peu »
    Bon ok on est dans le monde des x-men et les IA existent. Mais on en sait si peu à ce moment là sur les raisons de Xavier que c’est difficile de se faire un avis. Limite je trouve les X-men un peu trop prompts à trouver ça scandaleux.
    Mike Carey a plutôt rectifié le tir plus tard dans Salvage quand il met en scène Danger et Malicia et que Charles explique qu’il a passé des jours à analyser la salle des dangers pour comprendre d’où ça venait, sans y parvenir. Et que rien d’autre ne s’est produit pour le mettre sur la piste.

    Et de manière générale, Charles Xavier m’a quand même toujours semblé ambigu. Quand même le mec il exige beaucoup des gosses qu’il recueille. Et le rendre un peu moins angélique et pur était plutôt bienvenu. Il peut faire des erreurs aussi. Mike Carey l’avait plutot bien réhabilité, sans nier les erreurs commises, mais en le montrant comme un homme avec ses faiblesses dans ses « x-men legacy »
    Comme d’hab y’en a qui en ont fait trop, avec l’histoire de Vulcan machin, mais bon c’est une autre histoire ça…

    Pour être honnête, je pourrais dire que le run de Whedon est éventuellement un peu creux certes, mais pas du tout déplaisant.(encore une fois jusqu’à la fin de Torn) C’est surtout du divertissement avec des dialogues bien écrits et qui permettent de développer les relations entre les personnages qui ont le temps d’exister dans cette équipe réduite. Cassaday n’a jamais été aussi bon je crois. Bien meilleur que sur les screens que j’ai pu voir du premier arc d’uncanny avengers.

    Bref peut être suis-je bon public. Pourtant Dieu sait que j’ai revendu des trucs qui j’ai trouvé nuls. Mais là…ben non. J’aime bien.

    • Bruce lit  

      Bien Matt,
      Je suis au regret de te dire que tu es viré 🙂
      Non, le débat est bienvenu chez Bruce Lit. Je comprends ton point de vue AXM était conçu comme une simplification de l’univers des mutants. Tu vas te faire meilleur ami avec Tornado qui déteste aussi la continuité…
      La résurrection de Colossus : il n’ y a pas grand chose à en dire…Si ce n’est Whedon, quel’qu’un d’autres l’aurait fait. C’est dommage, car mis à part coucher enfin avec Kitty Pryde et vouloir assassiner sa soeur, il n’a rien accompli depuis….Mais, bon il n’est pas le seul…
      Xavier : Je suis moins indulgent avec les auteurs car j’estime que c’est un personnage qui a droit au respect. Un type qui réussit à en imposer à Wolverine, quand même….Oui, c’est un personnage ambigu doté d’un physique inquiétant, mais toute la mythologie des Xmen repose sur ce postulat : sans Charles Xavier point de salut….En faire un connard pour s’en débarrasser pour éviter d’avoir à l’écrire m’agace au plus haut point. Dans l’ideal, il aurait mieux fallu le tuer à la fin d’Onslaught.
      Enfin le run de Whedon à défaut d’être brillant, est divertissant, voilà, exactement comme ses avengers….Mais lorsque tu soulignes toi même que ça commence à déraper vers « Torn », c’est quand même le troisième arc, hein. Donc après une dizaine d’épisodes, tout se casse la gueule, on ne peut pas dire que ce soit très brillant tout ça…

      • Matt  

        A la fin de Torn, à la fin^^ Quand il n’est pas foutu de trouver une fin et qu’il les envoie dans l’espace.

        Du coup 17/18 épisodes. Sur 25 c’est pas non plus la grosse gamelle (pour Whedon hein, je ne parle pas de la qualité de AXM tous auteurs confondus)

        Après je ne déteste pas la continuité, mais je soulignais surtout qu’il suffit de manquer la mort d’un perso pour que ça change complètement le point de vue. Donc le défaut n’est pas tant situé dans l’histoire qui contient la résurrection, mais plutôt dans le refus d’accepter que chez Marvel, on ressuscite les persos

        C’est un refus que je comprend aussi.
        C’est sûr que c’est un procédé un peu nul. Mais dorénavant, j’ai plutôt tendance à en vouloir aux auteurs qui tuent les persos, plutôt qu’à ceux qui les ressuscitent. Parce que si c’est admis que les persos doivent revenir pour faire tourner la machine à fric, alors imprimez-le, messieurs les auteurs ! Et essayez de raconter des histoires sans faire crever des persos bankables à chaque fois. ça peut limiter la créativité d’épargner tout le monde, oui. Mais pas plus que de les faire revenir.

        • Bruce lit  

          Je suis totalement d’accord ! Il y ‘a plein de manières d’éprouver un personnage que de le faire mourir. Tiens, à propos : La mort de Wolverine

  • Tornado  

    S’il y a une phrase qui m’a fait plaisir de la part de Matt, c’est bien « Je comprends que des fans ont pu trouver ça scandaleux mais quelque part, ce n’est plus objectif de juger une histoire parce qu’on ne voulait pas que ça se passe comme ça ». C’est effectivement mon ressentiment quand je vois des fans descendre une histoire que j’adore uniquement parce qu’elle n’est pas comme ils auraient voulu qu’elle soit.

    Une chose qui m’agace et que je trouve stérile chez certains fans, y compris chez mes amis ici présent (ce qui ne m’empêche pas de les aimer quand même, qu’ils soient rassurés !), c’est la maniaquerie liée à la continuité et à la caractérisation.
    « Tel personnage a dit ça dans le N°X de la série X de 1982 » et donc « il ne peut pas dire ça dans le N°Y de la série T de 1992 » et c’est pour ça que l’histoire elle est nulle parce que « le personnage ne peut pas dire ça ou faire ça dans le N°W de la série V de 2005 ». Purée, mais on tombe dans l’excès là !
    Certains copains que j’avais invité à lire les articles du blog ont jeté l’éponge précisément à cause de ça.
    Ce que je veux dire, c’est que l’on peut regretter certains choix d’auteurs, mais pas démonter le run pour ça. Je pense que c’est effectivement, comme le dit Matt, exaspérant pour le lecteur qui n’a pas lu le « fameux épisode N°K de la série J de l’année Y ». Il se sent à la fois rejeté d’une « secte », et à la fois vexé d’apprendre que la saga qu’il aime est jugée débile pour des histoires de caractérisation liée à la continuité.

    Il y a probablement une pédagogie à trouver dans ce sens : Inviter le lecteur à comprendre les points de vue, sans le dégoûter en lui donnant l’impression d’être traité d’ignare ou d’idiot par procuration (et je me mets moi aussi dans le même panier car, quoiqu’il en soit, je fais la même chose avec la saga Star Wars en conchiant la prélogie de Lucas pour des raisons de continuité incohérente).

    Sinon, je ne déteste pas non plus la continuité, c’est juste que, comme elle est complètement nulle, sens dessus-dessous et abâtardie par les excès de la politique éditoriale commerciale, j’ai appris à m’en foutre complètement.

    L’exemple type de l’absurdité de cette continuité inepte, c’est justement cette manie « mort + résurrection » dont parlait Matt. Et puisque l’on parle du run de Whedon (que personnellement j’ai trouvé très moyen au delà de toute continuité), on remarquera qu’il a pratiqué un cynisme absolument incroyable avec la résurrection de Peter Raspoutine. Il l’a tout simplement ressuscité en n’expliquant rien du tout ! Carrément !

    Mais après tout c’est de notre faute à tous. Car si les lecteurs n’étaient pas aussi cons en se ruant sur un comics dès qu’il y a marqué « Mort » ou « Renaissance » ou encore « Retour » en pensant « putain c’est super important pour la continuitéééé ! », les éditeurs arrêteraient certainement de nous sortir ces conneries, dont la récente mort de Wolvie a dépassé toutes les nullités du genre, si j’ai bien compris…

    • Bruce lit  

      J’aime quand de vieux articles ont une seconde vie ! Du coup, hop ! nettoyage de printemps, mise en forme Tornadesque et virage de la moitié des images qui coupaient les paragraphes ! Pour élargir le débat Tornado, je dirais que ce genre d’attitude ne se cantonne pas aux comics qui favorisent ce type d’attitude. Je pense que lorsqu’une histoire est réussie, personne n’a envie de revenir dessus : qui voudrait voir Captain Marvel revenir à la vie, Gwen Stacy courir au ralenti avec une Peter Parker dans les champs de blé ou voir Barbara Gordon retrouver l’usage de ses jambes ? Plus que, il a dit ci, il a fait ça, il suffit de « respecter » les classiques et ceux-ci ne sont pas si difficiles à déceler.
      En écrivant cela, je pense aussi au dernier album de Pink Floyd : chacun y allait de son couplet pour descendre ou encenser cet album en donnant chacun sa définition de ce que devrait être un disque du Floyd. On n’est pas loin de ce que vous décrivez ici.

  • JP Nguyen  

    Tornado, j’aurais envie de te prendre au mot (non, pas comme le Iceman de Bendis) :
    « Parce qu’elle n’est pas comme ils auraient voulu qu’elle soit »
    Je trouve cette formulation imprécise. La cohérence avec 50 ans de continuité, ok pour laisser tomber. Mais la cohérence avec des éléments récents voire à l’intérieur d’une histoire ou d’un run, oui.
    Sur Little Tulip, tu trouves la fin un peu moins bonne, ne pourrais – je pas arguer que c’est  » parce qu’elle n’est pas comme tu l’imaginais ? »
    Encore une fois je suis d’accord pour ne pas faire de la continuité un truc indispensable, je suis parfois trop pointilleux sur certains sujets, mais mes griefs ne se limitent pas seulement à cet aspect et je trouve ta formule réductrice, en tout cas ne résumant qu’imparfaitement le constat.
    Et sinon , je t’aime aussi (mon portefeuille, moins)… (et pas comme le Iceman de Bendis ) 😉

    • Tornado  

      Non JP je ne descends pas « Little Tulip » à cause d’une fin que je n’ai pas aimé. Même si elle ne m’a pas plu j’ai très bien noté le tout. 🙂
      Comme dit plus haut, cela m’arrive aussi de descendre une oeuvre qui n’est pas comme je le voulais : La prélogie Star Wars surtout. Mais avec le recul j’ai tort sur certains points (« pas comme je voulais ») et je pense avoir raison raison sur d’autres (« se fout de notre gueule »).

      Ce que je disais est vrai : Mes copains qui sont venus sur le blog ont été échaudés à cause de cette raison précise : Les chroniqueurs qui connaissent la continuité sur le bout des doigts disent ce que l’on peut ou pas faire d’un personnage vu qu’il s’est passé « ceci ou cela » dans tel élément de continuité.
      Par exemple, ayant adoré le film « X-men Days of Futur Past », ils n’ont vraiment pas compris pourquoi le film devait être nul à cause d’histoires qu’ils n’avaient même pas lues ! Et sur ce point ils ont raison : Si le film est bon, il est bon, point final.

      En prenant une posture « gardien du temple », on opère un rejet sur le néophyte, qui se sent exclu d’un « club privé ».
      Quand Bruce dit qu’il faut respecter les classiques je trouve qu’il a à la fois raison et tort. Car il est possible qu’une relecture roule un classique dans la poussière, tout en étant bonne en elle-même !
      Ainsi je pense (et encore une fois ce n’est qu’un avis personnel) que l’on peut regretter tel ou tel choix, mais pas descendre une création à cause de cela. Si elle est bien faite et qu’elle ne prend pas les gens pour des cons à cause de prétextes commerciaux, elle mérite également le respect.

  • Matt  

    Le truc est de trouver un juste milieu. C’est très difficile de fixer des limites parce que ça dépend toujours du contexte. Un personnage qui n’a jamais tué de sa vie qui se mettrait à tuer d’un coup sans hésiter, on est en droit de se dire « bon…quand même, c’est le même perso qu’avant ? » Mais s’il ne fait que s’engueuler avec quelqu’un qu’il a toujours soutenu, ben même si la raison ne parait pas valable, y’a pas mort d’homme quoi, on peut se dire qu’il est dans un mauvais jour et puis c’est tout. Il s’est cogné le doigt de pied en se levant du lit, a renversé son café chaud sur ses genoux et donc il est un peu agacé ce jour là, quoi.

    la continuité étant flexible et bien bordélique, il faut rester flexible aussi face à certains trucs.

    Après je comprends le besoin qu’une resurrection soit expliquée clairement. Honnetement, je ne me souviens même plus ce qui est dit dans le run de Whedon et je ne sais pas comment il est mort. Donc je n’ai pas trop relevé le problème.
    C’est complètement subjectif hein, je l’avoue.
    Pour un autre perso que j’affectionne, j’aurais pu être agacé.
    Mais comme je le dis, à part pour des persos plus secondaires et donc moins bankables, je comprends le besoin de les maintenir en vie. Donc c’est plutôt ceux qui les tuent qui finissent par m’agacer.
    Cette mode générale de vouloir surprendre (avec de la retro continuité malvenue) ou choquer avec des morts, ça ressemble à des ressorts scénaristiques assez primaires qui ne rendent pas le scénario plus intelligent, et qui devront être annulés de toutes façons, donc inutiles.

    Après, oui, techniquement, si on n’aime pas quelque chose, c’est toujours « parce que ça ne se déroule pas comme on aurait voulu »
    La formulation est trop vague. ça dépend de ce que l’on reproche. Exiger qu’un perso qu’on aime apparaisse davantage par exemple, c’est un caprice. Et non un argument valable pour reprocher un truc à une histoire. Exiger qu’un auteur ne s’éparpille pas et ne laisse pas en plan la moitié de ses intrigues, c’est déjà plus valable comme reproche.

    • Tornado  

      Complètement d’accord en fait. Bien résumé.

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *