C’est trop beau pour être vrai. (The Walking Dead 30)

Walking Dead 30 : Nouvel ordre mondial par Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano

Un article de PRESENCE

VO : Image Comics

VF : Delcourt

Les soldats de l'empire ? © Image Comics / Delcourt

Les soldats de l’empire ?
© Image Comics / Delcourt

Ce tome fait suite à La Ligne blanche (épisodes 169 à 174) qu’il faut avoir lu avant. Il comprend les épisodes 175 à 180, initialement parus en 2018, écrits par Robert Kirkman, dessinés par Charlie Adlard (qui a également réalisé la couverture) et encré par Stefano Gaudiano, avec des nuances de gris appliquées par Cliff Rathburn.

L’équipe menée par Michonne a enfin pris contact avec la communauté du Commonwealth. L’équipe se compose de Michonne, Eugene Porter, Siddiq, Magna et Yumiko, avec la nouvelle venue Juanita Sanchez (se surnommant Princesse). Ils sont accueillis par un détachement de soldat casqués et avec des plaques de protection pour éviter les morsures de zombies. Ils les dépossèdent de leurs armes, et ils sont amenés devant un wagon de train qui a été transformé en une sorte d’estrade. Là un individu en civil les attend pour remplir une fiche personnelle par individu. Il s’appelle Lance Hornsby et il représente le Commonwealth, une communauté d’environ 50.000 personnes.

Eugene Porter exige de parler avec Stephanie, sa correspondante à la radio, avant de faire quoi que ce soit d’autre. Hornsby déclare que ça ne se passe pas comme ça. Dans la mesure où ils sont couchés en joue par les gardes, Michonne décide de débloquer la situation en demandant à Hornsby de poser ses questions et en se prêtant au jeu. Entretemps un garde revient avec leurs chevaux qu’ils avaient laissés un peu plus loin. Hornsby s’étonne qu’il n’y en ait que 5 pour 6 personnes. Princesse explique qu’elle s’est jointe au groupe en cours de route.

Recensement  © Image Comics / Delcourt

Recensement
© Image Comics / Delcourt

Un peu lassé par ces digressions, Lance Hornsby décide qu’il est temps pour tout le monde de lever le camp. Eugene Porter réitère son exigence de pouvoir s’adresser directement à Stephanie. Hornsby répond qu’ils vont rallier la ville où elle se trouve. Chemin faisant, le groupe est attaqué par une horde de zombies. Les gardes se chargent de les éliminer pendant que le groupe de Michonne continue sa route, avec Lance Hornsby et quelques gardes. Juste avant de pénétrer dans la ville, ils passent devant un immense panneau sur lequel sont punaisées des photographies de disparus parents des habitants. À l’intérieur ils sont accueillis par Maxwell Hawkins. À Alexandria, Rick Grimes continue d’accompagner Mikey dans son processus de deuil pour un bénéficie mutuel. Eduard surprend Maggie Greene dans les bras de Dante. Par la suite, Maggie doit s’expliquer de la nature de cette relation vis-à-vis de sa fille Sophia

Le tome précédent laissait le lecteur sur un suspense insoutenable : pas une question de vie ou de mort devant des zombies ou un adversaire, mais une situation inédite dans la série. La communauté d’Alexandria a réussi à établir le contact avec une autre communauté installée et pérenne, et des émissaires ont été envoyés sur place. Le lecteur est donc acquis d’avance aux auteurs, avec une curiosité démesurée tout en sachant très bien qu’Adlard & Kirkman ont l’art et la manière de le manipuler, de jouer sur ses attentes, d’instiller de fausses pistes. Il est entendu que l’équipe de Michonne et Eugene Porter joue gros parce qu’une autre communauté, même bienveillante, aura les mêmes réticences que celle de Rick Grimes à accepter l’intégration de nouveaux arrivants, ou même le rapprochement entre les deux communautés. D’ailleurs les auteurs n’ont absolument donné aucune indication quant à la nature de ces relations escomptées : intérêt économique, possibilité de fusion, risque d’affrontement, etc. Tout au plus, le lecteur est-il en droit d’estimer que cela ne ressemblera ni à l’affrontement contre le gouverneur, ni à la guerre contre les Sauveurs. Enfin il est peu probable que Kirkman se contente de reproduire le schéma de la prise de contact entre Alexandria et la colonie Hilltop.

Vous cherchez quelqu'un ?  © Image Comics / Delcourt

Vous cherchez quelqu’un ?
© Image Comics / Delcourt

Le lecteur sent qu’il est à l’aube d’une nouvelle phase dans le récit. Dans le même temps, il sait très bien qu’il va retrouver les caractéristiques bien établies de la série : des dessins choc, des relations interpersonnelles dramatisées. Effectivement au cours de ces 6 épisodes, Charlie Adlard (toujours aussi bien encré par Stefano Gaudiano) s’en donne à cœur joie dans les moments visuels impressionnants et mémorables. Tout commence avec l’équipe de Michonne et Eugene Porter qui se retrouve couchés en joue par une équipe d’une quinzaine d’individus casqués protégés par des plaques formant une armure. En termes d’action, le lecteur conserve également à l’esprit, après avoir refermé ce tome, les cadavres des zombies tués par Mercer, ou encore Juanita Sanchez flanquant une dérouillée mémorable à un groupe de 3 gardes, dans un combat aux mouvements très bien décrits. Parmi les séquences choc habituelles, le lecteur retrouve également les émotions à l’intensité élevée, à commencer par les rivières de larmes s’écoulant des yeux des personnages dont Michonne, et à un autre moment Sophia. Ces moments sont moins nombreux que par le passé, car les personnages jouissent d’une relative sécurité, en tout cas plus importante qu’au début de la série. Du coup ces jeux d’acteur plus appuyés gagnent autant en bizarrerie, qu’en force expressive.

Kirkman sait qu’il peut toujours compter sur Adlard pour composer une scène dramatique directe et toute en force. En fonction de son état d’esprit, le lecteur peut ressentir tout l’impact dramatique d’un gâteau qui tombe par terre, ou de Rick Grimes découvrant qu’Eugene Porter porte le sabre de Michonne. Il peut aussi sourire à la découverte de ces prises de vue conçues pour un sensationnalisme optimal. De la même manière, il apprécie différemment les plans en grand angle pour un spectacle sortant de l’ordinaire, comme celui de l’arrivée dans la ville avec un plan large sur le marché découvert, ou de la sortie de la ville, avec le convoi assurant la sécurité de Pamela Milton. Il remarque également que le dessinateur n’a pas complètement renoncé aux pages composées de têtes en train de parler pour focaliser l’attention du lecteur sur le dialogue, sans qu’il ne soit distrait par les décors ou les mouvements des personnages.

Rivières de larme  © Image Comics / Delcourt

Rivières de larme
© Image Comics / Delcourt

Dans le même temps, l’artiste réalise des mises en scène plus sophistiquées pour certains passages. Il peut également s’agir d’un dessin en double page pour une révélation choc, mais qui se transcrit par une image montrant quelque chose de banal, comme les personnages regardant un immense panneau recouvert de photographies de disparus. Le lecteur se rend compte que le degré d’imprécision dans la description amplifie l’émotion en focalisant l’attention du lecteur sur la situation plutôt que sur les photographies. La séquence dans les vestiaires repose sur un plan de prises de vue élégant où le lecteur peut voir à quel point Siddiq est coincé dans ces passages étroits et ne dispose d’aucune échappatoire. L’inquiétude monte de case en case sur l’issue de cette discussion, à la fois du fait de la paranoïa toujours latente, et d’un endroit dont l’exiguïté constitue une métaphore de la faible marge de manœuvre dans la discussion.

Le lecteur se trouve donc tout entier dans la découverte de l’intrigue, sans penser à prendre du recul. Il arrive avec la conviction qu’il va assister à une phase capitale dans la série, qui ne ressemblera à aucune autre auparavant. Il lui faut un peu de temps pour bien assimiler qu’en fait il s’agit d’une avancée significative vers un retour à la civilisation antérieure. Les dessins montrent des bâtiments intacts et en bon état disposant de l’électricité, ainsi que des objets manufacturés récents. Il s’agit bel et bien d’un retour vers des appartements cossus et des douceurs comme des pâtisseries.

Coincé dans les vestiaires ?  © Image Comics / Delcourt

Coincé dans les vestiaires ?
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Dans le même temps, le comportement des membres de la délégation d’Alexandria montre qu’ils restent sur leur garde, persuadé que tout cela est trop beau pour être vrai. Le scénariste avait préparé le terrain dans les tomes précédents, en faisant souligner par plusieurs personnages l’obligation de ne pas laisser passer cette chance de contact, et en même temps la prise de risque impossible à estimer de se retrouver à la merci d’un nouveau groupe dictatorial au mieux, hostile au pire. Le lecteur se rend compte qu’il se trouve dans le même état d’esprit que Michonne et sa troupe.

Le lecteur n’est donc pas surpris de constater que cette première prise de contact se déroule sous forme d’un rapport de force où Michonne, Eugène et les autres doivent se défaire de leurs armes et accepter d’être à la merci de ceux d’en face. Il ne s’attend pas du tout à la suite, malgré toutes les possibilités auxquelles il a pu penser, parce que Robert Kirkman se montre particulièrement taquin en commençant par une scène de recensement, une tâche administrative des plus assommantes, même si elle se déroule dans des circonstances extraordinaires. Il reprend cette approche par la suite quand la délégation d’Alexandrie se retrouve assise à poireauter dans un couloir attendant que la responsable veuille bien les recevoir. Le décalage avec la menace des zombies est total. Le scénariste a donc choisi de révéler l’existence d’une communauté plus importante que celle d’Alexandrie et Hilltop réunies, avec forcément ses propres règles. Le lecteur découvre avec les personnages qu’il s’agit d’une communauté plus précautionneuse qu’hostile, avec une forme de gouvernement bien établie. Il est tout aussi aux aguets que les personnages pour capter des signaux, des paroles ou des situations révélateurs de la véritable nature du pouvoir en place et de la manière dont il s’exerce.

Attendre dans le couloir ?  © Image Comics / Delcourt

Attendre dans le couloir ?
© Image Comics / Delcourt

À nouveau, Robert Kirkman se montre matois et manipulateur en réservant une déconvenue sadique, mais des plus insidieuses. À quelques pages de la fin, le lecteur retrouve un peu ses esprits et se rappelle que le thème principal de la série présent dans tous les tomes depuis le début est politique. Rick Grimes s’est fixé pour mission de reconstruire une société. Il a dû commencer par assurer la sécurité et la subsistance des individus qui composent la communauté dont il a la responsabilité. Pendant la majeure partie de la série, il a pris des décisions par lui-même du fait d’un état d’urgence permanent. Insensiblement, cet état d’urgence est devenu moins prégnant, ne justifiant plus la gouvernance sans partage de Rick Grimes, et nécessitant d’assurer une transition vers une forme de gouvernement plus participatif. Tout l’enjeu du présent tome est de découvrir pas à pas quelle forme de gouvernance a été mise en œuvre au sein du Commonwealth. Très logiquement, ce n’est pas la même forme que celle d’Alexandrie. Du coup la question se pose de la coexistence de ces deux façons d’envisager l’organisation d’une société. Le combat n’est plus forcément armé entre 2 communautés, mais il reste un combat d’idéologie qui fait une fois encore ressortir la singularité d’Alexandrie et de la vision de son chef.

D’une manière très discrète et très étonnante, le lecteur prend conscience qu’il garde l’impression d’un récit assez léger, malgré le nouvel affrontement qui s’annonce, et malgré les passages baignant dans le drame. Il lui faut prendre un peu de recul pour relever ce qui a produit cette impression. Il y a effectivement quelques passages engendrant des émotions positives comme des retrouvailles inespérées, ou le comportement d’enfant gâté de Sebastian Milton. Il y a aussi une forme d’ironie sous-jacente dans le fait que les représentants du Commonwealth utilisent les mêmes tactiques de diversion que ceux d’Alexandria, et qui leur faut un peu de temps pour comprendre que les autres savent qu’ils savent. Il y a aussi le comportement haut en couleurs de Princesse, ou celui un peu condescendant de Pamela Milton. Enfin, il y a le recul du danger grave et imminent posé par les zombies qui apporte une sérénité permettant d’appréhender et de profiter de nuances qui s’effaçaient jusqu’alors devant l’urgence.

Le début d'une belle amitié ?  © Image Comics / Delcourt

Le début d’une belle amitié ?
© Image Comics / Delcourt

Ce trentième tome tient toutes ses promesses et comble les attentes pourtant déraisonnables du lecteur. Il repose sur les mêmes mécanismes éprouvés présents depuis le début de la série. Le lecteur peut par exemple s’amuser à lister les relations de couple qui menacent de virer au vinaigre : Michonne & Elodie, Maggie Greene & Dante, Rick Grimes & Mikey, Mercer & Sebastian, Dwight & Laura, Sebastian & Yumiko. À chaque fois, il constate que la dynamique du couple est différente et que la nature de l’évolution est spécifique. En ce qui concerne le premier duo, le scénariste dépasse le plaisir ineffable des retrouvailles pour évoquer la manière dont chacune des 2 parties a idéalisé l’autre, pour le meilleur ou pour le pire. Dans la deuxième relation, il s’agit de reconnaître que les vivants ont plus d’importance que les morts. Dans la troisième, Kirkman propose un nouveau cheminement pour faire son deuil de manière constructive. La quatrième met en évidence la force des contraintes sociétales sur le comportement individuel. La suivante montre à nouveau une étape dans un changement radical qui s’effectue à petit pas. La dernière rappelle qu’un individu ne doit pas tout accepter.

Le lecteur peut aussi faire le compte des images choc mitonnées par Adlard et Gaudiano. Dans le même temps, les auteurs ne perdent ni leur sensibilité pour les personnages, ni le thème principal du récit (société & politique). Enfin ces 6 épisodes se lisent d’une traite, tellement le suspense est intense, sans pour autant reposer sur un danger de vie ou de mort.

Il reste des zombies.  © Image Comics / Delcourt

Il reste des zombies.
© Image Comics / Delcourt

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Au bout de 30 volumes, il était temps que la politique vienne pointer le bout de sa haine dans Walking Dead. Présence a lu New World Order et vous explique pourquoi c’est toujours aussi passionnant.

LA BO du jour : aucun repos pour reconstruire un nouvel ordre

13 comments

  • Swampy the leo  

    J’ai lu ce tome à sa sortie VO.
    D’une traite, comme toujours, et comme tu le fais remarquer.

    C’est une nouveauté totale dans la forme si ce n’est dans le fond, et le personnage de Juanita « Princesse » Sanchez est assez rafraichissant à mon goût bien qu’il soit de genre à irriter aisément. J’avais ressenti le caractère hautement claustrophobique du face à face dans les vestiaires, une séquence qui fonctionne parfaitement. Kirkman est très bon pour ce genre de choses et Adlard s’en sort généralement très bien.
    On peut déjà entrapercevoir les limites du « rêve » apporté par le Commonwealth dans ce comics qui fonctionne bien mieux, je trouve, que sa série assez assommante (mais aux super musiques)
    Nul doute que ça ne va pas aller comme sur des roulettes…

    Merci pour ton article qui m’a efficacement rappelé les derniers évènements dans la vie de ces personnages

    • Présence  

      Quand j’ai vu le personnage de princesse sur une couverture, avec son blouson en fourrure rose, je me suis dit que les auteurs avait vraiment forcé la dose en termes visuels. Elle apparaît comme un ajout artificiel sortant de nulle part, avec une tenue exagérée pour être le plus repérable possible (et vendre des figurines), juste afin d’introduire un personnage incontrôlable capable de faire déraper n’importe quelle situation tendue à venir… mais ça marche quand même ! Ils sont forts Kirkman & Adlard.

  • Jyrille  

    Je n’ai pas encore lu ce tome en VF (ni en VO d’ailleurs), je passe donc la lecture de l’article pour le moment.

    La BO : j’ai longtemps boudé New Order, et puis j’ai finalement eu le déclic après Trainspotting. J’ai beaucoup écouté le Substance… Depuis, je ne suis pas un spécialiste du groupe, mais j’ai leurs albums jusqu’en 2005 (sauf Salvation qui a l’air d’être une musique de film). Je m’étais dit que j’écrirai quelque chose dessus, puisque comme d’habitude, j’avais passé un certain temps à écouter leur discographie avec albums remasterisés et plein de bonus. C’est un groupe à chansons plus qu’à albums, et le virage est impressionnant entre leur premier (Movement, que j’adore) qui sonne encore très Joy Division et la suite, où leur identité est quasiment tout de suite observable. Tu arrives donc à mettre un titre du seul album que je ne connais pas ! A l’écoute, elle est dans la droite lignée des deux précédents albums, rien de bien passionnant ni nouveau.

  • Bruce lit  

    Comme toi, ce tome m’a passionné parce que je suis curieux de voir l’évolution politique de la série. Nous sommes en effet à un tournant de la série peut être même vers sa conclusion progressive ?
    Le personnage de Princesse : je trouve l’exubérance du personnage comme un bon aide mémoire pour qui lit 5 épisodes tous les 6 mois. Avec le temps le casting des seconds rôles de la série s’est fait de manière trop normative et sans relief. Au point que je ne rappelle pas plus que ça de Yumiko, Mercer ou Sebastian.
    Sur la forme Présence : ne pense tu pas que tu pourrais t’accommoder d’un résumé de chaque trade nettement plus court ?

    • Présence  

      La gestion de la distribution de personnages s’avère effectivement un casse-tête. L’auteur doit apporter du sang neuf régulièrement pour éviter un effet claustrophobe avec uniquement tout le temps les mêmes personnages. Il faut qu’il en introduise des nouveaux avec une viabilité à court terme (chair à canon), d’autres avec une viabilité à moyen terme (le choc de les voir mourir ou partir), et d’autres encore à long terme. Dans le même temps, il doit aussi continuer de s’intéresser aux personnages présents depuis le début. Ça fait beaucoup de monde à caser. Tu m’avais fait remarquer que les personnages introduits récemment (ceux que tu cites, à l’exception de Sebastian Milton) étaient plus difficiles à mémoriser, et j’ai éprouvé le même ressenti que toi. Ça a l’air de changer avec les habitants du Commonwealth, à commencer par Lance Hornsby, Pamela Milton et son fils Sebastian.

      Sur la forme, j’essaye de mettre un peu de tout dans mes commentaires, y compris l’accroche du tome, en gardant à l’esprit que les différents lecteurs potentiels viennent y chercher des choses différentes. Pour mon usage personnel, je trouve que les résumés proposés par les éditeurs sont généralement uniquement orientés vers le sensationnel et le spectaculaire, pour vendre le produit, ne reflétant pas l’impression de lecture des premières pages. Du coup, je fais les miens qu’il est tout à fait possible de ne pas lire, surtout quand comme toi tu as déjà lu le tome dont il est question.

  • Patrick 6  

    Je ne suis pas le mieux placé pour commenter cet article vu que j’ai lâché l’affaire Walking dead après la saga Negan qui était (selon moi) épouvantablement longue ! (et chiante ^^ Du reste je suis en train de regarder la saison 8 de la série qui suit exactement le même travers ! Où est l’avance rapide sur ma télécommande ??)

    Bref les articles précédents sur le blog m’ont convaincu d’acheter les tomes suivants mais je n’ai pas encore trouvé le courage nécessaire pour les lire ^^ Bientôt sans doute…
    En tous cas je suis content malgré tout d’avoir une up-date sur l’évolution du comics grâce à toi Présence ;)

    Euh New order en BO ? Mais qu’est ce qui se passe ?? ^^

    @ Jyrille : comme tu le sais je suis fan de New order (même si leur discographie est parfois inégale).
    Et oui Salvation est une BO avec quelques morceaux de NO dans le lot.

    Effectivement pour le premier album le groupe, traumatisé par la mort du chanteur, se cherchait encore. Le groupe essayait de garder la froideur d’entant, Barney essayait d’écrire et de chanter comme Ian Curtis… En vain ! Ce disque est bien trop étouffant pour moi !

    Par contre dès l’album suivant Barney désinhibé (merci la drogue) a décidé de chanter n’importe quoi sans aucun complexe ! (la vache les textes de NO quelle catastrophe ^^). Mais le fond l’emporte sur la forme et ce groupe est parfaitement passionnant !

    Le dernier album (sans le bassiste Peter Hook) n’est pas si mauvais que cela et reste de très bonne tenue, même s’il y a à boire et à manger.

    • Présence  

      Comme tu peux t’en douter, ce n’est pas moi qui ai choisi la BO. :)

      En fait, il n’y a pas besoin de courage pour les lire, l’écriture de Kirkman et les dessins d’Adlard sont faciles d’accès, avec un plaisir immédiat.

      La saga de Negan épouvantablement longue – Je ne m’en suis pas rendu compte car j’ai pu lire les 30 premiers tomes en 2 ans, grâce à Bruce.

    • Bruce lit  

      New Order n’est pas un groupe important de mon panthéon. Je l’ai posée ici par pur opportunisme par rapport à l’article comme le morceau de Zappa dont je sais que Présence est fan, alors que c’est un artiste qui m’est très pénible.

    • Jyrille  

      @Pat Le dernier avec Peter Hook, c’est No non ?

      @Présence : la forme et la narration Walking Dead n’ont rien de compliqué il est vrai, c’est même très agréable à lire en dehors des horreurs racontées…

      • Patrick 6  

        @ Jyrille : Alors le dernier album en tant que tel avec Peter Hook c’est « Waiting for the sirens’ call » en 2005 (que je n’aime pas du tout au passage). Après il y a eu un album « bouche trou » avec des inédits de cette période « Lost sirens » en 2013.
        L’album suivant a été enregistré sans le bassiste « Music complete » en 2015. Et paradoxalement bien qu’inégal je le préfère à Sirens call ^^

        • Jyrille  

          Ah oui c’est ça, je les ai, les « sirens » et ils sont pas terribles. Le single ici mis en avant semble du même acabit pour moi…

  • Jyrille  

    Je me rends compte que le tome 29 (pourtant très bon) n’est pas présent sur le site… Un oubli ? En tout cas, j’ai été accroché du début à la fin par ce tome 30, qui retrouve la portée philosophique et sociétale de la série. C’est à la fois inespéré et facile (cette communauté sortie d’on ne sait où, soudainement, au bout de quoi, cinq, dix ans ?) mais également bienvenu puisque le sujet redevient intéressant. Que va faire Kirkman de ce reboot de la société humaine ?

    Le nouveau personnage de Princesse (apparue dans le tome précédent) me fait énormément penser à celui de Arya dans Game of Thrones. On pourrait même lui trouver des ressemblances physiques.

    Et comme toujours, ton article est parfait dans sa lucidité quant à l’objet décortiqué. Je te rejoins sur tous les points, Présence.

    La BO : j’en ai déjà parlé…

  • Bruce lit  

    Présence a couvert TOUTE la série. Je publie les articles au fur et à mesure et dans le désordre.

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