Cimmérien, il va prendre froid (Conan, le retour)

CONAN par Sylvain Runberg, Park Jae Kwang et Gess

Un article de : ALEX NIKOLAVITCH

VF : Glénat

« Sache, ô prince, qu’entre le moment où Dark Horse perdit la licence et le retour des fils de Marvel, il y eut un âge Glénat. »  ©Glénat

 Sache, ô prince, qu’entre le moment où Dark Horse perdit la licence et le retour des fils de Marvel, il y eut un âge Glénat. 
©Glénat

Les deux albums du jour, respectivement le 8 et le 9, ont été déposés devant ma porte par Jonah J. Monsieur Bruce tels deux orphelins sur le perron d’une église au cœur de l’hiver. Appréciant l’attention, et gros fan de longue date du personnage, je me penchai donc dessus (tu es d’ailleurs prié de mes les rendre… Ndr)

Je l’aime bien, la collection CONAN LE CIMMÉRIEN de chez Glénat. Tout m’a pas transporté, mais force est de reconnaître que l’expérience est intéressante, avec ce concept de confier à des auteurs franco-belges des nouvelles écrites par Robert E. Howard pour qu’ils les adaptent dans leur propre style. Ça donne des trucs parfois étrange, comme LA REINE DE LA CÔTE NOIRE dessinée par Pierre Alary dans un style assez « Soleil », plutôt sympa mais qui normalise un peu le personnage, ou des choses aussi élégantes graphiquement que LA FILLE DU GÉANT DU GEL avec Robin Recht aux crayons.

Derrière la collection, il y a aussi Patrice Louinet, spécialiste mondiale de l’œuvre de « Two Gun Bob », qui garantit la conformité du résultat à l’œuvre d’origine, et signe à chaque fois une petite note explicative donnant les conditions d’écriture et de publication de la nouvelle d’origine, et des indications de contexte, et c’est toujours pointu et passionnant. Si certains albums ne m’ont pas emballé, notamment sur le plan graphique, l’expérience est assez chouette, permettant de confronter des styles et de rafraichir le personnage, un peu à la manière des aventures alternatives de SPIROU, à la différence près que les auteurs, ici, doivent quand même coller à des histoires classiques du barbare le plus emblématique de la fantasy.

LE PEUPLE DU CERCLE NOIR avait permis à Robert Howard de recycler la documentation amassée pour une de ses séries d’aventures, EL BORAK, se déroulant en Afghanistan et alentour. Le récit prend donc place dans une géographie transparente (Afgulistan, Turan, Vendhya), et Conan y est chef mercenaire d’une bande de guerriers locaux se livrant à des actions de harcèlement contre divers potentats et autres satrapes de la région. Il se trouve bientôt pris entre deux feux, d’une part des sorciers tentant d’exercer leur emprise sur toute la région, et d’autre la sœur d’un roi assassiné par les nécromanciens, roi dont le peuple et la tribu que dirige Conan sont ennemis.

Dans un bon Conan, il fait un peu de découpe à l’ancienne.  ©Glénat

Dans un bon Conan, il fait un peu de découpe à l’ancienne.
©Glénat

Si on a souvent une vision assez primaire de Conan, un certain nombre de ses aventures l’amènent à se mêler de politique (au point qu’il soit devenu, dès la première nouvelle de Howard, « roi de ses propres mains »). Les récits dans lesquels il est donc un peu plus qu’un simple voleur ou trucideur sont donc plus complexes, même si tout cela n’est bien entendu qu’un prétexte à des chevauchées et équarrissages en règle.

Visiblement, le scénariste Sylvain Runberg (ORBITAL) bute ici sur un écueil. S’il se tire généralement très bien d’histoires aux enjeux complexes, il a plus de mal à se dépêtrer de l’exercice de l’adaptation, péchant par une fidélité qui semble-t-il l’étouffe un peu. Les passages d’exposition et d’explication sont donc un peu plombés, et la narration patine sur une partie de l’album, avant de retrouver du souffle quand on passe aux poursuites et à l’approche de la montagne des sorciers.

Graphiquement, je confesse ne pas connaître le boulot de Park Jae Kwang qui n’a, il me semble, été publié sous nos latitudes que dans une anthologie. Ce dessinateur coréen fait très bien le job, mais j’avoue ne pas être très client de ce genre de style surchargé aux expressions ultra exagérées. C’est ceci dit très compétent, et il s’empare bien de l’univers de l’âge hyborien, et il y a des chances qu’il impressionne pas mal de lecteurs. Ça vaudrait le coup d’ailleurs que je regarde à l’occasion l’édition en noir et blanc, j’ai dans l’idée que ce genre de style se marie mal avec la couleur, surtout dans le cas présent, avec beaucoup de modelés qui parasitent à mon sens le trait.

Il y a des titres qui ont des allures de programme. On n’est pas trompés sur la marchandise.  ©Glénat

Il y a des titres qui ont des allures de programme. On n’est pas trompés sur la marchandise.
©Glénat

Pas forcément convaincu par l’album, malgré ses qualités, je me suis penché sur le deuxième du lot, avec d’ailleurs un peu d’inquiétudes : force est de reconnaître que LES MANGEURS D’HOMME DE ZAMBOULA n’est pas, à la base, une des meilleures histoires de Conan. De mon point de vue, c’est même celle que j’ai toujours trouvée la plus faible, j’avais même cru un temps qu’elle était de Lin Carter et Sprague de Camp, les « continuateurs » d’Howard qui l’avaient copieusement trahi dans les années 60, avec des textes relevant généralement du pastiche peu inspiré (Lin Carter était un excellent éditeur, au goût assez sûr, qui a fait beaucoup pour lancer la fantasy comme phénomène éditorial, mais c’était un auteur assez exécrable dans son genre).

Écrite un peu hâtivement pour coller aux critères commerciaux des pulps, notamment parce que les textes plus ambitieux de la même époque, comme AU-DELÀ DE LA RIVIÈRE NOIRE n’avaient pas été particulièrement apprécié par le rédac’chef, la nouvelle d’origine cumule pas mal de défauts : racisme rampant, gros clichés, intrigue basique… Grosso modo, c’est L’AUBERGE ROUGE avec des cannibales. Et des coups d’épée dans la tronche. Et une femme nue qui court dans les rues pour retrouver un anneau magique.

Aux dessins, on retrouve Gess, habitué d’ambiances pulpesques (TEDDY BEAR, CARMEN MCCALLUM mais aussi LA BRIGADE CHIMÉRIQUE) qui du coup en profite visiblement pour s’amuser et se faire plaisir. Le récit étant sommaire, il permet de garder de la place pour de grandes cases de beaux décors, notamment des ruelles de ville orientale, la nuit, avec des ambiances en camaïeux presque monochromes. La narration est enlevée, et à l’arrivée, restitue bien le côté décomplexé de l’original. Si l’histoire reste quelconque, le résultat est bien mené est s’avère un album paradoxalement franchement agréable à la lecture. C’est une excellente surprise. Pour le coup, le format album s’y prête bien, quand AU-DELÀ DE LA RIVIÈRE NOIRE était clairement tassé dans ce format.

Le récit respire, bouge, on a de l’action et de l’exotisme, et c’est toute la substantifique moelle pulp qui en ressort. Pour le coup, ça transcende l’original, sans en évacuer pour autant les côtés problématiques.

Le calme avant la tempête. ©Glénat

Le calme avant la tempête. ©Glénat

Du coup, comme j’étais sur ma lancée, j’ai pris LIFE AND DEATH OF CONAN, de Jason Aaron et Mahmud Asrar, premier tome du relaunch chez Marvel, surtout sur le nom d’Asrar, d’ailleurs, dont j’aime bien le dessin (il y a aussi un épisode beaucoup plus noir par Zaffino). Je me méfiais d’Aaron, un peu, qui a tendance à beaucoup recycler. Là, ça ne manque pas, on a une structure qui est exactement celle de ses premiers THOR, GOD OF THUNDER, avec une histoire se déroulant à plusieurs moments de la chronologie du personnage.

Là où Aaron est malin, c’est qu’il en profite pour réiconiser Conan en le montrant à plusieurs époques de sa vie : voleur en Zamora, roi d’Aquilonie, éclaireur chez les Pictes, pirate, mercenaire en Orient… Chaque épisode devient une mini histoire avec en fil conducteur une menace de longue durée. Mieux encore, plutôt que de courir le risque de réadapter des histoires déjà faites chez Marvel dans les années 1970, puis refaites chez Dark Horse dans les années 2000-2010, il se permet des pas de côté en restant néanmoins au plus près d’aventures classiques de Conan. L’épisode 2 est ainsi une suite à AU-DELÀ DE LA RIVIÈRE NOIRE, le 6 se déroule visiblement un peu avant LE PEUPLE DU CERCLE NOIR, et ainsi de suite. On sent qu’Aaron a relu l’intégrale des textes de Howard et qu’il est parti de là, en oubliant méticuleusement les adaptations précédentes. Le côté désordonné renvoie directement à celui des nouvelles d’origine, quand le CONAN de Dark Horse tentait de tout remettre en séquence en bouchant les trous, à la manière des éditions de poche des années 60-70 pilotées par Lin Carter et Sprague de Camp. Il y a là-dedans une volonté de bien faire tout à fait appréciable, et le résultat est une lecture des plus agréables. Je me prendrai la suite, même si par contre je suis très circonspect face aux très (trop) nombreuses séries dérivées que Marvel propose en rafale depuis quelques mois.

Bref, Conan est de retour, par Crom, et d’ailleurs, il n’était jamais vraiment parti. Et si le résultat est inégal, c’est peut-être aussi parce que la série d’origine l’était aussi.

Swing, ou Twist Again in Cimmeria ?  ©Marvel

Swing, ou Twist Again in Cimmeria ?
©Marvel

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La BO du jour

21 comments

  • David  

    J’ai beaucoup aimé le Conan de Gess qui m’a ébloui graphiquement. C’est un auteur qui mérite d’être découvert. Il ne cesse de progresser. Le Conan d’Aaron a un côté un peu foutraque. Je n’ai rien contre le fait qu’il fasse des histoires dans le désordre mais l’intrigue de fond qui s’étale sur 10 épisodes avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est répétitif et lassant et ça parasite l’intrigue de chaque épisode. En matière de reprise, je trouvais Aaron plus convaincant sur Star Wars, même s’il reste bon et s’il connaît bien le matériau de base. Je préférais l’approche plus scolaire de Busiek.

    • Nikolavitch  

      justement, Aaron se repose sur ce qu’il sait faire, et chacun de ses mini récits est bon. Pas lu ses Star Wars, par contre.

  • Surfer  

    Génial, je viens de lire une critique avisé de 2 albums Glénat et en bonus, le relaunch de Marvel de l’un de mes personnage préféré
    Merci, cela me permet d’avoir une idée un peu plus précise de cette multitude de comics et de BD proposés ces derniers temps.

    Les Glénat je les ai feuilleté en librairie. Graphiquement aucun dessinateur des différentes BD que j’ai pu voir ne m’a plu.
    C’est dommage parce que, d’après ce que j’ai compris, le scénario est souvent fidèle au récit d’origine.
    Dans le genre Franco-Belge j’ai préféré le Elric… j’attends le 4ème tome avec impatience .

    Les Marvel j’ai aussi du mal. Je vais peut-être tenter un Conan dans une histoire purement Héroic-Fantasy.
    Il est hors de question que je lise une aventure du Cimérien dans le même univers que celui des Super-héros.

  • Présence  

    Les passages d’exposition et d’explication sont donc un peu plombés. – Je garde de très mauvais souvenirs d’adaptation Classic Illustrated publiés par First Comics, avec des pavés recopiés, par exemple une adaptation de Moby Dick par Bill Sienkiewicz.

    Des modelés qui parasitent à mon sens le trait : j’ai effectivement du mal avec ce genre de dessins qui donnent une impression de crayonnés un peu chargés, avec un coloriste qui en rajoute encore.

    Les mangeurs d’homme de Zamboula : pas une des meilleures histoires de Conan. – Merci pour les 2 paragraphes contextualisation.

    Le Conan de Gess est une excellente surprise. – Cool, je vais me fournir à la même source que toi : j’espère que tu t’étais bien lavé les mains au gel hydroalcoolique avant de le lire. :)

    Super : il y a même un bonus dans l’article, avec le premier nouveau récit Marvel. J’avoue tout : ma curiosité n’a pas été éveillée par ces nouvelles séries de Conan. Du coup, je suis bien content de pouvoir en lire un avis éclairé.

  • Nikolavitch  

    Le Moby Dick de Sienkiewicz est surtout prétexte à des illustrations virtuoses. quasi chaque page est une baffe, de ce côté là.
    Mais il est vrai que l’adaptation littéraire en BD est un exercice casse gueule, auquel j’ai soigneusement évité de me frotter (j’avais commencé à travailler sur un Horla y a 20 ans, avant de lâcher l’affaire tant je trouvais l’exercice frustrant et vain).

    sinon, pire que Zamboula, y a La Vallée des Femmes Perdues, qui là aussi sent la complaisance envers les demandes de l’éditeur (publié juste après Le rendez-vous des Voleurs/Rogues in the house, qui est pour le coup un point haut de la série, et dont j’aimerais bien savoir qui fera l’adaptation Glénat)

    • Présence  

      Ayant lu beaucoup de Conan Marvel première période et une bonne partie des textes de RE Howard, je me rends compte que j’ai perdu l’envie d’en lire plus, sauf exception bien sûr :) .

      Dans la collection Glénat, Bruce m’avait prêté l’adaptation de Robin Recht qui a adopté un parti pris graphique tranché, pour une vraie adaptation. J’avais pensé un temps lire Chimères de fer dans la clarté lunaire pour voir une adaptation par une autrice, mais les dessins de Virginie Augustin ne m’ont pas tenté.

      • Nikolavitch  

        justement, je trouve le dessin des Chimères très élégant. (après, sur Robin Recht, je suis pas objectif, je le connais depuis trop longtemps) (mais j’ai adoré son dessin sur l’album)

      • Eddy Vanleffe  

        Pareil que Présence…
        Je l’étais auto-proclamé spécialiste du bonhomme il y a 20 ans… je traquais tous les fleuve noir etc…
        Aujourd’hui je n’ai pas réussi à avoir un coup de cœur pour une de ces versions modernes du personnage …15 euros le tome de…50 pages?
        le format anthologique nous amène forcément à se pencher uniquement sur les tomes attrayant au niveau dessin. du coup je n’en retiens que trois grand max…
        Bon j’attends toujours « une sorcière viendra au monde » parce que là c’est obligé…

        • Présence  

          Je me souviens bien de la collection Fleuve Noir qui m’avait permis de découvrir d’autres personnages de RE Howard. J’avais dû lire les Conan dans l’édition J’ai Lu, livres parus avant les Fleuve Noir.

          • Eddy Vanleffe  

            Oui quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis que Marvel annonçait Agnes de chastillon dans es comics (sans doute afin de remplacer Sonya la rouge partie chez Dynamite… )

          • Présence  

            Pour élargir mon horizon concernant les héros de RE Howard, j’avais lu une anthologie en deux tomes (2010-2014) publiés par Dark Horse avec des adaptations et des nouvelles histoires mettant en scène Dark Agnes, Brule, John Silent, El Borak, Sailor Steve Costigan, Sonora Kid, Steve Harrison, Bran Mak Morn, Breckinridge Elkins. Le résultat n’était pas enthousiasmant.

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          • Eddy Vanleffe  

            en comics je n’ai jamais aimé que les apatations de Roy Thomas qui possède une réelle connexion avec Two gun Bob. ainsi j’ai aimé le graphic novel sur Almuric et aussi les aventures du Gael Bran Mac Morn contre l’empire romain qui préfigure presque par moment le film Galdiator.

  • Tornado  

    J’ai lu le premier, LA REINE DE LA CÔTE NOIRE et je l’ai refilé dans la foulée. Ni bon ni mauvais. Il faut que je lise le 2nd qui dort sur l’étagère depuis tout ce temps, n’ayant pas été emballé par le premier…

    Pour l’article : Le titre : J’ai hésité une seconde en pensant que c’était un article de JP… :)

    Je n’aime pas du tout le dessin pour le premier bouquin. Mais alors vraiment pas du tout.
    Le 2nd : Gess, c’est vachement bien. Ça fait envie.
    Quoiqu’il en soit voilà des histoires que j’ai déjà lues chez Howard, chez marvel avec Buscema et Cie et chez Dark Horse. Alors bon… Chuis pas hyper motivé pour charger encore la mule…
    Conan par Aaron : J’ai lu et fait ici les articles sur son Star Wars. J’ai pas aimé. Détesté la 1° partie, mieux aimé le milieu. Et la fin (avec Yoda) était indigente. Etant donné que je déteeeeeste (cri déchirant) tout ce que cet auteur (que je vénère sur ses créations own) a fait chez Marvel, je n’ai pas le courage de tenter un Conan qu’il va écrire sur une dizaine d’épisodes avant de le refiler à un autre…

  • Jyrille  

    Bon, déjà, excellent titre. De cette collection, je n’ai que celui de Cassegrain, mais je compte bien me trouver au moins celui de Recht.

    J’aime beaucoup ta présentation de la collection et son parallèle avec les histoires alternatives de Spirou faites par des auteurs différents. C’est bien vu.

    Je n’ai jamais tenté ORBITAL mais j’en entends le plus grand bien. De toutes les planches que tu présentes ici, seule celle de Mahmud Asrar me plaît vraiment. Je vais donc faire l’impasse sur ce Gess et ce Park Jae Kwang : merci de les avoir testés pour nous ! Bruce, tu les as lus ?

    La BO : je regarderai le clip plus tard mais 1) je n’avais jamais entendu parler de ce mec et 2) musicalement c’est horrible ^^

    • Nikolavitch  

      ah, ce clip, je l’adore. c’est du grand n’importe quoi fait avec un sérieux de cardinal, et ça me fait hurler de rire.

      oui, j’ai mauvais fond.

      • Jyrille  

        Je regarderai, je suis sûr que c’est hilarant. Mais bon sang la musique, c’est pas possible !

        • Nikolavitch  

          c’est un tout. le regard du mec, les effets spéciaux, la zique, l’air guitar AVEC guitare, le crocodile random… je ne m’en asse pas.

          • Jyrille  

            Je l’ai vue. Je comprends.

  • Bruce lit  

    Le titre est formidable !
    Merci d’avoir relevé ce… défi ne me sentant pas le plus légitime sur le blog à commenter du Conan. A vrai dire, ces deux albums ne m’ont pas vraiment marqués. J’ai pourtant été époustouflé par le dessin de Gess : son Conan est jeune, arrogant, sûr de lui. Présence, tu adoreras les décors, c’est juste très impressionnant.
    Par contre, et ça, c’est sans doute dû au matériel original, il y a trop de galimatias pour moi.
    Le peuple du cercle noir, ça bavarde beaucoup trop pour moi. Chez Gess, beaucoup moins, moins je me suis lassé des références aux peuplades X et Y, aux tribus Z et aux guerres de clans. Je n’y comprenais plus rien. Je suis complètement passé à côté de ces deux histoires. Je tenterai de les relire avec un peu plus de temps de cerveau disponible.

  • JP Nguyen  

    Evidemment, j’aime le titre de l’article. Le pastiche en légende de la première image est chouette aussi…
    Sur les BD elles-mêmes, en revanche, je reste circonspect. J’ai connu Conan par le film puis les comics Marvel. Il y a plusieurs années, j’ai lu l’intégrale parue chez Bragelonne. Le résultat en est que, pour l’imaginaire que je me suis construit du personnage, je navigue entre les adaptations de Thomas/Buscema (et dans les gars des années 80 j’aimais bien Mike Docherty aussi, et Ernie Chan…) et les textes de Howard. Et du coup, cette collection Glénat, alors que le principe est bien vu, avec une équipe d’auteurs par adaptation, je n’arrive pas vraiment à m’y intéresser. Régulièrement, en librairie, si je tombe dessus, je vais feuilleter mais je repose toujours les bouquins…
    Et pour le relaunch par Aaron et Asrar : bof. J’ai du en lire 4 ou 5. Le truc qui m’a agacé, de mémoire, c’est que chaque épisode avait toujours un fil rouge avec les grandes méchantes qui torturent Conan et je trouvais ce rapport très artificiel et pas vraiment raccord avec la légende de Conan. Le personnage a eu une vie riche, foisonnante, extraordinaire et vouloir relier tous les points et mettre une menace récurrente qui le guette, j’accroche pas.

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