Déconnecté (BATMAN THE DARK KNIGHT)

BATMAN LE CHEVALIER NOIR par Collectif

Un article de : TORNADO

Iconique © DC Comics

Iconique
© DC Comics

Cet article est dédié à l’intégralité de la série BATMAN LE CHEVALIER NOIR, publiée initialement entre 2011 et 2014. A l’occasion de sa réédition en intégrale, et alors que les critiques catastrophiques qui ont toujours suivi cette série semblent de nouveau pointer le bout de leur nez, il m’est apparu important de revenir la défendre, comme je l’avais fait à l’époque sur le site marchand qui nous a réuni ici sans le vouloir…

L’article sera découpé en quatre parties, chacune revenant sur le recueil originel par lequel la série a été publiée en premier lieu, chaque tome proposant une histoire autonome.

David Finch, la star ! © DC Comics

David Finch, la star !
© DC Comics

Tome 1 : TERREURS NOCTURNES.

Ce 1° tome regroupe les huit premiers épisodes de la série, initiée par le dessinateur David Finch, qui officie ici également en tant que scénariste, bien qu’il se fasse épauler par l’excellent Paul Jenkins . Bien qu’il puisse s’agir de la suite de BATMAN LA NOUVELLE AUBE (sorte de « tome 0″ de la série), ce premier tome officiel peut très bien se lire seul, de manière parfaitement autonome, car il s’agit d’une version très peu connectée aux autres séries consacrées à l’Homme chauve-souris, comme DETECTIVE-COMICS, BATMAN, BATMAN & ROBIN, NIHTWING, etc (11 séries uniquement sur l’univers de Batman au moment de cette publication !). Ici, Batman mène ses aventures comme un grand, sans se faire parasiter par toute sa petite famille de chauve-souris…

« Une purge » ! Voilà ce que j’ai pu lire sur divers sites réservés aux fans de comics en général et de Batman en particulier. Soit une véritable levée de boucliers à l’encontre de Finch et sa série. Alors, est-ce aussi mauvais que ce que ces fans le prétendent ? Et bien pas du tout ! C’est même plutôt une bonne surprise, tant il s’agit d’un pur exercice de style et d’une série qui peut se lire pour elle-même, même si David Finch & Paul Jenkins créent un scénario-concept davantage qu’ils ne racontent une véritable histoire.
LE pitch : Alors qu’apparait une nouvelle ennemie déguisée en Lapin blanc tout droit sorti d’ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, la totalité des pensionnaires de l’asile d’Arkham s’évadent et déferlent dans les rues de Gotham-city. Il semblerait qu’une nouvelle drogue sévisse dans la cité…
C’est un peu une sorte de BATMAN : SILENCE bis auquel nous convoquent les auteurs, soit le florilège des ennemis de notre héros (mais pas ceux de BATMAN : SILENCE !) lâchés au beau milieu d’un récit en forme de « mise à plat » pour le personnage et son univers.

White Rabbit, une vilaine insaisissable que l’on n’a pas revue depuis… © DC Comics

White Rabbit, une vilaine insaisissable que l’on n’a pas revue depuis…
© DC Comics

Contrairement aux autres séries du même moment, les auteurs de BATMAN LE CHEVALIER NOIR ne se contentent donc pas de raconter une histoire, mais réalisent un exercice de style iconique dans lequel le récit n’est finalement qu’un support afin de brosser des tableaux. Cela ne signifie pas qu’ils n’ont rien à raconter, loin de là, mais plutôt qu’ils utilisent leur série pour fusionner le graphisme ultra-iconique de David Finch avec une script au diapason de cette galerie de gueules cassées. C’est ce que l’on appelle un scénario conceptuel, ou quand le fond et la forme ne font qu’un au service d’une mythologie très précise, celle du super-héros le plus gothique de la planète !

Le récit est effectivement plutôt léger, voire cartoon, mais en quoi est-ce un mal ? Il n’est finalement pas si différent d’un épisode de la série animée BATMAN de Bruce Timm.
Il est certain qu’à ce niveau là, on peut s’amuser à démonter l’entreprise en notant les diverses failles probables du script. Mais en vérité, qu’est-ce qu’on s’en fout ! car c’est une lecture qui se vit plus comme une expérience graphique immersive que comme un roman. Et puis, bon, vous aurez compris que les dessins de Finch assurent le spectacle, j’imagine…
Ainsi, les véritables ennemis de Batman ne sont pas les super-vilains, mais tout simplement la PEUR et la FOLIE. D’où cette idée de gaz aux propriétés mystérieuses. Et le Lapin blanc manifestement risible pour certains, de se révéler comme un des ennemis les plus insaisissables et les plus inquiétants apparus depuis bien longtemps…

 Grim’n gritty ! © DC Comics

Grim’n gritty !
© DC Comics

Tome 2 : CYCLE DE VIOLENCE.

Le pitch : Il y a une vague de disparitions à Gotham. Des disparitions d’enfants. Ceux-ci finissent pourtant par réapparaître, errant dans les rues le regard vide, comme traumatisés au delà de la raison. Batman et Gordon mènent l’enquête et trouvent rapidement l’origine de ces terribles méfaits. C’est alors que le piège se referme…

A ce stade, BATMAN LE CHEVALIER NOIR est une série extrêmement simple, presque classique, qui raconte des histoires de Batman séminales (je pense notamment à la série BATMAN : LEGENDS OF THE DARK KNIGHT, qui dura de 1989 à 2007 et offrait aux lecteurs le même type de récits auto-contenus). Le dessinateur David Finch, qui assure à lui-seul la pérennité du projet, n’a d’ailleurs pas de concept particulier, sinon de faire « dark », avec manifestement un let-motiv : la notion de « peur ».
Ce nouvel arc narratif, beaucoup plus épuré que le précédent, centré sur un super-vilain (l’Epouvantail) dont il livre les origines, est un témoignage quant à cette volonté de raconter des histoires de Batman d’une manière tout à fait traditionnelle, dans ce que le personnage possède de plus iconique, dimension picturale dont évidemment Finch se propose d’extirper la sève.
Au milieu de la horde de séries affiliées au Bat-verse et à la Bat-family, BATMAN LE CHEVALIER NOIR n’est que la version simple et consacrée du mythe, quasiment-autonome, et presque classique. Il faut la savourer pour ce qu’elle est, et elle est très bien comme ça.

Les origines, version DARK. © DC Comics

Les origines, version DARK.
© DC Comics

Si ces épisodes étaient parfaits, on pourrait les comparer à ceux de Jeff Loeb & Tim sale sur leurs superbes récits estampillés HALLOWEEN  (ensemble d’histoires courtes de Batman publiées pour la fête d’Halloween et qui préfigurent la série  UN LONG HALLOWEEN  des mêmes auteurs). Mais évidemment ils sont moins bons.
Après s’être offert les services du scénariste Paul Jenkins sur le 1° tome, David Finch est ici épaulé par Greg Hurwitz. Tous-deux sont inégaux. Le premier livre des planches superbes et d’autres sérieusement bâclées. On peut soupçonner qu’il a eu du mal à abattre son travail tout en respectant les délais de publication. Le second imagine un récit prenant et vraiment très bien écrit, mais finalement superficiel et un peu plombé par une fin qui n’est pas à la hauteur.

Au milieu du recueil, un épisode #0 dessiné par Mico Suayan et Juan Jose Ryp rompt un peu le rythme mais assure finalement une sorte d’entracte.
L’ensemble est très agréable, avec un parti-pris extrêmement dark, qui oriente le récit vers une dimension glauque et gore qui lui donne une patine inhabituelle, au milieu d’un récit à la facture très classique. Personnellement, des histoires de Batman comme ça, j’en redemande !
Soit les épisodes #10-15 + #0.

Changement de dessinateur(s), mais installation durable d’un scénariste. © DC Comics

Changement de dessinateur(s), mais installation durable d’un scénariste.
© DC Comics

Tome 3 : FOLIE FURIEUSE.

D’abord lancée sous la houlette de David Finch, la série a évolué sous la plume du scénariste Greg Hurwitz par le biais du concept suivant : Des aventures sombres et autonomes sur l’univers de Batman, où sont explorées de nouvelles origines des super-vilains emblématiques de la franchise (à présent, c’est au tour du Chapelier fou).
Nous sommes ici sur les épisodes #16 à 21 (plus un annual). Les dessins sont à présent effectués respectivement par Ethan Van Sciever et Szymon Kudranski.

Certains lecteurs auront adoré cette version noire et sanglante de l’Homme chauve-souris, tandis que d’autres auront détesté ce traitement Grim’n gritty (les comics qui en rajoutent grave dans l’excès de violence).
Pour être tout à fait honnête, ce troisième tome possède des qualités et des défauts. Mais il ne mérite sans doute pas l’ire de la Tribu (le gras du lectorat qui répète ce que disent certains sites VO sans avoir lu les comics nommés).
Alors allons-y :

- Les défauts : Il persiste effectivement quelques clichés et quelques fautes de mauvais goût dans cet arc narratif.
Pour commencer, il y a la présence embarrassante de la nouvelle copine de Bruce Wayne. La relation qui les unit tombe rapidement dans la caricature. Dès le départ, il s’avère que la participation de la belle n’est qu’un artifice narratif utilisé telle une grosse ficelle du récit et destiné à devenir obsolète à très court terme.
Dans l’ensemble, Hurwitz a également raté la relation entre Bruce et Alfred, qui souffre d’un maniérisme apprêté.
La violence. Parlons-en. Elle est juste exposée sans finesse. L’atmosphère malsaine du récit rappelle le traitement effectué par Grant Morrison sur ARKHAM ASYLUM . Mais alors que Morrison parvenait à installer un climat putride sans avoir recours à la violence graphique, Greg Hurwitz renonce à la terreur psychologique pour exposer une brutalité ostentatoire.
Voilà pour les clichés les plus évidents. Mais alors je pose une question : Combien existe-t-il de clichés de ce type dans les autres séries du Batmanverse ? dix ? vingt ? cent ? trente milles ? Pourquoi alors faire une telle fixation obsessionnelle sur ceux de cette série en particulier ?!!!

- Les menus-défauts : Les épisodes sont fluctuants et, quoiqu’il en soit, le récit souffre ponctuellement d’un manque d’inspiration notoire dans le déroulement de l’intrigue (la fin n’est pas vraiment réussie). Dans l’ensemble, Hurwitz se révèle souvent inégal, surtout lorsqu’il s’agit de trouver le bon dosage entre l’aspect adulte de son récit et ses ressorts naïfs. Toutefois, certains passages extrêmement réussis au niveau du découpage et de la narration finissent par rétablir l’équilibre.
Au niveau de la partie graphique, les épisodes #19 et 20 sont l’œuvre de Szymon Kudranski, qui succède à Ethan Van Sciever. La transition est abrupte mais la pilule réussit à passer dans la mesure où Kudranski est hautement supérieur artistiquement parlant. Van Sciever est très bon, mais son remplaçant se situe à des hauteurs vertigineuses qui font que la comparaison n’est pas discutable. Le bonhomme est du niveau de  Jae Lee , tout en possédant son identité propre. Le résultat est absolument somptueux, tout en clair-obscur onirique, au diapason de la tonalité du récit. Finalement, le véritable défaut survient lorsque Van Sciever reprend les crayons pour le dernier épisode…
Mais Kudranski revient à l’occasion d’un superbe annual, malicieux et poétique, disposé en fin de recueil !

Le magnifique Annual illustré par Szymon Kudranski. © DC Comics

Le magnifique Annual illustré par Szymon Kudranski.
© DC Comics

- Les qualités : Il y a tout d’abord un fil rouge magnifique. Conceptuel. Les origines du Chapelier fou sont exposées sans aucune redite (dans le fond) par rapport à celles de l’Epouvantail sur le tome précédent. Le vilain échafaude un plan diabolique afin de revivre la seule véritable belle journée qu’il ait connu dans son enfance, sachant qu’il a lui-même fait de sa vie un enfer !
Hurwitz offre ainsi une relecture désespérée et hallucinée du comte ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, en toute logique par rapport à la mythologie du personnage.
Les pouvoirs de Chapelier sont traités avec originalité et cohérence, avec une excellente idée quant à la composition des tasses de thé qu’il ingurgite à dessein, qui lui procurent ses dons autant qu’elles alimentent sa folie.
Les tenants et aboutissants du scénario sont solides, qui offrent une réelle épaisseur au machiavélique projet du vilain, qui déjoue autant que possible les pistes de Batman et des autorités.
Les flashbacks revenant sur son passé sont très réussis, empreints de délicatesse et de tragédie patente.

La violence. Parlons-en. Elle est ostentatoire, certes. Elle ne fait pas dans la finesse, c’est un fait. Mais il se dégage du récit une terreur viscérale extrêmement bienvenue (image tétanisante des monceaux de cadavres déversés dans les canaux de Gotham), qui tranche évidemment avec le commun des séries mainstream, mais qui destine la série à sortir des gonds. Et si certains n’ont pas digéré la pilule (il est décidément souvent question de pilule dans cette relecture d’ ALICE AU PAYS DES MERVEILLES !), j’ai trouvé qu’il s’agissait là d’un exercice de style tout à fait opportun. Car il y a bien une place pour ce Batman Grim’n gritty, destiné à ceux qui ne sont plus des enfants.

This is the end... © DC Comics

This is the end…
© DC Comics

Tome 4 : DE L’ARGILE.

Ce dernier tome regroupe les épisodes #22 à 29, écrits par le scénariste Gregg Hurwitz et dessinés par Alex Maleev (#22 à 25), Alberto Ponticelli (# 26 et 27) et Ethan Van Sciver (#28 et 29). C’ est le dernier d’une série qui, au fil du temps, s’était spécialisée dans les confrontations entre Batman et ses ennemis emblématiques, et dans la relecture de leurs origines.

Il convient de séparer le tome en trois parties distinctes :

1) DE L’ARGILE (épisodes #22 à 25, dessins d’Alex Maleev).
Gueule d’Argile s’est évadé de prison et il prépare un casse. Il a enlevé le commissaire Gordon afin de prendre son apparence. Batman aura fort à faire, puisqu’il devra arrêter le vilain en même temps qu’il lui faudra sauver son ami policier.
Ce premier récit, qui occupe la moitié du recueil, est dans la lignée des précédents. Il met en lumière l’un des plus anciens ennemis de l’Homme chauve-souris dans une série d’épisodes alternant une nouvelle confrontation et quelques flashbacks revenant aux origines du personnage. Le ton est sombre et violent, réservé à un public averti, sans être non plus hermétique ni trop complexe (ça reste du pur et simple divertissement, sans prétentions).
Le récit en lui-même n’est pas très original. Il est même plutôt convenu. Mais l’ambiance poisseuse illustrée par le grand Alex Maleev est assez prenante, surtout qu’il nous croque un Gueule d’Argile vraiment énorme, bien monstrueux et grotesque. L’artiste avance quoiqu’il en soit selon un rythme de croisière, c’est-à-dire qu’il se montre beaucoup moins impressionnant que pour ses travaux chez Marvel Comics ( DAREDEVIL , par exemple).
Au final, une petite histoire classique mais bien troussée, pas très originale, mais avec une bonne ambiance et une réalisation solide.

Alex Maleev dessine du Batman. © DC Comics

Alex Maleev dessine du Batman.
© DC Comics

2) SANS VOIX (épisodes #26 et 275, dessins d’Alberto Ponticelli).
Une immigrée mexicaine arrive à Gotham City par la voix clandestine. Elle a connu la misère et perdu son nourrisson. Mais les conditions de vie dans sa nouvelle terre d’accueil se révèlent plus difficiles encore, lorsqu’elle est soudain séparée de sa petite fille, et forcée de travailler dans un atelier de confection aux ordres du Pingouin. Ah… Si seulement Batman pouvait passer par là…

Ces deux épisodes ont pour originalité d’être racontés sans aucune parole, ni aucun texte. Gregg Hurwitz & Alberto Ponticelli s’attèlent à la tâche afin de faire parler les images et d’en faire jaillir l’émotion qui en découle. Ils mettent en scène de petites tranches de vies qui se succèdent comme autant de chapitres dans l’esprit du lecteur, sans transition réelle.
Le dessin de Ponticelli est assez classique, tout en étant bien expressif. Le scénario creuse une toile de fond politico-sociale, ce qui est assez rare depuis le début de la série. Placé en milieu de recueil, ce récit en deux temps apporte une belle note de variété à l’ensemble. Le justicier est soudain confronté à la dure réalité sociale, ce qui tranche réellement avec ses précédentes aventures, ici redéfinies dans un cadre plus naturaliste.
Un bel essai, bien transformé. De l’art séquentiel dans ce qu’il a de plus noble.

3) BESTIAL (épisodes #28 et 29, dessin d’Ethan Van Sciever et Jorge Lucas).
Des victimes sont retrouvées exsangues dans les bas-quartiers de Gotham. Batman soupçonne Kirk Langstrom, alias Manbat, d’être à l’origine de ces crimes. Mais ce dernier clame son innocence. Le justicier se tourne alors vers le père de Kirk, un grand magnat de la cité, jadis principal rival de l’empire Wayne…
Ce dernier récit est le plus convenu des trois. Le dessin de Van Sciever est superbement iconique mais l’histoire en elle-même est purement anecdotique. Oh ! Pas de quoi bouder son plaisir car c’est bien fait et tout à fait divertissant. Mais après SANS VOIX, ce dernier chapitre souffre de la comparaison avec le précédent.

 Pas un mot... © DC Comics

Pas un mot…
© DC Comics

Et puis… C’est fini. La série s’arrête au terme de l’épisode #29. C’est le déni du lectorat qui aura eu raison de la chose. Car encore une fois cette série a souffert d’un concert de critiques extrêmement négatives, relayées par un bouche-à-oreilles calamiteux.
Mon constat est sans appel : Ces critiques sont totalement injustifiées (la série est inégale mais possède de magnifiques épisodes), mais elles témoignent d’une fâcheuse tendance qui gangrène le monde des comics de super-héros. Effectivement, dans ce monde là, il suffit qu’une critique négative soit mise en réseau depuis un site VO pour qu’elle soit ensuite automatiquement dupliquée à l’infini. Les fans se passent le mot et au final, enterrent une série parce qu’il faut répéter ce que disent les autres. Un étonnant effet mouton, qui parvient à franchir l’Atlantique pour se répandre chez nous, où des hordes d’internautes (appellons-les la Tribu, puisqu’ils sont à ce point au diapason les uns des autres !) crient sur tous les toits que telle série est une bouse (ou au contraire un chef d’œuvre), sans même l’avoir lue !
Le résultat ? C’est la fin de BATMAN LE CHEVALIER NOIR, une très bonne série, autonome et intègre, qui aura subi les affres de cet abominable effet mouton.

Si je suis à ce point revêche, c’est que cette série correspondait parfaitement au Batman que j’aime. Ici, le héros évolue seul, sans trimbaler derrière lui douze versions de Robin, trois Batgirl et autant de Batwoman, de Batmite et de Black Canary ! Pas de crossovers malodorants obligeant le lecteur à se disperser sur quinze séries qui ne l’intéressent pas. Soit un Batman pur et originel, dans une version classique et épurée, mâtinée d’une véritable ambiance gothique et nocturne, avec son concert de super-vilains emblématiques, ses méchants de cauchemar d’opérette tels qu’ils nous faisaient frissonner quand on était petit. Une version consacrée, fidèle à ses origines, autonome, avec des histoires possédant un début et une fin, qui ne faisait de l’ombre à aucune autre série.

Bon sang, il y avait pourtant de la place pour cette petite série à part ! Mais non, il a fallu que le fan perturbé trouve qu’elle n’était pas assez CONNECTÉE avec le reste du Batverse pour qu’il montre les dents et, dans une mauvaise foi hallucinante, invente des critiques ineptes à destination de cette création un tant soi-peu différente…
Avez-vous vu l’état dans lequel sont tombés les comics Marvel et DC aujourd’hui ? Il n’y pas de quoi en être fier, n’est-ce pas ? Est-ce vraiment mieux que BATMAN LE CHEVALIER NOIR ? Je pense très sincèrement que l’on a, au final, la politique éditoriale que l’on mérite…

Quand Batman donne dans le social... © DC Comics

Quand Batman donne dans le social…
© DC Comics

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Seul contre un parterre de fans con…vaincus que le BATMAN CHEVALIER NOIR, c’est de la merde, Tornado réhabilite la série de Finch et Jenkins en passant l’intégralité de la série au Bat-Crible-Fin.  Non seulement, c’est de la bonne mais les Bat-Fans ont tort ! Plaidoyer chez Bruce Lit !

 

BO : George Harrison : Beware of Darkness

Méfiez-vous de l’effet mouton et de cette tribu qui condamne une série sans même l’avoir lue…

34 comments

  • Matt  

    Bah je suis d’accord avec toi^^
    Alors pour ma part je n’ai, comme d’hab, absolument pas suivi cette histoire de fans cons qui ont descendu cette série. Vu que souvent…c’est toi, Présence ou Bruce que je lis sur mamazone^^

    J’ai lu ces 4 tomes. Je dois tout de même avouer que je n’ai pas été bien convaincu par le tome 1. Scénario bordélique prétexte à faire apparaitre plein de vilains. Un peu comme un Batman Silence en effet, mais en trop court pour tenir aussi bien la route, et avec ce lapin blanc dont on ignore les motivations et qui disparait. Euh…bon ok. Mais c’était pas une purge non plus, faut pas déconner^^
    Tiens pourquoi t’aimes pas trop Silence au final ? Tu trouves ce tome 1 supérieur ?

    Le tome 2 doit être mon préféré. Ouais un peu excessif niveau violence mais des origines glauques qui fonctionnent bien pour l’épouvantail, un des méchants que je préfère^^
    Ambiance bien sombre.

    Le tome 3 souffre comme tu le dis de clichés ou de grosses ficelles. Mais le chapelier est ici assez inquiétant et complètement à l’ouest.

    J’ai aussi beaucoup aimé la courte histoire sur Clayface. Scénar classique peut être mais j’aime la « nécrose » de ce personnage et son envie d’être sous les feux de la rampe. Ce qu’il fait dans cette histoire est suffisamment étrange et bizarre pour lui donner une sorte de profondeur (dans sa folie) et j’ai trouvé ça chouette.
    Les épisodes muets sont bons aussi.

    C’est aussi comme ça que je préfère Batman. ça m’a fait penser à des versions plus dark d’épisodes de la série animée des années 90 (que j’adore^^)
    J’avais dit à une époque que j’avais moyennement aimé ce comics. En fait c’est du bon mais j’ai le sentiment qu’il manquait un truc. Je ne me sentais pas assez impliqué.
    Mais cette réputation de purge n’est pas méritée du tout.
    J’aurais bien vu d’autres épisodes pour mettre à l’honneur d’autres ennemis de Batou. Comme Two Face ou Poison Ivy.

    • Matt  

      Ahem…névrose, pas nécrose -_-

  • Eddy Vanleffe....  

    Salut, je viens de Terre-2.
    bon à part la partie de David Finch qui s’est fait déboitée, il me semble que la série était appréciée dès son départ notamment le passage de Greg Hurwitz, pour les raison que tu cites…. c’est à dire peu connectée….
    C’est bien cette histoire de Lapin Blanc qui n’est pas passée et pour l’voir lue récemment (grâce à eaglemoss) c’est assez mal fichu et mal raconté, ça ressemble trop à Silence et le suspens est inexistant…
    dès que la première équipe lève le camp, ça devient du très bon Batman un peu dans la lignée de la série de Paul Dini paralèlle à celle de Morrisson qui dans un premier temps excellait sur des one-shots déconnectés dans le climat du DA des années 90.
    La série a eu moins de succès que les autres je crois grâce un tour de passe passe éditorial qui consiste à connecter justement des gammes entières et le fan lâche le truc dont il peut se passer pour suivre la trame principale…
    le fait qu’il n’y ait pas la place pour un truc plus isolé et devenu ce qui tue le médium en effet, mais les comics connectés peuvent être très bons, ce qui fut le cas de la bat family longtemps avant les New 52

    • Kaori  

      « Salut, je viens de Terre-2. »

      Ha ha ha, Eddy, tu m’as tuée ;-)

  • Kaori  

    J’aime bien les articles à contre-courant :-).

    Je n’ai pas lu ces tomes, n’étant pas fan du Grim’n gritty comme on dit.
    Mais ton article sait mettre en valeur les qualités et les défauts de chaque tome, permettant de voir ce qui pourrait nous plaire.
    J’aime les graphismes de David Finch, mais je ne sais pas si je me laisserai porter par l’histoire s’il n’y a que ça à se mettre sous la dent.

    Le tome 2, je sais déjà que ce n’est pas pour moi. Le trip horreur/gore, ce n’est pas mon truc.

    Par contre, le tome 4 me parle davantage, surtout l’histoire sans texte. Pas pour le concept, mais bien pour la réussite de faire passer des émotions juste avec des images.

    Je trouve vraiment dommage (pour ne pas dire autre chose) que certaines œuvres se trouvent descendues par un effet de masse, de mode, sans nuance, et pire, sans avoir lu la « chose ».
    C’est le genre de trucs qui m’agacent.

    Alors merci pour cet article.

    Ça me fait penser au « All-Star Batman et Robin » de Miller et Lee, qui s’est fait descendre en flèche parce qu’il allait à l’encontre de tout le Batverse. Je dois faire partie des rares lecteurs(trices) qui ont apprécié ce récit. (Quoique, j’ai trouvé le commentaire positif de Présence sur l’am’ Zone ;) ).
    Dès qu’on sort des sentiers battus, on finit au pugilat…

  • Tornado  

    @Matt : Pourquoi je n’aime pas trop SILENCE ? Je l’au lu il y a au moins 10 ans. J’avais trouvé ça too much avec tous ces ennemis et cette résurrection de Robin. Je n’étais pas tellement entré dans l’histoire qui me paraissait factice. Mais à l’époque je n’avais lu que du one-shot genre ArKham Asylum où des trucs très autonomes comme The Killing Joke ou Dark Knight Return. Donc le « mainstream in continuity », je n’étais pas habitué et, en comparaison des autres lectures, je trouvais ça bof. Mais la relecture de SILENCE est dans ma pile…

    @Eddy : Ah non, je t’assure que la série n’était pas du tout appréciée dès le départ. A ce moment-là j’allais beaucoup sur les réseaux sociaux comics et c’était l’acharnement pur et simple. Il a fallu que certains lecteurs se mettent à la défendre becs et ongles pour que l’effet tribu se calme, et que certains osent dire qu’ils aimaient vachement cette version. Sauf que là, avec la réédition en intégrale, j’ai vu que certains détracteurs revenaient à la charge.
    C’est vrai que l’histoire du lapin blanc n’est pas un chef d’oeuvre. Mais là encore, on peut en dire au moins autant des autres séries du moment avec certains arcs complètement foirés.

    @Kaori : Tu va t’apercevoir peu à peu que de tous les contributeurs de la bande, c’est moi le plus DARK, nierk nierk niek… ;)

    • Matt  

      Bon bah tu me diras pour Silence. Parce que pour le coup si tu défends le tome 1 de cette série, je ne comprendrais pas trop que tu n’apprécies pas silence. Il y a un côté too much oui mais par exemple le méchant est bien plus travaillé.
      Euh…attends…la résurrection de Robin ? Oooh toi tu te fais avoir par tes souvenirs^^ Il n’y a pas de Robin ressuscité dans Silence. C’est un leurre de Clayface. Silence essaie justement de briser Batman en jouant avec tout ce qui le touche personnellement.

      • Tornado  

        J’ai lu ça y a 10 ans je te dis ^^
        (mais dans mon souvenir on apprenait ensuite qu’effectivement Jason Todd avait vraiment ressuscité en vérité malgré tout).
        Mais oui, il est possible que j’apprécie davantage SILENCE lors de ma prochaine lecture, alors que la fois d’avant je recherchais les mêmes sensations qu’avec Miller, Moore et Morrison…

        • Matt  

          Oui c’est clairement du mainstream avec comme parti pris de faire intervenir plein d’ennemis de Batou. Mais si on accepte ça, c’est tout de même bien ficelé cette histoire d’ancien ami/ennemi de Bruce.

  • Vindicator  

    Je ne te trouve pas Dark Tornado. Au contraire je te trouve plus rieur depuis quelques articles.

    • Matt  

      Il a du réussir à casser la gueule à quelques-uns de ces fans qui le gonflent et dont il parle dans ses articles^^

  • Présence  

    Si mes souvenirs sont bons, c’est en lisant les premières moutures de ces articles que j’ai fini par me décider à tenter la lecture de cette série, malgré ma double réticence, d’abord de principe à la remise à zéro de New 52, ensuite à l’Über Batman de Finch assez éloigné du spectre de versions du personnage qui me plaisent.

    En fait ce n’est qu’avec les tomes 3 et 4 (après le départ de Finch) que j’ai commencé à accrocher à la version écrite par Hurwitz, avec une grosse préférence pour les 2 épisodes silencieux. J’ai bien lu l’argumentaire sur les choix visuels de Finch, mais en revoyant le Lapin Blanc en petite culotte rose, je continue à avoir du mal avec ce parti pris.

  • Bruce lit  

    J’avoue être partagé.
    Présence, l’homme qui aime presque tout n’a pas aimé.
    Et moi qui suis pas plus fan de Batman, je lirais cette histoire de Lapin comme énième redite de Lewis Caroll et son univers épuisant ? Mais en même temps, savoir que Bruce affronte la peur et la folie n’est pas pour me déplaire….
    Alors au final, l’occasion fera le larron, je suis souvent tombé dessus en collection eaglemoss. Why Not ?
    Une petite remarque ?
    Toi qui abhore les 90′s tu apprécies Finch qui marche quand même vachement sur les traces de Jim Lee et Kubert, les stars de cette époque.

    • Matt  

      Au pire saute le tome 1 du lapin blanc. Les 3 suivants sont bien meilleurs (selon moi)

    • Matt  

      Et pour le coup le délire folie/Alice est très présent dans le tome 3 avec…ben…le chapelier fou comme vilain^^

    • Matt  

      Hum…chez Eaglemoss il n’y a que les 2 premiers tomes. Pas terrible de passer par là du coup. Le 1 étant dispensable. Surtout qu’il n’y a aucune référence au tome 1 dans le tome 2.
      Pour les tomes 3 et 4, ben…ils sont épuisés mais Urban resort la série en intégrale. Faut attendre la sortie du tome 2.
      Si ça se vend assez…(parce que les cons qui n’aiment pas peuvent faire foirer le ventes, au final…)

  • JP Nguyen  

    Dave Finch : je le vois comme un mix entre Jim Lee et Marc Silvestri… Mais je n’ai jamais vraiment accroché à son trait, notamment ses visages grimaçants…

    Greg Hurwitz : ses passages sur le Punisher MAX ne m’avaient pas laissé une forte impression…

    Toutefois, les arguments exposés dans l’article auraient tendance à me faire essayer ça, au moins en format numérique…

    • Tornado  

      Et oui j’aime beaucoup Finch. Peut-être que son style figé et poseur rappelle celui des 90′s, mais ses planches sont carrément plus lisibles ! (exemple : j’avais vraiment aimé son boulot sur Moon Knight et surtout sur l’épisode de Spiderman dans la mini-série post Civil War de Jeff Loeb (Fallen Son)).

      • Matt  

        Dans Avengers Disassembled, il envoie du pâté aussi Finch^^ Il y a un côté too much dans son trait mais ça peut coller pour des affrontements mythologiques over the top (ben…du super héros quoi)

        Sinon c’est fou ça de ne vouloir lire que du connecté. Moi chez DC c’est l’inverse. J’ai pas des étagères ni un compte en banque extensibles, et je n’ai pas envie de me faire « happer » par un univers tentaculaire compliqué, j’en ai assez d’un seul avec Marvel, ça me suffit bien^^
        Donc si c’est pas connecté, je m’y intéresse tout de suite plus.

        Les one shot de Tom King sur Catwoman et…hum…Elmer Fudd…sont cool. Son run…j’ai voulu tester un peu mais…non. ça me lasse vite. Et y’a effectivement du pas bon du tout dedans (selon moi)

        • Bruce lit  

          Avengers Disassembled : j’avais bien aimé à la première lecture.

          • Matt  

            J’aime toujours bien à la seconde, troisième lecture^^
            Même la première partie des New avengers était sympa. Après ça se gâte.

          • Tornado  

            Alors Finch sur Avengers = top du top. Sans lui, c’est une lecture à deux balles (genre les Avengers, quoi ^^). Mais avec lui, ça s’envole dans les strates ! J’avais écrit un long truc comme ça dans mon commentaire à ma zone de l’époque.
            Pour le « connecté » je suis d’accord avec Matt (mais apparemment pas avec Eddy ^^) : Comprends pas. Moi je veux qu’on me foute la paix quand je lis quelque chose. Donc = autonome. :)

          • Matt  

            Disons que le connecté ça marche si on accroche à l’univers, aux personnages, tout ça.
            J’avoue que j’ai été pris dans les X-men et que j’aime, même si c’est le bordel, parce que voilà quoi je suis fan de persos et de leurs évolutions.

            Mais on va dire que c’est bien le seul cas. Le reste je préfère piger sans avoir 30 autres séries à lire pour comprendre d’où vient bidule ou truc.
            Ou alors s’il y a plein de personnages, il faut que ce soit bien écrit. Le Iron Fist de Brubaker n’est pas forcément une lecture simple, mais tous les éléments sont là pour comprendre sans devoir aller chercher ailleurs. Mais oui, on nous balance plein d’infos.

            Après ça ne veut pas dire que le connecté c’est forcément mauvais. Tout comme il peut y avoir des récits autonomes foireux^^ Donc Eddy n’a pas tort mais…faut avoir envie de se perdre dans un univers tentaculaire complexe quoi.

          • Tornado  

            Ben oui, voilà. Ce que j’ai du mal à comprendre c’est qu’on tienne absolument à rester connecter, même quand c’est pourri, tout en refusant de lire ce qui n’est pas connecté et qui est potentiellement meilleur. Certes, l’inverse est également possible (quitter du non-connecté pas bon pour aller lire du connecté meilleur), sauf qu’on sait que le connecté est rarement bon sur la durée, et que donc il faut accepter de lire du 80% de trucs pourris, alors que lorsqu’on lit du non-connecté, on n’est absolument pas obligé de lire autant de trucs pourris.
            Purée, c’te discussion de geeks… :D

          • Matt  

            Après on peut lire du connecté en acceptant d’avoir des trous^^
            Je suis loin d’avoir tous les X-men (pas fou, non ?)
            Mais ça prend des années d’assimilation, on sait pas par où commencer alors on lit du pourri qu’on revend, on garde des morceaux de run qui tiennent la route en eux-mêmes sans que rien ne l’indique, on accepte de ne pas avoir telle réponse à telle sous-intrigue parce qu’elle ne nous intéresse pas, etc^^
            Mais en gros ça se fait plus ou moins tout seul quand on a pris une habitude de suivre une série, ça se fait durant notre enfance, puis adolescence, tout ça…
            Se lancer maintenant dans un truc pareil sans savoir où aller, et sachant que ça peut prendre autant de temps et de pognon que les trucs que j’ai suivi depuis l’enfance…euh…NO WAY !

          • Matt  

            Surtout que maintenant il y a beeeeaaauuucoup plus de séries qu’à une certaine époque, et elles sont plus souvent connectées les unes aux autres qu’avant.
            Donc faudrait tout lire ? Se lancer volontairement de son plein gré en toute conscience dans ce bordel que c’est devenu ? Sans moi.

  • Tornado  

    @ Vindicator : Alors moi dans la vie = Super gentil + super tolérant + super fêtard ! Non, là, c’était plutôt un clin d’oeil à mes lectures préférées, parce que j’ai un gros faible pour les lectures bien dark ! :D

    @ Présence : Oui mais j’espère que tu ne me trouves pas à côté de la plaque lorsque je dis que certaines séries mainstream (le run de Snyder ? Je ne l’ai pas lu mais apparemment il n’est pas non plus intouchable ; ou celui de Tom King en ce moment, pas lu non plus, mais est-ce parfait de bout en bout ?) ne sont pas non plus exempts d’arcs narratifs pas forcément meilleurs que celui du lapin blanc. Et donc que j’ai du mal à accepter qu’une série autonome se fasse démonter plus qu’une autre connectée.
    C’est Eddy qui a mis le doigt dessus : A mon avis, les fans qui lisent les moult séries connectés ont trouvé là une magnifique opportunité de zapper une série sur laquelle ils pouvaient faire l’impasse : la mauvaise foi.

    @ Bruce : Comme je l’ai dit dans l’article (à quoi ça sert que Ducros il se décarcasse ? :D ) : Tout n’est pas bon, mais parfois c’est magnifique. Tu adorerais sûrement les deux épisodes muets, par exemple.

    • Présence  

      Je ne te trouve pas hors de la plaque quand tu dis que la qualité est fluctuante sur plusieurs dizaines d’épisodes. Je trouve que l’aspect de White Rabbit met à mal la cohérence interne visuelle du récit.

  • Eddy Vanleffe....  

    @ Tornado,
    comme on a pas en général les mêmes goûts, je n’essaie pas trop d’avoir tort ou raison sur le bénéfice ou pas d’être connecté
    IL FAUT LES DEUX.
    Pour contenter les deux publics et je crois sincèrement que l’un nourrit l’autre…
    Par exemple, Frank Miller dit avoir intégré la mort de Jason Todd dans son Dark Knight pour donner un côté « dark » supplémentaire et la lecture de Dark Knight a vraiment iconisé sa mort sans le comics mainstream comme la gosse tombé au combat… C’est autonome et en même temps, ça a une resonance dans la mythologie Batmanienne…
    Je comprends qu’on ait pas envie de s’embarrasser des 360 titres de chauves souris pour tout un tas de raison… ce que je dis c’est que si ça se trouve, le prochain dark Knight viendra de Nightwing ou même de Shang-shi… va savoir…

    Ca m’étonnerait vraiment que tu apprécies Silence, parce que Continuité à donf’. Le tour de force toutefois de Loeb, c’est de rester accessible, faire un récit auto conclusif et donner l’illusion de la simplicité (grâce au whodunnit) à un truc chargé à ras bord de caméos, de ret-con, d’allusion diverses et de persos en trop…
    le fan de un long Halloween que tu es devrait lui donner une seconde chance quand même :)
    par contre pour le Lapin Blanc, ça dépend du degré de redondance que tu as pu lire chez le Bat.
    pour moi c’était l’histoire de trop avec une love interest débarquée de nulle part qui veut en fait lui nuire…
    a ce sujet peut-être connais tu GOTHAM APRES MINUIT de Steve Niles et Kelley Jones. c’est tout à fait le même genre, iconique, gothique, climat horreur, dark et…autonome…Je ne sais pas si Urban l’a fait ou non…

    • Matt  

      Silence était mon tout premier comics Batman. J’ai pas ressenti du tout de souci avec une quelconque continuité. Mon background Batman c’était la série animée…

      • Tornado  

        Tiens, merci pour avoir ravivé ce souvenir. Le lien de Présence m’a mené jusqu’à un commentaire de JP, que je n’avais jamais lu datant de 2014 ! :)
        Et bien pourquoi ne pas recycler cette vieille chronique amazonienne ici même, tiens…

  • OmacSpyder  

    Un article en mode rehab-ilitation! Et c’est tant mieux car cet article fait la part belle aux bons côtés de ce traitement sombre. Le focus sur les vilains est susceptible de bien m’intéresser au demeurant! J’avais lu le volume 1 mais après avoir lu ton article, l’idée de me procurer les suivants est tentant. Revenir au mythe et ses fondamentaux, c’est un angle intéressant pour Batman, il supporte parfaitement ce traitement. Et ici, c’est ce qu’on nous vend à travers dès récits qui le confrontent à ses ennemis historiques. Ça peut être un bon complément à Arkham Asylum ^^

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