DOCTOR WHO : UNE HISTOIRE A TRAVERS L’ESPACE ET LE TEMPS

Encyclopegeek DOCTOR WHO

SPECIAL GUEST SN PAROD

Après Le Commis des Comics hier, Bruce Lit accueille un autre Youtuber à barbiche : l’affable SN PAROD qui a choisi de nous causer du Docteur Who (ça tombe bien, ça fait des années que j’ai demandé à la team de s’en charger. Je vous jure, je me demande à quoi je ne les paie pas...)
Retrouvez SN PAROD sur sa chaîne ICI

Techniquement, on va parler de ça dans les lignes qui suivent.  Copyright BBC
Techniquement, on va parler de ça dans les lignes qui suivent.
Copyright BBC

A l’heure où j’écris ces lignes (à peu près vers l’heure du goûter, et oui, j’ai faim, ô curieux lecteur), la série Doctor Who a 57 ans, est plus ancienne que d’autres licences dans le domaine de la série télé de science-fiction (au hasard, Star Trek) et il était temps que ce très estimé blog en parle.

Cette série est après tout une petite »anomalie » dans le cadre télévisuel, a failli mourir des dizaines de fois, et n’a due sa survie qu’à des créatifs compétents et à des fans extrêmement fidèles.
Comme la série est assez longue, avant de commencer à observer le show saison par saison, je vous propose un petit article de présentation du show et de son histoire.

La naissance du show :

Déjà, commençons par mettre un peu de contexte, pour voir comment Doctor Who a pu naître.
Lieu de l’intrigue ? La BBC, ou British Broadcasting Corporation, équivalent de l’ORTF en France ou la RTBF en Belgique, c’est à-dire un organisme relié à l’État ayant une relative indépendance, chargé de gérer des contenus radiophoniques et télévisuels pour les chaînes de l’État.
Date ? 1963, alors que JFK nous jure qu’il est un Berlinois et que le traité de Moscou interdit en théorie les essais nucléaires, sauf souterrains.

Comme à peu prés tout dans le beau monde du petit écran, le show Doctor Who est né pour combler un horaire télévisuel. L’horaire ? Un peu plus de 17h le samedi, entre deux émissions populaires : d’un côté, l’émission de sport britannique Grandstand, très populaire auprès des adultes et en place depuis 1958, et de l’autre côté, la version britannique de l’émission américaine Juke Box Jury, consacrée à la musique populaire et très regardée par les adolescents. Entre ces deux émissions se trouvait un intervalle de cartoons destinés aux enfants, mais qui ne fonctionnait pas. Afin de se créer une audience sur ce créneau, l’idée est formulée de trouver une émission qui garderait les adultes de Grandstand et les adolescents qui viendrait plus tôt pour regarder Juke Box Jury. Si en plus, on pouvait en faire quelque chose de regardable pour les enfants habitués à cette plage horaire, ce serait le pied pour la BBC, le service de diffusion britannique et première chaîne du Royaume-Uni.

Résoudre ce casse-tête est une des premières tâches du Canadien Sidney Newman, arrivé à la tête du département « fiction » de la BBC. Sidney Newman n’est pas un bleu, et a largement déjà à l’époque le visage de la télévision britannique, d’abord avec la série anthologique Armchair theatre, où il a poussé à l’utilisation de scénarios écrits pour la télévision plutôt que l’adaptation planplan du théâtre britannique, transformant de fait une émission qui avait tendance à prendre de haut les classes les plus moyennes de la société en un espace de liberté pour une jeunesse un peu plus vindicative (le mouvement  » angry young men » des années 50). Son autre fait d’arme à l’époque est The Avengers : rien à voir avec Marvel, il s’agit simplement du nom originel de la série Chapeaux melons et bottes de cuir, une série à grand succès mélangeant espionnage et science-fiction.

Sydney Newman et Verity Lambert, reproduit dans An adventure in Space and Time, un biopic retraçant les débuts de Doctor Who 
Copyright BBC

Ces faits d’armes, il les accomplit chez ITV (Independant TeleVision), la seule chaîne payante du Royaume Uni à l’époque, et qui réunissait un bien plus grand public que la BBC, service public britannique un brin (pour être gentil) figé dans ses traditions. C’est justement pour regagner l’ascendant et secouer la BBC que Newman est appelé, afin de secouer l’institution. Et est confronté au problème de la case horaire déjà mentionné du créneau horaire à remplir.

S’appuyant sur ses goûts personnels et une réflexion mené par un groupe en interne avant son arrivée, il décida … d’un show de science-fiction familial, regardable par tous. La création partit vers un show éducatif, où un vieil homme ( Sydney l’appelle « le Docteur ») voyagerai à travers l’espace et le temps histoire d’éduquer le public. Des compagnons seront avec lui, et après plusieurs essais, se révéleront être deux professeurs (un homme et une femme) afin d’appuyer le côté éducatif et les scènes d’action, et une jeune adolescente pour l’identification du jeune public.

Une jeune femme, Verity Lambert, est choisie par Newman pour produire la série. Premier choc à la BBC avant même le début du moindre tournage, une femme productrice dans la très masculine BBC de l’époque. Verity et le script-éditeur David Whitaker sont les personnes qui vont faire de Doctor Who un show qui aura une âme.

Le tout premier trailer

La série classique (1963-1989) :

Et pourtant, la série commence très mal. Le premier épisode qui connaît tellement d’incident technique qu’il faut le retourner (le budget de la BBC pour la série est très restreint, ce qui en fait un très mauvais point pour les décideurs). Le premier épisode est diffusé le 23 Novembre 1963, le lendemain de l’assassinat de JFK, ce qui n’aide pas au succès d’audience. La série n’a que 13 épisodes de commandés par la chaîne. Heureusement, le succès d’audience arrive au tout début 1964, sous la forme d’un antagoniste extraterrestre en forme de poivrière nommée Dalek, qui apparaissent dès la deuxième histoire de la série, et poussera la BBC à commander de nouveaux épisodes.

La série classique de Doctor Who, comme on l’appelle désormais, est lancée. Elle consiste en des épisodes de 25 minutes chacun à suivre, et dont les histoires peuvent durer plusieurs épisodes ( par exemple, la première histoire, AN UNEARTHLY CHILD/ THE CAVE OF FIRE dure 4 épisodes, le deuxième THE DALEKS 6 épisodes, …). Elle durera jusqu’en 1989, avec 26 saisons, et elle a quelques secrets de longévité. Le premier est le renouvellement de son personnage principal, le Docteur. Celui-ci ne meurt pas vraiment, mais se « régénère », laissant la place à un nouvel acteur qui a le passif du personnage (ses souvenirs, sa façon de voir le monde, …), mais qui peut amener le personnage dans des directions différentes. D’autres aspects pratiques à sa longévité sont présents : le renouvellement régulier des compagnons du Docteur, l’aspect voyage à travers le temps et l’espace qui permet de changer rapidement de type d’histoire et de cadre…

légende : Les interprètes du Docteur tel que vu dans la série télévisée, de 1963 à aujourd’hui.  Copyright : BBC/Jeremy Enecio)
Les interprètes du Docteur tel que vu dans la série télévisée, de 1963 à aujourd’hui.
Copyright : BBC/Jeremy Enecio)

Les saisons s’enchaînent, les compagnons se succèdent et le Docteur change de temps en temps d’apparence. Et le public découvre petit à petit un peu plus sur ce mystérieux Docteur : il serait un extraterrestre, un Timelord (maître du temps) de la planète Gallifrey, une race qui surveille l’équilibre du temps et prône la passivité. Le Docteur s’est apparemment enfui de sa planète, et son sens moral lui apprend bien vite qu’il ne peut pas rester passif face à la souffrance d’autrui. Le voilà donc qui « interfère », comme le dise avec regret les autres Timelords. Il est un exilé, perdu dans la quatrième dimension, mais qui a décidé de faire le bien (ou ce qu’il pense être bien) là où il passe. Voilà le pitch (à terme) de la série, extrêmement ouvert et libre pour toutes les envies de scénaristes.

Ces derniers ne vont d’ailleurs pas priver, mais toujours sous la contrainte d’un budget réduit. Le meilleur exemple de ce budget ridicule est la machine à voyager dans le temps, le T.A.R.D.I.S (Temps À Relativité Dimensionnelle Inter Spatiale en français), une cabine de téléphone bleue beaucoup plus grande à l’extérieur qu’à l’intérieur. De base, la machine est censée s’adapter à l’époque à laquelle elle atterrit, et donc changer d’apparence à chaque changement d’époque. Seulement, la série n’a pas la budget pour faire un nouvel extérieur de machine à chaque fois, et donc, dès la première histoire, le circuit caméléon censé gérer la transformation est cassée, excuse bien utile pour conserver l’apparence d’une cabine de téléphone bleue.

La série deviendra petit à petit une institution au Royaume-uni, consacrant certains de ces termes dans le dictionnaire anglais, comme le terme Tardis, ou même des expressions comme « to hide behind a sofa » (se cacher derrière le canapé), une expression censée représenter l’attitude des enfants britannique devant certains passages effrayant du show, à moitié caché derrière le canapé de peur, mais ne ratant pas une miette du show.

La série n’hésite en effet pas à traiter des thèmes parfois adultes (guerre, génocide, …) et a parfois été critiquée par des ligues de bonnes mœurs anglaises. La série a connue de grands changements selon les équipes créatives derrière, et sera tantôt une pionnière dans certains domaines, et en retard sur d’autres.

7 acteurs endossent à cette période rôle du Docteur : William Hartnell, Patrick Troughton, John Pertwee, Tom Baker, Peter Davidson, Colin Baker et Silvester Mc Coy. Deux films éloignés de la série sortiront en 1965 et 1966, centrés sur les Daleks et avec Peter Cushing dans le rôle du Docteur. Un tentative de spin-off nommé K-9 AND COMPANY sera lancé en 1981, mais seul l’épisode pilote verra le jour.

La fin de la série classique est l’histoire d’une lente agonie, entre producteurs qui déteste le show (et ont piqué la femme du sixième Docteur, accessoirement), d’un script-éditeur qui souhaite partir depuis des années mais que l’on refuse de remplacer sous peine d’annuler la série, d’histoires fatalement moins bonnes, d’une pause prolongée de 18 mois, d’une nouvelle équipe créative qui saura clairement redresser la barre en terme de qualité, mais qui sera annulée quand même. Enfin, annulée, pas officiellement. La série est en hiatus, attendant qu’on vienne la réveiller. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la BBC ne se montrera absolument pas pressée.

Le TARDIS, Ou Time And Relative Dimension In Space, est l’un des piliers de la série.  Copyright : BBC/Mélissa Hachid
Le TARDIS, Ou Time And Relative Dimension In Space, est l’un des piliers de la série.
Copyright : BBC/Mélissa Hachid

La traversée du désert, ou « the wilderness years » (1989-2004):

Pendant son absence à la télévision, la série n’est quand même pas morte. Déjà, les médias externes à la série (comme les romans, les comics, et les récits audios) continuent, certains même avec une vigueur nouvelle, comme les romans Virgin New Adventures, qui souhaitent s’inscrire comme la nouvelle continuité de la série, reprenant là où celle-ci s’est arrêté, avec la participation de certains scénaristes du show. Le show n’est plus vraiment populaire qu’auprès d’une poignée de fans, mais de fans dédiés : Le Doctor Who Magazine, magazine consacré au show, continuera à sortir chaque mois malgré l’absence de la série télé. Une structure nommé Big Finish naît en 1996 pour proposer des séries audio en plus de l’offre déjà proposée par la BBC.

De nombreuses créations de fans vont se créer, frôlant très largement les limites de la légalité en réutilisant les acteurs dans le même rôle, mais en appelant le personnage « Professeur » au lieu de « Docteur », ou en utilisant sans licence des monstres et des personnages secondaires de l’univers, comme une trilogie lié à un ennemi assez peu connus de l’univers, les Autons, des être de plastique à la conscience commune.

La BBC ne cherchera pas, malgré une demande encore présente, à continuer la série. Et pour cause, quelqu’un en Amérique semble être intéressé pour faire un film tiré de la série. En fait, depuis les années 80, on peut trouver des traces pour racheter la licence Doctor Who, par des noms assez connus mêlant la Walt Disney Company et un certain Steven Spielberg. C’est ce dernier que l’on retrouve d’ailleurs quand le studio Amblin, sous la tutelle de sa maison mère Universal Studios, va signer un accord avec la BBC pour créer un film Doctor Who censé mener ensuite à une nouvelle série télévisée, cette fois produite en Amérique.

De nombreuses scripts vont être écrits, souvent différent du Doctor Who version britannique, mais seule la Fox acceptera de produire un pilote sous la forme d’un film, avec la possibilité de faire un second film en cas de succès. C’est ainsi que sont enterrés les rêves d’une version US de Doctor Who, et que sera lancé le téléfilm nommé chez nous LE SEIGNEUR DU TEMPS en 1996. Le film connaîtra un succés relatif en grande-Bretagne, mais sera un flop aux USA, signant la fin de cette nouvelle version.
Pour ceux que les détails de cette histoire intéresse, je vous enjoins à lire l’ouvrage anglophone« The Nth Doctor » de Jean-Marc Lofficier, qui a été consultant sur différentes versions des scripts de DOCTOR WHO : THE TELEVISION MOVIE (le titre anglo-saxon).

Néanmoins, ce téléfilm commencera avec le septième interprète du Docteur, Sylvester Mc Coy, qui se « régénère » en milieu de film en le huitième Docteur, incarné par Paul Mc Gann. Ainsi, les para-médias (romans, comics, séries audio-phoniques, …) vont gagner un nouveau terrain de jeu, qui sera largement utilisé par la suite par ces médias.

Et en fin 2003, un certain jeune scénariste, Russell T. Davies, est courtisé par la BBC, après la création de certaines séries à succés (QUEER AS FOLK, BOB AND ROSE , THE SECOND COMING, …). Ce dernier accepte de venir à la BBC, mais uniquement si on lui propose Doctor Who. La BBC accepte.

Russell T. Davies, showrunner de Doctor des saisons 1 à 4 + spéciaux. Copyright : BBC)

Doctor Who : la Renaissance (2005 à aujourd’hui)

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en interne, certains rouages essayaient déjà de ressusciter la série. Un projet de relancer la série télé en Angleterre existe pour le début du nouveau millénaire, un projet nommée fort à propos (mais diablement kitch) « Doctor Who 2000 ». Un certain Russell T. Davies, qui a écrit des romans sur la franchise, est pressenti pour être showrunner.
Mais des projets de films, de la part du département filmique de la BBC, met fin aux efforts de la branche Télévision, un peu comme les films Star Trek au cinéma ont souvent anéantis les chances d’un retour sous la forme d’une série télévisée.
Quelques années après, en 2003, ne voyant rien venir, une productrice du nom de Lorraine Heggessy, en contrôle des programmes de la chaîne BBC 1, met en branle le retour de Doctor Who à la télévision. Russell T. Davies, qui faisait déjà du lobbying auprès de la BBC pour relancer Doctor Who, est rappelé, ainsi que Julie Gardner, directrice des séries à la section pays de Gales de la BBC. C’est ainsi que Doctor Who revient, tourné cette fois-ci au Pays de Galles.

Le programme est annoncé comme la continuation de la série originelle et du téléfilm de 1996, et non pas un reboot comme on a déjà pu en voir. La série, plus courte (13 épisodes de 45 minutes environ) tente de retourner au format familial, intéressant adultes et enfants auprès du petit écran. Plus tard, la série perdra quelques épisodes par saison (plus que 12 épisodes à partir de la saison 8, et seulement 10 par saison depuis la saison 11).
Néanmoins, le show est revenu en force, et connaît actuellement 12 saisons, plus de nombreux épisodes spéciaux, comme des épisodes spécial Noël et Nouvel An, et même un année entre les saisons 4 et 5 où la série a constitué uniquement de 5 épisodes spéciaux, entre 2009 et 2010.

Les nouveaux interprètes du Docteur seront Cristopher Eccleston (saison 1), David Tennant (saisons 2 à 4+spéciaux), Matt Smith (saisons 5 à 7), sir John Hurt (épisode spéciaux pour les 50 ans de la série), Peter Capaldi (saisons 8 à 10) et Joddie Whitaker (saisons 11 à la saison 12 actuelle). Cette dernière, première interprète féminine du Docteur, sera apparemment présente pour la treizième saison du show, déjà en production à l’heure où j’écris ces lignes. Trois showrunners se sont succédés dans cette nouvelle version : Russell T. Davies (saisons 1 à 4 + spéciaux), Steven Mofatt (saisons 5 à 10) et Chris Chibnall (saisons 11 à 12).

Un bref aperçu de chaque histoire de Doctor Who, de 1963 à 2018. Oui, il en reste encore après cela. 

Ce retour en force de Doctor Who au format série télévisée permettra à la série de se faire amplement connaître en dehors de la Grande-Bretagne. Diffusée en dehors de la Grande-Bretagne, comme en Nouvelle-Zélande depuis 1964 ou aux Amériques depuis 1976 (et même furtivement en France pendant le club Dorothée pour quelques épisodes du Quatrième Docteur), la série ne gagnera une vrai reconnaissance publique internationale qu’avec la nouvelle série.

Pour témoigner de cette nouvelle popularité, trois shows spin-off de la série verront le jour: Torchwood (2006-2011), The Sarah-Jane Adventures (2007-2011) et Class (2016). Des adaptations (sommairement) animées en 3D verront le jour : The Infinite Quest (2007) et Dreamland (2009). La série connaîtra plusieurs shows documentaires :Doctor Who confidential (2005-2011), Doctor Who Extra (2014-2017) ; et la série connaîtra même une émission pour les enfants entre 2006 et 2007 appelée Totally Doctor Who. Une série animée de 26 épisodes coproduite entre la Grande Bretagne et l’Australie verra le jour : il s’agit de K-9, même si le seul lien véritable avec la série Doctor Who est le personnage titre, un chien robotique nommé K9. Comme on le voit, la série est devenue bien plus populaire depuis son renouveau.

Actuellement, la série a fini sa saison 12, un épisode spécial est prévu pour le nouvel an, censé revenir sur le cliffhanger de la dernière saison que j’ai volontairement passé sous silence. J’espère que cette présentation vous aura permis d’en savoir plus Doctor Who, avant de se lancer, bientôt, dans une rétrospective de la série saison par saison.
Merci à vous d’avoir lu jusqu’ici, et à l’équipe de Bruce Lit de me laisser squatter leur joli blog !

Le doc est une femme


La BO du jour :


55 comments

  • JB  

    Belle synthèse de la série.
    Un complément : j’écoute les feuilletons audio de Doctor Who (Big Finnish), et je viens de finir Love & War qui voit le départ de Ace et l’arrivée de Bernie Summerfield comme « companion » du Docteur. L’actrice trouve que les romans « Virgin New Adventures » ont été essentiels pour garder l’intérêt des fans. Elle cite ainsi plusieurs auteurs des romans Doctor Who qui ont contribué au revival : Paul Cornell, Mark Gatiss ou encore Russell T Davies.
    Par contre, je crois me souvenir qu’il y a eu un doute sur le fait que la nouvelle série soit en continuité. Pour moi, il a fallu attendre l’arrivée de Sara Jane Smith pour que ce soit confirmé.

    • Sn Parod  

      Merci beaucoup !
      Pou les romans Virgin New Adventures, ils ont certainement contribué à maintenir l’intérêt des fans, tout comme le Doctor Who Magazine. Mais certains ont aussi été rebutés par ces romans, qui étaient plus « adultes » dans son ton (on y parle de questionnement plus poussées, mais aussi d’éléments qui ne passeraient pas dans un show familial, avec des insultes, de la nudité et des éléments sanglants) et ne correspondaient pas à « leur » Doctor Who.
      Mais les « VNA », surtout avec le 7éme Docteur, ont été l’élément du show le plus en vue pendant ces années de hiatus, avant que le serpent de mer du film ne surgisse.

      Je pense que RTD a toujours été pour faire revivre le show en continuité avec son prédécesseur et avait dû en parler dans certaines interviews (je pense dans le Doctor Who Magazine, où il était censé faire la régénération entre le 8éme et le 9éme Docteur dans le comic-strip du magazine au passage). Certains indices étaient là (un Cyberman classic dans l’épisode Dalek de la saison 1, par exemple), mais oui, Sarah-Jane a été le plus gros rappel.
      Le projet de film et de la série US partait, elle, bien sur un reboot, normalement. C’est en tout cas ce que montre la bible du projet. Mais je pense pas que RTD ait jamais voulu faire un reboot.

    • midnighter  

      j’ ignorais totalement que le public n’ étaient pas sur que les nouveaux épisodes étaient dans la continuité de l’ ancienne série

      • Sn Parod  

        Les fans le savaient, mais sans doute pas le grand public au tout début (malgré moultes interviews et autres, mais pour s’y intéresser, il faut déjà le vouloir).

  • Surfer  

    La série a 57 ans et…je n’ai jamais vu un seul épisode ! Je sais, je suis Un extraterrestre, j’ai vécu sur une autre planète.
    Pourtant, j’ai cru comprendre que Dan Slott s’était clairement inspiré de Docteur Who pour narrer mes merveilleuses aventures avec la petite Dawn Greenwood.
    Comment ai-je pu passer à côté de cette série culte qui, manifestement, a eu impact culturel important ?
    Bien sûr que cette présentation m’a donné envie d’en savoir plus.
    Au plaisir de te lire de nouveau, dans une rétrospective de la série saison par saison, pour parfaire ma culture générale.

    • Sn Parod  

      Merci, bien content d’avoir titillé ta curiosité.

      Et oui, tout à fait, Dan Slott s’est inspiré du ton moderne de Doctor Who, et sans plus précisément de toute l’intrigue autour du personnage de Rose (Principalement saison 1 et 2 de la série moderne, relancée en 2005).
      Quand à passer à côté, c’est facile, pour être franc. Jusqu’à il y a peu, la série restait une show culte en Grande Bretagne, et assez peu dans quelques endroits du monde (l’Australie et la Nouvelle-Zélande, peut-être…). Les américains l’ont connu sur le tard, dans la fin des années 70-début 80, et n’avait pas le rayonnement de Star Trek, et est donc resté une « niche ».

      C’est la série moderne qui lui a donné enfin un rayonnement international. Niveau impact cultuel, par contre, Docteur Who a largement influencé la création britannique, c’est sûr.

      Je vais essayer de mélanger reviews de la série classique et de la série moderne. Aprés, que serait Docteur Who sans un peu de voyages dans le temps !

      • Jyrille  

        Le peu d »épisodes que j’ai vus sont passés sur France 4 (et Netflix donc). Ils sont peut-être encore diffusés ?

        • Sn Parod  

          Hé, il est sympa, ce graphique.
          Y’a même le coeur-en-or !

          • Jyrille  

            Ouais tavu ? 😀

    • PierreN  

      Et l’influence du show chez Slott (über-fan de la série, peut-être même sa série tv favorite) ne se limite pas qu’à son run sur le Surfer ; le concept du manoir infini (plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur) dans Mighty Avengers ne peut que rappeler les spécificités du Tardis.

      • Sn Parod  

        Tout à fait.
        Dan Slott a été beaucoup marqué par Doctor Who, et ne s’en est jamais caché, le coquin.
        D’ailleurs, il est apparu dans le Doctor Who Fan show, si mes souvenirs sont bons.

        Son style d’écriture pourrait bien marcher sur le show, j’aimerais bien le voir dessus. Sans doute pas en vidéo (il est américain, pas anglais), mais en comics.

      • Kaori  

        Hé mais il a refait le coup avec l’emménagement des FF dans leur petit logement au 4 Yancy Street, dans leur dernier run !

        J’ai dû voir un ou deux épisodes au hasard sur France 4… Je crois même que j’ai connu Torchwood avant Dr Who…

        Je prendrai le temps de regarder les vidéos et lire convenablement l’article ce week-end. Peut-être que ça me motivera à découvrir cette série culte…

    • JB  

      Par contre, la compagne/idéal amoureux, c’est résolument le Docteur Who moderne. Point de romance entre les Docteurs classiques et leurs compagnons (même s’il n’en va pas de même avec leurs interprètes, je pense à Tom Baker et Lalla Ward)

      • Sn Parod  

        Tout à fait.
        Pas de Zizi-panpan dans le Tardis à l’époque classique. Le Docteur est soit une figure paternelle, soit le meilleur ami selon l’âge des acteurs et l’envie des scénaristes.
        A noter aussi que tous les compagnons actuels n’ont pas forcément d’envie romantiques avec le Docteur (Donna Noble, Bill Pots, Rory Williams, …)

  • Patrick 6  

    Bigre 26 saisons, 57 ans… La vache Star Trek sont des petits joueurs en comparaison ^^
    Que cette série soit totalement inconnue en France (jamais diffusée à ma connaissance) reste un mystère.
    En bon Français moyen je n’ai donc vu aucun des épisodes de la série (même si l’imagerie du docteur a largement traversée la manche, notamment le robot « salière » kitschissime.)
    La question qui s’impose à la lecture de cet article : où trouver cette série avec des sous titres décents (à défaut de VF) ?

    • Eddy Vanleffe  

      Si France 4 diffuse normalement la série depuis sa reprise en 2005.
      là il n’y sont plus mais sinon la période Moffat était dispo sur Netflix (çà veut dire que ça reviendra…)

      • Sn Parod  

        Techniquement, on est même à plus, puisque 26 n’est que la version « classique » du show. Au total, avec la reprise depuis 2005, on est à 38 saisons (26+12).

        France 4 diffuse en effet pratiquement l’intégralité de la série moderne (les 12 saisons, il manque juste un épisode spécial), qui sont disponibles en DVD, et quelquefois en catalogue de VOD (actuellement sur CANAL VOD, mais ça bouge rapidement). NRJ 12 a repris un peu la diffusion télé ces derniers mois.

        Pour la série classique, il y a quelques épisodes de doublés en VF, autour du 4éme Docteur. ils auraient dû passer dans TEMPS X, mais ont été relégués finalement au CLUB DO’.
        Mais il existe des ans qui produisent des fichiers .SRT pour les sous-titres en français, comme la Wibbly Wobbly Team.

        • JB  

          Le DVD BBC des 5 Docteurs a également une piste VF, il me semble.

          • Sn Parod  

            Dans quelle édition ? J’ai la « 25th anniversary edition », et je n’ai pas de mention d’une piste VF, pour le coup.

          • JB  

            Erreur de ma part : il y a des sous-titres VF (ce qui n’est pas le cas dans les autres DVD de la BBC)

  • Eddy Vanleffe  

    Merci SN Parod pour cet épisode « historique » de Doctor Who, à quand un article pour en faire la review?
    C’est sans doute l’une des toutes meilleurs série de Science fiction en concurrence forcément avec Star Trek.
    concepts étranges, questionnements intelligents, c’est juste formidablement barré.
    j’ai arrêté au départ de Steven Moffat mais rien que pour son passage, c’est du grand art. c’est un sorcie de la télé celui là.

    • Sn Parod  

      J’ai prévu de revenir sur ce même blog sur chaque saison de Docor Who. ça va me prendre du temps, mais ce sera le cas. Mais Doctor Who est tellement changeant que cela me semble la meilleure option.

      C’est sûr que Doctor Who concourt largement à ce titre de « meilleure série de Science-Fiction », avec bien sûr Sar Trek. Je trouve d’ailleurs beaucoup de points communs avec Star Trek, ne serait-ce que dans une présentation positive des extra-terrestres, avec des personnages comme le Docteur et Spock.

      Le passage d’un Docteur ou d’un nouveau showrunner pousse toujours au départ de certains habitués, puisque la série change souvent dans ces cas-là. Mais n’hésites pas à continuer, la série possède encore de bons épisodes par la suite, même si l’ambiance est différente de l’épique grandiloquent (dans le bon sens du terme) de Steven Moffat.

  • Matt  

    Voilà une série qui a l’air chouette, mais qui m’intimide complètement à cause de sa durée et sa quantité de saisons/reboot/spin-off

    C’est comme si je devais me plonger dans Marvel sans avoir jamais rien lu…
    Je doute de trouver la force de regarder ça, même si la SF intelligente avec questionnements et concepts originaux, j’adore ça, et qu’on ne peut plus compter sur Star Trek pour ça avec les nouvelles saisons « baston cool yeah on fait du Star Wars mélangé à du Matrix »

    • Sn Parod  

      Je comprends la crainte de se lancer dans quelque chose d’inconnu et de vaste.
      Mais tu n’as absolument pas besoin de tout regarder, pour être franc. La série moderne prend bien tout son temps pour ré-aborder certains thèmes, et le visionnage de la série classique ne te sera jamais demandé pour comprendre la série. Tu peux largement aborder la série moderne comme une série de comic-books. Tu n’es pas obligé de lire chaque comics Batman pour tout comprendre, mais il est sans doute préférable de lire par runs, selon l’équipe créative. Pour Doctor Who, c’est pareil : Tu peux suivre par les différents showrunners de la série, voir par Docteurs (mais les showrunners ont tendance à superviser plusieurs Docteurs, donc, certaines intrigues continuent).
      La série est suffisamment intelligente pour réexpliquer ce qu’elle doit expliquer, surtout avec les nouveaux compagnons, à qui le Docteur doit souvent réexpliquer les règles.
      Pour te lancer sans mal, je te conseille donc soit la saison 1 de la série moderne de 2005, soit la saison 5, soit la saison 11. Chacune un lance une ère (un run) nouvelle pour la série : grossièrement résumé, les saisons 1 à 4 montre le Docteur un peu comme un Dieu solitaire (grossièrement résumé, je répète), les saisons 5 à 10 sont plus de l’épique fantasque et grandiloquent à la fois tandis que les saisons 11 à 12 sont plus mondaines dans le traitement de son cast, tout en tentant d’apporter de nouvelles choses au lore de Doctor Who (Encore difficile de voir un tout cohérent, le run n’étant pas fini).

      Tous les épisodes ne sont pas parfaits, mais certains valent vraiment le détour : Blink, Heaven Sent, Rose, Dalek, le diptyque The Empty Child/The Doctor dances, The girl in the fireplace, le diptyque Human Nature / The family of blood, Midnight, le diptyque Silence in the library/Forest of the dead, the eleventh hour, kerblam, … Beaucoup d’épisodes, comme tu vois (et j’ai clairement pas tout dit), et les fins de saisons (2 ou 3 derniers épisodes) sont toujours bien épiques et marquants.
      Je ne peux que te conseiller d’essayer par le début d’un showrunner de la série moderne, et puis, si ça ne te convient pas, ne te forces pas.
      Doctor Who est une série qui change régulièrement, et il est possible que certaines époques t’attire plus que d’autres.

      • Matt  

        Ok merci pour ces précisions.
        J’ai du mal avec les séries longues (les collègues ici le savent bien) Ou alors il faut que ce soit comme Star Trek avec des aventures plus ou moins indépendantes plutôt qu’une intrigue interminable.
        Mais alors peut être que les saisons 1 à 4 de la série de 2005 seraient un bon point de départ sans être trop long.
        Merci en tous cas, je verrai ça.

        • JB  

          Les différents docteurs ont à chaque fois une personnalité très différente de la précédente, on peut presque les considérer comme des personnages différents. Le vieux bougon, le bouffon excentrique, le dandy karateka, le bohème bipolaire, le jeune gentleman idéaliste, le justicier intransigeant, le manipulateur, le survivant traumatisé, l’égocentrique, l’éternel enthousiaste (je n’ai pas suivi à partir de Capaldi)

          • Jyrille  

            Et de ce que j’ai vu, la plupart des épisodes sont auto-contenus, comportant une aventure à part entière.

          • JB  

            Pour la série moderne, il y a généralement une intrigue qui court le long de la saison. Le « Bad Wolf » de la saison 1, les apparitions de Missy dans l’au-delà par exemple

          • Sn Parod  

            Tout à fait, les 4 premières saisons peuvent faire un tout en elles-mêmes, avec éventuellement 4 épisodes spéciaux après la saison 4 qui font la fin de « l’histoire du 10éme Docteur ».

            Et je confirme, la plupart des aventures sont assez indépendantes. Il y a souvent un fil rouge pour la saison (discret au début, plus voyant sur la fin), et des relations qui peuvent varier, mais la plupart des épisodes sont des aventures indépendantes (encore un point commun avec Sar Trek).

            Capaldi est difficile à résumer, mais je dirais « vieux rocker excentrique qui se questionne ». Whitaker est encore assez difficile à résumer, je dirais.

          • JB  

            Je m’aperçois que j’ai zappé le Docteur de Paul McGann. Il faut dire qu’il fait peu d’apparition live ^^ Dans les feuilletons audio de Big Finnish, il est aussi difficile à cataloguer. Plutôt proche du 4e Docteur à ses débuts, il devient de plus en plus désabusé après plusieurs épreuves (Zagreus ou encore Dark Eyes).

          • Sn Parod  

            Tout à fait, peu de Mc Gann.

            Il devient de plus en plus désabusé en effet dans les Big Finish, mais a connu aussi une série dans le comic-strip du Doctor Who Magazine qui est de toute beauté. C’est disponible en 4 recueils en anglais, et c’est un Docteur un peu entre le 4éme et le 7éme en terme de personnalité dans cette version papier.

  • Jyrille  

    Evidemment que je ne pouvais pas écrire sur la série, Bruce : même si je connais un peu, de loin, pour suivre les discussions passionnées de certains de mes amis, et même si j’ai vu quelques épisodes récents (une quinzaine grand max datant d’après 2005, dont celui de Noël avec Kylie Minogue. En somme, la version Moffat je pense, et peut-être quelques épisodes avec David Tennant mais je ne suis pas sûr), je ne peux pas trop m’y retrouver dans ce monument.

    Merci donc SN pour cet article didactique, clair et érudit, dans lequel j’apprends une tonne de choses et qui restera une référence si un jour je me remets à regarder la série sur Netflix.

    J’aime beaucoup la genèse de cette série, puisqu’une fois encore on fait appel à un élément extérieur pour dynamiser un service (je pense par exemple à Brad Bird appeler par Pixar), et qu’une femme devient productrice pour la première fois ! Tu appuies aussi sur le fait qu’il faut de bons vilains pour avoir une bonne histoire (raison sans doute principale au culte voué à Batman, qui, selon la légende, a le meilleur panel de vilains des super-héros).

    Concernant le TARDIS, nul doute que JK Rowling y a pensé en écrivant Harry Potter…

    Je suis bienheureux d’apprendre que tu vas faire une rétrospective par saison !

    Je regarderai toutes les vidéos plus tard. Comme hier, je suis très peu familier des émissions Youtube, je découvre donc ta chaîne aujourd’hui !

    • Sn Parod  

      De rien, et merci de ton commentaire !

      Tu as en effet vu de 10éme Doceur (l’épisode de Noël avec Kylie Minogue, dans l’ére de Russel T. Davies), et si tu as vu du 11éme (Matt Smith) ou du 12éme (Peter Capaldi), tu as sans doute vu de l’ére Moffat. Encore que que Mofat avait déjà écrit des épisodes sous l’ère Davies.

      La série a une genèse assez folle, et a failli mourir de nombreuses fois, mais j’essaierai de revenir sur ces événements saison par saison, par un petit mot sur les coulisses.

      Comme la série évolue régulièrement, je pense qu’une rétrospective est la meilleur façon de parler de Doctor Who. Et oui, sans nul doute que J.K Rowling a du y penser un peu, comme beaucoup d’anglais depuis quelques décennies ^^’

      Et bonne découverte pour la chaîne, j’y parle beaucoup comics et quelquefois Doctor Who.

  • Ben Wawe  

    Belle synthèse.
    Je suis fan de Doctor Who depuis qu’un ami me l’a fait découvrir, en 2006 je pense. J’ai été happé au milieu de la 1ère saison, quand les éléments ont commencé à se déployer, et que le « kitsch » des 1ers épisodes a disparu.
    J’ai été complètement pris dès l’arrivée de David Tennant, longtemps « mon » Docteur : celui que j’ai connu, celui que j’ai suivi, celui dont j’ai suivi les aventures au jour le jour, sortie après sortie.
    J’avais été impatient de l’arrivée de Steven Moffat comme showrunner, car il avait écrit ce que je considère toujours comme les meilleurs épisodes « stand-alones » de la série (ha, la bibliothèque ; ha, les Anges Pleureurs ; ha, The Girl in the Fireplace). Mais si j’aime beaucoup Matt Smith et son 11e Docteur, « fou-fou » et si humain, parallèle au 10e Docteur de Tennant si proche en apparence mais si inhumain au fond, j’ai lâché devant l’ampleur des scénarios rocambolesques et des facilités d’écriture (le Silence, tout ça pour ça). Et je n’ai jamais pardonné le gâchis River Song, non plus.
    J’ai détesté les deux premiers épisodes de l’ère Capaldi/12e Docteur, Moffat forçant le trait d’un Docteur dur et sec, pour faire différent. J’ai par contre adoré la 10e saison de Peter Capaldi, avec un 12e Docteur enfin bien écrit, bien pensé, bien saisi, bien amené.

    L’ère actuelle ne me déçoit pas, car je n’en attends rien.
    La série a perdu sa fougue, son sens, son dynamisme. Je m’y ennuie, et ce n’est pas la révélation de la dernière saison qui va améliorer les choses ; dieu que c’est con.

    Bref.
    Tout ça pour dire que, pour moi qui ne suis pas « très » séries, qui ai du mal à suivre régulièrement… Doctor Who (ère moderne) est ma série préférée.
    Parce que c’est de la SF comme je l’aime, parce que les concepts de base sont formidables, parce que le renouvellement de l’acteur et souvent du showrunner amène généralement une bouffée d’air frais, parce que tout ça me parle jusque dans mes tripes.

    Merci pour cette belle synthèse.
    Je suis curieux de re-débattre lors de la sortie saison par saison. 🙂

    • Eddy Vanleffe  

      T’aimes pas le dernier Docteur?
      En général on en entends dire que du bien….
      Moi j’aime bien saison 2-10. après je me perds un peu j’avoue.
      Il faut dire aussi que le charme opère ou non grâce à au « compagnon ».
      J’ai jamais trop accroché à Billie Piper mais dès Martha Jones, j’ai adoré.
      J’ai connu le Docteur avec David Tennant et Donna Noble qui enquête sur une organisation qui rend vivant la graisse des humain…. j’ai cru halluciner, tout était nouveau pour moi, le ton, le décalage, l’intelligence du script, le jeu des acteurs c’était vraiment Welcome to England comme trip. j’ai suivi tout de suite après
      Le 10e docteur, Amy Pond et son fiancé est à mes yeux le meilleur casting. (karen Gillan, I love you^^)
      J’ai décroché un peu avec Clara Oswald, même si elle était très bien et puis Capaldi….c’est moins funky…
      Matt je conseille perso les saison 5 à 8 qui constitue un cycle même si certains éléments comme river Song vient de la saison d’avant…

      oui les anges pleureurs les meilleurs méchants de l’histoire de la tv… ^^

    • Sn Parod  

      Salut Ben Wawe !

      Pareil, j’ai commencé avec la nouvelle série, à peu prés dans ces eaux-là (peut-être un peu après), attiré par quelques notions entendus ça et là, et aussi d’un article encensant la musique de Murray Gold (et en effet, l’article avait raison).
      Je t’avoue ne pas avoir de « Docteur », les considérant vraiment comme une seule et même personne; j’aurais tendance à préférer par type d’histoire que par acteur (par exemple, j’ai un faible pour la dernière saison du 7éme Docteur, qui est en grande partie toute la partie expérimentale sur ce que va donner la série moderne). J’ai moi aussi adoré la dernière saison de Capaldi.

      Pour la série actuellement, je trouve que la série a de bonnes idées, mais mériterait vraiment de creuser plus ses concepts et ses messages. On reste souvent en surface, c’est (souvent) frustrant sur ce point.

      Pour le débat saison par saison, j’imagine que tu seras moins actif sur les reviews classiques ^^’ Je vais essayer de panacher les deux, histoire de contenter tout le monde.

  • LrrF  

    Bravo pour cet article que j’ai lu avec plaisir même en connaissant déjà le sujet.
    J’ai hâte de lire la suite, surtout en ce qui concerne la série originelle qui m’est quasiment inconnue

    • Bruce lit  

      Bienvenue à toi Logan !

    • Sn Parod  

      Bien content que l’article t’ait plu, et je vais m’appliquer sur la série classique.
      Je vais essayer de conseiller quelques épisodes par saison, que j’estime (bien humblement) intéressant aujourd’hui.

  • Présence  

    Whouaaahh ! Génial ! Un article qui me rend cette série accessible, alors que je n’ai jamais réussi à trouver une porte d’entrée. Mille mercis.

    Les anecdotes sont vraiment succulentes : le casse-tête du programme tout public, la panne du circuit caméléon, les producteurs qui piquent la femme du sixième docteur…

    • Jyrille  

      Oui d’ailleurs je n’ai pas compris : les producteurs ? Ils se sont mis à plusieurs pour voler la femme du Docteur ?

      • Sn Parod  

        De rien, c’était le but de faire un historique avant de rentrer dans le vif.

        Merci pour les anecdotes, j’en ai encore plein en réserve. Pour plus de précisions sur le coup de la compagne du sixième Docteur, Colin Baker, il a été marié 18 mois avec une autre actrice, Liza Goddard. S’en suivra un divorce, et très peu de temps après, le conrôleur de BBC1, Michael Grade, commence à sortir avec Liza Goddard.
        Michael Grade a déjà la Science-Fiction en horreur, et Docteur Who d’autant plus. Il va largement militer pour l’arrêt de la série (allant à un hiatus de 18 mois en 1985-1986), et va encore plus militer pour faire partir Colin Baker.
        Si on ajoute à ça le fait que le « showrunner » de l’époque (notion anachronique, mais approchante de la réalité) John Natan-Turner ne donne pas satisfaction, mais que personne ne veut reprendre son poste, tout cela contribue au lent déclin de la série. Un sursaut qualitatif aura lieu vers la fin de la série, mais les engrenages administratifs étaient déjà lancés (et puis, se moquer de Thatcher à l’époque n’était aussi pas l’idée la plus safe vu le contexte pour la série. Mais Doctor Who ne s’est jamais vraiment soucié de cela).

  • Ben Wawe  

    La 13e Docteur joue bien (même si elle prend beaucoup du 10e) mais ses intrigues sont inintéressantes, hélas.

    • Jyrille  

      J’aime bien l’actrice (vue dans Black Mirror et surtout Broadchurch).

      • PierreN  

        « (vue dans Black Mirror et surtout Broadchurch) »

        Et également Attack the Block.

    • Sn Parod  

      Beaucoup du 10éme, il est vrai, et il est d’ailleurs amusant de constater qu’actuellement, Titan Comics publie des arcs où 13 et 10 font équipe.

      Concernant les intrigues, je ne dirais pas inintéressantes, mais pas suffisamment creusées. Les idées sont bonnes, mais restent en surface.
      Et ce n’est clairement pas la faute de l’actrice, cela est sûr.

  • JP Nguyen  

    Un beau panorama, très bien documenté, d’une série culte que je n’ai jamais regardée !
    Je ne m’y suis intéressé qu’indirectement, via les lignes de figurines mais elles n’existent qu’à deux échelles généralement non compatibles avec ma collection…
    J’ai quand même réussi à utiliser un Winston Churchill pour mon custom de Wilson Fisk…

    • Sn Parod  

      Merci beaucoup, et content que ma bafouille t’ait plu !

      Les figurines sont assez jolies, en tout cas. Je regarderais ton Wilson Fisk avec intéret (il a bien déjà dû passer dans un figure replay, j’imagine ? – Même si, avec Wilson Fisk, ce serait un figure replet !)

  • Bruce lit  

    Et bien que d’interactions SN ! (au fait, tu nous expliqueras ton pseudo)
    Je me sens moins seul et moins ignare vis à vis de cette série jamais diffusée en France mais que tout le monde semble maîtriser dans la geekosphere. Je crois que le programme a disparu de la grille Netflix, je ne l’y ai pas trouvé.
    J’avoue être cependant n’être pas tenté plus que ça, les vieilles séries des 70 ayant le charme des playmobils à mes yeux. Je ne retrouve pas l’implication émotionnelle que j’avais enfant. L’homme de l’atlantide, je ne peux plus rentrer là dedans. La quatrième dimension, oui, le Prisonnier aussi ceci dit.

    • JB  

      La série est pour l’instant disponible sur Prime Video, des saisons 5 à 10 (les périodes Matt Smith et Peter Capaldi)

    • Sn Parod  

      Pour le coup, la série moderne ne se sent pas du tout comme une vieille série, et a beaucoup de qualités des séries actuelles. Et le visionnage de la série classique n’est absolument pas essentielle pour suivre, c’est même facultatif pour tout dire.

      Quand à mon pseudo, pour faire simple, j’écrivais une histoire quand j’étais gamin (j’avais 10 ans, environ), et je me suis « dessiné » (très moche) en narrateur pour les crédits dans mon cahier. J’ai trouvé que je m’étais raté, j’avais l’impression d’avoir une cape, ça m’a fait penser à Superman, j’ai dessiné le logo, et rajouter un N pour Narrateur. S-N.
      Avec le temps, j’ai considéré ces deux lettres comme un prénom (d’où la graphie Sn) et je me suis à cherché un nom de famille, et c’est devenu une version diminué de parodie. Parod.

      Grosso-merdo, c’est ça.

    • Tornado  

      Sauf que récemment, L’HOMME DE L’ATLANTIDE a été restauré en HD. Et bien crois-moi ça change tout ! Je suis vraiment bien rentré dans les premiers épisodes (les téléfilms). Ils se regardent tout seuls et on vraiment gagné un beau coup de jeune.

  • Tornado  

    Merci pour cette introduction. Je n’ai jamais vu cette série, ce qui est étonnant étant donné ma sympathie (euphémisme) pour le genre.
    Je n’ai vu que les deux films avec Peter Cushing, monument de kitsch jouissif vintage (du coup je vois parfaitement ce que sont les Daleks) !
    Je ne pense pas, à court terme, me lancer dans un tel univers dans lequel je risque de me perdre, mais j’envisage, à plus ou moins long terme, de me faire le run de Steven Moffat dont je suis fan. Et puis c’est cool, je n’aurais qu’à revenir vers cet article pour savoir où commencer ! 🙂

    Personne ne parle des comics ? Il me semble en avoir vu pas mal chez les libraires ces dernières années, non ?

    • Sn Parod  

      De rien, et content que cela t’ait plu.
      Les films avec Cushing sont particuliers, ils sont faits principalement pour Terry Nation, le « créateur » des Daleks, qui n’apprécie pas trop Doctor Who en fait et aurait bien aimé sortir les daleks pour en faire son propre truc à part. D’où une revisite qui ridiculise beaucoup les personnages, au final
      N’hésite pas à te lancer, ça vaut le coup 😉

      Concernant les comics Doctor Who, j’en ai parlé en vidéos régulièrement, j’ai notamment fait une vidéo nommée « Commencer les comics Doctor Who ? », qui fait un historique des publications et quelques conseils de lecture. Si ça t’intéresse, je ne peux que te conseiller d’y jeter un œil.

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