Fell on Black Days (Dragon Ball Super : Black Goku Saga)

La saga Black Goku par Akira Toriyama et Toei Animation

1ère publication le 20/03/18- MAJ le 17/11/18

Quelle ère est-il ?

Quelle ère est-il ?

Un Kaoiken signé BRUCE LIT

Cet article commentera les épisodes  47 à 68 de la nouvelle série animé Dragonball Super (DBS) d’après le fameux manga d’Akira Toriyama. Rappelons pour les néophytes, que cette série est liée aux 30 ans de la fameuse saga de Songoku et ses amis, et que supervisée par Toriyama en personne, elle reprend l’histoire laissée en jachère par son créateur après la saga mal-aimée de Boo.

Je ne reviendrais pas sur les 40 premiers épisodes de la série que j’ai déjà commentés dans Battle of gods  (superbe et un vrai redémarrage de la série)  et la résurection de Freezer (lamentable). Je passerais également sur les épisodes 28 à 46 qui reprennent le principe du tournoi intergalactique et qui reste très dispensable malgré des moments cocasses renouant avec l’humour de la franchise.

Attention, il y a du spoil à tire-larigot et ça-te-calme-raaaaaaaaaaaa ! 

Il se racconte que, furieux après le carnage de Dragonball Evolution, Toriyama ait décidé de revenir aux aventures de son héros fétiche. Parfois, la médiocrité a du bon...

Il se raconte que, furieux après le carnage de Dragonball Evolution, Toriyama ait décidé de revenir aux aventures de son héros fétiche. Parfois, la médiocrité a du bon…

Voilà !
Je me suis encore fait avoir !
Alors que les reboots à foison des grandes licences ( Saint Seiya Terminator, Blade  Runner, Alien, Twin Peaks, X-Files et bien entendu les éprouvants nouveaux épisodes de Star Wars) m’indifférent ou me font fuir , j’avais juré grands dieux que je ne me ferais pas berner par l’opération Dragonball Super qui m’avait bien lénifié avec l’arc de Freezer. Tout d’abord parce que je sais faire le deuil de ce que j’ai adoré, ensuite parce que, comme Alan Moore, je trouve qu’il serait temps que notre siècle fabrique de nouvelles icônes populaires au lieu d’exploiter jusqu’à la lie (sic) ce qui a marché autrefois et qui d’ailleurs s’éteignit à l’époque dans l’indifférence générale dans les 80′s.

Ouais, les p’tits gars, pour les avoir vécues ces années, je peux vous dire que quand Saint Seiya s’arrêta à la fin de Poseïdon, tout le monde dormait tellement c’était devenu chiant et répétitif.  Que la conclusion naze de X-Files fut un jour diffusé esur M6 en deuxième partie de soirée, de manière quasi-anonyme tellement que ça faisait longtemps que le show n’avait plus droit à son prime-time.   Quand à Terminator, voilà encore une licence où tout et n’importe quoi a été fait et jamais un nouvel épisode ne pourra égaler l’excitation que généra le volume 2 en 1991.

La saga des cyborgs est une adaptation à peine voilée de Terminator voire des Xmen Source Amazon

La saga des cyborgs est une adaptation à peine voilée de Terminator voire des Xmen
Source Amazon

A quoi bon se justifier : je garde un attachement particulier et enamouré à Goku. Il ne s’agit pas simplement de nostalgie mal soignée mais, et nous allons le voir, aussi parce que Dragonball a souvent lorgné vers l’univers des comics et des Xmen en particulier.  Alors ? Les Xmen ayant été particulièrement massacrés au cinéma et en comics ces dernières années, replonger dans Dragonball serait-aussi un moyen de retrouver l’esprit X ? Des super héros vaillants ? Une équipe familiale ? Une parabole  sur l’intégration  ?  (la moitié du casting de la série série sont des aliens, des divinités ou des vilains qui adoptent les valeurs de la Terre).

Il a souvent été pointé les ressemblances entre les scenarii de Days of future past  et de Terminator : suite à l’avènement de machines sanguinaires, des héros particulièrement diminués reviennent d’un futur apocalyptique pour tenter d’inverser le cours du destin. Une comparaison qui s’imposera pendant la célèbre saga de Cell (1992) qui met en scène la même intrigue : un guerrier solitaire (Trunks, le fils de Vegeta et Bulma) arrive du futur pour empêcher l’avènement de dangereux cyborgs. Regardez bien d’ailleurs le visage de Trunks et vous verrez qu’il ressemble étrangement à celui de Furlong dans Terminator 2.

L'arrivée de Trunks est souvent gage de qualité. Ici en fond d'écran publicitaire avec Maï.

L’arrivée de Trunks est souvent gage de qualité. Ici en fond d’écran publicitaire avec Maï.
(C) Toei Animation
Source Deviant Art

Si la saga de Freezer est culte pour tous les fans de DBZ,  celle des cyborgs restera celle de la consécration : une violence toujours plus prononcée , des sayens plus présents, et un vrai sens de la dramaturgie : le destin n’est pas écrit d’avance, un enfant mené au combat contre son désir par son père , le suicide de celui-ci en expiation inconsciente. Les fans  seront catégoriques : la saga Trunks-Cell est phénoménale et gage de l’inspiration au summum de son créateur qui aurait voulu arrêter  la série ici, sans la pression commerciale.

Lorsque commence cette nouvelle saga Trunks, le sceptique que j’étais s’est entendu dire : après la résurrection de Freezer, tu vas voir qu’ils vont aussi me flinguer la saga Trunks.  C’était sans compter le souci maniaque de Toriyama de garder le contrôle. On raconte qu’ il fut le premier atterré par la médiocrité des premiers épisodes de DBS et qu’il reprit les choses en main à partir de là.

La mort de  Bulma 
(C) Toei Animation

Cette saga commence piano avec un air de déjà vu : Trunks se fait fumer par un adversaire inconnu, assiste impuissant à la mort de notre chère Bulma et décide de remonter le temps pour empêcher le carnage. Rien de bien nouveau sous nos boules cristal. Sauf que….L’assassin en question n’est autre qu’une version négative de Goku ! Qu’un mystère insoutenable plane sur l’identité et les motivations de ce vilain. Et que Vegeta et Goku vont devoir livrer leur combat le plus épique, le plus désespéré de toute leur existence !

Cette saga Black Goku est certainement l’histoire la plus ambitieuse, la plus réussie depuis Cell justement ! Où comment Toriyama réussit à retrouver la grâce qu’il avait 26 ans avant ! Disons-le avec cynisme : la culture geek nous a désormais habitué aux pires bouses essentiellement sans que les salles de cinéma ne désemplissent.  Autrement dit, nous vivons à une époque où Toriyama comme son confrère Kurumada pour St Seiya pourrait pondre de la merde au kilomètre sans que personne n’ait envie de tirer la chasse. Par nostalgie ou par hype.

Et contre toute attente, Toriyama livre un nouveau chef d’oeuvre à quelques incohérences près (les allers-retours entre présent et futur lui ont surement donné mal à la tête). Loin de la simple baston et l’enchaînement de transformation de personnages surpuissants, le scénario privilégie les scènes intimistes où les héros mènent l’enquête autour de l’identité de Black Goku.

L’écriture est désormais plus sensible, plus humaine, de nombreuses scènes faisant écho aux conditions de survie de l’humanité et d’un groupe dirigée par Maï ! Oui ! Maï, l’adorable petite fille qui apparaît au côté de Pilaf le minable depuis le début de la série pour les séquences bouffonnes, acquiert une dimension dramatique inattendue et…sentimentale puisque Toriyama décide également de laisser place au sentiment amoureux.

Voir Goku en tyran fasciste : une surprise douloureuse pour qui est habitué au visage affable de notre héros

Voir Goku en tyran fasciste : une surprise douloureuse pour qui est habitué au visage affable de notre héros
(C) Toei Animation
Source Twitter

Bien sûr, c’est Dragonball hein…Qu’on ne s’attende pas à une version Hentaï entre Trunk et Maï.  Il y a au contraire une pudeur charmante entre les deux adolescents qui réalisent que leur combat les a rendu dépendants et vulnérables vis à vis de l’autre. Loin de l’arrogance de Végéta et l’assurance de Goku, Trunks est un héros faillible, traumatisé, en proie aux doutes et la peur.  Toriyama n’hésite pas à interrompre la course contre les monstres pour explorer l’ampleur de la psyché d’un garçon qui ne côtoie que mort et destruction depuis sa naissance.

Et là, on repense très fort à nos Xmen. A ce Trunks qui nous évoque très fort Rachel Summers, un personnage qui en voulant réparer le cours du temps est à l’origine de ce qu’il voulait éviter. Aux entraînements incessants de Goku/Vegeta qui rappellent ceux de la salle des dangers où tout, du plus dramatique au plus comique, pouvait arriver. A ce vilain émule d’Apocalypse qui jugeant les humains indignes de survivre décident de les éradiquer pour une utopie monstrueuse.   A l’évolution de Vegeta ancien psychopathe devenu raisonnable et canalisable faisant désormais office de mentor pour de jeunes sayens. Avoir pu transformer le Wolverine de la série en un individu posé et repenti n’est pas la moindre des gageures d’une série qui avait tout à jouer la sécurité et le fan-service.

Oui, il y a du fan service présent et un peu répétitif  notamment dans les moments humoristiques invariablement basé sur l’attrait de la nourriture. Mais l’humour de Toriyama, a toujours été basé sur du comique de répétition, et les gags souvent hilarants sont désormais mieux adaptés à la dramaturgie à l’inverse souvent navrant de la saga Boo.

Les intrigues enfin débarrassés de chargement de Ki interminables sont plus rapides, plus nerveuses, souvent surprenantes puisque Goku et Vegeta devront prendre la fuite par trois fois face à des  adversaires redoutables dont la mise en scène rappelle parfois le légendaire duel entre Ikki du Phénix et Shaka de la Vierge dans St Seiya. Les transformations en sayens sont remarquablement bien dosées, jamais gratuites.  La version Blue est même justifiée bien que pour le moment, elle ne brille pas par son originalité.

Trunks découvre une C18 amicale et mère de famille, loin de la version psychopathe de sa temporalité.
(C) Toei Animation

Et enfin ces délicieux fill-in  entre deux events dramatiques où l’on voit nos héros dans leur intimité : une partie de baseball qui tourne au vinaigre, ça ne vous rappelle pas une célèbre équipe de mutants ? Des histoires féeriques ?  Toriyama a compris qu’il était désormais  inutile de faire figurer Gohan, Piccolo ou Yamcha pendant les combats, le niveau de Goku étant désormais inégalable, l’auteur comme les personnages secondaires l’acceptent.

Ils occupent de ce fait la vedette lors de petites histoires où ces personnages attachants le sont encore plus : Yamcha qui s’improvise capitaine de baseball pour retrouver son honneur de guerrier perdu, C-18 fait du shopping entre filles, Piccolo découvre les joies du pouponnage et Videl le temps d’une étrange histoire,  livre un vibrant plaidoyer pour la confiance conjugale. Le plaisir de Toriyama de retrouver son univers est contagieux !

De l'humour et de la tendresse entre deux catastrophes.

De l’humour et de la tendresse entre deux catastrophes
(C) Toei Animation
Source Jeuxvideocom 

Tous ces fill-ins sont plus inspirés les uns que les autres : Goku pour avoir un emploi respectable travaille comme agent de sécurité en plus de son activité agricole, Krillin est flic, on a droit à un crossover avec Dr Slump, et un épisode savoureux où tout le casting s’engueule devant le dragon au moment de réaliser un voeu. Autrement dit, Toriyama sort de sa zone de sécurité, complète les blancs de ces histoires initiales pour en raconter d’autres. La palme étant décernée à Bulma, qui devient ici un personnage de premier plan, une sorte de Reed Richards indispensable pour son intelligence et sa vision des choses.  Quel dommage que Chichi soit toujours cantonnée à la marâtre de service.

L’animation est certes en deça de l’Attaque des Titans  ou One Punch Man. Mais n’oublions pas qu’il s’agit pour les animateurs de Dragonball Super de produire un épisode par semaine pour 128 épisodes (!) contre douze par an pour les deux animés précités !

On pourra déplorer que certaines musiques ne sont pas à la hauteur de celles légendaires de la série classique. Mais elles restent de bons niveaux, loin de la bouillie sonore des jeux vidéos. Le doublage des acteurs japonais est excellent.  Les génériques d’ouverture et de clôture, hélas, sont assez pathétiques.

Avec cette saga de Black Goku, Toriyama livre un presque sans faute un peu agaçant. Car les groupes de réseaux sociaux rengorgent de fans de Dragonball qui semblent focalisés sur cette saga qui obstrue l’impressionnante richesse de mangas moins populaires. Mais tel est le pouvoir de Goku, rappelez-vous : être capable de rallier à lui, ses adversaires les plus résolus et les attirer dans son univers si riche et chaleureux !

La série sait revisiter ses instants culte sans déshonneur et avec humour

La série sait revisiter ses instants culte sans déshonneur et avec humour
(C) Toei Animation
Source Knowyourmeme 

—–
Et si la saga Black Goku était la meilleure chose qui soit arrivée à Dragonball depuis….celle des cyborgs ? Un genkidama à découvrir chez Bruce Lit

La BO du jour : de sombres jours nous attendent…

64 comments

  • Présence  

    À quoi bon se justifier ? – Mais tu n’as pas à le faire, nous sommes entre geeks ici, on te comprend. :)

    La fin de Saint Seiya, X-files : ça fait plaisir de lire une remarque honnête et pertinente. Effectivement certaines séries devenues cultes ne présentait pas un niveau de qualité constant au fil de leurs épisodes, et il y a souvent eu une bonne raison à leur arrêt.

    J’ai bien aimé la manière dont tu arrives à faire la part des choses entre le plaisir bien compréhensible de retrouver des éléments familiers qui ont contribué à ton investissement émotionnel dans la série, et les qualités de la sage Black Goku qui justifient son existence, et son appréciation pour elle-même.

  • Eddy Vanleffe  

    ma « geekitude » je l’ai toujours vécu à l’ombre des gros gros trucs…
    X-Files, Saint Seya, DBZ….
    je l’es ai à peine regardé à l’époque….
    je suis du coup assez imperméable à leur effet nostalgique.

    mon manga préféré? Maison Ikkoku. mon argument massue pour celui qui me parlerait de perversion, de violences, de tentacules, d’écriture automatique ou d’exaltation de la puissance virile…

    • Bruce lit  

      @Eddy : Je ne connais pas ce manga Eddy. Il faudrait nous en parler.
      @Matt : la série étant en streaming un peu partout je ne dépense quasiment rien. Elle reste effectivement très controversée sans juste milieu entre adorateurs et détracteurs.
      Pour l’instant la suite est également très bonne avec une modification profonde du statu quo de Goku.

      • Eddy Vanleffe  

        Avec le dernier article que tu m’as demandé, je crains que tu n’ais ouvert la boite de pandore…

        • Eddy Vanleffe  

          Oh et puis j’ai fait « connard de puriste », Maison Ikkoku, c’est Juliette je t’aime!

          • Bruce lit  

            Ah, oui c’etait rigolo, ça j’aimais bien, surtout « Stéphan » le squatteur.

            @Matt : disons que Dragonball succèdent aux Xmen Madhouse durant ma pause déjeuner. C’est très agréable. Là je viens de voir le retour de C-17 qui est remarquablement bien géré avec un vibrant plaidoyer pour la défense de l’environnement.

          • Matt  

            Ouais mais si la série continue éternellement, tu seras donc monopolisé le restant de ta vie par UNE série unique. Comme tous ceux qui suivent One Piece ou Naruto depuis 15 ans. Je sais pas comment ils font pour ne pas en avoir marre et se libérer de tout ça pour aller regarder autre chose. C’est vraiment ce que je veux éviter moi. J’ai pas le temps pour ça. J’ai plein de films, d’animes plus courts à regarder, etc.

      • Matt  

        Ah mais moi je veux bien croire qu’il y a des qualités dedans mais disons que je suis passé à autre chose quoi. Je n’aime pas les séries sans fin.
        Et tu dépenses quand même du temps^^

  • Matt  

    Ben moi désolé mais ça ne m’intéresse pas du tout. La raison ? DBZ c’est une partie de mon enfance alors j’y suis toujours attaché par nostalgie et j’apprécie toujours de revoir les épisodes que j’ai connus gamin. Mais après objectivement c’est loin d’être la meilleure série du monde et je n’éprouve pas vraiment d’intérêt à la voir continuer indéfiniment. La magie n’est plus là. J’ai apprécié le film « battle of gods » parce que ça proposait une sorte de fin. Je ne tiens pas à ce que ça continue, j’ai d’autres choses à voir et j’ai déjà dit que les séries interminables, ça me gonflait.
    Donc je ne verrais surement pas cette suite. Mais bon tant mieux si tu y trouves ce que tu aimes dedans^^

  • Matt & Maticien  

    Une belle journée qui commence avec cette belle découverte et l’envie au contraire de Matt de replonger avec délice dans cette enfance. L’analyse est très claire et en plus il y a une photo de C18 ! Comment ça elle est mariée et a des enfants ? Elle m’a rien dit ;)

  • Jyrille  

    « il serait temps que notre siècle fabrique de nouvelles icônes populaires » : tout à fait d’accord. A part Harry Potter, je ne vois pas d’autre nouvelle vraie icône… Mais il faut peut-être les chercher chez les plus petits, comme Pyjamask qui fait un carton partout dans le monde.

    Pour le reste je suis totalement étranger à l’univers de DB et DBZ, je n’ai lu que les 15 premiers tomes, au moment où C-18 débarque avec un autre cyborg. Après, tous ces combats me fatiguent. Par contre, que l’on tue Bulma, je trouve ça insupportable ! J’adore ce perso.

    Je ne pense jamais sauter le pas de regarder tous ces animes, mais je comprends tout à fait l’attachement à ces personnages. Merci de me faire découvrir des oeuvres dont je n’aurai jamais imaginé l’existence.

    La BO : superbe. Avec mon dernier groupe, on la reprenait, et c’était pas mal. Malheureusement je n’ai aucun enregistrement pour en attester :-(

    • Bruce lit  

      Bulma est morte doublement cette année avec sa doubleuse japonaise historique à 57 ans.

      Soundgarden : L’album est superunknown est excellent. Mais quand tu écoutes les démos du groupe c’est juste horrible. Le producteur avait fait un sacré boulot. Sur scène c’était par contre très moyen.

      • Jyrille  

        En studio je les aime beaucoup. Même le Badmotorfinger et le Upside machin sont bons. J’ai quelques titres live sur un cd bonus de Badmotorfinger qui a un titre en forme de palindrome (Satanoscillatemymetallicsonatas), ça le fait. Mais je ne les ai jamais vus. Cette musique est fascinante car extrêmement complexe et réfléchie, et cela ne transparaît pas de suite. C’est peut-être pour ça que les démos ne sonnent pas : la musique de Soundgarden est très ambitieuse. J’ai mis du temps à vraiment les apprécier.

        • Bruce lit  

          Upside down est le disque typique des 90′s 4 bonnes chansons au début et 3 à la fin. Au milieu 6 faces B….

          • Jyrille  

            Ah ah ah c’est pas faux…

          • Bruce lit  

            Le Outside de Bowie en est l’illustration absolue.

          • Jyrille  

            Oui, trop long ce Bowie. Lui-même disait qu’il s’en était fait une version de 50 minutes et que ça collait mieux. Moi il n’y a qu’un titre de l’album qui me gêne, un peu soûlant, c’est A Small Plot of Land.

            https://www.youtube.com/watch?v=Okg1UBdyvow

          • Bruce lit  

            J’ai la version remaster de bowie avec au dos la liste des titres qu’il a approuvé. La même que la mienne. Confirmation que ce n’était qu’un copieur…

          • Jyrille  

            Une version remaster ? Je ne suis pas au courant. Pourrais-tu me filer cette liste de titres stp ?

          • Bruce lit  

            @Cyrille : il s’agit de versions allant de Outside jusque Reality en vinyl Replica avec Bonus, live et demo que j’ai choppé un jour à la FNAC et bien entendu épuisée.
            Pour outside , la track list de Bowie est :
            Leon takes us outside
            Outside
            The Heart filthy lesson
            A small Plot
            Hallo SpaceBoy
            The Motel
            I Have not been to oxford town
            The VOyeur of utter destruction
            We prick you
            Im Deranged

            @Tornado : je ne crois pas me souvenir que tu aimes bcp le rock industriel, si ?

          • Tornado  

            Non, c’est vrai, je n’aime pas tellement ça.
            Nos discussions m’ont amené à réfléchir sur mes goûts en matière de musique. Je n’aime pas intellectualiser la musique, ni même l’analyser. Raison pour laquelle je n’accorde aucun intérêt au style, à l’intention, à l’attitude ou aux points de repères (commercial/variété/garage/contestataire, etc.).
            Je crois que l’ai tellement fait avec les arts plastiques, que je m’interdis inconsciemment de le faire avec la musique, qui reste avant tout pour moi un plaisir immédiat et purement sensuel. Du coup j’accepte parfaitement qu’une oeuvre d’arts plastiques ne soit pas agréable à l’oeil car c’est le concept créatif qui compte. Inversement, je n’accepte pas que ça ne plaise pas à mon oreille. Résultat : Tout ce qui m’agresse les tympans est banni.

          • Matt  

            @Tornado : Et comment tu fais pour reconnaître les génies universels dans la musique alors ? J’appréhende la musique un peu comme toi et moi je peux pas justement reconnaître les « grands ». Si ça me casse les oreilles, j’en ai rien à foutre qu’ils soient soi-disant grands, c’est banni aussi. Peu importe l’influence qu’ils ont eu sur l’évolution des courants machins et tout. ça ne veut pas dire que je minimise l’importance de leur existence, mais qu’on vienne me faire des sermons parce que je vais préférer un Fats Domino aux Beatles, ça m’agace^^ Chacun son truc hein et puis zut.
            En fait de base ce besoin de hiérarchiser ça me plaît pas. Parce que dans les faits, même si certains sont des génies plus importants que d’autres (même dans les arts plastiques), je ne vois pas pourquoi cela devrait changer ce qu’on en pense personnellement avec nos goûts. Picasso est important ? Oui ok je suis d’accord. Mais ai-je des goûts de chiottes si j’aime pas et que je lui préfère John Buscema ? Ben non, allez vous faire pendre !^^
            Ce n’est pas l’intellectualisation qui dicte tes goûts normalement. Même si ça peut permettre de reconnaître l’importance de l’influence de certains en effet.

          • Tornado  

            Le fait que je ne tienne pas compte des dessous créatifs d’un album ou d’une chanson ne m’empêche pas d’apprécier le talent ou les aptitudes d’un musicien. Ayant moi-même été musicien amateur, j’écoute beaucoup chaque instrument et j’apprécie certains musiciens en particulier pour leurs performances.
            Ce plaisir est complètement indépendant du style de musique, et je peux pêle-mêle apprécier un titre de jazz, de rock, de soul, de disco ou de variété kitsch sans chercher à l’analyser pour sa valeur artistique. Car il y a des bons musiciens partout.
            Par exemple, Nile Rodgers a été le guitariste (et le compositeur) des groupes Chic et Sister Sledge dans les années 70. Deux groupes de disco. C’est un musicien que j’adore. Récemment, il a été invité sur un album de Daft Punk et son jeu est immédiatement reconnaissable. C’est un très grand musicien et, pourtant, d’un certain point de vue, il n’a jamais fait autre chose que de la variété !

  • Tornado  

    « Outside » de Bowie : J’aime 3 titres. Le reste, j’y suis jamais arrivé malgré de multiples tentatives.

    L’un d’entre vous sait-il pourquoi la plupart des albums des 90′s se terminait par un titre de 15 mn avec 12 mn de silence au milieu et une reprise de 50 sc à la fin ?

    • Bruce lit  

      La mode fut lancée avec Endless Nameless sur le Nevermind de Nirvana. Il s’agissait de renouer avec la plage fantome depuis The End sur Abbey Road des Beatles. On trouve ainsi une chanson cachée de….Charles Manson sur The Spaghetti Incident des Guns. Une manière de faire chier les maisons de disques. Au delà de ça si l’on prend les disques de Korn, Nirvana, Manson ou NIn c’est aussi une manière de jouer avec le format voire de gonfler artificiellement la durée du disque de 40 minutes à 75….

  • Tornado  

    OK, je me doutais un peu que c’était pour ce genre de raison mais je n’avais jamais pensé à demander.
    Avouons que, très souvent, c’était ultra relou (aucun contre-exemple de réussite en tête). Surtout si tu copiais le morceau sur une checklist !

  • Eddy Vanleffe  

    Hello! ^^

    Bon je vois que j’ai beaucoup de lacunes musicalement parlant…

    Par contre le fait d’intellectualiser, d’analyser et de chercher à comprendre le pourquoi du comment de nos goûts, ben j’ai envie de dire qu’on fait que ça à longueur d’articles, non?
    mon père m’a légués les disques de DEUX groupes en partant: les Beatles et les chats sauvages.
    pourtant si je ne caches pas une certaine tendresse pour les matous de Saint Tropez, j’ai rapidement réalisé le « truc » des premiers.
    c’est d’abord insticntif.
    ensuite s’y greffe, quoi qu’on puisse y penser, un aspect socio culturel… un gars au lycée me Parle de la chanson Leaving Home à deux voix représentant les parents, l’autre une fugueuse. je réécoute et je redécouvre. l’intention d’une chanson peut compléter une expérience qui sera de toute manière insticntive.
    J’ai une amie qui n’écoute que de la musique « zumba-latino-dance » parce que c’est agréable à l’écoute. l’artiste derrière ce type de musique disparaît complètement et tout le monde se contrefout de qui fait quoi, qui chante. la seule chose qui importe au final, c’est le plaisir qu’on prend.
    Mais, beaucoup de gens cherchent à savoir et surtout à classer leurs goûts. si on obtient consensus, on élèvera artificiellement la valeur de la dite chose.
    Les Beatles adoraient Elvis, Smokey Robinson,( l’ensemble de la motown d’ailleurs), Chuck Berry, Little Richard et Buddy Holly et je crois Fats Domino. puis l’écoute de Bob Dylan modifia sensiblement leur façon d’écrire.
    Tout ça fait partie d’une frise dont le parcours ressemble sans doute à un rythme cardiaque, l’importance de certains se faisant par à-coups. La dévotion du public est une sorte de besoin primaire de s’attacher à un quelques chose d’abstrait mais quand même palpable.

    • Matt  

      Oui tu as raison. Mais Tornado et moi on dit qu’on n’intellectualise pas la musique^^ Même si en effet, on le fait pour les BD, films, etc.
      En ce qui me concerne, je peux reconnaître l’originalité d’un style de dessin même s’il ne me plaît pas, ou reconnaître qu’il évoque quelque chose (je n’aime pas Richard Corben mais je suis obligé de dire que son dessin est malsain et convient à certains récits d’horreur) Une musique qui me casse les oreilles, je ne peux pas reconnaître quoi que ce soit dedans. ça me déplait, c’est tout. Un dessin ne fait pas « mal » aux yeux^^ Au pire on n’aime pas mais on peut analyser. Une musique déplaisante peut vraiment me casser les oreilles. Donc je suis ok pour reconnaître leur importance si on me fait un cours sur l’histoire de la musique, mais je n’y verrais jamais quelque chose d’intéressant à analyser, ça va juste me faire fuir. Et ça m’a toujours agacé lorsque des gens brandissant leurs groupes favoris m’ont fait la leçon sur ce qu’est la « vraie » musique.

      • Jyrille  

        Oh si, beaucoup de dessins me font mal aux yeux…

        • Matt  

          Littéralement ? C’est embêtant ça…

        • Eddy Vanleffe  

          pour ma part j’essaie de mettre tous mes sens au même plan.: les arts visuels, auditifs, la cuisine et j’aime toucher les sculptures (ce qui n’est pas toujours permis)

          je vais porter mon attention sur tout un tas de trucs qui sont important pour moi comme l’impact immédiat, l’intention, la boulot, l’originalité et quand même le confort d’avoir des repères connus que j’aime bien.
          Tout ça se mélange au gré de mes humeurs.
          j’essaie parfois d’être « ouvert »‘ parfois non…
          C’est un peu le bordel à verbaliser en fait…
          C’était pour dire que la musique qui ne me dit rien, il m’arrive de faire un effort pour « tester » . je considérais que Tuxedo Moon, c’était du bruit. j’ai assez bien aimé par la suite l’album Incubus avant de me dire que Basta! c’est pas ma came.
          j’ essaie de passer outre la réaction purement physique… enfin, pas toujours…

          • Matt  

            Ben voilà moi l’intention, la boulot, l’originalité dans le musique, ça joue pas^^ ça peut paraître sévère mais bon…je ne vais pas dire que c’est de la merde non plus, juste que c’est pas ma came. Pour moi si c’est déplaisant, c’est pas le fait de réfléchir qui va y rendre plus plaisant^^
            Un film ou une BD peut être déplaisant volontairement pour mettre mal à l’aise si c’est le but de l’histoire. Une musique qui met mal à l’aise…euh…à la limite dans un film je peux apprécier davantage si ça contribue à l’ambiance. Mais à écouter comme ça tout seul, non.

          • Jyrille  

            Mattie, tout ne s’appréhende pas de la même façon. Ce qui me gêne dans ton discours, c’est que tu refuses dès que ce n’est pas plaisant. Certaines oeuvres, que ce soit du théâtre, de la peinture, du dessin ou de la musique, demandent un effort, requièrent parfois un apprentissage. Il est impossible d’aimer Zappa sans un minimum de formation (pour cet artiste, c’est un pote qui m’a fait une compile pour me faire entrer dans son univers). Pareil pour Joy Division, je n’ai pas apprécié immédiatement, mais j’ai un peu persévérer et après j’ai vu la lumière (ce qui est paradoxal pour ce groupe souvent traité comme l’un des plus déprimants au monde). Et c’est la même chose pour le jazz ou Sfar.

            De même, je n’aimais ni New Order ni Noir Désir ni Depeche Mode, mais pourtant, des années après (deux, cinq ou dix), je ne pouvais plus me passer de ces groupes. Il y a une réflexion, une évolution, qui fait que l’on peut être prêt pour certaines choses à un moment donné. Et ce n’est pas parce que The Cure et Joy Division sont considérés comme déprimants qu’ils le sont : au contraire, les écouter me procure toujours de la joie, du bien-être. En dessin c’est pareil, il faut passer outre afin d’apprécier des traits moins harmonieux.

            Tout ça pour dire que rien ne s’acquiert facilement, on ne peut pas comprendre et appréhender toute la beauté (surtout celle qui n’est pas immédiate) sans un minimum d’effort. C’est ardu, c’est long, mais ça vaut le coup.

          • Matt  

            Bah oui mais non, je ne suis pas d’accord. Faire un effort pour apprécier ce qu’on perçoit comme du bruit ? Je suis désolé mais fais moi écouter du death metal avec des mecs qui hurlent et vomissent, et je me casse. c’est trop violent et déplaisant pour moi. Je ne vois pas pourquoi je m’infligerais ça. On ne peut pas forcer les gens à rentrer dans un moule pour qu’ils pensent comme tout le monde en leur bourrant le crâne d’une musique qui n’est pas leur truc.

            Pour moi c’est différent des BD, des films, etc. Car une BD, il n’y a pas que le dessin. On peut faire un effort malgré le dessin pour suivre le scénario et constater par exemple que le dessin au final contribue à l’ambiance.
            Mais une peinture en effet, vu qu’il n’y a pas d’histoire, si je n’aime pas, ben c’est pareil , je vois pas pourquoi je devrais lire des bouquins pour « apprendre à aimer ». Mais là encore un dessin ne fout pas des maux de tête même quand on ne l’apprécie pas, donc je peux analyser même sans apprécier. Une musique qui m’agresse, je refuse.
            Moi ce qui me gêne dans ton discours c’est l’idée qu’on puisse tous penser pareil et trouver du bon partout avec des efforts. Mais je ne vois pas pourquoi il faudrait qu’on ait tous le même avis ou qu’on apprécie tout ce qui existe. Il y a déjà assez de variété, on n’a pas le temps de tout essayer alors dans le domaine du plaisir immédiat qu’est la musique pour moi, je ne vois pas l’intérêt de me torturer pour finalement « m’habituer » au bruit^^

            Après si tu imagines que j’écoute 10 secondes d’une chanson et que je boycotte direct un artiste, je te rassure que quand même en général j’essaie divers titres^^ Mais non, pour moi il n’y a pas à intellectualiser pour faire l’effort d’aimer la musique. Comme pour la bouffe. On mange parfois des trucs pas bons parce qu’on n’a pas le choix et que bouffer de la langouste tous les jours serait trop cher^^, mais ça veut pas dire qu’on va tout aimer. Ni qu’il faut faire un plus gros effort quand il s’agit d’un truc que tout le monde aime (genre il faut faire comme tous le monde absolument ?)
            Ben la musique c’est pas un truc obligatoire comme la bouffe, donc je ne m’impose pas des séances de torture^^ C’est censé faire passer un bon moment (je n’écoute pas de la musique pour me sentir mal…alors que je peux apprécier un film ou une BD avec une histoire qui met mal à l’aise)

          • Matt  

            Je n’accorde tout simplement pas la même importance à la musique qu’au cinéma ou à la BD dans ma vie. Pour moi c’est un plaisir quasi immédiat et pas un truc qui requiert des efforts.
            On a tous nos préférences je pense. Tornado pond des articles analytiques profonds sur des vieux films et Bruce répond « beuh…c’est kitsch et en noir et blanc » Là aussi ça pourrait agacer si on n’acceptait pas que tout le monde ne prend pas toute forme d’art avec le même sérieux et/ou amour.^^

          • Eddy Vanleffe  

            Sans vouloir te convertir à quoi que ce soit ou vouloir égrener un débat qui de toute façon aboutira à : On est tous différents et on a bien raison de l’être. je voudrais te conseiller deux ou trois petits trucs:

            The Stranglers: Waltzinblack
            Simple Minds Theme for great cities.
            Trisomie 21: la fête triste
            King Diamond: Abigail.
            ce sont des chansons dans lesquelles sans distorsion ou son extrêmes disséminent des sentiments très bizarres et quand j’étais jeune, je n’aimais pas les entendre dans le noir.
            le dernier est un album de metal concept sur une histoire d’horreur. certains le trouve complètement kitsch, d’autre lui trouvent une saveur malsaine…

          • Matt  

            Ok j’écouterai ça.
            Et mon but n’était pas de débattre. J’explique juste comment je perçois la musique. C’est vous que ça semble déranger^^ J’ai l’oreille fragile moi, j’aime bien le calme et je déteste m’infliger des sons déplaisants quand je veux passer un bon moment.
            Déjà que malgré mon appréciation des films d’horreur ça peut parfois me saouler les excès de cris hystériques et l’utilisation abusive de « musiques stridentes qui font peur ».

          • Eddy Vanleffe  

            point du tout! :)

            je suis curieux de connaitre ton opinion sur ces chansons clairement composées avec des intentions pas forcément agréables.
            cela marche-t-il sur toi?

            ou pas…

            je pense plus partage que débat là…

          • Matt  

            Bon ok jouons le jeu.

            The Stranglers: Waltzinblack : ça va. J’écouterai pas ça en boucle mais pour avoir connu des musiques 16 bits sur de vieilles consoles, ça me rappelle un peu ça ces sonorités. Et j’arrivais bien à les trouver cool ces musiques. Bon je sors peut être un blasphème en comparant ce groupe à de vieilles musiques de consoles mais tant pis^^ Les ricanements c’est un peu too much quand même. ça devient chiant. Dans un film ou un jeu pourquoi pas…mais à l’écoute seule je n’en redemanderai pas^^

            Simple Minds THEME FOR GREAT CITIES : mouaif. C’est lassant au bout d’1min. ça devient un peu mieux à 1m40. Et puis c’est re-chiant à 3min. Merde ça dure 5min ? ça n’écorche pas les oreilles mais j’avais envie d’arrêter avant la fin^^

            Trisomie 21 – la fête triste : c’est plus répétitif et ennuyeux que désagréable.

            King Diamond – Abigail : c’est quoi cette voix suraiguë ? Attends je ramasse mes tympans. Euh…désolé, j’accroche pas.

            Bon ben désolé mais bof quand même au final^^ C’est pas les pires trucs que j’ai entendus mais ça ne me fait pas d’effet, pas de plaisir, pas de frisson. Juste l’ennui et éventuellement l’idée que dans une musique d’ambiance de film ça passerait (ouh, l’insulte ! Nan, c’est pas une insulte pour moi mais bref…)

            Au moins c’est pas du Gorgoroth (eux je supporte la musique si je baisse le volume mais dès qu’ils ouvrent la bouche, j’suis parti)

          • Bruce lit  

            @Matt : composé totalement sous héroïne, avec des phénomènes paranormaux (studio qui brûle, enregistrements qui se déclenchent seuls, voix qui apparaissent et disparaissent des bandes), Waltzinblack est un morceau qui introduit un concept délirant des Étrangleurs sous fond de théories du complot. Les Aliens ont créé notre civilisation et viennent demander des comptes de retour sur terre. Le résultat sont les moqueries des petits gris dans un album très très très malsain.
            Men in Black et X-Files doivent clairement payer leur tribut à ce disque aussi génial que difficile d’accès (je l’ai détesté pendant 1 an avant de me rendre compte que j’étais accro).

          • Matt  

            Et je précise que je déteste viscéralement les magasins qui mettent de la musique à fond, les pubs et les boites qui font cracher leur sono au point qu’on ne peut plus s’entendre. Pour moi c’est complètement dingue de vivre là dedans avec le son aussi fort. Même de la bonne musique devient insupportable dans ces conditions.

          • Matt  

            @Bruce : Bon on ne va pas encore débattre mais ça sort d’où cette histoire d’aliens ? T’es allé lire un truc dessus pour comprendre ça, non ?
            La musique seule ne te dit rien de tout ça. Tu connais ma position par rapport à ça^^ S’il faut aller lire un truc pour se dire « aaah ça parle de théorie du complot, rolàlà c’est profond et satirique, je suis con de ne pas avoir aimé » ben…pas d’accord. C’est comme si je te montrais un dessin d’un point noir sur fond blanc. Tu vas me dire « bon et alors ? » Et là je t’explique que ça représente l’insignifiance de l’être humain minuscule face à l’immensité de l’univers. Tu te dirais « woah la classe, c’est le meilleur dessin que j’ai vu » ?^^ (oui je caricature, mais c’est pour expliquer)

          • Bruce lit  

            Je me marre, car on a depuis longtemps quitté le domaine de Dragonball pour partir complètement ailleurs !
            L’histoire d’Aliens est expliqué au dos de la pochette puis dans les paroles. Les conditions d’enregistrement sont elles racontées dans le livret du disque et la biographie autorisée du groupe. Tout cela forme un tout cohérent entre le fond et la forme chère à Tornado.

          • Matt  

            @Bruce : Des paroles ? Ou ça ? Y’a zéro paroles. Et puis non la pochette et les biographies, c’est pas de la fucking musique god dammit ! (je rigole, je rigole^^) C’est comme dire qu’il faut lire la biographie de Bendis pour apprécier son Alias. Pas d’accord ! Enfin tant mieux si ça te fait aimer, mais moi la musique c’est juste de l’audio. Rien à faire de ce qui gravite autour.
            Dragon Ball ? C’est quoi ça ?

          • Jyrille  

            Mattie, premièrement, je n’ai jamais dit que c’était pour faire comme tout le monde : au contraire, la musique qui te fait fuir le fait aussi pour la plupart des gens, et ils ne feront aucun effort pour apprécier. Par contre oui, je pense que l’on peut presque tout apprécier ou au moins appréhender en y mettant des efforts. Je ne force rien ni personne, je t’explique simplement que même si au final tu n’apprécies pas tel ou tel truc – et c’est mon deuxièmement -, l’effort que tu y auras mis aura été bénéfique car tu auras sans doute pu appréhender différemment, voir quelque chose que tu n’imaginais pas, ou simplement commencer à comprendre quelque chose qui n’est pas évident au bout de quelques écoutes ou lectures. Et ça, ça s’appelle l’ouverture d’esprit. En aucun cas c’est un appel à ce que nous pensions tous de la même façon : c’est plutôt un plaidoyer pour s’ouvrir à d’autres horizons et pouvoir les appréhender sans jugement hâtif ni préjugé. J’ai essayé certains disques, ça ne passera jamais, mais au moins je pense que je sais pourquoi certaines personnes les apprécient, et tant mieux pour eux, tant pis pour moi.

          • Matt  

            « l’effort que tu y auras mis aura été bénéfique car tu auras sans doute pu appréhender différemment, voir quelque chose que tu n’imaginais pas, ou simplement commencer à comprendre quelque chose qui n’est pas évident au bout de quelques écoutes ou lectures. Et ça, ça s’appelle l’ouverture d’esprit »

            Bon…ça va durer des siècles cette discussion. Je l’ai dit, ça ne me passionne pas pour que j’y mette autant d’efforts. Reproche le moi si tu veux mais je ne suis pas certain que tu fasses des tonnes d’efforts dans tous les domaines non plus. C’est juste pas possible, on passerait notre vie à tester des choses (ce qui serait mieux que d’y passer la moitié du temps à bosser pour gagner notre croute certes, mais hélas c’est pas possible^^)
            As-tu toi-même fait plein d’effort avec les BD franco belges dont j’ai parlé et qui te font fuir avec leur style de dessin trop mainstream et communément « beau » ? Est-ce que je t’ai dit que tu manquais d’ouverture d’esprit en rejetant un certain classicisme qui fait partie de la culture populaire ou que tu méprisais le divertissement populaire « pas assez intello » ?
            J’essaie de comprendre pourquoi ça vous intéresse ou non, mais je ne viens pas dire à Bruce non plus qu’il manque d’ouverture d’esprit en rejetant les films pour cause d’absence de couleurs. Et qu’il devrait se forcer à en voir plein. Pourtant en un sens c’est très réducteur de résumer un film à une limitation technique. M’enfin voilà on n’a pas tous l’envie, le temps d’y consacrer plein d’efforts.

            « pouvoir les appréhender sans jugement hâtif ni préjugé »

            Mais le truc c’est que j’ai jamais dit que telle ou telle musique c’est de la merde en barre. Je ne porte donc pas de jugement hâtif. Je dis que c’est trop déplaisant à mon oreille et que je ne suis pas assez à fond là dedans pour vouloir m’infliger des sessions d’écoute de titres qui me font mal au crâne.
            Alors tu peux me reprocher plein de trucs : que je suis inculte en musique, que je suis feignant, mais pas que je méprise quoi que ce soit avec de sales jugements. C’est juste que c’est pas mon domaine.

            Et sérieusement c’est très déplaisant pour moi le bruit. De manière globale tu écoutes combien de chansons par semaine par exemple ? Moi je peux rester un mois sans écouter de musique sans me forcer (ou alors ce sera via un film), je ne suis de base pas hyper attiré par la chose non plus. Même si j’adore certaines musiques, je suis loin de les écouter très souvent.

          • Jyrille  

            Oui, Mattie, j’ai lu plein de bds mainstreams, j’en lis encore si j’ai l’occasion, et je ne pense pas être condescendant en disant que le dessin « beau » ne me plaît pas. Oui, j’ai fait des efforts… Non, je ne dis pas que tu manques d’ouverture d’esprit, j’essaie de te faire comprendre un truc que tu ne comprends pas : pourquoi on s’inflige telle ou telle musique. Je n’ai jamais dit que tu étais inculte en musique (et franchement, je m’en fous, tu as le droit, moi je suis inculte en plein de trucs, même en musique), je tente de t’expliquer ce que je ressens par rapport à tes propres questionnements, et remettre les choses dans l’ordre : tout ça, tous ces disques, toutes ces musiques, ça ne s’est pas fait immédiatement, cela a pris des années. Des dizaines d’années.

            Personnellement, je tombe malade si je n’écoute pas au moins un disque par jour. C’est vital.

          • Matt  

            « Non, je ne dis pas que tu manques d’ouverture d’esprit »
            Béh…t’as eu l’air condescendant pour le coup en me sortant « ça s’appelle l’ouverture d’esprit de faire des efforts »
            Ahem…
            Mais t’aimes pas la condescendance alors on va dire que c’était pas ton intention et on va pas se quereller.

            « j’essaie de te faire comprendre un truc que tu ne comprends pas : pourquoi on s’inflige telle ou telle musique. »

            Ah mais je comprends pourquoi VOUS le faîtes. Mais je sais aussi pourquoi je ne le fais pas^^ C’est pas ma passion et j’écoute de la musique occasionnellement quand j’ai envie d’entendre un truc que j’aime bien. Je reste tout de même curieux et je vais écouter plein de trucs variés (en un sens, je ne me braque pas sur des groupes connus donc je reste un minimum ouvert) mais en effet, compte tenu du temps que je consacre à la musique, j’ai pas le temps d’essayer de tout aimer. Déjà j’aurais jamais le temps de tout écouter ce qui existe en une vie alors pourquoi passer du temps sur ce qui déplait à la première, deuxième, troisième écoute ? S’il faut l’écouter 100 fois et attendre 1 an avant d’aimer, ben non j’ai pas la passion ni la patience pour ça dans ce domaine.
            Et vu que je ne critique aucun artiste et que je parle juste de ce que la musique représente pour moi, je ne saisis même pas pourquoi tu prends tout cela tant à cœur. Je n’ai insulté aucun artiste^^

  • Tornado  

    Effectivement j’ai encore un avis différent, par rapport à Matt et Cyrille, en tout cas.
    Je suis parfaitement d’accord avec Cyrille quand il dit que certaines oeuvres méritent un effort afin de les comprendre et, par extension, de les apprécier. Ayant étudié l’histoire de l’art, je suis bien placé pour acquiescer.
    De la même manière, il m’a fallu moi aussi du temps et des efforts pour apprécier certains albums de Frank Zappa. J’ai fini par en aimer certains. D’autres, je n’ai jamais pu. Et je n’ai jamais tout écouté tellement il y a d’albums.
    Avant de devenir très fan de Soft Machine, il a également fallu de l’abnégation. Je n’ai pas aimé Lou Reed et David Bowie dès la première écoute. Idem pour le jazz en général et le jazz rock en particulier (ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres).

    Maintenant, il y a un élément qui me gène durablement avec les musicologues, c’est la doctrine du « musicalement correct » et de la « rock attitude ». Le truc qui veut que c’est de la merde (je caricature à peine) si ça sonne pas comme ça, si le mec il est pas comme ci, et si c’est trop agréable à l’oreille, sous-entendu que ce n’est pas assez authentique.
    Comme je le dis souvent, la plupart de mes meilleurs amis pensent comme ça et ils m’exaspèrent. Un de mes plus vieux potes, que je connais depuis le lycée, celui-là même avec qui j’ai commencé à jouer de la musique, avec qui on s’entendait pourtant si bien musicalement (je jouais de la batterie et lui de la guitare), a choisi cette direction de puriste. Il m’exaspère à toujours dire que tel musicien est « respectable » (avec le sourire néanmoins) (et moi aussi j’ai le sourire quand je dis qu’il m’exaspère parce que je l’aime), lorsque le dit-musicien respecte la doctrine relevée plus haut.

    Aujourd’hui que je suis un adulte bien mur, alors que j’écoute toujours autant de musique, que je suis toujours aussi abondamment curieux, je m’aperçois que j’aime écouter de la musique honnie par les tenants de la doctrine du musicalement correct. Tant que j’écoute du rock ou du jazz (et j’en écoute beaucoup), tout va bien. Mais dès que j’écoute des trucs qui sortent des clous, comme du rock lyrique ou du néo-prog, là j’ai droit à de la condescendance et à des grimaces de dégoût. Parce que cette musique n’est pas assez comme ci et pas assez comme ça, parce qu’elle est trop pompier ou trop propre, pas assez rock’n roll ou trop lisse.
    C’est très pénible parce que j’estime m’y connaitre autant que les copains, et que je trouve que ces musique qu’ils condamnent sur l’autel du musicalement correct sont d’une extrême qualité. Et que c’est juste l’état d’esprit qui déplait. Et là, pour le coup, je donnerai presque raison à Matt : Le musique ça peut aussi rester un plaisir simple, quelque chose d’agréable, qui fait du bien et qui donne des frissons. Et j’ai parfaitement le droit d’avoir des goûts qui ne rentrent pas dans un canon établi. Et je n’aime pas que l’on me fasse sentir que je n’y connais rien parce que j’aime tel ou tel truc ou que je n’en aime pas tel ou tel autre. Je ne suis pas d’accord.

    Alors voilà quoi. Eddy a raison quand il dit qu’on est tous différents sur cette question. Pour ma part, la musique est un art, mais j’aime qu’elle reste un plaisir simple. Une douceur. Une sucrerie.
    Je la reçois comme elle vient. Et je ne tiens pas compte de ses dessous créatifs, quand bien même j’ai conscience que si c’est un plus, c’est encore mieux.

    • Matt  

      « Je suis parfaitement d’accord avec Cyrille quand il dit que certaines oeuvres méritent un effort afin de les comprendre et, par extension, de les apprécier. Ayant étudié l’histoire de l’art, je suis bien placé pour acquiescer. »

      Mais moi je dis pas que ça ne mérite pas qu’on fasse un effort. Je dis, et j’assume, que j’ai pour ma part autre chose à foutre^^ J’suis un inculte en musique si vous voulez…mais je le vis bien, vous savez. On peut pas être calé et passionné par tout.

      « Mais dès que j’écoute des trucs qui sortent des clous, comme du rock lyrique ou du néo-prog, là j’ai droit à de la condescendance et à des grimaces de dégoût. Parce que cette musique n’est pas assez comme ci et pas assez comme ça, parce qu’elle est trop pompier ou trop propre, pas assez rock’n roll ou trop lisse. »

      C’est pas mal aussi ça. J’y ai eu droit à une époque et c’est là que j’ai dit que je ne parlerai plus de musique, que j’aime ce que je veux et que j’emmerde les mécontents qui disent que « c’est pompé sur machin mais en plus mainstream » ou « c’est pas assez corsé ou ça fait trop variété de tapette ». Bon…c’est raté parce que finalement j’en parle avec vous^^
      Et ça existe pour les BD aussi. Si les dessins sont trop beaux c’est pas assez personnel et ça pue la merde. Faut que ce soit dégueulasse et abstrait pour refléter la personnalité d’un auteur intéressant, bla bla…
      M’en fous j’aime autant les dessins communs ou mainstream (ou quels que soient leurs noms) que des trucs plus rugueux ou abstraits. Il en faut pour la variété des styles. En musique aussi. Je suis sévère mais c’est juste parce que j’ai autre chose à faire. Je ne renie aucun style. Je ne les aime juste pas tous^^

      « Et là, pour le coup, je donnerai presque raison à Matt »

      Mais juste « presque » hein, parce que faudrait pas qu’on soit trop d’accord^^
      Sérieusement je suis d’accord avec tes propos.

      • Eddy Vanleffe  

        Merci Matt, j’étais curieux de connaitre l’impact que pouvait avoir telle ou telle chanson pour toi justement sans aucun contexte, sans aucun « a priori », sans rien.

        c’est un « avis pur ».

        la seule chose qui m’ait interpellé, c’est ton besoin d’immédiateté incroyable. sur 5 minutes tu arrives à trouver une chanson chiante deux fois… :)

        @Tornado
        Nous avons tous choisi les musiques que nous aimons en réaction en parti à un dogme qu’on ressentait comme « écrasant ».
        C’est bizarre s’en faire des cathédrales ensuite, je suis bien conscient de cela aussi…
        y’a une génération aussi qui s’est jeté à cœur perdu dans une sorte de glorification de type « Rock et folk » et « inrrockuptibles »…
        mon petit cousin écoute des trucs dans on ipod et il ne sait même pas quoi en fait. il s’en fout. le snobisme « le vrai rock pur et intègre etc… »va peut-être se faner…

        • Bruce lit  

          Bonjour Matt,

          Je pense que nous n’arriverons jamais à finir ce débat. Donc j’arrête. Sans aucune agressivité mais ton approche de la musique est quasi scientifique et analytique quand la mienne reste émotive et subjective. Pour un argument présenté, une image employée et quelques soient les efforts de pédagogie , tu en opposes 10 autres sans jamais semblé être convaincu. Il ne s’agit pas de te convertir mais toutes mes tentatives d’explications semble se heurter à une barrière défensive de quelqu’un qui veut toujours avoir le dernier mot ;), qui est curieux de ce que pense l’autre mais ne cède pas un pouce de terrain. La musique est une expérience. Ce n’est pas que de l’audition. Elle se prolonge au delà, bien au delà dans la vie de beaucoup dont moi. Je peux penser, parler musique bien après des annnées après avoir écouter un disque, lire des livres sur un chanteur dont je ne connais rien, tenter de vivre les points de vue développés dans une chanson.

          La musique est mon langage Matt. Là où je te rejoins , c’est que je n’aime pas rentrer dans sa syntaxe comme un linguiste. C’est un peu comme lire Le rire de Bergson, t’as plus envie de rigoler après….Mais j’aime jouer avec son histoire, ses auteurs, bien plus qu’avec les comics. Je ne suis pas rationnel, sans doute de mauvaise foi, et contradictoire. Je suis humain.

          -Peace-

          • Matt  

            Eh, c’est pas pour avoir le dernier mot, y’a pas de « lutte » entre nous, hein ! C’est juste que pour moi en effet les livres, les pochettes, les biographies, ça n’influe en rien sur mon appréciation de ce que mes oreilles entendent. Si je te donne un exemple avec une BD c’est pour que tu comprennes mon ressenti c’est tout. Si je te disais que tu dois lire la biographie de Bendis et ses histoires de coeur pour mieux apprécier ses comics, tu me dirais quoi ? Moi je trouve qu’une oeuvre doit se suffire à elle-même et ne pas se reposer sur un livre, une pochette illustrée, etc. Si je n’apprécie pas ce que j’entends, peu importe qu’on m’explique dans un livre que c’est censé parler d’un truc profond. SI je ne l’ai pas compris moi-même, c’est que la chanson n’est pas claire (et quand il n’y a aucune parole, j’estime que c’est pas moi qui suis con pour ne pas avoir compris^^ Faut être devin pour comprendre une histoire sans image ni parole. ça pourrait vouloir tout et rien dire selon ce que l’auteur décide de te raconter en interview.)

            Ce n’est pas pour avoir le dernier mot. Je ne cherche pas à te changer. Je t’explique que pour moi, dès que ça sort de l’audition, ben c’est plus de la musique^^ Tu peux ne pas être d’accord mais c’est comme ça. Comme le dit Eddy il y a des gens qui écoutent de la musique sans rien savoir de l’artiste, sans savoir d’où ça sort ni vouloir se renseigner. Et pour moi ça doit pouvoir suffire à apprécier. La seule raison qui pourrait leur donner envie de savoir qui est l’artiste c’est s’ils ont aimé et qu’ils veulent donc trouver d’autres titres des mêmes auteurs.

          • Matt  

            C’est lié aussi à ma façon de découvrir des musiques. Souvent dans des films ou jeux. Et dans ce contexte je ne sais pas qui est l’artiste et la musique est utilisée dans un autre contexte que celui souhaité au départ par l’artiste (sauf si la musique a été composée exprès pour le film, mais c’est rare)
            Et là si j’aime, ben c’est que la musique a suffit puisque je ne sais pas d’où ça sort, je ne connais ni l’artiste ni la pochette ni les interviews. Je regarde le générique de fin du film, je vois qui est l’artiste, je vais réécouter la musique et j’apprécie. Et je me fiche toujours autant de la vie privée de l’artiste.
            De la même manière, si je déteste une musique, je ne vais pas chercher à savoir de qui elle est et tenter de l’écouter 30 fois pour l’apprécier (pourquoi faire ? Tu regardes 30 fois les films en noir et blanc qui te font fuir toi ? Ou tu te contentes de dire que t’aimes pas le noir et blanc ?^^)

          • Matt  

            En plus j’arrête pas de dire que c’est ma vision, que je suis inculte si vous voulez et que la musique mérite peut être qu’on y consacre des efforts, mais que c’est juste pas mon truc et que ça ne me passionne pas assez pour ça. Quel autre pouce de terrain tu veux que je cède ?^^

        • Tornado  

          Et bien je me languis qu’il fane ce snobisme. Que le grand Manitou t’entende ! :D

          C’est en grande partie Rock et folk et les inrockuptibles qui ont érigé cette doctrine du « musicalement correct », envoyant des tas d’artistes au pilori en jetant la honte sur leurs fans.
          Aujourd’hui, quand je discute rock avec certaines personnes, j’ai presque peur de leur dire que j’aime certains groupes et pas d’autres, car je sais qu’ils vont m’envoyer des regards en biais en pensant que je suis un gland. Et souvent, je préfère me taire car sinon je risque de m’énerver après ! :D
          Comment leur expliquer que j’en connais autant qu’eux et que leur « vision » de la musique est bien plus formatée que la mienne ? Ils sont bien trop convaincus du bien fondé de leur état d’esprit.

          L’important, c’est de rester curieux. De mon côté, je peux apprécier à égalité un album des Stooges ou de Rage Against the Machine (ça ça va plaire aux puristes relevés plus haut), mais également un album de Marillion ou d’Anathema (et là, tout de suite, ils vont faire la grimace). Dans les deux cas, je prends du plaisir. Et il n’est pas question de m’en laisser compter.

          A chacun sa croisade ! :D

          • Tornado  

            (Je répondais à Eddy)

          • Matt  

            « Comment leur expliquer que j’en connais autant qu’eux et que leur « vision » de la musique est bien plus formatée que la mienne ? Ils sont bien trop convaincus du bien fondé de leur état d’esprit. »

            Moi le plus amusant c’est que je m’en fous même si j’en connais peut être moins qu’eux^^ J’ai pas besoin d’être hyper cultivé en musique pour avoir le droit d’apprécier des trucs qui les emmerdent.

  • Yuandazhu kun  

    Ahahaha effectivement on est très loin de Dragon Ball Super là…Que j’ai maté l’année dernière c’était sympa. Comme ça a été évoqué, ça reprend des bases plus légères de Dragon Ball et bien sûr tu poses ton cerveau (oui on s’est ou on met les pieds avec dragon ball…) !

  • Majinboo  

    Comparé les xmen à Dragon-ball et dire que cet bouze est mieux que 1 punch man et les titans, c’est trop se l’a péter !

    • Bruce lit  

      @Majinboo : je pourrais pondre une longue diatribe contre cette déformation totale de mes propos, mais puisque je me la pète, je me bornerais à un :
      « prout »….

  • Kaori  

    Oh je ne m’attendais pas à un article sur DBS !

    J’ai beaucoup aimé cet arc, mon préféré de DBS. Mais je ne pense jamais à faire des parallèles, du coup le lien avec les X-Men ou même T2 m’avait complètement échappé. Si ce n’est que ce sont des histoires qui m’ont plu dans les 3 cas ! Pour des raisons différentes, pourtant, mais ça c’est subjectif, parce que ce qui m’intéresse dans les oeuvres que je regarde, ce sont les relations entre les personnages.

    Le coup de Furlong, je n’y avais pas pensé non plus !! Et j’avais dans l’idée que Trunks avait les cheveux gris, moi…

    Sinon, as-tu vu le film sur Broly ? Une bonne surprise aussi, belle réalisation, et une histoire plus intéressante que dans tous les films et OAV ou je ne sais quoi, que j’ai pu voir.

    Sinon, votre conversation sur la musique était très intéressante. Je suis plutôt du parti de Matt, à ne rien dire de mes goûts aux autres, surtout vu mon milieu professionnel !
    Pour le reste, je ne relancerai pas le débat ;).

    • Bruce lit  

      @Kaori ; non je n’ai pas encore vu le Broly. Mais je le regarderai probablement tout comme j’attends avec impatience la suite de DBS. Je revois actuellement l’intégralité de DBZ avec mes enfants et vient de terminer la saga Freezer. Je trouve désormais les dessins vraiment laids.

      • Kaori  

        C’est chouette, la transmission. Pour ma part, je ne me sens pas assez à l’aise avec certaines scènes pour envisager de leur faire découvrir DBZ. DBS est beaucoup plus soft. Je garde en mémoire la scène de Freezer s’acharnant sur Vegeta, j’avais 10 ans, et ça m’a bien marquée ! Y a un côté « sadique » dans certains dessins animés japonais, pas toujours évident à appréhender dans notre culture, je trouve.

        Quand mes deux enfants seront entrés dans la zone « +10″, je pense qu’on pourra passer à cette culture là ;).

Répondre à Bruce lit Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *