Il n’y a pas très longtemps, dans une galaxie pas si lointaine…(Gardiens de la galaxie)

Les Gardiens de la galaxie par James Gunn

1ère publication le 28/09/14- MJ le 28/04/19

La guerre des étoiles !

La guerre des étoiles !

AUTEUR : TORNADO

Qui l’eut cru ? Qui aurait pu croire qu’après les X-men, après Spiderman et les Avengers, le nouveau blockbuster cinématographique issu des studios Marvel serait consacré aux Gardiens de la Galaxie ? Et d’ailleurs, qui connait les Gardiens de la Galaxie ? Parce que moi, je ne les connaissais pas il y a encore quelques mois !

Les Gardiens de la Galaxie sont un groupe de super-héros cosmiques assez atypique. Car dans l’univers Marvel, il y a des super-héros cosmiques. Tenez, Nova par exemple, ou encore le Silver Surfer. Ce sont des super-héros cosmiques… Sauf que dans les Gardiens de la Galaxie, il n’y a pas de super-héros connus. Et encore une fois, ces derniers sont assez atypiques. Il y a un terrien baroudeur à la Han Solo, un raton laveur, une plante vivante, ainsi que quelques extraterrestres taciturnes.

Un embryon de la formation voit le jour en 1969, dans un épisode de la série Marvel Super Heroes. Il s’agit d’une création du scénariste Arnold Drake et du dessinateur Gene Colan. Puis Steve Gerber et Sal Buscema remettent le couvert en 1974, avec deux épisodes de la série « Marvel two-in-one », reprenant les bases du one-shot de leurs prédécesseurs. Puis ils rapatrient les Gardiens dans leur série Defenders l’année suivante, et Steve Gerber continue de développer le concept dans les épisodes 3 à 12 de la série Marvel presents en 1976.

A cette époque, les Gardiens vivent en 3015 et les personnages de l’univers Marvel classique les rencontrent en voyageant dans le temps (un peu à la manière de Superman avec la Légion des super-héros). Voilà, vous connaissez les origines des Gardiens de la Galaxie. Sauf que… Aucun des membres de cette équipe originelle n’est présent dans celle d’aujourd’hui ! Donc, sachez bien que si vous vous lancez dans la lecture de Les Gardiens de la Galaxie Intégrale 1969-1977, vous aurez droit à la première équipe, qui n’a rien à voir avec la seconde !

Gardiens de la Galaxie – version classique !

Gardiens de la Galaxie – version classique !

Gardiens de la Galaxie – la version définitive à l’origine du film…

Gardiens de la Galaxie – la version définitive à l’origine du film…

La seconde équipe voit le jour en 2008 dans les pages du crossover incluant les super-héros cosmiques Annihilation Conquest (deux tomes chez Panini Comics). Mais certains de ses membres sont déjà apparu dès 2006 dans le crossover précédent : Annihilation (deux tomes aussi). Ils obtiennent enfin leur propre série en 2008 à la suite des crossovers susdits…

La plupart d’entre eux sont issus d’anciennes créations tombées en désuétude, comme par exemple Rocket Raccoon, créé dans une mini-série en 1985 par Bill Mantlo et Mike Mignola (voir Rocket Raccoon) ! Ou Star-Lord, un personnage directement inspiré de Flah Gordon, créé par Steve Englehart et Steve Gan en 1976 dans les pages obscures de la série Marvel Preview (voir Star-Lord: Guardian of the Galaxy)…

L’équipe finale regroupe les personnages Star-Lord, Rocket Raccoon, Groot, Adam Warlock, Drax le Destructeur, Gamora, ainsi que Phyla-Vell, la deuxième incarnation de Quasar. Ce sont les deux scénaristes Dan Abnett et Andy Lanning (spécialistes des sagas cosmiques) qui réalisent ces épisodes, dont les premiers sont réunis dans Les Gardiens de la Galaxie  : Héritage. Bref, autant dire qu’il faut être un sacré lecteur de comics Marvel pour connaitre tout ce beau monde !

Et l’on en arrive donc à notre film, réalisé en 2013/2014 par James Gunn. Le film fait le lien avec les autres productions Marvel, comme Thor ou Avengers, en mettant brièvement en scène Thanos et l’une des gemmes du Gant de l’infini. Mais pour ce qui est de ses sources au pays des comics, il faut, là encore, se tourner vers les sagas cosmiques des années 2006/2008 (Annihilation, etc.), à travers lesquelles le scénario opère une synthèse.


Enter… Thanos !

Il est certains que le fan puriste amoureux de ces sagas cosmiques va tirer la tronche, car la synthèse est sévère et ne préserve que les grandes lignes, voire davantage l’esprit que la lettre. Certains personnages disparaissent, d’autres subissent une caractérisation complètement revue (Drax, Gamora et Ronan sont par exemple assez méconnaissables de ce point de vue) et l’intrigue est ramenée à sa plus simple expression, largement recentrée autour du personnage de Star-Lord, qui est un humain sympa auquel le spectateur peut immédiatement s’identifier.

Pour le reste, le lien avec les comics se situe souvent au niveau des clins d’œil, comme avec la planète Xandar (patrie du Nova Corps), ou la courte séquence post-générique qui cite Steve Gerber avec une apparition de Howard the duck !


Un canard extraterrestre bien connu des fans de Steve Gerber…

Evidemment, la réussite du film ne se situe pas au niveau de sa fidélité aux comics dont il se veut l’adaptation, même si, en étant indulgent, on peut trouver la synthèse très satisfaisante. La réussite, disais-je, se situe surtout au niveau de la mise en scène, ce qui est plutôt surprenant de la part d’un jeune réalisateur ne possédant pas un très gros pédigrée en la matière !

Qui est James Gunn, d’ailleurs ? Car à force d’entendre parler, en ce qui le concerne, de « réalisateur indépendant » formé chez Troma (société de production spécialisée dans les films trash de série B), on en oublierait presque qu’il n’a réalisé que deux films et qu’il est surtout connu pour avoir écrit le scénario des deux premières adaptations cinématographiques de Scooby-doo !

Le fait est qu’il a réalisé Horribilis, un petit film d’horreur référentiel, et surtout Super, une parodie de films de super-héros impertinente et très appréciée des geeks !
Rien ne le prédestinait, à priori, à la réalisation d’un blockbuster des studios Marvel. Et pourtant, voici que ses Gardiens de la Galaxie deviennent instantanément l’un des meilleurs films de la franchise, et surtout l’un de ses plus gros succès !

Drax : Un alien succeptible hermétique à toute forme de second degré. Rien à voir avec le comic book !

Drax : Un alien succeptible hermétique à toute forme de second degré. Rien à voir avec le comic book ! Source Allo Ciné 

Personnellement, je retiendrais trois points pour faire l’éloge d’un film que, contre toute attente, j’ai franchement adoré ! Je dis contre toute attente car, même si j’aime bien les adaptations Marvel de ces dernières années, je trouve qu’il n’y a quand même pas de quoi en déféquer une pendule ! Et puis, encore une fois, je n’avais jamais entendu parler des Gardiens de la Galaxie il y a encore quelques mois !

Alors, allons-y :

– Premier point : Putain de space-opéra ! Dès la seconde scène (car la première est une scène intimiste qui se déroule sur terre), nous sommes projetés dans un univers à la Star Wars. Et ça dépote jusqu’à la fin ! Voyages interstellaires, combats de vaisseaux intergalactiques (des « dogfights », ils disent), bastons au pisto-laser, aliens tous-azimuts, pouvoirs en tous genres… Et non seulement c’est jouissif et généreux pour les férus de ce type de cinéma (rare, quoi qu’il en soit), mais en plus ça ringardise en quelques dizaines de minutes les scènes m’as-tu-vues que le père Lucas nous a troussées dans sa prélogie de la saga Star Wars!

Chaque séquence des Gardiens de la Galaxie est une merveille de « fantasy » et de space-opéra décomplexé, extrêmement bien rythmée, réglée au cordeau, jamais vulgaire, jamais racoleuse, jamais hors-sujet. Nickel. Et Génial !

– Deuxième point : C’est fun, léger, et c’est vraiment drôle ! Exit l’humour de beaufs et les blagues en dessous de la ceinture à la Michael Bay. Le film de James Gunn est bourré de gags finnots et d’humour plein d’esprit : Des extraterrestres terre-à-terre qui ne comprennent pas le second degré, un raton laveur génétiquement modifié qui ne supporte pas qu’on le traite de noms d’animaux, un chasseur de primes intergalactique pris d’affection pour un orphelin qu’il a recueilli mais qui passe son temps à mettre sa tête à prix pour ne pas paraître faible aux yeux de ses sbires…

Les situations cocasses et les blagues irrésistibles ne manquent pas, mais fusent au contraire de tous les côtés, avec une verve impertinente et un vrai soin apporté aux dialogues. Enfin un blockbuster léger et divertissant qui ne prend pas son public pour une bande de beaufs et de débiles mentaux ! A ranger à côtés des productions Pixar, ainsi que de toutes celles qui ignorent le cynisme avilissant !

Comment ça on ne peut pas être un raton-laveur qui mitraille à tout-va ? Source Amazon : https://www.amazon.fr/Gardiens-Galaxie-Blu-ray-Chris-Pratt/dp/B072MLHHGY/ref=sr_1_2?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&crid=1TZOH8YMKEJRG&keywords=gardiens+de+la+galaxie&qid=1556114011&s=dvd&sprefix=gardiens+de%2Cdvd%2C318&sr=1-2

Comment ça on ne peut pas être un raton-laveur qui mitraille à tout-va ?
Source Amazon

– Troisième point : La bande son. Et là il faut que je m’attarde un peu sur le sujet, car James Gunn a eu l’idée la plus simple et la plus géniale qui soit : Lorsque débute le film, le futur Star-Lord, qui n’est encore qu’un enfant, écoute son walkman. Nous sommes dans les années 80. Enlevé par des extraterrestres, le futur leader des Gardiens de la galaxie part ainsi pour l’autre bout de l’univers avec une compilation des années 80 en guise d’unique relique de sa planète natale. Un souvenir auquel il va rester accroché et qu’il écoute en boucle puisque c’était un cadeau que sa mère lui avait offert avant de mourir.

Dès le début du film, cette idée géniale s’impose dans l’esprit du spectateur. C’est génial car, en plus de rythmer tout le film d’un point de vue formel, ce parti-pris va en constituer l’architecture conceptuelle. Le scénario, les ressorts de l’intrigue, la tonalité des scènes épiques… Tout découle de cette cassette audio et de son contenu, qui injecte ainsi du sens à l’ensemble du film et à tous ses constituants !

Par exemple, lorsque le film commence, le petit garçon éperdu écoute « I’m Not in Love » de 10CC. Plus tard, lorsqu’il s’envole à bord de son propre vaisseau, c’est au son du « Moonage Daydream » de Bowie (dans l’album « Ziggy Stardust », c’est celui qui se trouve juste avant « Starman »…). Lors de la grande scène d’évasion, on entend « Escape » de Rupert Holmes. Et c’est comme cela tout au long du film, où vont se succéder « Cherry Bomb » des Runaways ou encore « I Want You Back » des Jackson 5 selon la couleur et le contenu de la scène… Enfin, chaque fois que sa cassette lui est enlevée pour telle ou telle raison, « Star-Lord » va tout faire pour retrouver cet unique souvenir de ses origines et ainsi entrainer tout le monde dans la galère, définissant ainsi plusieurs séquences sur ce génial leitmotiv !

LE concept !

LE concept !

Pour autant, le film dans son ensemble n’est pas parfait. La trame narrative demeure classique et manichéenne, les grosses ficelles hollywoodiennes s’imposent de manière pachydermique et l’on n’échappera pas aux passages imposés, avec leur lot de romance à l’eau de rose et de clichés héroïques propre à la belle Amérique impériale.

Les deux acteurs principaux, Chris Pratt (Star-Lord) et Zoe Saldana (Gamora), sont à eux-seuls des clichés ambulants et véhiculent de bons sentiments sirupeux qui dénotent au milieu d’un script évitant au maximum le cynisme des habituelles superproductions hollywoodiennes. C’est donc le moment de revenir sur la bande-annonce du film, que tout le monde a pu voir maintes fois bien avant que le film ne sorte. Une sorte d’hommage au film Usual Suspects mais gorgé d’humour, censée apporter une note d’intention forte à destination d’un certain public, pas forcément friand d’histoires de super-héros traditionnelles. Et c’est ce fameux état d’esprit « badass » qui a précédé la sortie du film durant des mois, promettant une version trash des super-héros Marvel.

Rocket Raccoon & Groot : Les deux vraies stars du film sont deux personnages de synthèse (ici en figurines) !

Rocket Raccoon & Groot : Les deux vraies stars du film sont deux personnages de synthèse (ici en figurines) !

Hélas, il n’y a pas grand chose de « badass » une fois le film lancé. Certains personnages sont très intéressants et réussissent à dépasser le stade du manichéisme primaire (Drax, Rocket, Groot, Yondu Udonta incarné par Michael Rooker ! Soit une sacrée bande de lascars !), mais ils retombent dans les bons sentiments de manière trop artificielle. Chris Pratt est beaucoup trop mignon, beaucoup trop angélique pour espérer accéder à cette dimension rugueuse et rock’n roll tant et tant promise. Un autre acteur, moins beau mais davantage charismatique, aurait certainement apporté de l’eau au moulin.

Qu’à cela ne tienne, en ces heures de blockbusters racoleurs, vulgaires et décérébrés (la bande-annonce des Tortues ninjas m’a foutu la nausée en moins de deux minutes), les Gardiens de la Galaxie s’impose comme un classique instantané, un modèle à suivre, qui prouve que l’on peut transposer des super-héros sur grand écran si l’on parvient à trouver un équilibre entre les choix d’adaptations, le second degré décontracté et la générosité du spectacle.

Si vous êtes un lecteur puriste qui ne supporte pas les adaptations cinématographiques de vos comics chéris, passez votre chemin. Mais tous les autres, filez vite voir cette petite merveille qui vous mettra une pêche d’enfer et vous rappellera que c’est bon d’être un éternel enfant…

Badass or not badass ?

Badass or not badass ? source Allo Ciné 

28 comments

  • Présence  

    Moi, moi, moi ! Je les connais et d’ailleurs Rocket Raccoon est d’abord apparu dans les pages d’Incredible Hulk, mais effectivement écrit par Bill Mantlo.

    Commentaire très enrichissant et qui donne envie.

    A la lecture, il apparaît que les studio Marvel piochent dans l’incroyable puits sans fond d’histoire des comics. Je suis pour les films Marvel, car en utilisant un personnage comme Thanos, les éditeurs doivent trouver des terrains d’entente avec les créateurs originaux, en l’occurence Jim Starlin. Ainsi il a obtenu que Marvel réédite la quasi intégralité des histoires qu’il a faites sur le personnage, pour mon plus grand plaisir de lecteur.

    Ce qui est plus délicat, c’est la compensation des auteurs de seconde main. Comme tu le mets bien en évidence, cette itération cinématographique des Gardiens de la Galaxie trouve sa source dans la version imaginée par Dan Abnett et Andy Lanning. Quelle type de reconnaissance peuvent-ils espérer alors qu’ils ne sont pas les créateurs des personnages ? Ils ont réalisé un travail régi par un contrat de type « main d’oeuvre » (= ils sont juste payés pour le scénario livré). Ces films font ressortir l’exploitation du système capitaliste qui nourrit la grosse machine Marvel sur le dos des créateurs.

  • Bruce lit  

    Je ne l’ai pas vu. Je ne vais plus au cinéma depuis des années. Mais ton article vient de me convaincre de me lancer dans une histoire où un raton laveur pourrait manier des armes. L’esprit des premiers Star Wars et le coup de la K7 notamment.
    Au cinéma, j’aime bien finalement le space opéra. En Bd pas du tout. Je me rappelle les Star Wars que publiait Titans. Je détestais ! Il me manquait les grognements de Chewie, la musique de John Williams, le bruit du sabre laser.
    Je trouve l’heroïne très séduisante et cela me rappelle que non, je n’ai toujours pas vu Avatar…

  • Tornado  

    Hé Stéphane, j’ai moi aussi été guidé vers les comics en découvrant les Titans de mon grand frère (au milieu des « Zembla » et autres « Akim » !), avant qu’il s’en désintéresse complètement pour ne plus jamais rien lire de sa vie !

    Suis-je le seul à regretter le choix de l’acteur « poupon » qui incarne Star-lord ? Une version jeune de Nicolas Cage ou même de Jack Nicholson, ça aurait quand même été autre chose, non ?

  • Jyrille  

    Super article car je suis à 100% d’accord avec tous ses points. Comme Tornado, je ne connaissais pas du tout les Gardiens de la galaxie, je n’en ai jamais lu. En fait, ce film m’a rappelé les bons films pour ados des années 80, comme les Goonies, mais en mieux. La bande-son y est pour quelque chose, cela prouve que c’est fait par des quadras qui s’amusent. Même si c’est un peu cousu de fil blanc et que les personnages humains sont un peu trop lisses, on en a besoin pour que le film marche avec les enfants. Très léger et drôle, sans cet aspect lisse, il n’aurait pas fonctionné. Et de plus, tu exagères un poil car ils ne sont pas si lisses. StarLord est tout sauf courageux au départ, et d’ailleurs ce n’est pas une transformation complète du personnage que l’on voit.

    Bref, c’est effectivement un film Marvel du haut du panier, qui n’a pas grand-chose à voir avec les super-héros, j’en redemande !

    En ce qui concerne les droits des auteurs, je pense que c’est propre aux comics, puisque souvent les personnages ne leur appartiennent pas. Dans d’autres modes d’édition, ce n’est pas le cas.

  • FredSpawn  

    Enfin!! Enfin une adaptation qui met tout le monde d’accord!! A bas les puristes qui ne supportent que le format papier et qui vomissent de voir une adaptation ciné d’une équipe de super héros!!! Allez passer un bon moment au ciné (même si c’est trop cher!), et dites vous qu’il n’y a pas tant à vomir dans toutes les autres adaptations!!

    Et la bande son!!! je crois d’un pote m’a dit « En plus, ça se termine par du Marvin Gaye, la boucle est bouclée ». Il se reconnaitra 🙂

    Bravo Tornado.

  • Stan FREDO  

    J’ai découvert les Gardiens de la Galaxie via le relaunch confié à Brian Michael Bendis. Mon préféré est Groot. J’ai même le Funko-Pop du personnage et j’ai commandé sa version en pot par le même faiseur ! Ah ! La scène virale où Groot danse sur ‘ABC’ des Jackson 5 !

  • Tornado  

    @Présence : Grâce à toi, j’ai pu écrire tout l’historique des GOG sans pour autant aller sur divers sites. IL m’a suffi de lire tes commentaires Amazon !

    @Jord : J’ai lu tout Annihilation et quand je dis que « Drax » est différent dans le film, c’est surtout au niveau de la personnalité, pas du look.
    Merci pour la référence de « Captain Marvel 2 : Odyssée », car je recherchais la mini-série « Drax le destructeur » et je ne savais pas où Panini l’avait mise (le premier qui dit « dans ton cul » aura affaire à moi !) !

    @Fred : Ben oui, Marvin mon idole, quoi… Il boucle effectivement la boucle d’une BO par-faite !

  • Tornado  

    @Jyrille : Oui, je vois ce que tu veux dire : On ne peut effectivement pas produire un tel film sans faire de concessions aux enfants. C’est dommage, mais en même temps ça permet d’y aller en famille et le concept du divertissement familial a toujours eu ses bons côtés !

    @Stan : Encore un qui succombe à la bande-son !

    @Stéphane : Vercingétorix est probablement le chef d’oeuvre du « genre Lambert », non ?

  • Marti  

    https://www.youtube.com/watch?v=xkcQkdOM50A

    « Gauloises, Gaulois, chassons les Romains hors de Gaule ! », Vincent Moscato dans le rôle de Moscatos l’Arverne avec l’accent du sud d’aujourd’hui, le coup du chef gaulois sur le bouclier (une pratique des peuples germaniques de l’époque des migrations barbares), le coq qui chante au loin, les bras en V comme victoire… Pas de doute, Christophe Lambert a joué dans le meilleur des Astérix !

  • Matt & Maticien  

    Très intéressant cet article et il réussit à convaincre de regarder un raton laveur et un arbre se battre comme dit Bruce 😉 Je me lance entre deux veillées

  • Marti  

    Globalement j’ai trouvé le tout réussi, il n’y a guère que la scène dans l’espace entre Star-Lord et Gamora que j’ai trouvé poussive et qui m’a sorti du film. Après on peut regretter les changements de personnalités de Gamora et de Drax, la première perd tout son charme en n’étant pas une assassin qui passe progressivement du côté de la barrière tandis que le deuxième est un peu trop simpliste, même si je comprends qu’ils n’aient pas voulu utiliser son origine très compliquée des comics. Le plus gros gâchis reste Ronan : quasiment aucun background si ce n’est « il est méchant parce qu’il est pas content que son empire ait arrêté de se battre », et on ne voit même pas de Krees en-dehors de lui…

    Le film est un très bon blockbuster qui fait un quasi-sans faute dans toutes ses attentes, mais je suis quand même déçu, finalement je n’y trouve pas l’impertinence qui faisait tout le sel des comics de DnA et qu’on nous vendait en prenant quelque comme James Gunn au scénario. Après l’humour et le second degré restent très bon, mention spéciale aux scènes d’incompréhension de Drax déjà évoquées dans l’article ou celle de la prison avec Groot en arrière-fond : juste irrésistibles !

    Même si je ne me suis pas du tout pris la claque que j’attendais j’ai passé un très bon moment, à ranger à côté de blockbusters de l’été comme Pacific Rim, des films à gros budgets tout publics au scénario pas forcément très profond mais qui sont sincères dans leur âme d’enfants, capables d’être appréciés par les petits et grands, drôles sans être vulgaires, eux. Oui, je vise les Transformers de Michael Bay là (désolé, j’ai pas pu résister….). Un point très appréciable (et qui le rapproche de Pacific RIm) est [PETIT SPOILER] que finalement la romance entre Star-Lord et Gamora n’est pas consommée, on n’échappe pas tout-à-fait à la belle et au héros mais ça reste quand même une petite variante qui change et qui fait plaisir.

  • Tornado  

    Juste pour préciser que j’ai relevé que la caractérisation de Drax, Ronan et Gamora avait été complètement revue… (et à la baisse). On est d’accord !

    • Marti  

      Oui oui bien sûr, nos points de vue sont juste convergents 😉

  • Bonafoux  

    Bel article. La bande son une vraie pépite. J’ai beaucoup aimé ce film.

  • Le moustachue  

    J’avais pas vue qu’une critique du film avait était faite mais me voilà ….. !
    Alors je suis tout a fait d’accord avec tornade sur 75% de la critique :’) le seul point défaillant serait d’avoir vue les blague comme de simple trait d’humour et la romance comme une obligation du scénario ! La ou James gun a était très bon c’est qu’il a fait en sorte de ridiculiser tout les moment qui serait « épique » dans un film de super héros (star lord qui fait tomber l’Orbe au moment de la vendre quand il danse pour distraire Ronan ….) tous le film est en faite un gros doigts d’honneur a tous les blockbuster et plus generalement les autres film de super héros…. La romance est aussi une blague en elle même la drague ridicule sur knowhere en attendant le collectionneur ou le sauvetage peut après quand star lord explique a gamora pourquoi il a fait ça et qu’il fini par simplement lui dire qu’il a était pris dune pulsion héroïque et qu’il ne la pas fait pour elle ou par amour ou autres connerie ….. Quand a Ronan c’est le cliché du méchant de film de série b , le personnage est une blague car il est présenté comme le pire personnage qui soit violent etc… Mais ses dialogue et longue tirade (première scène quand il tue un xandarien) ne sont pas crédible pour un sou il est rabaissé par plus fort que lui (thanos) pendant tout le film etc …. Pour moi se film est une réussite pour avoir fait un doigts au reste du Marvel cinématique universe en le ridiculisant ! Mon seul regret et qu’il est inspiré les personnage des nouvelle série cosmique :'( la dernière chose que je voudrait dire c’est que ce film a était une énorme réussite en expliquant le ridicule des blockbuster et que 6 mois plus tars le publique aller voir ultron !

  • JP Nguyen  

    Bon, je devais être le dernier de la galaxie geek à ne pas l’avoir vu…
    Regardé ce WE à la téloche, j’ai passé un très bon moment, je plussoie l’ensemble de l’article de Tornado !

  • Bruce lit  

    Et bien j’ai vu le volume 2 hier sans rien en attendre, le premier opus ne m’ayant pas marqué plus que ça et j’ai ADORE !!!
    C’est drôle, très drôle, les scènes d’action ont leur raison d’être, les personnages ont chacun leurs moments et leur continuité, il y a un vrai scénario avec de l’âme dedans et les scènes de bastons notamment vers la fin m’ont évoquées Dragon Ball Z.
    Je suis impressionné. Vraiment. Et je pense même avoir envie de le revoir. Pour moi le meilleur film Marvel en 20 ans et de la vraie BD animée. Quel régal !

    • Matt  

      Marrant tu t’inscrit à contre-courant de la plupart des avis qui ont trouvé ce volume 2 bien inférieur au premier. Pour ma part je ne l’ai pas encore vu mais ton commentaire me redonne un peu d’espoir.

      • Bruce lit  

        Ben l’autre était « trop » geek en ce qui me concerne. C’était mignon, mais je trouve qu’ici les personnages ont plus d’épaisseurs car traités en individuels.

    • Jyrille  

      Aaaah c’est cool !

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