Interview de Patrick RONDAT

Interview de Patrick RONDAT

réalisé le 22/02/2020 par Emmanuel BALLANDRAS

Retrouvez  Emmanuel sur sa chaîne Youtube : LE HANGAR DES GUITARES

1ère publication le 22/05/20 – MAJ le 21/08/20

Rondat Atc ©Carole Epinette ( photographe pour Rock'n'Folk !) Avec l'aimable autorisation de Carole Epinette  Admirez son travail sur Karoll.fr http://www.karoll.fr/photo/

Rondat Atc
©Carole Epinette 
Avec l’aimable autorisation de Carole Epinette
Admirez son travail sur Karoll.fr 

Si vous êtes guitariste, sachez que rencontrer Patrick RONDAT est une solide expérience à vivre : ce monsieur calme et très posé possède un niveau technique digne des meilleurs shredders ( guitaristes très techniques), mais remplit de finesse et de nuances. La preuve : lorsque Joe SATRIANI venait en France, c’est Patrick qui était le plus souvent sollicité pour faire des Masterclass en sa compagnie… Si c’est grâce à son poste de pistolero pour Jean-Michel JARRE qu’il s’est fait connaître lors de tournées pharaoniques, ce sont aussi ses compositions et sa prestigieuse reprise des « Quatre saisons » de VIVALDI qui lui ont donné son statut de guitariste international .

Mais au-delà de l’artiste, Patrick est aussi un être humain qui a une attitude remplie de sagesse et d’humilité qui touchent tous ceux qui ont pu le rencontrer. Ajoutons à cela qu’il peut discuter de tous les sujets avec plaisir, et je pense qu’on tient là un genre de personne qu’on rencontre assez rarement. J’ai pu l’interviewer pour BRUCE LIT avec de petites questions, et je suis revenu avec de grandes réponses ! Moteur ! Action !

Première question : es-tu amateur de bandes dessinées ?

Pas énormément, parce que j’ai rapidement dû passer beaucoup de temps à l’étude de la musique et à la pratique de la guitare à partir de 16-17 ans. Mais en revanche, quand j’étais plus jeune, j’ai dévoré tous les « Astérix » et les « Lucky Luke » qui étaient à ma portée, et ceux-là, je les ai vraiment beaucoup apprécié ! J’ai aussi aimé l’univers glacial d’Enki BILAL. On peut donc dire que j’ai aimé la bande dessinée européenne. Après, mes enfant ont regardé les mangas, comme tous ceux de leur génération. J’en ai regardé quelques-uns avec eux, mais j’ai moins accroché. Les comics, j’ai en feuilleté quelques-uns dans les années 80, mais sans plus.

Comment te sens-tu aujourd’hui dans le monde guitaristique par rapport à tes débuts?

Je dirais avec le recul que je suis assez fier de ce que j’ai fait. J’ai eu un parcours qui a été bien au-delà de mes espérances. Après, comme pour le monde normal, le petit monde de la guitare change. Il y a des choses auxquelles j’adhère, et d’autres avec lesquelles je ne suis plus en phase. Par contre, je suis resté en accord avec moi-même, et avec ce que j’avais comme objectif quand j’ai commencé la guitare à 17 ans. C’est une de mes fiertés personnelles !


« Donkey’s island » : Du pur shred instrumental mélodique !

Internet a définitivement changé le paysage musical mondial. Est-ce qu’en 2020 tu vois ça avec pessimisme ou optimisme ?

C’est un peu dur à dire, parce qu’on a du mal à prévoir ce qui peut arriver. La musique est énormément consommée par internet, mais de manière complètement déraisonnée, par le téléchargement ou le streaming à outrance par exemple. C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup d’artistes n’arrivent plus à en vivre correctement, et on arrive à ce que j’appelle le syndrome du « wok à volonté », c’est à dire une « surconsommation », mais pas une « bonne consommation ».

Avant, on avait moins de disques, mais on prenait beaucoup de temps pour les écouter, pour rentrer à l’intérieur, et se faire de vraies idées de ce qu’on aimait ou pas. Quand tu as une trop grosse offre devant toi, mais qu’en plus elle est libre et gratuite, tu ne sais plus où donner de la tête ! Je trouve ça plutôt négatif. La technologie évolue beaucoup plus vite que les mentalités ou la raison : tout va trop vite ! On n’a même pas fini d’assimiler quelque chose qu’il y a autre chose qui arrive rapidement derrière, sans se demander s’il y aura ou non des conséquences néfastes à long terme ! Regarde les années 2000 : si on retire les nouvelles technologies, qu’est-ce qu’on a apporté de plus à l’humanité? Sans parler du fait que dans parfois, il y a de nouveaux trucs qui sortent, tout le monde veut les avoir, et renie presque ce qui était présent avant. En ce sens-là, le Japon me parle beaucoup : c’est un pays qui a une avancée technologique de dingue, mais qui est très respectueuse des traditions… Alors que nous en France, on ne fait ni l’un, ni l’autre : il faut combler certains retards technologiques, et on ne prend pas assez soin de nos traditions qui nous caractérisent.

Et puis, dans notre époque actuelle, on perd beaucoup de « mémoire ». On nous force à tendre vers la dématérialisation. Les bandes dessinées, elles seront toujours là dans 300 ans sauf catastrophe naturelle. Tes enfants, tes petits-enfants, et tes arrières-petits-enfants pourront les lire. D’un côté, on nous force à imprimer nous-même les choses dématérialisées sous prétexte de vouloir sauver la planète, alors que paradoxalement c’est nous qui payons l’impression. Mais en plus, en faisant ça, on efface une grande partie de la mémoire collective. Ah, bin tiens ! Prends par exemple la déclaration d’impôt à la source : tout se fait par internet. Il n’y a plus aucune trace écrite qui reste. Ce qui veut dire que mes arrières-petits-enfants n’aurons aucune idée de ce que je payais comme impôts par rapport à mon salaire. Passer sur la solution numérique ne me dérange pas, mais nous imposer de TOUT passer par le numérique me dérange beaucoup.

C’est comme les livres ou bandes dessinées numériques…

Oui voilà ! Pour moi, c’est un non-sens ! Je comprends l’idée, je respecte ceux qui préfèrent ça, mais ça ne me paraît pas bon dans le principe. Les e-books ne remplaceront pas un vrai livre ! Tu n’es pas en contact avec le vrai objet.


Amphibia part.3, une petit air de Pink Floyd très agréable

Quand tu es de repos à la maison, est-ce que tu écoutes de la musique?

Paradoxalement je n’écoute pas beaucoup de musique à la maison. Disons de moins en moins quand je suis en période de repos, même si ça m’arrive encore un peu. En fait, c’est surtout dans ma voiture que j’en écoute. Je préfère faire autre chose, des choses simples et très terre-à-terre. Évidemment, je joue tous les jours de la guitare pour entretenir ma forme, mais sinon je préfère partir me balader avec ma famille en voiture, aller à la campagne, visiter une brocante, aller au cinéma… bref profiter de la vie, parce que pour moi ,c’est vraiment important! La carrière, c’est bien, mais je ne veux pas miser le reste de ma vie là-dessus! Je suis un être humain comme les autres, et parfois la vie s’est chargée de me le rappeler durement aux travers de grosses épreuves personnelles. Le sablier du temps est retourné, et il n’y a plus beaucoup de sable dans la partie supérieure, alors il vaut mieux investir mon temps dans ce qui est réellement important à mes yeux.

Dans les années 80, il fallait être un très bon guitariste, ou alors on n’était pas reconnu. Puis le grunge est arrivé pour ensuite arriver au rock alternatif. Comment as-tu vécu toutes ces transitions ?

Bah, bien en fait. Tout ça, ce sont des vagues différentes qui vont et viennent. C’est Joe SATRIANI qui disait qu’il a vu passer le glam, le thrash, le grunge… et lui, il est toujours là. Au bout d’un moment, tu trouves ton public, et donc ta voie. Alors évidemment, il y a des périodes où tu as moins de succès que d’autres, parce que tu es en dehors de la mouvance de ce que les gens attendent. Mais ça ne doit pas t’empêcher de continuer d’exister et de vivre. Si tu commences à vouloir suivre toutes les vagues, tu vas devenir dingue ! Personnellement, ça ne m’a jamais posé de problème d’être au milieu de toutes ces vagues. La preuve : en même temps que j’écoutais Metallica et Al Di Meola, j’ai acheté les albums de Nirvana. Si tu prends l’album des Sex Pistols, c’était du punk, mais il y a des morceaux qui étaient bien composés et c’était un bon album de rock. On en revient à l’histoire du morceau qui va rester dans l’histoire si c’est vraiment bien écrit. Ce n’est qu’avec le temps que tu peux éprouver la vraie qualité d’une chanson.


« Digisequencer » de J.M. JARRE

Est-ce que tu as encore des contacts réguliers avec Jean-Michel Jarre ?

Non, ça fait longtemps que je n’ai pas eu de contact avec lui. Ça fait même quelques années, en fait… Il faut dire que nous sommes très occupés tous les deux par nos plannings respectifs. Je sais comment il fonctionne, qu’il est énormément sollicité quotidiennement, et nous n’avons aucun problème l’un avec l’autre. J’ai passé de très belles années musicalement et amicalement à ses côtés, et ça fait partie de mes très belles périodes. Peut-être qu’on se recroisera dans un temps futur 

Steve Morse est devenu le guitariste officiel de DEEP PURPLE alors que c’était son groupe de chevet lorsqu’il était plus jeune. Si cela t’arrivait, quel groupe souhaiterais-tu d’intégrer?

(Il rigole) Ah, c’est une bonne question, ça ! Il y en a tellement ! C’est vrai que DEEP PURPLE, c’était un très bon choix, mais je n’aurais pas pu parce que pour moi, DEEP PURPLE, c’est forcément lié à Ritchie Blackmore ! Donc, j’aurais eu un problème de conscience si je rentrais à sa place ( rires). J’ai écouté beaucoup de groupes où le guitariste était l’élément moteur de la musique, donc c’est difficile. Voyons voyons… je ne peux pas me mettre décemment à la place d’Eddie Van Halen, ni d’Al Di Meola… Il faut donc que je trouve un groupe où il y a pas de guitariste dedans, ça devient délicat là ( rires). J’ai tellement écouté de groupes avec d’excellents guitariste que je ne me verrai pas avoir la prétention de les remplacer.

As-tu le souvenir d’une vraie galère professionnelle ou personnelle que tu as vécu avec un artiste  ?

Oh, de vraies grosses galères, non ! Évidemment quand tu tournes beaucoup, il y a quelques complications qui peuvent arriver au bout d’un moment. Je parle souvent dans les interviews du jour où j’ai découvert le caractère bien trempé de Gary MOORE ( rires) et à quel point il n’était pas facile à vivre. Bon, les petites galères perso, je vais les garder pour moi ( il esquisse un sourire). Mais musicalement, je peux par contre te raconter une vraie galère : une fois, on a joué avec Jean-Michel JARRE à Turin pour l’anniversaire de la compagnie FIAT. C’était un concert qui devait être télévisé dans toute l’Italie. On est à peine montés sur scène qu’un terrible orage a commencé à éclater, et il n’y avait pas de toit au-dessus de nous. Et là, je peux te dire qu’on a vraiment pris la douche ! Il a fallu mettre des bâches sur la sono et les amplis tellement il pleuvait à seaux pour ne pas prendre de risques. Mon pédalier guitare et moi-même étions complètement trempés! On n’avait que quatre titres à jouer, mais c’était un vrai enfer ! Le synthé de Jean-Michel s’est arrêté d’un coup parce qu’il y avait plusieurs litres d’eau qui ont tout noyé à l’intérieur . J’ai encore en tête l’image du technicien de Jean-Michel en train de retourner le clavier à la fin du concert pour évacuer l’eau, et il en est sorti une quantité vraiment impressionnante.


« Mindscape », l’un des titres-phares du sieur RONDAT

Je te cite quelques noms d’artistes au hasard, et tu dis si musicalement ça te parle…

Led Zeppelin?

Oh oui, ça me parle évidemment ! (rires) Tu sais, moi je suis un rockeur : si tu prends LED ZEPPELIN, BLACK SABBATH et DEEP PURPLE, on a la Trinité du hard-rock et du métal !

Steve Vai?

C’est un guitariste énorme ! Il est talentueux, brillant, et plein d’humour ! Pourtant, ce n’est pas forcément la personne que j’ai le plus écouté musicalement. Ce qui me touche beaucoup chez les gens, c’est quand ils ont un univers, une personnalité, un touché, et un style de composition personnels. Et lui, il a tout ça! Je l’ai rencontré deux fois pour des conventions de la marque de guitares IBANEZ, et il est identifiable tout de suite, sans parler de son parcours musical de dingue ! Il a pris des cours avec Joe SATRIANI, il s’est retrouvé alors qu’il était encore môme chez Frank ZAPPA… Pour moi, ce n’est pas simplement un shredder qui peut jouer vite, mais c’est un véritable musicien !

Les Beatles ?

Tu ne peux pas parler du rock sans parler d’eux et des Rolling Stones ! Pour moi, dans la musique, il y a d’abord ta qualité d’interprète, et ensuite il y a la pièce musicale que tu peux écrire. Les Beatles, on peut penser ce que l’on veut à leur propos, mais la plus grosse partie de leur répertoire, tu peux en faire n’importe quoi : du métal, du reggae, un quatuor à cordes… Leurs harmonies sont très riches, les mélodies de voix, les structures d’accords… C’est de la très belle musique parce que c’est bien écrit ! Ce n’est pas parce que tu as du succès commercial que ça t’enlève des qualités. Le monde du rock leur doit plus que ce qu’on veut bien avouer actuellement.

Rammstein ?

Oh, ça tombe bien! Je suis allé les voir il y a quelques mois à Bruxelles. Leur show est vraiment énorme ! Pour être vraiment sincère, j’ai vu plein de concerts dans ma vie, mais ce que j’ai vu avec eux, je ne l’avais jamais vu auparavant. Il y a une espèce de mur du son vraiment génial! Ils ont aussi une ambiguïté esthétique un peu borderline sur laquelle ils jouent… Mais il y a plein de trucs que j’adore chez eux, sans parler de leurs lance-flammes ! Bon, je ne dis pas que je ne vais écouter que ça, parce qu’au bout d’un moment, ça devient un peu indigeste, mais sur album , il y a des trucs vraiment super ! Et en concert, tu passes vraiment un bon moment sonore et visuel! Et puis pour être honnête, il ne faut pas oublier que c’est aussi le succès qui permet de faire de vrais shows! C’est évidemment lié au prix des places de concert et du nombre de personnes qui veulent venir. Quand tu as 70.000 personnes qui viennent et que la place coûte presque 100 balles, ça permet évidemment de faire des trucs vraiment sympa comme spectacle !

Simon and Garfunkel ?

Aaaaaah, j’adore ! J’aime bien tout ce qui est folk. Justement, comme pour les Beatles, toutes leurs structures d’harmonies vocales ont  un côté assez épuré. Ils ont fait des titres magnifiques qui vont rester dans le temps. La mode actuelle c’est de reprendre des morceaux en hip-hop par exemple, ou en remix,etc. Le style musical, à la limite, ça ne me dérange pas… Mais le problème, c’est qu’en faisant ça, on est dans le recyclage ! Il n’y a pas que dans les poubelles qu’il y a du recyclage, et d’ailleurs on ferait bien de faire aussi du tri sélectif dans la musique ( rires). On est plus dans la façon de faire que dans la vraie création. Et ça, c’est un vrai truc qui me pose problème. Quand tu écris un bon morceau, il reste dans le temps, alors qu’actuellement, on est un peu trop dans la récupération. Après, j’ai fait moi-même quelques reprises de morceaux connus comme « Nuages » de Django Reinhardt ou alors « Les quatre saisons » de Vivaldi. Mais ce sont plus des petits « accidents » dans ma carrière et ça ne me limite pas à ça. le vrai problème c’est quand les gens ne savent plus qui était le vrai compositeur au départ du morceau que tu joues. 

Periphery?

Je les ai vu en première partie de Devin TOWNSEND. Ils sont vraiment très forts, mais personnellement, ce style ne suffit plus à mon bonheur. En ce moment, je reviens à des trucs plus roots, plus hardrock que métal. Les rythmiques très sophistiquées actuelles me lassent très vite et je décroche complètement. Me prendre une claque dans la gueule ne me suffit plus. Ça a marché pendant une certaine période de ma vie, mais plus maintenant. J’ai besoin d’être transporté, de voyager musicalement sur du long terme. Bon, là je ne parle plus spécifiquement de Periphery, mais des gars issus de la scène djent actuelle qui jouent en triple croches, hein? Quand j’écoute certaines parties de MOZART comme « Lacrimosa », il m’arrive d’avoir des larmes aux yeux et je n’ai pas honte de le dire !


« Les quatre saisons » de Vivaldi .Jean-Michel JARRE a tellement apprécié l’arrangement de Patrick qu’ils reprennent souvent ce morceau en concert.

J’écoutais récemment une interview de Jennifer BATTEN ( qui a été longtemps la guitariste de tournée de Michael JACKSON). Il lui suffit d’ouvrir quelques emails pour remplir rapidement son planning et voyager aux quatre coins du monde. Mais elle dit aussi qu’elle aimerait bien pouvoir de temps en temps se poser, et voyager moins. Ça t’arrive aussi de penser comme ça ?

Ah mais oui!!! Se poser, c’est super important! Mais moi, à la différence d’elle, c’est que je le fais ! Quand j’étais plus jeune, mon bonheur personnel, en dehors de ma famille, c’était la musique. Plus on me demandait de faire des choses, plus je bougeais, et plus j’étais content. Mais là, quand je reste une semaine chez moi, je suis encore plus content. J’ai déjà vécu dans le passé le fait de jouer sur des grandes scènes, avec un public très nombreux devant moi. Ça se fait encore parfois, et c’est tant mieux, mais je n’ai pas vraiment besoin de davantage. Si on me proposait de partir pendant un an complet avec tel ou tel artiste, je dirai « non » directement! Actuellement, je donne des cours pas loin de chez moi, je vais une fois par mois au M.A.I. de Nancy ( une grande école de musique moderne en France), je bouge seulement de temps en temps… Et ça me suffit comme ça pour être heureux !

On te propose de jouer dans un groupe très connu dont l’univers musical te plaît moyennement… mais la paye va être très bonne. Tu serais tenté ou pas?

( Réponse immédiate) Non !!! Ou alors, il faudrait que ce soit très court! A la limite, si les gars dans le groupe sont des gens vraiment gentils, ET que je les apprécie humainement… alors je peux le faire sur un tout petit temps. Mais si ce sont des têtes de cons, c’est non !!! J’ai pas de temps à perdre avec ça ! J’essaye au maximum de virer les casse-pieds de ma vie et d’avoir le moins de stress possible, et c’est déjà un énorme privilège que j’ai de pouvoir faire ça ! Ce n’est pas le fric que tu vas récupérer dans une tournée qui va te faire regagner le temps que tu auras perdu là-dedans. Et pour moi, le temps, c’est la première richesse ! Je connais des musiciens qui sont terriblement angoissés parce qu’ils restent chez eux pendant 8 jours d’affilée alors qu’ils ressentent le besoin d’être en tournée. Mais moi, ce n’est pas du tout mon cas.

Au repos  ©Carole Epinette ( photographe pour Rock'n'Folk !) Avec l'aimable autorisation de Carole Epinette  Admirez son travail sur Karoll.fr http://www.karoll.fr/photo/

Au repos
©Carole Epinette 
Avec l’aimable autorisation de Carole Epinette

Pour en revenir au blog de Bruce Lit, et à notre thème favori qui est la bande dessinée…Quel super pouvoir aurais-tu si tu étais un super-héros ?

Avant ça, je dois te dire que je me marre tout seul, parce que quand j’étais jeune, j’étais vraiment super fan de l’acteur Bruce Lee ! Donc, je suis obligé d’en parler comme héros qui a marqué mon enfance ( rire), surtout en entendant le nom du blog. Pour répondre à ta question, je ne sais pas ce que je préférerais… Hmmm, être invisible, c’est vachement tentant quand même ! En même temps, comme le dit Peter Parker, « un grand pouvoir, c’est une grande responsabilité ». Je pense que ça doit être très difficile d’avoir un grand pouvoir, d’être capable de rester droit dans ses bottes, et de rester quelqu’un de bien. A bien y réfléchir, un super pouvoir c’est pas forcément un cadeau… Bon, allez! Je dirais pouvoir devenir invisible ! Pas pour être pervers et aller dans les cabines d’essayage des filles hein ? (rires) Mais pour m’évader de ce monde.

Personnellement, j’hésiterai entre savoir voler, ou avoir un don de guérison sur les autres.

Ah oui, savoir voler, c’est bien aussi, parce que tu peux t’évader et avoir une vision intéressante du monde ! J’aime bien cette image-là ! Le pouvoir de guérison, c’est déjà un peu plus délicat ! Ça pourrait t’amener des cas de conscience, du genre « ce type en face de moi est une vraie ordure, je le soigne ou pas ? Va-t-il changer, ou va-t-il continuer à répandre le mal autour de lui ?». Ça pourrait amener de bons débats philosophiques.

Est-ce que tu as des souvenirs vivaces des jouets de ton enfance ?

Oh ouais, j’en ai plein! Ce sont surtout les voitures Dinky Toys. Mon père était un passionné d’automobile, et il m’avait transmis ça. Bon, lui il était plus amateur des voitures allemandes, alors que moi ce sont plutôt les voitures américaines des années 70. J’ai d’ailleurs encore quelques Dinky Toys chez moi. Tiens, en parlant de ça, j’habite en région parisienne, et c’était à Bobigny qu’étaient fabriquées ces petites voitures, ainsi que les Meccano. Et à l’heure du développement durable, il faudrait qu’on m’explique comment ces jouets qui étaient fabriqués en région parisienne, sont maintenant faits à plus de 10.000 km! Bref… J’avais aussi un Big Jim avec les fringues de militaire et la jeep. J’ai aussi aimé les pistolets évidemment, comme tous les garçons! Pourtant je ne suis pas quelqu’un de violent mais j’aimais bien jouer à ça. Après c’est surtout le vélo que j’ai vraiment beaucoup aimé plus tard.

Quand j’étais petit, en dehors des bandes dessinées, c’était les Lego qui prenaient tout mon temps…

Ah tiens oui, moi aussi j’ai eu des Lego! À l’époque, ils étaient rangés dans des boîtes en bois, et en y repensant, c’est vrai que je jouais pas mal avec ça. Les autres univers interféraient au milieu des Lego pour créer un monde, genre mon Big Jim et mes Dinky toys au milieu de tout ça.

Un dernier mot?

J’adore ce genre d’interviews car elles sont basées sur la personne et l’humain, pas uniquement sur le côté guitaristique ou sur ma technique ! Moi, ça me convient parfaitement. Pour le reste, prenez le temps de vivre votre vie à vous ! Soyez en accord avec qui vous êtes en suivant vos rêves! N’oubliez jamais l’histoire du gros sablier : ce qui est perdu ne se rattrape pas ! Alors, investissez votre temps dans ce qui le mérite. La vraie réussite dans la vie, c’est de concrétiser son rêve ! Regarde Kurt COBAIN: il a fini par se suicider parce qu’il n’était pas heureux ! D’un coté, il avait atteint son rêve d’artiste, mais de l’autre, il était malheureux dans sa vie personnelle ! Je connais des musiciens super doués qui se contentent de petits boulots musicaux pour vivre, et qui sont très heureux comme ça. A l’inverse, j’en connais qui sont remplis d’amertume parce qu’ils n’ont pas réussis à être aussi connus que Metallica. Ils vont donc passer à coté de plein de choses alors qu’ils pourraient faire autrement. Et puis la vie d’une personne n’est pas la même qu’une autre : il faut trouver ce qui nous fait vibrer au fond de nous.Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire !

See you soon, man !

Le Jedi et le Padawan  ©Emmanuel Ballandras

Le Jedi et le Padawan
©Emmanuel Ballandras

63 comments

  • Surfer  

    Je m’attendais aussi à une interview où l’on parlerait de technique et finalement on a eu le droit à des échanges basés sur l’humain avec une belle leçon de vie. J’ai été agréablement surpris.

    Je partage énormément de choses avec ce musicien.
    Par exemple, notre rapport avec la consommation moderne de la musique et la dématérialisation.
    Il y a quelques années, lorsque internet n’existait pas et que l’on voulait écouter de la musique il fallait acheter son disque. Cela nous obligeait à être sélectif pour que l’on ne soit pas déçu de l’investissement.
    Une fois que l’on avait notre bel objet, on prenait le temps de l’écouter en entier pour en avoir pour son argent.
    Maintenant tout est gratuit sur internet, on écoute tout et n’importe quoi.
    Aujourd’hui, la qualité de la musique s’évalue aussi au nombre de vues sur YouTube! C’est complètement absurde et délirant.

    Je pourrai aussi parler des autres sujets qui on été évoqués lors de l’interview mais un simple post ne suffirait pas pour approfondir !
    Je dirai simplement que je suis complètement d’accord dur le manque de créativité actuelle. Il y a trop de recyclage musical. Dans ce monde où il faut aller vite on ne prends plus le temps de créer. Cela confirme mon sentiment que, en ce qui concerne le Rock, tout a déjà été dit dans les années 60 et 70 !

    Décidément cet artiste est complètement en phase avec ma vision du monde et il est toujours bon de rappeler qu’il ne faut pas faire passer sa vie professionnelle avant les choses essentielles de la vie et la famille par exemple .
    Cela n’empêche pas d’être un grand musicien !

    Respect monsieur !

    • Jyrille  

      J’ai quelques CDs puisque j’ai commencé ma collection il y a plus de trente ans (je viens de finir – je crois – de les cataloguer ici : https://www.discogs.com/fr/user/Jyrille/collection) mais je ne suis pas d’accord sur la dématérialisation.

      Déjà parce que – et ma collection en est la preuve – il y a beaucoup de disques que j’ai achetés en étant persuadé d’aimer (le fameux tri) alors qu’au final pas du tout ou très peu. Et d’autres que je n’ai pas achetés mais que j’écouterai toujours. Je tends d’ailleurs à combler cette différence en acquérant les albums que j’adore en version physique.

      Ce n’est pas l’achat qui prévaut sur la valeur d’écoute ou du plus grand nombre : j’ai eu énormément de K7 copiées, des CDs gravés etc… chaque vue sur Youtube est plus pertinente pour moi qu’une vente de CD : on peut très bien acheter un CD et ne l’écouter qu’une seule fois.

      Enfin je ne pense pas que tout ait été dit en rock dans les années 60 et 70. Au contraire, au détour des années 80, la créativité a été incroyable, et la suite n’a pas déçu non plus. J’ai trouvé que la redite s’est surtout fait ressentir à partir des années 2000, mais même maintenant il y a tellement de mélanges qu’il y a toujours à découvrir. Par contre on est moins étonné, ce qui est normal, on se fait vieux.

      • Eddy Vanleffe  

        je ne suis pas un spécialiste de la chose.
        par pur masochisme, je préfère acheter des CD. je me fais moins qu’avant mais le support, j’en ai besoin.
        si d’aventure on me demande si j’ai tel ou tel disque, je ne vais même pas m’en souvenir si c’est un fichier mp3 et je vais dire « non »… c’est con mais c’est comme ça.
        pour la nouveauté, oui…
        beaucoup de mélanges en effet, dé’jà parce que c’est l’air du temps. la mixité dans la musique suppose une ouverture d’esprit qui pour moi cache que c’est bien la seule chose qui peut faire sonner une chanson comme nouvelle… souvent on s’aperçoit que c’est une sorte de mash-up…
        dans le créneau que je connais le mieux (et ça ne veut pas dire « bien »); le métal, bon et bien les sons nouveaux proviennenet bien souvent de deux trucs croiser comme pour
        Rammstein (dance+metal)
        In extremo (folk-metal)
        Nightwish (opera+metal)
        Linkin park (hip-hop+metal)
        le reste c’est de l’hommage permanent, la tête dans le rétro..
        j’ai cette sensation à chaque fois que j’écoute un truc…
        dans la bouillie qu’écoute ma fille pour ses tik-tok, la seule chose que j’ai retenu, c’est un machin synthétique qui aurait pu sortir en 1982…
        d’ailleurs il y a tout un nouveau mouvement qui s’appelle la Synthwave… (La BO de Drive par exemple) des gens qui Enterprise ad lib les Bo de Midnight express avec un chouia d’OMD dedans..
        si je dois avouer que ce n’est pas désagréable, ben c’est pas très novateur..
        le truc qui manque en ce moment? l’excitation…
        je coirs que le dernier truc qui m’ait fait taper du pied spontanément ça a du être Skip The Use ou Gossip…bon ben pour l’inédit, on repassera….^^

        • Tornado  

          Vous avez qu’à écouter du NEW PROG, comme moi, y a des tonnes de trucs géniaux ces dernières années ^^

          Quant à moi j’ai revendu tous mes CDs. A un moment j’ai sauté le pas et j’ai tout bazardé. Pourquoi ? Parce que je ne les passais plus. Avec la vie de famille, plus possible d’écouter la musique fort avec une chaine hifi. Donc c’était soit au casque sur l’ordi, soit sur I-phone, soit dans la bagnole et dans tous les cas, au fur et à mesure, c’était en mp3 pour la facilité de pouvoir tout compiler et écouter.
          A force de constater que mes CDs n’étaient là que pour la déco, j’ai fini par m’en débarrasser…
          Au début ça m’a crevé le coeur car ça aura été mon achat essentiel pendant 20 ans. Mais une fois que j’ai sauté le pas, aucun problème.

          A un moment j’ai failli me laisser tenter par le mode vintage du retour au vinyle. Mais non. Il y a déjà suffisamment de choses sur mes étagères…

          • Eddy Vanleffe  

            Ça marche pas chez moi…j’ai eu des coups de folie où je faisais le nettoyage par le vide (pour mes japanimes notamment..) et qu’est ce que je fais maintenant? je les récupère une par une….
            (si quelqu’un revend son Galaxy Express le film…siouplait…. )

          • Tornado  

            À partir du moment où tu chopes les clés pour te procurer des choses démâtérialisees, tu as accès à absolument tout, bien mieux qu’en format physique. Avec le temps, j’ai aussi appris à me procurer des albums avec une meilleure définition (en format flac) ou bien en convertissant du mp3 en meilleur format pour être lu sur mon I-phone (en Alac). Du coup, quand je sors avec mon I-phone, qui pèse quand même 128 Go de mémoire, j’emmène toute ma discothèque idéale dans ce Tout petit objet. Une petite enceinte Bluetooth Bose à côté et il y Tout ce qu’il faut.
            Certes, je ne retrouverai jamais le son incroyable de mon ancienne chaîne hifi Akai, mais vu tout ce que j’ai gagné à côté…

          • Jyrille  

            Comme Eddy je préfère garder mes disques en format physique. Par nostalgie, pour l’objet et ensuite parce qie non, on ne trouve pas tout en dématérialisé. Je cherche un album de 2008, son prix CD est prohibitif désormais. Ma seule solution est de l’acheter d’occasion. Il n’est pas sur Deezer et sans doute pas non plus sur Spotify. Je ne le trouve pas avec un meilleur taux que du 180 alors que je passe au tout 320 comme je peux…

            Autre chose : comme me le rappelait un pote dur FB, voir la valeur de sa collection qui vaut bien plus que ça à l’achat, c’est déprimant. Autant les garder.

            Cela permet aussi de me dire qu’au pire j’ai le CD si je perds mes fichiers (pas pour tous malheureusement, beaucoup d’albums de ma discothèque sont désormais rematerisés). Le plus marrant c’est que ma fille de quinze ans tient à avoir ses albums favoris en cd (elle n’en a pas dix). De ses connaissances, seule elle et une de ses amies ont cette attitude, des filles qui adorent aller en concert.

          • Matt  

            Je ne suis pas attaché au format physique pour la musique non plus.
            Bizarre, vu que j’aime avoir mes films/séries/animés en format physique.

            La différence ? Les formats physiques pour les films sont de meilleures qualité. Ou du moins si tu veux avoir la même qualité en version numérique, il te faut un fichier de 15 Go par film…et si au final c’est pour se retrouver avec un énorme serveur de stockage chez soi (qui, s’il pète, me fait tout perdre d’un coup), ben c’est pas la peine^^
            En plus ça propose plusieurs langues et sous-titres (c’est possible aussi en numérique mais dans des formats de type .mkv pas forcément reconnus par tout type de service multimédia – demandez à Tornado qui galérait à afficher les sous-titres de fichiers .mkv que je lui envoyais^^)

            la musique ça pèse que dalle, ça peut se dupliquer facilement, et même se récupérer plus facilement en cas de perte, et ça n’a pas vraiment de plus-value en format physique…y’a pas de choix de langues^^, et la même qualité audio est trouvable en numérique.

          • Matt  

            D’ailleurs j’ai certains trucs en numérique quand même (DVD non existants, séries japonaises non-licenciées chez nous, etc) et ça commence à prendre du volume sur mon serveur de stockage…
            Je n’imagine même pas si je devais stocker tous mes films comme ça…avec la grosse angoisse de tout perdre d’un coup…

          • Kaori  

            Je réponds à la partie CD, je réagirai à l’article plus tard, quand j’aurai écouté les morceaux.

            Je pourrais faire comme Tornado. Je crois que j’écoute un CD tous les 6 mois…
            Déjà parce que nous n’avons pas de chaine hifi, et parce que je n’ai jamais eu de lecteur CD dans ma voiture.
            Alors voilà, j’ai tous mes CD, et la seule façon de les écouter, c’est sur mon PC…
            Mais je ne peux pas les bazarder. Et puis, comme ça, ça passe à la génération suivante qui ELLE, a un lecteur CD dans sa chambre !
            Bon, pour mon fils, bof, la musique, ce n’est pas son truc… Pour ma fille, ça marche mieux, même si c’est pas encore ça, niveau goûts musicaux ^^;

            Sinon, vraiment chouette cette interview, bravo Manu ! Je ne connaissais absolument pas l’artiste ni même la technique, et j’ai trouvé ça très intéressant !

          • Jyrille  

            @Kaori, tu peux numériser tes CDs avec pas mal de logiciels. Personnellement j’utilise iTunes, et systématiquement en mp3 320.

      • Surfer  

        @ Jyrille,

        Attention, il y a aussi du bon dans la dématérialisation et je ne dis pas le contraire !
        Le stockage, le gain de place, la multitude de titres, le transport…. En sont des exemples.

        Mais à chaque fois que j’écoute de la musique numérique et compressé en format MP3, j’ai l’impression d’écouter la tête sous l’eau.
        Mais j’avoue que les nouveaux formats dont parle Tornado sont de meilleur qualité et compensent certains défauts.
        Par contre, rien ne pourra remplacer mon affectation particulière pour l’objet physique.

        Par contre j’insiste, le nombre de vues sur YouTube n’est pas représentatif de la qualité d’un morceau ! Il n’y a qu’à a aller voir certains titres Coréens qui cartonnent 🙂

        Quand je dis qu’en matière de rock on a tout dit dans les années 60 et 70 j’exagérais juste un petit peu 😉
        Il y a évidemment aussi de bonnes choses dans les années 80 .
        Aujourd’hui j’écoute du Léon Bridges ou du Jamila Woods que je trouve excellents.
        Faut pas croire je ne suis pas un vieux con rétrograde 😉

        Sinon, quand tu investis un billet dans un disque autant ne pas te tromper 🙂

        • Jyrille  

          D’où l’intérêt de la dématérialisation : je peux écouter n’importe quel album (ou presque) et le faire tourner en boucle ou non avant de savoir si je dois acheter le CD. Avant, il fallait faire confiance aux rocks-critics, aux groupes qu’on aimait etc… L’arnaque, quelque part. Maintenant, c’est fini.

          • Surfer  

            Sur ce point là c’est pas faux! Faire confiance aux Rock-critics ….

          • Tornado  

            J’ai passé 20 ans à acheter des CDs, souvent rien qu’en regardant l’année de l’album et le feeling de la pochette ! J’en avais des centaines. Tout mon argent de poche d’étudiant est passé là dedans. Si je l’avais économisé j’aurais pu l’investir dans un appartement…
            Du coup aujourd’hui je n’ai aucun complexe à télécharger. Qui plus-est le CD n’est pas un bel objet. J’aurais eu beaucoup plus de mal à me séparer d’une collection vinyle par exemple. Et d’ailleurs les quelques vinyles que j’avais je les ai gardés, encadrés dans des cadres spéciaux et accrochés dans ma sale de cours…
            J’ai pas mal de DVDs pour les raisons invoquées par Matt, mais franchement la plupart de mes CDs ne me servaient à rien. Cela dit tu as raison Cyrille, quand je dis « absolument tout est trouvable » ça ne signifie pas que tout est trouvable en bonne qualité. Pour cette dernière raison j’ai fait une exception : J’ai gardé mes CDs de musique classique que le format numérique ruine en termes de son, et certains albums très difficiles à trouver, comme ceux de Gil Scott-Hron, par exemple.

          • Jyrille  

            Et maintenant que le format Blu-ray existe, tu n’aurais pas envie de remplacer tous tes DVDs par des Blu-Ray ?

          • Surfer  

            Gil Scott-Heron, une merveille ! Tu as raison garde les CD albums.

          • matt  

            « Et maintenant que le format Blu-ray existe, tu n’aurais pas envie de remplacer tous tes DVDs par des Blu-Ray ? »

            Je réponds même si la question n’est pas pour moi.
            Le problème : tous les films n’existent pas en blu-ray, loin de là !! (le cinéma asiatiques, les films indé, certains vieux films mal aimés ou pas assez vendeurs pour justifier une sortie blu-ray, etc.)
            Ensuite, il faut qu’il y ait une réelle plus-value. Si tu n’as pas un super écran de fou chez toi, le bond technologique n’est pas si impressionnant que ça. Du moins pour les films modernes qui sont déjà très propres en DVD.
            Il y a in intérêt lorsqu’un blu-ray déclenche une restauration de vieux films qui retrouvent leur éclat, et là oui perso je peux remplacer le DVD par le blu-ray.
            Mais il y a des blu-ray dégueux aussi, pas du tout restaurés, et donc plus moches que les DVD parce que toutes les saloperies sur l’images sont encore plus nettes en HD. Donc ça devient une horreur.
            Et ensuite il faut garder à l’esprit que le streaming et de nouveaux formats vont rendre le blu-ray obsolète, donc il faut se demander surtout si on a vraiment besoin de tel ou tel film en qualité machin si la version qu’on a nous convient déjà. Parce que sinon c’est le piège à con : tu vas racheter 30 fois les mêmes films dans les 20 années qui vont suivre.

          • Bruce lit  

            Le passage en Blu Ray ne m’a jamais intéressé. C’était le même deal que lors des premiers pressages en CD, avec les versions 1, 2, 3…10 d’un album qui a chaque fois avec un plus de l’édition précédente.

            TYornado, j’ai mal en te lisant. Jamais, mon Dieu jamais je ne pourrais me résoudre à bazarder ma cdthèque. Pour être en plein dans les cartons de déménagement (ce qui explique ma faible participation pour cette semaine et celle arrivant), je peux comprendre que n’étant pas châtelains, il faille à un moment donné faire un choix.
            A un moment entre mes BD, mes romans, mes films et mes CD j’ai dû sacrifier mes films et donner une place ingrate aux romans. Une raison de mon déménagement entre autre. Je suis moins attaché au format DVD, je peux voir un film sur compu, tablette et téléphone.
            Le CD en démat’ je n’y parviens pas. Ces dernières semaines, je découvre les discos de Dick Rivers, Manset et quelques Grace Jones, mais tant que je n’ai pas les versions CD, je n’arrive pas à m’approprier l’oeuvre. Il me faut la pochette, le livret que je vais éplucher, les notes de crédits, le noms des musiciens, du producteur etc.

            @Présence : j’aime bcp les vidéos de Florent Garcia, notamment celle sur Gilmour. Je n’y apprends pas grand chose de neuf, mais Garcia est très sympa et pédagogue.

            @Surfer : je connaissais l’anecdote de Jones. Elle ne me choque pas du tout, le monde des Beatles étant aux antipodes du sien. On pourra inverser la proposition sans trop choquer en affirmant qu’il manquait à Jackon la spontaneité et le naturel des Fab Four.

          • Tornado  

            Matt a répondu pour moi : je rachète seulement quand le film a été restauré entre temps. J’ai investi dans un lecteur 4K pour ça récemment.

          • Jyrille  

            Ah oui, tiens, les romans : je ne garde que ceux qui comptent, que j’ai envie de relire ou de léguer, de prêter. Sinon, je donne.

            Presque rien à voir mais voilà un album pour Tornado et peut-être Bruce (si ça se trouve vous le connaissez) : https://www.deezer.com/en/album/9859372

          • Bruce lit  

            Je crois que c’est Présence qui apprécie Sufjan Stevens

          • matt  

            Par contre on ne me fera pas lire des romans ou BD sur écran.
            Je fais déjà bien assez de choses devant un écran.
            Je veux garder mes bouquins !
            Alors du coup les CD de musique c’est bien le dernier truc que je voudrais avoir en version physique. Aucun intérêt, à part la jaquette (ça fait léger)
            Et en plus ouais la musique c’est le truc que tu peux écouter n’importe ou en faisant n’importe quoi alors se coltiner un format qui limite tes options…non.

            Par contre les films, argh quelle horreur sur tablette !
            Le PC oui, avec un écran correct.
            Et la TV (même si ma TV c’est en fait un écran de PC avec tuner TV et lecteur blu-ray branché dessus)
            Je ne vais pas me mater un film en allant me promener. De la musique dans la poche par contre…(encore que je dis ça mais je n’écoute pas si souvent de la musique. Dehors j’apprécie le silence…ou plutôt les bruits naturels quoi^^)

          • Tornado  

            @Bruce : J’ai eu mal au début en refourguant mes CDs. C’était toute ma vie à un moment donné…
            Mais non, franchement, une fois que j’avais sauté le pas, je ne l’ai pas regretté. C’est vrai qu’au début, les livrets me manquaient : « Merde, qui c’est qui joue la basse déjà dans cet album ? », « c’est qui le producteur de cet album, déjà ? », « Dans quel album de Zappa il joue déjà Steve Vai ? », « C’est lequel des Wings où il y a Christopher Lee et James Coburn sur la pochette ? ». Avant j’allais piocher dans ma DVDthèque. Maintenant j’ai pris le coup : Je vais sur Internet. C’est moins personnel c’est vrai, mais les 3/4 du temps, je suis ailleurs que chez moi et ma musique est tout le temps avec moi. Je trouve que j’y ai gagné au change. Et quand bien même il manque plein de trucs que j’avais avant.
            Ma philosophie au jour le jour est toujours la même de toute manière : A chaque fois que tu gagnes quelque chose, tu perds autre chose…

          • Bruce lit  

            Question : si tu venais à déménager à avoir, 1 voire 2 pièces en plus, tu réinvestirais ?

          • Tornado  

            Pas en CD.
            Eventuellement, si j’avais de la place, du temps et de l’argent, je m’offrirais volontiers une vraie sono digne de ce nom. Et là, oui, je pourrais craquer pour une platine vinyle et acheter mes albums phares en 33 tours. Ça oui.
            Régulièrement, quand je passe à la Fnac, je m’arrête sur le rayon vinyle et je bave sur la beauté de certaines pochettes…

  • Présence  

    Une interview bien meilleure que celles de Hard Rock Magazine (ou ses prédécesseurs) que je lisais mensuellement depuis des années, jusqu’au confinement.

    Je n’ai pas eu d’albums de Patrick Rondat dans ma CDthèque, étant plus séduit par les ceux de Joe Satriani, Steve Vai et Vinnie Moore. Du coup, j’ai appris énormément de choses dans cette interview, et je trouve le choix des vidéo très enrichissant.

    Étant un peu plus jeune que Rondat, j’ai le même attachement à l’objet physique, et le même ressenti sur l’accélération du flux de consommation de musique, où finalement l’abondance de l’offre fait qu’on et très tenté de consacrer moins de temps. Avec les années qui passent, il y a aussi un phénomène de culture musicale élargie qui fait qu’on est moins surpris, investi différemment dans un artiste qu’on a suivi sur la durée et dont on découvre le dernier album, son dixième, ou quinzième, ou vingtième, et même parfois beaucoup plus. J’ai beaucoup aimé sa remarque sur le paradoxe de la dématérialisation : tout est à portée de main en instantané, mais il est peu probable que nos enfants ou petits enfants pourront consulter nos dossiers virtuels.

    Mes questions et réponses préférées : celle sur le passage des modes (glam, thrash, grunge, rock alternatif), sur le remplacement d’un guitariste au sein d’un groupe, sur le concert à Turin, et sur Steve Vai.

    Merci beaucoup pour cette belle interview dont on sent qu’elle s’appuie sur une réelle connaissance et appréciation de l’artiste.

  • Eddy Vanleffe  

    La première fois que j’ai vu Patrick Rondat à la télé c’était avec JM Jarre. je me suis demandé: « qu’est ce que Slash fout là? »
    plaisanterie mise à part, oui c’est un homme discret très talentueux, il me rappelle un peu les Adrian Vandenberg ou ce genre de guitaristes un peu écartés à cause des Malmsteen etc…
    j’ai beaucoup d’estime pour cet artiste toujours en quête d’amélioration, pas claquemuré dans un univers metal à la con.
    Je suisi aussi d’accord avec présence, c’est bien d’avoir ce genre d’interview où l’artiste a la temps d’articuler sa pensée sans devoir répondre à des trucs sur des polémiques, la drogue, les tournées…
    Bravo Manu, belle prise au passage.

  • Bruce lit  

    Un grand merci à Patrick Rondat pour avoir accepté l’invitation, à Manu pour avoir mené l’entretien bon train et à Carole Epinette pour nous avoir autorisé les photos.
    Je me rappelle très bien des interviews de Patrick Rondat dans les années 90. Comme ici, ils étaient vibrants de simplicité au milieu des tourments de Kurt Cobain et du Cash Convertor de Gene Simmons. Des antistars à la J J Goldman, c’est bien aussi même si, ma préférence va aux adeptes de La Vie en rock, une vie que Patrick n’a jamais semblé vouloir adopter pour son bien-être et celui de sa famille.
    Musicalement, j’ai écouté tous les titres proposés et bien entendu ce n’est pas du tout ma tasse de thé. C’est mélodique, accueillant et bien mené, mais ces cascades de notes, ce n’est pas du tout mon truc ou ce que je recherche. Je comprends la performance mais je n’y vois que ça : de la virtuosité.
    Néanmoins ce fut un plaisir d’accueillir Monsieur Rondat et de le lire parler musique. Oui, les modes vont et viennent et seuls les meilleurs restent. Et dans sa catégorie, Patrick Rondat en fait partie.

    • Eddy Vanleffe  

      Je crois en effet que c’est plus pour les amateurs de guitare que pour les adorateur de rock proprement dit…
      j’apprécie à petite dose et surtout quand l’ego du musicien de dégueule pas des enceintes.
      a ce titre Malmsteen a fait beaucoup de mal à ce genre, donnant une image de « diva quasi autiste ».
      il est devenu la risée de la génération Y parce que caricature mais en vrai beaucoup de musiciens sont humbles, ouverts et travailleurs.
      leur travail ne m’inspire que du respect…

  • Tornado  

    Incroyable comme cette interview était chaleureuse ! Effectivement je craignais le truc technique où j’allais me sentir exclu, et pas du tout !
    Je suis ressorti de la lecture de l’article avec du baume au coeur. C’est hallucinant. 🙂

    Par extension, ça m’a donné envie de réécouter FOR THE LOVE OF GOD que je n’avais pas écouté depuis au moins 20 ans ! Je ne suis pas du tout fan de démonstration technique, mais ce morceau quand même, c’est quelque chose.

  • Patrick 6  

    Bon alors on ne va pas se mentir, j’ai écouté chacun des liens de cet article et ce n’est absolument pas ma tasse de thé… Comme le disait Bruce plus haut c’est bien trop « virtuose » pour moi. (Hey selon moi le meilleur album de Rock’n’roll de tous les temps c’est Nevermind the bollocks des Sex Pistols et les mecs ne savaient pas jouer ! -toutes les parties de guitares ont dû être refaite par des requins de studio, tellement c’était nul ^^)
    Bref je m’attendais à tomber sur une interview « technique » et rébarbative mais ce fut tout le contraire ! Je pense que Patrick Rondat est humble, lucide et avec un solide sens de l’humour… J’aime beaucoup ce qu’il dit sur la consommation de musique (et du reste) par internet. Je suis en train d’écrire un article pour le blog sur les musiques actuels et c’est exactement ce que j’ai écris ! Une troublante coïncidence !

    • Eddy Vanleffe  

      un article que j’attends d’ailleurs… ^^

      • Jyrille  

        Oh oh j’attends ça avec impatience aussi du coup…

  • Jyrille  

    Je suis bien content de ne pas avoir lu une interview technique mais dynamique et plutôt générale. J’ai des amis musiciens (de vrais musiciens) qui ont partcipé au MAI de Nancy, ils ont plusieurs fois rencontré Rondat je crois, à chaque fois ils m’ont dit qu’il était vraiment gentil.

    En tout cas c’est un des plus grands noms de la guitare en France c’est sûr. Personnellement, ce n’est pas le genre de musique qui m’attire (j’ai dû écouter un ou deux albums dans les années 90, il y a très longtemps donc), mais je reviendrai sans doute pour donner mon avis sur les titres ici présents.

    Je ne connaissais pas le groupe Periphery, j’y jetterai une oreille. Je me demande par contre ce qu’il peut penser d’artistes comme Sonic Youth ou Elliott Smith ou PJ Harvey… En tout cas je suis complètement d’accord avec les conseils d’éviter de perdre du temps avec les gens qui n’en valent pas la peine et de profiter pleinement de ce que l’on a et ce que l’on a construit avec le temps.

    Très joli selfie réussi, bravo !

  • Surfer  

    Pour rebondir sur la virtuosité dans la musique:

    Quincy Jones a déclaré dans un entretien au New York Times que « les Beatles étaient les pires musiciens du monde »
    Il mentionne une anecdote au sujet de Ringo Starr où il dit que lorsqu’il a travaillé avec lui en studio, Ringo n’arrivait pas à faire une partie de batterie sur 4 mesures 🙂
    Agacé, Quincy lui aurait gentiment demandé de faire une pause et d’aller boire une bière.
    Pendant ce temps. Quincy aurait fait appel à un batteur de Jazz qui a expédié le truc en 5 minutes.
    A son retour Ringo a demandé a réécouter et aurait dit « Mais ça ne sonne pas si mal ce que je fais! »
    Et Quincy de rétorquer « Ben oui , enfoiré, c’est pas toi qui joues »

    Cela n’a pas empêché au Beatles d’être le plus grand groupe de Rock de tous les temps.

    Personnellement, je pense aussi que la virtuosité ne fait pas tout dans la musique mais je crois qu’ elle y contribue grandement.
    Et j’ai toujours été en admiration devant de très grands virtuoses.
    Mes artistes préférés sont tous musiciens à la base et pas que de simples interprètes.

    • Eddy Vanleffe  

      Je connais cette anecdote très récente…
      pfff…
      on ne sais pas si ce n’est pas Quincy qui se fait mousser…
      et puis il y a toute une période où les musiciens étaient tous « raides-déf » et il me semble que Lennon avait dit justement, quand on lui avait posé la question de l’inspiration que pouvaient donner les substances, que la seule différence c’était d’être obligé de refaire trente prises pour une potable…

        • Eddy Vanleffe  

          j’ai vu ses vidéos,
          il faut être musicien pour apprécier parce que déjà le vocabulaire employé est un jargon.
          il devrait avoir une « vidéo lexique »…
          ensuite la qualité suit ses kiffs persos et je regrette moi aussi je peux le faire…
          je peux dire que wolf Hoffman c’est la vie et que Jannick gers c’est le mal…^^
          mais j’ai pu apprécier tout de même sa vidéo sur Gilmour où il explique que le grand talent de Gilmour était de savoir quand se taire…
          pas bête mais après dénigrer les shredder et déifier Slash… comment dire

          • Présence  

            Je n’ai jamais appris le solfège et je n’ai joué d’aucun instrument (autre que la flûte en 6ème 🙂 ).

            Effectivement je ne suis pas tout dans ce que raconte Florent Garcia dans ses vidéo, et il affiche clairement ses préférences. Je trouve sa personnalité très agréable à écouter, et bon pédagogue pour un inculte comme moi. j’ai déjà été confronté à bien plus technique en termes de commentaire musical (mais aussi bien plus partisan, ou au contraire parfois carrément vide), au point de ne rien pouvoir comprendre.

      • Surfer  

        Quincy Jones qui se fait mousser !!!
        Le mec a juste l’oreille absolue !
        Il fait simplement le constat qui a été soulevé : la virtuosité ne fait pas tout

        • Eddy Vanleffe  

          pourquoi Quincy Jones aurait l’oreille absolue?
          il a des super pouvoirs?
          j’ai du mal avec les prérogatives qu’on prête à certains et pas à leur voisins…
          pourquoi il aurait plus l’oreille de George Martin (qui a fini sourd mais bon…^^) ou que les mecs d’ABBA ou je ne sais pas l’autre fou avec son flingue… Spector?

          je ne le dénigre pas, je n’ai pas d’affinité avec tout ce qui est funk (pour moi Michael Jackson est l’horreur absolue, le seul truc me réveille dans son répertoire c’est beat-it^^). donc dans son domaine, il sait ce qu’il dit mais ça fait bien aussi de dire que telle ou telle star est pourrie en fait, du coup pour moi ce n’est que médisance du milieu…
          c’est comme si Monserrat Caballe déballerait un truc sur Freddy Mercury tout à coup… inélégant.

        • Jyrille  

          Avoir l’oreille absolue n’empêche pas d’être imbu de soi-même… Même si dans ce cas, je ne sais pas du tout quelle attitude avait Quincy Jones quant à cette anecdote, au-delà de sa véracité (Ringo Starr n’est pas connu pour être un grand musicien en effet).

          • Surfer  

            @Jyrille Regarde la vidéo en lien de présence tu comprendras

          • Eddy Vanleffe  

            C’est vrai mais alors comment se fait il que beaucoup de batteurs aient du mal à reproduire son jeu? (a part Abe Laboriel Jr qui suit Macca depuis pas mal d’années qui objectivement au passage doit être une vraie bête de son instrument-sans nul doute techniquement supérieur à Ringo)
            Florent Garcia répond en partie en disant qu’il est gaucher et que c’est son « mauvais » jeu qui le rend imprévisible et intéressant .
            On dirait des gars issus des grands écoles qui ne supporterait pas qu’un roturier ait pu faire son chemin..^^

          • Jyrille  

            Oh mais je pense avoir compris, je soulevais simplement un point qui pour moi n’était pas un argument et aller dans le sens de Eddy. Mais évidemment, je vais regarder la vidéo de Présence (j’avais regardé celle qu’il avait faite sur Wonderwall, c’est super intéressant).

        • Surfer  

          @ Présence merci pour le lien 😉
          Je ne connaissais pas cette vidéo, je viens de la visionner, le Youtubeur explique exactement ce que je pense . Je suis complètement d’accord avec tout ce qu’il dit.

          • Surfer  

            @Eddy et Jyrille,

            Juste pour information, je suis un inconditionnel, un fan absolu des Beatles cela en frise l’obsession. C’est mon groupe préféré. Je devais, aller voir Macca en concert cette année, il a été malheureusement annulé pour cause de Covid et je suis frustré .

            Ce que dit Quincy Jones ne m’a pas particulièrement fait plaisir, mais je comprends et je ne me vexe pas outre mesure.
            C’est un musicien qui un background et une certaine légitimité à tenir ces propos. Il y a peut être de l’arrogance dans ce qu’il dit mais en aucun cas il ne dénigre le groupe pour se valoriser lui même. Ou en tout cas je ne l’ai pas compris comme cela !

          • Jyrille  

            Oui c’est difficile de connaître l’intention de Jones ici mais je viens de regarder la vidéo et évidemment je suis totalement d’accord avec ce que dit Florian Garcia.

            On m’a offert le livre les Beatles l’intégrale qui revient sur tous les morceaux du groupe c’est un must have pour les fans.

          • Eddy Vanleffe  

            pas de problème…
            c’est juste que des propos balancés comme ça, je les prends avec des « pincettes », On a affaire à deux artistes qui n’ont pas grand chose à prouver et j’ai trouvé cette intervention un peu « gratuite » le youtubeur fait même un disclaimer sur le côté « putaclick » du sujet…

            ça fait un peu soixante ans que des esprits qui voient d’un mauvais oeil le succès de Beatles (et je ne parle pas de toi) argumentent à qui mieux-mieux pour dire que 1-ils étaient mauvais musiciens 2-il n’étaient rien sans George Martin ou bien qu’en solo ils n’ont pas fait grand chose etc…
            au bout d’un moment, il va falloir s’y faire, ils ont dominé, c’est tout, même si on ne les aime pas…
            En fait je ne suis pas friand des « médisances » que ce soit Quincy Jones ou bien Jojo d’à côté… mais ça doit venir de mon travail où c’est un sport national…^^
            je trouve ça inutile et malveillant.
            désolé si je parais agressif et par ailleurs je veux bien qu’on critique les Beatles…^^
            Pour Ringo Même George Martin ne le trouvait pas excellent et l’a fait remplacer sur leur premier single Love Me Do (par contre je ne vois pas la différence entre les deux versions^^)

  • JP Nguyen  

    Une interview très sympa, où les personnalités bienveillantes de l’interviewé et de l’interviewer transparaissent et donnent un résultat convivial et accessible.
    Je ne connaissais ce guitariste que de nom, via un pote branché musique, et s’il est clairement bon, je retiens surtout qu’humainement, ça semble être un très chic type…

    Et sinon, pour les videos youtube de Florent Garcia, c’est très intéressant, merci pour le lien, Présence !

  • Vindicator  

    Ben dis donc vous avez pété le carnet d’adresse cette année.

  • Manu  

    Wouhoooou! Bah dis donc il y en a eu des commentaires en une journée ! Un immense merci à toutes et tous d’avoir pris le temps de lire jusqu’au bout. L’interview a été un peu longue mais on passe vraiment un bon moment avec des gens comme monsieur Rondat. Du coup j’en profite aussi le boss de m’avoir laissé publier l’article tel quel sans avoir à tronquer quoi que ce soit.
    Si jamais vous êtes intéressé aussi par le côté guitariste et philosophe de Patrick ( Rondat, pas Patrick6, hein?), vous pourrez trouver ma première interview du monsieur ici : https://youtu.be/a8ZMlQgGT20

    @Surfer : un commentaire qui m’est allé droit au cœur car je partage également ce point de vue sur le monde actuel. merci!
    @Presence : une interview meilleure que hard rock magazine ? Ok combien tu veux de thunes, je te signe un chèque en blanc lol. Surtout qu’au départ, je connaissais Patrick Rondat le musicien mais pas l’être humain, alors je me demandais bien de quoi j’allais parler d’autre que de musique. Et ça s’est fait tout naturellement.
    @Eddy : Ah, j’attendais ta réaction ! Merci beaucoup. Je te rejoins complètement en disant que Malmsteen a fait beaucoup de mal dans ce genre-là. par contre je veux bien que tu dises pourquoi tu penses que Janick Gers c’est le mal ^^ il fait pourtant du bon boulot depuis qu’il a rejoint la Vierge de fer, même s’il n’a pas la personnalité d’Adrian Smith
    @Bruce : très bon résumé musical et objectif. Il est vraiment anti-star, et c’est tellement rare d’en trouver dans ce milieu que ça apporte un vent de fraîcheur. Merci de m’avoir laisser cet espace pour l’interview.
    @Tornado : c’est un immense bonheur de lire que tu as trouvé l’interview chaleureuse, parce que c’est exactement ce que je voulais retranscrire. Et oui, « For the love of God », même si on n’est pas fan de Steve Vai, c’est un gigantesque morceau.
    @Patrick6 : merci pour les encouragements même si ce style musical n’est pas ta tasse de thé. C’est déjà chouette que tu as écouté chacun des morceaux. Il me tarde de lire ton article sur les musiques actuelles.
    @Jyrille : merci beaucoup. c’est vrai qu’on pourrait se demander ce qu’il pense des artistes que tu as cité. Et oui évident de perdre du temps avec des lourdingues.
    @Kaori : merci pour ta gentillesse habituelle. De toute façon on est toujours bien avec des gens gentils.
    @JP Nguyen : j’accepte le compliment avec plaisir. Ça me touche beaucoup.
    @Vindicator : t’as vu ça? Hahaha!

    Petit aparté : quitte à choisir, je préfère entendre un musicien qui ne joue pas très bien mais qui a plein de bonnes idées pour écrire de très bonne chanson, plutôt qu’un tueur à gages très technique mais qui ne me donne aucune émotion.

    • Jyrille  

      Merci de tes retours Manu. Je me rends compte que je ne t’ai pas demandé comment tu as techniquement effectué cette interview. Tu l’as enregistré, ça s’est fait au téléphone… ?

      • Manu  

        Visioconférence, et j’ai ensuite tout retranscrit. Une « petite » interview visioconférence de 2 heures. Un vrai moment d’échange et de partage 😀

        • Jyrille  

          Merci !

  • Bruce lit  

    Amphibia : c’est chouette jusqu’au 2..45 où l’on se croirait chez Popol Vuh. Hélas après je trouve qu’on oublie la compo pour rentrer dans la prouesse. Dommage.

    • Manu  

      Mince, c’est « part1 » qui est dans l’article, alors que c’est normalement la « part 3 » qui fait penser à la partie Pink Floyd! Erratum!

      • Eddy Vanleffe  

        Hey Manu!

        rassures-toi je n’ai rien contre Jannick Gers, je voulais juste parler de l’arbitraire dans le simple classement de qui est doué ou pas.
        Florent Garcia est sympatoche mais je ne partage pas le coup du « le metal c’est une étape quand tu veux faire de la technique qui en jettes et que tu dois larguer au profit de vrais guitaristes »
        il a une vidéo dans ce sens, « ceux que je sauve dans le tas » et notamment Slash.
        Slash est génial mais il faudra m’expliquer ce qui le différencie des autres de sa génération. et qu’on ne vienne pas m’expliquer que lui il a du « feeling » le truc qu’on avance quand on sait pas quoi dire en fait.
        du coup je prenais un exemple fictif arbitraire pour dire lui et bien et l’autre pas bien. Jannick Gers a mauvaise réputation et se fait défoncer régulièrement, depuis qu’ils sont trois guitaristes, il est notoirement réputé pour la cinquième roue du carrosse, au nom de je ne sais quel argument sur la technique justement.
        la musique instrumentale de guitare, je la rapproche du JM Jarre, Mike Oldfield, du classique aussi… c’est juste une autre musique qui doit être forcément vu comme un truc de frimeur.
        Là Malmsteen a fait beaucoup de mal, ‘en suis convaincu, il est cité en exemple tout le temps pour justifier le rejet de tous les autres quitte à raconter des énormités. Le comparer à Blackemore par exemple…
        je trouve ses albums chiants à mourir exactement comme tout le monde, mais justement je trouve que la plupart des six-cordistes je les aime.
        je viens de voir hier soir, une très belle vidéo où Billy Gibbons des zz-top tape le boeuf avec plein d’autres collègues notamment Orianthi, c’est juste top, on voit cinq zicos s’amuser, échanger, rire, se respecter… on est à tellement loin de l’image de maestro imbus d’eux même.
        j’adore ça.

        • Manu  

          – Je suis à 100% d’accord sur toute la ligne avec toi Eddy!
          – Florent GARCIA fait de très bonnes vidéos explicatives, mais il a parfois un ton assez condescendant sur certains sujets qui m’empêche de l’apprécier pleinement. Il ne le dit pas, mais il est parfois en mode « voilà ce que je pense, je ne le dis pas ouvertement, mais de toute façon, c’est moi qui ai raison et le métal c’est pour les personnes qui ne veulent pas évoluer ». Rien de méchant de ma part hein? Mais je pense que ça devient inhérent aux jeunes sur Youtube. Moi je ne m’y retrouve pas trop dans ce genre de trucs.
          – Malmsteen… pffffff… y’aurait de quoi écrire un bouquin sur le mec, ses frasques, ses coups de sang, etc! Quand je vois l’idolâtrie qui existe sur lui au Japon, ça me dépasse.

          • Bruce lit  

            @Manu et Eddy.
            Je peux être moi aussi très condescendant avec tel ou tel auteur. C’est inévitable : dans le cadre d’une conversation une opinion est juste un avis. A partir du moment où il est diffusé, c’est une propagande. Ou tout du moins c’est comme ça que certains peuvent le percevoir.

          • Manu  

            @Bruce : énoncer un avis contraire au mien ne me dérange pas lorsqu’on est dans une attitude d’humilité et de discussion. Préciser « ce n’est que mon avis » m’aide à entendre davantage de la part de l’autre. Dans ce cas là ce n’est pas de la propagande du tout a mes yeux.
            Mais si on est dans l’affirmation appuyée et l’énoncer comme une vérité absolue ( de manière volontaire ou cachée), là ça me gène beaucoup plus.

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