Interview Laurent Lefeuvre – Novembre 2014

Par  JORD AR MEUR

Laurent se dédie à Fox_Boy et au jus d'orange

Laurent se dédie à Fox-Boy et au jus d’orange

Après l’article consacré au premier volume des aventures de Fox-Boy, le premier super-héros breton, Bruce Lit continue sa lune de miel avec Laurent Lefeuvre son jeune auteur surbooké entre deux séances de dédicaces.

Et c’est bien naturellement notre Jord national, breton également, mais surtout auteur du dit article qui se charge de mener tambour battant cette interview aussi exclusive que passionnante ! Hé Jord ! On dirait que tu as fait ça toute ta vie ! 

Bonjour Laurent ,  une première question en guise de préambule : Qu’est exactement ce mystérieux « univers des éditions ROA », avec ce logo et ces couvertures qui sentent bon les magazines des années 70/80 ?

Un hommage aux éditions LUG de mon enfance, évidemment ! Tout d’abord, le monde des pockets, ces petits formats plein d’histoires de Western, de fantastique, d’Aventure, Pirates, Horreur, Chevalerie, Jungle, Espionnage et même du sport ! Ensuite, ce fut l’explosion Strange, et ses petits frères.

Ces revues distribuées uniquement en kiosque, ce sont celles par qui ma génération  a découvert et s’est passionné pour l’univers partagé MARVEL. Le nom même des éditions ROA, est un clin d’œil : Ce sont les 3 premières lettres de « ROAZHON » (Rennes en breton). LUG étant les 3 premières lettres de Lugdunum, nom de la ville des éditions basées à Lyon, en Latin. Au-delà de l’hommage, les éditions ROA est un petit terrain de jeu que j’ai inventé, avec tous ces héros soi-disant vintage, et qui me permet de balader mon petit univers d’éditeur en éditeur.

Cette fausse couverture est parue en 2011 dans l'ultime numéro en kiosque de Spawn

Comment as-tu décidé de faire de la bande dessinée ?

En fait, je n’ai jamais vraiment rien envisagé d’autre sérieusement. Alors même si ce n’est pas un métier sérieux… rien n’empêche d’essayer de le faire sérieusement !

Tu es autodidacte et tu fais pratiquement tes BD tout seul, du scénario aux dessins en passant par la couleur ! La surcharge de travail n’est-elle pas éprouvante ?

C’est ce que j’aime ! Etre seul, aboutir une idée, s’enfermer dans une histoire, un univers, c’est merveilleux ! Et puis je ne suis pas tout seul non plus : J’ai les retours et avis de ma femme, de mon éditeur, quelques amis qui passent à la maison, et puis les lecteurs, les chroniqueurs etc.

Alors pour répondre plus concrètement, ce n’est pas la charge de travail qui était écrasante… mais le timing (différents engagements à boucler avant d’attaquer l’album ont fait que j’ai dû faire les 88 pages (scénar, dessin, encrage, lettrage, couleur) en 7 petits mois ! Facebook est un outil merveilleux, mais vite chronophage si on ne se discipline pas un peu.lau_7

Passons maintenant au petit renard ! Moi, il m’a plu tout de suite, bien loin des super-slips qui envahissent généralement les comics ! De plus dans cet album, on ne le voit pratiquement pas combattre de criminels ! Quel était ton but en créant ce personnage qui pour le moment évolue dans ta ville ?

Mon but était de voir ce que donnerait les ingrédients de base qui constituent le genre super-héros (super-pouvoirs, double-identité secrète, costume…) dans un univers le plus proche du quotidien présumé d’un adolescent Français, fan de comics, en France, en 2014. Fox-Boy, c’est ma réponse à cette question.

Sa carrière a commencé bien plus tôt dans le magazine « Louarnig ». Vas-tu t’inspirer des épisodes parus dans ce périodique destinée à la jeunesse bretonnante par la suite ?

J’ai tellement à raconter, de choses à lui faire vivre, que je ne me vois pas “perdre du temps” à refaire d’anciennes histoires. Après, l’idée de les inscrire dans une chronologie cohérente, un peu comme les aventures d’Hellboy qui remplissent au fur et à mesure de ses aventures, un curriculum Vitae cohérent.

J’ai mis dans mon article que les illustrations me rappelaient celles de Bernie Wrightson. D’autres personnes ont trouvé des influences différentes. J’aimerais avoir ton avis sur la question.

Généralement, ils ont tous raison ! Les noms qui reviennent régulièrement sont ceux de Gene Colan, Bernie Wrightson, Alan Davis, Will Eisner. Je pique une idée par ci par là, ou plutôt, ces gars m’ont tous fait comprendre des « trucs », des astuces, que je me vois moins comme un imitateur que comme un élève de leur école. Mais ce n’est pas à moi de dire quel est mon niveau (cancre ou premier de la classe – sans doute quelque part entre les deux…)lau_1

Au début de l’histoire, Pol Salsedo, alias FOX-BOY, n’est pas très sympathique. C’est même un adolescent clairement odieux ! C’est une tendance que l’on trouve à présent dans nombre de Comics avec des anti-héros. Mais ton scénario semble cependant plus proche des anciens Comics. Quel est vraiment ton avis sur ce Pol et existe-t-il dans ta vie quelqu’un qui lui ressemble ?

L’anti-héros n’est pas une tendance si récente, mais plutôt la marque des héros Marvel. Tous sont des handicapés de la vie. Ainsi, face au grand journaliste, pilote d’avion, chercheur de la Police, milliardaire que sont respectivement Superman, Green Lantern, Flash ou Batman, Marvel a opposé le bipolaire Hulk, le boiteux Don Blake  le fauché et malheureux en amour Spider-Man, l’aveugle Daredevil, les méprisés X-Men, le cardiaque Iron-Man, la Chose prisonnier de son corps de brique, Xavier de son fauteuil, Cyclope de sa visière, Namor de sa colère etc. Même Cap America est complètement à côté de son époque !

Je l’ai dit plus haut, ma génération est celle de Marvel en France. Pour moi, DC, ce sont les républicains : sourire Colgate et menton en avant, tandis que ceux de Marvel était torturés, maladroits, mais vaillants malgré tout. Humains, quoi !

Le modèle psychologique qui m’a servi à composer cette nouvelle version de Pol (la première version qui existe depuis 3 ans dans le magazine Louarnig), c’est le mauvais garçon du conte de fée qui se prendra une bonne leçon, suite à une rencontre fantastique. C’est Nils Holggersson cruel avec les animaux de la ferme, avant qu’un lutin se venge en le réduisant à la taille d’une souris, pour lui permettre d’apprendre l’humilité a un contact des oies sauvages.

Par contre, il y a bien un modèle physique de Pol Salsedo : C’est le neveu d’un ami, qui s’appelle Paul, et qui a eu son bac le même jour que MON Pol… dans le même lycée (qui était aussi le mien) !lau_2

Considères-tu « Fox-Boy » comme un Comics ?

Absolument ! Mais il faut sans doute rappeler ce qu’est le « Comics » pour pouvoir répondre de manière appropriée. Le comics est un mode de production et de lecture de bande dessinée typiquement Américain. Mais pas uniquement. Si ce modèle est né là-bas, tout comme le rock, ou le jazz, d’ailleurs, il faut admettre que son rayonnement à travers le monde est aujourd’hui si établi, et ce depuis des générations, qu’il a proprement influencé des créateurs ailleurs dans le monde. Comme pour le jazz, le rock. Tout comme le Japon, puis l’Italie a renouvelé le Western dans des périodes où celui-ci semblait peiner à se renouveler, les comics ont bénéficié de l’apport de Philippins, Argentins, Italiens, Anglais, Espagnols, etc…

Et si ce mode de « conception/fabrication » et de lecture traite souvent de Super-héros, ce n’est pas une obligation non plus. Ainsi, Benoît Brisefer (gamin aux super-pouvoirs signé du papa des schtroumpfs Peyo) est clairement une BD franco-belge, tandis que Walking Dead, Fatale, Conan ou Bone sont clairement du comics, alors qu’il n’y a ni super-pouvoirs, ni identité secrète dans ces récits !

Alors oui ! Même si Fox-Boy se passe en Bretagne, en 2014, et est réalisé par un Européen, OUI, c’est du comics !

On voit tout de suite que tu te démarques des dessinateurs de Comics français en intégrant ton héros dans une ville de province hexagonale et non aux USA comme c’est souvent le cas… Est-ce une manière de te distinguer par rapport à tes collègues ?

Pas vraiment. Je ne fais pas les choses par rapport aux autres, mais plutôt parce que c’est ma sensibilité. Mitton (créateur de Mikros) faisait cette remarque il y a près de 30 ans, dans le n° 100 de Titans : Des Super-Héros auraient en France, comme partout en Europe, un cadre exceptionnel, son histoire, ses décors, montagnes, mers, régions, architecture, villes, villages, forêts, qui feraient le cadre d’enjeux aussi valables que Brooklyn ou Ellis Island !

Evidemment, avec ce genre de propos, on peut vite passer pour un membre du fan-club de Jean-Pierre Pernaut alors que c’est justement pour ne pas laisser le monopole de l’utilisation de la France, de ses habitants et de ses décors, aux seuls profs d’Histoire en mode Zemmour et autres passéistes nostalgiques. Tout l’enjeu est de réussir à convaincre le lecteur lambda de me laisser une chance en achetant le premier tome de FOX-BOY.lau_3

Quels sont tes projets pour une suite éventuelle de “Fox-Boy » ? Restera-t-il un justicier attaché à Rennes ou le feras-tu voyager ailleurs ?

Comme je viens de le signifier plus haut, la suite dépendra des ventes du n°1 ! En clair, si les chiffres ne sont pas assez bons, toute idée de suite sera compromise. Néanmoins, j’ai en effet dans l’idée de lui faire prendre l’air en dehors de Rennes, et s’imprégner de la magie du renard au contact de l’atmosphère magique des nuits de la campagne Bretonne !

La version parallèle bretonne de « Keit vimp bev » est assez différente de celle proposée par « Delcourt ». La ressemblance s’arrête à la couverture, puisqu’elle ne propose que les premiers épisodes et est éditée en noir et blanc. Est-ce une porte de sortie si les éditions Delcourt ne publiaient pas un 2ème Tome ?

Bien vu ! A ce jour, rien ne vient démentir une suite, mais il faut être très prudent. Si les ventes devaient se révéler insuffisantes, l’appui des multiples versions de FOX-BOY (Breton ET Occitan !) donnerait une certaine marge de manœuvre pour s’adapter !

Paotr Louarn continuerait-il ses aventures en breton ?

Oui !

 Je ne représente pas la majorité des lecteurs de Bruce Lit ! Je pense que certains voudraient en savoir plus sur ta vie, quelle genre de musiques tu écoutes, tes préférences sur les productions actuelles en BD et cinématographiques !

En ciné, Mickael Mann, Clint Eastwood, John Carpenter, Steve Mc Queen, La Nuit du Chasseur, Conan, La Ligne Rouge, Le Labyrinthe de Pan, Peter Jackson, Stand By Me, Les Dents de la Mer, sont des noms de réalisateurs, acteurs et titres de films qui m’arrivent en vrac dans la tête.

En BD, je ne suis l’actualité que de loin, et puise principalement dans les pages de gens cités plus hauts mon inspiration. Mais pour répondre malgré tout, j’aime beaucoup Frank Quitely, le tandem Snyder/Capullo, sur Batman, avec des réserves sur les chutes des différents arcs. On m’a fait découvrir récemment Animal Man et Swamp Thing version New 52, qui m’ont bien plû également. Le retour de Mignola sur Hellboy me ravit particulièrement. Corben qui à 70 ans passés, continue de me mettre une claque.

Quant à la musique, c’est très difficile de dire ce que j’écoute. J’aime la mélodie, l’émotion, le lyrisme parfois. Alors je peux parfois trouver ces émotions dans une chanson de Leonard Cohen, une balade de Dylan, Springsteen, voire Guns ‘n’ Roses, Noir Désir, Dominique A, du trad Breton, ou une bande son de Hans Zimmer, Poledouris ou Moby ! Et quand je sature de la radio ou de mes habituelles playlist, j’écoute les chansons qui composent la bande originale de la série Sons of Anarchy.

Un petit mot pour les lecteurs de Bruce Lit ?

Merci aux habitués de Bruce Lit de lire du comics, à Jord d’avoir été suffisamment curieux pour se pencher sur le cas de ce « Super-Héros non Américain ».

Sans vous, Fox-Boy n’a absolument aucune chance de passer les fêtes de fin d’année, et ce premier album risque bien d’être le dernier. Alors si vous avez eu l’occasion de l’avoir entre les mains, s’il vous a plu, et si la comparaison avec la production Américaine ne vous semble pas ridicule… Achetez-le ! Offrez-le ! Et à défaut d’avoir les moyens de pouvoir faire l’un ou l’autre, simplement faites savoir qu’il existe ! J’espère vous retrouver au tome 2 !

9 comments

  • Bruce lit  

    Bravo Jord mondial !
    J’ai eu beaucoup de plaisir à lire cette interview où beaucoup d’aspect de la culture populaire sont évoqués. Souvent ( mais c’est pareil pour les musiciens et leurs instruments), les interviews de dessinateurs m’ennuient lorsqu’il y est question de leurs techniques. Je suis malheureusement ignare en ce domaine et n’y comprend pas grand chose.
    Je rejoins complètement la vision Colgate de Laurent concernant DC / Marvel !!! En tout cas sur le principe, parce que les choses ont sûrement changé depuis. Mais il est vrai que je n’aime aucun héros DC, Batman inclus ( sorry Batfans….)
    L’anecdote du jour : le jour où je reçois l’interview de Jord, Xavier Lancet de Scarce m’envoie gentiment un exemplaire du Scarce d’octobre avec une couverture signée Laurent Lefeuvre….reprenant les héros Marvel dessinés façon Inferno. La simplicité de cet auteur, sa passion pour la BD et les Super Héros m’ont beaucoup touché. On ne se rend pas compte de ce que peut représenter pour un auteur l’angoisse de ne pas être sûr d’avoir le volume 2 des aventures de son héros publié !! On rejoint ici l’interview de Gregory Mardon sur la difficulté des auteurs français de Bd.
    En tout cas un moment aussi divertissant qu’informatif.
    Merci à Jord et à Laurent.

    Ps : Je n’ose pas dire merci le pour le moment….

  • Présence  

    Dans le désordre :

    Très perspicace le choix du sigle ROA en tant qu’hommage aux éditions LUG.

    J’ai beaucoup aimé l’image en 9 cases sur les secrets des grands maîtres de la bande dessinée : enfin un artiste qui se rend compte que le gaufrier n’a aucune avenir. Même Alan Moore et Dave Gibbons n’ont rien sur en tirer pour Watchmen 🙂

    « Ne pas laisser le monopole de l’utilisation de la France, de ses habitants et de ses décors » : très belle formule, et j’ajouterais bien qu’il n’y a pas de raison de laisser ce monopole aux auteurs américains qui ne savent pas utiliser ce patrimoine correctement.

    Voilà typiquement le genre d’interview tellement bien réussie que je la trouve trop courte. Au travers des réponses, j’ai l’impression que Laurent Lefeuvre doit réaliser d’autres travaux de bandes dessinés que Fox Boy, et je me demande bien lesquels. Je me demande également de quoi il vit (parce qu’un tome de Fox Boy, ça ne doit pas rapporter beaucoup), quel est le tirage cible d’une BD comme celle-là pour passer le seuil de la rentabilité, ce qu’il pense du nouveau mode de cotisation des auteurs de BD, les auteurs de BD franco-belge qu’il apprécie, comment il a réussi à intégrer la collection « Signé » du Lombard, est-ce qu’il parle breton (est-ce lui qui a écrit les textes de l’édition en breton), etc.

  • Lefeuvre Laurent  

    Salut « Présence » !
    Et merci pour ton commentaire.

    Pour répondre à ta question, je vis du dessin depuis près de 10 ans, même si cela peut revêtir des formes très diverses (BD-reportages pour le ville de Rennes, mise en couleur pour d’autres auteurs que moi, écriture/illustration de livres, illustrations pour couvertures, story-board, character design pour le cinéma d’animation, création d’expositions pour le Festival Quai des Bulles, etc…).

    Tout est bon à prendre, et on apprend partout.

    Le tirage de Fox-Boy est de 4000 exemplaires. Je ne connais pas le seuil de rentabilité, mais j’imagine qu’il faudrait plusieurs tirages pour ça. Donc, il faudrait qu’il y ait un tome 2, mais tout dépend de l’accueil du 1. Si on ne dépasse pas les 500 ou 1000 exemplaires vendus (c’est un hypothèse, mais elle est très réaliste). Alors l’éditeur estimera qu’il vaut mieux limiter la casse, et ne même pas enclencher de tome 2. Fin de l’histoire.

    En revanche, en cas de « frémissement » des ventes, voire de succès, un 2 peut être lancé, et tous ceux qui n’ont pas acheté le tome 1, mais qui découvre la série au moment du 2, peuvent aussi acheter le premier, et aider ainsi la série (puisqu’il y a vocation en ce qui me concerne à ce qu’elle le devienne) à s’installer, et asseoir ma profession, sans avoir à perdre du temps sur des boulots « inutiles » (on se comprend ?).

    Pour le reste, statut des auteurs, niveau de revenus… ce sujet est passionnant, très complexe, et il y a tout à dire. Mais c’est bien trop compliqué et laborieux à faire ici que je vais lâchement botter en touche !

    Je vais seulement te dire qu’en Franco-Belge, ceux dont à la fois j’admire le travail , et qui pourraient m’inspirer, il y a Hermann, Gir/Moebius, Boucq, et pour les plus jeunes, Benjamin Flao,

    Voilà !

    Dur d’être plus sincère et précis, en tout cas !

    Merci de lire !

    • Présence  

      Merci beaucoup pour cette longue réponse et toutes ces précisions. Je suis très curieux de nature. J’ai appris à apprécier les interviews longue en lisant le Comics Journal (un magazine spécialisé US assez élitiste) dont les interviews s’étalent généralement sur une quinzaine de pages.

  • Jyrille  

    Pour les questions, oui, mais pour la connaissance de l’oeuvre, de nombreux journalistes sont de vrais imposteurs. Donc non, c’est une très bonne interview ! Comme je le disais à Bruce, au final, on ne devrait publier que les réponses 🙂

    Quant au sujet, j’ai adoré la vision DC / Marvel et les explications quant à l’avenir de Fox Boy.

    • Bruce lit  

      Pas d’accord Cyrille ! Merde à la modestie ! La personnalité de l’interviewer est très importante ! Pas trop effacée, ni trop envahissante. L’alchimie entre les deux parties me semblent essentielle. Car comme dans toute relation humaine, il faut être au moins deux pour un bon entretien. Entretien= Interview. Arrêtez de vous dénigrez les copeaux !

      • Jyrille  

        Je comprends ton point de vue, mais ce n’est pas de la modestie, ce serait plutôt une mise en forme qui éviterait certaines redondances, comme créer un texte qui comporterait les questions… Une sorte de fluidité. Mais je ne suis pas sûr que cela soit faisable.

  • Présence  

    Merci pour la précision sur la traduction.

    Mon observation n’était pas une critique, juste que l’interview se lisant toute seule (grâce à la sincérité des réponses et la pertinence des questions) j’étais prêt à en lire une 3 fois plus longue.

    • Jyrille  

      J’ai eu le même sentiment, je la trouve plutôt courte…

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