Je m’en irai vers le Paradis Blanc…

Le sommet des dieux par Jiro Taniguchi

A l'assaut !

A l’assaut !©Kana

AUTEUR: BRUCE LIT

VO : Business Jump

VF : Kana

Le sommet des dieux est un roman de Baku Yumemakura dont Jiro Taniguchi a réalisé l’adaptation en bande dessinée entre 2000 et 2003. Il s’agit d’un roman graphique complet en 5 volumes publiés chez Kana. Le sens de lecture est japonais.

Après Quartier lointain, Le Sommet des Dieux est la deuxième oeuvre couronnée par Angoulême en 2005 où Taniguchi a reçu le prix du meilleur dessin.

Cet article accouché dans la douleur afin de rendre justice à un vrai chef d’oeuvre est, pour une fois, garanti SANS SPOILERS.

Il y a des histoires bonnes. D’autres mauvaises.  Et puis il y a les autres.  Des montagnes inatteignables dont le sommet paraissent tellement haut que c’en est décourageant. Avec ce  Sommet des dieux  Taniguchi pulvérise tout avec ce récit riche, généreux, profond, émouvant, juste, authentique et puissant !  Une expérience unique dans laquelle il est possible de se lancer sans ne rien connaître du monde de la montagne et sans s’intéresser à l’alpinisme et  où plusieurs lectures sont possibles.

Le sommet des dieux, c’est d’abord l’histoire fictive de l’alpiniste Habu Joji dont on suit le parcours sur deux décennies. Joji est un personnage à priori antipathique : jamais souriant, solitaire, dénué de tout esprit d’équipe, Joji n’a pas d’amis ou d’amour. Son intégration à la société n’est qu’intéressée puisqu’il occupe des emplois saisonniers avant de tout plaquer sans préavis. Dans la dernière partie de l’oeuvre, Joji est même un sans papiers au Tibet.

Joji : taciturne et fascinant

Joji : taciturne et fascinant©Fanfare / Ponent Mont

Habu est accroc à la montagne et le lecteur se rend compte qu’il est accroc à Habu. Au point d’attendre son apparition à chaque page, de dévorer chaque anecdote le concernant, d’essayer de percer les mystères de sa personnalité fascinante. Habu Joji est un être d’exception dont l’unique raison de vivre est la montagne. Une passion à laquelle il sacrifie tout et dont chaque expédition est synonyme de danger de mort.

Car Le sommet des dieux, avant d’être un roman d’aventure portant sur l’obsession aussi épique que Moby Dick, est aussi une véritable enquête haletante dont le dénouement est révélé à la dernière page. L’alpinisme, ce sport solitaire qui se soustrait au regard de l’autre et à toute pression médiatique, est ici livrée au au lecteur qui mesure les risques insensés pour gravir ce que d’aucuns considéreraient comme un bout de rocher.

Tout commence comme dans une histoire de Tintin

Tout commence comme dans une histoire de Tintin : un mystérieux appareil photo qui ne paie pas de mine et qui cache bien des secrets…..©Fanfare / Ponent Mont

Mais Le sommet des dieux est aussi un récit historique matinée de fétichisme rappelant  Tintin et le fétiche Arumbaya. Car il s’agit de retrouver l’appareil photo de l’alpiniste, cette fois ci bien réel, George Mallory, le premier à avoir vaincu le sommet de l’Everest avant de périr mystérieusement. Taniguchi élabore tout au long de son livre, le parcours de Mallory et les hypothèses l’ayant amené à mourir, seul, en pleine montagne, le corps à jamais incrusté dans la roche. L’aventure, l’histoire, l’exotisme et un zeste de polar avec même quelques scènes d’action toutes droit sorties d’Hergé sont au programme pour une lecture divertissante et facile d’accès.

Le sommet des dieux c’est enfin une véritable ode à la liberté, à la solitude, au recueillement. Une liberté qui fait à la fois rêver et frémir. Le héros mène une vie atypique, libre de toute contrainte et sans engagements. Il parcourt le monde en quête d’émotions fortes, et devient au fil de l’histoire un témoin de ce couloir entre la terre et le ciel que constitue la haute montagne.

Taniguchi et Baku y vont à fond sur la métaphore mystique de l’alpinisme.  Ce qui frappe est cette psychologie silencieuse, ce raffinement des émotions où l’élégance du dessin économise des milliers de mots inutiles. Taniguchi immerge son lecteur dans le silence de la nature où un mot peut déclencher une avalanche. Et écrit une superbe ode douce amère à l’irascible Habu Joji incapable de vivre avec ses frères humains avec qui il ne partage que la mortalité. La montagne est sa seule compagne, sa seule amante avec qui il entretient une relation charnelle. Il faut l’observer, l’écouter, la pénétrer avec d’infimes précaution.

Le sommet des dieux montre que l’alpinisme est une discipline n’autorisant aucun relâchement : le corps doit s’adapter au manque d’oxygène, à la déshydratation, au froid intense, aux chutes de pierre, aux avalanches. L’alpiniste dort seul suspendu au dessus du vide, en proie à des hallucinations et la peur. Notre héros est parfois coincés trois jours dans une tente minuscule à attendre la fin de tempêtes, totalement coupés du monde et de toute notion de plaisir. La montagne ne pardonne aucune impatience, aucune erreur de calcul. Autant amante que punisseuse, c’est un être vivant qui traite ses conquérants en bactéries à rejeter.
Face à ce danger permanent, au vide, à l’impuissance, l’escalade acquiert une dimension mythologique. Celle qui transforme son prétendant en élu après avoit traversé mille morts sans Orques ni Dragons pour personnifier le danger. Un élu qui doit peu à peu renoncer à certaines émotions  pour se hisser au dessus des hommes.  Sans ce talent lui permettant de s’unir à l’immensité, Joji est un être humain assez irritant qui n’a pas sa place dans une société organisée.

Comment se faire des amis façon Jugi : leur dire qu'en cas de pépin, faut pas compter sur lui....

Comment se faire des amis façon Jungi : leur dire qu’en cas de pépin, dans la montagne, faut pas compter sur lui….©Fanfare / Ponent Mont

La force du récit est de confronter à ce tigre indomptable un personnage tout à fait normal et intégré en la personne de Fukumashi le photographe. Le sommet des Dieux est aussi son histoire, celle où l’on voit un personnage on ne peut plus banal marcher sur les traces d’un  indépendantiste pour s’affranchir à son tour de la sécurité étouffante de notre quotirien.
Les alpinistes n’ont rien de suicidaire pourtant. La montagne leur permet de lutter contre la mort et d’apprécier chaque seconde arrachée à la faucheuse. De se pencher au dessus du vide pour y chercher un reflet.  De poursuivre sa route en ignorant l’écho des regrets, le froid du doute, l’emprise des erreurs.

Chaque homme au sommet d’une montagne est le dernier homme sur terre. Ou le premier de la création. Celui à qui s’offre l’univers sans partage. Un vertige au delà des mots que Taniguchi traduit admirablement en dessin. Lorsque Joji arrive au sommet d’une montagne, il n’a pas le temps de prendre une photo. Il doit immédiatement redescendre sous peine d’asphyxie, de cécité ou de mort.  Il remplit son vide d’immensité, accorde son corps au bruit du vent, converse avec ses absents, se prépare à mourir en se sentant si vivant.

Prends moi en photo avant que je ne m'enfuis

Prends moi en photo avant que je ne m’enfuis©Fanfare / Ponent Mont

On aurait tort d’y voir pour autant une vulgaire came à l’adrénaline. Le Sommet des Dieux est au contraire la description d’une expérience professionnelle nécessitant une discipline et un ascétisme hors du commun. Lorsque Junji décide de gravir 8000 mètres sans oxygène, ni compagnon, il se prépare pendant dix ans ! Il enregistre chaque recoin de son parcours, acclimate son corps, pèse jusqu’au moindre stylo pour calculer son poids à porter, économise ses mots pour que son souffle le porte au sommet.

A cette discipline réservée à l’élite de l’humanité s’accorde la beauté du texte; lorsque Junji réalise qu’à bout de force, il risque de ne pas terminer son périple il déclame ceci: Pas question de m’endormir avant d’avoir épuisé ma dernière goutte d’énergie, et si mes mains refusent j’irai sur les doigts, si mes jambes refusent d’avancer j’irai en mordant la neige à coups de dents, et si mes dents me lâchent il me restera les yeux, j’avancerai en suivant la route de mon regard. Et si vraiment il n’a plus moyen, j’irai avec le coeur. 

La profession de foi de Jungi : Never give up !

La profession de foi de Jungi : Never give up !©Fanfare / Ponent Mont

La détermination de Junji à atteindre le sommet de l’Olympe n’est pas sans rapper celle de Seiya, qui privé de 5 sens continue d’accomplir sa quête en brûlant sa dernière étincelle de vie.  Mais à l’inverse du Shonen de Kurumada, Le sommet des Dieux ne mise pas tout sur la volonté dans un univers où les hommes les plus aguerris s’envolent comme des fétu de paille balayés par le vent.

C’est ici que se cache l’étrange défi du Sommet des dieux: la confrontation entre le prévu et l’imprévu, l’expérience et la chance, la sagesse et la force brute. Toute les qualités que possède Junji, sorte de Frank Castle de la montagne taciturne et inquiétant avec qui le lecteur se sent pourtant immédiatement en confiance. On pense aussi au Musashi Miyamoto de Vagabond qui intègre au fil de la violence de ses combats une fascinante paix intérieure. Une brute devenue philosophe….

Tombé du ciel, à travers les nuages....

Les risques du métier©Fanfare / Ponent Mont

Il y aurait tellement à dire sur Le sommet de Dieu, notamment sur sa fin, certainement la plus bouleversante de l’oeuvre de Taniguchi.  D’ailleurs, il n’est pas dit que votre serviteur ne fasse pas prochainement un focus sur celle-ci qui mériterait un article en soi. Mais vous l’aurez compris, c’est à vous maintenant de sauter le pas, je ne vous mâcherai pas le travail et ai amputé cet article de plus de 2000 mots inutiles…

Taniguchi et Baku vous ont ouvert la voie avec ce conte à la fois naturaliste et poétique sur le but à donner à son existence et la souffrance à investir pour réaliser ses rêves. Certes, une société ne pourrait perdurer si tous nous lâchions boulot, femme et enfant pour aller vivre notre passion à fond.  Il n’empêche que Taniguchi, en ouvrant une brèche de liberté, une lucarne d’oxygène dans nos vie policées avec pour seul horizon notre smart phone, touche encore au coeur. Et s’impose définitivement comme un auteur au sommet….

Jungi emprunte le Stairway to Heaven

Jungi emprunte le Stairway to Heaven©Fanfare / Ponent Mont

52 comments

  • Mlle Prudence  

    Merci Brucelit, je viens de découvrir un info d’importance, le vrai corps de Mallory !!!! Pourquoi ne pas lui offrir une sépulture ? Moi ça me dérange pas lire à l’envers en revanche, j’ai une phobie pour les annexes…..alors je zappe !!!!
    Moi j’adore Taniguchi, c’est un auteur qui pour moi a beaucoup de douceur et une sorte de sincérité dans ces dessins et histoires.
    Cette histoire m’a emportée, c’est très positif comme histoire et cela fait du bien d’être transporté par la passion de cet homme incroyable. Comme toi, Habu m’a fascinée.

    • Bruce lit  

      Salut Prudence !
      Il fallait au moins du Taniguchi pour te découvrir ! Et ta paresse te perdra car si tu avais lu les annexes, tu aurais su que le cadavre de Mallory est désormais indissociable de l’Everest et qu’il est impossible de lui offrir une sépulture à 8000 mètres d’altitude ou d’organiser une expédition pour récupérer le corps.

      • Jyrille  

        D’ailleurs j’ai oublié de te poser la question : la photo du cadavre est réelle ?

        • Bruce lit  

          @Jyrille : Voir la réponse à Mlle Prudence et la légende du scan : le cadvre de Mallory est on ne peut plus réel et intégré tel quel par Taniguchi dans l’histoire.

          La conscience politique de Berger était réelle pourtant : les premiers pas de l’écologisme et de la gauche de Rocard en chanson : « Chanter pour ceux » en plein Sos racisme, « Babacar », « Diego » Je te trouve un peu dur avec lui (moi !) alors que certaines de ses chansons on passé le temps avec succès. Et je ne parle pas des succès de « Starmania », véritable instantané de la France de l’époque et ma pièce préférée: « La légende de Jimmy ». Après la basse de Jannick Top, ex-Magma quand même,est souvent gonflante.

          • Jyrille  

            Je suis d’accord pour Berger mais malgré tout, je ressens un sentiment assez inexplicable de militantisme déplacé ou intéressé. Pour moi, ces succès – comme Chanter pour ceux – me semblent plutôt putassiers sous couverts d’investissement. Je ne ressens pas cela pour Balavoine.

            Berger, je le sens honnête quand il fait Elle elle l’a, Evidemment (que j’adore) ou Il jouait du piano debout. Pas quand il parle d’écologie ou de peuples lointains.

          • Bruce lit  

            Je pense que Berger était suffisamment écorché vif pour être sincère dans ses propos et ses chansons. « Chanter pour ceux »…., c’était les débuts de SOS Racisme, des ratonnades anti arabes, de Malik Oussékine, une époque presque « light » au regard de la haine banalisée aujourd’hui.
            // à Pagny ou Obispo, c’était un compositeur qui écrivait et pensait ses chansons qui parlait de solitude, de mort, de vieillesse, de maladie, de racisme et de suicide…Pas vraiment le trip de la ménagère et son tour de force est d’avoir fait entrer ça au TOP 50 aux côtés de Bézu et Licence IV….
            Durant les années grunge, je me gavais de FNM, RATM, Nirvana, Metallica, The Cult, PJ Harvey, Alice in Chains, Soundgarden (quelle époque !)….Mais la reprise de Peter Kingsberry « Only the very best » était un des rares moments « variété » internationale qui me fichait les frissons dans mon coeur de rocker….Et c’était signé Berger 😉

            Maintenant, je suis pas fan Hardcore hein ! Je n’ai à la maison qu’un Best Of mais le personnage était profondément attachant et je me rappelle avoir été très attristé à la nouvelle de sa mort.

        • Tornado  

          Pour le coup, je serais plutôt d’accord avec Cyrille.
          Etant toujours extrêmement méfiant envers les bienpensants confortablement installés dans leurs conapts, j’ai les sens en éveil de ce point de vue. L’exemple de Pagny est à mon sens bien vu, tant cet abruti n’en a cure des autres et nous pond des chansons du genre « Ma liberté de penser » uniquement afin qu’on le prenne pour le nouveau Brel.

          Maintenant, le personnage de Berger me reste sympathique. Je le soupçonne effectivement d’avoir initié la bienpensance, mais lui, il me parait cool. Par contre je suis d’accord avec Cyrille (encore) sur un point : Ces arrangements synthés sur « Le Paradis Blanc » = Impossible pour les oreilles !!!

          • Bruce lit  

            Plein de gens bien ont engendré des catastrophe musicales : Brel et Piaf : Mireille Mathieu, Taxi Girl= Partenaire Particulier, Alice Cooper = la liste est trop longue et risque de blesser Présence, Goldman= ah, lui, il s’est flingué tout seul.
            Berge composant bcp au synthé il est logique que tout ça ait beaucoup vieilli. Ce sont les années 80 quoi….TIens j’ai réécouté « Putain de camion » de Renaud et certaines chansons accusent les années quand même. Par contre le « Diesel and dust » de Midnight Oil est toujours aussi bon si ce n’est cette reverbb sur la batterie.

          • Jyrille  

            Cool, Tornado me rejoint musicalement ! C’est un grand jour ! 😀

            Midnight Oil, je n’ai jamais pu. J’ai réentendu leur hit Beds are burning à la radio récemment, et c’est toujours insupportable pour moi. C’est la même chose qu’INXS. Bref, toute une époque.

  • Jyrille  

    Désolé de vous réponde si tard les copains, mais oui, j’ai une totale aversion pour ce genre de titres de Michel Berger. Comme tu dis, JP, c’est inoffensif, mais au final, son succès retentissant me met en rage. C’est comme lorsque Florent Pagny a un succès d’estime et massif avec un titre comme Apprendre à aimer. C’est niveller par le bas et mettre de la nostalgie ou de la guimauve comme de la grande musique alors que pour moi c’est juste un moyen d’endormir son auditeur. Et quand je parle d’endormir, je pense également à l’absence de révolte ou de conscience politique. Je vais peut-être un peu loin mais c’est profondément ancré en moi, peut-être lié à un mauvais souvenir d’enfance, je ne sais pas, en tout cas je préfère les titres funky de Berger car ils ont autant vieilli que de bons titres funks des années 70 ou 80, ils restent efficaces. Mais ce genre de pleurnicheries, cela ne me semble pas beau, juste providentiel. Balavoine excellait là-dedans, je peux encore pleurer en écoutant certaines de ses chansons. Mais pas Berger.

  • JP Nguyen  

    Oulala, avec le Cyrille, on n’est pas du tout synchro, là, vu que, pour le peu de ce que je connais des Midnight Oil, j’aime bien (Beds are burning et Blue Sky Mine…)
    Je pense que, dans la future présentation de la Team, il faudra glisser une mention sur les préférences musicales de chacun…

    • Jyrille  

      Ca peut être une très longue présentation alors ! 🙂

  • JP Nguyen  

    Pour le volet musical, on pourrait faire court et sibyllin… Ou décalé

    JP : victime collatérale de la FM des années 80-90. Aime beaucoup de choses différentes, un peu tout et parfois n’importe quoi. Impressionné par l’érudition musicale de ses co-blogueurs mais jamais contaminé par leurs goûts…

  • Matt  

    J’avoue que même si on a eu des lectures communes, on voit bien la différence de génération entre nous quand vous parlez de musique. Je comprends rien et je connais super mal tout ce dont vous parlez^^
    Mais bon après j’avoue que je n’ai jamais suivi de groupe, de chanteur ni rien. Ce sont les films qui m’ont fait découvrir des musiques. Je n’y connais pas grand chose et je ne comprends rien aux classifications musicales (tous ces genres…y’en 30 sortes de rock, de metal…pfiou)
    Je suis également impressionné par votre culture musicale.

    • Bruce lit  

      @JP, MAtt et Cyrille : Midnight Oil m’a permis de virer ma cuti rock. Enfant, c’était Goldman, Johnny, Wet Wet Wet, Aha. Et puis un jour je vois ce chauve à la voix de chèvre chanter convaincu au bord d’un étang et là déclic ! D’ailleurs mon adresse mail est un hommage au groupe et au jeu Metal Gear. Cyrille les premiers M.Oil sont vraiment chouettes, très proches des premiers Stranglers. J’adore. Tous leurs albums sont bons. Je les ai vu au BAtaclan sur la fin de leur carrière et ça dépotait. Et j’ai longtemps imité la voix de Peter Garrett avant d’avoir les mêmes intonations qu’Alice Cooper ^^

  • Matt  

    AH ben merde, il est mort.
    Toujours à la pointe de l’actualité chez Bruce lit. A peine je vois ces rediff que je me dis « houla…c’est pas bon »
    Un petit tour sur Google et j’ai confirmation…

    Je ne peux hélas faire des éloges sur ses œuvres puisque je ne les connais pas.
    Mais il faut que je lise ce sommet des dieux. Moi qui aime les récits dans les contrées perdues du grand froid.

  • Tornado  

    N’oublie pas « Quartier Lointain », chef d’oeuvre !
    Après Gotlib, l’autre grand départ de la BD de notre temps… RIP.

    • Matt  

      J’ai peur que Quartier lointain m’affecte un peu trop compte tenu du sujet.
      Par exemple je me suis senti bien mal en lisant Daytripper. Et je l’ai revendu. Même si j’ai trouvé ça bien. Tous ces récits qui titillent la fibre nostalgique, le passé, les erreurs, les chagrins et les regrets…des fois ça me fout en l’air.

  • Matt  

    Bon j’ai vu le film Everest, et j’ai été plutôt agréablement surpris.
    ça ne plaira pas à tout le monde parce que le parti pris est clairement réaliste et pas du tout dans la dramatisation outrancière chère aux blockbusters américains avec la musique épique dans le dépassement de soi et les morts tragiques sur une triste musique.
    Le film raconte une expédition assez désastreuse ayant eu lieu en 1996, et l’approche du film est réaliste et contemplative, sans renforts d’effets exagérés. Les morts sont aussi sobres que choquantes. Paf un mec tombe sans même que personne ne le remarque, comme une mouche, d’autres restent coincés 2 jours avec des secouristes qui n’arrivent pas à braver les intempéries pour aller les chercher, et meurent de froid.
    C’est aussi sobre qu’efficace. Parce que via cette sobriété, on sent réellement le danger de choses pas spécialement spectaculaires. On pourrait dire que le film est naturaliste mais dans un sens qui me plait quand il s’agit d’un film qui raconte une expédition en montagne (on n’est pas là pour voir des super héros faire des salto arrière par dessus une crevasse, mais des gens ordinaires qui essaient de grimper une montagne)
    Les décors sont très beaux. Après avoir vu le making of, le film a bien été tourné sur place mais pas jusqu’en haut évidemment (jusqu’à 4900m)

    Alors ça ne plaira pas forcément aux amateurs de spectacle et d’action, mais il existe déjà assez de films catastrophes épiques et over the top avec de l’action donc c’était assez rafraichissant (ha ha…) de voir un film qui ne tombe pas dans les clichés du blockbuster. Bon évidemment il y a de l’émotion quand même avec des proches des gens qui sont morts sur place pour donner un peu d’humanité à tout ça, ce n’est pas une approche froide (re « ha ha ») mais surtout contemplative.

    Enfin voilà. Bon de toutes façons je l’avais dit dans mon article sur « antartic journal », j’aime bien les films qui ont lieu dans le grand froid pour je ne sais quelle raison, donc voilà^^

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