Justified my love (Justified)

Justified de Graham Yost – saisons 1 à 3

Par : JP NGUYEN

VF : Sony Pictures

1ère publication le 09/09/17- MAJ le 25/08/19

Un gars qui se détend en tirant son coup…

Un gars qui se détend en tirant son coup… ©Sony

On va causer des trois premières saisons de Justified, une série télé produite par la chaîne FX, qui a duré en tout 6 saisons de 13 épisodes chacune, de 2010 à 2015. Créée par Graham Yost en développant une nouvelle d’Elmore Leonard, elle met en scène le marshall Raylan Givens, incarné par Timothy Olyphant (Deadwood, Hitman le premier film…), de retour dans son Kentucky natal.

Attention, il y aura probablement des spoilers dans cet article car… oh et puis zut, je vois pas pourquoi je devrais me justifier !

Pourquoi Justified ? Parce que c’est une chouette série, certes sans rapport direct avec les comics ou la bande dessinée mais ça fait quelques temps que ça ne nous arrête plus, sur Bruce Lit… Pourquoi les trois premières saisons seulement ? Parce que je n’ai pas encore vu les autres.

(Oh hé, l’autre ! Il veut nous causer d’une série qu’il n’a même pas encore vue en entier. Ça se trouve la fin est nulle ! )
Vous pourriez fort bien nourrir ce genre de réflexion et je ne vous en voudrais pas (m’enfin, évitez quand même de me tourner le dos…) Mais sachez que chaque saison de Justified forme une sorte d’arc, même si, série télé oblige, les cliffhangers sont de mise ; sachez aussi que la fin de la série semble avoir été préparée par les créateurs et les acteurs, et non imposée par la chaîne ou le studio… Du coup, contrairement à d’autres séries, Justified n’aura pas eu à connaître le délayage et l’affadissement provoqués par la volonté d’étirer une histoire au-delà du raisonnable. Et la fin n’aura pas non plus été parachutée façon « Scooby-Doo » du fait d’un abrupt non-renouvellement du budget par la prod.

(Et plutôt que de pérorer sur la fin que tu connais pas, tu voudrais pas nous faire un topo sur le début ? )
Je ne sais pas quelle est cette voix dans le public, mais faudrait lui de dire de se détendre et de prendre une mousse… Alors, en fait, ça partait relativement mal, cette série. A Miami, le marshall Raylan Givens, stetson vissé sur la tête, s’attable en terrasse avec le gangster Tommy Bucks dans un restaurant. Il lui demande de quitter la ville. Bucks ne l’entend pas de cette oreille et tente de faire usage de son arme. Givens est plus prompt et l’abat en plein restaurant. C’est un tir « justifié » mais quand même controversé (les deux hommes se connaissaient et Raylan avait un vieux compte à régler avec Bucks) qui donne son titre à une série qui explorera, entre autres, le thème de l’usage de la force et les conséquences de la violence en général.

(Punaise, mais c’est bourrin, ton truc ! Je croyais que les séries de flic avaient fait des progrès depuis Rick Hunter !)
Non, non, ne partez pas ! Si Raylan Givens est un flic aux méthodes pas toujours orthodoxes avec un fort tempérament, ce n’est pas un cliché ambulant. Et la sanction disciplinaire qui va le renvoyer dans le comté d’Harlan, dans le Kentucky, va être l’occasion pour lui d’un retour aux sources, pour lui faire retrouver un milieu qu’il avait fui il y a bien des années…

C’est sûr, c’est moins glamour que Miami…

C’est sûr, c’est moins glamour que Miami… ©Sony

(Hey ! Mais c’est un peu comme Scalped  ! Ou Southern Bastards  ! Des durs à cuire qui reviennent dans des trous perdus de l’Amérique ). Alors oui, y’a un peu de ça, mais pas que. La plongée dans cette Amérique profonde, pas si souvent montrée que ça dans les fictions télé, qui privilégient pas mal les grandes métropoles, est un des éléments différenciant de Justified.

Loin de Las Vegas ou Washington, et des laboratoires High Tech où de pseudo-experts remontent la piste du coupable en analysant les fibres de sa chemise ou sa peinture de voiture, la série nous emmène dans une campagne américaine à l’ambiance très différente de La petite maison dans la prairie. On a là une Amérique un peu miséreuse, qui vivote de combines, jamais à l’abri d’un accident de la vie ou d’une saisie de la maison par la banque. Un monde où les usuriers emploient des méthodes glaçantes, où l’on cherche à fuir le quotidien par l’alcool ou l’oxycodone, médicament analgésique détourné de son usage premier. L’autre versant d’un pays qui a élu un président noir mais réserve encore un traitement particulier aux personnes de couleur. A Harlan et ses environs, on aurait plutôt tendance à retrouver l’électorat de Trump que celui d’Obama.

(Olala, comme tu vends du rêve, toi ! Les frères Dardenne filmant un polar aux States, ça me branche moyen… )
Mais non, l’approche de Justified n’est pas misérabiliste ! Elle met seulement le projecteur sur cette autre Amérique, loin du glamour et de la branchitude de LA, NYC ou la Silicon Valley. Une Amérique rurale, aux paysages naturels imposants mais dont l’horizon économique est bouché. Et ce décor s’anime et prend vie grâce à toute une galerie de personnages complexes et attachants.

A l’origine, le marshall Raylan Givens est un personnage d’une nouvelle de Elmore Leonard : Fire in the Hole. Les auteurs de Justified ont étoffé le personnage et son univers tout en respectant la source, avec la bénédiction de Leonard. Cet écrivain de westerns et de polars (décédé en 2013) était reconnu pour son sens du dialogue, naturaliste et percutant, et les auteurs de la série ont trempé leurs plumes dans le même encrier, mêlant polar et humour, pour une écriture bien noire, évidemment.

(Ah ouais, et donc, c’est pas juste les aventures de Joe-la-Gachette, ta série ?)
Pas du tout ! Raylan en lui-même est un personnage passionnant. Avant de devenir marshall, il a travaillé dans une mine, puis a rejoint les Marines. Malgré son look de cowboy, son personnage n’est pas du tout invincible et paré de toutes les vertus. Au contraire, il est plein de failles et rempli de doutes. Il se fait parfois surprendre, commet des erreurs, effectue de mauvais choix. Il n’est même pas le meilleur tireur de son unité, puisque celle-ci comprend un ancien sniper de l’armée.

Raylan et Boyd

Raylan et Boyd ©Sony

Son père, Arlo, est un truand pas vraiment repenti, toujours prêt à se fourrer dans un mauvais coup. Son ex-femme, Winona (Natalie Zea), travaille à Lexington en tant que sténographe pour le tribunal du comté. Elle a épousé un agent immobilier, Gary, mais garde des sentiments pour Raylan. C’est réciproque mais Raylan va dans un premier temps se rapprocher d’Ava Crowder (Joelle Carter), la veuve de Bowman Crowder, le fils ainé d’un des clans locaux. Au début de la série, Ava a des ennuis avec Boyd (Walton Goggins), son ex-beau-frère. En effet, Bowman est décédé suite à un coup de fusil tiré par nulle autre que… Ava, qui s’était rebellée contre les violences dont elle était victime.

(Ah ben elles sont jolies, les familles du coin ! Ca braque, ça vole et ça s’entretue ! Une belle engeance !).
Oui, « Famille, je vous hais », ce pourrait être le credo de la série. Mais c’est quand même plus compliqué que ça. Si Raylan et son père ne sont pas du tout prêts à se réconcilier, Raylan a des rapports amicaux avec sa tante et belle-mère Helen. Sa relation avec son ex-femme Winona connaît pas mal de rebondissement au fil des trois saisons. Dans la bonne tradition du roman noir, ces deux-là s’aiment mais ne semblent pas pouvoir trouver le bonheur ensemble.

Du côté des Crowder, les affaires familiales sont aussi tumultueuses. Ava a assassiné Bowman mais va se mettre à la colle avec son frère Boyd, qui était pourtant prêt à la tuer au début de la série ! On n’échappe pas à sa famille et Justified dépeint la cellule familiale comme un environnement à la fois protecteur et angoissant. A l’image du clan Bennett, mis en lumière dans la saison 2. Il compte en son sein un ramassis de nuisibles et est dirigé par une matriarche impitoyable mais pourtant capable de compassion sincère.

Au-delà de familles dysfonctionnelles, Justified est remplie de personnages possédant plusieurs dimensions et facettes. Le meilleur exemple est celui de Boyd Crowder, ami d’enfance de Raylan. On le découvre comme une ordure finie, leader d’un mouvement suprématiste et prêt à faire la peau à son ex-belle sœur. Puis il rencontre Dieu et part en guerre contre les labos clandestins de drogue de synthèse. Ce faisant, il rentre en conflit avec sa propre famille, dont le patriarche, Bo, dirige encore les affaires du fond de sa cellule.

Un autre exemple pourrait être celui de Wynn Duffy, usurier dont on fait la connaissance dans l’épisode 9 de la saison 1. Cherchant à récupérer l’argent que lui doit Gary, le mari de Winona, il maîtrise l’art de l’intimidation et ses apparitions sont assez dérangeantes. Mais dans la saison 3, lorsqu’apparaît Robert Quarles, un lieutenant de la mafia de Détroit, Duffy nous apparaît soudain plus humain face à un Quarles pour le coup totalement psychopathe, accro à l’oxycodone. Et ce même Quarles, perpétrant des actes horribles, n’est pas totalement monstrueux car la série éclaire son passé personnel et sa situation assez inconfortable au sein de la famille du crime de Détroit.

Des images promotionnelles à l’esthétique crépusculaire…

Des images promotionnelles à l’esthétique crépusculaire… ©Sony

Complexité et empathie, ce sont deux des points forts de la série, qui ne nous donne pas l’impression de voir défiler de simples noms servant de « plot-devices ». Du truand le plus minable au boss le plus redoutable, ils ont tous leurs motivations propres, ils vivent, évoluent et (parfois) meurent sous nos yeux.

(Chui désolé mais j’ai toujours pas compris de quoi ça parle, ta série… )
Hum… on va résumer simplement, alors. Dans la saison 1, on voit Raylan revenir au bercail et se confronter au clan des Crowder, qui chapeaute tout le trafic de drogue local. Dans la saison 2, suite à l’éclatement du clan Crowder, c’est la clan Bennett qui tente de reprendre la main, avec une opération immobilière pas très nette en préparation. Dans la saison 3, c’est Quarles qui débarque de Détroit avec l’ambition de devenir le nouveau Boss de la région.

L’écriture de la série marie ces intrigues « fil rouge » avec des histoires plus courtes, qui sont déroulées le temps d’un épisode. Mais plus que les astuces scénaristiques et les rebondissements, changements d’allégeance, trahisons et coups de théâtre, ce sont les personnages qui passionnent, montrés dans toute leur humanité et leur ambivalence. Malgré leurs actes moralement condamnables, les criminels suscitent fréquemment l’empathie. On peut percevoir le monde à travers leur lorgnette sans pour autant les admirer ou les envier.

Bien sûr, la performance du casting est pour beaucoup dans la crédibilité des personnages. Timothy Olyphant campe un US marshall plein de décontraction et de désinvolture mais conservant une colère rentrée et pas mal de blessures d’enfance non cicatrisées. Walton Goggins incarne un Boyd Crowder tour à tour hallucinant ou halluciné, mais toujours dangereux. Joelle Carter et Natalie Zea jouent des femmes très différentes mais tous les deux fortes et dont la beauté est celle de femmes « ordinaires » et non pas de starlettes qui défileraient sur des podiums ou un tapis rouge.

Sans passer en revue toute la distribution de la série, je dirais que les trognes des méchants ont été choisies avec beaucoup de goût, et que beaucoup arrivent à dégager une impression de menace permanente sans avoir à brandir d’armes ou recourir à la violence. Les performances de Margo Martindale et Jeremie Davis, respectivement mère et fils du clan Bennett, leur valurent d’ailleurs un Emmy Award.

( Alors, en fait, c’est bien, comme série ? )
Un peu, mon neveu ! – Oui, même en n’ayant vu que la moitié des saisons, j’ose affirmer que Justified est une excellente série, une sorte de Scalped chez les rednecks en bien meilleur que Southern Bastards (dont les persos ne me font aucun effet). Pour la petite histoire, Jason Aaron a d’ailleurs reconnu en interview son admiration pour l’écriture d’Elmore Leonard, et l’influence de ce dernier sur son œuvre. Il a toutefois confié ne pas vraiment apprécier Justified, qui selon lui ne restitue pas assez bien l’ambiance du Sud profond des Etats-Unis.

N’étant pas originaire de là-bas (je viens d’un autre Sud, plutôt Est-Asiatique), ce relatif manque d’authenticité ne m’a pas frappé. Et même si ce décor n’était pas tout à fait fidèle à la réalité, l’histoire, portée par les personnages, rattraperait largement ce défaut. Justified propose de la fiction de qualité, dans un cadre original avec des intrigues pouvant s’apprécier à plusieurs niveaux, interprétées par des acteurs collant parfaitement à leurs personnages. Autant de raisons qui font de cette série un succès… justifié !

Allez, rentrez chez vous et regardez-moi cette série !

Allez, rentrez chez vous et regardez-moi cette série ! ©Sony

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Pour vous convaincre de regarder Justified, Jean Pascal Nguyen dialogue avec lui-même quitte à se justifier : pas très loin de Scalped ou Southern Bastards, Justified est une série majeure à (re)découvrir chez Bruce Lit.

La BO du jour :
Vous avez déjà essayé de mélanger rap et country ? Gangstagrass, le groupe signant le générique de début de Justified, l’a fait !

13 comments

  • Bruce lit  

    Décidément, tout le monde entend des voix cette semaine ! Je note que la tienne JP connaît le mot « pérorer ». C’est rigolo et très Diderot, comme effet de style.
    Sur la série, je ne la connais pas. Le peu que je connaisse de Timothy Olyphant ne m’a pas laissé un souvenir traumatisant. Enfin, pas dans le bon sens du terme, puisque sa prestation dans Hitman….Bon, passons….
    Je suis très intéressé autant par le thème de cette série que par ce que tu évoques des rôles féminins et son ambiance. C’est vrai qu’il y’a du Scalped là dedans, peut être d’ailleurs la seule série avec 100 Bullets qui m’intéresserait de voir au petit écran. Et encore. Mais avec Cyrille, vous m’avez convaincu de replonger dans les séries américaines modernes, ce qui est en soi une gageure.
    Ah ! Et j’ai revendu sans regrets mais « Southern Bastards » que je ne supportais plus pour m’acheter le dernier Alice Cooper, sans doute le plus nul de sa carrière. Bon….
    Enfin, je note que le pire a été évité malgré mon appréhension : pas de Madonna en BO.

    • PierreN  

      Pour le projet d’une série tv Scalped, j’ai cru comprendre que le pilote a été tourné mais pas encore diffusé à cause de la chaîne, qui a tiré un trait sur cette série (pour éventuellement refiler le bébé à qui voudra bien le diffuser).
      Comme Bruce, Je n’ai pas forcément du voir Olyphant dans les oeuvres où son talent brille le plus (Die Hard 4, un épisode de The Office version US et c’est à peu près tout).

  • JP Nguyen  

    Oui, effectivement, dans Hitman et Die Hard, Timothy Olyphant n’est pas très marquant.
    Il me semble que sa prestation dans Deadwood est davantage reconnue mais je n’ai pas vu cette série.
    Quoi qu’il en soit, dans Justified, il colle vraiment bien à son personnage, entre coolitude et fragilité. Raylan n’est pas invincible, mais pas pathétique non plus… Il a ses moments de gloire et ses grosses foirades… C’est un perso très humain.

  • Tornado  

    Non mais z’êtes pas dingues, tous, de me donner envie de voir toutes ces séries ??? Croyez que j’ai que ça à foutre ?!!! Le temps, c’est pas donné !!! (et en plus vas-y qu’on me la joue « c’est comme Scalped » !!!)

  • Matt  

    ça a l’air sympa tout ça mais en fait je vais être plein de mauvaise foi parce que j’ai pas envie de voir tout ça. Trop long, trop chronophage. Les séries j’évite en général. Même si je reconnais qu’il y a des choses aujourd’hui meilleures qu’au ciné.
    Donc voilà je repasserais peut être dire des trucs plus sympas sur l’article mais je n’ai pas envie d’ête tenté en fait^^

    Et sinon je remarque que quand JP ne fait pas de team-up il se parle à lui-même. Il se passe quelque chose chez l’ami JP là…doit-on s’inquiéter ?

  • JP Nguyen  

    @Matt : entre certains de mes articles bizarres et les Figure Replay, je pensais que t’avais déjà pigé que j’étais pas tout seul dans ma tête ;-) !

  • Présence  

    Il s’agit d’une série dont je n’avais jamais entendu parler. on attention a forcément été attiré par le lien avec les comics, à savoir l’admiration de Jason Aaron pour Elmore Leonard. J’ai bien aimé le développement sur le Sud, et sur la question de l’authenticité, question effectivement épineuse, même s’il ne doit pas y avoir qu’un seul Sud fossilisé pour pouvoir servir de parc d’attraction à des hordes de touristes.

    Il est assez rassurant que des auteurs et acteurs puissent encore avoir leur mots à dire sur le déroulement d’une série, et que tout ne soit pas calibré au millimètre près par les décideurs qui tiennent les cordons de la bourse. Dans le même temps, ta phrase fait à nouveau ressortir que le média de la télévision modifie la définition d’auteur, puisqu’il s’agit toujours du fruit de l’imagination et du travail d’un groupe de personnes. Merci pour cette présentation qui me permettra de paraître à la page au boulot en demandant si quelqu’un connaît cette série.

  • Jyrille  

    J’adore cette série. Bon je ne l’ai pas vue en entier, je n’ai même pas suivi une saison complète mais quelques épisodes de-ci de-là mais à chaque fois j’ai été happé. Effectivement Olyphant n’est pas bon dans Die Hard 4, mais ici il est parfait.

    Je remarque qu’une fois encore tu as réussi à trouver un format original pour ta chronique, tu me surprendras toujours ! Elle te permet de répondre à tous les points négatifs que l’on pourrait soulever, mais ici rien n’est mauvais. Je crois que Elmore Leonard a aussi écrit pour The Wire mais rien n’est moins sûr. En tout cas, d’autres grands noms du polar ont écrit pour The Wire, Pelecanos notamment. Il faut que tu regardes cette série, JP !

    Il faut que je regarde Justify en entier et dans l’ordre, car j’étais persuadé que les saisons comportaient 24 épisodes. Treize, c’est beaucoup mieux ! Le générique est super et je ne connais pas d’autres rap de ce genre.

    Encore merci JP pour avoir fait cet article ici, c’est amplement mérité !

  • Matt  

    A propos de western, qui a vu les huit salopards de Tarantino ?
    J’ai trouvé qu’il y avait e bons passages, de super acteurs (mention spéciale à Jennifer Jason Leigh en garce ignoble), mais bon c’est long quand même, il se regarde un peu filmer le Tarantino…
    Mais c’était pas mal.

    • PierreN  

      Elle est très bien aussi dans La Chair et le Sang de Verhoeven (dans le rôle d’une jeune femme pas si innocente, aux antipodes des princesses Disney).
      J’ai cru comprendre que Tarantino a profité de l’aspect huis clos dans la neige et de la présence de Kurt Russell pour recycler certains thème de Morricone & Carpenter, provenant de The Thing.

      • Matt  

        Ce n’est pas nouveau que Tarantino réutilise des thèmes (Kill Bill, Pulp fiction, etc.)
        ça ne m’a pas dérangé. D’ailleurs je n’ai même pas trop fait gaffe. Je n’ai pas revu the Thing depuis quelques temps donc je n’ai pas bien remarqué.
        Le seul truc qui m’a un peu dérangé dans le film c’est que même si je comprends le parti pris de Tarantino de laisser place aux performances des acteurs, à la façon de filmer (et là y’a rien à dire, c’est du bon), l’intrigue et les dialogues semblent parfois étirés en longueur un peu par prétexte justement pour voir les acteurs cabotiner un peu. Et je comprends que ça doit l’amuser mais parfois ça semble peu nécessaire.
        Je préfère ça à des tonnes d’effets spéciaux en CGI gerbatoires mais il y a du gras qu’on pourrait enlever quand même dans ce film^^

      • Matt  

        Et Jennifer est aussi dans Dolores Claiborne (selon Stephen King) que j’ai enfin vu. Le film est bien. j’ai bien aimé la complicité inattendue entre Dolores et sa patronne.
        Mais bon là je dévie complètement de l’article^^

  • PierreN  

    Pour revenir à Justify (dont je ne suis pas encore arrivé au bout), je trouve que son intérêt varie considérablement en fonction des méchants, ce qui fait que grâce à la matrone du clan Bennnett (j’ai l’impression d’apercevoir très souvent son interprète dans plein de séries différentes ces temps-ci), la saison 2 surpasse les autres.

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