La grande histoire du Rock (Rock Stories)

Interview Laurent Charliot et Ed Illustratrice

Un paparazzo nommé BRUCE LIT

Le jaune des Pistols pour un Bleu comme toi
 ©Iéna Editions

Oui ! Vous avez bien lu ! Notre illustratrice en chef Edie qui agrémente depuis 3 ans maintenant de ses magnifiques portraits les articles rock de BRUCE LIT vient de sortir un livre !
Ecrit par le journaliste nantais Laurent Charliot, ROCK STORIES raconte en 200 anecdotes, les petites histoires en coulisses du rock. Du complotisme sur la mort de Paul McCartney aux délires de Charles Manson sur leur WHITE ALBUM, des ligues de vertu qui passent STAIRWAY TO HEAVEN à l’envers, persuadées d’y déceler un message satanique à l’illustre David Bowie qui à court de dope, propose à Debbie Harry de Blondie de lui montrer sa bite en remerciement de sa dose, ROCK STORIES déborde de petits récits scabreux, drôles et bien documentés, de ces rivières qui finissent par former un fleuve : celui du rock.


Facile à lire et divertissant même pour un érudit rock, ROCK STORIES propose de rentrer dans la grande histoire par les coulisses dans une langue, celle de Laurent Charliot, accessible à tous. Edie, elle, propose des portraits emblématiques. Leur promo se déroule en plein confinement, acte 2.

ROCK STORIES est disponible à la commande juste ICI

Les rockers aussi sont fichés !
©Iéna Editions

Bonjour Laurent.
Edwige est bien connue des lecteurs du blog. Peux-tu te présenter aux Bruce Liseurs ?

Je suis journaliste musical spécialisé dans le rock et les musiques actuelles, j’ai écrit plusieurs livres sur les scènes régionales et la scène française, ai produit, réalisé ou présenté des émissions et documentaires pour la télévision. J’ai également été commissaire d’exposition pour une expo traitant de la scène rock qui a attiré 146 000 visiteurs l’an passé à Nantes. Enfin je suis auteur et acteur dans le spectacle musical Radio Uk On The Rocks qui retrace en live avec huit musiciens sur scène l’histoire du rock britannique.

ROCK STORIES recense 200 vignettes de faits plus ou moins scabreux de l’histoire du rock… Tu assumes ce statut Paparazzi rock ?

Oui, c’est assumé ! ce sont des petites histoires qui mises bout à bout font la grande Histoire, celle qui fait que le rock est rock. Celles qui ont contribuées à la légende.

N’as-tu pas peur d’être d’avantage assimilé à GALA qu’à L’ENVERS DU ROCK de Nick Kent ?

Non, je ne pense pas, car ces histoires ne dévoilent rien de personnel ni gênant pour les artistes mentionnés, au contraire, elles montrent en quoi le rock est une musique et une manière de vivre et d’être à part. Elles racontent des histoires, mais elles racontent aussi et surtout « l’Histoire », celle avec un grand H. Le lecteur va apprendre à travers ces petites histoires l’histoire d’une musique. Comme un patrimoine historique. Et puis ce livre est étayé, chaque « story » est étudiée, documentée, vérifiée et recoupée.

Mais pourquoi Diable écrire sur le Rock en 2020 ? Tout le monde s’en fout désormais, non ?

Oui et non car même si les rocks stars disparaissent, si le rock cède le pas à d’autres musiques plus urbaines, il reste inscrit, je m’en aperçois souvent, dans l’ADN de beaucoup de personnes, même si elles ne sont pas passionnées de musique et n’ont pas une grande collection de vinyls chez elles ou qu’elles n’écoutent pas de la musique du matin au soir comme beaucoup de passionnés comme nous.

Mais qui voulait tuer Harry ?
©Iéna Editions /Ed Illustratrice

Je t’avouerai une chose : après avoir lu les premiers chapitres, je pensais m’ennuyer un peu. Toutes les histoires sur AC/DC, la mort présumée de Paul dans les Beatles, on connaît ça par coeur. Par contre ROCK STORIES m’apprend que Debbie Harry a failli être assassinée par Ted Bundy !

Oui c’est là aussi l’objectif de ce livre, faire découvrir à des gens moins érudits des histoires que les amateurs éclairés connaissent parfois en substance, et les compléter avec des histoires beaucoup moins connues, plus inédites. Les plus connaisseurs seront tout de même ravis d’y trouver des détails, des infos contextuelles sur les histoires qu’ils connaissent déjà. Oui cette histoire de Debbie Harry jeune à New York et sa rencontre avec le psychopathe est assez glaçante !

Un autre moment édifiant : Michael Jackson persuadé qu’il était la cible des attentats du 11 septembre et qui s’enfuit plusieurs jours avec Elizabeth Taylor et Marlon Brando !

J’ai halluciné en découvrant cette histoire et cette folle cavale des trois artistes. Imagine voir débouler dans ton McDo de campagne américaine Jackson, Taylor et Brando, les voir commander des burgers dans la même file d’attente que toi, et repartir comme si de rien n’était dans une petite voiture banalisée. Et surtout le film complotiste qu’ils se sont fait dans leurs têtes. Irréel du début jusqu’à la fin !

Le parrain du Grunge, Young pour toujours
©Iéna Editions / Ed Illustratrice

On apprend également les rapports filiaux qu’entretiennent les gens de Devo avec Neil Young….

J’ai aimé cette histoire, je l’ignorais avant mes recherches, mais j’étais ravi de voir que deux artistes que j’adore avaient un lien, malgré le fait que leurs styles semblent opposés. Et de voir que chacun a joué un rôle dans la carrière de l’autre…

Comment ROCK STORIES a été conçu ? Un assemblage de notes éparses rassemblées au fil des années ou une rédaction méthodique en suivant l’ordre alphabétique des artistes que tu voulais évoquer ?

Beaucoup de choses en tête, au départ, fruit de longues années de passion de la musique et la lecture assidue des magazines musicaux, Best, Rock Sound, Rolling Stone, Rock & Folk mais aussi le NME ou le Melody Maker depuis plusieurs décennies. Des histoires lues également dans les livres et biographies des artistes.  Alors je les ai tous repris, un par un, pour y retrouver ces histoires. Puis l’élaboration d’une liste. Jusqu’à 216. Puis des recherches complémentaires sur le net ; Avec le risque que ça comporte d’y trouver tout et son contraire. Vérifier, recouper puis commencer à rédiger. C’est seulement là que j’ai commencé à les ordonner, les trier, les choisir puis les retenir. Pour en garder 200 et les classer de A à Z.


J’ai été surpris de l’absence d’artistes comme Elton John, Prince Trent Reznor ou Marilyn Manson qui ont affolé les foules en leur temps. Est-ce un oubli volontaire ?

Non, ce n’est pas un oubli mais j’ai pour ces artistes par exemple buté un peu, ne trouvant pas d’histoires suffisamment extraordinaires. Si leur carrière est bien évidemment hors du commun, je n’ai pas trouvé de petites histoires suffisamment solides les concernant.

Le Morse, c’était Paul !
©Iéna Editions / Ed Illustratrice

Laurent, Ed’ vous nous racontez votre collaboration ?

Laurent : Pour ma part j’ai découvert Ed’ sur les réseaux sociaux. J’ai commencé à la suivre, et ce n’est que plus tard, et un peu par hasard, que je me suis aperçu que nous étions tous les deux de la région nantaise. Je l’ai contacté, on a discuté, et je lui ai proposé de lui faire visiter mon expo.

Edie : J’ai travaillé avec Laurent de la même manière qu’avec toi : en toute simplicité et avec une carte blanche. Ma seule contrainte fut le temps et les dates de livraisons à respecter.

A quel moment s’est fait ressentir le besoin d’avoir des illustrations pour agrémenter ROCK STORIES ?

Laurent : C’est en buvant un verre après l’expo que je lui ai parlé de mon projet de livre « Rock Stories » et que l’on a imaginé agrémenter ce projet de portraits. Elle a dit oui aussitôt et s’est mise au travail dès le lendemain. Elles les à tous réalisé en quelques semaines, exprès pour le projet.

Edie : En effet, j’ai eu ce privilège de visiter cette grande exposition. Je ne pouvais pas espérer meilleur guide que son concepteur. Laurent m’a appris beaucoup de choses sur le Rock Nantais et le Rock en général. Ainsi que toute cette logistique mise en place. Le concept de cette exposition était très original et ingénieux. J’ai pu découvrir aussi la chambre d’ado de Dominique A reconstituée. J’en garde un très bon souvenir. 

Johnny le pourri !
©Ed Illustratrice

Edie, tu livres des portraits très crus : quelle était ta charte graphique pour ces portraits ?

J’ai commencé mes portraits à l’aquarelle. La réalisation est très longue. Afin de rester dans les temps impartis et même en travaillant tous les jours, j’ai décidé en accord avec Laurent de passer au crayon graphique, fusain, pierre noire aussi. Certains personnages s’y prêtaient fort bien ( Johnny Rotten ) .

Quels ont été tes paramètres dans ton choix d’illustrations d’artistes ?

Laurent m’a adressé une très longue liste d’artistes. J’ai fait mon choix parmi eux. Je n’ai eu ni contrainte ni obligation. Une collaboration fluide comme je les aime. Sinon, je ne m’associe pas de toute façon (rire). On connaît mon fonctionnement à présent. Laurent savait que je suis consciencieuse, il m’a laissé travailler de mon côté. Puis je lui ai présenté mes portraits. Il a validé. C’était très naturel et simple. J’ai besoin d’une certaine liberté pour produire sereinement.


Quels sont les disques qui vous ont accompagnés pendant l’élaboration de ROCK STORIES ?

Laurent : En fait ce livre m’a permis de découvrir ou redécouvrir plein d’artistes. A chaque que j’entamais une nouvelle « story » je me calais sur la musique de l’artiste ou du groupe concerné. Histoire de m’imprégner. J’ai ainsi revisité des artistes que je connaissais mal parfois, ou dont j’avais un peu oublié le fond ou la forme. J’ai par exemple redécouvert Jimi Hendrix, et ai réécouté à suivre quasiment toute sa discographie !

Edie :  Ces réalisations se font faites en musique. Forcément, ça reste le moteur premier. J’ai donc préféré écouter Waters et Gilmour …

Laurent, pourquoi n’avons nous plus de rockstars désormais ? L’époque est trop raisonnable ?

Effectivement, plus de rock stars, les vraies stars sont maintenant du coté du rap. On y retrouve les mêmes excès que dans le rock il y a une cinquantaine d’années. Peut-être que mon prochain livre s’appellera « Rap Stories », qui sait ?!! (Rires)

Keith, le riff
©Iéna Editions / Ed Illustratrice

Votre livre sort en plein confinement. C’est l’horreur pour une promo !

Oui, c’est certain, c’est peut-être l’occasion de montrer notre solidarité avec tous les musiciens que l’on croise et qui sortent des albums dans cette période compliquée. Mais c’est aussi l’obligation de se réinventer, de trouver d’autres idées. Comme user encore plus des réseaux sociaux notamment, en faisant des épisodes « RockStories » ou je lâche quelques histoires, accompagné d’Arnaud Gourvez, le guitariste qui joue avec moi dans le spectacle Radio Uk On The Rocks. C’est d’ailleurs lui qui a eu cette idée. Et c’est ma fille qui m’a proposé de filmer et monter. On a donc organisé la promo d’une manière différente. Et de mettre en avant ma propre boutique en ligne pour pouvoir vendre quelques exemplaires avant noël, en attendant la réouverture des librairies.

Laurent, tu as beaucoup écrit sur le Rock Nantais. Euh…le rock Nantais ?

C’est une scène que je connais bien effectivement. Je lui ai consacré plusieurs livres, une exposition et un documentaire 52 minutes pour France 3 national. Non pas par chauvinisme mais parce qu’elle est atypique, qu’elle a su très tôt, dés la fin des années 80, passer au-delà des carcans et familles musicales, et se mélanger plus qu’ailleurs. Et elle a depuis irrigué la scène française avec des artistes très différents, des Elmer Food Beat à Dolly, de Katerine à Dominique A, de Ko Ko Mo à C2C, ou encore Jeanne Cherhal, Pony Pony Run Run ou Christine and the Queens. Contrairement à d’autres villes comme Rennes ou le Havre avant elle, il n’y a pas à proprement parler de son à la nantaise, du fait certainement de cette mixité.

Des anecdotes sur Elmer Food Beat ?

Des tonnes, oui, car j’ai même commencé la musique très jeune, à 16 ans, avec une partie des membres du groupe ( Manou le chanteur et Vincent le batteur) avant de rejoindre un groupe de new wave. On se connait depuis longtemps donc ; Et derrière le coté léger et top 50 eighties il y a des rockeurs, des vrais. Des fans des Beatles, des Ramones aussi. D’ailleurs, tentez l’expérience, allez les voir en live, vous verrez, ce sont des morceaux courts, 1,2,3,4, et très rapides.


Un dernier mot pour la fin ?

Le jaune de mon nouveau livre (un clin d’œil à la pochette des Sex Pistols) devrait parfaitement se marier avec le vert des sapins le 24 décembre prochain, alors si vous voulez faire un beau cadeau, je dis ça, je ne rien !! (rires)

Lady Edie aux crayons
Sire Charliot aux platines
©Michael Foucaut

La BO du jour : Qui veut ces papiers d’hier ?



40 comments

  • Présence  

    Je suis resté plusieurs minutes à contempler les portraits de Neil Young, puis de Johnny Rotten : extraordinaire !

    Après avoir lu les premiers chapitres, je pensais m’ennuyer un peu. – On reconnaît bien là une question de Bruce : aussi pertinente que percutante.

    J’ai beaucoup aimé la cuisine interne : le mode de collaboration entre les deux auteurs, les modalités de choix des anecdotes, l’inventivité nécessaire pour imaginer de nouveaux modes de promotion.

    • Bruce lit  

      Pas de langue de bois, la mienne est râpeuse comme celle du chat (sauvage bien sûr).

  • Eddy Vanleffe  

    Top priorité dans ma liste d’achat celui là….
    Bon je connais sûrement les plupart des histoires parce que j’ai déjà vachement lu sur le sujet
    je vais prendre mon tempspour bien lire l’entretien et je reviens commenter.
    Félicitations Ed’, formidable!
    superlativement stratosphérique!

    • Surfer  

      Je suis friand d’anecdotes.
      Ce livre devrait être sympa à lire. Je ne pense pas apprendre grand choses sur mes artistes préférés mais il est intéressant pour les autres.
      Et puis, comme n’arrête pas de nous bassiner Bruce, le rock c’est aussi une attitude un mode de vie… Lalala…lalala..
      Donc ce livre peut aussi, à sa manière, enrichir ma culture Rock.
      L’histoire de la chanteuse du groupe BLONDIE fait froid dans le dos… j’ai envie d’en savoir plus.

      Sympa la promotion du bouquin sur les réseaux sociaux. Je suis allé faire un tour.
      Attention cependant à ne pas trop en dévoiler sinon plus personne n’achètera le livre.
      Le premier épisode et l’anecdote sur le nom d’AC/DC est archi connue. Même pour moi qui déteste le groupe.
      Pfff… cet énergumène en tenue d’écolier qui braille et essaie d’imiter Chuck Berry ! Je n’ai jamais pu le blairer.

      Les illustrations d’Edie sont magnifiques. Je suis bluffé par la maitrise des techniques. Le dessin de Johnny Rotten tout en hachures est particulièrement réussi. Simple mais efficace.
      Je me demandai pourquoi certains artistes sont représentés jeunes ( Keith Richards) et d’autres vieux (Neil Young qui a mal vieilli…le pauvre)
      Y a t’il un rapport avec l’époque de l’anecdote ?

      « Le jaune de mon nouveau livre (un clin d’œil à la pochette des Sex Pistols) devrait parfaitement se marier avec le vert des sapins le 24 décembre »

      Oui, d’autant plus que la pastille bleu au milieu de tout ce jaune ressemble à une boule de Noël 😀

      La BO: Rian à dire….c’est de la balle 👍

      • Bruce lit  

        Pour Neil Young je laisserai Edie te répondre (elle est avec la presse ce matin).
        Avec 200 anecdotes on peut en révéler quand même un paquet. Ca me fait penser à la promo de BAD de Michael Jackson qui avait sorti 75 % du CD en singles.
        Blondie rentre tard le soir et ne trouve pas de taxi , un mec la prend en voiture. Une odeur dégueulasse y règne, les vitres sont teintées, elle a une intuition qui lui permet de sauter en marche de sa voiture alors que Bundy démarre en trombe. Elle chute sur le trottoir avec moins de bobos que si elle avait passé la nuit avec lui. Elle le reconnait des années plus tard au moment de son arrestation quand son portrait passa à la télé.
        C’est un chouette cadeau à faire et se faire, le genre de lecture idéale pour se détendre (et briller plus tard en société).

  • Tornado  

    Bravo Edi ! Les illustrations sont au top, comme d’habitude. Avec, parce que quand même il faut le dire, cette faculté quasiment surnaturelle à capter l’expression et le regard de chaque personne « croquée » sur la feuille, comme si c’était naturel !
    Mon dessin préféré ici est celui de Keith Richards, avec ce magnifique traitement à l’aquarelle, digne de David Mack !

    Ça a l’air trop bien, sinon, comme livre. Effectivement une excellente idée de cadeau sous le sapin… 🙂

    • Bruce lit  

      Bien vu l’analogie à MAck

  • Jyrille  

    Excellente interview où tu poses toutes les questions que j’avais moi-même en tête voire plus. Le rock nantais est effectivement très actif, je crois que les Little Rabbits et les Welcome To Julian (deux groupes parmi mes favoris) en viennent également (à vérifier). J’ai bien aimé ta référence à Etienne Daho en début d’article.

    Les illustrations de Ed sont splendides, je retiens surtout pour ma part celles de Debbie et Johnny Rotten : on dirait du Frank Miller.

    Je ne suis pas certain de craquer pour ce livre même si ça a l’air alléchant. Je connais sans doute pas mal des anecdotes (mais pas toutes c’est sûr) et j’ai tellement de retard dans mes lectures… mais l’option cadeau de Noël est une bonne idée 😀

    La BO : pas terrible cette chanson des Stones. De cette période London (la maison d’édition), je ne connais vraiment que Out Of Our Heads, Aftermath (must have) et tous les singles (j’adore).

    • Bruce lit  

      Je ne connais que de om noms tous ces groupes nantais.
      Bien vu pour Mller aussi.
      J’aime tout des Stones : la période Swingin London, les albums américains et même les plus récents.
      Et cette chanson parce que c’est celle qui ouvre BETWEEN THE BUTTONS mon 1er album des Stones acheté. J’adore cette pochette et le côté mufle, sale gosse des paroles où Jagger compare son coup d’un soir au journal d’hier périmé. C’est presque les mêmes paroles de Out of time ceci dit.

  • Tornado  

    Je n’accroche pas du tout à cette période des Stones. De même que je n’écoute jamais les premiers albums des Beatles non plus. Pour moi les Stones ça commence avec AFTERMATH. Et je crois d’ailleurs que c’est le premier album où ils écrivent toutes leurs chansons (sans aucune reprise).

    • Jyrille  

      Comme toi je ne suis pas un fan de cette période pour les deux groupes. Mais à chaque fois, il y a des tonnes de pépites pour les deux. C’est pour ça qu’une triple compile The London Years pour les Stones me suffit…

    • Eddy Vanleffe  

      Pour les Beatles, je les écoute TOUS, je les kiffe à la moindre note..^^
      mais j’ai me aussi les Animals etc…
      Pour les Stones, j’ai commencé à les aimer avec Aftermath ouais, mais il faut dire que je les ai pris bien bien plus tard et donc déjà influencé par la presse.
      le seul qu’on avait à la maison c’était Black and Blue et je le trouvais bien trop mou à mon goût…
      passé Hot Stuff, je roupillais sec.
      anecdote d’ailleurs. c’est un oncle qui nous l’a donné parce qu’en l’achetant, il y avait une érreur de fabrication. la pochette était double et un vinyle avait été glissé dans chaque rabat. il a donc acheté sans le savoir deux fois l’album. il nous a refilé le double à mon frangin et à moi. donc on avait ce disque, mais pas la pochette… j’ai longtemps ignoré l’artwork du coup.
      mes Stones préférés sont de toutes façon Let it Bleed, Sticky Fingers,et Goat’s head soup…j’avoue ne pas être un gros fan du groupe. il fait parti de mon fond culturel mais bon sans plus… ( je dois avoir aussi Beggars banquet et Exile on main street mais je ne retiens jamais ce qu’il y a dedans… il rentre d’une oreille et sort par l’autre… c’est dommage.

      • Tornado  

        Ah ben on a les mêmes albums préférés…

        • Jyrille  

          Pourtant le Goat’s Head Soup est vraiment mineur et n’a pas beaucoup de vrais bons titres à part Angie, Pop Star, Heartbreaker…

          • Tornado  

            Il y a 100 Years ago. Un de leurs plus beaux pour moi. Mais bon on est pas toujours d’accord. Par exemple avec EXILES, chiantissime pour moi…

          • Eddy Vanleffe  

            Je le trouve très équilibré cet album, perso…

          • Tornado  

            Oui, c’est vraiment un des plus équilibrés pour moi aussi. Beaucoup plus que IT’S ONLY ROCK’N ROLL qui vient juste après. Un bon album, avec des perles, mais aussi avec plein de titres que je trouve chiants.

          • Eddy Vanleffe  

            Tout ce que je connais d’it’s Only Rock n’ Roll, c’est le LOVE YOU LIVE que j’avais en cassette et que j’adorais pas…

          • Tornado  

            Il y a Time Waits for No One, chef d’oeuvre qui annonce Midnight Oil, et Fingerprint File, avec son groove de fou, qui a sans doute donné des idées à Michael Jackson pour ses couinements…

  • Steve  

    Des petits potins rock, c est comme boire un ptit coup, c est agréable ! On est toujours heureux de connaître les multiples facettes de quelqu’un.
    Je crois qu après l Algérie, Daho était à Rennes… à vérifier… D ailleurs Bruce, birkin va sortir un album très personnel avec lui.
    A propos de Bundy, il y a un documentaire passionnant sur lui sur net flix a voir avec mind Hunter et unabomber.
    Très belles illustrations ; quel productivité, a quand un livre avec tous ces dessins?

    • Bruce lit  

      C’est pas con, en fait.
      Il y a effectivement un côté brève de comptoir acr Laurent Charliot rend ça très amusant et ludique. Un bon livre apérock ! Oh, je tiens un concept là !
      Je n’ai pas encore écouter le Birkin.
      J’ai vu le documentaire ET le téléfilm sur Bundy. C’est terrifiant.
      Et merci encore à Edwige pour ses dessins et pour m’avoir mentionné dans sa préface. You Rock, Girl !

  • JP Nguyen  

    Bon, très honnêtement, les petites histoires du rock et moi… C’est pas trop mon truc…
    Mais je suis super content pour Ed’ d’avoir ses oeuvres imprimées ! Big up !
    Surtout qu’avec les photos de l’article, livre/original, il me semble que l’impression a bien rendu les détails et les nuances/teintes des dessins originaux.

    • Ed'  

      L’impression fonctionne beaucoup moins bien avec le fusain et l’aquarelle. On ne distingue pas toutes les petites finitions. Notamment le regard de Neil Young. J’avais réussit à faire apparaître tous les petits vaisseaux dans l’œil. Mais agréablement surprise avec le crayon graphite.

  • Ed'  

    Bonjour à tous et merci pour vos retours ! Enjoy ^^
    Je n’ai pas la prétention de faire du Miller, je tente de faire du Ed’ en restant fidèle à moi-même et c’est déjà toute une affaire. Mais si c’est  » superlativement stratosphérique  » ça me va Célestement ^^. Merci Eddy 😉

    Un artbook est prévu. Il sera également accompagné de quelques textes. Mais je dois avant tout poursuivre mes projets mis en attente pour la réalisation de Rock Stories.

    En ce qui concerne mes regards, j’axe principalement mon travail dessus.
    En effet cette sortie de livre est très compliquée au vu des conditions sanitaires. Pour le prochain, j’espère qu’il se fera dans de meilleures conditions. Ainsi soit-il.

  • Patrick 6  

    A vrai dire je ne sais pas si le concept d’histoires courtes peut tenir la longueur d’un livre (mystère) en revanche les dessins d’Ed sont comme toujours remarquables !
    Par contre en effet j’ai l’impression avec les scans que les dessins imprimés perdent un nettement en détail et en finesse (ce qui est carrément dommage)
    Bref quoi qu’il en soit le bouquin est sur ma liste au père Noel (en espérant qu’il y ait quelque chose sur Cure 😉 )

    • Bruce lit  

      @Patrick 6 2 pages sont consacrées aux relations haine-amour de Smith avec FRIDAY IM IN LOVE avec un joli portrait de ton idole par Edie.

  • Kaori  

    Interview intéressante, même si le sujet me passionne autant que JP ^^; . Je suis ravie pour Ed’ de ce début de renommée, tu le mérites !

    • Ed'  

      Merci beaucoup Kaori 🙂 C’est énormément de travail… tous les jours. Il faut réellement être passionné je pense et être constamment dans la recherche aussi. Être curieuse et explorer. Merci à toi.

  • Tornado  

    Tiens, ça me fait penser qu’il y a quelques jours je me suis dit naïvement : « Ça fait drôlement longtemps que j’ai pas écouté les Sex Pistols en fait. Des années et des années. Est-ce que je déteste toujours autant avec le temps ? ». Du coup je me suis écouté tout l’album sur Youtube. Enfin… « écouter » c’est beaucoup dire. Malgré toute l’expérience accrue de mes oreilles, ce n’est pas de la musique cette infâme bouille dégueulée. C’est… juste de l’infâme bouille dégueulée. C’est cathartique, social. Mais ce n’est définitivement rien de plus.
    En fait je me fais la réflexion qu’il faudrait inventer une autre catégorie. Parce que lorsque je viens lire un truc qui promet les « meilleurs albums rock de tous les temps » (genre le classement de Rolling Stone ou tout autre truc du même genre), c’est pour écouter de la musique, au sens « musical » du terme, pas pour écouter un truc qui « revendique », qui « conteste », qui « défoule ». Tout ça moi j’en ai rien à faire. Je viens pour écouter de la basse, de la guitare, des instruments. Pas pour refaire l’histoire.
    Du coup ce serait bien de faire deux catégories dans les classements. Un pour la musique, un autre pour le versant historique, culturel et social. Et je suis très sérieux quand j’écris ça. Ce n’est pas de la provoc.

    • Bruce lit  

      Je ne suis pas d’accord mais nous ne le serons jamais.
      La voix de Johnny Rotten me rend fou, il fait partie de mon Top10 des meilleurs chanteurs de rock. Cette voix habitée de fureur et de désespoir. Je l’ai déjà écrit ailleurs, mais les paroles de GOD SAVE THE QUEEN et ANRCAHY IN THE UK, c’est de la littérature urbaine. Bcp de Punks reprochent le son trop propre de Chris Thomas en comparaison des live. Cet album à mes yeux c’est les 1ers The Who qui auraient passé la date de préemption.
      MAIS, je vais t’écouter un point (et un seulement) : ce n’est pas un album agréable à écouter dans son entièreté. Je peux écouter un NIN ou un MInistry sans problème avec la fonction Repeat sans voir le temps passer. Le Pistols, je me le fais en deux fois car au bout de 3 chansons c’est épuisant. C’est un disque qui atteint ses propres limites en moins de 30 minutes, ce qui en fait un vrai manifeste Punk : de l’autodestruction programmée par ses propres musiciens.
      Eh-
      Hier, j’ai écouté COMBAT ROCK avec la même démarche que toi : putain, mais pourquoi j’aime pas Clash. Mon verdict est à peu près le même : mis à part Should i Stay ou Radio Casbah, les compositions n’ont aucune saveur à mes oreilles, je n’aime pas du tout la voix de Strummer (d’ailleurs la voix de Jones est nettement plus intéressante) et le son est trop étouffé.

      • Jyrille  

        Sachant que Combat Rock n’est pas le meilleur album de Clash, c’est normal. Je te l’ai déjà dit : GIVE EM ENOUGH ROPE.

      • Tornado  

        Hé ! Tu n’es pas d’accord sur la « bouille dégueulée » mais pour le reste, tu me donnes raison : « autodestruction programmée », « manifeste punk », « fureur et désespoir », « littérature urbaine », « date de péremption dépassée »… Tout ça n’a rien à voir avec la musique, à proprement parler.
        Je comprends qu’on ait envie d’écouter des chansons pour ça, bien que la chose ne m’intéresse absolument pas. Mais ce n’est pas du tout une approche musicale. C’est une approche contextuelle. Et c’est très différent pour moi.
        Tout ce qui est approche musicologique et contextuelle ne m’intéresse pas et n’a, pour moi, strictement aucun rapport avec le plaisir direct de la musique. Ni avec sa qualité d’ailleurs.
        Mais merci pour ta réponse parce que c’est important que je comprenne comment on peut aimer un truc pareil. Et encore une fois je parle très sérieusement, sans provocation. 🙂

        • Bruce lit  

          Alors sans faire de musicologie, les chansons des Pistols sont extraordinaires hors et dans le contexte de l’époque. Ces gens reprennent la sauvagerie là où Les Stooges l’avaient laissée. Ce sont des chansons pop sous des tonnes de distorsion et de rugissements. GOD SAVE THE QUEEN c’est de la chanson et du rock.
          @Cyrille : alors (bis) je me suis écouté GIVE EM ENOUGH ROPE pendant mon jardinage du Weekend. Effectivement, le disque est plus frais et très énergique. Mais je comprends mieux pourquoi je n’aime pas ce groupe. Ils n’ont ni la sauvagerie des Pistols, ni le sens mélodique des Ramones et encore moins le sens de composition des Stranglers. Je ne comprends pas pourquoi on en a fait tout un foin, parce que je trouve que les disques de Iggy, des Stones ou de Lou Reed bcp plus percutants à la même époque.
          Quel groupe étrange : je trouve le bassiste très bon, mais les guitares manquent de punch, il n’y a quasiment jamais de riffs hormis la chanson qui reprend le CANT EXLAIN des Who. Joe Strummer place bien sa voix, c’est dynamique et ennuyeux en même temps, les morceaux étant assez longs pour du Punk. Je ne garderai donc d’eux qu’une poignée de singles sans avoir le temps de m’intéresser à leurs texte.

          • Jyrille  

            Tu peux dire ce que tu veux sur le son ou la prod ça ne me dérange pas et je peux comprendre. Mais je ne suis absolument pas d’accord sur les mélodies. Elles sont pour moi bien plus originales et abouties par rapport aux Ramones ou à ce que j’ai entendu des Stranglers. Quant à tes comparaisons avec les Stooges ou Lou je ne comprends pas ce qu’elles foutent là. Ça n’a qu’un très lointain rapport.

          • Bruce lit  

            Pardon si je semble méprisant sur ce post (mon frère me trouve souvent pénible quand on parle de musique et il a raison) mais l’écoute de The Clash, un groupe de cette ampleur n’est jamais innocente. Tornado écrirait qu’il faut aimer un groupe pour ce qu’il est et non pour la trace qu’il a laissée dans l’histoire. Mais pour moi, c’est inévitable : en quoi ce groupe était exceptionnel ? Et, honnêtement je n’y entends rien qui me marque, juste un groupe avec une pèche d’enfer, ce qui est déjà très bon en soi. La première fois que j’ai écouté les Pistols, j’ai détesté avant de réaliser que chaque chanson s’était inscrite au fer rouge dans ma psyché. Idem pour les Ramones et leur talent impressionnant pour faire des chansons pop déguisées dignes des Supremes, je n’aurai, au grand désespoir de Tornado, jamais assez de couronnes pour leur tresser de louanges (l’article est prêt, il faut que je trouve un créneau pour le publier). Les Stranglers, coup de foudre immédiat 18 chansons sur un best of, j’ai trouvé ça formidable dès le début.
            Les Clash j’écoute ça 1 ou 2 fois par an, et je me dis : bon, c’était que ça ?
            Ma comparaison venait du fait que ces groupes sont venus détrôner de véritables institutions et dans le cas des 3 précédents je le comprends. Mais j’en suis à trois albums des Clash, et dans la durée je m’ennuie si ce n’est quelques singles assez mémorables, oui. Ma déception vient de là : j’aime les groupes à albums et ceux de Lou Reed, Iggy ou des Stones que je cite me paraissent bien plus aboutis que ceux des Clash censés les enterrer vivants à l’époque. En musique et en tout j’aime le Zeitgeist, le contexte dans lequel une oeuvre parait.

          • Tornado  

            Quant à moi, les Clash et les Stranglers sont les deux seuls groupes de punk que je peux écouter. Même si ça fait longtemps que je n’en éprouve plus le besoin…

          • Tornado  

            Je te trouve également pénible quand on parle de musique mais apparemment c’est parce qu’on est entre frères. 😉
            Je plaisante mais ça a toujours été comme ça : Je ne fréquente que des gens qui ont des gouts différents des miens. Et je crois que j’aime ça en définitive.
            Entre 1998 et 2001 j’ai vécu en colloc avec mon pote Fifi fan absolu des Ramones et des Cramps. Bassiste punk toujours habillé comme Eudeline avec boots, chemises à jabot et banane. On s’entendait comme lardons en foire…

          • Jyrille  

            Pas de souci Bruce, tu donnes ton point de vue et c’est bien l’ntérêt. Mais sur le coup je suis comme Tornado, et de plus en plus avec le temps : je prends les choses pour ce qu’elles sont avant toute considération extérieures. Les Clash, ça remonte au lycée pour moi, avec une double compile. On était en plein Police à l’époque, entendre ça fut une révélation que ni les Stranglers ni les Ramones n’ont pu détrôner par la suite. Aucun album des Clash n’est parfait à part peut-être LONDON CALLING, mais ces types tapent dans la fourmilière, bien plus que les Pistols pour moi. Les Pistols ont quelques bonnes chansons totalement nécessaires mais leur album n’est pas fini, tu le dis toi-même. Alors que les Clash durent bien plus longtemps et essaient plein de choses. Au niveau mélodies, il suffit d’écouter STAY FREE pour se rendre compte qu’ils n’étaient pas au même niveau que les Pistols, qu’ils ne cherchaient pas une attitude mais bien faire du rock, en commençant comme un groupe de garage (GARAGELAND) puis en reprenant du reggae (POLICE AND THIEVES). Celui que je préfère est leur premier, foutraque, énergique et complètement dans l’air de leur temps. Mais les comparer à des albums de vieux briscards n’a pas de sens pour moi. Tu les découvres trop tard, tout comme moi je n’aimerais jamais les Stranglers, puisqu’ils ne m’ont jamais accroché. Un jour peut-être ?

            https://www.youtube.com/watch?v=UpapNzYkxNE

            https://www.youtube.com/watch?v=wzn8819-mlQ

  • Eddy Vanleffe  

    ben je vois que vous avez bien débattu ce week end…
    J’adorais les Pistols quand j’étais gamin, comme j’adorais Trust ou Metal Urbain…
    mais il faut bien dire qu’à la réécoute, c’est très adolescent, un peu bêbête..
    le reflet est plus important que l’image…. l’identification du public qui a cristallisé sa rage sur ces groupes est bien plus grande que le disque en lui même…
    pas mal de gens trouvent ridicule en comics la révolution que Lee et Kirby ont apporté…
    ben c’est un peu pareil.
    J’ai le premier Clash, je le préfère largement, l’accent cockney de Mick Jones (ou Strummer) me fait bien marrer. et même je ne suis pas un gaucho le couteau entre les dents, j’apprécie les convictions du groupe et leur façon de les assumer. ils ont aussi apporté le fameux reggae-punk qui ont été très vite récupéré par Police et d’autres clonés sur Clash
    Les Stranglers prouvent d’ailleurs que le punk c’est surtout une attitude, puisque musicalement, c’en est pas vraiment les musiciens étant déjà trop doués (et pis ils font des solos et ont des influences Doors, Who, Velvet…).
    Je ne suis pas pour la guerres des sexes ni pour la guerre des rocks. et autant je peux aimer Iron Maiden, puis Klaus Nomi, je peux aussi me faire un petit Peter and the test tube babies et un Edith Nylon derrière.
    par contre quand tu parles des qualités de chanteur de John Lydon, Bruce, tu as fait ma journée… ^^

  • Eddy Vanleffe  

    J’ai passé une bonne partie de mon dimanche le pif plongé dans cet abédédaire de brèves Rock. C’est très agréable même si plus à destination du néophyte curieux. je crois que je connais à peu près les 3/4 des anecdotes. c’est un bon rappel et je ne regarderais plus jamais Moby de la même façon , lui qui fait si « premier de la classe »
    Quand Bruce se lamentait du fait que le rock soit mort… il est vrai que la partie « partouze à ciel ouvert » va subir le contre-interrogatoire des mœurs nouvelles…
    parce que Bowie qui sort sa bite en guise de remerciements… je ne sais pas si ça passerait avec Vianney vous voyez…^^

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