Le Gitan de Marini

GIPSY par Thierry Smolderen et Enrico Marini

AUTEUR : MATTIE-BOY

VF : Les humanoïdes associés/Dargaud (réédition)

L’article d’aujourd’hui portera sur la série Gipsy. Il s’agit d’une bande dessinée franco-belge débutée en 1992, en 6 tomes, scénarisée par Thierry Smolderen et dessinée par Enrico Marini. Le premier est connu pour ses récits d’anticipation (CONVOI, GHOST MONEY) et le second pour ses prestations graphiques sur des séries comme LE SCORPION, L’ETOILE DU DESERT ou RAPACES.

Tsagoï, le fougueux gitan ©Dargaud

Tsagoï, le fougueux gitan
©Dargaud

Les 3 premiers tomes constituent un premier cycle, puis les 3 suivants sont des histoires indépendantes. La série n’a jamais réellement été déclarée achevée, un retour est possible (mais avec quel dessinateur ?), mais peu importe puisque les derniers tomes sont des histoires complètes.

Voilà une BD dont j’avais lu le premier cycle il y a longtemps en ayant complètement oublié le titre de la BD. Je l’ai redécouverte récemment en lisant aussi les 3 tomes suivants.
De quoi ça parle Gipsy ? Ben d’un Gipsy (un gitan quoi), le héros, qui se nomme Tsagoï (et surnommé « LE Gipsy »). C’est un routier originaire d’une communauté de Roms en Europe centrale qui s’est enfui après un drame, afin de vivre libre. Conduire son énorme camion est un rêve de gosse devenu réalité. Il parcourt les routes en faisant des livraisons pour des clients. Le seul hic : ces livraisons ne sont pas toujours bien légales et vont lui causer des ennuis.

L’enfance de Tsagoï  ©Dargaud

L’enfance de Tsagoï
©Dargaud

L’action se situe dans un futur proche dans lequel, suite à un désastre climatique provoqué par le trou dans la couche d’ozone, les gouvernements ont réduit les déplacements humains en les limitant sur de gigantesques routes intercontinentales comme la C3C. Tsagoï vit donc sur ses routes en faisant son boulot de transporteur (oui, comme Jason Statham).

Le premier cycle débute avec la relation entre Tsagoï et sa petite sœur Oblivia « Bibi » dont il payait les études en Suisse grâce à son boulot. Celle-ci ne se souvient presque pas de son frère puisqu’ils se sont quittés alors qu’elle était très jeune et elle découvre un être rustre et brutal qui boit, baise, jure et transporte des marchandises pas toujours très clean. Une sorte de Wolverine mais avec un peu plus de sens de l’humour et de bonne humeur. Bref, le premier contact est un peu troublant pour elle qui a pu recevoir une éduction correcte (grâce à son frère cela dit…)

 La C3C, la plus grande route du monde, théâtre de poursuites en tous genres ©Dargaud

La C3C, la plus grande route du monde, théâtre de poursuites en tous genres
©Dargaud

Alors qu’elle fait donc connaissance avec lui, elle se retrouve embarquée dans une aventure rocambolesque qui va bientôt impliquer le Gipsy dans un conflit armé à Zhigansk, où il doit livrer des armes aux tsaristes russes en guerre avec les mongols.
Evidemment il n’est pas seul sur le coup, il y a des gangs de routiers rivaux et une organisation terroriste, l’Aile Blanche, qui ont aussi des intérêts dans ce conflit. L’histoire enchaine donc des poursuites à la Mad Max sur les routes et des enjeux militaires. Au niveau des personnages, le Gipsy va rencontrer la tueuse aux ordres de l’Aile Blanche Sissiah, sorcière et femme fatale qui va d’abord se faire passer pour une alliée en usant de ses charmes pour ensuite mieux trahir Tsagoï et devenir grosso modo l’antagoniste principale de la série (on la retrouve dans le tome 5). Bibi, la sœur de Tsagoï va quant à elle tomber amoureuse du jeune Ivan, héritier de la famille royale (une sorte de nouveau Tsar en gros).

L’univers est particulier. Une sorte de mélange d’époque future et passée avec des technologies limitées par les nouvelles lois de circulation, et avec un lieu reculé dans la lointaine Sibérie comme terrain d’action. Mais justement l’action est au rendez vous, l’humour, l’érotisme, et même un peu de tragédie avec des personnages cruellement assassinés.

 Conflit politique avec son lot de tragédies  ©Dargaud

Conflit politique avec son lot de tragédies
©Dargaud

Il s’agit sans doute de l’histoire la plus sérieuse de la série en termes d’enjeux. Même si l’humour reste toujours présent, principalement via le personnage du Gipsy. Les tomes suivants proposent des histoires moins épiques mais restent très prenantes. Tout d’abord le tome 4 qui se déroule en Allemagne va nous présenter le cousin de Tsagoï, trafiquant qui va lui demander son aide pour une livraison. Ce sera l’occasion de juger des limites du Gipsy qui va se brouiller avec un membre de sa famille à cause de la nature de ses trafics. Comme dans chaque tome, il y aura aussi la jolie fille de service, ici une jeune fille temporairement handicapée et accro à la dope que Tsagoï va devoir protéger.

Dans le tome 5, le Gipsy retrouve sa petite sœur et son ennemie Sissiah la sorcière au Moyen-Orient. Un tome qui permet de lever un peu le voile mystérieux autour de cette antagoniste aussi séduisante que cruelle. En effet, sans essayer de nous la rendre attachante (parce qu’elle est méchante quand même !), l’auteur nous fait tout de même comprendre que ses parents l’ont vendue à la secte de l’Aile Blanche quand elle avait 10 ans et qu’elle n’a connu que cette vie d’assassin. Enfin, le tome 6 nous emmène en Amérique du sud, dans le Parador, où notre héros devra se confronter à un mystérieux virus, le Rire Aztèque.

 La sorcière, femme fatale devenue assassin très jeune  ©Dargaud

La sorcière, femme fatale devenue assassin très jeune
©Dargaud

Vous l’aurez compris, si ces histoires là n’ont pas autant d’enjeux que le premier cycle, elles varient davantage les situations, nous font voir du pays et sont globalement très divertissantes. Sans parler des quelques flashback sur la jeunesse de notre héros dans le tome 4 qui nous permettent de mieux le connaître. S’il est loin d’être le héros le plus subtil du monde, il nous devient sympathique.
Le divertissement est le maitre mot de cette série. N’y cherchez pas un profond message. Ce sont des récits d’aventures parfois plus violents que l’humour peut le laisser paraitre à la base, avec un peu d’érotisme et beaucoup d’action. Pour les amateurs de courses poursuites, de gunfights et de jolies filles.

Il s’agit d’une des premières séries du dessinateur Enrico Marini. Son trait n’est donc pas encore perfectionné dans les premiers tomes. Mais il n’en reste pas moins très agréable à l’œil, avec une légère tendance à lorgner vers le manga (au niveau des expressions des visages) qui s’atténuera au fil des tomes. Marini livre très souvent un dessin de grande qualité, à mi-chemin entre le réalisme et un style plus épuré qui laisse beaucoup de place à la couleur.

Action à travers le monde, de la Sibérie au désert du Moyen Orient  ©Dargaud

Action à travers le monde, de la Sibérie au désert du Moyen Orient
©Dargaud

Le dessinateur italien travaille en effet toujours à la couleur directe et crée des ambiances différentes en variant les tons et en respectant une harmonie sur la planche qui facilite la lecture. Il soigne ses décors, ses personnages, sans jamais mettre trop de détails. Le talent du dessinateur joue beaucoup dans l’appréciation de la série. En termes de lisibilité de l’action, de découpage et de dynamisme, il n’y a vraiment rien à redire.
Les scans de cet article sont principalement tirés des albums que je préfère, à savoir le premier cycle et le tome 5. Non pas que les autres soient moins bons, mais le 5 remet en scène la sœur de Tsagoï et la sorcière de la secte de l’Aile Blanche, et par conséquent s’apparente davantage à une continuité des premiers albums avec un approfondissement des relations entre ces personnages rencontrés en début de série. Notamment la petite sœur qui est devenue écrivain et a écrit un bouquin sur son « Néandertal » de frère.

En bref, sans renouveler quoi que ce soit, il s’agit d’une bonne BD d’aventure dans un contexte particulier qui nous propose de suivre un anti-héros tout aussi particulier issu d’un milieu pauvre qui l’a conduit à faire quelques mauvais choix de vie mais aussi à lui donner une certaine soif de justice qui le rend agréable à suivre dans ses aventures extraordinaires contre truands et assassins.

Exemples de jolis traitements de la couleur  ©Dargaud

Exemples de jolis traitements de la couleur
©Dargaud

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BO du jour :

24 comments

  • Présence  

    Je n’avais jamais entendu parler de cette série. Je n’ai lu que quelques albums d’Enrico Marini : le début de Scorpion, et le diptyque de Batman.

    J’ai bien aimé la manière dont tu fais apparaître les caractéristiques des planches de Marini : entre le réalisme et un style plus épuré qui laisse beaucoup de place à la couleur, ainsi que son influence manga.

  • Eddy Vanleffe  

    L’intérêt chez Marini est surtout graphique. C’est une bête, il n’y a pas à revenir dessus. la sensualité de ses femmes et la palette de couleurs très chaudes sont très « accueillantes » mais je ne parviens pas à m’intéresser à ses histoires qui me paraissent superficielles…
    Le scorpion, j’en ai lu pas mal et je ne sais plus ce que ça raconte, un truc d’aventures à la « Cartouche » avec des loges secrètes…
    il aiment les ambiances exotiques et sait absorber ses influences pour nourri son identité.
    bref que du positif sans non plus sauter au plafond.
    Merci pour cet article éclairant.

    • Matt  

      Marini n’est pas le scénariste là quand même, je précise.
      Dans le scorpion non plus d’ailleurs^^

  • Tornado  

    Je ne connaissais pas du tout cette série. Et je découvre ce dessinateur tant apprécié des bédéphiles contemporains. C’est vrai que certains scans donnent l’impression d’un style manga un peu « digéré » à la sauce franco-belge, voire comics. Mais c’est effectivement élégant et connoté à la fois. Un peu trop enjolivé, à la limite.
    Je reconnais bien là Mattie Boy et son penchant pour les BDs sympas et bien foutues, qui ne cherchent pas à faire autre chose que de raconter des histoires divertissantes et prenantes. Le résultat c’est qu’on a envie de lire la série ! Mais bon, on verra plus tard quand j’aurais déjà lu mes 36 millions de trucs en retard…

    • Matt  

      Ah tu n’avais jamais vu du Marini ?

      Ouais j’aime bien les BD qui se prennent pas le chou des fois, juste du divertissement mais bien foutu, et dans lesquelles il n’y a pas grand chose à reprocher sur la forme^^
      Dans un style un peu semblable, je ferais un article sur Blacksad, même si 2 albums en particulier ont un léger sous texte (celui avec une sorte de KKK et celui sur le professeur dont la réputation est fichue parce qu’on découvre qu’il a été allié aux nazis, un peu comme si Einstein avait été chopé par les nazis et forcé de bosser pour eux…et comment l’opinion publique verrait ce savant si c’était arrivé ?)

  • Kaori  

    « Pour les amateurs de courses poursuites, de gunfights et de jolies filles. » : ha ha ha ;)

    J’aime bien le dessin, même si le héros me fait penser à Hokuto no Ken avec son menton en galoche.
    Et un peu de Spike de CB dans l’attitude.

    Je lis souvent dans vos articles, à Tornado, Présence et toi, des termes sur l’illustration que je ne comprends pas. Ou plutôt qui m’amène à me demander « mais c’est quoi les autres façons de faire ? »
    Là tu parles de travailler à la couleur directe. Je crois que tu en avais déjà parlé dans un autre article.
    C’est un langage avec lequel je ne suis pas du tout familière. Donc concrètement, ça veut dire quoi, et pourquoi c’est à souligner ?

    • Matt  

      C’est Présence ou Tornado qui en parlait de ça. Et je crois qu’on t’avait répondu.
      C’est qu’en gros il ne passe pas par l’encrage de contours noirs. et si contours il doit y avoir, le dessinateur les fera directement lors de la mise en couleur. Le procédé n’est pas séparé de la colorisation.

      C’est pas loin d’être de la peinture quoi. Et c’est à souligner dans le sens ou…par exemple…certains reliefs des décors sont uniquement gérés avec des variations de couleurs, ou les jeux d’ombre aussi…et aucun contour d’encre noire. par exemple la ville en arrière plan dans le dernier scan. pas une once d’encore noir ou de contours bien délimités. C’est davantage peint que dessiné.

      • Kaori  

        Oui, on me l’avait expliqué, mais quand j’ai regardé tes scans, je ne voyais que l’encrage des personnages, donc je me suis dit « bon ben non, c’est pas comme l’autre fois »
        Mais effectivement, sur les paysages, c’est très net.
        Merci pour cette explication détaillée : entre les coloristes, les encreurs et les dessinateurs, et ceux qui font l’un et pas l’autre, je n’y prête généralement pas attention.

    • Matt  

      Ce genre de dessinateur fait donc en général tout le boulot, sans coloriste à part, car ça fait partie de son style de bosser à la couleur.
      Alors que d’autres ne savent presque pas colorier d’ailleurs (c’est pas un reproche, je dessine moi-même à titre amateur, et la couleur c’est pas mon truc^^ Ou disons que lorsque je veux faire un effort en faisant une mise en couleurs via logiciel, j’y passe un temps fou, et mon dessin initial n’était pas prévu pour. Il arrive même que je doive prévoir de nouveaux contours qui ne seront pas noirs pour que la version couleur soit plus jolie. Du coup je dois presque retravailler mon dessin entièrement…)

    • Matt  

      « mais c’est quoi les autres façons de faire ? »

      Tiens tu parlais de Jim Lee en noir et blanc. Ben voilà. Du Marini en noir et blanc ça n’existe pas. Il n’y a pas de phase « contours noirs » avant la version couleur.
      Jim Lee par contre, comme les 3/4 des dessinateurs, dessine tout en noir et blanc, avec contours distincts, et c’est quelqu’un d’autre qui met en couleurs.

      Il y a même certains dessinateurs qui n’encrent pas eux même. Donc la version noir et blanc est le fruit du dessinateur puis de l’encreur qui peut éventuellement ajouter des ombres, des détails.
      C’est visible sur le Conan de Buscema et Alfredo Alcala. Buscema dessine bien mais c’est l’encrage d’Alcala qui rajoute tous les incroyables détails des ombres hachurées, etc.

  • Bruce lit  

    Je vais trouver un Label Mattie Boy :
    le truc que je pensais jamais lire et qui finit par me convaincre de tenter le coup. J’aime beaucoup les couleurs, un peu moins les dessins, mais c’est une oeuvre de jeunesse. De l’aventure, des grands sentiments et une histoire en amerique du sud, ça me va, d’autant plus que je suis certain de trouver ça en médiathèque.
    Sur le FB tu as les remerciements de Marini et de Smolderen : classe !

    J’avais commencé Scorpion, les deux premiers tomes et je suis incapable de me souvenir pour quoi je n’ai pas poursuivi une lecture assez plaisante.

    • Matt  

      Le problème de Scorpion pour moi, c’est que c’est trop long. J’avais laissé tomber aussi, un peu lassé par l’absence de résolution. Il est techniquement dit qu’il y a plusieurs cycles mais en fait à chaque fois t’as pas toutes les réponses donc il faut tout lire. Et c’est pas fini…

      « un peu moins les dessins, mais c’est une oeuvre de jeunesse »

      A vrai dire, le style de Marini change au fil de la série. Franchement dans le tome 5 ou 6 ( les 2 derniers scans), c’est assez semblable à ce qu’il fait encore maintenant. Après ça dépend de l’atmosphère voulue. Dans Rapaces de Dufaux, c’est plus sombre.
      Dans le western L’étoile du désert (avec un héros qui ressemble à Sean Connery), la palette de couleurs est plus terne aussi) Mais le style de dessin reste assez similaire.
      Il y a presque un petit côté… »Disney » dans les dessins (je comprends quand Tornado dit « un peu trop enjolivé, à la limite ») mais au service d’histoires plus violentes et adultes, ce qui donne ce sentiment de dessin « tous publics » (mais très soigné, et avec un sacré boulot sur la couleur)

      • Bruce lit  

        Il y a presque un petit côté… »Disney » dans les dessins mais au service d’histoires plus violentes et adultes, ce qui donne ce sentiment de dessin « tous publics »
        Ca ne me gène pas en bon amateur de Tezuka que je suis.

  • JP Nguyen  

    Ouf… je connais déjà cette série. Je ne serai donc pas tenté d’aller l’acheter (d’ailleurs, elle commence à dater, se trouve-t-elle encore facilement ?)
    Je l’ai découverte il y a environ 20 ans, quand j’étais étudiant et qu’au hasard des visites dans les piaules, on se prêtait des trucs… J’en garde un bon souvenir. Sur les extraits montrés dans l’article, on voit que Marini a déjà le sens du mouvement et de la couleur,… J’aimais aussi le ton léger mais pas bouffon. Une bonne BD de divertissement.

    • Matt  

      L’intégrale des tomes 4 à 6 se trouve facilement. Les 3 premiers, un peu moins. Faut aller vers le marché de l’occasion.

      Bon ben content que quelqu’un connaisse quand même^^

  • Jyrille  

    J’ai dû lire les trois ou quatre premiers tomes qu’un cousin m’avait prêté. Ca remonte à vingt ans maintenant… J’avais bien aimé, c’est un très bon divertissement et j’aime beaucoup le dessin de Marini. Mais dans le détail je n’en ai que peu de souvenirs. Comme dit JP, un bon sens du dynamisme, du mouvement. Et bien sûr de superbes couleurs. J’en ai lu d’autres (quelques Scorpions notamment) mais je n’ai jamais osé en acheter. Même son Batman, qui a l’air très beau, ne m’a pas fait craquer au vu des critiques mitigées… Je devrai peut-être, je ne sais pas. En tout cas c’est cool que tu parles de cette série !

    La BO : c’est vachement bien.

    • Matt  

      Un autre qui connait, youhou !
      Depuis 20 ans je comprends que tu aies un peu oublié. C’est du divertissement, c’est pas la BD qui te reste en tête pour la vie^^ Mais c’est bien fichu oui.

      Pour le Batman, je ne l’ai pas lu. Je ne sais pas ce que vaut Marini au scénario pour le coup. Je n’ai pas lu les aigles de Rome non plus. Et les autres BD que je connais, il n’en est pas le scénariste.

      Ah la BO c’est de moi cette fois^^
      Bruce aurait surement trouvé un truc chez les groupes habituels : NIN, Stranglers, Manson, tout ça. Faut bien varier^^

      • Jyrille  

        Ah les Aigles de Rome j’ai dû en lire un tome ou deux. Pareil, c’est très bien.

        Et bien joué (GG comme disent les jeunes) pour la BO !

      • Eddy Vanleffe  

        Les aigles de Rome ont l’air très bien en effet… J’étais en plein Murena et j’avais mis ça dans ma wishtlist…

  • Marc Gagnon  

    Merci à vous de parler de cette série qui est, pour moi, l’une de mes favorites! Déjà 26 ans que j’ai lu le premier tome! J’étais tout jeune, à peine 18 ans! Tout frais, la tête encore pratiquement vide. Cette série a été l’une qui a formé mon amour inconditionnel pour le franco-belge et m’a fait connaître Enrico Marini! Que de joie! Je me souviens encore quand j’ai trouvé l’étoile du Gitan à ma biblio! Merci de me faire revivre ça!

    Les deux intégrales sont encore disponibles dans les librairies.

    Les Aigles de Rome. Une amitié peu probable entre un germain et un romain! Ermanamer, Arminius de son nom romain, rival et ami par la suite avec le romain Marcus Valerius Falco. Une histoire complexe de complot, de rivalité, de guerre et d’amour. Ici, Marini passe à un autre niveau. Des personnages très bien développés, une histoire cohérente et palpitante. Un dessin d’un réalisme troublant et une coloration à couper le souffle. Cinq albums qui se dévorent beaucoup trop rapidement! Je conseille fortement.

    Et bon, un nouveau Scorpion arrive aussi pour les amateurs de Marini et des petites surprises!

    • Matt  

      Merci de votre retour^^
      Content de voir que la série a ses adeptes.

      Pour les aigles de Rome, le souci c’est que Marini bosse sur le scorpion, il y a aussi une rumeur comme quoi Gipsy pourrait être repris, et du coup je ne sais pas quand tout ça sera terminé…
      Ce que j’aime bien dans Gipsy c’est que les albums sont relativement indépendants (sauf les 3 premiers)
      Je ne peux pas me plonger dans les aigles de Rome sans savoir si ça va encore prendre 10 ans à se terminer ou pas^^

      • Marc Gagnon  

        Des rumeurs oui pour le Gipsy mais rien de confirmer par les auteurs.

        Il travail sur sa nouvelle BD qui en sera une de roman noir.

        Pour le Scorpion, je crois bien que cela sera le dernier et je vais essayer de voir avec lui pour les Aigles de Rome!

        Mais bon, allez savoir avec Marini, il peut nous sortir un lapin de son chapeau avec une autre collaboration avec DC ou bien Marvel!

        • Matt  

          J’ai entendu dire que le Scorpion serait le dernier avec lui comme dessinateur, mais que la série continuait.
          Ce que je trouve dommage, ce serait bien d’arrêter quand même. Surtout si les dessinateurs changent maintenant…
          Mais au moins ça lui libérera du temps…peut être…^^

          • Eddy Vanleffe  

            un truc emprunté aux comics ça…les bds sont de moins en moins attachées à leurs auteurs…
            c’est encore le cas à 80% des cas mais on voit la tendance s’accélérer avec les franchises de Asterix, Lucky Luke, Thorgal ou XIII, Spirou, Ric Hochet, Alix Senator et…et..Corto Maltese….

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