Le Grand Kong ! (Review King Kong 2017)

Kong : Skull Island, par Jordan Vogt-Roberts

Plus c’est grand, plus c’est Kong ?

Plus c’est grand, plus c’est Kong ?

Par : TORNADO

1ère publication le 29/03/17 – MAJ le 15/03/20

Cet article portera sur le film Kong : Skull Island, diffusé initialement en mars 2017. Il s’agit d’un reboot de la « licence King Kong », puisque le scénario ne reprend pas la trame du film originel de 1933 et que, contrairement à ce qui fut annoncé un temps, il ne s’agit pas non plus d’une préquelle à la version de 2005.

Le film s’inscrit de surcroît dans un nouvel univers cinématographique intitulé MonsterVerse où figure également Godzilla. C’est le studio Legendary Pictures qui gère cette nouvelle licence, débutée avec le Godzilla réalisé en 2014 par Gareth Edwards, l’idée étant de déboucher sur le grand crossover King Kong Vs Godzilla en 2020, et de développer toute une série de films se déroulant dans la même continuité, à l’instar des films de super-héros Marvel ou Dc…

Attention, sans tout dévoiler de l’intrigue, et bien que celle-ci soit cousue de fil blanc, l’article peut éventuellement contenir ça et là une ou deux divulgations de la taille d’un bébé gorille géant…

 Apocalypse NOW !

Apocalypse NOW !

Le pitch : En 1973, la guerre du Vietnam est un fiasco et les militaires américains s’apprêtent à rentrer au pays la queue entre les jambes.
Une agence gouvernementale secrète nommée Monarch (la même que dans Godzilla) envoie deux scientifiques engager le bataillon du lieutenant-colonel Packard (Samuel L Jackson) afin d’explorer une île inconnue perdue au beau milieu du Pacifique, et rendue invisible par une immuable barrière de nuages. Un ancien capitaine de l’armée devenu mercenaire (Tom Hiddleston) et une jeune photographe d’investigation (Brie Larson) se joignent bientôt à l’expédition.
Arrivés sur l’île mystérieuse, les hélicoptères du colonel Packard sont décimés par un gigantesque gorille qui touche les cieux. Rapidement, il apparait que Bill Randa (John Goodman), l’un des scientifiques, leur a jusqu’ici caché la vérité.
Obsédé par l’idée de se venger, Packard part en croisade contre le monstre, tandis qu’un groupe de survivants tente de rejoindre la mer au péril de leur vie, le singe géant étant loin de représenter le seul danger de cette île de l’enfer…

Il y a eu trois King Kong officiels avant celui-là :
King Kong (1933)
King Kong (1976) et sa suite en 1986
King Kong (2005)
Il y a même eu les fameux rejetons japonais où, déjà, le grand singe combattait Godzilla et ses sbires dans King Kong contre Godzilla et King Kong S’est Echappé .
Et puis il y a eu une tripotée de sous-King Kong, une belle collection de nanars de première bourre, avec des titres aussi incongrus que Konga (1961), Mighty Gorga (1970) ou encore Queen Kong (1976)…
Je me suis donc rendu au cinéma en ce mercredi 08 mars 2017, le jour de sa sortie, en étant persuadé (allez savoir pourquoi en ces temps de blockbusters hollywoodiens sans âme) que la nouvelle version de mon gorille préféré allait rentrer dans cette dernière catégorie de sous-produits filmés avec les pieds.
Et puis non !!!

The Mark of the Beast !

The Mark of the Beast ! Source Allo Ciné  ©WB

Ce n’était pourtant pas gagné. Le film a ouvertement été pensé pour servir de prologue au futur King Kong Vs Godzilla en faisant grandir le gorille pour qu’il atteigne la taille du dragon radioactif (100 mètres, au bas mot) et risque grandement de racoler le plus bas possible. De plus, le titre initial « Skull Island » n’a même pas été assumé puisqu’on est venu, au final, lui ajouter un bon gros « Kong » manifestement plus accrocheur.
Les multiples clins d’œil à Apocalypse NOW de Coppola n’y changent rien. Ce n’est que du racolage, pour se donner des airs de film d’auteur.
Et les premières minutes du métrage ne rassurent carrément pas : Une tonne de personnages destinés à servir de chair à canon-gorille, des clichés en grappe, toujours le même refrain, prédigéré par la machine hollywoodienne. Un scientifique, un jeune premier, une jolie dinde, un vieux soldat irascible, un jeune qui fait des blagues…

L’arrivée à Skull Island est du même niveau. Pour être sûr que l’on a bien compris l’intention, le réalisateur Jordan Vogt-Roberts multiplie les clins d’œil à Apocalypse NOW et insiste lourdement en envoyant ses hélicoptères au son des tubes rock 70’s. On commence avec Down On the Street des Stooges, on enchaine avec Paranoid de Black Sabbath, et puis les Creedence, etc. Ça devient carrément redondant.
Tous les personnages sont des cons. On se croirait revenus au début d’Aliens de James Cameron, ou de Predator de Mc Tiernan. Vous vous souvenez à quel point les personnages étaient chiants au début ?
Et puis King Kong arrive. Il défouraille. Il éclate tout. Littéralement.

C’est au moment où les survivants se retrouvent à terre et qu’ils comptent les morts que le film opère sa déconstruction. A partir de là, tout change : Le scientifique est en réalité un salaud qui a manipulé tout le monde. Le vieux soldat est un fanatique ivre de violence guerrière. L’écolo donneur de leçons est un pleutre. La jolie dinde, contre toute attente, rompt avec la tradition en ne devenant pas la victime du singe qu’il va falloir délivrer mais l’une des guerrières les plus farouches du groupe. Le jeune soldat arrête peu à peu de faire des blagues devant l’horreur de la situation et le jeune premier (Tom Hiddleston : Loki dans le film The Avengers) a l’air d’avoir prix vingt ans dans la gueule en une seule journée.

Pour autant, le film monte d’un cran dans le fun : Il y a des monstres. Kong est le plus grand de tous les Kongs, et quand il y a de la baston, il y a de la putain de baston !
Du coup, les références à James Cameron et John McTiernan relevées plus haut s’imposent dans notre esprit et l’on peut réévaluer à la hausse toute la première partie du film : Kong : Skull Island est un action-movie doublé d’un monster-movie complètement assumé. Et sur ce registre, on ne se foutra pas de votre gueule ! Et puisque ce type de film a connu son âge d’or dans les années 80, on va s’en inspirer à fond !

Jordan Vogt-Roberts joue ainsi le jeu du début à la fin. Son film ne se prend pas au sérieux et n’expose aucune velléité de réalisme. Le scénario demeure sans réelle surprise et on ne compte plus les scènes que l’on voit arriver à 10 kilomètres. Mais on s’étonne à chaque fois de la justesse de ton avec laquelle elles sont tournées : « Oh ! Non ! Ils ne vont quand même pas nous faire le plan avec King Kong qui se frappe la poitrine ! Si ? Ah Oui… Ah… Ah ? Hé mais en fait c’est vachement bien ! »
C’est cet équilibre entre son sujet complètement futile, revu, ressassé, essoré, et ce traitement sincère et assumé qui offre en définitive ses étoiles à cette nouvelle version de King Kong.

Des personnages dans les années 70 mais comme dans les années 80…

Des personnages dans les années 70 mais comme dans les années 80… Source Allo Ciné  ©Warner Bros

Quand on y pense, imaginer qu’une île inconnue renfermant des créatures mutantes géantes puisse encore être possible au cinéma en 2017 (même si l’action se déroule en 1973), c’est formidable !
Et c’est ce qui nous met la puce à l’oreille : En envisageant de confronter Kong à Godzilla, les producteurs de cette nouvelle franchise tentent de faire renaitre la candeur et la folie douce des Kaiju Eiga japonais (avec King Kong) où rien n’était en trop sur le terrain du spectacle, quand bien même aucun élément n’était réaliste.
Certes, le ton est ici plus moderne, beaucoup plus violent et plus glauque que dans les années 60, mais les géniteurs de cette nouvelle version ne manquent pas d’imposer une tradition perdue qui s’avère en définitive assez séduisante, pour peu que l’on accepte de partager cette vision complètement absurde du cinéma, où le réalisme cède la place à un univers où tout est sens dessus-dessous !

Ce parti-pris décomplexé, un peu cynique si l’on considère que tout un pan du cinéma familial tourne le dos à la crédibilité de son spectacle afin de privilégier le côté fun du pur divertissement, nous rappelle que, décidément, tout n’est qu’affaire d’équilibre. Et le sens de l’équilibre dont fait preuve cette nouvelle version du gorille géant est, ma foi, assez réussi malgré sa grosse formule qui tâche !
Pour ma part, une seule chose m’importe lorsque je regarde un film de pur divertissement : Est-ce que l’on me prend pour un imbécile ou pas ? Si oui, ça ne va pas me plaire. Si non, ça risque de bien se passer. C’est ce qu’il s’est passé ici. Et je me suis bien amusé.

Côté monster-movie, on ne vous prendra pas pour des Kongs…

C’est une réflexion importante que l’on peut développer en ces temps de cinéma désincarné : La qualité d’un film ne se mesure pas à la crédibilité ou à la cohérence de son script. Ni même au degré de cynisme de son concept. Elle se mesure à ses constituants filmiques intrinsèques, c’est-à-dire à son alchimie du Fond et de la Forme.
En filmant un sujet un peu bébête (c’est le cas de le dire !), Jordan Vogt-Roberts a su doser ses éléments de mise en scène, ses références cinématographiques (hormis son trop plein d’Apocalypse NOW) et la superficialité de la caractérisation de ses personnages comme autant de clichés ambulants qu’il a réussi à déconstruire afin de donner de la consistance, de la rugosité et de l’intérêt à son film. Par-dessus tout, il a su offrir à son public ce qu’il était venu chercher : Du pur King Kong, avec de grosses attaques de monstres, spectaculaires en diable. Et l’adulte que je suis devenu a parfaitement réussi à cohabiter avec l’enfant que je suis encore. Le bon équilibre.

En revanche, l’incrustation de la 3D accède ici au summum du foutage de gueule et de l’arnaque commerciale (13,50 euros le ticket quand même). Car, le film ayant été tourné avec une longue focale du début à la fin, le manque de profondeur de champ ne s’accorde pas du tout avec ce procédé si bien que l’on n’y voit très mal ! C’est atroce. Soit une tête qui flotte en premier plan et puis derrière, tout est flou et sombre !

Pour en revenir aux références, il est étonnant de remarquer que le script de cette nouvelle version, contrairement à celle de 2005, s’inspire davantage de la version de 1976 que de celle de 1933. Serait-ce la raison pour laquelle l’action de Kong : Skull Island se déroule en 1973 alors que le film se pose comme une préquelle ?
On retrouve ainsi, par rapport au film de John Guillermin, un Kong humanoïde et bipède, plus grand que l’original. On retrouve également l’absence de dinosaures au profit d’animaux géants, avec quelques mutants en plus (puisqu’il faut se caler sur l’univers de Godzilla). L’expédition est également motivée par un mélange entre l’intérêt scientifique et l’intérêt commercial. Enfin, l’on retrouve cette idée assez brillante de l’éternel mur de nuages qui rend l’île invisible et justifie ainsi qu’elle n’ait jamais été découverte.
Ce postulat est surprenant car, jusqu’ici, la version de 1976 n’avait pas très bonne presse et ne paraissait pas représenter le meilleur modèle à suivre. Ce qui est d’ailleurs injuste car elle ne manque pas de qualités.

Retour dans les années 70…

Retour dans les années 70…

Cette version de 2017 marche par ailleurs sur les traces de celle de 1976 en termes de toile de fond. Souvenez-vous : le film de John Guillermin opposait l’écologie naissante au capitalisme primaire. Il militait pour l’émancipation féminine. Il tissait une métaphore où la notion de magie se retrouvait balayée par un monde moderne froid et cynique, avide d’argent. Tous ces thèmes traversent le film de Jordan Vogt-Roberts, même s’ils sont réduits à une portion congrue. C’est l’héritage des œuvres d’antan dans le cinéma postmoderne : On reprend les thèmes d’hier sans insister, estimant qu’ils sont considérés par le public comme acquis et donc facilement identifiables.

Quant au personnage d’Hank Marlow interprété par l’acteur John C. Reilly, impossible de ne pas y voir, encore, une allusion à Apocalypse NOW. Ce vieux soldat qui vit au bout de la rivière à la tête de sa tribu d’autochtones, coupé du monde, rappelle l’odyssée du colonel Kurtz. Le parallèle s’arrête là, puisque le bonhomme, sain d’esprit, n’aspire qu’à rentrer au pays après toutes ces années passées en enfer. Il sera le fil conducteur du film et son postulat : Nous ne sommes pas venus ici pour vivre un cauchemar, mais pour passer un bon moment de cinéma d’aventures. Dans la grande tradition du genre.

Le temps nous dira en définitive si Kong : Skull Island vieillira bien. Sur le moment, il aura en tout créé la surprise en réussissant la prouesse de dresser un véritable numéro d’équilibriste, ménageant le spectacle total tout en naviguant entre un sujet à priori inepte et un traitement d’une justesse assez bluffante.
Si vous êtes venu pour voir un film au premier degré, profond, naturaliste, plausible, vous avez fait fausse route. Mais si vous êtes près à franchir la barrière et à faire le grand saut dans le pays des monstres où le plus important est de savoir qui à la plus grosse (taille), dans un action-movie façon film de guerre des années 80 où l’essentiel est de montrer qui a la plus grosse (arme), ça pourra vous plaire. Pour vous donner une idée philosophique de la critique, Télérama a aimé moyen, les Inrockuptibles ont détesté, mais l’Ecran Fantastique a adoré !
Dans tous les cas, si comme moi vous ressortez de la séance avec une patate d’enfer et que vous vous tapez furieusement sur la poitrine, au moins, ça n’aura pas été un coup dans l’eau !

Alors, Kong : gentil ou méchant ?

28 comments

  • Jyrille  

    Comme toujours je suis épaté par ta finesse d’analyse Tornado. Tu me donnerais presque envie de voir cette nouvelle version, surtout que je ne savais strictement rien de ce film, que ce soit sur sa production, son incrustation dans une nouvelle franchise et son script : je pensais que c’était un remake, comme celui de Peter Jackson.

    En tout cas, mettre Down on the street en BO ne peut que me plaire…

  • Matt  

    Chouette analyse !
    Tu vois j’avais les mêmes craintes que toi sur l’aspect nanardesque possible de ce film. Je dis « j’avais » parce que tu me les ôtes un peu, mais je n’ai pas vu le film. La bande annonce ne m’a pas trop rassuré. Et la fin est d’ailleurs involontairement comique quand Kong se tape la poitrine sur le rythme de la musique. Eh ! Bravo, faut le prendre aux percussions le singe !

    Ce qui m’empêche d’être complètement rassuré, c’est que tu n’as pas eu de problème avec le Kong de Jackson si je me souviens bien. Alors que moi, sans trouver que c’est un mauvais film, j’ai vraiment eu du mal avec certaines scènes d’action. Notamment les 3 T-rex obsédés par de la chair humaine de la taille d’une mouche alors qu’ils tombent d’une falaise. J’en ai parlé dans mon article sur Harryhausen. Justement, on parlait de scènes d’action hier. Moi ce n’est pas tant la justification des scènes d’action qui me tracasse, mais leur exécution. Quand je vois la scène interminablement chiante et incohérente des T-rex, je ne vois plus un film avec des créatures crédibles. Je vois un réalisateur qui cabotine, qui se lâche et qui veut impressionner le badaud en faisant des trucs jamais faits avant mais qui crèvent complètement le plafond de ma suspension consentie d’incrédulité. Je préfère de loin la candeur des scènes d’un film de Harryhausen qui donne un caractère à ses monstres plutôt que des aptitudes au kung-fu. ça me fait complètement sortir du film quand je vois de tels trucs over the top. Comme un mec qui arrêterait des tirs de mitraillette avec un katana dans un film comme Die Hard. Non ! Juste…non ! Il n’y a bien que dans Matrix que ça passerait puisqu’on peut toujours dire que tout est virtuel, que les monstres peuvent être programmés pour tuer les humains et non pour survivre.
    C’est donc toujours ce qui m’inquiète un peu. Doit-on subir encore l’effet du « toujours plus fort, toujours plus dingue » des films à effets spéciaux dans ce film ou pas ?

    • Matt  

      J’oubliais qu’il y a aussi l’humanisation des animaux qui me dérange.
      Dans Jurassic World, les Raptor et T-rex qui s’entraident et se regardent dans le blanc de l’œil avant de se laisser partir chacun de leur côté, je trouve ça risible. C’est un peu comme une consécration de la nature humaine. Comme si on considérait qu’il n’y avait que ça de vrai et qu’il fallait mettre cet aspect là chez les animaux aussi. Ce n’est pas ce que je veux voir dans un film de monstres !!
      L’animal a aussi sa beauté. Justement dans le fait que même s’il est sans doute plus égoïste, il n’est pas orgueilleux, obsédé et rancunier comme un humain…et n’aurait jamais comme priorité de tuer une femme s’il tombe d’une falaise (ce qui n’est pas sûr pour un humain en colère à la fierté blessée)

      Bref tout ça pour dire que j’ai peur à présent d’aller voir des films avec des bestioles géantes.

    • Tornado  

      @Matt : Je suis entièrement d’accord avec toi sur le King Kong de Peter Jackson. Je l’avais noté dans l’article idoine. Ses séquences d’actions sont too much. Il nous a d’ailleurs refait le même coup avec le Hobbit (le combat avec le dragon par exemple). Crédibilité zéro et perte de qualité de l’immersion indiscutable.

      Ce King Kong version 2007 est tout aussi débridé. Mais c’est assumé à un tel point que c’en devient productif. Et aucune scène n’est à rallonge, contrairement à celles de Jackson.
      Je préfère quand même le cinéma de Jackson, plus généreux et moins cynique. Mais dans les deux cas, même si c’est très imparfait, je ne refuse pas une bonne dose de Kongs !

  • Présence  

    Alchimie du Fond et de la Forme : c’est bien lui, c’est le vrai Tornado, il est de retour !

    Alors qu’il est peu probable que je vois ce film un jour, je continue à dévorer ces articles qui m’apportent un pan de culture précieux, en particulier pour le décodage de références qui sinon me resteraient lettre morte.

    Je ressors enchanté de cette lecture, également pour l’analyse qu’elle contient. Ben oui, moi aussi j’aime les récits de genre quand ils sont bien faits. Par contre, il faut déjà disposer d’un bon niveau de culture dans le genre pour reconnaître un mélange de Kaiju, de films d’action dopé à la testostérone, et d’hommage au cinéma des années 1980. C’est également très éclairant de voir ainsi apparaître les intentions des producteurs, reprises par le réalisateur sous l’angle de vue de l’affrontement à venir entre King Kong et Godzilla.

    • Matt  

      Oui c’est un peu pareil dans le Hobbit. ça m’a moins dérangé peut être niveau crédibilité parce qu’on est dans un univers d’heroic fantasy avec des dragons qui parlent (et ça, ce n’est pas Jackson qui l’a inventé, ça vient du bouquin) mais niveau action c’est toujours interminable et l’ennui s’installe à la place du souffle épique.
      J’aime bien quand même cette trilogie car comme tu le dis Jackson fait du cinéma généreux, mais des fois on dirait un gosse qui ne peut plus s’empêcher d’en faire des caisses.

      Je verrai si je tente ce Kong. Peut être pas dans les salles, mais plus tard.

  • Patrick 6  

    Et bien ma foi tu l’as fort bien résumé ! J’ai passé un très bon moment en regardant ce film, même si comme tu le soulignes, il est loin d’être sans défaut !
    Surtout au niveau des personnages dont certains d’entre eux ne servent tout simplement à rien !
    La jeune scientifique Chinoise notamment (imposée par les financiers Chinois ?) qui dit deux phrases et pas les plus importantes en plus…
    Au final il s’agit d’un film d’action parfaitement mené, drôle et prenant à défaut d’être profond.
    Le Predator des années 2010 en effet.

    A noter pour ceux qui ne l’ont pas encore vu : restez jusqu’à la fin du générique final, une petite séquence annonçant Godzilla vous y attend… (mais non on ne sait pas encore à quoi il va ressembler)

  • Bruce lit  

    La vache ! A cause de ce blog, j’ai presque totalement décroché de l’actualité ciné moi…
    Lorsque j’ai vu les affiches de ce film, je ne savais pas s’il s’agissait d’une suite ou d’une Préquelle.
    Je vois quand même qu’Hollywood se foule pas trop quand même et fait du neuf avec du très vieux. Bon. Si le spécialiste en Kong l’approuve, je le verrai certainement alors.
    Effectivement faire un film pour préparer le crossover arrivant n’est pas des plus autenthiques. Mais grâce à tes articles, je sais que ça n’a date pas d’hier.

    Et l’adulte que je suis devenu a parfaitement réussi à cohabiter avec l’enfant que je suis encore
    . Une thématique Tornadesque récurrente avec le fond et la forme. Une magie plus facile à retrouver que pour les comics (just kidding ;) )
    Je suis dubitatif sinon : les personnages nuls à chier que tu décris, sont donc volontairement idiots ? C’est de la parodie, assumé ou l’évolution du scénario ?

    Iggy : Fun House est l’album qui m’a posé le plus de problèmes : il contient de vraies merveilles notamment « Dirt » que j’adore et puis, le truc vire Jazz Rock sur la fin , avec des saxos à la Coltrane où ça ne ressemble plus à rien. Du coup je ne l’écoute jamais jusque la fin.
    Un autre disque que j’ai jamais supporté plus de trois minutes est le Trout Mask Replica de Captain Beefheart.

  • Tornado  

    Oui, les personnages sont assez idiots ou, à tout le mieux, assez basiques, voire caricaturaux. Tout pareil que dans les action-movies des 80′s.
    Je m’interroge d’ailleurs sur l’une des marottes de Patrick : Les personnages qui ne servent à rien. Dans les 80′s, par exemple, était-ce différent dans le cinéma d’action ? Ce n’est qu’une interrogation qui appelle un débat, pas un reproche.

    Attention, j’insiste : Ce King Kong 2017 est un défouloir bourrin un peu Kong qui doit être pris comme tel. Si on vient chercher un grand film au sens noble du terme, on peut rebrousser chemin dare-dare !
    Quant aux comics old-school, effectivement, l’adulte que je suis devenu cohabite mal avec l’enfant que j’étais à l’époque de Strange. Tout simplement parce qu’avec le temps, je trouve cela non pas daté, mais juste très mauvais. Techniquement parlant. Tout simplement. :)

  • Matt  

    Tiens moi ça m’a donné envie de revoir le Kong de 1976. Je crois que c’est le premier Kong sur lequel j’étais tombé à la télé. Je m’en souviens très mal.

  • Tornado  

    Comme pour Bowie, aucun album d’Iggy ne me plait en entier (à part peut-être Avenue B). Et c’est pire pour les Stooges.

    Trout Mask Replica est absolument inécoutable pour moi. Il fut un temps où je gravais certains des titres de l’album (emprunté à la médiathèque) pour faire des « CDs sanction » que j’offrais à des copains pour les punir ! :D

    • Bruce lit  

      Ah bon ?
      Bowie : Ziggy, Diamond Dogs, Station to station, Low ça s’écoute en boucle ça ?
      Du coup j’ai réécouté stoïquement Trout Mask Replica. C’est moins cauchemardesque que dans mon souvenir. Mais…c’est….toujours insupportable.
      Tiens Mattie Boy : fais toi une idée….

  • Tornado  

    Le seul Bowie que je peux me passer entier, est The Man Who Sold The World. Les autres, je zappe certains morceaux, depuis toujours.

    • Jyrille  

      Même Young Americans ? Même Station To Station ? Ce sont ceux qui seraient le plus à même de te plaire, avec leur « philly sound » qui lorgne vers la soul et la funk.

      Pour répondre à ta question, Bruce, je peux écouter tous les Bowie que tu cites en boucle. Plus maintenant mais à l’époque de leur découverte, sans problème. Pareil pour les Stooges (même si effectivement les deux derniers titres de Fun House sont un peu ardus).

      Par contre le Trout Mask Replica, je n’y arrive pas non plus. Le mieux, ce doit être de l’écouter par face. Cela doit faire vingt ans que je n’ai pas réessayé d’ailleurs. Il y en a quatre puisque c’est un double. Les autres albums du groupe sont beaucoup plus faciles à écouter (mais bon je n’en connais que deux ou trois en plus de Trout Mask Replica.

  • JP Nguyen  

    Dans cet article, Tornado, tu articules une nouvelle fois très clairement pourquoi le film te plait. En ce qui me concerne, pourquoi pas, pour meubler une soirée, mais je ne courrais pas après. A la rigueur, j’ai presque plus de plaisir quand je tombe sur des nanars de film d’action que sur des films bien faits… Jurassic Tiger, le tigre aux crocs d’or, ou Skeleton Man, sont des sommets nanardesques sur lesquels j’ai pu tomber au hasard de zappings… Pour ce Kong 2017, j’ai l’impression que c’est dans la même lignée que Jurassic Park et donc de la prod de bonne voire très bonne tenue mais… ça ne m’intéresse pas vraiment.

  • Matt  

    Toujours pas vu ce film, mais puisqu’on parle de films de monstres à la con des années 80/90, je me pose une question. J’ai moi-même du mal à expliquer pourquoi on perçoit certains films comme d’infects navets agaçants très mal foutus et certains autres films comme des films un peu nazes mais funs et divertissants (en gros des nanars sympas et pas des navets infâmes). Est-ce que ça vient juste du ton du film ? Le côté « on se prend pas au sérieux » ? Est-ce que c’est une question de budget ou de liberté de ton ? En gros si ça remplit un cahier des charges familial pour tous publics avec plein de clichés pris au sérieux, ce sera plus naze qu’un film gore complètement con ?
    Moi j’aime bien des films comme Un cri dans l’océan, Tremors, Le blob, Feast ou les 3 premiers pirates des caraïbes tout en sachant que ce sont des films à la con. Mais je les trouve cool à regarder malgré des scènes nazes et des trucs over the top.
    Et je ne ressens aucune colère comme avec, par exemple, le remake du « choc des titans » qui est pour moi une purge qui n’a rien de fun.
    ça tient à quoi ? Vous en pensez quoi ?^^

    • JP Nguyen  

      Ah ! La distinction navet/nanar… Sur Nanarland, le nanar est défini comme « mauvais film sympathique ».
      Le nanar doit donc être… mauvais (mal filmé, mal joué, mal écrit, mal monté, le tout pouvant être cumulatif).
      Mais aussi… sympathique, et là, c’est dans l’oeil (et l’esprit) du spectateur, en fonction de ses attentes et de la connivence qui s’établit ou pas entre lui et les « intentions » du réal…
      Du coup, le remake du Choc des Titans, c’est mauvais parce que mal écrit/mal joué mais ce n’est pas sympathique parce qu’on sent confusément que le studio pensait : « on va empiler les scènes spectaculaires et ça suffira à faire venir ces couillons… »
      Depuis des années, mon nanar de référence est « Skeleton Man ». C’est tellement fauché et mal foutu qu’on ne peut pratiquement que en rire…

      • Matt  

        « Le nanar doit donc être… mauvais (mal filmé, mal joué, mal écrit, mal monté, le tout pouvant être cumulatif) »

        Hum oui mais…il reste les films pas mal fichus mais assez cons. Ils peuvent être bien joués, avec une bonne musique, des effets corrects, mais juste des persos débiles bien clichés et de la baston régressive et over the top, mais fun^^
        ça tombe dans quelle catégorie ce genre de film ?
        Mon questionnement est sérieux en fait, parce que j’arrive à apprécier des conneries tout en reconnaissant un savoir faire derrière, donc c’est pas « mal fait » mais on sent juste que le réal voulait s’amuser au lieu de se foutre de notre gueule.

        • JP Nguyen  

          Si c’est de la connerie bien faite, ce n’est pas un nanar, ni un navet…
          C’est un bon film « de genre »…

          • Matt  

            Donc il faut considérer qu’il y a un genre « couillon fun » sans que ça tombe dans le nanar ?
            Parce que le film « de genre » c’est vaste. Shining ou « les autres » ce sont des films de genre. Mais c’est pas de la connerie.

          • PierreN  

            « Donc il faut considérer qu’il y a un genre « couillon fun » sans que ça tombe dans le nanar ? »
            Oui. La catégorie « con mais bon ». Des films dénués de grandes prétentions artistiques (le divertissement prime avant tout), mais devant lesquels on passe un bon moment.

  • Olivier  

    Je me souviens me l’être maté un soir d’août 2017, ne voulant pas me prendre la tête tête ce soir là, pensant que, comme à l’accoutumé, tout le pitch et le sensationnel étaient présents dans la bande annonce.
    Je m’étais trompé.
    Force est de constater que j’ai été scotché par ce film ni trop long ni trop court.
    Ou enfin, Kong, n’est pas un gros singe amoureux de la « belle » de service.
    Bien entendu, des défauts sont présents mais c’est ce qui en fait une œuvre unique.
    Amener l’intrigue dans celle de Godzila.. Mouais… A voir mais il faudra vraiment un putain de bon scénario pour incorporer Kong aux aventures du lézard.

  • Bruce lit  

    Je l’ai vu hier soir et qu’est-ce que je me suis fait chier….
    C’est effectivement un Predator Like à la différence qu’il n’y a aucune tête d’affiche. Brie Larson semble avoir postulé pour les rôles de têtes à claques : impossible de savoir en quoi cette femme m’est si antipathique.
    Tom Bidule : le bogosse de service : il ne sert à rien du début à la fin.
    Jackson : je n’ai jamais trouvé ce comédien particulièrement intéressant. Il a quoi ? deux expressions à son répertoire ? Il cachetonne et sa prestation est comme souvent vraiment terne.
    Il y a un autre Marvelable non ? celui qui joue dans la série Agents of Shield. Bref des comédiens sans grande envergure. Oh…et putain l’intrigue autour du GI emprisonné sur l’île, elle sert à quoi ? La vision du gars qui rentre chez lui pour boire sa bière les pieds sur la table devant son match de Base-Ball , c’est censé être émouvant ?
    A partir du moment où j’ai vu autant de militaires sur le bateau, j’ai su que leur rôle était de servir de pâté pour dinos. Comme tu l’écrits, ils sont putain d’insupportables et la tentative de leur donner une personnalité me l’a été tout autant…
    Les combats sont biens, oui, il y a de jolis plans, mais j’aurais voulu voir Kong plus souvent, lui seul sauve l’honneur.
    Seule point positif : le film ne dure pas 2 heures. Il faut maintenant s’attendre à 2h30 pour tous les films populaires, c’est long à mourir. 2 étoiles et demi pour moi, sans doute parce que moins versé que toi dans la mythologie Kong.

    • Tornado  

      Et oui moi, dès qu’il y a un gorille géant et quelques monstres… ^^
      L’aspect actionner 80′s était fun, non ?

      • Bruce lit  

        Moui…
        Sans plus. Il y a quelque chose qui n’a pas pris.

    • Matt  

      Toujours pas vu pour ma part.
      Les gros monstres ne me suffisent pas, sauf s’il y a un côté magique/enchanteur ou du coeur chez les créatures. Le Kong de Jackson, malgré tous ses défauts, possède un Kong attachant. Les défauts c’est finalement le reste : le grand nawak de baston partout avec plein de bestioles qui agissent n’importe comment et l’overdose de CGI.
      Du coup là…ça ne m’attire pas.
      Je préfère du coup quand les films sont plus limités niveau effets spéciaux (comme les vieux films^^) parce qu’au moins, ils ne peuvent pas en faire trop, et les bestioles sont là pour servir l’histoire, pas juste pour en mettre plein la vue.
      Ou alors il faut qu’il y ait une ambiance.
      Tiens Tornado parlait de Un cri dans l’océan récemment. Je disais que c’était presque un nanar, c’est exagéré : c’est bien joué, et il y a une bonne ambiance horrifique dans un bateau en perdition. Après c’est pas mal cliché, la bestiole finale est moche et a mal vieilli, mais il y a aussi de bons acteurs. Un film un peu couillon mais qui a malgré tout une atmosphère.

      Si c’est juste pour voir des monstres en CGI se taper dessus dans la forêt…je prends un jeu vidéo^^ Et au moins je peux taper moi même sur les monstres^^

      • Tornado  

        Ah pour moi Skull Island + Un Cri Dans L’Océan = Exactement la même chose !

      • Matt  

        Un cri dans l’océan a une ambiance horrifique avec plein d’effets gores plutôt réussis quand même.
        Skull Island c’est pas un machin consensuel tous publics ?^^

        Bon après je n’écarte pas la possibilité de le voir, mais je ne vais pas courir après ou l’acheter sans savoir si ça me plaît.

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