Les Dents de l’Hammer – 1° partie

Encyclopegeek : Les films de vampires produits par le studio Hammer

Par : TORNADO

1ère publication le 03/04/17- MAJ le 07/12/19

On en fait même des disques…

On en fait même des disques…

Cet article portera sur tous les films de vampires produits par le studio Hammer entre 1958 et 1974.

Il est complémentaire de l’article historique de Patrick Faivre , ainsi que de deux autres venant explorer d’abord Frankenstein, ensuite les divers monstres du bestiaire de la Hammer.

Il y a seize films en tout :
1. Le Cauchemar de Dracula -1958
2. Les Maitresses de Dracula – 1960
3. Le Baiser du Vampire – 1963
4. Dracula, Prince des Ténèbres – 1966
5. Dracula et les femmes – 1968
6. Une Messe pour Dracula – 1969
7. Les Cicatrices de Dracula – 1970
8. The Vampire Lovers – 1970
9. Lust For a Vampire – 1971
10. Les Sévices de Dracula – 1971
11. Comtesse Dracula – 1971
12. Dracula 73 – 1972
13. Le Cirque des Vampires – 1972
14. Dracula Vit Toujours à Londres – 1973
15. Capitaine Kronos, Chasseur de Vampires – 1974
16. La Légende des Sept Vampires d’Or – 1974

Nous vous proposons un tour d’horizon en passant en revue chaque film, dans l’ordre chronologique…

Sur les seize films qui composent cette série, huit sont consacrés au personnage de Dracula, parmi lesquels sept sont interprétés par Christopher Lee. Celui-ci réussira l’exploit de détrôner Béla Lugosi dans l’inconscient collectif en devenant à sont tour l’incarnation universelle du personnage créé par Bram Stocker.
Trois autres films (seulement deux en VO) arborent fièrement un titre avec Dracula dedans, sans que le personnage n’apparaisse. Et un seul d’entre eux est une suite de la série éponyme.
Enfin, trois films parmi les seize forment une trilogie autour d’une autre grande figure de la littérature vampirique : Carmilla.

1.

Le Saigneur des vampires !

Le Saigneur des vampires !

Après avoir réinterprété le mythe de Frankenstein avec Frankenstein s’est échappé ! en 1957, le studio britannique Hammer Films s’intéresse un an plus tard à une autre icone du patrimoine de l’horreur : Dracula.

Le Cauchemar de Dracula (Horror of Dracula) est une adaptation laconique du roman de Bram Stocker, en ce sens qu’elle fonctionne à la manière d’une version courte, qui fait l’impasse sur moult éléments du livre pour n’en conserver que l’essentiel. Malins, les responsables du studio contournent ainsi leur manque de moyens en évitant les scènes les plus coûteuses. L’action ne se déroule donc plus à Londres mais autour de la Transylvanie, et de nombreux personnages sont oubliés.
Pour autant, le scénario respecte les grandes lignes du roman et en préserve l’esprit, à défaut d’en préserver la lettre.


Première bande annonce VF d’époque
©Hammer Film Production

Cette deuxième production Hammer en matière de films d’horreur reprend l’essentiel du casting et de l’équipe technique du film précédent. On retrouve ainsi Peter Cushing et Christopher Lee (rejoints par l’excellent Michael Gough), interprétant respectivement le rôle du professeur Van Helsing et de Dracula. Le réalisateur Terence Fisher, le scénariste Jimmy Sangster, le chef opérateur Jack Asher et le compositeur James Bernard rempilent également, prouvant qu’ils sont entrain de créer une véritable continuité thématique et esthétique, à travers lesquelles se développe une imagerie gothique somptueuse, aux couleurs flamboyantes, pétrie de passionnantes métaphores sur le code moral et les tabous de la société victorienne…

C’est ainsi que le personnage de Dracula, qui apparaît sous les traits de Christopher Lee comme une créature à la présence iconique incomparable, va incarner plus que jamais l’attrait de l’interdit libertinage, faisant écho à la dimension psychanalytique du roman de Bram Stocker, dans laquelle se disputaient les figures symboliques d’Eros & Thanatos. Dans Le Cauchemar de Dracula, c’est un séducteur vénéneux qui entre la nuit dans le lit des femmes qui l’attendent avec ardeur, et qui mentent à leurs époux pour préserver leurs plaisirs interdits !
Contrairement à la précédente incarnation du mythe, interprétée par Béla Lugosi , le Dracula version Christopher Lee séduit de manière directe, le désir suintant sous un regard de braise ! Ce dernier, capable de passer de l’aristocrate suave et courtois à la bête sauvage et assoiffée de sang, demeure toujours très impressionnant !


En VO mais avec une bonne image…
©Hammer Film Production

Terence Fisher et son équipe excellaient réellement sur le terrain de la métaphore. Dissimulé sous les traits d’un être à l’apparence plus ou moins normale, le vampire incarnait ainsi le riche aristocrate soumettant le pauvre en son pouvoir et polarisait l’attrait des plaisirs défendus par le code pénal, sans aucune note de romantisme à l’eau de rose. Les films d’horreur de la Hammer, par le biais de leurs belles images, révélaient alors les tréfonds de l’âme humaine sous le vernis d’une flamboyante séduction.

Le film a bien entendu vieilli et ne distille plus beaucoup son effroi de jadis. Mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque pour imaginer la réaction de ces spectateurs qui découvraient pour la première fois l’horreur en couleur et le sang vermeil qui dégoulinait des crocs de Dracula avec une effrayante modernité. A noter enfin que le script limite les apparitions du « monstre » à quelques scènes savamment distillées, accentuant encore le pouvoir de fascination du plus grand séducteur des ténèbres…

2.

Hé ! C’est même pas Dracula hé !

Hé ! C’est même pas Dracula hé !

Avec Les Maitresses de Dracula (Brides of Dracula), Terence Fisher nous offre une superbe suite, qui voit non pas le retour de Dracula (mort dans le film précédent), mais celui du Dr Van Helsing (toujours interprété par Peter Cushing), venu affronter l’un des disciples du terrible comte…

Comme la plus-part des grandes réussites de la Hammer, ce second film de vampires vaut surtout pour sa première moitié : Les scènes d’expositions sont splendides, l’atmosphère est envoûtante à souhait, le suspense est total, les acteurs ont des « gueules » inouïes et la galerie des clichés (collines brumeuses, château gothique, carrosse lugubre, auberge rustique, gousses d’ail et reliques diverses, musique angoissante) relèvent du travail d’orfèvre…
…Jusqu’à l’apparition du monstre.
Dès lors, le suspense n’a plus tellement lieu d’être et les péripéties se succèdent mollement jusqu’à un dénouement final manichéen en diable.


Where is Dracula ?
©Hammer Film Production

Nous retiendrons finalement deux choses de cette grande période du cinéma fantastique horrifique :
– Ses défauts : Rien n’est plus angoissant que ce que l’on imagine sans le voir. Hélas, on finit toujours par les voir, ces canines et ces chauves-souris en plastique !
– Ses qualités : Une imagerie magistrale, une toile de fond exceptionnelle et une galerie d’acteurs inoubliables (l’hallucinante Freda Jackson et ses effroyables éclats de rire !).

3.

La famille à dents !
La famille à dents !

Après Dracula et ses disciples, la Hammer s’intéresse à toute une famille de vampires avec Le Baiser du Vampire (Kiss of the Vampire) !
Ou l’histoire d’un jeune couple parti en voyage de noce et accueilli dans un château hébergeant en réalité toute une horde de suceurs de sang camouflés sous les oripeaux d’une vieille famille aristocratique ! Et c’est lors d’un bal organisé en leur honneur que tout va basculer dans l’horreur…

Réalisé par Don Sharp, un second couteau de la maison Hammer s’étant souvent illustré dans l’ombre de Terence Fisher, Le Baiser du Vampire, bien qu’il se passe des services des acteurs phares du studio anglais (Christopher Lee & Peter Cushing en tête), est un classique.

Comme d’habitude, les images en technicolor sont flamboyantes à souhait et les décors sont superbes (même s’ils sont recyclés à partir des films précédents !).
Mais peut-être plus encore que dans les autres films de la Hammer, cette imagerie magistrale dissimule une succulente métaphore vénéneuse sur les désirs interdits. Car si le Vampire aristo illustre le pouvoir du riche sur les pauvres, il est également l’incarnation éclatante du fantasme libertin ! Et l’on retrouve ce refus du romantisme à l’eau de rose propre au studio, toute amourette finissant très mal (pauvre petit couple parti innocemment en voyage de noce !)…


Le bal des vampires !
©Hammer Film Production

Malheureusement, le temps a fait son office et le film a aujourd’hui sombré dans le kitsch. Jetez un coup d’œil à l’affiche, et vous aurez l’impression qu’il s’agit d’une comédie ! Cet humour involontaire éveillait déjà à l’époque l’intérêt de quelques visionnaires qui s’empressèrent de se moquer gentiment de ces oripeaux gothiques ! Parmi eux, un certain Roman Polanski s’emparera de notre Baiser du Vampire et réalisera, quatre ans plus tard, un somptueux Bal des Vampires en forme de parodie directement adressée au film de Don Sharp et à ses émules…

4.

Ça va saigner !

Ça va saigner !

La vérité est aujourd’hui surprenante : Dracula n’apparait pas dans les deux films précédents parce que l’acteur Christopher Lee refusait d’endosser à nouveau le rôle, de peur de se voir enfermé dans cette image. Non seulement Lee est par la suite revenu sur sa décision à maintes reprises (dix fois en tout, dont quatre pour d’autres productions !), mais son nom a fini par rester plus ou moins indissociable du prince des ténèbres pour le reste de sa carrière. Soit une nouvelle icône cinématographique propre à incarner les méchants, voire le mal absolu…

Ainsi, Dracula ressuscite dans Dracula, Prince des Ténèbres (Dracula, Prince of Darkness), le troisième film de la série.
Si Christopher Lee accepte de reprendre les canines, c’est à causes des insistances répétées de ses producteurs. Il en est à chaque fois navré car les scénaristes ont jugé bon d’en faire une menace complètement muette (l’acteur ne prononce ici pas un seul mot !). Ce parti-pris déçoit beaucoup notre homme, qui estime ne pas être mis en valeur entant qu’acteur au sens propre du terme (à quoi ça sert de bosser dur si on n’utilise pas son talent ?).

Pour l’essentiel, même si elle est clairement en dessous du Cauchemar de Dracula, cette suite est un excellent cru.
Comme à son habitude, Terence Fisher excelle à distiller une ambiance démente dans toute la première partie du film, lorsque la menace demeure hors-champ. Le long métrage est d’ailleurs clairement divisé en deux parties distinctes, la résurrection du vampire se jouant au moment de la transition entre les deux.
On a vu que c’est une constante avec les films de la Hammer : Ils sont moins réussis dès lors que l’élément fantastique fait littéralement son entrée. Fisher semble d’ailleurs se désintéresser de son film au fil de la seconde partie, enfilant les séquences à la va comme je te pousse. C’est dommage car le script insère à ce moment-là des éléments puisés dans le roman de Bram Stocker, comme la présence de Reinfield, interprété avec une truculence hallucinante par Thorley Walters.


Le prince, c’est lui.
©Hammer Film Productio

L’essentiel se joue donc dans la première partie, alors que deux couples de la bonne société britannique sont venus s’encanailler dans les collines de la Transylvanie. Les gens du coin ont beau les prévenir d’éviter le vieux château comme la peste, ils s’y précipitent néanmoins. Là, un serviteur dévoué attend patiemment l’occasion de ressusciter son maitre grâce à un peu de sang frais…
La tension monte ainsi dans un crescendo sans faille jusqu’à l’apparition tant redoutée du tenant du titre, le bien-nommé Prince des Ténèbres en personne. La scène de résurrection est la plus réussie de toute la série, avec une touche de gore particulièrement savoureuse (je me comprends).

Pour le reste, le film bénéficie de l’esthétique somptueuse de la Hammer, dont les images en technicolor magnifient ces décors gothiques de la vieille Europe, leurs forêts automnales, leurs villages bavarois aux tavernes enfumées et leurs châteaux perchés sur les pics enneigés de la région des Carpates…

5.

1, 2, 3, résurrection !
1, 2, 3, résurrection !

Dracula et le Femmes (Dracula Has Risen From the Grave), réalisé par Freddie Francis, est la suite directe du précédent.
Dracula est mort. En voulant exorciser le château du prince des ténèbres, dont l’ombre menaçante terrorise le village du coin, un évêque demande à son prêtre de l’accompagner. Terrifié à l’idée de rencontrer un vampire, ce dernier décide d’abandonner l’évêque en cours de route et tombe sur… Dracula en personne, emprisonné dans un torrent glacé depuis la fin du film précédent ! Comme il est extrêmement maladroit, notre bon curé glisse sur le verglas, heurte un rocher et vient tomber littéralement nez à nez avec le conte des Carpates. Et puisque le hasard fait bien les choses, la chute du bonhomme ayant brisé la glace, c’est le cas de le dire, son sang coule pile poil dans la bouche du vampire, qui ressuscite immédiatement…

C’est devenu un véritable gimmick : Etant donné que Dracula meurt à la fin de chaque film, il faut trouver une idée pour le ressusciter !
Si la séquence de résurrection du film précédent était plutôt impressionnante, celle qui ouvre celui-ci est carrément ridicule et annonce l’aspect feuilletonnesque et monotone qui est entrain de s’emparer de la série. En gros, ça va se gâter, le studio s’empressant d’aligner des films à la qualité très discutable et décroissante, pour une franchise qui perdra peu à peu toute sa valeur, faute de ne savoir en renouveler le concept.

Voici donc le premier film de la série dont le script n’a aucun intérêt, puisque l’on se contente de répéter, à peu de choses près, les histoires précédentes, tout en les vidant de leur substance puisque l’on n’en garde que la surface. Et c’est d’ailleurs la première fois que l’on termine sur un happy end, chaque film de la Hammer s’étant appliqué, jusqu’ici, à réduire à néant les moindres amourettes..


©Hammer Film Production

Mais l’intérêt du film est ailleurs. Car même si Freddie Francis n’arrive pas à la cheville de Terence Fisher, il emballe le tout avec une plastique somptueuse qui assure à elle-seule le spectacle. Il faut dire que Francis est un des plus grands chefs opérateurs de l’Histoire du cinéma (on lui doit la photographie du sublime Les Innocents et de plusieurs films de David Lynch, dont Elephant Man). Il nous offre ainsi l’occasion de contempler de magnifiques séquences, dont une série de scènes nocturnes sur les toits de la ville dans une ambiance à mi-chemin de Charles Dickens, Bram Stocker et les frères Grimm.

Nous sommes donc ici dans un film à la très belle mise en forme, dont l’intérêt se joue avant tout sur une atmosphère à la saveur incomparable, soulignée par une série de tableaux illustrant à merveille le folklore de cette Europe centrale, gothique en diable.
La réalisation est purement visuelle et le sous-texte des films précédents s’est peu à peu évaporé, mais l’ensemble, malgré ses naïvetés et ses incohérences, est fort bien troussé, porté par un bon développement des personnages principaux, tous campés par des acteurs très attachants (dont la splendide Veronica Carlson et cette crapule de Michael Ripper, deux habitués des films de la Hammer que l’on retrouve quasiment dans un film sur deux au cours de cette deuxième moitié des années 60 !).

6.

Venez donc tester le sang de Dracula !
Venez donc tester le sang de Dracula !

On le devine déjà : Au lieu de raconter une histoire différente sur le même thème, le script d’Une Messe Pour Dracula (Taste the Blood of Dracula !) va s’évertuer à ce qu’il y ait une suite logique au film précédent.
Puisqu’il faut à chaque fois ressusciter le prince des ténèbres, les scénaristes doivent faire preuve d’une certaine imagination afin de trouver une idée valable ! Ici, c’est grâce à un vendeur de bazar ayant dans sa boutique un échantillon du sang de Dracula en poudre (gasp !) que le monstre va être ramené à la vie ! Une cérémonie aura donc lieu dans une église désaffectée, à l’occasion de laquelle un aristocrate voulant s’encanailler en éprouvant de nouvelles sensations (!) va boire le fameux sang dilué dans le sien…

Mais bon, après l’avoir fait renaître, il faut encore le re-tuer ! Et là, le scénariste John Elder va faire très fort : A la fin du film, Dracula va enfin s’apercevoir qu’il squatte une église depuis le début et ainsi, comme il a peu d’atomes crochus avec les signes religieux, il va tout simplement mourir. Comme tout cela est triste…


Il revient et il est pô content !
©Hammer Film Production

Christopher Lee, qui n’a pas l’habitude d’être loquace dans le rôle de sa vie, va néanmoins prononcer ici quelques mots qui, il convient de l’avouer, seront au centre de tout le suspense du film. Voyez par vous-même : Trois des profanateurs qui l’ont ramené à la vie ayant pris la fuite, Dracula va mettre un point d’honneur à les détruire (effectivement, ils n’ont pas été très gentils de le ressusciter…). Ainsi, après avoir tué le premier de ces sinistres personnages, le vampire va lâcher un laconique « The first ! ». Après avoir tué le second, il déclamera avec détermination : « the second ! ». Quant au troisième, le suspense arrive à son paroxysme lorsque le spectateur se pose la question fatidique : va-t-il dire : « the third ! » ou « the last ! » ? Insoutenable…

Réalisé par Peter Sasdy, le film en lui-même ne manque pas de qualités formelles et, pour tout dire, est plutôt bien troussé au niveau de la mise en scène et de l’écriture proprement dite. Mais les tenants et aboutissants du scénario versent vraiment dans le n’importe quoi dès qu’il s’agit de traiter du vampirisme, assénant un coup supplémentaire sur la tête d’une franchise qui commence à boire la tasse…

7.

A droite : Ressortie du film en 1979 et grosse frayeur pour le petit enfant que j’étais qui avait vu l’affiche !

A droite : Ressortie du film en 1979 et grosse frayeur pour le petit enfant que j’étais qui avait vu l’affiche !

Les Cicatrices de Dracula (Scars of Dracula) franchit un palier supplémentaire dans la routine en terme de mort et de résurrection puisqu’ici, Dracula n’a tout simplement plus besoin de personne pour ressusciter ni pour mourir, il se débrouille tout seul !
Ce cinquième film s’ouvre ainsi avec son retour (une chauve-souris bave un peu de sang sur son linceul et hop ! résurrection !) et s’achève avec sa nouvelle mort, alors qu’il vient de brandir une barre de fer en plein orage (pratique pour se faire électrocuter direct du haut de son château !).
Ajoutez à cela une tripotée de chiroptères en plastique qui font « hik-hik » et vous obtenez un cocktail kitsch de haute volée. Et pourtant… Il s’agit d’un des meilleurs films de la série !

Le réalisateur Roy Ward Baker, l’un des plus doués du studio avec Terence Fisher et John Gilling, joue à merveille sur la symbolique des couleurs (notamment le rouge) et rend à la figure du vampire ses lettres de noblesse grâce à une mise en scène pleine de sens, s’offrant même le luxe de reprendre des éléments du roman de Bram Stocker.
Une idée est notamment superbe : Un paquet encore emballé tombe sur un tapis dont la décoration évoque une marre de sang. La scène suivante nous en dévoile le contenu. Il s’agit du portrait de la jeune femme que convoitera bientôt Dracula, dont le verre a été brisé dans la chute, annonçant ainsi les événements…


A présent, Dracula décide lui-même de QUAND il ressuscite et de QUAND il re-meurt. Non, mais…
©Hammer Film Production

Les Cicatrices de Dracula se démarque ainsi des autres grâce à une imagerie particulièrement somptueuse et une mise en scène de haut niveau, comme un sursaut au moment où le navire prend l’eau. A noter, enfin, un zest d’érotisme qui annonce le tournant des années 70 et un Christopher Lee plus loquace qu’à l’accoutumée.

Le film est par ailleurs le dernier de la série à proposer cette esthétique très marquée par les décors gothiques et les couleurs saturées, et c’est la dernière fois que le compositeur James Bernard en signe la partition. C’est la dernière fois aussi que l’action se déroule au 19° siècle. A partir du prochain, les scénaristes vont nous l’amener dans les années 70 …

Nous vous retrouvons bientôt pour la suite de notre article avec neuf autres films saignants !

——

More Scary Monsters 2/6
Christopher Lee chez Bruce Lit ! Pour deux jours, Dracula élit résidence chez votre blog préféré pour passer en revue les films de vampires de la Hammer ! Son auteur Tornado a les crocs !
Et vous ?
LA BO du jour : l’autre nom de Dracula chanté par le leader des Stranglers. Tout un programme….

55 comments

  • Tornado  

    Matt a bien parlé (il est en forme en ce moment 🙂 ). Sa conception du nanar me va très bien.
    Et effectivement ça n’a rien à voir avec le budget. Flash Gordon est un pur nanar pour moi, et pourtant il avait un budget de fou ! Malgré tout il fait carton-pâte et la moindre scène voulue sérieuse est à éclater de rire ! 😀
    Certains films étaient à l’époque de leur sortie des blockbusters que j’avais adorés, mais flirtent désormais dangereusement avec le nanar, comme les productions de Georges Lucas réalisées après la trilogie Star Wars (Howard le Canard, Willow).

    Mon top 10 des meilleurs nanars :
    1) Night of The Ghouls (Ed Wood)
    2) Superman Contre les Femmes-vampires
    3) Destination Planète Hydra
    4) Doc Savage Arrive !
    5) La Revanche de King Kong
    6) Flash Gordon
    7) Bataille au delà des étoiles
    8) Warning terreur extra-terrestre
    9) Oeil Pour Oeil (Chuck Norris Vs David Carradine !)
    10) King Kong 2

    • Jyrille  

      Non mais je suis d’accord avec vous sur la définition de nanar. Comme PierreN je pense que souvent le terme cheap conviendrait mieux. Maël trouve que Robocop fait nanar mais pourtant c’était un blockbuster à l’époque. Bref ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit 🙂

      Dans ta liste, Tornado, je n’ai vu que Flash Gordon, que j’adore tellement il est mauvais. A ce propos ils en parlent très bien dans le premier Ted (c’est d’ailleurs une des meilleures parties du film, qui lui ne m’a pas totalemnt convaincu).

      • Matt  

        J’ai précisé que je ne t’attaquais pas, m’sieur^^
        C’était pour continuer sur la discussion de ces derniers jours et bien identifier ce qu’est un nanar pour éviter de donner ce nom à tout à n’importe quoi. Justement Robocop est intelligent, il a peut être juste vieilli et le terme nanar n’est pour moi pas approprié en effet^^

      • Matt  

        Au passage, je ne sais pas ce qu’en pense Tornado, mais les nanars c’est quand même mieux en VO.
        Bon…techniquement je préfère la VO dans la majeure partie des cas, mais les nanars sont souvent doublés n’importe comment en VF…justement parce que ce sont des films ratés. Et même si ça peut ajouter à l’hilarité de certaines scènes, j’ai le sentiment que ça a rajoute exprès dans la nullité. Alors que le fun c’est justement de voir parfois des acteurs qui se prennent au sérieux se planter. Et dans les nanars japonais complètement dingues, les acteurs sont souvent complètement à fond dans le délire, même si leur jeu est over the top et ne mériterait pas un oscar. Ajouter un doublage VF qui s’en fout par dessus, ou qui en rajoute dans la comédie, je n’apprécie pas.

  • Tornado  

    Et bien, ça dépend. Je ne sais pas si tu as lu mon article sur Doc Savage Arrive, mais la VF est pour beaucoup dans le charme du film. Parfois, la VF est supérieure à la VO (surtout à une époque où les doubleurs français étaient vraiment excellents). Je me souviens avoir lu plusieurs critiques là dessus (où des journalistes très sérieux expliquaient en quoi la VF apportait un plus), pour Frankenstein Jr par exemple.
    Pour ma part je ne suis pas un puriste. Je peux regarder un film en VF ou en VO, les deux me vont si la VF est de bonne qualité. En revanche, ça dépend de ma « première fois » avec un film. Si je suis tombé amoureux d’un film avec la VF, je ne veux plus le regarder autrement. Et inversement.

    • Matt  

      Oui, enfin là en ce qui me concerne c’est pas vraiment une question de « purisme ». C’est juste que quand c’est mal doublé, c’est hyper désagréable. Parfois ça rend même un film potable en VO complètement naze en VF. Mais les pires VF c’était surtout sur les séries animées japonaises. Certaines j’y suis attaché pour cause de nostalgie mais souvent je préfère la version jap.
      Game of Thrones je suis attaché à la VO. La VF m’est difficilement supportable tellement elle sonne différemment. Mais j’ai découvert avec la VO donc forcément…
      Il y en a quand même des bien merdiques parmi les modernes des VF. Surtout depuis qu’ils embauchent des présentateurs de télé, des mecs de youtube ou des footballers connus comme doubleurs. Eh oh, c’est un métier, c’est pas du buzz le doublage !
      Tiens je me souviens dans « the expendables 2 » un Jet Li qui dit « clair » après avoir tabassé des types. En VO c’est « clear ». Mais « all clear » ça veut dire RAS en français. ça veut dire qu’il a nettoyé la zone. ça ne se traduit pas par « clair » nomdidiou ! C’est pas toujours une question de talent de doublage mais de traduction qui me fait préférer la VO. Et la syncro labiale pourrie aussi parfois, comme dans les films gothiques italiens^^ ça me perturbe.

      Mais sinon par exemple j’aime bien la VF de la série animée Cowboy Bebop. J’ai connu comme ça, elle est de bonne facture, ça me plaît.

  • Philippe Fadde  

    Le seul qui m’a semblé d’un intérêt autre que celui d’un plaisir coupable (mais que je peux comprendre) pour le genre, me semble être the kiss of the vampire (1963). Il porte tant d’idées et de messages différents qu’il mérite que l’on s’y penche un peu dessus.

    D’abord l’absence des habituelles stars que sont Peter Cushing et Christopher Lee permet finalement de gagner au niveau de l’histoire. L’accent étant clairement mis sur l’écriture du scénario.

    Ensuite on notera que :
    -La figure de l’habituel patriarche protecteur, est ici le meilleur représentant des forces du mal.
    -Personne n’est d’ailleurs innocent (tout le village est en effet complice)
    -Le héros est aussi sombre que ses adversaires, et il tire visiblement ses pouvoirs de forces encore plus obscures… (au passage Clifford Evans est impressionnant dans son rôle de chasseur de vampire et vaut largement Peter Cushing)
    -La science est l’auxiliaire du mal, elle est même carrément à l’origine des vampires !
    -Le glamour romantique, qui malgré tout revient souvent dans les films de la Hammer, est intégralement évacué de l’histoire. Ici on nous parle carrément de viol et de l’emprise des sectes sur le contrôle des individus.
    -Les références religieuses sont absentes ou carrément contestées. Par contre le film abonde en message sur la violence d’une société de classe où les dominants exercent leur dictature personnelle sur le reste de la population.

    Etc, etc

    De toute évidence on est face à un film vraiment très différents de tous les autres.

    Tout commence avec une séquence d’ouverture marquée par une violence sèche dans ce qui est pourtant censé être un moment universel de recueillement. Pour voir pareille audace à l’encontre du code religieux il faudra attendre 1967 avec the graduate de Mike Nichols et Dustin Hoffman dans le final dans l’église.
    Ensuite on faiblit en intensité (il faut dire qu’après un pareil début le film avait tout intérêt à se calmer pour ne pas être censuré dès la seconde bobine) on y suit donc un jeune couple que l’on n’aime pas trop (les comédiens ne sont pas bons et tout est rempli de clichés) et l’on se prend à redouter le pire… mais rapidement et à mesure que le film avance il intrigue par la succession de points étranges que j’ai cité plus haut. Tout est ainsi déconstruit brouillé et d’une tonalité plus adulte que dans les autres films de la Hammer. Prenez par exemple le héros, c’est un asocial, inquiétant et le méchant est au contraire un bon père de famille.

    Enfin le final, marqué par des effets spéciaux très datés fera aujourd’hui sourire, mais il interroge (à l’image de cette métaphore sociétale d’une lutte de vampires entre eux). Le film a eu une postérité sur d’autres films du genre, sur les divers points évoqués ici, et il semble même avoir dépassé le genre du fantastique puisque certains spécialistes, comme Jean-Pierre Andrevon, y ont même vu, avant l’heure, une des séquences les plus connues d’un célèbre film d’Alfred Hitchcock !
    Vous reconnaitrez très vite de quel film il s’agit…

  • Matt  

    Tiens Tornado, toi qui est ouvert à plein d’interprétations des mythes modernes, tu conseillerais quoi comme films de Frankenstein ou de vampires ?
    Bon je connais déjà les trucs comme Entretien avec un vampire, Aux frontières de l’aube mais par exemple ça donne quoi le « dracula mort et heureux de l’être » de Brooks ? C’est du même niveau que Frankenstein Junior ou pas ?
    Et Fright Night, Monster Squad, Morse, 30 jours de nuit, Docteur Frankenstein (avec Harry Potter…), même Frankenweenie, ça vaut quoi ?
    Et parmi tous les blockbuster à la con comme Underworld, Van Helsing, Blade, y’a des trucs à sauver ou pas ?
    Je dois dire que j’ai vu presque aucun de ces films. Sauf le premier Blade (qui m’a gonflé.)

    • PierreN  

      En attendant que Tornado arrive, je me permet quelques recommandations :
      « C’est du même niveau que Frankenstein Junior ou pas ? »
      Non (si FJ est si bon, c’est aussi en grande partie grâce au scénario et au talent de comédien de Gene Wilder, rares sont les films de Brooks à avoir atteint ce niveau par la suite).

      Fright Night c’est bien (tu parle de l’original et non du remake j’espère ?), Monster Squad aussi (mais faut être amateur des dialogues de Shane Black et des films de gosses 80’s façon Goonies ; ceux qui veulent le voir uniquement pour les universal monsters risquent d’être déçus).
      Tente au moins le second Blade, l’expansion de la mythologie n’est que moyennement intéressante mais les scènes d’actions sont chouettes (la mise en scène de Del Toro constituant quand même 95% de l’intérêt du film).

      • Matt  

        « Fright Night c’est bien (tu parle de l’original et non du remake j’espère ?) »

        J’ai vu aucun des deux alors je sais pas^^ Mais bon tu sais que je me méfie des remakes.
        Ouais j’avais entendu que le 2eme Blade était mieux grâce à Del Toro. Mais comme le premier m’avait gonflé…

        • PierreN  

          Je précise parce que ce remake-là a plutôt mauvaise réputation (tout comme le remake de Total Recall avec le même Farrell, décidément…).

          « Ouais j’avais entendu que le 2eme Blade était mieux grâce à Del Toro. Mais comme le premier m’avait gonflé… »

          C’est le 3 qu’il vaut mieux éviter.
          Le Vampires de Carpenter c’est bourrin mais j’aime bien (et le doublage de James Woods par Yves Rénier convient plutôt bien au côté « cash » des dialogues).
          Le romantisme et l’imagerie du Dracula de Coppola vaut le détour (l’adaptation par Mignola fait partie de ce qu’il a fait de mieux dans sa période pré-Hellboy), de même que le remake/relecture de Nosferatu par Herzog.

          • Matt  

            Oui je connais le Dracula de Coppola. J’ai le DVD. Il est bien mais je trouve que les acteurs sont en roue libre dans ce film, ça donne des scènes super bizarres quand même^^ (Van Helsing complètement taré, Keanu Reeves qui joue assez mal, les nanas qui prennent des crises d’hystérie et se bécotent sous la pluie, wtf ??)

            Blade, c’est surtout que je crois que le côté bourrin badass du mec qui ne perd jamais ses lunettes de soleil et défonce plein de vampires sur de la musique rock…c’est pas ma came.

          • PierreN  

            Oui surtout Hopkins en Helsing, qui en fait vraiment des caisses comme souvent.

            « Keanu Reeves qui joue assez mal »
            Comme d’hab quoi. ^^ Les seules fois où il m’a un peu plus convaincu en tant qu’acteur, c’est généralement lorsqu’il joue les gros beaufs barbus (The Gift de Raimi, The Neon Demon de Refn), en gros dès lors qu’il s’éloigne de son image assez lisse de star du cinéma d’action (Matrix, Speed, Point Break, etc…).

          • Jyrille  

            Il faut voir Reeves dans A Scanner Darkly,

          • PierreN  

            @Jyrille: Dans ce film-là, il a aussi de la barbe non ?
            Faut que je vois John Wick aussi pour voir si cette théorie (l’impact de son degré de pilosité faciale sur la qualité de son jeu d’acteur) tient la route ^^

          • Jyrille  

            Il a la barbe oui ! Mais John Wick (je n’ai vu que le 1) ne vaut vraiment pas le coup selon moi…

  • JP Nguyen  

    John Wick, je n’ai vu que le 2 et j’ai bien aimé.
    C’est tellement over the top mais bien rythmé et efficace. On est pris dedans et on passe un bon moment en mettant son cerveau en semi-veille. Du bon cinéma d’action.

    • Matt  

      Pas vu ni John Wick ni Scanner Darkly. Mais je sais que le 2eme est un film en rotoscopie. Je suis moyennement fan du truc. Faut voir si ça sert à quelque chose dans l’intrigue.

  • Tornado  

    A l’époque où étaient sortis respectivement le premier « Fright Night » et « Aux frontières de l’aube », il y avait également «  »Génération Perdue », avec une génération de jeunes acteurs qui a marqué son époque (dont Kieffer Sutherland) et que l’on retrouvait dans pas mal de films d’ados de cette même période. C’est entre le film d’horreur et les films d’ados façon Spielberg (Goonies & co).
    « Dracula mort et heureux de l’être » est très loin de valoir « Frankenstein Junior ». Mais Pierre a bien résumé la situation.
    « Morse » est très bien. Vraiment. Il faut que je voie son remake américain d’ailleurs (houlah, ça va pas te plaire ça par contre ! 😀 ).
    « 30 jours de nuit » c’est pas mal. C’est assez proche du « Vampires » de Carpenter.
    « Docteur Frankenstein » (avec Harry Potter…), c’est plutôt pas mal aussi. Je m’attendais à une daube, et puis finalement c’était une bonne surprise. C’est un pur divertissement, mais pas nul.
    Frankenweenie, j’ai adoré. Pour moi c’est aussi bien que « L’Etrange Noël de Mr Jack » et « Les Noces Funèbres ». C’est peut-être encore mieux au niveau de la charge émotionnelle.
    La saga Underworld, j’aime bieng, malgré son côté ultra-léché et son look à la Matrix. C’est complètement con et racoleur sur certains points, et tellement décomplexé sur d’autres points, que ça se laisse carrément bien regarder.
    Blade, j’ai jamais tenu plus de 10 mn…
    Pour ce qui concerne « Van Helsing, « , je voulais te réorienter sur mon commentaire mamazon, mais je viens de voir que l’intégralité de mes commentaires sur le site a été… complètement effacé à l’issue de mon plein gré ! 🙁
    C’est un film que j’ai trouvé naze la 1° fois que je l’ai vu, et puis j’ai appris à l’aimer un peu plus à chaque visionnage, en le prenant tout simplement comme une BD de genre. Et dans le genre, d’ailleurs, tu as aussi le « I Frankenstein », assez con, mais assez fun…

    En conclusion, « Morse », comme « Aux frontières de l’aube » en son temps, c’est du cinéma plutôt intègre. Et Frankeweenie c’est du miel. Tu peux aussi ajouter le très bon « Byzantium » par Neil Jordan (réalisateur de « La Compagnie des Loups » et de « Entretien avec un Vampire »), et le désopilant « Vampire en Toute Intimité », un des rares film en Found Footage que j’ai adoré.

    Les autres films sont de purs divertissements funs, pas toujours bien malins, avec des scénario à la va-comme-je-te-pousse, mais beaucoup de coeur et une très belle esthétique…

    • Matt  

      « Il faut que je voie son remake américain d’ailleurs (houlah, ça va pas te plaire ça par contre ! 😀 ). »

      Tu fais ce que tu veux tu sais^^ Moi ça risque juste de ne pas trop m’intéresser. Ce qui ne me plait pas c’est quand les gens ne veulent même pas voir les originaux et ne jurent que par les versions américaines. Mais là encore en fait…ils font ce qu’ils veulent. Je trouve juste ça triste pour les réalisateurs qui se font tout piquer par la grosse machine américaine.

      OK ben merci. Frankenweenie c’est un Burton mais je l’ai pas vu. 30 jours de nuit je sais pas si je vais aimer alors parce que le Vampires de Carpenter, je suis pas très fan.
      Je ne connais pas du tout Bizantium.
      Je croyais aussi la daube avec le Frankenstein avec Daniel Radcliff. Je suis un peu rassuré.

      Euh…TOUS tes commentaires ont disparu ? Sur les comics et tout ? Y’a plus rien ?

  • Tornado  

    Keanu Reeves était super dans « My Own Private Idaho » de Gus Van Sant (dans mon souvenir).

  • Eddy Vanleffe  

    J’en ai bouffé sur film de vampires à un moment, et du Loup garou aussi et finalement, je trouve qu’il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de n’importe quoi….
    Je continue d’aimer Buffy, pour la synthèse des sous-textes bien rendus.
    le reste c’est un peu comme les films de super héros, je regarde ça pour me détendre.

    le film de la Hammer: le cauchemar de Dracula doit être mon préféré dans le genre, puis je ne sais même plus…
    30 jours de nuit est sympa mais il tient tout entier sur son pitch (excellent au demeurant)
    Une nuit en enfer…parce que Salma Hayek! et parce que le revirement à 90° m’a troué le cul à l’époque.
    il faut que je voie Morse…
    Fright Night remake est pas si mal. faut pas croire non plus que le premier est un chef d’oeuvre non plus… c’est sympa à voir

    • Matt  

      « Une nuit en enfer…parce que Salma Hayek! et parce que le revirement à 90° m’a troué le cul à l’époque. »

      Alors…autant je peux pas argumenter contre Salma Hayek^^ …autant ce revirement ne fonctionne qu’une fois. A chaque fois que je me dis que je vais le revoir, je me fais chier dans la première partie parce que je sais à présent qu’elle ne mène à rien.
      Dans les films de la Hammer, essaie de voir Vampire Lovers.

    • Matt  

      D’ailleurs à part Sin City, j’accroche à aucun des films de Robert Rodriguez.
      J’avais apprécié The faculty quand j’étais gamin mais j’ai un peu peur de le revoir et que ça fasse trop « teen » en fait.
      Et sinon…les Desperado c’est con. Trop de posing et de mecs qui ont l’air cool pour rien. Même si je comprendrais qu’on aime, hein^^ Plaisir fun et tout ça. Mais moi je m’ennuie devant.
      Et je ne parle pas de ses Spy kids et tout ça…avec des effets visuels dignes d’une playstation 1.

      Mais bon je m’écarte du sujet^^

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