Les Howards (Donjon Antipodes +10000 et Donjon Potron Minet -82)

Donjon Antipodes +10000 et Donjon Potron-Minet -82 de Sfar, Trondheim, Vince, Oiry et Walter

De nouvelles aventures donjonnesques relatées par CYRILLE M

1ère publication le 12/05/22 – MAJ le 07/08/22

VF Delcourt

Yippee ki yay!!
© Delcourt

RUBEUS KHAN (Donjon Antipodes +10000) est une BD en couleurs au format franco-belge de 46 planches. Les dessins sont de Vince. SURVIVRE AUJOURD’HUI (Donjon Potron-Minet -82) est une bd de même format dessinée par Stéphane Oiry. Elle est le dernier livre en date de la saga, le quarante-septième paru. Elles sont toutes deux colorisées par Walter.

In vino veritas, ou autrement dit : les spoilers se cachent au fond des verres.

La semaine avait été rude. Comme celle d’avant. Et celle d’avant. Toujours pas d’enquêtes à résoudre, aucun client ne s’était pointé derrière la porte vitrée. Les seules régulières, qui n’oubliaient jamais de venir, étaient les factures et les traites – directement sur le compte Jmail de ma persociété. Arrivé au moment de la journée où les robpoulets se rentrent et les cachetonneuses sortent, j’avais bien besoin de me détendre.

J’ouvre une bouteille de synthbourbon, mais je n’ajoute pas de glaçons : le frigo était en rade depuis je ne sais plus quand, et il n’était pas une priorité. Plutôt que de me lancer un énième match de skaterball sur mon holo 3D, j’opte pour le premier Donjon Antipodes +, RUBEUS KHAN, numéroté 10000.

Je m’en souviens bien : en 2020, c’était le premier à être publié. Quelques mois plus tôt, son homologue Antipodes – 10000 avait paru, c’était le grand écart. Et puis, après les débuts du Donjon dans la série Potron-Minet qui démarre au tome -99 et la chute du Donjon dans la série Crépuscule qui lui commence au tome 100, on peut dire que les auteurs avaient poussé le concept beaucoup plus loin : 10000 livres avant Zénith et 10000 livres après !

C’est une nouveauté, ou alors je n’avais pas compris ça avant : chaque niveau correspond à un album. L’album est l’unité de temps de toute la saga Donjon.

Petit guide de tous les titres avec leurs niveaux à gauche et leur ordre de parution entre parenthèses
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Dans ce nouvel arc narratif qui se passe bien après la chute du donjon, bien après la série Crépuscule, un des lointains descendants de Herbert de Vaucanson, Stanislas, construit des robots géants pour repousser des démons de belle taille surgis des entrailles de Terra Amata. Son neveu Robert travaille comme gardien de nuit d’une de ses usines. Accusé à tort de sabotage, ce dernier se voit retirer la garde de son fils et mettre en prison. Mais notre canard est de la trempe des héros.

L’action démarre d’ailleurs dès les premières planches, et Robert, qui prendra par la suite le pseudonyme de Rubeus Khan, nous est présenté comme un mélange de Popeye (pour les avant-bras), de Donald de Disney, de Hellboy pour la couleur et surtout de John McClane pour le look au marcel blanc. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les Murmures du Donjon sur Instagram.

Et non, c’est une clé de 72  
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La suite ne dément pas cette affiliation à l’action et au cinéma hollywoodien des années 80 et 90. Le ton, surligné par la voix off de Rubeus, s’approche du polar. Remplie de gangsters, de politiciens et d’agents administratifs véreux, l’histoire va à cent à l’heure sans oublier des moments de bravoure et des planches aux cases iconiques. Les années 80 sont encore à l’honneur lorsque nous découvrons les robots géants : certains ressemblent beaucoup à Goldorak.

Le tome suivant, le niveau 10001 titré LE COFFRE AUX ÂMES, confirme la volonté des auteurs à faire du blockbuster puisque Rubeus, tel Indiana Jones, y part à la recherche d’une relique dans un temple elfe rempli de pièges.

Tout ça est parfaitement servi par le trait vif et semi-réaliste de Vince, dessinateur que je ne connaissais pas, pourtant très productif. Comme toujours, tous les personnages sont des animaux anthropomorphes. Mais comme tout se situe dans le futur de Terra Amata, qui ressemble fortement à notre présent, citadin, avec véhicules motorisés et policiers brutaux, j’ai le sentiment d’y voir une très forte influence de De Crécy, l’auteur de PROSOPOPUS.

Personnellement, j’ai le sentiment d’être dans une bd de Ranxerox
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L’humour fonctionne toujours sans être hilarant (c’est un peu le propre de Donjon), tout s’enchaîne bien, il n’y a toujours presqu’aucune bonté dans les personnages secondaires et ces nouveaux albums restent des lectures agréables, mais l’évolution globale me perturbe, je ne saisis pas ce que les auteurs ont en tête.

Avant de revenir en 2020, la série était toujours excitante, que ce soit pour les dessinateurs ou les bribes d’informations que chaque histoire délivrait. Or ce n’est plus toujours le cas : le Monster de David B. est particulièrement réussi, et les Zénith de Boulet fournissent une suite solide à des personnages connus, une continuité bienvenue avec un dessinateur historique de la série. Mais sur les Antipodes, où les origines mêmes des protagonistes sont révélées (ou vont l’être), les liens avec le monde de Donjon semblent encore trop fragiles et cryptiques, ce qui malheureusement me fait douter de leur appartenance : les nouveaux personnages n’ont pas encore ma totale adhésion. Surtout sur Antipodes +, car l’ambition de transposer Donjon, qui a toujours été éloigné de la science-fiction, dans un univers moderne et technologique où les elfes, les orques, la magie et tout le reste sont devenus des fables et légendes, n’a pas encore transformé l’essai. Cependant, je comprends la démarche : casser la routine, prendre des risques. En cela, on ne peut pas dire que Sfar et Trondheim s’enferment dans un modèle.

Courez courez vous m’attrapperez pas
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Je décidai après mon troisième verre de me tourner vers une valeur sûre. De toutes les séries, Potron-Minet est ma préférée, sans doute à cause des quatre premiers dessinés par Blain. Elle ne comportait pourtant que cinq albums jusqu’à présent, le dernier étant dessiné par Gaultier en 2008, il y a une éternité ! En 2022, elle repartait avec Oiry aux dessins. Encore un inconnu pour moi, qui a la lourde tâche de s’emparer de la jeunesse du Comte Hyacinthe de Cavallère, également connu comme La chemise de la nuit, le fondateur du donjon. Son style cartoon colle bien à l’esprit de Donjon mais tout comme les derniers Zénith, il manque de mordant. Il ne génère ni l’inquiétude de Gaultier ni le dynamisme de Blain.

Suivant directement le tome de Gaultier, de niveau -83, ce SURVIVRE AUJOURD’HUI porte le numéro -82 et se détourne de la noirceur précédente : la fin du niveau -83 est particulièrement rude et marquante. Le -82 relate l’aménagement du donjon tel qu’il apparaîtra dans Zénith : à l’aide de quelques amis (Lothar, Kadmiom, Hyppolyte et les petits lutins), Hyacinthe arme le bâtiment de pièges, augmente le nombre d’animaux et de monstres, cherche des mercenaires. Ce sont là les tout débuts du Comte comme Gardien, fauché et inexpérimenté, mais où la première apparition d’un personnage important est narrée. J’ai la sensation de découvrir le lien direct entre les deux séries, et comme Zénith est largement plus comique, avec un ton plus léger, cela se ressent ici.

Premiers pièges
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En gagnant une occurrence largement basée sur l’humour et les circonstances incongrues, mettant en place une partie importante de l’évolution du donjon, on perd aussi le ton de Potron-Minet, celui qui relatait les arcanes du pouvoir, les manipulations de cour et à l’ambiance de cape et d’épée. Après tout, l’histoire suit logiquement son cours : Antipolis est détruite et les grandes familles sont ruinées. Espérons que les niveaux encore non explorés de cet arc retrouveront cette tonalité.

SURVIVRE AUJOURD’HUI reste d’excellente facture et ne ménage pas son lecteur, multipliant les retournements de situation, conservant le ton ironique et malin habituellement croisé dans n’importe quel volume du duo Sfar et Trondheim. Décidément, je crois que je vais tout relire, je suis certain de redécouvrir des choses à la lumière de tous ces nouveaux volumes. C’est pas comme si une affaire allait toquer à ma porte de sitôt de toute façon. Allez, on recommence avec le niveau -10000 !

La chevalerie n’existe plus
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La BO du jour : comme Ultra Vomit, je collectionne les canards.

22 comments

  • JP Nguyen  

    Arf, Cyrille, malgré cet article et les précédents de ta main, je reste hermétique à cet univers. Le dessin, principalement, me maintient à distance.
    En revanche, j’aurais voulu en savoir davantage sur la vie du détective privé qui narre le début de l’article ! La suite, la suite !

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour Cyrille,

    je me rappelle bien avoir lu quelques album de Donjon au début des années 2000, à une époque où la série était encore accessible (pas trop d’album). De souvenir c’est surtout l’univers (donjon – heroic fantasy – jeux vidéo) associé au nom de Lercenet qui m’avait fait venir à cet univers.

    J’ai décroché depuis longtemps et je n’ai ni le temps, ni l’argent (ma bibliothèque en a très peu) ni le courage de m’y remettre.

    J’ai trouvé ton article assez cryptique en fait. Une prose d’un passionnée, mais je me suis senti complètement largué.

    Par contre contrairement à notre collègue JP, graphiquement cela m’attire toujours.

    la BO : beurk. Je n’aime pas du tout.

    • Jyrille  

      Bonjour Fletch et merci ! Oui, encore une remarque intéressante qui est commune à tous mes articles de Donjon : étant le seul de la team à connaître la série plutôt bien, personne ne comprend ce que je raconte dans ces articles. Je pourrais dire que c’est pour vous faire comprendre ce que je ressens dès que vous parlez des X-Men ou de Saint Seyia mais même pas, j’essaie d’être clair, et je n’y arrive pas 😢 Je te propose de lire les autres articles que j’ai écrits, au cas où.

      Est-ce que je peux savoir quels tomes tu as ? Il y a des albums que tout un chacun devrait posséder selon moi !

      La BO : ce groupe est fabuleux. Ils n’ont sorti que trois albums, celui-ci date de 2008, et pour les avoir vus une fois en concert, je peux te dire que tu passes un bon moment, bien marrant. Ils font du métal parodique (par exemple ils reprennent le thème de la Panthère Rose version Pantera, cela devient Pink Pantera) et sont super forts techniquement. Perso, avec les enfants (enfin surtout le grand), on est fans.

      • Fletcher Arrowsmith  

        Je n’ai aucun album, je les avais lu et emprunté chez des amis. A priori du Zénith et Parade. C’était en 2001-2002 donc clairement les premiers albums.

        • Jyrille  

          Si tu regardes les liens que j’ai postés pour JP, tu trouveras peut-être des pistes à explorer pour redécouvrir la série.

  • Eddy Vanleffe  

    Un jour si j’y arrive, je plongerais dans cet univers auquel je ne comprends goutte…
    on parle souvent ici de l’hermétisme des comics de super héros, mais ici aussi, c’est assez ardu de s’y retrouver…
    c’est toujours tentant…
    après le second filtre c’est cet anthropomorphisme avec lequel j’ai du mal, mais le scan « ranxerox » est vraiment attirant…

    • Jyrille  

      Merci Eddy ! Oui, il faut se dire que ces Donjons sont les héritiers de Picsou. Le dessin de Vince est vraiment classe, malheureusement, comme je le dis dans l’article, il ne vaut mieux pas commencer par ces Antipodes+

      J’en profite pour dire que ce premier Antipodes + n’est pas une nouveauté contrairement à ce qui se dit sur FB, il date de l’an passé. Le second tome de la série, le 10001, est sorti récemment par contre.

      Sinon, comme pour JP, tente un Monster, regarde dans ta médiathèque, je ne vois pas d’autres moyens de se faire une idée…

  • Tornado  

    Comme d’hab, je suis totalement étranger à ces univers de rôlistes auxquels je suis allergique. Et bien entendu le nombre d’albums ne va pas m’aider à m’y intéresser.
    Mais l’article est écrit avec beaucoup de style et du coup je me suis laissé porter par la plume…
    C’est un univers de fantasy qui pourrait me plaire à la base. Mais pas sous cette forme là. Je me suis déjà séparé de ma collection des CHRONIQUES DE LA LUNE NOIRE (commencée quand j’étais ado). Je ne suis pas prêt à me relancer dans quelques chose comme ça.

    La BO : Hem… Tout est déjà annoncé dans le nom du groupe en fait… 😱

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Tornado ! Au moins j’essaie d’être divertissant et plaisant dans l’écriture, apparemment cette fois-ci c’est réussi ! Cool, ma journée est déjà gagnée.

      Je comprends pour les Chroniques de la Lune noire, je n’en ai aucun tome et après en avoir lu sept ou huit, je n’ai jamais eu la velléité de m’en procurer. Et cela n’arrivera sans doute jamais.

      La BO : chacun son tour 😊

  • Surfer  

    Argh… l’ anthropomorphisme me gêne dans la BD.
    Je suis passé à coté de We3, un comic à priori très recommandable, à cause de cela.
    Pour le moment j’ai juste fait exception pour MAUS et BLACKSAD qui sont incontournables.

    Je suis conscient que je dois rater pas mal de trucs…dont, la BD que tu présentes aujourd’hui.
    Mais c’est toujours pareil… faut faire des choix.

    La BO : Musicalement c’est très pauvre…Cependant ils ont réussi à me faire rire. Je pense ne pas me tromper en pensant que cela doit être leur principal objectif. 😀

    • Jyrille  

      Merci Surfer ! WE3 n’est pas anthropomorphique du tout, ce sont de vrais animaux… J’aime beaucoup le dessin de BLACKSAD mais je n’en possède aucun, j’ai dû lire les trois premiers tomes. C’est très beau (très) mais les histoires et les personnages ne m’ont jamais touché.

      DONJON c’est un monument désormais, il y a tout de même 47 tomes de bds franco-belge.

      La BO : tu as raison, leur objectif est de faire rire. Mais avec cet album (leur second, je n’aime pas du tout le premier), ils avaient surtout envie de gagner des sous : https://www.fnac.com/a10237233/Ultra-Vomit-Objectif-Thunes-CD-album

      • Surfer  

        « Merci Surfer ! WE3 n’est pas anthropomorphique du tout, ce sont de vrais animaux »

        Oui…c’est vrai, tu as raison d’objecter 😉.
        WE3 a plutôt une filiation avec « LES SEIGNEURS DE BAGDAD » ou l’épisode sur les Chats de SANDMAN : Ce sont de vrais animaux que l’auteur fait parler.
        Un technique narrative astucieuse basée sur l’empathie cognitive qui, sous cet angle, permet des critiques légitimes sur l’humanité.

  • Présence  

    10.000 livres avant Zénith et 10.000 livres après : formulé ainsi, je comprends mieux le concept et son ambition. Respect.

    Rubeus part à la recherche d’une relique dans un temple elfe rempli de pièges : c’est marrant comme avec l’âge et l’accumulation de lectures, on devient plus sensible à un fil conducteur de scénario qui nous en rappelle un autre qui nous a marqué à jamais.

    Vince Roucher : je me souviens avoir lu plusieurs albums de Vortex, par le tandem Stan & Vince, et même leur Tarzan publié par Dark Horse Comics.

    L’humour fonctionne toujours sans être hilarant : je m’aperçois en prenant de l’âge, qu’il est plus difficile de me surprendre, donc plus difficile pour une œuvre comique d’être hilarante pour moi, à l’exception de Groo de Sergio Aragonés & Mak Evanier, et de DIlbert de Scott Adams.

    Transposer Donjon dans un univers moderne et technologique où les elfes, les orques, la magie et tout le reste sont devenus des fables et légendes, n’a pas encore transformé l’essai : je compatis car il s’agit un peu d’une forme de tromperie sur la marchandise, en tout cas de prendre le contrepied des promesses implicites dans l’horizon d’attente du lecteur.

    On perd aussi le ton de Potron-Minet : ah mince, même forme d’attentes détournées pour cette série.

    La sensation de découvrir le lien direct entre les deux séries : c’est un plaisir récompense qui fonctionne toujours sur moi, avoir le plaisir de faire lien entre les éléments, d’avoir une sensation de compréhension.

    Un article très agréable à la lecture, mettant en lumière es arcanes de ces séries à la numérotation si déroutante et cryptique.

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Présence pour les compliments et le retour détaillé ! En effet, il devient extrêmement rare que je sois étonné par une histoire, ou même de la musique (souvent, un titre m’en rappelle un autre…). Quant à l’humour, c’est évident, et je vais reprendre ce que disait John Cleese dans son spectacle lorsque je l’ai vu il y a quelques années : « à mon âge, on connaît toutes les blagues ».

      J’y pensais récemment, rares sont ceux qui me font hurler de rire en bd, mais il y en a : Gotlib, Franquin, Goscinny, Bouzard, Luz, Boulet, Lisa Mandel, Edika et encore quelques autres je pense.

      Je me demande ce que tu as retenu des albums de Vince, les conseillerais-tu ?

      Oui, il y a un manque dans tous ces nouveaux Donjons, pourtant ils sont toujours de bonne facture et on ne peut pas dire qu’ils font du surplace. J’ai sans doute de trop grandes attentes. Par contre comme tu le soulignes, lorsqu’ils lèvent le voile sur des parties encore inexplorées, on se sent totalement récompensé, c’est le mot.

      Pour la numérotation, je t’invite à regarder le premier scan, qui reprend tous les tomes, avec leur niveau. Ce n’est pas si compliqué…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_albums_de_Donjon

      Je crois qu’au final, si vous devriez tenter la lecture, il serait bon de commencer par le -99, le premier Potron-Minet par Blain.

      https://www.bedetheque.com/BD-Donjon-Potron-Minet-Tome-99-La-chemise-de-la-nuit-8938.html

  • Bruce lit  

    Entre les dessins, l’ambiance, les dessins, les codes JDR et une histoire à laquelle je ne comprends rien, rien n’y fait…. Et pourtant lire cette chronique, c’est comme écouter parler italien, c’est imagé et ça sonne bien. Je me rappelle encore des étoiles dans les yeux de cyrille lorsqu’il a découvert ces albums IRL. J’encourage de même à la lancée d’une nouvelle.
    La BO : je suis très partagé. Ils ont un son formidables et l’étendue vocale du chanteur est assez étendue mais je trouve dommage de limiter ce talent à du « pipi-caca-prout-
    Je serai frustré en tant que musicien de faire carrière uniquement sur de la parodie. Ou faut-il au moins le talent sarcastique d’un Didier Wampas.
    Je sais qu’ils ont bcp déçu avec leur prestation à l’Elysée. Certains l’ont vu comme un ultime acte Punk, les autres comme une compromission ultime. Moi je trouve que les deux ne sont pas dichotomiques.

    • Jyrille  

      Merci boss ! Oui j’étais vraiment heureux de voir un nouveau Potron-Minet. Je note pour la nouvelle…

      Tu as raison : je suis d’origine italienne. Merci pour les compliments !

      Ultra Vomit : ils ne versent pas du tout dans le sarcastique ou le politique, uniquement sur la forme, personnellement ça me fait hurler de rire. Je suis très client d’humour autour de la musique (si je cite Bouzard et Luz, ce n’est pas pour rien), les groupes qui jouent mal intentionnellement ou faux, ça marche toujours sur moi. Ici c’est du génie. Je n’ai pas du tout regardé le truc sur l »Elysée, c’était dans la vidéo de McFly et Carlito je crois ? Je te conseille d’écouter quelques autres de leurs titres, comme ceux-là par exemple :

      https://www.youtube.com/watch?v=NLPyySN9Czw

      https://www.youtube.com/watch?v=Z-XrwCvRnko

      https://www.youtube.com/watch?v=k3VgumkBR5c

      https://www.youtube.com/watch?v=q6OM6aHqgVc

      https://www.youtube.com/watch?v=QSLQu8DyCkU (à 25’53, c’est en lien en commentaire)

        • Jyrille  

          Il y a longtemps, j’avais fait un article dessus : http://trhansat.blogspot.com/2008/11/citizens-kanards.html

          Merci pour le lien, c’est bien ce qu’il me semblait, c’était avec McFly et Carlito. Je crois qu’au départ, le groupe n’était pas au courant de ce qu’il allait faire, ils étaient étonnés de s’y retrouver. Personnellement ça ne me choque pas du tout.

          En concert, je ne sais pas si tu as jeté un oeil au dernier lien, c’est génial car une vraie communion, un moment d’échange rigolo. A la fin, ils font comme beaucoup maintenant : un selfie avec toute la salle, allumée. Sauf que eux, ils font monter sur scène des gens du public qui prennent leur place avant de faire leur selfie. J’étais mort de rire.

          Et même si c’est basé sur du pipi caca, ils font faire un wall of death, comme les vrais groupes de metal. Je suis trop vieux pour ça mais j’ai adoré voir Maël se jeter dans la mêlée en se marrant.

  • JB  

    Je ne connais pas du tout ! Je me sens un peu dans la peau d’un nouveau venu dans le monde des comics, sans trop savoir où commencer dans cette immense chronologie ^^

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