Les innocents (Marilyn Monroe par De Metter + interview)

Marilyn, de l’autre côté du miroir par Christian De Metter

Black Mirror

Black Mirror

Un pou-pou-pidou signé BRUCE LIT

VF: Casterman

Marilyn, de l’autre côté du miroir est une bande dessinée de 90 pages écrite et illustrée par Christian De Metter. Nous avons déjà consacré deux articles à cet auteur singulier : un best of de ses oeuvres phares et un autre sur Figurec.

Marilyn, de l’autre côté du miroir est sorti en 2009 chez Casteman.  Il s’agit d’une histoire fictive à teneur fantastique mettant en scène Marilyn Monroe, la fameuse actrice décédée en 1962 dans des circonstances mystérieuses. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une biographie à proprement parler, De Metter utilise dans son récit des éléments dramatiques ayant marqué la vie de Norma Jean Baker. Il est cependant tout à fait possible d’apprécier cette histoire sans ne rien connaître de sa vie. C’est quand même la plus célèbre actrice de cinéma au monde hein….

De Metter lui même m’a fourni les illustrations de l’albums rarissimes sur google. L’occasion pour moi de l’interroger sur la confection de cet album. Une interview exclusive que vous trouverez après cette review.

Il y’ en a qui n’apprécient pas les spoilers.  Ici, pourtant on les aime chauds…

Truman Capote rencontre une Marilyn déguisée dans une ambiance à la Hopper

Truman Capote rencontre une Marilyn déguisée dans une ambiance à la Hopper

Nous sommes en 1959. Après une série de quiproquos, Norman un jeune écrivain sans inspiration va sympathiser avec Marilyn Monroe croisée dans Greenwich Village. La star qui rêve de s’envoler loin de New-York s’embarque avec le jeune homme pour un voyage à la campagne. Suite à une panne, ils suivent une petite fille dans un manoir mystérieux. Au cours de cette nuit vont s’enchaîner des phénomènes étranges dans une maison que l’on devine hantée mais par quoi ? Les démons de son propriétaire qui a perdu son enfant ? Ceux de Marilyn prise d’angoisse durant la nuit ? Ou ce pauvre Norman qui trop respectueux de la star Hollywoodienne doit quand même supporter de partager le même lit qu’elle sans la toucher ?

Il est quand même énervant ce De Metter ! Comme  Hergé, Pratt ou Miller, il fait partie de ces auteurs bons en tout : sa mise en scène est brillante, quasi cinématographique mais ses dialogues et les pistes de lecture lancées dans ce thriller le sont tout autant !  Mais reprenons….Marilyn est avec James Dean  et Elvis une icône de la culture populaire. Une artiste qui aura dépassé son propre médium, le cinéma, pour entrer dans la mythologie du XX ème siècle, celle qui, après le carnage de la seconde guerre mondiale, l’avènement de la psychanalyse et du rock, aura fabriqué son panthéon païen.

Un gentleman. Une blonde platine. Un manoir mystérieux. Lombre d Hitchcock plane sur Marilyn

Un gentleman. Une blonde platine. Un manoir mystérieux. L’ombre d Hitchcock plane sur Marilyn

De ce panthéon, Marilyn en est incontestablement la Déesse.  A la fois pute et femme enfant, muse et esclave, Marilyn était une femme magnifique dont le monde s’obstinait à ne pas voir l’intelligence.  Les dollars et la célébrité n’y feront rien : celle dont la  mère était folle, une folie qui la terrifiait et qu’elle pensait héréditaire,  était un être que le bonheur fuira tragiquement. Cette femme que les hommes voulaient dans leur lit finira effectivement seule dans un lit mal bordé de théories en tout genre, notamment l’assassinat politique.

De Metter n’avait donc qu’à choisir la facilité : piocher dans les grandes lignes de la tragédie Monroe pour un biopic illustré de ses mariages malheureux, de ses amants sulfureux (de Brando à Kennedy, il y aurait de quoi dire…) avec quelques extraits de films et le tour était joué. L’histoire bouclée. Et les albums vendus….

Au lieu de ça, De Metter opte pour la même démarche que Dufaux avec Céline dans Son chien de Dieu : faire de Marilyn une héroïne autre que celle de sa propre vie.  Une vie qui lui échappe progressivement pour appartenir aux autres. Une scène est très forte au milieu du récit : Marilyn marche de nuit dans la maison et sursaute face à son reflet qu’elle ne reconnait pas.

Voyage au bout du miroir pour Marilyn

Voyage au bout du miroir pour Marilyn

Le dessin de De Metter est sans équivoque : Au premier degré, on peut juste arguer qu’il fait nuit, que Marilyn a peur et qu’elle sursaute simplement face à ce reflet inattendu. La réalité est plus subtile. Elle rappelle celle d’une autre star, Jimmy Dean qui, à l’aube de son succès planétaire éprouve le besoin de partir…à la ferme où il a grandi avec le photographe Dennis Stock. Lors de ce reportage, Roth immortalisera l’acteur à la campagne sous la neige.   Il s’agissait d’un pèlerinage-volontaire- d’un acteur qui sentait qu’il n’y aurait pas de retour possible à cette simplicité une fois la gloire éclose.  Une gloire qu’il ne connaîtra pas de son vivant et immortalisée dans le film Life de Anton Corbjin.

Comme un miroir inversé (décidément !), Marilyn ne choisit pas cet exil volontaire mais le subit. Au fil de ces événements, elle se dévoile comme une fleur fragile pleine d’humanité et de compassion pour les autres.  Pour soulager le chagrin du père endeuillé, elle improvise et joue le rôle d’une enfant décédée dans une scène absolument bouleversante où la simplicité des mots choisis par De Metter crèvent le coeur.

Le Marilyn Code

Le Marilyn Code

Cette Marilyn crève le quatrième mur. C’est une femme à la fois espiègle et mélancolique, pleine d’esprit et hantée par des angoisses irrationnelles, consciente de son sex-appeal mais sans aucune envie d’en jouir. De Metter écrit une belle relation de confiance entre un jeune homme idéaliste qui voit la femme au delà du miroir de la vanité.

Christian De Metter opte pour une approche photoréaliste qui ne laisse aucune place à la caricature ou la terreur. Le rendu de ces planches est très propre, son découpage attire immédiatement l’oeil. Il rend justice au glamour de Marilyn tout en la rendant crédible dans la vie de tous les jours. Le lecteur parvient à placer sur un pied d’égalité la star avec des personnages forcément de second plan, même si notre héros n’est pas sans rappeler un jeune Anthony Perkins.

De Metter a travaillé sur des photos de la star et on retrouve dans ses dessins certaines de ses poses célèbres. Si la plupart du temps, le résultat est superbe, on pourra chipoter sur quelques fautes de script  : De Metter ne semble pas avoir eu connaissance la cicatrice proéminente qu’elle portait sur le ventre en la dessinant nue. Il triche en début d’album en gommant  son grain de beauté sur la joue droite pour mieux mettre en scène l’imposture d’ouverture.  La forme des bulles et lettrage ne sont pas des plus appropriés à l’histoire. Il écorche parfois son vrai prénom : Norma Jean Baker. Et le temps d’une séquence,  peine à rendre le mouvement naturel de Monroe lorsqu’elle chante.

Marilyn a un poids variable en fonction des cases. Les vraies raisons de son suicide ?

Marilyn a des formes variables en fonction des cases. Les vraies raisons de son suicide ?

Pour le reste, c’est un récit qui joue sur l’innocence de ses protagonistes dans un monde en trompe-l’oeil où Hollywood n’a rien à envier aux fantômes du manoir : tout n’ y est qu’illusions, apparences jusqu’à se demander si ce ne sont pas les vivants qui évoluent dans un monde de spectre et non l’inverse.

Pourtant cette histoire de De Metter n’est jamais glauque. Elle est au contraire pétrie de bons mots doux-amers et d’une grande tendresse pour sa femme jamais objet. Si la trame de la maison hantée par les traumatismes d’une famille décédée reste plutôt classique voire peu surprenante, le paramètre Monroe  est suffisamment audacieux pour tout relire avec des yeux neufs, et  grand ouverts sur cette femme qui attira nos regards jusque son lit de mort.  On raconte que la photo de sa dépouille ornait les murs noirs de Gainsbourg qui y voyait immortalisée la beauté piégée par la mort. Une mort qui continue de nous hanter depuis…mari_1

10 questions à Christian De Metter

1/ Parmi toutes les actrices d’Hollywood pourquoi Marilyn et pourquoi 1959 ?

Marilyn m’a toujours touché par sa personnalité complexe et fragile. Je voulais faire une sorte de portrait au plus juste car il me semblait l’avoir rarement vu en bande dessinée. Généralement on nous montre la star, glamour et instable ou Norma Jane mais rarement le mix des deux. Quant à 1959 c’était l’époque où elle était à New York, où elle s’épanouissait un peu, une ville verticale et non horizontale comme Los Angeles. Symboliquement c’était important. Elle y côtoyait des écrivains comme Capote ou Carson Mccullers, lisait beaucoup. J’ai même appris après cette bande dessinée qu’elle avait un fan un peu comme mon personnage avec qui elle allait se balader en taxi pour discuter de temps en temps.

2/ Mettre en scène la plus grande légende du cinéma, ce n’est pas trop intimidant ?

Si on se pose ce genre de questions, on ne fait jamais rien. J’ai lu beaucoup sur elle, regardé tous ces films et si à l’écriture je pensais ne pas avoir trouvé ce qui me semblait juste pour la dépeindre, j’aurais laissé tomber. Là, je pensais avoir, par différentes scènes, la possibilité de m’approcher assez justement de ce que j’imaginais de Marilyn.

C'est mon coeur qui bat pour toi Norma-Jean....

C’est mon coeur qui bat pour toi Norma-Jean….

3/Comment écrit-on Marilyn ? Elle semble si vivante…Quelle a été votre part de travail de documentation ?

C’est une personne qui a beaucoup été photographiée, cela aide. Pour la partie visuelle, il fallait d’abord comprendre la forme de son crâne, de sa mâchoire, de son nez. C’est un visage délicat, un détail raté et on se retrouve vite avec l’impression d’un travesti maquillé, déguisé, en Marilyn. Les films m’ont aidé pour sa manière de bouger y compris pour les expressions de son visage. Pour sa personnalité, j’ai lu beaucoup de livres la concernant.

4/ Il existe un fil conducteur entre vos œuvres, seriez-vous d’accord pour considérer Marilyn et Figurec comme un diptyque sur les faux semblants et les actrices ?

L’identité. C’est un thème récurent dans mon travail. Comment une personne est construite et détruite par ses rencontres, par ses choix, ceux qu’on l’ont fait sans même s’en rendre compte et qui peuvent changer totalement notre vie comme dans Piège nuptial  un simple « oui » qui change toute sa vie. Ces dernières années je l’associe beaucoup à la notion de vérité et je tente d’élargir mon observation au delà d’un personnage pour poser le même genre de questions mais sur une nation, une société.

4/bis : Shutter Island, Marilyn et Scarface, là c’est une trilogie sur l’amérique des années 50 !

Je ne suis pas un grand voyageur, par contre aller visiter le passé ça me plait beaucoup. C’est agréable de quitter le présent, surtout ces temps-ci. Quand je m’installe à ma table je pars en 1920, 59, 68, 78, etc. J’aime beaucoup ça. Et puis cela me force à beaucoup lire sur les époques que je visite et j’apprends plein de choses que j’utilise ou pas mais qui peuvent me servir pour d’autres histoires. Et puis, définitivement, je trouve que le passé éclaire le présent. Si nous connaissions un peu mieux notre passé nous serions sans doute plus apte à comprendre notre présent. C’est un peu la voie que j’ai choisi d’emprunter sur mes derniers albums.

L'enfer sur terre : dormir et juste dormir avec Marilyn

L’enfer sur terre : dormir et juste dormir avec Marilyn

5/ Connaissez-vous le travail de Peter Milligan ? Il a beaucoup écrit comme vous sur la construction et la désagrégation de l’identité….

Non, désolé, je ne connais pas du tout. En fait j’ai choisi, pour vivre de la bande dessinée de ne pas avoir un travail à côté et donc de faire plusieurs albums par an. Cela fait des journées assez chargées. Le peu de temps qu’il me reste est consacré à la lecture de livres qui alimentent mon travail de scénariste. Ce ne sont pas toujours des livres agréables à lire mais ils abordent des sujets et des époques sur lesquels je travaille. Donc, la lecture plaisir s’est faite assez rare ces dernières années pour moi.

6/ J’ai souvent pensé à Jimmy Dean pendant la lecture. Le mettre en scène ne vous intéressait pas ?

Pas plus que cela. Je me souviens de La fureur de vivre  que j’ai vu enfant et qui m’avait marqué mais j’ai été beaucoup plus marqué par Marlon Brando dans Un tramway nommé désir. Je pense avoir vu la majorité de ses films ensuite. Cela me fait penser que j’ai un scénario genre comédie romantique  où les personnages auraient les traits de Marlon Brando, Jack Lemmon, Marily,  Shirley Mclane et Walter Matthau. Peut-être le dessinerai-je un jour.

La campagne. La neige. Un enfant. Une star face à la mort (et Jimmy fait la gueule de ne pas inspirer De Metter)

La campagne. La neige. Un enfant. Une star face à la mort (et Jimmy qui fait la gueule de ne pas inspirer De Metter)

7/ Casterman place votre travail dans la droite lignée d’Hitchcock. J’ai aussi pensé aux Innocents avec Deborah Kerr. Quelles références cinématographiques aviez-vous en tête au moment de l’écriture ?

Je voulais avoir surtout un aspect « technicolor » donc oui, Hitchcock un peu. Après cela s’arrête là. Je cherche à faire mon truc avec ses qualités et défauts, pas vraiment à refaire ce que j’ai aimé au cinéma ou ailleurs. Et je ne suis pas assez cinéphile pour cela. J’ai surtout beaucoup lu sur Marilyn bien sûr mais aussi presque tout Truman Capote et comme je vous le disais, sur l’époque. Après je me sers sans doute de très peu de chose au final mais j’ai l’impression d’être prêt à vivre cette époque et cette histoire.

8/ L’histoire évoque des contes à la Edgar Poe. Vous n’avez pas été tenté de marcher sur les plates-bandes de Corben ?

Vraiment, je ne me place pas du tout en référence. Et je vais vous étonner mais je n’ai jamais lu Corben. Ce qui m’intéresse c’est de partir dans ma tête, m’évader, alors il y a forcément des références mais tellement mixées que ce serait difficile de vous dire lesquelles, elles sont en moi mais comme la langue française, les musiques entendues, les films que j’ai vus ou encore l’Histoire. C’est là sans être là, c’est précis et flou à la fois, imparfait, etc. A partir de tout ça je vis cette histoire que je raconte comme si j’y étais et j’essaye de vous retranscrire les ambiances et émotions que j’y perçois.

Le bonheur en une séquence

Le bonheur en une séquence

9/ Truman Capote apparaît en début d’album. Que représente t’il pour vous ?

Pour Marilyn je crois qu’il a été très important. Un grand écrivain qui lui accordait du crédit, de l’attention, de l’amitié, je pense que c’était plus que précieux et comme il était homosexuel il n’y avait pas ce rapport habituel aux hommes qu’elle pouvait avoir. Au delà de cela c’est un auteur que j’apprécie énormément. Il y avait une nouvelle de lui que j’aurais voulu développer en bandes dessinées. Cette première scène où elle retrouve Truman dans un café me permettait de la faire rentrer dans cette histoire avec son autre personnalité, Zelda Zonk. C’était lorsqu’elle mettait sa perruque brune pour de manière anonyme avec ses amis. C’était une manière d’introduire cette histoire faite d’illusions et de faux-semblants.

10/ Et pour finir la question qui tue : Marilyn : suicide ou assassinat ?

Ah ! ah ! Vous ne proposez que deux possibilités. Assassinat veut dire meurtre avec préméditation. Il y aurait aussi la possibilité d’une mort plus accidentelle, un truc qui dérape. Mais à l’époque où nous vivons et nous exprimons, paradoxalement, il vaut mieux ne pas répondre à ce genre de questions et baisser la tête (rires).

Marilyn par Edwige Dupont

Marilyn par Edwige Dupont

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Dans les années 50, Marilyn Monroe se perd dans un manoir hanté avec un jeune écrivain : De l’autre côté du miroir : encore un thriller atypique signé Christian De Metter passé en revue chez Bruce Lit, suivi d’une interview exclusive du maître ! 

La BO du jour : ben c’est évident non ?

40 comments

  • Présence  

    Voici un article surprenant qui semble hanté par les fantômes du passé, par James Dean qui revient à plusieurs reprises, ou par le reflet que renvoie le miroir ou les autres, une image déformée. Il me renvoie aussi au thème de la femme fatale, décliné par Brubaker & Phillips, une femme si belle qu’elle est réduite à son statut d’objet du désir, en fermée par le regard des hommes dans un rôle étriqué. C’est une forme d’article que je t’envie car il est à la fois très personnel, et à la fois très proche de l’ouvrage commenté, presque fusionnel.

    Respect total pour avoir complété l’article sur la BD, par une interview de l’auteur centrée dessus. J’ai beaucoup aimé l’entrée en la matière qui permet de comprendre ce qui a déterminé le choix d l’auteur (Marilyn & 1959), ainsi que l’explicitation du défi de mettre en scène une telle icône, et de respecter sa ressemblance. La complémentarité entre l’article et l’interview est naturelle et les 2 s’enrichissent.

  • Bruce lit  

    @Présence : le parallèle avec Fatale est tout à fait judicieux, mince je n’y avais pas pensé ! Bon, je préfère et de loin l’écriture de De Metter que celle de Brubaker qui me fait désormais antipathie. Mais effectivement les propos des deux auteurs s’en rapprochent.
    Le fantôme de James Dean : mince, tu aurais dû me voir à 20 ans….
    Je pense qu’indirectement c’est mon obsession pour la culture rock qui m’est chère qui revient en boomerang, sachant que James Dean en est le père et Marilyn la mère. Papa.Maman. Omac ?

  • OmacSpyder  

    Voici un propos qui sied fabuleusement bien à Marylin : le miroir et l’angoisse qui la saisit lorsqu’elle surprend son reflet.
    Cela renvoie visiblement au concept de l’inquiétante étrangeté, ce sentiment que tout un chacun peut ressentir dans une situation où le familier prend tout d’un coup une allure d’étrangeté, avec l’inquiétude saisissante qui l’accompagne. Ce mécanisme est lié à l’angoisse et renvoie à cette part de soi refoulée qui surgit ainsi inopinément. Lorsque l’image du miroir saisit ainsi, il en va d’une perte des identifications. Norma Jean, Marylin, Zelda, l’incarnation du désir masculin, celle de la femme fatale… Le double s’empare du sujet et montre la duplicité intime : le Moi ne fait plus un, mais une somme de superpositions : un peu comme un oignon est le fruit de plusieurs peaux.
    Ici c’est la peau de Marylin qui est en jeu (Je?). Le miroir, regard de l’Autre, de tous ces autres, ne la définit pas totalement. Il reste ainsi une béance angoissante que nul ne vient combler tout à fait. Il eût fallu être père, mari et amant, et mère aussi certainement…

    Ce qui nous amène à ta remarque Bruce.
    Papa Jim, maman Marylin : idem que pour Norma Jean. Il en va des identifications dont chacun a besoin pour se construire, de ces images intériorisés qui font apparaître l’autre comme un miroir fantasmé. Histoire d’apprendre à le traverser de temps en temps…

    L’interview menée de main de maître est particulièrement enrichissante quant à la démarche de l’auteur et son appropriation de la protagoniste. Saisir les contours du corps pour cerner la féminité de Marylin, qu’elle n’apparaisse pas « travestie », voilà qui lui apporte un regard/miroir supplémentaire…

  • Eddy Vanleffe  

    Fort habile, l’angle d’attaque(le miroir tout ça…) de Bruce de réussir de me « vendre » un truc sur Marilyn dont je me contrefous habituellement….
    Graphiquement ça me fait penser à George Pratt… c’est fort joli…
    Comme d’hab…l’illustration très « David Mack/Andy Warhol » d’Edwige Dupont amène beaucoup d’émotions aussi…

    @Bruce Tu n’aimes pas Brubaker? je trouve que c’est l’un des derniers qui m’accrochent encore…

    • Bruce lit  

      @Eddy : c’est un peu moins froid que du Pratt, mais oui l’idée y est.
      Merci pour le petit mot pour le dessin d’Edie. C’est un vrai travail de collaboration, elle est très ouverte, c’est vraiment chouette, les idées de l’un rebondissant sur l’autre. Son premier dessin était trop propre à mon gout. Je lui a demandé de le salir voir de le gâcher comme si le portrait de Marilyn était exhumé d’une vieille malle oublié. Le résultat dépasse mes attentes initiales.

      Brubaker : j’ai fait très vite le tour de ce que ce scénariste à me proposer. J’ai tout revendu de lui à l’exception de ses Criminals qui arrivent encore à m’intéresser. Son univers est très, très limité : comme chez Azzarello, ses personnages ont tous la même voix, le même vocabulaire quel que soient les histoires. Son Fatale m’a beaucoup déçu. Son Incognito m’a trahi. Son Gotham central lénifié. Une écriture qui se prend terriblement au sérieux pour des résultats loin de l’excellence à laquelle elle prétend. Avec Fraction, c’est beaucoup de frime pour rien à mes yeux…

      • Eddy Vanleffe  

        Fraction je suis d’accord… Ça se veut tellement mieux que les autres…
        Bru se répète, sans doute mais j’aime bien son écriture à contrario de celle de Rucka que je trouve par contre très limité à son thème de prédilection (« je suis une nana bas-ass qui pète la gueule des machos »)

  • Tornado  

    Mais c’est que ça a l’air trop bien, ça ! La référence au film « Les Innocents » me parle énormément. Si je n’étais pas humble, je jurerais que tu as pensé à moi en choisissant ce titre ! Du coup, tu aurais mis dans le mile, car je suis très intrigué et il se pourrait, un de ces quatre, que je me le fasse, ce bouquin…

    Pour le style pictural, je n’aurais pas employé le terme « photo-réaliste », qui signifie que l’on veut imiter la réalité, mais plutôt « roman-photo », qui laisse davantage de place aux différences avec le réel. Car il y a quelque chose de très pictural dans ces planches, justement, au détriment de l’idée d’un « réalisme » pur.

    • Bruce lit  

      @Tornado : ne sois pas humble ! Tu es effectivement le coeur de cible de ce titre ! En rédigeant l’article, je savais que nous partagions-pour une fois- quelques références cinématographiques. Que serait un film de Hitchcok réalisé avec Marilyn ? Et bien, cette charmante petite histoire ! L’innocence de Marilyn m’a inspiré le titre. Et comme d’habitude, une fois que j’ai le titre, j’ai mon article :)
      Va pou le terme de roman-photo qui me convient très bien aussi !

      @Eddy : Ahaha, oui c’est un peu ça effectivement. Je n’aime pas du tout son Lazarus mais quelques trucs de Rucka sont sympa de temps à autre même si je n’ai rien lu d’immense de lui.
      Pour anecdote, j’ai tenté de lire son Captain America dont on ne dit que du bien et je n’y arrive pas. Son écriture et sa mise en scène, j’ai l’impression que tout est convenu, toujours plus sombre sans l’ombre d’un sourire ou d’une réaction humaine. Par contre, je trouve très bonne l’équipe qui la précède Reiner-Cassaday pour les épisodes post 11 septembre. Je n’ai pas eu le temps d’en faire un article, mais c’est probablement une des meilleure histoire de Cap que j’ai lue.

      • Eddy Vanleffe  

        marrant ce que tu dis de Rucka, c’est ce que je penses de Brubaker et vice versa…
        une autre effet miroir?
        le run marvel Knights de Captain America ne m’a pas parlé du tout…
        C’est un personnage qui ne me parle pas trop en général de toute manière…
        Je m’excuse auprès de Fred s’il passe par ici… :)

  • Matt  

    « l est cependant tout à fait possible d’apprécier cette histoire sans ne rien connaître de sa vie. C’est quand même la plus célèbre actrice de cinéma au monde hein…. »

    Euh…ouais mais c’est quoi les bons films avec elle ?^^ C’est bien joli la légende dans les médias mais bon je connais pas grand chose de sa vie, et je ne crois pas avoir vu des masses de films dans lesquels elle apparaît.
    Sinon la BD a l’air chouette. Et c’est un one shot donc c’est pas ruineux non plus.

    Les références à Hichcock…ah c’est malin ça, je viens de me faire un cycle Hichcock avec Le grand alibi, fenêtre sur cour, sueurs froides, le meurtre était presque parfait, l’inconnu du Nord Express, la mort aux trousses, le faux coupable…donc je suis en plein dedans et ça va m’influencer.
    Ah oui mais les sous c’est pas trop la joie en ce moment. Foutue bagnole à réparer qui m’a ruiné…

  • Tornado  

    Il y a pléthore de chefs d’oeuvre avec Marylin. Mes préférés :
    - Certains L’aiment Chaud
    - Rivière Sans Retour
    Mais il y en a plein d’autres qui sont bien. Je n’accroche pas spécialement à « Niagara » par contre. Marylin est superbe dedans, mais je trouve le film un peu chiant dans sa 2° partie.

    • Eddy Vanleffe  

      La rivière sans retour est le seul film que j’ai vu et c’est parce que c’était un « cowboy »… :)

    • Bruce lit  

      -Certains l’aiment chaud
      -7 ans de réflexion
      -Les désaxés
      -Les hommes préfèrent les blondes

    • Matt  

      Mais c’est quoi le style de ces films ? Je n’ai jamais eu la curiosité de les voir parce que la présence de l’actrice eclipse souvent la nature du film. Des thrillers ? Des films policiers ? Des comédies romantiques chiantes ?;)

      • Bruce lit  

        -Certains l’aiment chaud : comédie de moeurs
        -7 ans de réflexion : comédie de moeurs
        -Les désaxés : drame psychologique
        -Les hommes préfèrent les blondes: comédie de moeurs.
        C’est souvent Billy Wilder qui réalise ça et c’est de l’humour assez délicieux sur les relations hommes/femmes de l’époque.

        • Matt  

          Ouais, c’est ce que je craignais^^
          Pas sûr que ça me plaise spécialement.
          J’ai aussi mes limites, même en tant que fan de cinéma. Les comédies j’en ai très peu au final, ou alors ce sont des truc référentiels comme les films d’Edgar Wright.
          Et j’aime pas les westerns non plus, en général je m’y ennuie ferme sauf sur ceux de Leone avec les belles musiques d’Ennio Morricone.

  • JP Nguyen  

    Après le précédent article de Patrick, j’avais lu deux BD de Christian De Metter en médiathèque. Même si graphiquement, c’est maîtrisé et avec une vraie « patte », la palette est souvent terne/sombre et contribue à installer une ambiance un peu pesante… Ce n’est pas ce que je recherche en priorité mais à l’occasion, pourquoi pas…

  • OmacSpyder  

    Merci Bruce pour la musique de Roger Waters. Je ne connaissais pas et c’est plutôt beau… et bien vu ;)

    Et BRAVO à Edwige pour cette Marilyn fragmentée sous les regards multiples qui décidément ne la recouvrent pas et dont le sourire forme peut-être le voile ultime…

  • Patrick 6  

    Bien joué Bruce ! Figure-toi que Marylin est l’une des seules BD de De Metter que je n’ai pas lu ! Il va sans dire que ton article m’a forcément donné envie de la lire !
    J’étais jusqu’alors rebuté car j’imaginais une BD biographique sur la star, ce qui m’aurait prodigieusement ennuyé, ne vouant aucun culte particulier à la blondasse bipolaire décolorée (c’est en tout cas comme ça que je l’imagine).
    Je suis ravi d’apprendre que De Metter a choisi une tout autre voie…
    Nouveau coup de chapeau à toi pour avoir osé l’interview, je suis bien évidemment super jaloux !

    • Matt  

      C’est vrai que moi je suis assez imperméable aussi à ces cultes de la personnalité. J’aime beaucoup certains acteurs bien sûr mais bon…Marilyn est-elle devenue une icône parce qu’elle joue extraordinairement bien ou « juste » parce qu’elle est belle ? Y’en a un paquet des belles actrices quand même…
      Audrey Hepburn en est une autre qui est ultra célèbre sans que je saisisse bien pourquoi. ça ne veut pas dire que je ne les apprécie pas en tant qu’actrices ni qu’elles ne sont pas douées, mais y’en a plein d’autres aussi qui sont doué(e)s. En bref un nom célèbre d’acteur ne me suffit pas pour regarder un film.

      • Bruce lit  

        @Patrick : je te remercie de m’avoir fait découvrir cet auteur archidoué. J’ai relu son Piège Nuptial et j’ai adoré. Beaucoup moins son Shutter Island, mais là je pense que l’histoire ne m’intéresse pas plus que ça à la base, n’appréciant pas plus que ça Dennis Lehanne.
        @Matt : Je ne suis pas adepte du culte de la personnalité mais je suis par contre sensible aux mythologies d’artistes. Elles ne sont pas nouvelles : Mozart, Baudelaire, Rimbaud et Verlaine, Niezstche, Van Gogh, Picasso, Dali ont cristallisé une vision de l’artiste et de son temps. C’est à ça oui que je suis sensible. Quand l’histoire des hommes et des arts se conjuguent. Quand le destin de Marilyn contribue à l’émancipation des femmes du 20ème siècle, quand le glamour s’accouple avec son intelligence, ce destin tragique et romanesque….Je comprends ton point de vue plus pragmatique néanmoins. Le mythe de Ladi Di m’a toujours fait chier, mais parce que le monde des princes et princesses, très peu pour moi. Mais force est de constater que la mythologie est identique.

        • Matt  

          Oui je comprends aussi ton point de vue. Je ne suis pas assez connaisseur de l’époque et de l’impact qu’elle a pu avoir non plus.
          Après j’avoue aussi que souvent ça m’agace de constater qu’il existe un certain public qui se fout des films qui ont plus de 5 ans sauf quand on leur dit que c’est un « classique » avec tel ou tel acteur, ou que c’est un film qui a eu des récompenses, qu’il est universellement reconnu comme bon (tel Citizen Kane). Là d’un coup ils s’extasient alors qu’ils sont incapables de revoir un film de moins « marquant » avec des acteurs peu connus qui a plus de 10 ans. Le snobisme n’est pas loin, on se demande si ce n’est pas « l’effet tribu » théorisé par Tornado^^

  • Vindicator  

    Tu vends ça bien Bruce. Je me le suis acheté aujourd’hui.

  • Jyrille  

    « Un pou-pou-pidou signé BRUCE LIT » : quelle très belle accroche ! Décidément il va falloir que je me mette à lire du De Metter car tu le vends très bien. J’adore Marilyn, mais je ne connais que trop peu sa carrière et ses films. D’ailleurs tu cites les Innocents que je ne connais pas du tout. Même les James Dean je n’en ai que peu de souvenirs. Par contre, de la même période, j’ai un souvenir très vif d’Une place au soleil avec Elizabeth Taylor et Monty Cliff. Tout comme je n’ai jamais lu Capote.

    Je ne sais pas si le dessin m’attire ou m’attriste, mais il me rappelle celui de The Mystery Play, de la peinture à la Jon J. Muth. Je crois que je vais craquer lorsque je tomberai dessus.

    L’interview est très bien, tout à fait complémentaire de l’article, c’est très dynamique. J’ai vraiment aimé ce format, Bruce.

    La BO : encore un Gainsbourg par Jane que je ne connaissais pas. Rien de bien affolant cela dit.

    • Bruce lit  

      @Cyrille : oui, sur ce coup Gainsbourg ne s’est pas foulé, je le reconnais. Merci pour ton retour. POur les films de James Dean, c’est facile, il n’y en a que trois dont deux vraiment indispensables, Giant étant difficile à aimer désormais.
      Tu as raison de citer Monty Clift qui passe souvent derrière Dean et Brando en terme d’acteurs dérangés. Pourtant Dean l’idolâtrait et se décrivait physiquement comme le fils que Monty et Marlon aurait pu avoir.
      Matt, toi qui veut du Hitchcok, je te conseille la Loi du silence avec Monty justement. Il incarne un prêtre à qui un psychopathe confie son crime. Lié par le secret de la confession, il va être accusé du dit-meurtre sans pouvoir/vouloir se défendre. C’est très bien, et en noir et blanc :).
      Merci pour Edwige qui m’a fait ça en une nuit !

      Des Westerns que j’aime bcp : le meilleur est pour moi Il était une fois dans l’Ouest que je connais par coeur. J’aime beaucoup aussi La poursuite impitoyable avec Redford et Brando, Alamo avec John Wayne, La vengeance aux deux visages de et avec Brando. Récemment le Billy the Kid avec Brad Pitt m’avait fait grande impression.

      • Matt  

        J’ai vu la loi du silence dans mon cycle Hichcock récemment^^
        Par contre curieusement c’est un de ceux que j’ai le moins apprécié. Attention ça reste un bon film, je n’ai pas encore vu de Hichcock pourri, mais je me suis senti assez étranger à ce concept de non-délation. Euh…non pas que j’encourage la délation mais le meurtrier en question est quand même un sale con qui provoque le prêtre sans arrêt en le rabaissant et le traitant de lâche si jamais il lui venait à l’idée de parler. Un mec comme ça, je le balancerai moi^^
        J’imagine que c’est un message de miséricorde, d’amour d’un prêtre qui croit vraiment en ses convictions (un vrai de vrai quoi, et pas un violeur d’enfants^^) mais quand en plus il se retrouve accusé à tort…ben disons que je ne serais pas aussi vertueux moi^^, ça m’a presque paru exagéré.
        Mais bon le film reste bien.
        J’ai préféré presque tous les autres que j’ai vus : l’inconnu du Nord Express, le grand alibi (pas le meilleur mais j’ai été complètement pris par surprise par la fin, comme un bleu^^), le meurtre était presque parfait, la mort aux trousses, le faux coupable (ah quoique celui-là est un peu trop mou), Psychose, sueurs froides, fenêtre sur cour. Et euh…j’en oublie peut être encore un.

        Pour les westerns Il était une fois dans l’ouest est génial ouais. Le bon, la brute et le truand aussi. Et j’aime assez « et pour quelques dollars de plus ». Pour une poignée de dollars est le plus faible de Leone je trouve, et un remake non-avoué de Yojimbo (le garde du corps) de Kurosawa.
        Il y a quelque chose dans le western spaghetti que je ne retrouve pas dans les westerns US. je sais pas…est-ce la musique de Morricone ? Les acteurs ? Mais aucun John Wayne ou autre westrn US ne m’a intéressé. Je m’y ennuie. Je crois que je n’aime pas non plus le contexte géographique de l’ouest sauvage, le côté « testostéroné » de gros gars virils comme dans les films de guerre avec zéro femme (ou alors une pute par ci par là dans un saloon). C’est une succession de petits trucs qui font que je n’apprécie pas trop les westerns.

        @Cyrille : Rooo Tornado a fait un article sur les innocents. Attention, il va mordre si tu dis que tu ne connais pas^^
        http://www.brucetringale.com/immateriels-1-partie/#comments

        • JP Nguyen  

          Dans le genre western plus classique et pas spaghetti, j’aime beaucoup Rio Bravo et Les Septs Mercenaires.
          Dans Rio Bravo, John Wayne ne se coltine pas les indiens mais un riche proprio local qui veut faire la loi et libérer son fils, coupable d’un crime.
          Et pour les mercenaires, même si c’est un remake, les acteurs sont charismatiques et la musique très marquante…

          • Jyrille  

            Ah oui Rio Bravo est très bien ! Les sept mercenaires aussi mais presque trop vertueux : mes ados l’ont trouvé mou mais ils ont adoré Le bon la brute et le truand (chef d’oeuvre que personnellement je préfère à Il était une fois dans l’ouest). Il y a Il était une fois la révolution que j’adore aussi.

  • Jyrille  

    Ah et le dessin de Edwige est superbe !

    @Mattie : il y a pléthore de bons westerns, et je suis pauvre d’en avoir vu quelques-uns seulement. Et puis il y a des westerns modernes qui se cachent : Ghosts of Mars et Vampires de Carpenter, The Driver avec Ryan O’Neal, Logan avec Hugh Jackman sorti l’an passé… Je ne peux que te conseiller les films de Peckinpah (que je n’ai pas tous vus), surtout La Horde Sauvage, Pat Garrett et Billy le Kid avec Paul Newman et Robert Redford, et récemment, Blackthorn. Mais il y en a beaucoup que j’aimerai voir, il y a des centaines de westerns.

    • Matt  

      Je trouve Ghosts of Mars bien raté. Et Vampires est une série B sympatoche, sans plus.
      J’ai vu Logan qui est bien.
      Je crois que je n’ai RIEN vu de Peckinpah^^ Mais j’ai « apportez moi la tête d’Alfredo Garcia » dans ma pile de DVD à voir.

      • Jyrille  

        Ghosts of mard est pas terrible mais c’est marrant. Par contre Vampires est une excellente série B, de haute volée ! De toute façon je suis fan de Carpenter.

  • Tornado  

    « Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia » est génial. peut-être mon préféré de Peckinpah.

    Ma liste de westerns perso :

    - Rio Bravo
    - Le bon, la brute, le truand
    - Règlements de comptes à OK Corral
    - Vera Cruz
    - La Captive aux yeux clairs
    - Rivière sans retour
    - La poursuite impitoyable
    - Les 7 mercenaires
    - Alamo
    - 100 dollars pour un Sheriff
    - L’Homme Qui Tua Liberty Valance
    - L’homme aux colts d’or
    - La Charge héroïque
    - La prisonnière du désert
    - Il était une fois dans l’ouest
    - Il était une fois la révolution
    - Un Nommé Cable Hogue

    plus récemment :
    - Mort ou vif de Sam Raimi
    - Silverado
    - Open Range de Kevin Costner
    - Tombstone
    et on peut peut-être ajouter deux de mes films préférés :
    - Little big man
    - Danse avec les loups

    Le western est un genre que j’aime beaucoup. La plupart des classiques que j’ai cités au dessus échappent au cliché du héros testostéroné et se hissent au rang des meilleurs thrillers psychologiques, avec des acteurs fabuleux et de grands metteurs en scène aux commandes. Et j’en oublie sans doute un paquet qui mériteraient de rejoindre la liste.

    • Matt  

      Moi l’alchimie marche rarement. Je me suis ennuyé à en mourir sur « l’assassinat de Jesse James… »
      Butch cassidy et le kid c’était…je sais pas…long. Je crois que ça ne marche juste pas sur moi, je ne rentre pas facilement dans un western. C’est une question de goûts. Certains se disent « oh non pas de la SF ! » Ben moi c’est « oh non un western, encore un film où il se passe rien dans un désert où il n’y a rien, et des persos qui se regardent comme des durs. Je vais m’endormir »^^
      J’en avais vu un avec Raquel Welch aussi (parce que je suis faible^^) ; les 100 fusils. Mais je m’en rappelle quasiment pas.

    • Matt  

      C’est peut être les décors pauvres et toujours similaires qui me donnent l’impression qu’après avoir vu un western, on les a tous vus…je sais pas.
      Aussi parce que j’adore ceux de Leone (enfin pas tous) et que les autres que j’ai pu voir ne se hissent jamais plus haut et se ressemblent trop.
      En fait j’ai pas trop d’explications mais ça ne m’attire pas.

    • Jyrille  

      Wyatt Earp de Costner est très bien aussi. J’ai vu La prisonnière du désert assez récemment et… j’en reparlerai plus tard.

  • Matt  

    Bon ben j’ai regardé certains l’aiment chaud pour ne pas faire le mec borné. Et agréablement surpris. C’est pas vulgaire (avec un titre pareil on aurait pu le croire) et c’est marrant. Je suis même étonné qu’en 1959 ce genre d’humour à base de travestis et d’une annonce de mariage gay à la fin ait pu passer. Sans doute que les gens prenaient ça pour…de l’humour^^ Même si ce genre d’excentricité était surement pas très bien vu dans la vraie vie.
    Faut croire que de nos jours on se prend vraiment trop au sérieux maintenant avec des polémiques lancées sur la moindre blague ou scène d’un film ou d’une BD qui ne serait pas assez féministe, trop offensante, etc.

    • Bruce lit  

      Content que tu aies aimé !

  • Tornado  

    J’étais certain que ça te plairait. Une perle. Une des meilleures comédies de tous les temps, sans aucun doute.

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