L’île du Dr Banner (Hulk de Jason Aaron et Marc Silvestri)

Hulk : La séparation par Jason Aaron, Marc Silvestri et Whilce Portacio

Une crise d’anxiété de  BRUCE LIT

VO : Marvel

VF : Panini Marvel Dark

Pas de colère gamma les copains ! Comme le chantait Gilbert Montagné : on va spoiler ! (sur une étoile, sur un oreiller).

Surtout ne pas péter.... ©Marvel Comics

Surtout ne pas péter….
©Marvel Comics

Le Bulshit Detector aura pour cible aujourd’hui la série de 2011 HULK #1-7 scénarisée par Jason Aaron juste après les événements de FEAR ITSELF et dessinée par Marc Silvestri puis épaulé par Whilce Portacio, deux stars des 90′s qui ne manquaient pas à grand monde. Méchant, moi ? Ouvrez la page des crédits et vous verrez que pour 7 épisodes ça se bouscule au portillon pour les finitions: entre Billy Tan, Scott Hanna et Eric Basaldua, ce ne sont pas moins de 5 dessinateurs et 11 encreurs (!) qui viennent raconter ce qui pourrait être HULK : THE END (BIS). La légendaire vitesse d’exécution des Image boys est intacte…

Pourtant le Jason Aaron, l’homme qui commença sa carrière avec THE OTHER SIDE pour enchaîner avec la perfection absolue de SCALPED pour retrouver-enfin- l’esprit des VRAIS X-Men dans WOLVERINE ET LES X-MEN,  donna cette fin si mémorable du PUNISHER MAX,  on le suivrait partout,  tant l’homme a des choses à dire et à écrire aussi bien dans le mainstream que dans ses créations personnelles. On se rappelle du coup que la marotte d’Aaron est l’exploration des destins parallèles, de la dualité que nous portons en nous, que chaque salaud  est un humain en très grande souffrance et que personne n’écrit aussi bien les tempêtes sous un crâne.

Aaron sait trouver la voix de chacun de ses personnages contrairement à ce branleur de Brian Azzarello qui affuble ses créations des mêmes tics de langage depuis 20 ans. Aaron sait faire preuve d’humour, ce qui manque cruellement à un Ed Brubaker, parfois trop occupé à singer Frank Miller en oubliant que celui-ci savait s’amuser. Aaron déjoue les gimmicks d’un Greg Rucka et son obsession redondante pour les personnages féminins badass. Oui, on aura pas peur d’affirmer, que de sa génération ,Jason Aaron fait partie des plus grands, et que scénariser Hulk et ses conflits de personnalité ne pouvait qu’être une promenade de santé pour lui.

La mode du Badass ne doit pas faire oublier ce détail majeur : le slip de Hulk est ignifugé !  © Marvel Comics

La mode du Badass ne doit pas faire oublier ce détail majeur : le slip de Hulk est ignifugé !
© Marvel Comics

La trame avait de quoi allécher : Hulk et Bruce Banner sont enfin dissociés psychiquement ET physiquement.  Chacun fait sa vie chacun de son côté : Hulk comme monarque d’une peuplade souterraine et Banner en substitut du Dr Moreau sur une île où il sombre dans la folie. Les deux vont s’affronter jusqu’à la mort en conjuguant l’affrontement physique (grosses mandales du Colosse Vert contre gros flingues du savant) et les vérités qui font mal.  Le tout publié dans Marvel Dark censé être réservé à des lecteurs voulant à tout prix éviter les comics dents-de-lait / couilles-de-lapins de  Skottie Young et Humberto Ramos.

Grrrrrmmlllrrr...
Quelqu’un a du Digedryl ? Une tisane d’Artichaut ? Quelque chose, bordel ! Parce que la digestion de ce machin ne passe pas. En rien…
Passe encore que la dissociation totale Hulk / Banner avait déjà été amenée par Mark Waid dans la dernière partie d’ONSLAUGHT, cet épisode so 90′s conspué par la clique à Morrison par la suite et qui tint  pourtant la dragée haute à ….Silvestri, Portaccio et les Images Boys.
Mais, soit….Toutes les initiatives pour raconter du Super-Héros sont bonnes à prendre après, quoi ? 60 saisons ?

Cette histoire rengorge de bonnes idées qui faute d’exploitation font pshitt, habituellement le propre d’un Mark Millar. On retrouve d’ailleurs ici un Banner psychopathe et chef de horde tout droit sorti de OLD MAN LOGAN. Celui-ci ne supporte pas la séparation d’avec son double bestial et accomplit les actes les plus cruels (transformer et soumettre les animaux locaux en ersatz de Hulk) et les plus fous : s’irradier de rayons gammas .

Le clin d'oeil plus qu'appuyé à RE-ANIMATOR ? Check ! ©Marvel Comics

Le clin d’oeil plus qu’appuyé à RE-ANIMATOR ? Check !
©Marvel Comics

C’est la tendance de la dernière décade Marvel : transformer les héros en salopards consommés et Bruce Banner n’échappe pas à la règle : lorsque se termine cette histoire, le personnage est à l’inverse d’un Captain America ou Tony Stark au delà de toute rédemption. De là vient la première déception : en terme de psychologie des personnages, Jason Aaron nous a habitué à tellement mieux que les Millardises habituelles. Oh, certes, il y a des bons moments notamment l’hypothèse où Hulk aurait été le bouc émissaire de la colère et la folie de Banner, mais c’est trop vite expédié, mise en scène de manière calamiteuse par Silvestri qui transforme le docteur en porc-épic pointu de partout, grimaçant et se baladant avec des flingues sans doute empruntés chez Rob Liefeld.

Le développement de ce qui aurait dû être un drame intimiste viscéral, on peut dire Aaronien, se transforme hélas en fête du slip avec guests. Si l’on peut cautionner la présence du Dr Doom version Hickman tout de blanc vêtu auquel on ne peut nier la superbe, Aaron se vautre dans la démagogie du vendre du Badass et du Shocking : c’est ainsi que Doom trépane Hulk avec une tronçonneuse en Adamantium de la taille d’un Bazooka sans anesthésie à la demande de l’intéressé. Voilà pour le drama….

Car, on lorgne ici, souvent vers le Pulp et l’humour grotesque qui fit le succès de FRANKENSCASTLE. Pour retrouver Banner, Hulk fait équipe avec les MAD SCIENTISTS, un commando spécialisé dans les éliminations de savants fous… L’occasion pour Aaron de mettre en scène Amanda Von Doom (rattachée/ pas rattachée à…., Aaron fait planer le suspense alors que tout le monde s’en fout), une femme Badass qui manie le flingue et les blagues sexuelles à chaque page. C’est lourd, très lourd mais pas autant que son comparse bossu Igor tout droit sorti de FRANKENSTEIN.

Faire jouir un homme en deux minutes : la spécialité d'Amanda Von Doom. C'est aussi une manière comme une autre de se présenter... © Marvel Comics

Faire jouir un homme en deux minutes : la spécialité d’Amanda Von Doom. C’est aussi une manière comme une autre de se présenter…
© Marvel Comics

Tout ce petit monde va agir/trahir/baiser Hulk, Banner et les animaux MOREAU dans des coups de théâtre épuisants, un déferlement de gadgets et des vannes stupides. Comme si au milieu de la tragédie ultra-violente de SCALPED, Dashiel Bad Horse lâchait un prout dans le Casino de Prairie Rose. Bien entendu, ce n’est pas la même oeuvre, mais là où Aaron maîtrisait à merveille son comique book avec ses X-Men, il échoue lamentablement à marcher sur les traces d’un Rick Remender sur FRANKENCASTLE qui jouait dans la même catégorie entre le pulp et le drama. Si Tony Moore et Chris Bachalo peuvent verser dans la caricature, Silvestri et Portaccio ne sont pas connus pour faire dans le comique (volontaire).

Il est complètement possible de se recentrer sur le face à face entre Hulk et Banner sans tous les autres baltringues environnant qui squattent beaucoup de pages pour un résultat narratif quasi nul. A l’heure qu’il est, 8 ans après sa création il est très probable qu’Amanda Von Doom et son pote Igor ait rejoint le cimetière des PMALC (Personnages Marvel A La Con) où elle a sûrement été accueillie en grande pompe par Hope Summers…

Pourquoi Diable, Aaron, le spécialiste du récit anti-manichéen nous livre t’il cette bouillie insupportable typique du Marvel post-ULTIMATES  : transformer des héros vertueux en Homo Orduricus  qui ne se battent que pour eux-mêmes. Banner en ressort définitivement sali, souillé, pourri. En moins de 7 chapitres, ce pauvre Bruce réussit à être plus cynique que Wilson Fisk, plus malsain que Thanos et à peu près aussi taré que le Dr Herbert West de RE-ANIMATOR auquel il est -lourdement-fait allusion. Aaron réduit littéralement Banner en poussière dans un récit dirigiste où tout est prémâché, où l’imagination du lecteur est réduite en bouillie par la tronçonneuse de Doom et où les trous du scénario (tiens, mais au fait, c’est quoi l’histoire de Hulk avec les Moloïdes? ) relèvent plus du je-m’en-foutisme à la Bendis que d’une réflexion mûrement ourdie.

Allez, hop, direction le bac à Soldes. Les étagères commencent à crouler et si le lecteur ultra-maniaque que je suis sur la caractérisation des personnages n’a jamais trouvé grâce au run si acclamé de Peter David, ce n’est pas pour supporter ce truc.  Une montagne de muscle qui accouche d’une proverbiale souris verte gamma…

Plus subtil, le clin doeil à la tronçonneuse du jeu vidéo DOOM ? ©Marvel Comics

—–
Vulgaire, idiot, lourd, inabouti et pas drôle…
On parle du dernier Millar ? Non, du Hulk de Jason Aaron et Marc Silvestri.
Bullshit Detector à la une de Bruce Lit.

La BO du jour : A peu près aussi raffiné, WASP !

28 comments

  • PierreN  

    « la dissociation totale Hulk / Banner avait déjà été amenée par Mark Waid »

    Et aussi dans le mini-run de Byrne du milieu des 80′s (critique du visionaries par Présence où vous savez).

  • midnighter  

    totalement hilarant et fascinant cet article, j’aime beaucoup le concept du CPMALC

  • Eddy Vanleffe  

    Même pas en rêve j’ai envie de lire ça… même sans l’avis cinglant de Bruce.
    la couv de Silvestri me dit déjà que ça va pas me parler. Hulk les mains dans le sang sans contextualisation, comme si c’était normal.
    oui, moi aussi je décroche sur l’aspect, les héros sont devenus des psychopathes, violents, meurtriers de masse, égoïstes complètement tarés…
    et puis la séparation, je pense que c’est pas vraiment une bonne idée scénaristique.

  • Tornado  

    Ça a l’air surtout vulgaire ce truc. J’ai éprouvé la même nausée avec le mini-série « Spiderman/Wolverine » par Jason Aaron : Vulgaire et humour de merde. Du coup ça m’a vacciné sur le travail d’Aaron chez Marvel et mis en colère du fait qu’il ne fasse quasiment plus que ça au lieu de bosser sur ses propres créations. Mais bon, je me répète…

    • Eddy Vanleffe  

      je suis d’accord.
      d’ailleurs le fond de ma pensée (l’égoût même…) je pense que certains donnent le meilleur d’eux même sur du work for hire (Dan Slott, Peter Davd) y font un boulot honnête, pas débilitant et pas déshonorant.
      d’autre sont incapables de prendre ce genre d’univers au sérieux et le traitent par dessus la jambe et font semblant d’être des canailles en rajoutant du cul par ci (généralement inutile) ou des trucs horror-chock pour faire semblant d’être adulte.
      Le seul qui a des choses à dire et à le faire de manière fun semble être Nick Spencer…
      Ah oui il y aussi les titres customisés diversités, mais c’est pas parce quelqu’un m’impose d’être tolérant que je vais le devenir comme par magie. je continue à vouloir lire des histoires qui m’emportent et pas les échanges artificiels de porte drapeaux communautaires…
      Le traitement de la maladie chez Aaron pour THOR m’a un peu gêné aux entournures, je l’ai déjà dit. il y a un côté. « je laisse mon sort entre les mains d’un être supérieur » qui me glace la colonne vertébrale..
      après j’ai pas lu le run en entier, puisque j’ai lu une dizaine d’épisodes, mais bon s’il faut s’avaler 600 pages pour voir les intentions de l’auteur, ce n’est qu’un procédé pour me faire acheter du papier sur la foi d’un: « attends lis la suite, c’est mieux ». je suis à présent vacciné.
      Aaron, j’attends encore de lire un truc qui me convainque de lui (il faudrait que je lise sa suite non-officielle d’Excalibur » avec wolverine and the X-Men)

      • Matt  

        Ben moi j’aime bien son Ghost Rider.
        Article ici même.

    • Matt  

      @Tornado : t’es surtout très vite vacciné^^
      Parce que tu n’as pas lu son Ghost Rider, ni son Thor, ni ses Wolverine & the x-men, ni son Wolverine, ni son X-men Schism, ni son Dr Strange…

      Et à côté tu as aimé je crois son Punisher. Et son Thanos Rising que je n’aime pas.

      Donc au final tu n’as juste pas aimé sa mini Spidey/Wolverine (que je n’ai pas aimée non plus)
      ça veut pas dire que tu aimerais le reste hein^^, mais ça fait léger comme essais de lecture pour dire que tu es vacciné contre ses travaux Marvel, non ?

      • Tornado  

        Oui tu as raison (sauf que je n’ai pas bien aimé non plus le final de son Punisher). Je vais essayer ses X-men et son Wolverine tôt ou tard parce que vous le valez bien (son Ghost Rider n’est pas dispo en VF). Mais disons que je ne crois pas que j’y trouverais ce que j’ai trouvé dans se créations personnelles. Il n’y a pas du tout la même implication.

    • Bruce lit  

      Je ne suis pas arrivé au bout de cette lecture d’un ennui surnaturel.

    • Matt  

      Je ne suis pas un grand défenseur de Aaron chez Marvel, je précise, je dis ça comme ça parce qu’un auteur est vite enterré quand il a fait un ou 2 trucs nazes.
      Mais j’ai aimé son Ghost Rider, j’ai bien aimé le début de son run sur Thor même si je ne suis pas allé super loin (ça n’en finit pas…) et j’ai aimé ses X-men.

      J’ai pas aimé son Thanos ni sa mini Spidey/Wolverine et ce Hulk n’a pas l’air bon en effet.

  • PierreN  

    « et puis la séparation, je pense que c’est pas vraiment une bonne idée scénaristique. »

    Vu comment cela a été géré par le passé (le run de Byrne ou la période Heroes Reborn*), je ne suis pas loin d’être de ton avis.

    *Peter David n’étant pas vraiment pote avec les Images boys, être obligé d’avoir cette situation à gérer tel un boulet au pied à du l’emmerder plus qu’autre chose. Mais finalement c’est lui et son « école » (les artisans respectueux de la continuité et initiateurs de l’ère Heroes Return) qui a eu le dessus, puisque c’est lui qui s’est chargé de la mini-série Heroes Reborn: The Return.

    • Eddy Vanleffe  

      Vous le savez, J’ai une immense admiration pour Peter David.
      Je n’ai pas lu son run sur Hulk parce qu’à l’époque la nouvelle d’un Hulk intelligent et rigolo avait heurté ma sensibilité traditionnelle (je suis un réac qui se fait violence :) )
      mais il est un vraiment un artiste qui
      1- sait évoluer. il a su parfaitement s’adapter à la génération Quesada
      2- peut parfois traiter de sujets sociaux comme la religion, le sida ou la violence urbaine
      3-respecter ce qui a été écrit avant et non pas adopter la posture « il n »y a que « I » qui m’aille »
      4-garder une patte perso partout
      5-être humoristique. je sais que ça ne touche pas beaucoup de gens, mais j’aime rire et lui Warren Ellis et parfois Ennis sont les seuls que je trouve drôles au service de leurs histoires et sans déminer tous les enjeux

  • JP Nguyen  

    @Eddy : j’aime aussi Peter David mais ton critère numéro 3 se discute : je crois qu’il avait totalement effacé /retconné le Run de Bruce Jones…

    • Eddy Vanleffe  

      Tu as raison.. je l’ai oublié parce que c’était le mot d’ordre…
      Il ne voulait pas revenir sur Hulk. il y a été remis dans le but de faire l’intérim entre Jones et Greg Pak avec mission explicite de trouver une façon d’effacer ce run qui a du déranger… c’est une sorte de « One More day »
      comme Scott Lobdell avait la charge préparer le terrain pour Morrisson dans « Eve of destrcution »

      • Matt  

        Moui…sur son blog à Peter David, il disait bien ce qu’il pensait du run de Bruce Jones : que c’était chiant et naze et il demandait aux gens « mais ça vous plaît ça ? » alors là d’un coup son « respect pour ce qu’ont fait les autres auteurs » il en prend un coup.
        Je crois que ça lui a bien plu de retconner le run de Jones.

        Et après avoir lu son X-factor…je sais pas trop si je peux dire qu’il s’est adapté à l’ère Quesada ou que son humour ne détruit pas tous les enjeux. C’est un peu le festival du « méchant du mois » avec des vannes et crêpage de chignons de partout.

        • Eddy Vanleffe  

          Sabns doute, mais de toute façon Marvel avait décidé de pousser Jones vers la sortie.
          je ne sais pas pourquoi…
          De manière générale, de son propre chef, il ne détruit pas trop ce qui vient avant. quand il le fait, il donne une « explication » un peu plus valable que « c’est comme ça »…

          bon moi, j’ai aimé la sit-com qu’était X-Factor et surtout sas caractérisation de Layla Miller en parallèle avec les dialogues sur la foi et un Madrox très amusant dans sa nonchalance.

          • PierreN  

            « il ne détruit pas trop ce qui vient avant. »

            Pareil qu’Eddy, c’est vrai la plupart du temps à quelques exceptions près (lors de son début de run sur X-Factor avec Stroman, il établit que l’idée de Byrne comme quoi Gueule d’Or n’a pas toujours été un chien n’était qu’un canular). Au début de son run sur Hulk, il ramène le latin lover de pacotille issu du run de Byrne (le mec ou le plan cul de Betty je ne sais plus), sachant que Byrne et PAD ne s’entendent pas bien depuis longtemps (avant même que David ne débute sa carrière de scénariste). PAD a aussi pris en grippe les Image boys (son fameux débat avec son ancien collaborateur McFarlane), ce qui se retrouve jusque dans les méta-commentaires de son Captain Marvel (les scènes avec les invendus dans le comic-shop). Octopus met une branlée à Hulk chez Larsen, PAD réplique avec un match-retour assez bref à Vegas.

  • Bruce lit  

    On attend Sebastien Isolar et son pote Frederic pour prendre la défense de ce machin.

  • Présence  

    Mais sinon, tu as aimé ? :) :) :)

    Ce n’est pas tant Jason Aaron qui m’a fait me tenir à l’écart de ces épisodes, que l’annonce du retour de Silvestri. Bilan : 5 dessinateurs et 11 encreurs en 7 épîsodes !!! Merci d’avoir fait le bilan à ma place. Plus ça va en ce moment, plus je me dis que l’éditeur Marvel gère ses artistes à la va comme je te pousse, me faisant également me demander s’ils ne paieraient pas moins cher à la page que DC Comics.

    Sur le scénario, je pense que j’aurais pu trouver amusant ces hommages affichés à des films de genre (sous réserve que je sois capable de les reconnaître).

  • Sébastien Isolar II  

    Etant une grosse feignasse, je reposte ici ce que mon compère « Odditien » et moi-même en disions lors de la conclusion du run (lu au rythme mensuel) en un autre lieu:

    Fred:
    « Hulk de Jason Aaron est fini.
    Malgré certains défauts et une conclusion un peu facile au premier regard, j’ai beaucoup aimé ce run.
    Ca partait pourtant très mal, avec un Silvestri en dessous de tout qui quitte le navire pour laisser sa place à l’immonde Portacio. Et pourtant, c’est toute la saveur du titre d’utiliser des dessinateurs différents dans des atmosphères et des aventures qui fonctionnent souvent très bien.
    Portacio pour une histoire de félés hystériques et de monstres grotesques à l’anatomie bizzare, c’est juste parfait!! Dillon pour une course poursuite à tendance SM à la Cruising: génial! Et Palo qui vient me surprendre avec son style un peu caricatural, accentuant l’humour d’Aaron: j’adhère!
    Mais qu’en est-il de cette conclusion?
    Si l’approche du mois dernier m’avait un peu déçu, le déroulement est assez logique, et débouche sur une sorte de respect du perso, de ce qu’il représente.
    Ca ne cherche pas à changer l’univers du titan vert, ça joue la carte de la déconne (alors pour Petronius qui reproche à Aaron son côté Joe Kelly, ce run n’est peut être pas pour lui).
    En même temps, certaines scènes rappellent un peu le Wolverine du scénariste, notemment cette visite de l’esprit de Banner, qui renvoie un peu à celui de logan avec ses innombrables incarnations sous la plume d’Acuna. C’est dans la droite lignée de ce qui a pu être fait sur le perso. Bref, l’originalité de ces épisodes réside dans cet humour. Humour qui permet de ranger les jouets sans faire de vagues, mai sen y injectant des séquences complètement barrées!. Peut être un défaut pour certains. Pour moi, je me dis que certaines contraintes ont permis à Aaron de se/me faire plaisir en ne prenant pas trop la série au sérieux.
    Du coup, ça reste un plaisir instantané, une bouffée d’air frais qui fait du bien et que je relirai pour me redonner le sourire! »

    Séb:
    « Plus ou moins le même avis que Garcifred.
    Hulk:
    Clairement, ce run ne restera ni comme un grand moment de Hulk, ni comme un chef d’oeuvre d’Aaron. Mais, en effet, ce run s’avère au final éminemment sympathique.
    Le côté un peu foufou, bas du front, plein de culture Bzz qui part dans tous les sens quitte à bousculer complètement les principes établis de la série (mais néanmoins raccord avec ceux-ci; l’opposition Hulk-Banner, la folie, le corps en mutation..) m’a un peu rappelé la seconde moitié du run de Mantlo, avec une grande différence néanmoins… la touche d’humour d’Aaron. Et on pourrait y ajouter aussi la très bonne utilisation qu’il fait des forces et faiblesses de ses dessinateurs.
    Certains trouveront peut-être un goût de tout ça pour ça mais finalement, sans y toucher, cette série s’est avérée (pour moi) un véritable petit plaisir mensuel.
    Une bonne histoire qui ne fait rien d’autre que de distraire efficacement et de procurer sa dose de fun cheap au lecteur… ben purée, qu’est-ce que ça fait du bien au milieu des grands plans quinquennaux des deux gros. »

    • Bruce lit  

      Une défense bien paresseuse en effet ;)
      Alors, racontez moi : comment Banner revient dans la partie sur ce coup là ?

      • Sébastien Isolar II  

        Ah non, par contre, je vais pas spoiler la fin! C’est pas mon genre ;)

        Sinon, bien évidemment que ce n’est pas le meilleur d’Aaron mais la touche Bzzz était très agréable, la série se suivait très bien en rythme mensuel (une rareté de nos jours).
        Aaron arrive justement à faire d’une faiblesse (l’instabilité au poste de dessinateur et la qualité discutable de certains illustrateurs) une force tout au long de ce run (donner des monstres dégueux à Portacio, du SM crypto-gay à Dillon…).
        C’est du Aaron plus détendu du slip qui a envie de faire une petite série punk méchante qui résonne comme un pet salvateur au milieu des events de l’époque… c’est pas toujours finaud mais c’est drôle et à une époque où on prend Civil War ou Secret Wars (la version d’Hickman) pour le parangon du pensum politique, ça fait du bien.
        Et sous l’aspect pipi-caca-prout, il y a des idées malignes et bien fofolles qui montrent que le scénariste a bien relu son Mantlo (la fascination pour la folie et le côté « nouvelle chair ») et son PAD (la manière dont Aaron rebat les cartes de la relation Hulk-Banner en démontrant leur interdépendance sous un jour nouveau ouvre une nouvelle piste pour d’autres scénaristes)avant de s’atteler à l’écriture.
        Si on veut du mauvais Aaron, il faut plutôt se tourner vers son Ultimate Captain America, son Thanos ou tout ce qu’il a sorti depuis le départ de Garney de Thor (à l’exception de Southern Bastards).

        Sinon, j’ai des noms à soumettre pour la PMALC: Cecilia Reyes, Marrow, Maggott, Joseph, Sugar Man, Adam X, Revanche, Amelia Vaught, Exodus, Holocaust, Dark Beast… mince, ça devient avis de recherche ici :D

        • Matt  

          « Si on veut du mauvais Aaron, il faut plutôt se tourner vers [...] son Thanos »

          Ah là on est d’accord^^

          • PierreN  

            « son Ultimate Captain America »

            Oui, ça c’est que le duo Aaron/Garney a fait de moins mémorable (ou de plus anecdotique). J’adore l’arc « Get Mystique » à l’inverse, et celui sur les Deathlok dégage là encore un parfum fort plaisant de série B (avec des scènes assumant l’hommage/filiation à Terminator ou Robocop).

  • Jyrille  

    Bon et bien je passe, évidemment. Je remarque simplement que tu es en forme Bruce et que tes coups de gueule et ta plume vont finir par devenirs légendaires… Bref, je me suis marré, y compris en essayant d’écouter la BO du jour (jamais aimé le heavy des années 80, tous ces trucs héroïques…).

    Merci !

  • OmacSpyder  

    La trépanation de la boîte crânienne de Hulk par une tronçonneuse en adamantium tenue par le Dr Doom. Le scan de fin (d’article) et cette scène synthétisent visiblement tout le contenu de ce récit qui porte sa croix et sa Banner!^^

    L’article est mené aussi à la tronçonneuse mais haché menu! On sent la Dexter-ité face à un Aaron en effet largement moins bien inspiré que dans son Wolverine et les X-men. On peut faire fun et digeste, le Wolverine et les X-men en est une preuve, ici les dessins restent sur l’estomac.
    Et les personnages morflent pour pas un aaron!
    Montagne verte-> souris verte, comme conclut l’article. On dirait du Nick Fury du Mcu dans le texte ( Pied-> fourmi )

    • Bruce lit  

      @Cyrille : avec son album THE CRIMSON IDOL, le leader de Wasp essayait de réécrire THE WALL….Euh…
      Merci du compliment pour l’écriture et d’autant que je n’étais pas loin de penser qu’il s’agissait de mon plus mauvais article.
      @Omca : « Et les personnages morflent pour pas un aaron! » Zut, un calembourg en moins pour FR de vendredi qui est déjà d’anthologie !

  • James  

    Hello Bruce!Peso,j’ai été très déçu par le run de Jason Aaron(que j’ai fini par détester chez marvel!) Mon seul intérêt était Marc Silvestri(j’aimais beaucoup sa prestation sur les x-men et darkness)!La seule hype de ce récit qui me reste c’était la superbe couverture de Silvestri avec des requins mutants qui était un clin d’oeil aux Dents de la mer.

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