Mourir d’aimer

Le cinquième Beatles : l’histoire de Brian Epstein par Vivek Tiwary, Andrew Robinson et Kyle Baker

VO : Dark Horse

VF : Dargaud

Les 5 mousquetaires !

Les 5 mousquetaires !©Dark Horse

L’histoire de Brian Epstein est un roman graphique paru aux Etats Unis chez Dark Horse et en VF chez Dargaud. Il est possible d’apprécier cet album sans une connaissance encyclopédique de l’histoires des Fab Four. A noter qu’Hugo Cassavetti traducteur et auteur de l’avant propos est également chroniqueur de la rubrique rock de Télérama.
La préface est signée par Andrew Loog Oldham qui fut le manager des Rolling Stones entre 1963 et 1967.

Qui fut le cinquième Beatles ? Stuart Sutcliffe, ami intime de Lennon qui le vénérait et qui décéda peu avant leur ascension ? George Martin le vénérable producteur-arrangeur qui a conçu le son Beatles ? Yoko Ono, probablement la femme la plus haïe du monde dont l’influence autour de l’album blanc est indiscutable ?

Non ! Paul Mac Cartney est formel : Si quelqu’un mérite le titre de cinquième Beatles, c’est Brian Epstein.Toutes les personnes qui ont vu des vidéos des Beatles connaissent Brian Epstein, au moins de visu : un beau jeune homme, tiré à quatre épingles, toujours souriant.

Coup de foudre à Liverpool !

Coup de foudre à Liverpool !©Dark Horse

C’est lui, qui en 1961, découvre 4 merdeux dans une salle mal éclairée de Liverpool ( La Caverne ). Lui qui les relooka, qui leur organisa des concerts toujours plus gigantesques, qui encaissa les coups lorsque Lennon proclama que son groupe était plus célèbre que le Christ. Lui qui imposa à cet abruti réactionnaire d’Ed O’Sullivan que ces poulains puissent passer dans son show et fut à l’initiative de leur percée aux Etats Unis. Lui qui, à l’article de la mort, organisa le premier concert diffusé dans le monde entier autour d’All you Need is Love. Un événement suivi il y a 50 ans par 400 millions de personnes !

Lorsqu’Epstein décède d’une surconsommation de tranquillisants, il n’a que 34 ans. C’est une perte immense qui anéantit le groupe alors en train de faire les marioles en Inde. Cette histoire lui rend hommage. Et montre que les Beatles avaient un manager qui leur ressemblait: un type authentiquement doux, aimable, éduqué incapable de vacherie, de colère ou de coups bas.  Le contraire de l’enflure Allen Klein qui prit le relais et qui avait déjà mis les Stones sur la paille.  Epstein était convaincu que son destin était de  rendre les Beatles plus grands qu’Elvis ce qu’il réussit alors que tout le monde se foutait de lui. Un type foncièrement attachant qui utilisait sa fortune personnelle pour acheter 5000 exemplaires de Love me do , le premier 45 tours de ses protégés pour qu’ils passent à la radio.

Les rois du monde complotent notre bonheur !

Les rois du monde complotent notre bonheur !©Dark Horse

Tout au long de cette BD, c’est d’amour dont il s’agit ! Un amour inconditionnel et réciproque entre un manager et un léviathan à 4 têtes. Brian Epstein, ce n’était pas Brian Jones. Jones avait une gueule d’ange,  fondé les Stones et un talent prodigieux. Mais c’était aussi une petite raclure qui humiliait son monde, maltraitait ses fans et tabassait ses femmes. Epstein lui, n’avait qu’un démon : son dégoût de lui-même.

Le britannique cumulait les tares : il  était juif et homosexuel. Et les auteurs rappellent qu’à cette époque, aimer les hommes était passible de prison ! Une scène montre le traumatisme d’Epstein : celle où pensant séduire un homme, il se retrouve rossé de coups par lui. Epstein vivra son homosexualité comme dégradante, sordide, comme une sexualité déviante à réprimer. Alors que le monde entier s’envoie en l’air grâce à l’immense vague d’espoir que la musique des Beatles engendre, Epstein se bourre de tranquillisants, crève de solitude et entretient une fascination morbide pour la corrida. Il  est à la fois le Torero dans son habit de lumière seul face à la foule et le taureau blessé qui meure sous les banderilles.

Epstein, l'homme blessé

Epstein, l’homme blessé©Dark Horse

Les Beatles sont vus en pointillés. Ce sont évidement Lennon et Mac Cartney qui se taillent la part du lion, Harrison et Starr étant très en retrait. Lennon est montré comme un musicien arrogant qui s’adoucit immédiatement une fois en confiance. Il entretint avec Epstein une vraie relation de confiance matinée d’un flirt platonique plutôt mignon. Mac Cartney apparaît distinctement dans les rêves d’Epstein précédant sa mort. Epstein sait qu’il est le seul à être suffisamment posé et pointilleux pour assurer la survie du groupe.

Ce qui est souvent bouleversant, c’est la relation de confiance exceptionnelle entre les Beatles et leur manager ! Les Beatles ne sont rien au moment de leur signature. Et Epstein est un disquaire qui n’a jamais managé personne. Leur rencontre est un coup de foudre exceptionnel, qui ne prendra fin qu’avec sa mort ! Epstein n’a jamais d’aigreur ou d’amertume ! Il est capable au contraire de sortir de son lit d’hôpital pour lancer la sortie de Sergeant Pepper !

Une relation d'amour platonique

Une relation d’amour platonique©Dark Horse

Plusieurs scènes touchent droit au coeur : Notamment celle où Epstein subit un chantage odieux de la part d’un gigolo qui menace de dévoiler son homosexualité à la télé. Epstein, si seul, qu’il imaginait chaque rencontre comme un amour sincère qui lui sauverait la vie. Epstein qui découvrait en temps réel le métier de manager du plus grand  groupe de tout les temps. Epstein  trop honnête, pour manger les cachets de son groupe. Epstein qui opposa sa pureté authentique à l’épouvantable cynisme du Colonel Parker qui lui conseillait d’exploiter les Beatles comme il le fit pour Elvis.

C’est parfois très répétitif notamment sur la fin. Mais les auteurs savent mettre en scène un homme dépassé par le succès d’un groupe qui battait records sur records. Pour aller toujours plus loin, Epstein invente sans le savoir tout ce qui dénaturera le rock par la suite : le Merchandising, les tournées monstres, les concerts de stade. Mais il a l’innocence du nouveau né et le personnage suscite un immense capital d’empathie du lecteur du début à la fin de l’histoire. Et paradoxalement, le livre fait l’éloge de la débrouillardise et de l’artisanat !

Epstein contre le Colonel Parker

Epstein contre le Colonel Parker©Dark Horse

Les dessins de Robinson et Baker alternent entre réalisme et caricatures. Les couleurs sont absolument magnifiques, et la mise en scène, les cadrages ne sont pas sans rappeler celles de Frank Miller pour son Dark Knight Returns, autre grande parabole d’une légende confrontée aux médias. On regarde ahuri ce pauvre Lennon devoir s’excuser à la TV pour contrer les menaces de mort à son encontre! Lui ! qui sera finalement assassiné par un autre frappadingue !

C’est aussi un témoignage sur la chasse aux homos d’une époque. Et des effets d’une pression sociétale invisible sur la vision qu’un homme a de sa sexualité.

Au final malgré un scénario qui tourne en rond, l’histoire de ce cinquième Beatles est un magnifique portrait d’un homme qui sacrifia sa vie pour rendre le monde heureux.  Vivek Tiwary confie avoir été fasciné pendant 20 ans par le destin d’Epstein avant de se lancer dans l’écriture du scénario. Epstein, un homme qui aima les Beatles plus qu’il ne s’aima lui même.  Epstein qui a dû se retourner dans sa tombe quand Lennon en solo chantait qu’il ne croyait plus aux Beatles !

Un homme qui mourut d’aimer, un fou solitaire sur une colline venteuse qui avait seulement besoin d’amour….

Brian Epstein. L’homme qui voulait aimer©Dark Horse

 

30 comments

  • Présence  

    Merci pour ce commentaire très informatif et très éclairant. Plusieurs sites de comics ont loué cet album comme très réussi, mais n’ayant pas d’intérêt particulier pour les Beatles, je l’avais laissé passé (malgré la participation de Kyle Baker). Grâce à toi, je sais de quoi il retourne sans avoir à le lire. Ma curiosité a été satisfaite.

    • Bruce lit  

      Merci Présence,
      J’adore les biographies et celles en BD ne sont pas toujours des plus réussies ! Celle-ci oui ! L’enjeu dramatique dépasse à mon sens l’histoire des Beatles. C’est une authentique et tragique histoire d’amour qui explore toute la subtilité entre le désir et le pouvoir. Une histoire comme comme je les affectionne, qui n’hésite pas à prendre de la hauteur par rapport à son sujet en introduisant un personnage imaginaire aux côtés d’Epstein.
      Sans ma médiathèque préférée, je passais un côté de ce petit bijou. Une adaptation ciné verra sûrement le jour. Etant moyennement friand des biopics, je ne suis pas pressé…..

  • Jyrille  

    Merci pour le commentaire, j’avais aussi laissé passer cette bd. Les dessins ont l’air bien mais je n’investirais pas… Mais je la lirai bien quand même !

  • Stan FREDO  

    Merci pour cette présentation. Je suis plus Rolling Stones que Beatles. Mais j’ai aussi longtemps pensé être plus « Marvel Comics » que « DC Comics »… J’ai tout de même fini par acheter, l’âge venant, « 1 », puis les rééditions des doubles « bleu » et « rouge »… Quoi qu’il en soit, il est bon qu’un hommage soit rendu à Brian Epstein via l’art séquentiel.

  • Bruce lit  

    @Stan : il vaut vraiment le coup cet album. J’aime mes Beatles Et les Stones. Me demander de les départager serait me demander de savoir si je préfère mes mains ou mes pieds !
    J’adore Abbey Road mais aussi MAgical Mystery Tour que je préfère à Sgt Pepper. Mais je comprends les propos de Stan, Cyrille. Les albums bleus et rouge restent une formidable rétrospectives des chansons des Beatles. Rt on y trouve des faces B comme Dont let me down, Hey Jude, et la Ballade de Yoko.

    • Stan FREDO  

      Le « Double Bleu » et le « Double Rouge », c’étaient aussi beaucoup les albums qu’avaient les grandes soeurs de mes potes… 😉 Je n’ai pas mentionné que j’ai aussi l’intégrale DVD « Anthology » dont je n’ai visionné que les deux premières années. Cela dit, c’est bien.

    • Jyrille  

      Ah mais tout à fait. Mais ils ne sont pas représentatifs des Beatles expérimentaux, plutôt des best of. Le complément idéal, c’est le Past Masters.

  • Bruce  

    Le livre Anthology est vraiment excellent ! Une bible d’informations vue par les Beatles Themselves.
    Ado, je n’aimais pas les Beatles. Enfin c’était un grand mot, je disais que je n’aimais pas. Ils étaient trop commerciaux pour le hard rocker à la noix que j’étais. Yersterday, c’était le sommet de la soupe pour moi !
    Et puis, j’ai dû entendre une face B d’Oasis que mon frère écoutait, Im The Walrus et j’ai voulu comparer avec la version originale , et là le choc ! Depuis je n’écoute quasiment plus Oasis….

  • Bruce The Walrus  

    Ah oui ! Past Masters ! Quelle merveille ! Hé les gars on met quoi en face B ? Tiens , j’ai une chanson qui s’appelle Hey Jude, les gars ! Ca parle du divorce de John ! Le final est très sympa mais pas autant que le couplet ! Ouais ! ok ! Paul !
    Un album de faces B comme ça vaut largement 20 ans de REM ( provocation gratuite de ma part)….

  • Eddy Vanleffe  

    Si la BD est à l’avenant de la critique, cela doit être un chef d’oeuvre d’émotion…
    Vraiment Bravo.
    La musique des Beatles dépasse tellement de choses, notamment par ce qu’elle a engendré…
    C’est un peu comme Eddy Merckx ou Usain Bolt quand ils étaient là, ils dominaient tellement que je ne sais pas si on peut les comparer vraiment à un autre groupe.
    Les Stones sont devenu vraiment un phénomène à partir de 1968 avec l’album Beggars Banquets pour offrir au monde un cycle de perfection allant à l’aise jusqu’à Black and Blue…
    Moi j’aime autant les uns que les autres mais j’ai souvent l’impression que les premiers furent les leaders des année 60 et les autres des années 70…
    Le dissolution des Beatles a rajouté à leur légende avec aussi le fait qu’ils n’aient pas fait d’album en trop (enfin si on ne compte pas let it be…naked).

    • Bruce lit  

      Merci Eddy.
      Les Stones ont toujours eu un train de retard, mais hey ! Qui pouvait dépasser les Beatles ? J’arrive à les suivre jusque Exile on Main Street, après j’ai du mal. Mais je trouve Steel Wheels excellent ! Black and blue, j’ai dû écouter une fois, je n’en ai aucun souvenir.
      La musique des Beatles tout comme les films de James Dean ont changé notre vie et parfois à notre insu.
      Côté solo j’aurais tendance à préférer les albums de Paul que de John. Même si le binoclard avec Jealous Guy a écrit la chanson parfaite pour chialer dans sa bière (avec Alice Cooper son grand copain 🙂 )- Je vais être lourd aujourd’hui !

      • Jyrille  

        D’accord avec Eddy, jusqu’à Black and Blue inclus, c’est du sans faute. Même si j’aime moins Goats Head Soup qui a quand même quelques tueries (Angie et Heartbreaker surtout). Par contre après Black and blue, je ne peux pas. J’ai essayé hein, mais même Some Girls, même Tatto You (que tous mes potes fans de Stones adorent), je ne peux pas. Les Stones sont morts en 76. En fait mes deux premiers vrais Stones sont une K7 avec It’s only rock n roll sur une face et Black and Blue de l’autre. J’aimerai toujours ces albums pour ça (j’avais quoi, 16 ans ?).

  • Eddy Vanleffe  

    Pareil pour les deux solo…
    Entre Paul le besogneux, travailleur, soigné qui va établir des albums à la fois riches comme Band On the run, il a le talent terrible de chier les mélodies imparables….

    John a fait deux albums fascinants(Plastic ono band) et Imagine avant de sombrer et de continuellement refaire ce qu’il avait déjà fait en mieux

    moi j’aime l’album Ringo seul disque post Beatles où on retrouve les quatre…

  • Tornado  

    Pou ma part les trois chefs d’oeuvre solos post Beatles sont « Imagine », « Band on the Run », et le somptueux « All Things Must Pass » de George Harrison, qui n’a rien à envier aux deux précédents.
    Je suis incapable d’écouter « Plastic Ono Band » aujourd’hui. Je lui trouve un côté bobo avant l’heure assez horripilant et pas mal de titres sont très criards (« Mother », « Well Well Well », « God »), à l’instar des premiers albums des Wings (je pense notamment à la chanson « Wild Life » qui débute magnifiquement, pour barrer en couilles dans sa deuxième moitié).
    Mais aujourd’hui, les trois albums cités plus haut, je les mets sans la moindre hésitation au niveau de mes albums Beatles favoris.

  • Eddy Vanleffe  

    Je pense que la démarche du Plastic Ono band était très sincère, mais effectivement, à plusieurs décennies de distance, il peut prendre un coté snobinard…
    Et puis cette omniprésence de Yoko (qui fait le vent…pff) gonfle vraiment en fait..;mais ça reste un album thérapie assez saisissant…

    Je dois être le seul dans l’univers mais je crois que ma chanson préférée solo de Lennon, c’est instant karma à cause du coup de batterie d’Alan White..^^

    All things must pass est aussi un album thérapeutique….je crois ne l’avoir écouté qu’une fois, mon frangin qui l’a….Par contre j’aime assez bien son Live in Japan avec Clapton en guest…

  • Tornado  

    Dans « All Things must Pass », il y déjà Eric Clapton, ainsi que Dave Mason de Traffic. Tu devrais réessayer, il y a notamment des perles comme « I’ d Have You Anytime » (coécrite par Dylan), et les deux versions de « Let It Down », ou encore « Isn’ t It a Pity (version Two) » qui rappellent les plus belles chansons de George période Beatles (je trouve).

    Je suis d’accord sur le côté insupportable de l’omniprésence de Yoko Ono auprès de Lennon, surtout en ces années là. La production de « Plastic » est assez pourrie quand même, avec ces arrangements à la va-comme-je-te-pousse. C’est dommage parce qu’on ressent bien la veine mélodique avec « Working Class Hero » ou « Hold On ».

    • Jyrille  

      Clapton était aussi sur While My Guitar Gently Weeps sur le double blanc…

      • Tornado  

        Oui, mais ça, tout le monde le savait déjà ! 🙂

  • Eddy Vanleffe  

    dans POB (j’en ai marre de l’écrire ^^) Y’a juste pas d’arrangements du tout. le gars il joue sa guitare dans le salon…
    Je ne sais même pas pourquoi Spector est crédité… ^^

    • Bruce lit  

      Ce blog….
      C’est n’importe quoi quand même ! Je mets à jour un article sur Alice Cooper et les mecs discutent sur les Beatles….
      (Sigh…).
      Ce qui me fait penser que cet article Beatles mériterait aussi une mise à jour. Gageons que celle-ci faîte vous irez sur un article de Pink Floyd 🙂

      Sur les albums solos de Lennon, certains sont très bons. Moi j’aime bien God. Je trouve pas ça bobo du tout, Imagine oui.
      All Things must pass : il est très looong quand même et difficilement écoutable dans la longueur. Je déteste le son Spector de ce disque et cette revrb’ à fond les ballons. Mais il y a de très bons morceaux, ça oui, notamment If not for you la reprise de Dylan.
      Peut-être le seul disque chez moi avec du Phil Collins dedans…

      • Jyrille  

        Je suis fan de Phil Collins. Mais ce triple album de George Harrison, je ne l’ai écouté que récemment, et c’est pas du tout ma tasse de thé. Faut que je le retente mais j’ai pas envie…

        C’est marrant mais je crois que je ne suis pas du tout adepte des albums solos de stars qui faisaient partie d’un groupe. Je n’ai jamais écouté aucun album solo de Macca, de Lennon, de Robert Plant, de Chris Cornell… J’ai tenté un album de Stephen Malkmus (de Pavement), bof. Deux ou trois albums de Black Francis sont bien. Je ne connais qu’un album solo de Morrissey. J’ai écouté un album solo de Damon Albarn, c’est pas mal mais bon. Bref, j’ai beaucoup de retard et beaucoup d’appréhension, même pour des pointures comme Lennon et Macca.

        • Tornado  

          « Band on the run » est une merveille. Il débute par la chanson-titre, qui est une des plus belles de ma discothèque idéale.
          Les membres de Crosby, Stills, Nash & Young, par exemple, outre leurs participations à d’autres formations (Buffalo Springfield, The Byrds, The Hollies), ont tous sortis des albums majeurs (peut-être pas Graham Nash, mais je ne suis pas très fan de ce dernier).
          Et tu dis que tu es fan de Phil Collins, donc tu te contredis ! 😉

          Après il y a des cas particuliers qui faisaient partie d’un groupe au début, puis qui ont dissout l’idée même de leur groupe pour le représenter seul, comme Alice Cooper par exemple (histoire de faire le lien avec l’article qui, aujourd’hui, a été bouffé par nos discussions sur un autre… 😀 ).

          • Jyrille  

            Ah ah oui c’est vrai pour Collins ! Mais je m’exprime mal : ses albums solos, je ne peux plus, mais j’aime encore certaines de ses chansons, et surtout, je suis fan du personnage. Aujourd’hui encore, je me suis écouté une playlist perso de Genesis / 26 titres surtout tirés de la période Collins du groupe et quelques titres s(urtout tirés de The Lamb Lies Down On Broadway) de la période Gabriel. Avant cette playlist faisait 35 titres, mais durait quatre heures… J’ai opté pour 2h30 centrés sur la seconde période, donc Collins.

            Pour le reste je te rejoins. Je tenterai ces albums solos un jour.

          • Bruce lit  

            Les gens de ce blog sont vraiment…vraiment…uncanny.
            Il existe donc des fans de Phil Collins ?
            Ca existe ?
            Ce type et ses pochettes où il se prend en gros plan continuellement, ces clips eighties, cette voix semblable à celle de Max la Menace, cette -tousse- musique accompagnatrice de caddies ?
            Et-tousse, tousse, crache-venant de Cyrille qui trouve un groupe rock comme Midnight Oil qui n’a jamais tourné de clip au ralenti, chanté des chansons d’amour dangereuses pour le diabète, dépensé un PIB dans un clip, vendu ses chansons à la pub ou au cinéma, trop commercial ????
            Ouinnnn ! Ils font rien que de m’embêter !

            Some Girls des Stones : une tuerie qui prouve que les Stones étaient encore incroyables au moment du punk !

          • Jyrille  

            Tout est question d’intention, Bruce. Collins n’a jamais fait que du rock cérébral ou alors commercial, mais c’était toujours honnête. Et comme je le dis, je ne peux plus écouter ses albums solos, à part quelques titres. Tiens récemment je me suis remis à écouter The Postal Service (un seul album en 2003, réédité en 2013), ils font une super reprise de Against All Odds :

            https://www.youtube.com/watch?v=pvjlivsCBcM

  • Tornado  

    Ah oui ! Phil Collins est crédité aux congas ! 😀
    A la batterie, on trouve Ringo Starr, Jim Gordon, Alan White, et il y a même Ray Cooper au tambourin. Ça fait du beau monde aux percussions (si l’on oublie Clapton et Mason à la guitare et Dylan à l’écriture) !
    « God » : Insupportable avec le refrain criard qui s’étire au fil de la chanson.
    « All Things must pass » est un triple album. Evidemment qu’il est long ! Je ne trouve pas que la reverb soit too much. Pas sur les titres que je préfère en tout cas.

  • JP Nguyen  

    @Bruce : moi aussi j’aime Phil Collins !
    J’assume un certain goût pour le son « pop rock ». Et puis zut, après tout, ce n’est pas parce que c’est mainstream que c’est à chier. Je sais qu’il y a un peu de taquinerie dans les interventions de Bruce mais si on ne se connaissait pas depuis un bout de temps, le simple texte de son avis pour Phil Collins apparaîtrait comme très méprisant…
    Les pochettes simples avec juste son portrait ? On peut le prendre comme du narcissisme ou juste du classicisme et la volonté de ne pas faire d’esbrouffe…
    Mais quand même, une disco avec « In the air tonight », « Against All Odds », « Long long way to go », on peut ne pas aimer mais faut pas me dire que c’est tout pourri (m’enfin c’est pas le degré zéro de la musique quand même ???) !
    Mes albums préférés sont « But seriously » et « Both sides ». Y’a aussi le Serious Hits – Live qui déchire trop grave sa mère en string (oui, tant qu’à paraître ridicule aux yeux de Bruce, autant y aller franco)

    Et je précise que je ne m’énerve pas et que je n’ai aucune envie de chier dans vos bottes mais que certaines interventions rappellent parfois la posture du personnage de Jack Black dans High Fidelity…

    Bises à tous, je vous aime toujours, la Team (même si j’aime aussi Phil Collins).

    • Jyrille  

      Dans mes bras JP ! Et oui, en live, le Collins sait s’entourer de pointures. Tous ses musiciens sont terribles, comme ceux de Sting, de Zappa, de Mylène Farmer etc…

  • Tornado  

    J’aime bien itou. Pas au point d’avoir acheté un album solo. Mais j’ai des trucs dans mon I-pod, comme « The West Side », « Mamma » ou « In the Air Tonight ». Et j’aime bien les deux premiers albums de Genesis période Collins (« A Trick of the Tail » et « Wind and Wuthering »)..
    J’ai vu Genesis en concert avec Phil Collins comme leader. Mais je n’en garde pas un souvenir très marquant par contre.

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