Nous sommes Légion (Review : Split)

Split par M. Night Shyamalan

Même l’affiche contient des spoilers

Même l’affiche contient des spoilers
©Universal Studios

AUTEUR : MATTIE-BOY

Tous les scans de cet article ©Universal Studios

Nous allons parler aujourd’hui du film Split de M. Night Shyamalan sorti dans nos salles en février 2017.

1ère publication le 11/09/17- MAJ le 19/01/19

Attention, il y aura quelques spoilers. Bon…déjà la bande annonce spoile certains trucs. Alors…euh…ben disons que je ne ferai pas beaucoup plus de spoilers que la bande annonce.

Avant toute chose, je tiens à préciser que je ne suis pas un aficionado du réalisateur M. Night Shyamalan. Son premier film Le 6ème sens a marqué plus d’un spectateur avec son twist qu’on ne voyait pas venir (enfin…je sais que certains l’ont vu venir mais je ne vais pas mentir, ce n’était pas mon cas). Et aussi avec la structure du film finalement assez bien fichue pour qu’à la seconde vision, on ne trouve rien pour venir contrecarrer cette révélation trop grosse pour être possible. Cela a même donné naissance à une vague de films se reposant sur des twists finaux, très souvent ratés. Au final le twist est devenu un artifice facile très rarement réussi qui part du principe que si on arrive à surprendre le spectateur, alors c’est réussi. Eh ben non ! Tout le monde aurait pu se transformer en Barbapapa à la fin de Star Wars 7 et je vous parie que vous auriez tous été surpris. De là à dire que ça en ferait un bon film…c’est autre chose.

Seulement voilà, Shyamalan lui-même est tombé amoureux de son idée de twist final et a enchaîné les films plus ou moins réussis. Si je fais partie des gens qui pensent que Incassable est plutôt réussi (mais j’y reviendrai), à côté de ça on a eu droit au Village , un film pas honteux mais dont on voit venir le twist à des kilomètres pour le coup. Et surtout on a du subir des films comme Phénomènes atrocement mal joué et hilarant dans sa mise en scène malgré une idée de fond qui aurait pu être intéressante, ou Signes qui use et abuse du concept du fusil de Tchekhov à un point où ça en devient risible.

Pour les curieux, le fusil de Tchekhov est un principe du dramaturge russe Anton Tchekhov qui disait que « si dans le premier acte vous dîtes qu’il y a un fusil accroché au mur, alors il faut absolument qu’un coup de feu soit tiré avec au second ou troisième acte. S’il n’est pas destiné à être utilisé, il n’a rien à faire là ». En gros c’est un principe comme quoi chaque élément mémorable doit avoir un rôle. L’ennui c’est que ça, c’est bon pour une description dans une pièce de théâtre. Pas pour un décor réaliste dans un film qui est forcément rempli d’éléments anodins de la vie de tous les jours. Ainsi, dans Signes , lorsque les verres d’eau disséminés par la fille du héros finissent par servir à vaincre les aliens (la faiblesse la plus nulle du monde) ou que la phrase « swing away » que la femme du héros lui a mystérieusement dit à sa mort était censée prendre tout son sens des années après au moment de botter le cul des aliens en faisant un swing avec la batte de baseball accrochée au mur, ben ça devient involontairement hilarant de bêtise.

Si encore c’était une vision du futur qu’avait eu sa femme pour vaincre les aliens (et même en écrivant ça, je me sens bête), n’aurait-il pas été mieux qu’elle dise « ils craignent l’eau » plutôt que « pète leur la gueule à coup de batte » ? Ah ben merci chérie, on n’aurait jamais deviné que taper un mec avec un objet contondant pourrait faire mal.
Bref…tout ça pour dire que lorsqu’un ami m’a proposé d’aller voir Split au ciné…ben j’ai pas hésité parce que ça faisait un moment que je ne l’avais pas vu et que ça me faisait plaisir…mais j’avais quand même peur de tomber sur un film naze. Enfin, je me disais qu’à deux au moins, on rigolerait ensemble en cas de ratage.
Mais au final, non. Ce n’est pas raté. Bon…ce n’est pas parfait. Mais c’était pas mal.

Le film commence alors que trois jeunes filles doivent se faire raccompagner par le père de l’une d’elles en voiture. Trop occupées à parler entre elles et à regarder leur smartphone, elles montent dans la voiture sans remarquer qu’un type a assommé le père et pris la place du conducteur. Il va rapidement les gazer et kidnapper les trois filles.
Peu de temps après, on revoit ce même type se rendre chez une psychiatre. Il ne se comporte pas du tout de la même manière. Il a l’air enjoué, un peu maniéré, j’oserai même dire un peu gay. Et il bosse dans la mode (ah, le cliché du styliste gay…mais je digresse, on s’en fout). Ce type s’appelle Barry. Mais il s’appelle aussi Dennis. Et Patricia. Et Hedwig. Et Jade. Euh…oui, ce personnage souffre d’un trouble de personnalités multiples. 23 pour être exact (rien que ça.) Son vrai nom est Kevin Wendell Crumb mais sa psy se garde bien de le prononcer car cela pourrait faire des dégâts. L’acteur qui joue ce malade mental n’est autre que James McAvoy (oui, le Charles Xavier des derniers films X-men) qui livre ici une performance incroyable.

Il est donc suivi par une psychiatre, le Dr Karen Fletcher jouée par Betty Buckley. Mais une de ses personnalités les plus agressives, Dennis, a kidnappé les trois filles et les retient dans une sorte de sous-sol aménagé. On suppose que le personnage est un veilleur de nuit mais on ignore où il travaille exactement. Certaines autres personnalités sont au courant des agissements de Dennis bien sûr. Mais seulement les pires. Patricia, bien que plus douce, semble aussi tordue que Dennis. Quant au gentil Barry, il semble se faire de plus en plus rare.
On comprend que Dennis et ses « complices psychiques » gardent les filles pour nourrir « la Bête ».

Un rôle multiple

Un rôle multiple
©Universal Studios

Le film tourne autour de ce personnage à la psyché fragmentée et des trois filles qui tentent de s’échapper du sous-sol où elles sont enfermées. Parmi elle, il y a l’héroïne du nom de Casey Cooke interpretée par la très mignonne Anya Taylor-Joy (qui a apparemment fait de l’effet au boss. Rappelez-lui qu’il n’est pas libre les gars, et qu’elle n’a que 21 ans.) Bon…sinon pour toi Bruce, elle a aussi joué dans The Witch si tu veux la revoir. (Et la polygamie alors Mattie Boy?- Ndr).
Où en étais-je ? Ah oui ! C’est la plus débrouillarde des trois. Pour le coup, les deux autres ne sont pas des idiotes pour autant, mais elles cèdent plus facilement à la panique (ça peut se comprendre) alors que Casey semble savoir prendre son mal en patience pour se montrer plus subtile. On se demande même si elle n’a pas déjà vécu une expérience traumatisante similaire par le passé.

Elle essaiera notamment de piéger une des 23 personnalités du ravisseur, un jeune garçon de 9 ans (enfin je crois, je n’ai plus le chiffre exact en tête), pour s’enfuir. McAvoy est d’ailleurs assez irrésistible en gosse de 9 ans. Malgré le côté effrayant de sa maladie et de ce qu’il réserve aux filles, il reste hilarant quand il est habité par la personnalité du gamin.

Mais revenons à la Bête. Le film part en fait avec une sorte de handicap. Il ne va pas forcément dans la direction à laquelle on s’attend. Il démarre sur fond de thriller avec un criminel souffrant d’une maladie mentale, mais il va dévier vers le surnaturel. Je parle de handicap parce que du coup ça a surement motivé les annonceurs à révéler certains éléments surnaturels dans la bande annonce. Pour le meilleur et le pire. Ne pas le révéler aurait pu être une bonne idée. Sans être le twist du film (d’ailleurs il n’y a pas réellement de twist à proprement parler à la fin, plutôt une référence), c’est ce qui aurait pu nous surprendre le plus. Mais d’un autre côté, sans être conscient de ça, les spectateurs auraient pu être déçus de ce revirement.

Bref…toujours est-il que la Bête serait une manifestation de toutes les personnalités unifiées qui donneraient accès à des capacités cérébrales normalement inaccessibles au commun des mortels et qui aurait aussi des répercussions physiques. Le mental qui forge le physique en gros.
Le psychiatre ne croit pas en la Bête mais Dennis semble penser qu’elle va venir et qu’elle va vouloir se nourrir d’être impurs, trop gâtés, non-meurtris. Car pour lui, la souffrance est une forme d’élévation. C’est du moins certainement ce qu’il s’est imaginé dans son monde car avec tous ses troubles, il se sent capable d’atteindre un potentiel enfoui. Et son choix s’est porté sur les trois filles car il les considère comme pourries gâtées.

Tout va bien, docteur. Je vous assure. Je ne séquestre personne dans un sous-sol
©Universal Studios

La prestation de Betty Buckley (le Dr Fletcher) est à saluer car elle parvient en tenant une conférence Skype sur les manifestations de la maladie de son patient à faire paraître cette idée de potentiel enfoui accessible via une psyché fragmentée crédible, ou du moins pas ridicule malgré le parti pris de construire un film de méta-humains le plus ancré dans la réalité possible. Notre suspension consentie d’incrédulité n’est pas trop ébranlée et on attend de voir ce que ça va donner lorsque la Bête arrivera.
Le film distille un suspense efficace dans une atmosphère de huis clos dans ce sous-sol. Il y a bien des passages à l’extérieur lorsque le criminel rend visite à sa psy, mais le gros du film se passe dans le sous-sol. Les filles vont devoir redoubler d’ingéniosité et échapper à cet homme qui est plus qu’un homme.

Un élément sympa à relever, et pas si anodin que cela, est une analogie que je me suis faite avec Légion, le fils de Charles Xavier. Il est cocasse que l’acteur qui a joué Xavier me fasse penser au fils de ce dernier dans le comics, mais le concept n’en est pas si éloigné. Légion (David Haller) dans les X-men est un garçon à la psyché fragmentée qui possède divers pouvoirs qu’il « débloque » en fonction de la personnalité qui est aux commandes. Et on comprend bien que si toutes ses personnalités étaient unifiées, il serait le plus puissant mutant du monde. Bon…ici on ne part jamais dans les superpouvoirs (quoique…) mais sur le principe c’est assez similaire. C’est comme si Shyamalan faisait son film de méta-humains en changeant les codes du genre.

Casey tente l’approche psychologique avec le gamin
©Universal Studios 
Source Study Breaks 

Et quel autre film de Shyamalan vous fait penser au monde des super héros ? Oui, Incassable , c’est ça. Incassable était un film qui pour le coup nous surprenait avec une révélation qui nous dressait le portrait d’un monde habité de héros et de vilains. De gens opposés. Un twist qui a déçu pas mal de monde, justement pour son côté surréaliste avec une mythologie de comic book. Disons que c’est surréaliste si on s’attend à un film plus réaliste. Est-ce pour cela que cette fois on nous a privé de cette surprise dans la bande annonce ? Pour que personne ne râle que cela dévie vers le fantastique ?

Pour moi Incassable , au-delà de sa vision manichéenne du monde avec des super héros et des super vilains, nous dressait un portrait très sombre du destin. Il y a dans ce film une approche fataliste qui nous dépeint comme prisonniers d’un rôle attribué par le destin, avec certains humains qui vont naitre forts et n’auront jamais trop de soucis de santé, et d’autres qui vont souffrir terriblement à un point ou, à moins de disposer d’une force morale bien supérieure à la normale, ne pourront que finir du côté obscur. Le personnage de Bruce Willis est d’ailleurs assez mou et peu motivé à l’idée d’aider les autres. Il n’a rien demandé. Tout comme le personnage de Samuel L. Jackson souffrant de l’horrible maladie des os de verre (ostéogénèse imparfaite) n’a pas pu réussir dans la vie avec un tel handicap autrement qu’en passant du côté obscur. C’est une idée assez effrayante que développe le film.

Mais je m’égare. Cet article ne concerne pas Incassable . Mais croyez-moi, c’est tout comme. Je n’en révélerai pas davantage sur la résolution de l’intrigue de Split pour éviter les spoilers, mais je vais à présent parler de quelques éléments que j’ai trouvé ratés.

Le premier défaut du film concerne le passé de l’héroïne. Je ne peux pas trop en révéler comme je l’ai promis, mais je disais qu’elle avait du vivre une expérience traumatisante par le passé. Eh bien l’ennui c’est que cet aspect là de son vécu semble traité par-dessus la jambe, sans réelle résolution. Si bien que, même si cet élément joue un rôle dans sa capacité à survivre, il est assez mal foutu. Disons que ce n’était peut être pas la peine d’aller jusque là juste pour justifier son « avantage » dans une certaine situation, surtout si c’est pour que son problème personnel ne soit pas résolu à la fin du film. Ouais, ce n’est sans doute pas clair pour vous si je ne suis pas plus explicite. Alors disons seulement que ce n’est pas la peine de mélanger un film de genre avec un drame social si on ne sait pas trop quoi faire du drame social.

Huis clos souterrain

Huis clos souterrain
©Universal Studios
Source Dead Central

Un autre élément m’a perturbé. J’hésite à vous dire qu’il s’agit d’un spoiler parce que le film semble traiter la chose comme si c’était important alors que je n’ai pas saisi pourquoi. Dans le doute vous pouvez vous rendre au prochain paragraphe après le scan suivant si vous voulez éviter d’en savoir trop. En gros à la fin, on comprend que le sous-sol était celui d’un zoo. La caméra se promène sur les animaux d’une étrange façon comme si on devait être étonnés. Et le must, c’est quand une journaliste déclare à la télé que le ravisseur était habité par les personnalités des animaux du zoo.

Euh…quoi ? J’ai eu très peur d’un twist pourri de Shyamalan mais en fait il n’y a absolument rien qui vient étayer cette idée. On dirait juste que la journaliste se paie le luxe d’y aller de sa petite théorie bullshit. Mais pourquoi ? Les personnalités s’appellent Jade, Barry, Dennis, Patricia…quel rapport avec les animaux ? Non, aucun. Je n’ai pas compris ce délire. Ok, c’est juste une phrase entendue à la télé en arrière plan mais pourquoi cette impression que la révélation du lieu de travail était importante ? Bon à la limite je peux comprendre l’idée de « la Bête » qui se rapprocherait d’un instinct animal dont la naissance dans l’esprit du tueur aurait été favorisée par la vie au contact des animaux. Mais ce n’est pas clair et je ne vois pas trop en quoi c’est censé être surprenant. On pensait déjà plus tôt dans le film à une réémergence de facultés primitives et d’instinct animal sans avoir besoin de savoir qu’on se trouvait dans un zoo. Enfin…ça semble anecdotique au final. Et je précise que je n’ai rien lu sur le net avant de faire cet article. Je n’ai pas voulu me faire influencer par les théories qui germent à chaque fois. Je ne suis pas certain qu’il soit nécessaire de toujours aller chercher super loin.

On n’échappe pas non plus à quelques scènes typiques de Shyamalan. A savoir des scènes bizarres qui n’ont guère de sens. Par exemple, au début, lorsque le fameux kidnappeur rentre dans la voiture avec les 3 filles, il gaze les deux à l’arrière pour les endormir et ne fait rien à la troisième sur le siège passager. Il prend son temps, reprend son souffle, enlève son masque protecteur. Il est impossible qu’il n’ait pas vu la 3ème fille assise juste à côté de lui. Paralysée de peur, elle ne fait rien non plus. Si dans son cas, on peut mettre ça sur le coup de la terreur qui peut nous paralyser en dépit du bon sens, quel est le motif du méchant pour attendre sans rien faire ? Surtout qu’au bout d’un moment, ben hop il la gaze aussi. Okaaay. On va appeler ça les « moments Shyamalan » tant c’est typique de son écriture qui veut paraître bizarre et inconfortable mais échoue assez souvent pour devenir juste incohérente.
Et pour finir, on pourra aussi trouver l’idée des différenciations vestimentaires des diverses personnalités un brin tirée par les cheveux. Je comprends bien qu’il s’agit de donner vie à d’autres personnages visuellement, et je ne suis pas psychiatre donc j’ignore si les troubles de la personnalités asujettisent les malades à ce genre de rituel identitaire, mais j’ai du mal à imaginer le personnage partir se rhabiller à chaque changement de personnalité, même dans les situations les plus tendues. Enfin…ça reste du cinéma et je pense que les troubles d’identités multiples sont souvent représentés de manière plus caricaturales que réalistes pour des raisons de divertissement.

Malgré tout c’est un film sympathique qui se hisse parmi les plus réussis de ce réalisateur avec un concept intéressant, servi par des interprétations d’acteurs excellentes. Anya Taylor-Joy s’en sort très bien dans son rôle et James McAvoy est littéralement habité par toutes ses personnalités. Et pourtant j’ai vu le film en VF. Je dis ça parce que souvent, les VF actuelles me déçoivent et foutent en l’air le jeu des acteurs. Là, non. Donc je me doute que ça doit être encore meilleur en VO.
Sans être un chef d’œuvre, je ne regrette pas pour autant d’avoir vu ce film. Cela annonce du meilleur en tous cas dans la filmographie de Shyamalan.

Tout de suite, la suite !

——
Encore plus fou que Legion et incarné par l’acteur de Charles Xavier, Split, pur produit geek entre fantastique et mutananité. Mattie Boy laisse parler la voix du coeur pour vous en faire écho chez Bruce Lit.

La BO du jour : un héros avec quatre voix dans sa tête qui sort d’un psy. Les Who à leur plus haut niveau pour la dernière fois de leur histoire.

58 comments

  • Jyrille  

    Pas vu la suite et comme Mattie ça m’intéresse moyennement. Surtout que je n’ai toujours pas vu INCASSABLE, il faudrait commencer par ça…

  • Bruce lit  

    Je finis à peine de voir GLASS.
    C’est un film génial !!!
    Émouvant
    Super bien écrit avec plusieurs niveau de lecture. Un vrai chant d’amour aux comics books et plein de clins d’oeil amoureux au genre. Le film finit la boucle commencée avec Incassable , les rôles sont vertigineux, aucune fausse note du début à la fin ! C’était …..wwwwah !
    TOrnado, Matt vous devez voir ce film ! C’est le meilleur film de super héros à l’aise !

    • Jyrille  

      Ah ouais ? Tu m’étonnes quand même. Bon, faudra que je me fasse Incassable et donc Glass par la suite.

      • Matt  

        Et donc Split au milieu hein. ça va avec.

        • Jyrille  

          Oui mais Split je l’ai vu et j’ai pas super envie de le revoir.

    • Kaori  

      Merci pour ton retour enthousiaste, Bruce. Je sais donc quoi « commander » à mon fournisseur de films préféré.

      Pour l’instant on n’a vu que les deux premiers. J’avais un peu peur d’être déçue par GLASS, sachant que M. Night Shyamalan est capable du meilleur comme du pire.

  • Bruce lit  

    Non. Aucune peur à avoir. Shyamalan a été canalisé. C’est brillantissime.

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