Peur sur la vie (DRAGON HEAD)

Dragon Head par Minetaro Mochizuki

Une excursion au pays du desespoir organisée par BRUCE LIT

VO : Kōdansha

VF : Pika

La douce Ako, une main sur la bouche pour ne pas hurler de terreur
© Pika Graphic

DRAGON HEAD est un manga écrit et illustré par Minetaro Mochizuki paru en VF chez Pika en 10 volumes en format de poche ou en 5 volumes dans sa version Deluxe. Il s’agit d’une histoire parue entre 1995 et 2000 que sa réédition rapproche de WALKING DEAD qui sera publiée 8 ans plus tard aux Etats Unis.

DRAGON HEAD est un survival qui ne bascule jamais dans le gore ou le trash. C’est pourtant une lecture extrêmement angoissante à ne pas recommander à des lecteurs trop sensibles. Nous allons voir pourquoi.

Le sens de lecture est japonais et de légers spoils apparaitront ici et là.

Abandonne tout espoir, cher lecteur car tu vas souffrir comme jamais.
© Pika Graphic

Nous sommes dans le Japon des années 90, mais l’histoire pourrait se passer de nos jours sans anachronisme : au cours d’un voyage scolaire, Teru et Ako, deux collégiens sont les seuls survivants d’un tremblement de terre alors que leur car passait sous un tunnel. Enterrés vivants dans la pénombre totale avec un autre gamin qui vire psychopathe, ils parviennent au bout de plusieurs semaines à s’enfuir avant de réaliser que leur cauchemar ne fait que commencer : le Japon est totalement détruit !

Pluie noire, éruption volcanique, tsunamis, explosions, glissements de terrain, tornade de feu, le couple va passer de Charybde en Sylla dans un Japon apocalyptique tandis que Mochizuki dissémine des pistes d’explications sans jamais les élucider : Attaque nucléaire, catastrophe naturelle ou l’oeuvre d’une créature fantastique, tout ça n’a plus tellement d’importance, tant ces causes pourraient être les trois conjuguées.

Nobuo, l’enfant redevenu sauvage
© Pika Graphic

L’objectif des deux enfants sera double : survivre et tenter de se rendre à Tokyo pour tenter de retrouver leur famille.
DRAGON HEAD c’est d’abord une ambiance, une atmosphère de fin du monde inédite malgré l’abondance de littérature en matière de Survival.

Avec le 1er arc où nos amis tentent de survivre pendant 400 pages sous les décombres d’un tunnel, on pense naturellement à SA MAJESTE DES MOUCHES pour l’affrontement entre Teru le garçon raisonnable qui tente de trouver une issue et Nobuo, un jeune homme qui, maquillé de façon tribale, revient à l’état sauvage en décidant d’épouser les ténèbres de son coeur et du tunnel.

Mais s’il fallait trouver un équivalent littéraire, on choisirait le AU COEUR DES TÉNÈBRES de Joseph Conrad qui inspira le APOCALYPSE NOW de Coppola. Tout au long de cette odyssée initiatique, Ako et Teru vont se redécouvrir en étant confrontés à leur peur et celles des autres.
WALKING DEAD, CROSSED, GEN D’HIROSHIMA, KEN LE SURVIVANT,LE TOMBEAU DES LUCIOLES mettent aussi en scène la fin du monde. Mais rien d’équivalent à DRAGON HEAD à côté duquel ces oeuvres pourtant marquantes font figure de comédies musicales.

Ako et Teru, Eve et Adam de l’Apocalypse…
© Pika Graphic

Malgré l’attachement immédiat pour Ako et Teru, le lecteur réalise qu’ils ne sont rien. Deux fétus de pailles soufflés par la nature que l’auteur emploie pour attacher le lecteur à un récit sans espoir où le personnage principal est la destruction : celle de la civilisation, de l’humanité et de toute reconstruction.

C’est là qu’intervient le dessin si maîtrisé de Mochizuki que son lecteur est pris de vertige : que ce soit sous un tunnel, dans un hôpital ou en plein air, DRAGON HEAD est toujours suffoquant et claustrophobique quelque soit le décor. Ses personnages sont très expressifs et profondément séduisants, suffisamment pour que le lecteur ait envie de les voir apparaître.
C’est notamment le cas de Ako, seule source de lumière dans un monde éteint. Une héroïne courageuse et attachante qui souffre de Narcolepsie en s’endormant subitement lors d’attaques de panique.

S’il fallait établir une comparaison avec un homologue américain, nous dirions que Mochizuki est aussi maniaque que Geoff Darrows lorsque il s’agit d’établir une physiogonomie de la destruction. Il est possible de de compter chaque gravier, chaque carreau brisé, d’étudier l’architecture de tous les immeubles qu’il détruit, de se perdre dans les labyrinthes souterrains qu’il transforme en lieux d’épouvante et de mythologie comme celui du minotaure.

Lorsque chaque gravât est un vestige d’une civilisation disparue
© Pika Graphic

Si beaucoup de ses dialogues sont parfois emphatiques, convenus et très répétitifs, si l’on peut finir par se lasser du sadisme de l’auteur à transformer ces minots en plaies vivantes, pauvres marionnettes alimentées par l’énergie du désespoir d’un soleil noir, on peut que s’extasier sur la mise en scène hors pair de Mochizuki qui varie les tableaux pour chaque Arc : Huis clos traumatisant sous le tunnel, action échevelée façon Beat’em up dans un hôpital, course contre la montre rappelant NEW-YORK 1997 et surtout un épisode inoubliable où nos amis survolent le mont Fuji en hélicoptère transformé en gouffre.

De ma vie de lecteur je n’ai rarement éprouvé une telle panique : toute notion de beauté disparait, l’hélicoptère disparait dans les entrailles de la terre, Mochizuki multiplie les plans où l’on s’attend à apercevoir un élément familier, une lueur de jour ou d’espoir. Non, Teru et Ako évoluent dans un espace sans étoiles, dans un ciel sans oiseau, dans une terre à la vie éradiquée jusque l’atome. La peur qui s’y installe part de cet atome pour devenir anatomique. Les personnages annexes finissent par s’automutiler ou se trépaner pour ne pas ressentir cette terreur qui attrape le lecteur pour ne jamais l’abandonner.

Il ne reste rien. Rien.
© Pika Graphic

Beaucoup ont reproché à DRAGON HEAD sa fin décevante, aussi ouverte que MONSTER, autre grand classique de la peur japonaise. Je suis en désaccord total avec ces gens. Je la trouve au contraire bien trop directive avec des éléments de réponses concernant l’Apocalypse qui contextualisent cette peur au lieu de la laisser sourde et inexpliquée.

Car DRAGON HEAD c’est l’Apocalypse au sens bibilique, presque satanique sans le saint cirque autour. Si l’on considère le satanisme comme l’inversion de la vie, DRAGON HEAD est l’oeuvre la plus diabolique jamais écrite. Notre humanité commence avec la création de Adam et Eve créés après 7 jours de construction du monde. Teru et Ako en sont les derniers enfants après sa destruction, plongés dans un enfer sans fin . C’est ainsi qu’il faut lire DRAGON HEAD une fin d’une histoire sans fin, une plongée dans les ténèbres et le vide, la destruction totale de l’arbre de vie sans que nos héros, à l’inverse de ceux de WALKING DEAD ou même de CROSSED puissent se raccrocher à une seule branche.

Irrespirable
© Pika Graphic

Adam et Eve seront chassés du Paradis Originel après que le fruit défendu leur prodigue la Connaissance. Une connaissance que Ako, la femme ultime perd tout au long de ses crises de terreur, une information que Teru renonce progressivement à maîtriser pour épouser le chaos.

Vous trouvez que notre crise du Covid nous transforme progressivement en machines désocialisées, que le terrorisme nous a appris à vivre avec la peur, que l’assaut du Capitol ressemble au pire film d’anticipation américain ? Vous êtes encore loin du compte de ce que la terreur de DRAGON HEAD peut susciter. Sorti de ce manga, ce monde, le même que vous trouviez répugnant au point d’allez vous réfugier dans cette lecture, vous semblera encore rempli d’espoir et de possibilités : celle de l’être sans le néant.
Exceptionnel !

Ne plus penser, ne plus ressentir, ne plus souffrir…
© Pika Graphic

La BO du jour : s’il fallait trouver un équivalent à cette désolation glaciale, le désespoir de Cure est la solution



27 comments

  • Matt  

    Manga qui me semblait intéressant à une époque.
    Mais ce qui lui est beaucoup reproché, c’est sa durée sur 10 tomes alors que la moitié aurait pu suffire.
    Je me suis aussi demandé ce qui pouvait bien être raconté pendant si longtemps alors que le contexte est justement qu’il ne reste rien.
    Si c’est pour voir des automutilations, des morts à n’en plus finir, sur 10 tomes…je crois que je vais passer mon tour.
    Je ne doute pas de la force évocatrice de l’enfer du manga, mais je doute d’avoir envie d’y rester 10 tomes…

  • Nicolas  

    Bruce je ne te savais pas féru de manga, un grand merci! Tu m’as donné envie de le lire.
    Cordialement

    • Nicolas  

      Des éléments de réponse sur les origines de l’apocalypse, mais il semble que non justement. Le mystère reste entier.

  • Bruce lit  

    @Matt : Passionné par le manga et le seinen en particulier, il m’était impossible de passer outre ce classique d’autant plus que j’affectionne particulièrement les rééditions Deluxe, un bel objet de bibliothèque. Je n’ai pas trouvé ça particulièrement long. Il y a bcp de pages muettes qui allègent la lecture. Mais pour le moral, oui, il y a mieux.

    @Nicolas : comme dans les 80’s à chaque fois que les comics me semblent tourner en rond, c’est vers le manga que je me tourne. Je finis actuellement NOISE et suis happé. Matt nous en reparle demain.

    • Matt  

      Moi j’attends le tome 8 de Soul Keeper du Tsutomu Takahashi (auteur de NeuN, Blue Heaven)
      Mais évidemment c’était publié par Panini alors pénurie hein…
      On trouve encore les 7 premiers tomes mais le 8eme s’arrache à 200€…
      Je l’ai trouvé à 24€ mais ça met tellement de temps à arriver que ça sent l’arnaque…
      Je vais me retrouver avec 7 tomes sans la fin, ça me gonfle !
      Je comptais lire ça et en parler ici, mais ça s’annonce incertain du coup…

      Le concept me plait bien. Un ange un peu feignant (une jeune fille) se retrouve à devoir veiller sur un humain…qui est le premier ministre du Japon, ciblé par plein d’ennemis et critiqué dans tous les sens.
      ça semble prendre le parti, sous une enveloppe fantastique avec anges et tout, de « défendre » ou du moins de montrer les difficultés de la politique.

    • Nicolas  

      Comme toi Bruce !! Exactement comme toi! Fatigué et lessivé des comics je me suis tourné vers les mangas et l’animation Japonaise, ma plus belle histoire de coeur.

  • Patrick 6  

    Oh ça a l’air sympa ! Et puis ça doit mettre de bonne humeur et donner la pêche aussi ^^
    Blague à part tu l’as bien vendu, même si les 400 pages font un peu peur.
    Quoi qu’il en soit je tenterai ma chance si je le trouve à l’occasion.
    Ah et bravo pour la BO ! Je n’aurais pas fait mieux moi même ^^

  • Kaori  

    Alors… Merci beaucoup pour l’article, qui me permet de dire « non merci » !
    Si le personnage sur la couverture du volume 4 (dernière image) est Teru, ça a fini de me convaincre de ne pas y jeter un oeil, au cas où ton analyse n’aurait pas suffi !!
    Merci de nous rappeler que parfois, le monde réel a du bon 😉

  • Jyrille  

    Alors excellent titre et excellent résumé de début (voyage au pays du désespoir).

    Comédies musicales tu exagères. Surtout qu’en effet, c’est la peur et non pas l’horreur qui attend nos héros dans ces pages.

    « De ma vie de lecteur je n’ai rarement éprouvé une telle panique » : bien dit. Comme j’ai enfin fini d’acquérir les MONSTER, je vais les relire, je m’étais arrêté au tome 5.

    Bien vu la Bible à l’envers, ou du moins après l’Apocalypse.

    Merci vraiment pour ce superbe article Bruce. J’appuie sur tous les points douloureux.

    La BO : chef d’oeuvre. C’est encore parfois ma sonnerie de réveil même si en ce moment je l’ai remplacée par A New Career in a New Town de Bowie.

  • Eddy Vanleffe  

    Ce manga est FA-BU-LEUX
    Pour convaincre, Bruce tu aligne les références occidentales ciné etc ce qui montre à quel point ce manga est un ovni et notre besoin maladif d’y « reconnaitre « quelque chose vient de cette totale perte de repères qu’on l’on a
    Pour Dragon Head déboite totalement Walking Dead, bien plus court, dense et pourtant nous avons cette fameuse humanité qui peine à se reconstruire suite à…..la fin. sans artifice zombi ni atermoiement américain.
    si Matt trouve ça décompressé, en 10 tome il faut bien dire que l’ensevelissement est une des phases les plus impitoyable qui soit. chaque mètre franchi, gagné est ressenti par le lecteur et pour obtenir cet effet, il faut du volume de page. on étouffe presque avec les protagonistes… une dinguerie ce manga…
    Cet été va sortir aussi l’ECOLE EMPORTEE que j’avais raté la première fois, là je me jette dessus. encore une version nippone de SA MAJESTE DES MOUCHES;
    En tout cas bravo Bruce.

    • Bruce lit  

      Ah par contre Eddy, qu’es ce que je me suis fait chier avec CHIISABOKE ! Tu as aimé ?

      • Eddy Vanleffe  

        oui.. c’est pas pareil du tout…du contemplatif avec fétichisme du pied… ^^

  • Bruce lit  

    @Cyrille : l’exagération fait partie intégrale de ma prose. J’assume et je n’ai pourtant rien de Marseillais. Tu as de drôles de sonneries dis moi… .
    Je ne me rappelles plus si tu as lu DRAGON HEAD
    @Eddy : c’est quand même très différent et moins politique que WD. C’est quoi l’école emportée ?
    @Kaori : passe ton chemin, tu as besoin de sommeil et DRAGON HEAD t’en privera à tout jamais….(Non, ce n’est pas Teru sur le volume 4)
    @Nicolas : les mangas matures dans lesquels j’ai investi ne me déçoivent jamais.

    • Jyrille  

      Oui j’assume mes drôles de sonneries… Et oui j’ai l’édiction PIKA en 10 tomes de Dragoin Head, lue il y a quelques années déjà.

    • Eddy Vanleffe  

      L’Ecole emportée est un maga d’Umezu, un des papes de l’horreur nippon. c’est l’histoire d’une école primaire projetée subitement dans une autre dimension cauchemardesque…les gamins vont devoir se débrouiller sans parents ni autorité…. c’est un déluge de scènes chocs mais avec un graphisme pas encore affranchi de Tezuka…J’en sais pas plus je vais me le faire cet été avec Mermaid….

    • Matt  

      Tu ne disais pas avoir lu plein de Umezu, le meitre spirituel de Junji Ito, Bruce ?
      Curieux que tu ne connaisses pas l’école emportée, au moins de nom.
      Je pensais me le lire aussi celui-là

    • Jyrille  

      Ah et ok pour l’exagération….

  • Matt  

    Moi j’avoue que contrairement à plein de gens, je n’ai pas d’affinité particulière avec ces récits qui consistent à mettre des gens livrés à eux-mêmes sans lois ni rien.
    Je trouve qu’une fois que t’as lu un récit de ce genre, tu les as tous lus.
    C’est un peu une impasse. C’est toujours pareil : l’homme devient un loup pour l’homme, et on est tous des merdes et des ordures, etc.
    Bon…

  • Bruce lit  

    @Matt : ce que tu ressens pour les survival, moi c’est pour la scifi à base de conquête spatiale. Les hommes sont mauvais, ils arrivent sur une nouvelle planète et vont de nouveau foutre la merde. Les thématiques sont les mêmes, le décor change.
    Umezu : j’ai lu de lui LA FEMME SERPENT, La Maison aux insectes et Je suis Shingo. Je n’ai pas du tout accroché avec le dernier que j’ai revendu aussi sec. Donc, je ne peux pas encore me prétendre aussi « connaisseur » que d’un Tezuka ou un Ito dont j’ai une demi douzaine de bouquins.
    @Eddy : ah oui, ce fétichisme des pieds et des plans bizarres. Si encore c’était sexy…Mais le truc chaussettes-sandales, non c’est pas mon truc. Au delà de ça, il m’aura fallu 3 volumes pour me rendre compte que l’histoire avait commencé alors que tous les volumes me semblaient coincés dans un prélude. J’ai tout lu, tout revendu sans regrets. .

    • Matt  

      Euh…il y a de bien plus vastes sujets que la conquête dans le SF.
      D’ailleurs je ne connais pas vraiment de trucs de SF dont le theme est la conquête. Plutôt des travers de société exagérés dans une dystopie, ou la frontière entre l’homme et la machine, les dérives scientifiques, ou mêmes les utopies avec Star Trek. Mais passons…

      Moi j’ai testé la femme serpent de Umezu…que j’ai direct revendu. J’ai pas trop aimé. Et j’ai trouvé le style de dessin trop statique. Je connais très mal donc^^
      Mais l’école emportée semble…remporter (ha ha) un grand succès critique.

  • Présence  

    Un rendez-vous bêtement raté en ce qui me concerne : à l’époque de sa première édition VF, j’avais opté pour d’autres séries mangas, et mon budget était plus restreint que maintenant. C’est donc un vrai plaisir que de pouvoir le découvrir par tes yeux.

    J’ai beaucoup aimé ton développement sur la qualité des décors, et sur l’établissement d’une physiogonomie de la destruction.

    […] Vous êtes encore loin du compte de ce que la terreur de DRAGON HEAD peut susciter. Ah oui, quand même : venant d’un lecteur aguerri comme toi, ça fait froid dans le dos, rien que de lire cette phrase.

  • Surfer  

    Bon, si j’ai bien compris c’est la semaine nipponne 😀😀😀.

    Un peu comme toi, je lis de moins en moins de comics. Je pense aussi que l’on est reparti pour un cycle où ils tournent en rond. On va attendre des jours meilleurs.
    Les mangas peuvent être, effectivement, une alternative. D’autant plus que j’en ai lu très peu et j’ai beaucoup de choses à découvrir.
    Ceux que tu nous vends aujourd’hui ont l’air très sympas. Sauf qu’il faut investir et s’investir dans une multitude de tomes pour avoir une histoire complète . Et c’est bien le problème avec les mangas 😞.

    Je préfère y aller piano piano… Donc comme je l’ai déjà dit hier je vais privilégier les adaptations de LOVECRAFT par GOU TANABE. Au moins avec 1 ou 2 tome on a une histoire.

    La BO: je crois que je n’ai jamais écouté un album complet de THE CURE. Pourtant c’est un groupe que j’aime bien. Je n’ai aucun disque ou vinyle. MAIS, j’ai quand même un fichier numérique avec un florilège de leurs meilleurs morceaux dont celui présenté.

  • Bruce lit  

    @Patrick et Présence : tout est disponible à l’emprunt à la casa…
    @Surfer : rhoo quand même 5 tomes les gars sérieux ? Marvel vous vend des crossovers et des events depuis 60 ans quoi. C’est pas ONE PIECE, DRAGON BALL ou même WALKING DEAD Là, c’est fini et votre vie de lecteur en sera à jamais changée.

  • Bob Marone  

    Donc semaine nipponne (ni mauvaise d’ailleurs). Ton article donne bien envie. D’autant que, comme tu le soulignes, ce grand format est très agréable et procure une expérience de lecture plus immersive. J’ai lu MUSEUM dans cette collection et j’avais vraiment apprécié les grandes pages sur lesquelles se déploient les dessins.
    DRAGON HEAD me fait de l’oeil depuis un moment. Je note ça dans mes tablettes.
    Et la BO !!!! Leur meilleur album selon moi avec 17 seconds, dans une disco qui compte beaucoup de chefs d’oeuvres. « Give me your eyes that I might see the blind man kissing my hands… », rien que le début et j’ai des frissons partout.

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