QUAND DC PIQUE UNE CRISE (IDENTITY CRISIS)

Justice League : Crise d’identité par Brad Meltzer et Rags Morales

Un retour  effectué par le réserviste Eddy Vanleffe.

VO: DC

VF: Urban

«Quelqu'un m'a mis la main au cul pendant que les plombs ont sauté! Qu'il se dénonce ici et maintenant!» © 2004-DC Comics/Urban-Michael Turner

«Quelqu’un m’a mis la main au cul pendant que les plombs ont sauté! Qu’il se dénonce ici et maintenant!»
© 2004-DC Comics/Urban-Michael Turner

Il s’agit d’une mini-série en sept chapitres de 40 pages de Brad Meltzer et Rags Morales publiée par DC comics en 2004. Elle a été  traduite par Urban comics en 2013 avec en supplément, trois épisodes de JUSTICE LEAGUE OF AMERICA datant du «silver age» afin de montrer dans quel matériau les artistes ont puisé leur inspiration. Cet album a été etrillé par l’ami Tornado juste ICI.

AAh, WATCHMEN….
Peut-être avez-vous entendu parler de cet obscur fanzine des années 80, qui n’ayant obtenu les droits des personnages pour raconter une histoire, s’est contenté d’en faire de vulgaires copies pirates popularisant la future mode de la fan-fiction.
Pourtant, et contre toute attente, une génération d’auteurs se piqua d’un enthousiasme délirant pour la saga de ces «hommes-montres» et de leur univers à la fois sombre et réaliste posant presque pour la première fois de l’histoire de l’humanité:
«Et si la bande dessinée parlait aussi aux adultes?»

Dès lors, on brouilla les pistes en permanence, on aborda les problèmes de violence, de olitique et de sexe à l’aide de personnages divins en collant aux pouvoirs délirants, qui réussissent l’exploit d’être totalement contraires aux principes fondamentaux à la fois de la science et de la religion.
Et à ce moment les scénaristes se prirent soudain pour des auteurs… amusant quand on consacre les trois quart de sa carrière à piller la pop-culture dans le seul but d’ajouter le fait que Dracula, lui aussi a un zizi… (Note à Bruce: ça va je l’ai bien compris le ton polémique du blog?)
L’impact de l’ouvrage traumatisa totalement certains comme ce pauvre John Michael Straczynski, qui en fit un remake (RISING STARS), puis un postulat assez proche chez Marvel (SUPREME POWER), puis un autre remake (THE TWELVE) avant de se rabattre sur une préquelle (BEFORE WATCHMEN) puis sur une variante (SIDEKICK) et enfin de vouloir faire la même chose qu’avait accomplie le Maître sur les personnages de Charlton Comics en reprenant ceux de Red Circle (la branche super héros de l’éditeur d’Archie). Il n’en sort pas le mec, il faut qu’il consulte…

Pourtant une partie du public de comics est composée de perpétuels mécontents (Ne faites pas semblant de ne pas le savoir, pourquoi ouvre-t-on des blogs à votre avis?)
L’appétit du fan est sans cesse tiraillé par ce besoin de lire d’excellentes séries indépendantes, adultes et de qualité (Wildstorm, Valiant, Invincible, Savage Dragon, The Boys etc…) et celles qui nous ramènent inlassablement à nos totems Marvel et DC. Notre fantasme serait de pouvoir lire ce fameux «Watchmen avec les vrais super héros!», pas un récit alternatif ou avec une autre pirouette, non un vrai gros «Watchmen» qui foutrait la merde dans le bac à sable de nos costumés enfantins…
Cela existe-t-il?
Et bien oui.
Attention, je suis conscient que je vais attaquer un récit qui ne fait pas l’unanimité. Pour tout un tas de raisons et à bien des égards, on pourrait même le comparer à l’arc PAST SINS de Spider-Man où l’on apprenait de manière brutale que le Bouffon Vert avait séduit la «vestale» Gwen Stacy et lui avait cloqué dans la foulée deux marmots aussi charismatiques et éphémères que le duo de danseurs Milli Vanilli.

C'est juste une jolie petite histoire d'amour... ©2004-DC Comics-Rags Morales

C’est juste une jolie petite histoire d’amour…
©2004-DC Comics-Rags Morales

IDENTITY CRISIS prend sa source au sein de la continuité tarabiscotée de l’univers DC, voulant même lui rendre hommage, mais procédant d’une drôle de manière au propre comme au figuré: le viol!
A ce stade il faut décrire un peu l’histoire…
Chaque année, les membres de la Ligue de Justice, avec une certaine affection amusée, se rendent complices en souvenir des temps heureux d’un jeu des plus surprenant. Extensiman (Elongated man) est un membre oublié, parfois raillé, mais c’est oublier qu’il est un enquêteur hors pair, sorte de Sherlock Holmes qu’absolument personne ne conteste. Au sein des rangs de la Ligue, il a trouvé l’amour en la personne de la pétillante Sue Dinby. Dès lors le héros secondaire n’a plus que faire de la célébrité, et il offre son concours quand on a besoin de lui tout en savourant le bonheur d’une vie de couple épanouie. Il est d’ailleurs amusant de constater comment de son point de vue, ce sont les autres qui n’ont pas su évoluer à continuer à jouer aux «jeunes» en cabriolant sur les toits. Son épouse pourtant lui offre une sorte de jeu d’enquête à chaque anniversaire de mariage. Rite auquel se prêtent volontiers les autres membres de la communauté. Ici ce qui marque, c’est l’incroyable respect que les personnages ont les uns pour les autres…faisant la démonstration d’une cohésion de groupe inoxydable, du moins en apparence…
Comme vous pouvez vous en douter, cette année sera le théâtre d’un événement qui va tout bouleverser, et pour le coup, ce n’est pas un vain mot.

La fête prend une tournure dramatique lorsqu’un vrai tueur vient se mêler à tout ça. Un tueur qui apparemment connaît bien tous les secrets de la ligue, même ceux que les membres ont «oubliés». Sue Dinby se fait donc agresser chez elle. Bien sûr grâce aux alarmes sophistiquées dont ils disposent, Extensiman accourt au plus vite. Malheureusement ce sera trop tard et il ne pourra que prendre dans ses bras le cadavre affreusement brûlé et défiguré de Sue avec le débris de son cadeau traînant sur le sol: un test de grossesse positif.

«Mais sans moi, tu es seulement toi...» ©2004-DC Comics-Rags Morales

«Mais sans moi, tu es seulement toi…»
©2004-DC Comics-Rags Morales

Très rapidement donc, la nostalgie tendre laisse place à une violence inouïe qui choque autant les yeux que le cerveau. Le récit n’épargne pas son lecteur par la description sans fard du monde de DC. Et pourtant IDENTITY CRISIS réussit partout là où à mes yeux CIVIL WAR échoue. A savoir qu’il puise et utilise les failles des personnages qui existaient déjà et que ses révélations vues sous ce nouvel angle peuvent paraître totalement logiques. Pour finir le bouquin nous délivre des passages émouvants d’une rare force, comme pour les obsèques de Sue. Que ce soit le port du cercueil ou les mots qu’Extensiman ne parvient à prononcer, perdant subitement devant tout le monde le contrôle de ses pouvoirs déformant sa mâchoire qu’il retient dans ses mains à grand peine. Cela montre aussi qu’avec un peu d’ingéniosité, on peut tout à fait rendre un pouvoir ridicule crédible. Là où subitement les personnages Marvel deviennent les pires ordures construisant des camps de concentration. Ceux de DC parviennent à rester dignes et cela malgré les seaux de saloperies que va leur balancer l’auteur.

Brad Meltzer n’est pas vraiment un auteur de comics. Il est à la base romancier, auteur de thrillers juridiques/financiers à tendance espionnage comme sur DELIT D’INNOCENCE ou CHANTAGE chez POCKET. Il fait son entrée dans les comics par le petite porte chez DC en écrivant un arc de GREEN ARROW (THE ARCHER’S QUEST). Il se fait remarquer et il prépare alors cette histoire surprenante par son ambition littéraire, sa manière de décrire le boulot de Super-Héros en le rendant concret tout en lui conservant sa grandeur. IDENTITY CRISIS lui ouvrira les portes de la LIGUE DE JUSTICE qu’il écrira pendant un an, décrochant au passage même un «Eisner award». Et puis pour il disparaît, pas de «creator Owned», pas de contrat Marvel, rien! Meltzer est une sorte d’accident sans vrai lendemain dans l’histoire des comics.
Il va donc mettre en scène un bouleversement radical dans le fonctionnement de la ligue jetant un tout autre regard sur la période «naïve et enfantine» des comics. Mais il le fait à mon sens avec une habileté d’équilibriste.

Le cercueil porté par Green Arrow, Flash et Hawkman: un symbole: aucun personnage n'est secondaire. ©2004-DC comics-Rags Morales

Le cercueil porté par Green Arrow, Flash et Hawkman: un symbole: aucun personnage n’est secondaire.
©2004-DC comics-Rags Morales

Dès que la cérémonie est terminée, on verra se former une ligue dans la ligue, celle des personnages secondaires, conduites par un Green Arrow plus déterminé que jamais. Ils savent pertinemment que le suspect numéro 1 est le Doctor Light, une sorte de clown ridicule à peine dangereux. Mais il n’a pas toujours été comme ça. L’époque de l’innocence n’était pas si rose et il s’avère que Sue Dinby avait déjà subie une agression-sexuelle cette fois- aux mains de ce maniaque alors en pleine possession de ses moyens. Zatanna, la magicienne avait alors effacé les souvenirs douloureux de Sue et lobotomisé le salopard, le transformant en ce bouffon qui fit les plus belles pages des Teen Titans dans des intrigues absurdes et «infantiles» (Bruce lit© songe à déposer le mot).

Les personnages exposent une part d’ombre inédite et en rajoutent une couche: ils effaçaient les souvenirs de leurs adversaires à chaque fois qu’ils étaient susceptibles de devenir dangereux pour eux ou pour leurs proches, maintenant parfois leurs ennemis à l’état de débiles mentaux incohérents. Bien sûr tout cela était motivé par les «accidents» que les héros avaient bien pu subir comme la mort d’Iris Allen (épouse de Flash), qui a constitué en son temps l’un des moments les plus tragiques du «silver age» de DC. Si l’aura des personnages peut être ternie, ils en sont néanmoins respectés jusqu’au bout. Brad Meltzer fait appel à de hautes références à Alan Moore pour son récit qu’il compte bien inscrire dans l’histoire des grandes sagas de super-héros matures. Le passage où Green Arrow parle de l’hypocrisie de Superman qui entend tout mais qui sélectionne fait étrangement penser à un autre dans «WHATEVER HAPPENED TO THE MAN OF TOMORROW» où Superman en effet pleure en écoutant malgré lui les angoisses de ses proches lors de la fin du monde. Par ailleurs toujours comme Moore, qui reprenait une obscure histoire de «Red Hood» des années 60 pour nourrir son KILLING JOKE, le scénariste puise dans un terreau précis pour donner un autre éclairage aux événements joyeux de la ligue d’antan et tant pis s’il faut pour ça piétiner le souvenir que nous avions de ces pauvres marionnettes de papiers. Grant Morrisson fera la même chose par la suite en faisant du Batman de Zur-en Arrh une expérience psychiatrique dans son passage sur le chevalier nocturne.

Massage shiatsu pour salopard. ©2004-DC COMICS-Rags Morales

Massage shiatsu pour salopard.
©2004-DC COMICS-Rags Morales

Un tueur s’en prend donc aux proches des membres sachant par omniscience ce que la ligue s’est ingénié à cacher afin de protéger leurs familles. L’ex-épouse d’Atom-Jean Loring- manque de se faire pendre à sa porte et Lois Lane elle-même reçoit une lettre de menace. Dans ce chaos, la plupart des personnages perdent leur sang-froid, surtout que leur enquête piétine. La seule piste qu’ils puissent exploiter serait un être mystérieux du nom de Calculette, qui grâce à ses dons de «hackers», pourrait fédérer suffisamment de vilains autour de lui et mener son plan dans l’ombre. Néanmoins deux détails clochent: Quel serait son vrai mobile? Et serait-il le cerveau où un homme de paille? Questions auxquelles on ne peut vraiment répondre sans le trouver lui-même physiquement, or personne ne le connaît personnellement.
Le tour de force de cette histoire est justement de ne pas aligner bêtement plusieurs plots cosmiques mais bien de parler de l’intimité des héros, en exploitant leurs failles, tout en jouant sur un autre mode d’enjeux. C’est là que le bagage de romancier est à l’œuvre. La caméra en restant toujours à hauteur d’épaule permet une immersion, certes parfois dérangeante mais incroyablement humaine. L’auteur insiste au sein de son intrigue policière, sur les relations père/fils ou époux/épouse. Green Arrow et son fils Connor Hawke, Batman et son Robin du moment qui lui aussi s’inquiète pour son propre père, Superman et les parents Kent, Atom qui renoue avec la femme dont il a divorcé Jean Loring. Au milieu Extensiman se retrouve perdu sans épouse et sans l’enfant qu’il n’aura jamais.

Le second point qui force le respect est que contrairement à une communauté Marvel qui s’entre-déchire sur plus de 10 ans, IDENTITY CRISIS après l’inévitable secousse qui fera vaciller nos héros, ré insiste sur la capacité de faire de bons choix. Batman qui n’est pas du tout le personnage central du récit, enquête et finit par découvrir l’identité du coupable à force d’un travail d’investigation qu’on imagine aisément épuisant. De plus il est-pour une fois, l’un de ceux qui seront «trompés»ne voyant pas du tout d’où viennent les coups. Black Canary est généreuse, pleine d’une douceur affectueuse qui met un peu le déguisement entre parenthèse, C’est l’idéalisme de Green Arrow qui l’amène à prendre des décisions extrêmes et là encore, avant qu’il trébuche vraiment, il peut compter sur Flash. A ce moment incarné par Wally West, le bolide écarlate est réellement le compas moral d’une ligue au bord de l’implosion, ce sont ses révélations et ses silences qui maintiendront l’équilibre de l’équipe jusqu’à la fin. Si les plaies sont béantes lors de la conclusion, les longs épilogues donnent une large palette de réactions ouvertes. Ainsi les protagonistes sont tous libres de faire un choix heureux ou néfaste. Faire son deuil ou pas, préférer la vérité honnête ou la paix raisonnable, raccrocher les gants ou se convaincre de l’utilité de la chose. Retrouver sa famille ou la rejeter, tendre la main aux victimes ou ne pas laisser sombrer un assassin à sa misère.

Flash comme arbitre: vers une «Civil War» ou vers une voie médiane? ©2004-DC Comics-Rags Morales

Flash comme arbitre: vers une «Civil War» ou vers une voie médiane?
©2004-DC Comics-Rags Morales

Car voilà, la chute frappe exactement au même endroit que la scène d’ouverture et celui qui aurait l’habitude des complots alambiqués d’un génie du mal n’en sera que plus désarçonné. Pour une fois dans un terrain très balisé, le lecteur est surpris.
Donc si l’intrigue puise de manière assez ostensible dans celle de WATCHMEN avec cette brusque plongée de personnages aux atours naïfs dans un monde cru et adulte par le biais d’un meurtre et d’un viol, qui serviront à déconstruire l’univers, la comparaison s’arrête là. En effet, ce sont les comics dans leur ensemble, les Etats Unis et les repères faussement simples de nos idéaux qu’Alan Moore fait voler en éclat. Modestement, c’est juste l’univers DC que Brad Meltzer chamboule jusque dans ses racines. La portée est forcément moindre.
De plus ce qui est inattaquable sur des personnages appartenant à leurs auteurs, est beaucoup moins bien perçu pour ceux que le public s’est accaparé.

Rapidement le récit fait tâche et s’il recèle de vraies qualités de narration, les fans tiquent quant à la gratuité de faire subir ainsi froidement des sorts aussi abominables. Si aucun personnage principal n’est vraiment blessé dans sa chair (l’assassin s’attaque aux familles), les morts se ressentent violemment et avec un certain sadisme de la part d’un auteur plus proche d’écrivains comme Frank Thilliez ou Maxime Chattam que de Kurt Busiek ou Chuck Dixon. Le viol comme ressort dramatique peut donner une sensation de malaise, surtout sur un personnage aussi innocent. Beaucoup s’insurgeront de cette direction prise, venant piétiner dans la boue les icônes de papiers jaunis que constituaient les comics d’antan. A aucun moment, l’humour ne vient faire respirer le lecteur dans ce récit étouffant et certains ne le supporteront pas.

En lisant ce récit, me revient régulièrement une citation d’Alexandre Dumas. Quand on lui reprocha d’écorcher la réalité historique dans ses romans, celui-ci a jour répondu: «On peut violer l’histoire de France, à condition de lui faire de beaux enfants!». C’est à mon sens le cas ici. Bien sûr, nous pouvons déplorer la barge d’ordures lancée à la volée sur les collants immaculés de ces figures de papier, mais l’histoire est vraiment bien écrite et formidablement incarnée. Il faut donc parler à ce stade de l’artiste et du style qu’il a choisi pour illustrer le récit: Rags Morales. Là encore on pourra discerner une certaine filiation avec le dessin de Dave Gibbons dans WATCHMEN. Calvities naissantes, cernes, rides, nez proéminents, corps moins sculptés et plus ronds, les justiciers sont plus humains et plus réalistes, moins sublimés et pour donner une sorte d’atmosphère vintage désuète, le dessinateur se permet d’emprunter les visages d’acteurs qu’il affectionne et pas les plus évidents. C’est Danny Kaye qui prête ses traits à Extensiman et Phoebe Cates qui donne les siens à Zatanna. Le tout a pour effet de rationaliser et de plonger les protagonistes dans un quotidien très ordinaire dépourvu de tout artifice. Le scénario policier terre à terre et le graphisme forment donc une alliance incomparable donnant un ton unique à IDENTITY CRISIS au sein de la bibliographie DC. Livre auto conclusif suffisant à lui-même autant que terreau d’où fleurira INFINITE CRISIS, le volume a tout d’exceptionnel. Poignant et dur, sombre mais beau, iconoclaste et respectueux, Brad Meltzer ne cesse d’osciller sans jamais tomber. Objectivement une réussite.

Globalement rien ne perdurera de cette aventure et aujourd’hui l’éditeur a tourné le dos à ce genre d’écriture qui sait prendre l’essence de la continuité pour la métamorphoser en quelque chose à même de captiver un nouveau public. Encore que…Tom King a su récemment nous prouver le contraire sur son BATMAN et surtout sur son MISTER MIRACLE…. Le miracle, nous n’en sommes jamais à l’abri finalement …

Who Watches the Justice League? ©2004-DC Comics-Rags Morales

Who Watches the Justice League?
©2004-DC Comics-Rags Morales

Quand DC tente de recréer Watchmen avec ses super-héros, ça donne quoi ?  IDENTITY CRISIS commenté par Eddy Vanleffe chez Bruce Lit.

En BO un petit titre de Faith No More: Midlife Crisis.

36 comments

  • Bruce lit  

    Merci pour les petits clins d’oeil disséminés au long de l’article.
    Le (c) infantile était en cours de dépôt avant le corona machin. Une source d’enrichissement stoppée nette pour moi, même si c’es Tornado qui ‘l’emploie.
    Si je trouve ça chez Eaglemoss à moins de 5€, je te promets de le lire même si à priori, une enquête menée par les seconds couteaux de l’univers DC n’a rien pour m’intéresser. Surtout si on appuie fortement sur le bouton « viol » comme ressort dramatique.
    Mais pourquoi pas à l’occasion et d’occasion.
    La BO : formidable et culte, j’adore bien évidemment.

  • Présence  

    Voilà une histoire que je n’ai jamais relue et qui m’a laissé un mauvais souvenir. Quand Bruce insistait pour avoir un ou deux articles négatifs, j’avais même pensé à en faire sur cette histoire.

    Du coup, j’ai lu ton article avec un grand intérêt pour confronter mes souvenirs de plus en plus flous à tes arguments. La référence ultime de Watchmen m’avait déjà pris à rebrousse-poil : le temps a prouvé qu’aucun auteur n’a été en mesure d’écrire un second Watchmen, et pour cause la conclusion préconise que le modèle du héros est à abandonner. J’ai adoré le paragraphe sur les œuvres de JM Straczynski : je me suis totalement retrouvé dans cet avis.

    Brad Meltzer n’est pas vraiment un auteur de comics. – Initialement, c’est ce qui m’avait le plus dérangé à la lecture : le scénariste avait une tendance marquée à expliquer dans les bulles, plutôt que de faire montrer par les dessins (c’est du moins le souvenir que j’ai conservé). Peut-être qu’en le relisant, je me rendrais compte que ça n’est pas si marqué que ça…

    Ton article m’a donné envie de le relire avec ton éclairage positif en tête.

  • vark  

    ah je crois avoir trouvé où le designer du nouveau logo du mensuel Judge Dredd Megazine a trouvé son inspiration…

  • Romain Bouvet  

    Le premier comics DC que j’ai lu en kiosque à l’époque.

  • Midnighter  

    J’adore cette mini série, les dessins, les rebondissements de l’intrigue, l ‘utilisation des seconds couteaux, l ‘explication de certaines aberrations du golden age : particulièrement quand les esprits avaient été changés avec un groupe de méchants et pourquoi dr light était devenu un neuneu qui se faisait régulièrement battre par les teens titans

  • Surfer  

    Merci d’avoir contribué à combler mes lacunes sur l’univers DC.
    Je suis, pourtant, un inconditionnel de Batman et je connais quelques classiques de la « distinguée concurrence ». Mais, je dois avouer que je ne suis pas un expert de cet univers.
    La mini série dont il est question aujourd’hui m’est complètement inconnue !

    Le problème c’est que lorsque j’étais enfant, DC était très mal édité en France. Je suis un enfant de Lug et de Marvel.
    Dans mes souvenirs, il me semble aussi qu’à cette époque les récits DC étaient un peu plus (c) infantiles que Marvel (j’utilise le mot avant qu’il ne soit déposé) ;-)
    Bien sûr, je sais que depuis Dark Knight et Watchmen, ce n’est plus du tout le cas.

    Lorsque plus tard, je me suis remis à lire des comics, je me suis évidemment dirigé vers Marvel un univers que je connaissais et dans lequel je pouvais retrouver l’effet nostalgique que je recherchais. D’où l’explication de mes méconnaissances.

    Toujours est-il que ton article a piqué ma curiosité.
    Je ne te dis pas que je vais aller courir acheter le comics (surtout en période de confinement).
    Mais si un jour plus heureux, il croise ma route au détour d’un chemin, je ne manquerai pas de m’y intéresser de plus près.

  • Matt  

    Ha ha ! J’ai ri de la provoc sur Watchmen^^
    En fait la provoc c’est rigolo quand c’est pas toujours les mêmes qui se font tacler.

    Bon, j’avais déjà entendu du bien de cette histoire. Depuis longtemps, à l’époque du premier blog UMAC de Neault je crois.
    Je n’avais pas franchi le pas parce que j’avais peur que ce soit nécessaire de connaître les personnages pour apprécier la chose.
    Et en fait…je ne suis toujours pas sûr après ton article^^ Je peux ou je ne peux pas lire ça sans rien connaître de DC ?

    • Surfer  

      « Bon, j’avais déjà entendu du bien de cette histoire. Depuis longtemps, à l’époque du premier blog UMAC de Neault je crois. »

      Tiens, c’est amusant que tu parles de ça . J’ai moi-même été très actif pendant de nombreuses années sur le blog de Neault.
      C’est bizarre Je ne me souviens plus d’avoir échangé avec toi ! Tu avais peut-être un autre pseudo ? Le miens n’a jamais changé. Toujours fidèle à mon personnage fétiche ;-)

      • Matt  

        Ah moi je me souviens de toi^^
        J’étais là aussi quand ça a commencé à partir en live sur l’article du phénix noir et que Neault a décidé de couper les commentaires.
        Je crois pourtant que je devais m’appeler matt38 ou un machin comme ça. Pas très différent.

        • Surfer  

          Yep…quelle mémoire Matt… ;-) le monde de la blogosphère est petit.
          Maintenant que tu en parles je me souviens aussi d’un certain matt38
          Dommage pour le blog de Neault.
          Malheureusement, a partir du moment où tu interdis les commentaires et qu’il n’y a plus d’interactivité, le blog devient tout de suite moins intéressent.
          Il faut aussi savoir accepter toutes les opinions et avoir le recul et la diplomatie pour pouvoir gérer les conflits.
          Chose que Neault n’a pas su faire
          C’est pourtant une personne que j’ai beaucoup apprécié malgré son caractère…
          Personne n’est parfait et moi le premier.

        • Matt  

          Bruce a déjà dit aussi que Neault l’avait inspiré pour ce blog, malgré les soucis qu’il y a pu avoir en rapport avec son caractère comme tu dis. Je crois que quelqu’un ici s’est fait incendier par Neault sur facebook, mais bon bref…
          Je crois me souvenir que tu avait râlé aussi à propos du Thanos Rising de Aaron avec une caractérisation de « dame mort » bien pitoyable.
          Avis que je partage et comics que j’ai un peu descendu ici^^
          Mais ma mémoire a des limites, je ne sais plus exactement si c’est toi qui avait dit ça.

          • Bruce lit  

            Je ne cacherai jamais l’admiration et l’influence que le blog de Neault a eu sur la création de Bruce Lit.
            Il s’est montré hargneux avec un des membres de l’équipe en l’incendiant sur sa review de 300. Par solidarité, j’ai rompu tout contact avec lui.

        • Surfer  

          @Bruce,

          Je vais te répondre… pas de problème avec ça !

          Pour faire court, je dois être le dernier à avoir posté sur son blog. Je crois que c’est mon dernier message qui a été déterminant dans la fermeture des commentaires.
          Et, quelque part, je m’en veux un peu.

          Comme le dit Matt, c’est effectivement sur un article du Phénix noir.
          Notre différent n’était pas sur la saga et sa qualité intrinsèque. Malgré le fait que je la trouve culte et que lui n’a pas du tout la même définition du mot.
          Mais surtout à cause de Claremont.
          Sa chronique avait sévèrement dénigré l’auteur pour des raisons que je trouvais injustes.
          Mon échange a toujours été très courtois, mais en toute conscience, je me devais de défendre bec et ongles un auteur qui ne méritait pas un tel dénigrement.
          Pour finir j’ai eu simplement l’indélicatesse de dire que, contrairement à lui, Claremont pouvait vivre de sa plume et qu’il n’avait de leçon à recevoir de personne.
          Voilà l’histoire…

          C’est dommage parce que l’on était devenu relativement proches. On échangeait par MP. Il m’a même demandé, a un moment d’écrire des chroniques pour son blog. Chose que j’ai refusé par manque de temps.

          • Bruce lit  

            Décidément cette saga du Phenix Noir….

          • Surfer  

            @Matt

            Je fais mon mea culpa, pour Thanos Rising c’est aussi moi.

  • Aliénor Drake  

    Une très belle analyse de ce récit qui m’a marquée. Ça me donne envie de le relire, malheureusement je ne l’ai pas pris avec moi en confinement…Vraiment, ton texte est magnifique et très agréable à lire, ton analyse des émotions des personnages très juste.

  • JP Nguyen  

    Arf, tu n’as pas épargné ce cher JMS ! (au passage, le J, c’est pour Joseph, pas John…)

    J’ai lu cette série en ligne à sa sortie et j’en garde un souvenir positif mais sans plus. L’atmosphère était un peu trop oppressante à mon goût. Ton article met bien en valeur les qualités que tu as perçues dans ce récit mais je ne suis pas sûr que cela me fasse relire cette mini.

    Pour info, sur l’influence de Watchmen, dans le seul polar de Meltzer que j’ai lu, « Délit d’innocence » (Tenth Justice en VO), il avait donné les noms de famille de personnages de Watchmen aux juges de la Cour Suprême des Etats Unis…

  • nicolas  

    Très bon article sur une brillante série que je considère un fleuron de ma comicsthèque et vous savez que j’ai renoncé aux super-héros depuis un bail.

    Eddy : tu oublies de mentionner dans ton énumération Squadron Supreme de Mark Gruenwald, lorsque des duplicatas de la Justice League prennent le pouvoir aux Etats Unis sur la contre-Terre de Marvel. Un ancètre direct de Kingdom Come.

    En fait, montrer la JLA comme des « salauds » est crédible ici car ils abusent de leurs pouvoirs pour neutraliser d’autres ordures. Ils font à un violeur ce que nous aimerions lui faire mais que les lois nous interdisent. Et donc se placent au dessus des lois.
    Superman a beau être très vertueux il n’en reste pas moins un country boy du Kansas avec des idées très conservatrices, ce qui donne un autre dimension à sa personnalité. Batman… protège sa ville, mais il est aussi facho et tordu à sa manière que… disons Judge Dredd.

    Les super-héros sont des fachos et des hors la loi qui font un boulot qu’ils n’ont pas à faire. Après ne nous étonnons pas qu’une perspective adulte les montre comme de gros bâtards affligés de tares les rendant assez pathétiques au final.

  • Tornado  

    C’est un bien chouette article, un peu corrosif et pince sans rire et je trouve sympa que le blog ait finalement les deux faces opposées d’une même pièce avec Eddy et moi en matière de comics !
    Du coup moi je suis ici l’antagoniste ! :D
    Bon, je n’ai pas à reparler de cette mini/maxi-série puisque j’ai déjà fait l’article. :) (pratique)

    Je dirais juste :
    Pour moi l’équivalent Watchmen cez Marvel et DC n’existe pas, mais si je devais en choisir un ce serait Ultimates par Millar ;)
    IC n’a vraiment pas fonctionné avec moi. Si je lis un comics avec des super-héros qui parlent de manière adulte et sérieuse tout en portant un collant flashy et un bec d’oiseau, y a rien à faire, j’éclate de rire et le bouquin m’échappe des mains !
    Dans Ultimate, au moins, le super-héros était déconstruit de l’intérieur (comme dans Watchmen). Ce n’est plus vraiment un « héros », juste un « super », avec les défauts d’un vrai être humain, qui pête les plombs sous le poids de la célébrité. Ça c’était génial.

    • Matt  

      Eh ! J’ai une révélation de fou pour toi
      Je crois…que t’aimes pas les super héros en fait^^

      Quand c’est du old school pas très sérieux, tu trouves ça infantile.
      Quand ils parlent sérieusement et subissent des coups durs sérieux, t’éclates de rire à cause des costumes.

      Du coup tu les aimes…sans costumes, sans bagarres, sans objectif de sauver le monde parce que c’est ringard.
      Euh…ouais t’aimes le polar en fait^^ Pas les super héros.

  • nicolas  

    Obligé d’être d’accord avec Tornado :

    - Des super-slips qui parlent comme des adultes en collants on connait avec les X-Men de Claremont.
    - Ultimats, la deconstruction totale des super-héros en effet.

    Par conbtre, Tornado, n’oublie pas que les super-héros en collant font appel à l’enfant caché en chacun de nous, et c’est pour cela qui’ils fonctionnent depuis 80 ans.

  • Tornado  

    On en a déjà parlé 1000 fois non ?
    J’aime le super héros, mais avec un regard d’adulte.
    À partir de là il faut qu’il soit :
    - Adulte (Watchmen, DKR, ULTIMATES)
    Ou
    - universel (les couleurs de Loeb et Sale, Kevin Smith, Darwin Cooke)
    Ou
    - conceptuel (Sentry par Jenkins, DD par Bendis)
    Et dans une moindre mesure peut-être un peu moins conceptuel mais extrêmement élégant (Spiderman par JMS, Runaways par Vaughan).

    Pour moi IC n’a pas cet équilibre dont parle Eddy. Pour moi l’effet est raté entre le fond et la forme. Mais voilà quoi, on discute c’est juste mon avis.

  • Kaori  

    Bon, je crois que je vais me laisser tenter…

  • Eddy Vanleffe  

    Merci à tous pour vos retours…
    Je viens de lire un comm sur FB (de Nono Nolino) qui me fait remonter que l’époque voulait aussi revenir sur l’itération humoristique de La Ligue (la ligue Bwa-ha-ha). c’est possible en tout cas les fan se senti craché dessus et c’est l’un des trucs qui fait qu’une partie du public l’a mal pris…
    J’ai bien aimé ce bouquin, je l’ai trouvé super bien écrit et original.
    Je tiens à dire quand même que j’aime Watchmen comme tout le monde, mais je trouve salutaire de le descendre de son piédestal ne serait-ce que temporairement.

    @présence:
    JMS, j’aime beaucoup ce qu’il fait, mais on ne peut nier le récurrence et puis son Supreme POwer est vraiment l’archétype de ce que n’aime pas lire. dix huit épisodes pour ne rien raconter et surtout n’aborder aucun sujet profond…il ya plus de contenu dans 15 pages de original que ans ce remake vide…vide…vide…
    oui Nicolas, j »en ai pas parlé, je n’y ai pas pensé…j’ai le TP et oui, Supreme squadron contient en germe des thèmes communs à Watchmen. Comparer les deux est assez hardcore…^^ mais il y a la tentation de l’arbitraire et le la question « que feraient les super héros s’ils existaient? » ça s’arrête là… Ceci dit j’aime bien ce bouquin très naif dans son execution.
    @Matt, à l’époque je n’avais pas une connaissance exhaustive de l’univers DC… je crois que je confondais Elongated Man et elastic Lad de la Légion ^^… honnêtement, ce genre de récit peut se percevoir de la même manière qu’on lit des récits comme Authority ou d’autres qui reprennent les archétypes super héroiques où il ya un justicier urbain, une guerrière feminine, un extraterrestre surpuissant etc… Invincible ou d’autres jouent aussi sur la connaissance global pour faire intervenir des persos sans backgrounds vraiment fouillés en comptant sur le lecteur pour combler les trous … Je n’ai pas eu de problèmes de compréhension…le truc le plus tendu c’est qu’il y a deux Flashs, Barry Allen dans les flashbacks et Wally West dans le présent, ils ont le même costume..DC part du principe que Tout le monde a intégré que Barry soit mort durant la première crise… (bon c’est un des plots les plus célèbres aussi mais bon, quand on a pas lu de DC)….
    @Tornado
    j’ai envoyé mon texte la semaine où j’ai vu ton article Crisis dans le programme FB, j’ai cru que Bruce Me le refuserait du coup…^^
    C’est bien qu’on soit différent là dessus, mais c’est vrai que je me suis dit que si UN récit DC te plairait, ce serait celui là…comme quoi on se gourre parfois…^^
    @Alienor
    Merci, DC powaa….
    @JP
    oui c’est Joseph… je me trompe tout le temps, je fais tellement gaffe à son nom de famille que je me gourre dans le prénom…

    @Surfer
    oui DC a loupé une énorme opportunité en France durant plus de dix ans…. quand je me suis mis à la VO, j’ai naturellement comblé ce vide frustrant…

    J’ai suivi un peu le blog de Néault, rapidement j’ai réalisé qu’il commençait à aimer les comics là où je m’arrêtais… lire des trucs louant Bendis et méprisant John Byrne, pour moi, c’est le monde à l’envers… bon, pour la curiosité, ok mais ensuite, ça devient lassant. En plus il fait montre régulièrement d’un EGO de malade….notamment sur la langue… en dépit de ça, ça reste un blog super pointu et très sérieux pour s’informer… je me souviens qu’il a fait polémique en vilipendant V pour Vendetta. pourtant, c’était original comme point de vue…

    • nicolas  

      Squadron Supreme : très naif dans son execution en effet.
      C’est l’époque qui voulait ça.

    • Surfer  

      Oui je me souviens de la chronique de V pour Vendetta . Une des œuvre de Moore qu’il n’aime pas.
      J’avais pas mal échangé avec lui à ce sujet.
      On était en désaccord total.
      Cependant, tu as raison, son point de vu était original et son argumentation recevable.
      On avait d’ailleurs fini par s’entendre.

      • Matt  

        C’est par rapport à ce que ça véhicule politiquement ?
        C’est vrai que c’est quand même sujet à débat ce comics. Le terroriste héroïque…mouiii bon ça dépend du contexte. D’ailleurs le film est bien tombé dans le panneau du manque de subtilité et du message contradictoire.

        • Eddy Vanleffe  

          bingo!
          il y trouvait un message justifiant le terrorisme…
          j’ai le défaut d’aimer le film… aussi bien que la BD…

          • Tornado  

            VfV : J’ai fait l’article sur ce sujet précisément : Comic book parfait. Film à côté de la plaque…
            Cela-dit je ne déteste pas le film. En lui-même il se laisse regarder.

          • Eddy Vanleffe  

            tout à fait d’accord Tornado…

        • Surfer  

          Oui, il y a ça …et le fait qu’une jeune femme soit séquestrée et endoctrinée…
          Mais bon, le comic a tellement d’autres qualités…

          • Eddy Vanleffe  

            Vous me faites penser à un truc de plus en plus étouffant dans la culture du comics..
            « l’identification »…
            le fait de penser qu’un auteur= son personnage=son message=le public visé=sa morale etc…
            nier l’intelligence du lecteur en lui soustrayant tout contenu hors norme….
            V pour Vendetta est un récit adulte avec une dramaturgie adulte et des personnages barrés, l’univers est cauchemardesque etc… Rien n’est fait pour que l’on porte un masque de Guy Fawkes dès « qu’on en a gros » dans la rue…
            je comprends qu’on aime pas le récit, c’est l’unanimité qui est suspecte à mes yeux… je comprend qu’on veuille l’exprimer mais il faut bien être conscient qu’on parle d’oeuvre de fictions qui offrent juste des pistes de réflexions…
            le fait que Marvel fasse des comics avec des »idées » qu’ils ont voulu matraquer avec un argumentaire, si vous n’êtes pas réceptifs c’est que vous êtes réac, pour moi, c’est ça qui craint, pas qu’un comics n’aille pas dans mon sens.
            je ne suis pas fan du Punisher ni de Captain america parce que leurs anima mundi ne se synchronisent pas avec le mien…. par contre ce serait simplet de leur reprocher un « militarisme » et un « autoritarisme » limite facho..
            ça rime à rien….
            être surpris, décontenancé, dérangé par un bouquin est un truc qui se perd au profit d’un contenu de plus en plus aseptisé..

          • Matt  

            Ah mais moi j’ai pas dit que ça devrait être interdit ce type de comics, et qu’il faudrait uniquement des héros sympas auxquels on peut s’identifier. Je reproche déjà souvent à Bruce de vouloir que ses X-men restent tels qu’il les veut, exemplaires et tout.
            Sauf que je comprends très bien aussi qu’on puisse ne pas aimer V pour Vendetta.

          • Surfer  

            @ Eddy
            Tout à fait, il faut garder à l’esprit que les comics sont un exutoire.
            Bien faire la distinction entre le fantasme et le passage à l’acte.
            Ce n’est pas parce que je jubile quand je vois le Punisher flinguer des crapules à tout va sans aucun état d’âme que demain je vais faire la même chose.
            J’ai ma conscience, et je sais que dans une démocratie personne n’est au dessus des lois.
            Les histoires du Punisher, quand elles sont racontées par un auteur de talent me font du bien.
            Pareil pour V.pour Vendetta, Moore est quelqu’un d’intelligent. Il ne prend pas ses lecteurs pour des imbéciles.
            Dans son œuvre je ne le vois pas du tout justifier le terrorisme
            Je vois surtout une œuvre qui critique une Angleterre Thatcherienne.
            Et, ce n’est pas parce que j’ai lu V que demain je vais aller poser une bombe au siège principal du Rassemblement National.
            C’est idiot..

      • Bruce lit  

        Pour revenir à Neault, je voulais quand même dire ceci. Il n’a vraiment pas été sympa avec Cyrille mais je continue de le respecter pour tout ce qu’il m’a apporté. Sa V2 de son site est un modèle d’ergonomie, les rubriques sont souvent pertinentes et j’apprécie le fait, que parmi les 1ers blogs de France et de Navarre, il ne parade pas dans la Geekosphère là où bcp de moins talentueux que lui se la jouent (VIP).
        J’air regardé hier la vidéo d’un célèbre Youtubeur et suis resté interdit : c’est bourré de fautes de syntaxe, de conjugaison ou d’étymologie à l’oral et à l’écrit. Il y a du sponsor et du lourd là-derrière, le gars est suivi par des milliers d’adorateurs et il parle moins bien qu’ Hanouna. Loin de moi l’idée qu’il faille une Licence de lettres pour parler de ses passions, la spontanéité et le bagout c’est bien aussi, hein mais quand même, à ce niveau de renommée… C’était un vrai supplice à écouter alors que j’y allais avec bienveillance.
        Pour en revenir à Neault, c’est un ours apparemment misanthrope et pas tellement affable, mais il me semble être resté fidèle à lui-même. Et après sans doute des années de crachats sur la webosphère (Bruce Lit a été aussi été la cible de quelques mollards et coups bas qui, forcément, remettent en question et donnent envie de raccrocher les gants), je peux comprendre qu’il ait supprimé les commentaires, non pas contre toi Surfer, mais peut-être contre d’autres personnes qui lui pourrissaient la vie. Je ne sais pas ce qu’il a vécu ni comment il l’a vécu.
        je le respecte et il n’est pas dit que je n’aille pas lui serrer la pince si j’étais amené à le croiser. C’est ce qui s’est passé avec Xavier Fournier cet automne avec qui on était brouillés du fait de l’intervention d’un tiers séparateur qui avait bien foutu sa merde.
        D’ailleurs, de ce que j’ai pu en observer de mon expérience de blogueur les conflits ou malentendus directs entre deux personnes se règlent assez facilement (pour moi en tout cas) tandis que les discordes attisées en souterrain tout miel dedans, toute merde dehors ont souvent un impact désastreux.

  • Surfer  

    Absolument, tu prêches un convaincu et j’abonde en ton sens.

    Le blog de Neault était formidable. Je l’ai suivi depuis le début, dès sa 1ère version.
    C’est quelqu’un d’érudit et il est droit dans ses bottes.
    Nos débats ont toujours été très enrichissants.
    Il a effectivement son caractère, mais j’avais su faire avec et il avait toléré le mien pendant de nombreuses années dans un respect mutuel.

    Oui, je suis aussi persuadé que n’est pas à cause de moi qu’il a fermé les commentaires,
    Au passage, il a aussi effacé tout les commentaires archivés.
    Mon dernier post a très certainement été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
    Je m’en excuse.
    Comme tu dis c’est, très certainement, un ras le bol général.
    A cause de son caractère il ne s’est pas fait que des amis et on lui a pourrie la vie.

    A un moment tu disais, lors de l’un de nos échanges, que le mécanisme d’un être humain est bien plus complexe que celui de la machine la plus perfectionnée.
    Cette expérience me prouve que tu as raison.

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