Remise à niveau (Wonder Woman, by John Byrne 1)

Wonder Woman by John Byrne Book 1

PRESENCE

VO : DC Comics

VF : /

Le retour de la guerrière

Le retour de la guerrière

 

Ce tome fait suite à Wonder Woman by Mike Deodato (épisodes 0, 85, 90 à 100) qu’il n’est pas nécessaire d’avoir lu avant. Il suffit d’être familier avec la version de Wonder Woman conçue par George Perez pour pouvoir apprécier ces histoires : Wonder Woman By George Perez Vol. 1 (disponible en VF).

Il contient les épisodes 101 à 114, initialement parus en 1995/1996, écrits, dessinés, encrés et lettrés par John Byrne. La mise en couleurs a été réalisée par Patricia Mulvihill, seule tâche que Byrne n’a pas réalisé car il est daltonien, par contre il dessine aussi les couvertures.

Épisodes 101 à 104 – Après avoir quitté sa mère en très mauvais terme et promis de ne jamais remettre les pieds sur Themyscira (Paradise Island), Diana décide de s’installer à Gateway City (une ville fictive de l’univers DC, calquée sur San Francisco). Dès son arrivée, elle intervient dans un combat de rue entre la police et des pilleurs de banque disposant d’un armement futuriste. L’enquête de Diana l’amène dans un entrepôt où elle retrouve Mike Schorr (le policier rencontré lors de l’échauffourée) qui a suivi la même piste. Ils constatent rapidement que c’est Darkseid en personne qui tire les ficelles de ce trafic d’armes.

Épisodes 105 à 108 – Diana postule à un emploi dans le musée d’antiquités culturelles de Gateway City. Elle y est reçue par Helena Sandsmark qui lui présente sa fille Cassandra. Après avoir stoppé une armure géante animée (avec l’aide de Cassandra), elle est contactée par un dénommé Theophilus Warly, se prétendant démonologue. Elle se retrouve à enquêter dans un mystérieux manoir, avec l’aide de Phantom Stranger.

Bienvenue à Gateway City

Bienvenue à Gateway City

Épisodes 109 à 112 – Gateway City devient le lieu de manifestation de héros et de criminels décédés tels que Flash (Barry Allen, décédé dans Crisis on Infinite Earths) et Doomsday (la créature qui a tué Superman dans The Death of Superman). Que se passe-t-il ? Episode 113 – Cassandra Sandsmark a récupéré des sandalettes ailées et le bracelet d’Atlas et elle compte bien devenir la nouvelle Wonder Girl. Épisode 114 – Vanessa Kapatelis souffre d’horribles cauchemars dans lesquels Wonder Woman est une brute épaisse qui veut sa perte.

En 1995, John Byrne a dû mettre sa série Next Men en pause, faute de ventes suffisantes, dans un marché du comics en perte de vitesse. Il revient donc chez DC pour prendre en main cette série, et réaliser concomitamment Jack Kirby’s Fourth World. Il a réalisé les épisodes 101 à 136 de Wonder Woman, avec Mulvihill, sans interruption, sans encreur additionnel. Il a succédé au tandem William Messner Loebs (scénariste) et Mike Deodato (dessinateur) qui avait proposé une interprétation personnelle du personnage, mais un peu dissonante, entre un féminisme sous-jacent, et des dessins très axés sur la plastique de Wonder Woman. Pour une fois, Byrne ne revient pas aux fondamentaux du personnage. Il ne cherche pas à réinstaurer la version très particulière de William Moulton Marston & Harry G. Peter. Il se fixe plutôt comme tâche de la réinstaller parmi les superhéros de premier plan de l’univers partagé DC, de prouver qu’il s’agit d’une superhéroïne avec qui il faut compter.

S'il y a Doomsday, c'est que c'est du sérieux.

S’il y a Doomsday, c’est que c’est du sérieux.

Pour prouver la stature de Wonder Woman, John Byrne commence par lui faire combattre Darkseid, une création de Jack Kirby, un despote semi-divin. La première histoire permet de voir que Wonder Woman est quasiment l’égale de Superman en termes de force brute (elle le répète plusieurs fois). Il se tient à distance de tous les plans racoleurs, et il réalise des cases attestant de la puissance physique du personnage. Dès le premier épisode, elle soulève un tank à main nue, puis elle résiste à la torture infligée par Desaad. Elle tient tête à Darkseid en combat singulier, et par la suite, elle affronte même une sorte de clone de Doomsday, la créature qui a tué Superman. John Byrne réalise des cases de grandes tailles pour montrer l’importance de la présence physique de Wonder Woman. Il réalise des scènes de destruction massive pour prouver que l’héroïne tient sa position de la même manière que ses homologues masculins. Il n’hésite pas à strier sa peau de petits traits secs pour montrer qu’elle porte les traces des coups et des explosions.

D’une manière générale, l’auteur adopte une narration à destination d’un public de jeunes adolescents. Les cellules de texte sont copieuses et explicitent beaucoup d’éléments. Les personnages expliquent souvent leurs actions à voix haute. Ses illustrations sont à l’unisson de son scénario. Le ton général de la série est celui de l’aventure à grand spectacle, sans prise de tête. Byrne a déjà adopté son style définitif depuis de nombreuses années : des mises en page inventives, des silhouettes presque toutes identiques (il fait un effort pour conserver l’aspect massif de Darkseid), des personnages qui montrent les dents de manière quasi systématique au travers de lèvres plus ou moins entrouvertes. Chaque page comporte une moyenne de 4 cases (densité peu élevée pour une vitesse de lecture accrue).

Les bracelets pour parer les balles, et soulever un tank à main nue

Les bracelets pour parer les balles, et soulever un tank à main nue

Chaque épisode comporte une ou deux pleines pages mettant en valeur la force de Wonder Woman et son aspect guerrier. Les expressions des visages se répètent assez souvent et elles ne font pas dans la nuance. Pour cette série, Byrne a pris le parti d’un encrage qui accentue l’impression de d’esquisses ou de crayonnés. Du coup tous les individus (sauf peut-être Cassandra) semblent salis par la poussière des combats et griffés en de multiples endroits. D’un côté Byrne remplit ses pages avec de nombreuses silhouettes, ou des décors imposants. De l’autre, le résultat fait penser à des crayonnés assez rapides, plus qu’à des illustrations sophistiquées. Un regard plus attentif sur les décors montre qu’en fonction de ce qu’il représente, Byrne a parfois un coup de crayon très efficace qui fait surgir une forme en quelques traits essentiels.

Le lecteur plonge dans un récit de superhéros qui en assume les conventions. Le dynamisme des mises en page permet de voir les personnages bondirent d’une case à l’autre, traverser le ciel, se retrouver projetés à grande distance sous la force des impacts. L’artiste s’implique dans ses descriptions, que ce soit le volume de décombres sur Themyscira, le nombre d’incunables dans la librairie de Warly, les éléments technologiques dans le laboratoire du professeur Julian Lazarus, ou encore les déformations dans le cauchemar de Vanessa Kapatelis. Il utilise les conventions visuelles des superhéros, que ce soit pour le costume peu pratique de Wonder Woman, mais très iconique, pour les représentations de Sinestro et de Flash. Il reproduit à l’identique les apparences du Demon (Etrigan) et du Phantom Stranger, personnages qu’il avait l’occasion de dessiner dans Action Comics lors de la relance de Superman en 1986.

À la rescousse de Cassandra Sandsmark

À la rescousse de Cassandra Sandsmark

Tout du long de ces 14 épisodes, le lecteur prend plaisir à contempler ces démonstrations de superpouvoirs : les séquences de vol autonome de Wonder Woman, la distribution de torgnoles par Wonder Woman, la transformation de Jason Blood en Etrigan, les postures de Sinestro et Flash inspirés par leur version du Silver Age, la destruction massive générée par l’avancée de Doomsday, et même l’apparition le temps de quelques cases de Superman avec sa coupe de cheveux de type mullet.

Pour nourrir sa version du personnage, John Byrne a choisi de reprendre des éléments classiques de la mythologie de Wonder Woman, et d’y associer des créations de Jack Kirby pour DC. La première partie donne l’impression d’un grand coup de torchon sur Themyscira, sans trop se préoccuper des conséquences pour les amazones, qu’il s’agisse des moyens de la reconstruction, ou même du nombre de victimes. L’inclusion de Darkeid permet de positionner clairement Wonder Woman sur l’échelle de puissance. La participation de Jason Blood (Jack Kirby’s The Demon) confirme que John Byrne reste déférent vis-à-vis de la puissance de l’imagination de Jack Kirby.

Arion à ma gauche, Etrigan à ma droite

Arion à ma gauche, Etrigan à ma droite

Dans les 2 derniers épisodes, le scénariste va piocher dans les apports de George Perez à la série, que ce soit Decay, ou la présence de Vanessa Kapatelis. Il ne se contente pas de recycler ce que les autres ont fait avant lui. Afin de développer une identité propre à la série, il choisit la solution de créer une nouvelle cité fictive, à l’instar de Metropolis, de Gotham, de Central City (pour Flash), ou encore de Coast City (pour Green Lantern). Il crée également de nouveaux personnages, comme Helena et Cassandra Sandsmark, Mike Schorr et le mystérieux superhéros qui se fait appeler Champion.

Ces épisodes constituent avant tout une lecture de divertissement, avec des aventures à grand spectacle, utilisant les conventions des récits de superhéros, à commencer par les superpouvoirs et le règlement des conflits au cours d’affrontements physiques. Néanmoins, comme tous les autres scénaristes ayant écrit Wonder Woman, John Byrne ne peut faire autrement que de faire des choix quant à la représentation de Diana. Il se retient d’en faire un objet du désir. Il n’y a que dans le premier épisode où le lecteur la voit enlever son pantalon pour révéler son costume en dessous. Pour le restant des 14 épisodes, John Byrne proscrit toute posture et tout angle de vue ayant pour objet de titiller le lecteur mâle adolescent. Dans le deuxième épisode, il la soumet à la torture, mais le lecteur ne ressent pas de plaisir malsain à faire souffrir une femme : il s’agit de montrer son niveau de résistance, et d’insister de nouveau sur le fait qu’elle encaisse aussi bien que Superman.

Mon cher Desaad, testons sa résistance à la douleur.

Mon cher Desaad, testons sa résistance à la douleur.

Au cours de l’épisode 109, Cassandra fait observer à Diana que Mike Shorr semble n’avoir d’yeux que pour elle. Diana répond que c’est un problème qu’elle rencontre avec de nombreux hommes, y compris des compagnons de lutte, d’autres superhéros. Il fait ainsi remarquer qu’il est facile de ne voir en Wonder Woman qu’un objet, une femme magnifique. Il fait en sorte de la traiter comme une personne à part entière, et de mettre en veilleuse sa beauté exceptionnelle. Il s’amuse même à la faire côtoyer Mike Shorr qu’il montre comme étant un homme d’une taille assez petite, totalement effacé par la présence altière de Diana. Comme George Perez avant lui, l’auteur prend soin de mettre en avant des personnages féminins, puisque les 3 personnages principaux sont Diana, Cassandra et Helena Sandsmark. Il n’adopte pas une posture ouvertement féministe, mais il raconte une histoire dont les premiers rôles sont tenus par des femmes.

En outre, Byrne utilise une narration tout public, avec quelques rebondissements positionnant le récit dans un registre plutôt enfantin, à commencer par la double marque apposée par Morgan Le Fay sur le crâne d’Etrigan, mais que ni Diana ni Phantom Stranger ne remarquent. Il investit également du temps pour développer une nouvelle Wonder Girl, transcrivant bien l’enthousiasme et l’insouciance propre au jeune âge de Cassie. Le lecteur adulte peut trouver l’approche un peu naïve, mais il n’arrive pas à résister à la joie simple de Cassie.

Des scènes d'intérieur étoffées

Des scènes d’intérieur étoffées

Ce premier tome des aventures de Wonder Woman par John Byrne porte la marque de son époque, et même de la décennie précédente, avec une narration explicative appuyée, des bulles de pensée, et des conventions de superhéros encore un peu enfantine. Il bénéficie des dessins toujours aussi enthousiastes et énergétiques de John Byrne, d’une approche saine du personnage, éloignée de celle de ses débuts, mais aussi dépourvue de toute réification de l’héroïne. Le lecteur adulte sourit devant les intrigues un peu trop linéaires et les résolutions faciles, mais il apprécie aussi l’hommage révérencieux et honnête fait aux créations de Jack Kirby pour DC.

Il constate que John Byrne réussit son pari de redonner de la crédibilité à un personnage compliqué à écrire et à mettre en scène un personnage féminin de manière respectueuse, sans essayer de faire du féminisme pour les nuls. 4 étoiles pour une version sympathique et viable de Wonder Woman, 5 étoiles pour un lecteur entretenant une forte relation affective avec Diana.

Quelques moments visuels qui sortent de l'ordinaire

Quelques moments visuels qui sortent de l’ordinaire

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En 1995, le légendaire John Byrne signe 30 épisodes pour Wonder Woman où elle s’affirme comme une héroïne de premier plan. Présence relate ce run légendaire pour Bruce Lit.

La BO du jour : Aidé des Red Hot Chili Peppers, le toujours jovial Tricky reprend le thème de Wonder Woman.

49 comments

  • David  

    J’avais acheté ces numéros à l’époque de leur parution car ils étaient signés par Byrne, que je suivais de très près. Un des derniers travaux potables de Byrne graphiquement, avec quelques planches spectaculaires. Un scénario classique mais efficace, à défaut d’être subtile. Une bonne porte d’entrée pour découvrir Wonder Woman.

    • Présence  

      Pareil que toi : j’avais acheté les épisodes mensuels, et j’avais été très content que Byrne s’éloigne de la version Mike Deodato junior.

      Si je me souviens bien, John Byrne a encore réalisé 2 autres séries pour DC après : Doom Patrol, Blood of the Demon. Les as-tu lues ?

  • Surfer  

    Ton article me confirme que John Byrne est à l’aise avec les personnages féminins.

    J’ai lu quelques épisodes de son run sur She Hulk et déjà il réussissait le pari compliqué de à mettre en scène un personnage féminin de manière respectueuse.
    C’est aussi dans ce fameux run où il brisait le 4ème mur, bien avant ce que l’on a fait ensuite avec Deadpool.
    J’ai de bons souvenirs de ces épisodes précurseurs inventifs et drôles.

    Concernant le travail de Byrne sur Wonder Woman, je ne connaissais pas grand chose avant ton billet, n’ayant lu aucun des ces épisodes à leur sortie.

    • Matt  

      Les 8 premiers épisodes de Sensationnal She hulk sont très bien.

      J’ai moins accroché à sa reprise de la série un peu plus tard (épisodes 31-46, 48-50), où j’ai trouvé qu’il usait et abusait du 4eme mur, avec sans arrêt des références à lui-même (She hulk qui ne fait que parler de Byrne, le critiquer pour la mettre dans ces situations, tout ça. C’était trop, ce n’était plus drôle)
      8 épisodes c’était bien et suffisamment court pour que le concept soit rigolo.
      ça m’a saoulé dans le 2eme TPB qui publie les épisodes 31-46, et 48-50

      • Présence  

        Ce deuxième tome de She-Hulk m’attend toujours dans ma pile, car je n’ai jamais lu ces épisodes.

        • Matt  

          Il y a quelques passages sympas dans ce 2eme TPB, notamment lorsque She Hulk accepte de reprendre forme humaine même si elle ne se sent pas bien dans sa peau physiquement sous la forme de Jennifer Walters, afin de faire plaisir à ses parents qui veulent revoir leur fille.

          Mais il y avait beaucoup trop de blagues similaires avec She Hulk qui râle contre Byrne ou parle au lecteur toutes les 2 pages. A la longue, c’est juste hyper redondant.

      • Surfer  

        Les quelques épisodes de Sensationnal She hulk que j’ai lu figuraient dans la revue NOVA. Il me semble que c’était les premiers de Byrne.

        Concernant le respect de Byrne envers ses personnages féminins, il est vrai que sur certains points il n’est pas parfait. On va dire qu’il s’en sort plutôt pas mal par rapport au cahier des charges imposé à l’époque. Il ne tombe pas dans la vulgarité 😉

        • Eddy Vanleffe  

          le She Hulk de Byrne 1 à 8, on est dans un délire assez sympa, qui détonnait, c’est très créatif… quand il reprend le titre on est dans l’auto-congratulation gratuite, casse couilles, un peu comme du mauvais Gotlib (qui se dessinait régulièrement en se représentant en démiurge de ses personnages..).. donc je suis d’accord avec Matt.
          je préfère et de très loin ce qu’a produit Dan Slott…
          plus sit-com!

    • Matt  

      « il réussissait le pari compliqué de à mettre en scène un personnage féminin de manière respectueuse. »

      ça c’est discutable aussi. Il aime bien faire se déshabiller ses personnages féminins, ou les attacher à des tables pour tortures…
      Et là déjà dans les scans de l’article, on voit qu’il fait encore ça avec Wonder Woman
      ça ne veut pas dire que ses comics sont nuls. Mais je ne dirais pas qu’il qu’il est hyper respectueux. Il se lâche un peu sur ses fantasmes je crois.

      • Présence  

        Peut-être qu’il se lâche un peu. En fait, j’ai beaucoup de mal à prendre le recul nécessaire pour en juger. Pour ces épisodes-ci, je me suis demandé si le scénariste/dessinateur se serait montré plus prude ou moins sadique avec un personnage masculin à la place de Wonder Woman, et je pense que non.

        En outre, ces épisodes faisaient suite à la période Messner-Loebs & Deodato jr. au cours de laquelle Deodato dessinait Wonder Woman (version Diana et version Artemis), à la manière de Jim Lee / Marc Silvestri, en exagérant l’échancrure de son costume (avec le bas qui remontait au-dessus des hanches), sa chevelure, et la finesse de sa taille au-delà des possibilités anatomiques. Du coup, cette version plus massive représentait une amélioration quasi quantique 🙂 de l’interprétation de Diana.

    • Matt  

      She hulk se retrouve sans arrêt en petite tenue ou en train d’essayer des vêtements sexy et se fait très souvent attacher
      Dans le graphic novel sensational she Hulk, elle se retrouve à devoir se déshabiller devant 25 agents du SHIELD
      Dans les premiers épisodes d’Alpha Flight, Marrina se retrouve attachée à une table bras et jambes écartés.
      Mouais mouais…^^

      Je ne dis pas ça pour lancer une polémique contre Byrne.
      Mais à mon avis, il a beau aimer donner du caractère aux personnages féminins et à en faire des personnages forts en général, je dirais qu’il apprécie bien d’utiliser son pouvoir d’auteur pour les mettre dans des situations humiliantes un brin fétichistes^^

      • Présence  

        Oui, pour She-Hulk, Byrne jouait avec le lecteur sur sa plastique, en tournant en dérision la titillation sur son corps épanoui. Par exemple : des vêtements indestructibles portant le sceau du Comics Code Authority, ou une séance de saut à la corde très évocatrice. Une façon de se moquer de la fétichisation des personnages féminins, tout en le faisant quand même.

        • Matt  

          « Une façon de se moquer de la fétichisation des personnages féminins, tout en le faisant quand même. »

          Voilà c’est ça
          C’est un petit roublard le Byrne^^

    • Présence  

      @Surfer – Concernant Wonder Woman, il s’agit pour moi d’une relecture, car j’avais suivi la série pendant sa parution mensuelle originelle, pendant les 3 ans de présence de John Byrne.

  • David  

    Il a fait le Fourth World dans la foulée. Ma porte d’entrée pour une partie de l’univers DC que je connaissais mal. Je n’ai pas lui son Demon mais j’ai lu les épisodes de JLA scénarisés par Claremont et dessinés par Byrne qui réintroduisaient la Doom Patrol. N’ayant pas aimé, je n’ai pas poursuivi la Doom Patrol de Byrne. Ça vaut le coup ? Ça vient de ressortir en omnibus. J’ai détesté le Deodato Jr des années 90,dont sa WW, Et comme je détestait cette période de DC où l’on remplaçait Batman par Azrael, Diana par une copie agressive et Supes par 4 ersatz avant de lui infliger une coupe mulet, j’étais content de voir débarquer Byrne.

    • Présence  

      Si j’en crois wikipedia (plutôt que mes souvenirs qui sont souvent trompeurs), Wonder Woman (1995 à 1998) et Fourth Wold (1997/1998) sont quasiment concomitants. J’ai acheté l’omnibus de la Doom Patrol, mais je ne l’ai pas encore lu. Ce sera une découverte pour moi car je n’ai jamais lu ces épisodes, ni même ceux de la JLA qui n’ont effectivement pas bonne réputation. Je n’ai jamais lu les épisodes de Blood of the Demon, et je suis un peu craintif car il été coécrits par Will Pfeiffer, scénariste que je n’apprécie pas.

      Dans les séries de Byrne que j’aimerais bien lire, il me manque encore les 3 époques de Superman & Batman: Generations.

      • David  

        J’ai beaucoup aimé les deux premiers Generations mais pas le 3e. Le concept est bon est amusant mais il a voulu trop l’exploiter.

        • Présence  

          Merci pour ce retour. Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts en espérant qu’une intégrale ou un omnibus de Generations verra le jour…

  • zelphur4  

    ça a l’air pas mal comme début de run. J’avais lu un épisode de Byrne centré sur Cassandra dans la « Wonder Woman Anthologie » d’Urban Comics et j’avais bien aimé. A la lecture de cet critique je serais tenté d’acheter le premier tome, mais j’ai déjà beaucoup dépensé dans des livres pour ce post-confinement et je préfère me concentrer sur les version VF pour soutenir les éditeurs français ^^’

    Quelques remarques :
    En général je trouve que le personnage est plutôt bien loti en terme d’auteurs sur le volumle 2 de la série Wonder Woman depuis CIOE : George Perez, William Messner-Loebs, John Byrne, Christopher Priest, Phil Jimenez et Greg Rucka pour ne citer que les plus importants pour ce titre.

    Punaise le look d4Arion dans les années 90. Heureusement qu’il a retrouvé son apparence original au bout d’un moment XD

    • Présence  

      Bonour zelphur4,

      merci beaucoup d’être passé et d’avoir commenté.

      Oui, c’est vrai que cette liste de scénaristes impressionne par sa qualité. D’un autre côté, il semblerait que Wonder Woman soit le personnage le moins vendeur ou le moins populaire de la trinité DC Superman / Batman / Wonder Woman, et que les autres auteurs éprouvent des difficultés à savoir comment l’écrire. J’avais plutôt bien aimé également les épisodes de Gail Simone, plus tardifs, même si l’ensemble est un peu inégal.

  • Eddy Vanleffe  

    remarquable article de Présence encore une fois qui parvient à dédouaner un récit de ses scories en les mentionnant tout au long de l’article?.
    J’ai suivi ce run à l’époque parce que John Byrne est l’une des mes idoles du dessin notamment.
    Pourtant c’est dans cette série qu’il marque le pas.S’installant dans un style pépère, il épate moins,. s’il s’encre lui même il perd en finesse ( Terry Austin et Bob Wiacek on toujours su enluminer son style).
    le scénar n’est pas inspiré, on le sens fébrile sur du DC, déjà il commence à plus faire ses commentaires perso que de véritables histoires cédant à toutes ses marottes, retour au golden age pour fighter des nazis en carton, des gens défigurés etc…
    la colorisation informatique a du mal à mettre ses planches en valeur.
    bref! on est dausn oeuvre mineure d’un atriste et l’un des passages mineur de l’Amazone.
    néanmoins… Byrne rest un pro totalement bluffant offrant des planches régulières, claires et détaillées malgré deux séries mensuelles de front (forth world ou Generations à l’époque…). son respect pour les personnages et ce qu’ils représentent le mette hors de portée de tout els polémiques à la con sur celui qui trouverait Wonder Woman trop sexy etc…
    sympa à lire mais pas mon run préféré de Diana

    • Matt  

      ça me fait penser que quand il a dessiné un peu de Spidey de Howard Mackie début année 2000 je crois…c’était quand même pas super glorieux son style de dessin au Byrne…

    • Présence  

      @Eddy – Remarquable réponse qui parvient à mettre en avant les manques et les limites, tout en reconnaissant le savoir-faire du créateur (en particulier en termes de narration visuelle) 🙂

      L’encrage : effectivement, Byrne s’encrant lui-même choisit une finition moins lisse que celle d’Austin (1ère période) ou Wiacek. J’avais déjà eu cette sensation sur les épisodes des Fantastic Four. Je pense que c’est un choix fait sciemment, et ici ça participe à une interprétation moins lisse, plus cohérente avec l’idée d’une guerrière dont la peau porte les marques des combats.

      Retour au Golden age : je n’ai pas encore relu ces épisodes, mais je me souviens de ces nazis de pacotille. D’un autre côté, il explique l’existence de Wonder Woman pendant la seconde guerre mondiale (retour à l’âge d’or), tout en emmenant Diana dans une évolution logique inédite (accès au statut de déesse). Au final, j’ai trouvé qu’il s’agit d’une version tout de même personnelle du personnage, sortant de l’ordinaire, cohérente et viable.

  • Bruce lit  

    L’univers DC ne me parle pas du tout, celui de Wonder Woman encore moins mais j’aime bien John Byrne. Ce n’est pas les dessins les plus beaux que j’ai vu de lui. Mais c’est efficace, on y voit toute l’influence qu’il a pu avoir sur Jim Lee, notamment sur la planche de torture. Le sadisme est quand même là avec l’air bonhomme de Darkseid. C’est très réussi je trouve. Une planche qui me rappelle la torture d’Illyana chez l’Enchanteresse.
    Sur le féminisme / sadisme / voyeurisme, c’est une question que je ne me suis jamais posé en tant que lecteur. J’ai toujours évité les séries Playmates (c’est longtemps comme ça que j’ai vu Witchblade).
    Je trouve que l’auteur est libre d’aborder ce qu’il veut, y compris ses fantasmes d’avoir sous la main de telles créatures. Mais je comprends vos remarques quand c’est récurent voire obsessionnel. J’en parle prochainement sur un article de Claremont et ses New Mutants.

    • Présence  

      Merci pour la remarque sur Jim Lee : c’est un rapprochement que je ne saurais pas faire, mais qui m’apparaît maintenant comme une évidence, après t’avoir lu. Je me demande si John Byrne (environ 50 ans à ce moment-là de sa carrière) n’a pas également pioché une ou deux idées chez Jim Lee pour actualiser l’apparence de ses dessins, pour apparaître moins daté…

      Féminisme / sadisme / voyeurisme – J’ai regardé ces épisodes avec cette question en tête du fait de remarques lues ici ou là sur Byrne. Je n’y vois ni une intention inconsciente, ni une obsession, plutôt un artifice narratif pratique pour attirer l’attention du lecteur, sans trop s’interroger sur les sous-entendus d’une telle pratique, juste parce que ça fait partie des composantes ordinaires des comics de superhéros. En outre,les personnages masculins de Byrne souffrent tout autant.

      J’ai hâte de lire cet article sur les Nouveaux Mutants. Je viens de relire la graphic novel 4 où ils apparaissent pour la première fois : sympathique avec une répétition du schéma narratif de Giant Size X-Men #1 de Wein & Cockrum, et un ennemi de troisième zone.

      • Matt  

        « Féminisme / sadisme / voyeurisme – J’ai regardé ces épisodes avec cette question en tête du fait de remarques lues ici ou là sur Byrne. Je n’y vois ni une intention inconsciente, ni une obsession, plutôt un artifice narratif pratique pour attirer l’attention du lecteur, sans trop s’interroger sur les sous-entendus d’une telle pratique, juste parce que ça fait partie des composantes ordinaires des comics de superhéros. En outre,les personnages masculins de Byrne souffrent tout autant. »

        Mon but n’étais pas de soulever quelque chose de « mal »
        Juste que faut quand même prendre des pincettes avant de dire que tel auteur est hyper féministe et respectueux à fond. Euh…oui et non.
        Mais moi le premier j’ai dessiné des femmes et pas toujours dans des situations hyper respectueuses et pudiques.
        Et je ne pense pas être misogyne non plus. Cela dit ce genre de dessin, je ne le brandirai pas comme étendard du féminisme quoi^^

        • Présence  

          Dessiner des femmes et pas toujours dans des situations hyper respectueuses et pudiques. – Ça me paraît tout à fait normal, et c’est même ce que je vais rechercher dans des ouvrages érotiques ou pornographiques, ou tendancieux de type Crossed. Pour moi, la BD (mais aussi les livres, le cinéma, les arts) permettent de représenter des fantasmes, des choses qu’on ne ferait jamais dans la vie réelle, de donner forme à ces pulsions, à ces pensées inconscientes pour divertir ou pour réfléchir. Ce n’est en rien un passage à l’acte, ou une incitation.

          D’un autre côté, il y a une question de fond et de forme pour reprendre la formule chère à Tornado, ou au moins d’adéquation au lectorat ou au médium. John Byrne était lu par des dizaines de milliers de personnes, et participait à façonner leur représentation mentale, entre autres celle de la femme. Son lectorat était plutôt des adolescents qu’il titillait sciemment de temps à autres (ça ne représente pas un gros pourcentage de pages dans son œuvre) plus que la norme habituelle dans les comics : il est donc légitime de s’interroger sur ces quelques séquences, par forcément sous l’angle moral bien ou mal.

  • Tornado  

    Bon, je vais être honnête : Rien au monde ne me fera lire ça.
    Mais bon sang on ne pourra pas dire qu’il ne bossait pas John Byrne ! La somme de boulot que cet homme aura abattu dans ces années là, c’est quand même vachement vertigineux !

    • Présence  

      Oui, c’était un bourreau de travail : souvent 2 séries mensuelles au scénario (parfois avec une minisérie en plus), dont 1 avec des dessins finis et parfois l’encrage, et l’autre avec des esquisses confiées à un finisseur de type encreur chevronné. La liste de ses séries permet de mesurer l’impact qu’il a eu sur les comics de superhéros : X-Men, Fantastic Four, Alpha Flight, Avengers, Marvel Team-up, Sensational She-Hulk, Superman, New Gods, Wonder Woman, et tant d’autres.

      • Eddy Vanleffe  

        dans le genre super héros (replaçons le contexte bien évidemment) je considère Byrne commeun des patrons du genre. il est juste incroyable, prolifique et très très doué. sa sise en scène est toujours claire, sa narration est invisible et il sait expérimenter comme sur alpha flight où il nous failt le coup d l’épisode muet. très influencé par l’horreur, il réserve pas mal de scènes étouffantes en dessinant toutes une galerie de gueules assez déconcertantes. c’est un maître des textures. enlevez les couleurs et vous verrez qu’on confondra jamais un papier peint, de la boue, du métal, brut ou chromé, la pierre et la brique, l’herbe, il fait attention aux fringues si c’est en hiver ou en en automne etc… pendant les années 80, il a fiat pas mal d’effet de coiffures (pas toujours des plus heureux^^) sur Namor il essaie plusieurs types d’encrage dont la trame qui lui a permis de fait des effets impressionnants. sa lumière est la plupart du temps impeccable (quand il fait le feignant, ça se déroule sans éclairage particulier) .
        quand je vos ses commissions actuelles, je suis encore admiratif de ses rendus…

        • Tornado  

          Oui, c’est bien ça qui impressionne : La constance de l’excellence et de l’exigence dans son travail. Bon je ne parle que du dessin, je ne peux pas piffer sa narration old-school. Rien que le scan avec WW qui repousse les balles avec ses poignets brillants et son air détaché, c’est pas possible pour un lecteur comme moi ^^.

          • Matt  

            Pour moi, c’est le concept qu’elle puisse toujours bloquer les balles avec ses bras qui me fait marrer^^
            Euh…personne ne lui tire dans les jambes ? C’est marrant que ça arrive toujours pile poil au niveau des bras.
            Elle n’est pas pare-balles il me semble. C’est juste qu’elle bouge vite et peut bloquer avec son armure. Bah dis donc, rapide ou pas, je flipperai un peu quand même si j’avais du kevlar juste sur les avant bras^^

          • Eddy Vanleffe  

            on est dans un comics de super héros…
            là où l’explication se fait par le lecteur…
            si vous croyez que c’est pas réaliste je vous invite à revoir les infos depuis deux mois au chaque règle est laissée à l’appréciation de chacun…^^
            le comics précurseur de lé réalité!
            à tel point que je me demande si ce n’est pas le JT qui me demande une plus grande suspension d’incrédulité …
            en langage comics je crois que les bracelets de Wonder Woman attirent les projectiles, ce sont des artefacts divins… Fuck la science, rentre-chez toi Jamy!^^

          • Matt  

            Disons que chez Superman ou Hulk ça passe beaucoup mieux quoi^^ Ils sont pare-balles et ça peut rebondir partout.
            Les balles qui vont toutes vers les bracelets…mouais, c’est plus kitsch quand même^^

          • Bruce lit  

            Je pense que ce qui compte, c’est le geste super héroique.
            Petits, nous mimions les griffes qui sortent, les lasers qui partent sans les lunettes, le jet de toile, ici, ce sont les bracelets.
            D’ailleurs, si elle aussi balèze que Superman, elle dot même pas avoir besoin de ses bracelets, si ? Elle est Bulletproof. Difficile de s’imaginer Wonder Woman blessée par un 9Mm.

          • Eddy Vanleffe  

            Total d’accord avec le boss, le geste héroïque au service de LA geste héroïque.
            le truc qui m’a toujours vachement plu quand j me mets en mode « DC » c’est cette dimension mythologique, les trucs son kitsch, c’est vrai (avion invisible), c’est pour moi la grosse différence avec Marvel où on est d’avantage sur une terre-bis » avec des problèmes d’actualités etc… la vie quotidienne c’est la ADN de Marvel avec ses fameux « héros à problème », DC, on a clairement ouvert un bouquin de légendes, où les dieux marchent sur terre…
            Persée se baladait à poil en sandalette , Lancelot choppait un épée dans un lac grâce à une fée…
            Fan de ce genre de délire, j’ai adoré les récits chorale de cet univers, j’ai bien aimé le Multiversity de Morrisson. on est à la source du puits des idées cheloues… ^^

          • Matt  

            Arrêtez de répondre si sérieusement !^^
            J’ai pas dit que ça me ferait fuir une lecture.
            Mais on peut aussi reconnaître qu’avec des yeux d’adultes, c’est un peu kitsch, et les idées venant à la base d’auteurs adultes, on peut se demander pourquoi ils n’ont pas trouvé mieux^^
            Alors qu’enfants, on s’en foutait et on trouvait ça cool.

          • Présence  

            J’aime beaucoup le concept de geste superhéroïque formulé par Bruce : WW utilisant ses bracelets pour parer les balles, c’est un attendu dans sa série, une exigence implicite des lecteurs..

            Quitte à faire mon geek 🙂 , il me semble qu’elle est quasi invulnérable aux balles d’arme à feu traditionnelle à cette époque, et que là elle fait face à des agresseurs armés par Apokolips, c’est-à-dire avec une technologie d’anticipation plus meurtrière que de simples pistolets. C’est la raison pour laquelle elle utilise ses bracelets.

  • JP Nguyen  

    Bah dis donc, il lui avait collé une sacrée tignasse, à Diana, le Byrne !
    J’ai du lire un épisode de ce run dans le STRANGE version DC, peu avant son arrêt définitif. Je n’en garde pas grand souvenir. Sur les dessins de l’article, je trouve effectivement l’encrage de Byrne par lui même plus « gras » que ce que d’autres encreurs arrivaient à faire. Quoique Tom Palmer pouvait aussi lui donner ce côté gras/épais…
    Je crois que je serais quand même curieux de lire ce run, puisque Byrne me semble dans une forme correcte (plus inspiré que pour le Chapter One de Spider-Man, mentionné par Matt… ou les X-Men : Hidden Years…)

    Au passage, l’année d’indexation des images de l’article (2017 !) indique qu’il a longtemps maturé dans les caves du blog avec sa publication…

    • Eddy Vanleffe  

      J’ai bien aimé les Hidden Years, à part le tic qui consiste a avoir fait perdre dix kg à tous les personnages…
      mais les décors sont assez terribles.

      • Présence  

        Pour le coup, je n’ai pas aimé Hidden Years : j’ai eu du mal à finir le tome 1 (épisodes 1 à 12) et je n’ai pas lu le 2 (épisodes 13 à 22). La version courte :

        Passéiste. L’exercice de style est parfaitement réussi ; seules les couleurs un peu vives et les gadgets électroniques un peu trop modernes détonnent par rapport aux épisodes originaux. Mais cette même réussite fait que ces épisodes s’adressent exclusivement à des fans de cette époque, et que les lecteurs qui y sont insensibles se retrouvent devant une narration vieillotte, avec un scénariste qui s’autocongratule de son habilité : l’exhumation d’un passé qui n’a jamais existé.

        La version longue :

        https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R1EYUIAMZG5Y0O/ref=cm_cr_dp_d_rvw_ttl?ie=UTF8&ASIN=078515969X

    • Présence  

      @JP Nguyen – Oui, sa chevelure changeait beaucoup de la version Deodato junior qui la représentait avec des mèches aussi longue mais moins bouclées, juste ondulées. J’ai gardé un souvenir de ces épisodes assez bon pour investir dans les 3 tomes de la réédition (il me reste à lire les 2 & 3).

      L’encrage moins lisse, moins arrondi ; je crois que c’était une volonté de sa part, déjà pour Next Men, et si ça se trouve avant mais je ne m’en souviens pas, sauf pour les épisodes de Wolverine encrés par Klaus Janson :

      http://www.brucetringale.com/combines-en-amerique-centrale-wolverine-classic-4/

      2017 : j’ai une propension à inonder Bruce en rafale… avec des articles. Du coup il a un bon stock sous le coude.

  • Bruce lit  

    Autres gimmicks super héroiques : Wonder Woman qui tourne sur elle-même pour se transformer dans la série TV.
    Le vroum des sabres lasers de Star Wars.
    Le chichichi de la transformation en Sayen de Dragonball. Il y a quasiment matière à article en fait !

    Le délai de parutions : nos lecteurs se mobilisant très peu sur la VO, j’ai longtemps espéré voir traduit cet album chez Urban…That’s why.

    • Jyrille  

      J’ai adoré votre discussion sur les gimmicks de gestes super-héroïques. Bien vu Bruce. Je pense que quelqu’un autre que moi pourrait effectivement en faire un article.

  • Jyrille  

    Je dois toujours lire ma première bd de Wonder Woman que je possède (j’en ai peut-être lues quelques-une jeune, mais je ne m’en souviens pas). Les autres bds que je connais avec ce personnage sont toujours avec Batman et Superman (Les derniers jours de Superman de Alan Moore, Kingdom Come que je n’ai plus et je crois que c’est à peu près tout… All Star Superman ?).

    Bien que j’aime beaucoup le trait de Byrne, je trouve que sur les planches visibles ici, cela manque de sa classe habituelle. J’ai offert Next Men à un ami (ils ont été édité l’an passé chez Delirium), il a beaucoup aimé (je ne les ai pas lus).

    Les deux derniers scans sont étonnants, celui de la scène quotidienne étant plutôt beau. Malgré tout, pour tout ce que tu racontes quant à sa contextualisation et son propos, je ne pense pas lire ça un jour. Je reviendrai sans aucun doute sur un autre article pour donner mon ressenti après la lecture de Wonder Woman Année Un.

    La BO : je n’avais jamais entendu ce titre. D’où ça sort ? Ca fait une paie que je n’ai pas écouté Tricky, je me suis arrêté en 2001 avec son Blowback. Et encore je n’en ai que deux autres : Maxinquaye et PreMillenium Tension.

    En tout cas cette version est marrante 😀

    • Présence  

      Salut Jyrille,

      ce récit est très superhéros dans l’esprit et ça m’intéressait de relire de ces épisodes, pour retrouver un de mes personnages favoris. Je me doute que cette motivation n’est présente chez tout le monde. 🙂

      Au fil des années, John Byrne a fait en sorte d’avoir des traits de contour moins lissés pour faire un peu moins propre et un peu plus réel : ça surprend au départ qu’il « dégrade » ainsi l’apparence de ses cases.

      • Jyrille  

        Merci d’avoir cette motivation pour nous ^^

        • Présence  

          Je n’ai aucun mérite : j’aime ça.

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