Sadomasochisme (Wolverine Vs Sabretooth)

Focus : Wolverine #90 par Larry Hama et Adam Kubert

Un article dégriffé par BRUCE LIT

VO : Marvel

VF : Semic (Kiosque)

Un numéro dépliable mémorable pour tous ceux qui l'on vécu  © Marvel Comics

Un numéro dépliable mémorable
© Marvel Comics

Cet article est un focus sur un affrontement particulièrement marquant entre Wolverine et Sabretooth. Celui-ci se déroule sous l’égide de Larry Hama qui tint les rênes de la série durant le dernier âge d’or des Xmen pendant les années 90 en compagnonnage graphique avec un Adam Kubert qui ne s’est jamais surpassé depuis.

Sortie en février 1995, cette histoire bénéficia d’un format spécial à la hauteur de l’affrontement en question puisque il était possible de déplier les pages façon poster A3. Un format hélas abandonné par Marvel lors de sa réédition en VO dans la collection Epic Collection chroniquée ici.

Publiée en VI intégrale chez Semic il y a 20 ans, cette histoire n’a jamais été rééditée par Panini depuis.

Petit résumé éditorial

Petit rappel des faits : après l’éviction de Claremont après 17 ans de règne quasi sans partage sur les X-Men, Marvel confie le destin de ses mutants à un quatuor qu’on ne finira jamais ici de réhabiliter : Scott Lobdell et Fabian Nicieza qui vont rendre aux Xmen une dimension épique et dramatique perdue lors des dernières fulgurances du grand Chris, Peter David comme à son habitude fera son bonhomme de chemin avec X-Factor, un spin-off qui aura ses fans inconditionnels, et enfin Larry Hama, le scénariste qui restera le plus longtemps à aiguiser les griffes d’un Logan qui, sous son égide, va souffrir mille morts.

A l’époque, il y a une vraie cohérence entre les séries, ce qui permet au lecteur de poursuivre une saga commencée dans la série mère et qui se développe ailleurs : Logan perd ses griffes lors d’un affrontement Shakespearien face à Magneto (X-Men #25). Traumatisé, il quitte l’équipe après avoir découvert que ses griffes sont en os et que son moral est autant en berne que son facteur guérisseur (Wolverine #75) . Lorsque commence notre histoire, c’est une première, le griffu aura passé plus d’un an en exil de son équipe.

Un choix aussi courageux que risqué des équipes éditoriales : Wolverine à l’époque, c’est Deadpool ! La présence du griffu, ne serait-ce qu’en couverture garantit le tintement du tiroir caisse. En l’éloignant, Lobdell et Nicieza ont le champ libre pour développer des X-Men longtemps laissés en jachère, notamment Colossus, Iceman et… Charles Xavier !

Rétrospectivement, c’est hallucinant ce que ces équipes mettent en place en 15 numéros : le mariage entre Jean Grey et Scott Summers, les prémices de Age of Apocalypse et surtout l’arrivée de Sabretooth, un Hannibal Lecter terrifiant chez les boyscouts de l’époque (aujourd’hui, cette saga serait tout bonnement inimaginable : nul doute que Cyclope ferait torturer et exécuter dans son cachot ce bon vieux Victor Creed).

The story so far…

Rappelons quand même que le CV de Victor Creed est déjà plutôt saignant : c’est un mercenaire sadique qui a massacré les Morlocks, hommes, femmes, enfants pour le compte de Mr Sinistre. C’est aussi et surtout le frère ennemi de Wolverine qui a violé et tué Silverfox, une indienne dont Logan était épris.
Autant dire que lorsque Wolverine revient à l’hôtel Xavier et se trouve seul à seul avec le psychopathe blond, le lecteur peut s’attendre à un bain de sang. Or, Larry Hama est un scénariste roublard qui va donner au X-Fan ce qu’il attend sans jamais le lui servir dans un plateau d’argent.

Une pagination qui s adapte à laffrontement de deux monstres sacrés de la série  © Marvel Comics

Une pagination qui s adapte à l’affrontement de deux monstres sacrés de la série
© Marvel Comics

Notre histoire débute avec Sabretooth, captif au sous-sol qui regarde CNN : on y parle d’un tueur en série, Linus Dorfmann, un cinglé rencontré plus tôt dans la série qui se livre à des tortures animales, notamment sur des gloutons (Wolverine en anglais) et victime de brutalités policières lors de son arrestation.
Alors qu’en voix off défenseurs et protestataire de ces méthodes musclées défilent, Wolverine invite Sabretooth à dialoguer pacifiquement de leurs différents. Magnifié par le dessin de Kubert qui signe ici avec Texeira LA version canonique du personnage, Sabretooth, envoie balader Logan avant d’être stoppé net par un champ d’énergie l’empêchant de franchir son cachot.
Les choses pourraient en rester là.
Mais nous sommes chez Wolverine.
Mais nous sommes chez les super héros.
Et la couverture est explicite : Le lecteur sait que la baston va arriver et qu’il s’agit là des premiers signes d’orage !

Nous arrivons à la moitié d’une histoire de 22 pages et en guise de règlement de griffes, on voit Wolverine reprendre ses aises dans son chez lui : faire de la muscu, prendre un bain (!), manger devant la télé et dormir en position foetale.
Pourtant aucune de ces séquences n’est innocente : lorsqu’il tape un punching ball, il évacue sa rage immédiate d’avoir été éconduit par Creed, lorsqu’il mange, il suit l’arrestation de Linux déterminante dans la suite des événements, et lorsqu’il dort, Hama nous montre un Logan paranoïaque qui a changé de chambre et qui se sait sous emprise : un tueur est dans la maison, il le connaît mieux que personne et TOUS les X-men sont de sortie (ils sont en Israël à la recherche de Légion).

Un tigre féroce : le meilleur dessin de Sabretooth de tous les temps ! © Marvel Comics

Un tigre féroce : le meilleur dessin de Sabretooth de tous les temps !
© Marvel Comics

Logan a soudain une révélation : la psychiatre de la TV explique que Linux a tout fait pour se faire tabasser par les flics car les psychopathes se savent mauvais et s’infligent les pires souffrances pour se punir en guise et lieu d’une société impuissante à le faire. Logan se précipite alors dans le cachot de Sabretooth  : Wolverine a vu juste ! Creed, au prix de mille morts, a réussi à passer un champ d’énergie censé arrêter un troupeau d’éléphant.

Les deux super félins se tiennent désormais face à face : Sabretooth, un tigre blessé plus dangereux que jamais et Wolverine en noble héros qui tente de contenir son animalité. C’est juste incroyable ce que Hama met en scène !
Alors que Sabey le nargue comme un enfant pervers en cours de récré, Logan reste stoïque, des menottes à la main !
Sabretooth : Après tout ce que j’ai fait à Silverfox, tout ce que je t’ai fais subir, tu n’as pas les tripes de venir chercher ta part de gâteau !
Logan : ce n’est pas à moi de te juger Sabretooth. Mon boulot, c’est juste de te faire regagner ta cellule ! 
Sabretooth se déchaîne alors et déchiquette littéralement notre ami qui encaisse griffures sur griffures sans rétorquer.

Hama écrit ici un sous-texte admirable : Wolverine est un X-Man. Un vrai. Il est imprévisible. C’est un personnage qui a une âme et qui, loin d’être une brute épaisse si souvent caricaturée, se montre fidèle à l’héritage de Charles Xavier : pacifisme et responsabilité ! Ce n’est pas un hasard : sous la plume de Hama jusque ONSLAUGHT, Wolverine n’aura de cesse de défendre jusque l’aveuglement la dette morale qu’il a envers le mentor des Xmen d’avoir cru en lui.

Mais tout n’est pas si simple…
Et si Wolverine, lui aussi, s’infligeait une punition en se laissant massacrer de la sorte ? Celle de ne pas avoir su protéger Silverfox ? Et si, comme le suggère Creed, tout ceci n’était qu’une mise en scène destinée à donner à Wolverine bonne conscience, un piège, un alibi pour permettre à un geôlier de tuer son captif ? On se rappelle que les Nazis ne procédaient pas autrement en abattant quiconque semblaient vouloir s’échapper des camps de la mort.

Et la mort est ici omniprésente ! Pour faire enfin réagir Logan, Sabretooth détaille alors froidement ce qui va se passer s’il ressort libre de l’hôtel Xavier en dressant la liste de tous ceux que Wolverine aime : Jubilee, Ororo, Jean Grey, même Cyclope, tous mourront dans d’atroces souffrances de par son inaction.
Nous sommes à la page 20 et Wolverine sort enfin ses griffes ! Il commence par exploser littéralement le visage de Victor Creed avant de le tenir à sa merci dans la position que les fans préfèrent : en sortant une griffe après l’autre pour emprisonner le visage de son adversaire.

Tu vas arrêter de me faire chieeeeer, oui ?  © Marvel Comics

Tu vas arrêter de me faire chieeeeer, oui ?
© Marvel Comics

Wolverine est désormais en mode sauvage ! Le lecteur est effrayé de ce rappel brutal : Logan est un être violent, une force qui doit être contenue par des valeurs morales pour protéger notre société. Creed, quant à lui, est représenté comme un pauvre type malgré sa perversion : il tanne Wolverine pour qu’il le tue. Il a orchestré cette danse de mort avec deux intentions : faire régresser Logan à l’état animal et…se suicider !
La thérapie de Xavier ne fonctionne pas sur lui, la thèse de Hama est sans appel : Creed est incurable, il le sait et il cherche à sa manière un châtiment pour tous les meurtres qu’il a commis.

Wolverine commet alors l’irréparable en  lobotomisant Dents de Sabre de sa troisième griffe . Le lecteur est choqué: malgré le comic code de l’époque, il vient de voir un combat d’une violence sans égale aussi bien physique que morale. Mais pour l’épilogue, il lui faudra attendre 5 longs mois, puisque AGE OF APOCALYPSE viendra interrompre toutes les séries en cours, souvent dans des cliffhangers insoutenables.

Le lecteur y découvrira que Dents de Sabre est capable d’héroïsme et que sa thérapie était possible puisque Magneto en fera un Xman à part entière. Quant à Logan, Hama va continuer à lui faire vivre l’enfer ! Celui-ci perd la confiance des Xmen qui ne voient que le résultat de ses actes : il a manqué de tuer un prisonnier sans défense ! Peuvent-ils encore lui faire confiance ?

Wolverine régressera progressivement à l’état animal jusque en arriver à une version controversée : une brute féroce sans nez, et sans conscience, sa véritable apparence qui choquera les fans et obligera Marvel à faire vite machine arrière.
Il n’empêche, en mettant en scène deux personnages luttant contre leurs pulsions et leur liberté, celle de tuer en toute impunité, Larry Hama épaulé par la mise en scène époustouflante de Kubert signait ici une des meilleures histoires de Wolverine, loin tellement loin de OLD MAN LOGAN ou WOLVERINE ORIGINES.

Bordel ! Une fin interrompue par Age of Apocalyose !  © Marvel Comics

Bordel ! Une fin interrompue par Age of Apocalypse !
© Marvel Comics

—–
Si une anthologie des meilleurs combats entre Wolverine et Sabretooth devait sortir, celui intervenant juste avant Age of Apocalypse figurerait parmi les meilleurs : violent, brutal mais aussi beaucoup plus psychologique que l’on pourrait l’imaginer. Je vous propose de revivre cet immense moment du run Hama-Kubert chez Bruce Lit.

La BO du jour : impossible de t’échapper, tu m’appartiens, accroche toi autant que tu peux à ce qui te reste de vie !

57 comments

  • JP Nguyen  

    J’adore le Kubert de cette époque, j’adore les cliffhangers de « cristallisation » qui précèdent AoA et j’aime beaucoup Larry Hama, avec ou malgré ses défauts. Il avait vraiment une bonne connection avec le personnage de Wolverine.
    Merci pour cette chouette madeleine.

    Parmi les scènes qui me restent en mémoire, il y a le moment où Victor échoue à briser le champ de force, mais s’approche tout près du visage de Logan. Kubert avait dessiné l’appel d’air créé par le recul de Creed, en faisant voler les mèches de cheveux de Logan. On s’y croyait !

  • Eddy Vanleffe  

    Alors le Adam Kubert de cette époque…comment dire… il marche sur l’eau le type.
    C’est beau très détaillé, respectueux du trait de Silvestri ET de Texeira, veritable continuateur en ce sens tout en expérimentant…
    Je crois que’on a là le haut du panier 90′s…
    oui l’esthétique de l’époque fait sourire mais tous les artistes n’étaient pas Rob Liefeld et tandis que le genre tendait à se caricaturer certaines maîtrisaient le cahier des charges à la perfection et je suis persuadé que le temps réhabilitera certaines séries ou certains arcs…
    Pour ce qui est de Larry Hama, il reste mon scénariste préféré du griffu pour toutes les raisons que tu décris:
    1-une ligne directrice claire
    2-une bonne compréhension du personnage
    3-un sens de l’humour non méta ne niant pas les enjeux de l’histoire

    après les griffes en os…..NON…
    sans son squelette il aurait du combattre avec le sabre Murasama.POINT.

    • PierreN  

      « Alors le Adam Kubert de cette époque…comment dire… il marche sur l’eau le type. »

      Là où le Adam actuel n’est plus que l’ombre de ce qu’il était (excepté sur Astonishing Spidey & Wolvie).
      C’est limite si Andy s’améliore vaguement avec l’âge (adios le clone de Lee), contrairement à son frère (plus talentueux dans l’absolu).

  • PierreN  

    Le combat de Logan/Creed que je préfère, ça doit se jouer entre celui-ci et le numéro de Claremont/Buscema/Sienkiewicz (le regard carnassier de Victor alors qu’il mange du gâteau tout en narguant un Logan fraîchement endeuillé, ça ne s’oublie pas).

  • Tornado  

    Pas de Madeleine pour moi puisque je n’ai jamais lu ce run. Je l’ai néanmoins choppé en version numérique (en entier, il y a je sais plus combien d’épisodes, un paquet !), et je songe en tenter la lecture un jour.
    J’avais adoré l’épisode dont parle Pierre (Claremont/Buscema/Sienkiewicz). Le seul épisode que j’avais aimé de ce run, d’ailleurs. Et l’un des épisodes que je garde en mémoire lorsque je veux parler de ce que j’aime dans l’écriture de Claremont (ça, Vignettes, God Loves et Lifedeath).

    Je préfère mille fois le dessin d’Adam à celui d’Andy. Et il est clair que le style 90′s me file la nausée vite fait. Mais là ça va.
    Plus récemment, j’avais adoré son travail sur le Superman de Geoff Johns et Richard Donner. Par contre j’avais été déçu par son travail sur l’immonde « Wolverine/Spiderman » de Jason Aaron.

  • Bruce lit  

    @Tornado : Adam a souvent été moins paresseux que Andy, notamment pour la gestion des regards. Cependant au vu de la rétrospective de Présence sur Silvestri, je trouve que les frères Kubert et Joe Madureira s’en sont bien sortis dans les 90′s. L’épisode de conclusion d’Onslaught de mémoire était pas dégueu.
    @Pierre : oui, Creed en se léchant les doigts y apparaît dans toute son obscénité. Tiens, on reparle de viol !
    @Eddy : ah non, pas de sabre ! Mais je lis du Wolvie, pas du Silver Samourai ;)
    J’aime bien cette époque où les griffes de Woloverine peuvent se casser et son healing factor est en berne. Je pense que plein d’histoires sympas auraient pu emmerger.
    @JP : le passage où Sabey tente de passer la barrière est un grand moment de BD où l’on est à la fois apeuréq du monstre qui arrive et admiratifs du courage de la bête.

    • Matt  

      Sauf que dans les faits, se battre avec tes os alors que t’as pas de healing factor et que ça te troue les mains, c’est con^^
      Wolvie a une formation au sabre en effet. So what ? Il aime avoir mal faut croire…

      • Bruce lit  

        Le masochisme est une dimension explorée par Larry Hama tout au long du run et de l’article.

    • Eddy Vanleffe  

      @Bruce
      Graphiquement ces griffes ne fonctionnent pas pour moi, elles sont plus grosses, plus longues que celles en métal, c’est totalement bizarre, en plus ça faisait quinze ans que mensuellement on nous rappelait que ses griffes étaient de pures adamantium… c’est une retcon frontale qui ne passe pas pour moi…
      la suspension d’incrédulité
      d’ailleurs, c’est marrant que tu parles de cet épisode, C’est mon dernier Wolverine avant qu’il ne récupère ses griffes…j’ai repris cette série lors du petit arc de Steve Skroce (pas mal d’ailleurs) Après je n’ai plus retrouvé le feu sacré avec ce perso… L’arc de Millar… et le reste je ne m’en souviens même plus…
      ils ont buté le perso avec le faire pour de bon. il n’y a plus d’histoires pour ce personnage…

      • Matt  

        C’est sûr que s’il est censé avoir les os recouverts de metal, ça ne tient pas debout que ses griffes en os soient si grosses. C’est des poutres qu’il aurait comme griffes alors^^
        Mais voilà s’ils avaient fait des griffes toutes fines et rikiki, elles auraient passé leur temps à se casser…alors ils ont triché comme souvent^^
        mais bon…on n’est pas à ça près dans un monde ou des gens tirent des laser avec yeux…

        • Eddy Vanleffe  

          Je sors ma carte grille de lecture! :)
          le super héros est un genre « absurde », on le sait, c’est pourquoi la suspension d’incrédulité consentie est un fil relativement ténu, sur lequel il fait être -à mon sens-assez rigoureux.
          le coups des griffes en os, ça sent vraiment le: « Merde, il a plus de griffes, le persos va perdre ce qui le rend unique visuellement, rétropédalage en cinq pages… »
          quand on lit une histoire où on lui greffe des gaines pour que les griffes passent sans lui créer de lésions à part celle de la peau (Weapon X), ben…
          En plus les rappels à cette mini sont incessants chez Hama…
          du coup ça fait un schisme dans ma lecture…

          depuis j’ai dû intégrer l’info, mais c’est pour ça que je ne suis plus qu’occasionnellement le personnage…

          • Tornado  

            Dans le genre, c’est l’armure d’Iron man qu’il sort d’une valise et qui épouse ses muscles qui me fait le plus me taper sur la tête. Plus infantile tu meurs. Et quand je vois que certains dessinateurs actuels le redessinent comme ça, ça m’horrifie ! :D

          • Matt  

            Hum…Tornado, dans un sens le truc Extremis c’est complètement ça, il a un truc de nano machines plus ou moins liquide qui épouse la forme de son corps^^

          • Tornado  

            Et ben justement, c’est totalement cohérent puisque c’est expliqué de manière scientifique. Dans la version classique, c’est plus un pyjama doré qu’une armure le truc…

          • Eddy Vanleffe  

            j’adore nos conversations « geek » Tornado, parce que je sais d’avance qu’on va pas se fâcher perce que c’est de la BD quoi…

            la valise à l’époque avait une sorte d’explication ringarde à l’époque à base de « metal liquide » ou je ne sais quoi…
            le côté fort, c’est qu’il ont réussi à le remixer dans IRON MAN 2 :)
            pour moi Extremis ne tient ni mieux ni moins bien la route, la seule différence est que Ellis déploie un jargon scientifique plus pointu et plus « réaliste »
            et on revient à cette suspension d’incrédulité qu’on place un peu où on veut…

            graphiquement, je le sais pour être totalement dans le trip, l’armure de Granov me fait chier alors que je prends un pied délirant à reproduire tous les effets liquides, de bulles chromées sur le casque de la vieille armure… J’adore l’encrage propres à Bob layton…
            je pense donc que les dessinateurs ont cette pulsion-notamment Alan Davis qui adore ce genre de traitement du métal…

          • Tornado  

            En fait, ma suspension machin est très simple : Une armure en métal, ça n’épouse pas les muscles pis c’est tout :D (et ça ne se plie pas pour tenir dans une valise comme une chemise)
            Ellis a juste le talent d’écrire un truc qui passe bien parce que justement tu y crois. En tout cas ça marche avec moi.
            Idem pour la valise dans Iron man 2 : C’est suffisamment bien fait pour que je me sois dit : « Ah ben là oui, la valise ça marche ! :)

          • Eddy Vanleffe  

            Tout à fait….
            l’armure valise est une idée qui date d’un autre temps que j’ai appris à « respecter » parce que c’était déjà là et que j’étais petit…
            Il y a un épisode où i la met en vol, c’est le nawak le plus total…
            On peut dire que Ellis rectifie ça pour une nouvelle génération de lecteurs…
            Je serais curieux de voir que que donnerait un rendu « Layton » sur l’armure de Granov…

          • PierreN  

            « Je serais curieux de voir que que donnerait un rendu « Layton » sur l’armure de Granov… »

            En théorie oui, mais je vois mal cela fonctionner, l’armure extremis et trop lisse et profilé. L’aspect chromé (façon Silver Surfer) s’est un peu perdu en cours de route, même s’il est à noter que l’armure « classique » bénéficie de come-backs réguliers (Siege & co). Les scénaristes ont le chic pour trouver des prétextes permettant de la ramener (même l’armure d’Avengers : Endgame se rapproche un peu de ce design).

          • Tornado  

            Voilà. c’est das ces cas-là que je disais que ça m’exaspère. Revoir cette armure infantile dans les années 2010, pour moi ça ne passe pas, d’autant que mon run de référence (Ellis + Fraction), est très adulte.

          • Matt  

            Ouais mais alors c’est juste une question d’explication, non ?
            Si on te sort une explication sur le pyjama doré qui est d’une matière solide comme une cotte de maille qui arrête les balles, ça te paraîtrait moins infantile ?^^
            Et du coup un pyjama pare-balles doré, ça se plie dans une valise^^

            Non parce que sans déconner, je l’ai vue cette version, dans un vieil épisode. Dans une scène super kitsch, Tony explique au lecteur dans la pure tradition du dialogue lourdingue, comment il enfile son armure. Et la partie jaune est molle comme du tissu sur les bras et jambes^^

            Faudrait que je vous trouve la planche.

          • Bruce lit  

            Il doit exister une fiche technique Marvel qui expliquait tout ça. Je me rappelle qu’effectivement le jaune sortait des bottes et des gants.
            J’aimais bien ces fiches qui nous expliquaient comment fonctionnaient les lance toiles de Spider-Man, le Lasso Canne de DD ou la visière de Cyke.
            @Omac : merci encore et toujours pour ces explications.
            Cependant, et la question se pose pour tous les super héros à Nemesis, on peut quand même dire qu’entre Wolvie et Sabey, en plus de l’effet miroir, il existe ce jeu de se battre sans trop se blesser pour recommencer encore et encore et encore , non ?
            Victor le dit : il n’y a qu’en souffrant que l’on se sent vivre après avoir enduré mille morts pour passer le champ Electrique de Forge. Il demande également à être éventré sans anesthésie pour lui retirer la bombe implantée par son fils. Il relève bien à mes yeux profane du mec qui aime autant donner que ressentir la souffrance. Il le dit encore à Birdy au moment du shoot télépathique : tu ne sais pas ce que c’est de donner et de prendre comme je je le fais.
            Quant à Logan, il travaille ses griffes tous les jours pour maintenir ses plaies ouvertes…Et continue de se battre sans Healing Factor.

      • Matt  

        @Eddy : Le run de Rucka avec Robertson au dessin se lit bien aussi. C’est pas transcendant, ça ne réinvente pas le personnage, mais ça fait série B tout à fait sympathique.

        • Bruce lit  

          Je trouve ça plutot pas mal comme twist :
          Logan est né avec des griffes naturelles ce qui fait de lui un mutant.
          Pour le rendre plus puissant on lui rajoute du métal
          Sans ce métal, il régresse à l’état bestial. Son Healing Factor lutte contre empoisonnement du sang par le métal. Une désadamienté, il redevient une bête sauvage.
          Le rendu graphique donnait effectivement des griffes plus longues voire en épine de roses. Mais bon, c’est déjà le cas avant : Chez Claremont, ses griffes sont de petits couteaux. Chez Texeira, notamment au sommet de la tour Eiffel, ses griffes sont plus longues que ses avants bras. Même chose pour celles de Sabey qui ont l’air de pousser en fonction de ses besoins. D’ailleurs il porte des gants avec le costume de Jim Lee ce qui devrait attenuer leur dangerosité.
          Le truc qui m’avait bien irrité dans AOA c’est que Madureira avait dessiné Creed sans griffes, il se battait à coup de poings, même contre Holocaust. Je n’ai jamais compris pourquoi.

          • Eddy Vanleffe  

            Le twist est cool! mais ces griffes sont pour moi en trop…

          • Bruce lit  

            Moi, c’était le fait qu’il soit manchot dans AOA.

          • Matt  

            « Sans ce métal, il régresse à l’état bestial. Son Healing Factor lutte contre empoisonnement du sang par le métal. Une désadamienté, il redevient une bête sauvage. »

            Tu veux dire que si son healing factor n’est pas constamment actif, alors il devient taré ?
            Mais…ça marche sans les griffes en os ce truc hein^^
            Et puis ça fout en l’air l’idée du conditionnement de l’arme X si au final c’est grâce à ces expériences qu’il devient plus calme. Les efforts de Xavier n’y sont pour rien non plus si au final c’est en « occupant » son healing factor qu’il est moins bestial.

          • Bruce lit  

            Il ne devient pas taré. Sa mutation reprend son évolution naturelle qui avait été stoppée par l’implant de métal. Il ne devient pas plus calme. L’arme X en fait une bête sauvage facile à contrôler alors que dans son état bestial Logan ne comprend plus un mot. L’entrainement de Xavier lui permet de remonter vite la pente d’une régression que les fans ont détesté à l’époque.

  • Matt  

    Le début de ce run étant traduit par vous-savez-qui, et les intégrales ayant cessé de sortir après le changement de traducteur dans l’intégrale 1993 (du numéro 50 au 64), tout ce que je connais de ce run se résume donc à la mort de Mariko, voire la mini série Sabretooth avec Graydon Creed et Mystique.

  • Matt  

    Et pour le dessin, j’avoue que j’aime bien celui de Mark Texeira. Son côté très gras et une certaine gestion des ombres pas encore à la mode à l’époque rend les exagérations des gros muscles (style 90) beaucoup plus supportable.

  • Matt  

    ça fait quand même 6 ans que Panini a arrêté les intégrale Wolverine…
    Je croyais le personnage populaire.

    • PierreN  

      Oui c’est assez étonnant (le symptôme d’une popularité décroissante ?).
      Puisque les intégrales de Panini se calent sur l’actualité cinématographique et puisque Jackman en a fini avec ce rôle, il faudra peut-être attendre l’émergence d’un Logan version MCU pour que les intégrales reprennent.

  • OmacSpyder  

    Sadomasochisme? Le titre de cet article donne le ton. Celui d’une relation vue à travers le prisme d’une relation teintée de souffrance infligée et de souffrance reçue.
    Cependant, dans le sadomasochisme en tant que tel, il existe un accord, un contrat tacite entre les protagonistes s’y vouant pour y trouver une satisfaction de leurs pulsions. Et point important, il n’y a jamais de mort à la clef. Puisque la jouissance repose sur la limite corporelle et psychique mise en jeu de façon progressive et jamais létale.

    De quoi ce rapport entre Logan et Victor Creed est-il donc le nom? Certainement d’une mise en miroir : chacun est le reflet insupportable de l’autre. Creed de ce que serait Logan sans ses valeurs morales issues de ce qu’il a construit sur le plan relationnel avec l’équipe, comme il dit. Et Logan de l’échec manifeste pour Creed de se civiliser, ce bon sauvage montrant que Dents de Sabre est lui le mauvais.
    Une autre mise en miroir intervient d’ailleurs dans ce récit avec ce psychopathe Linus tuant des Wolverines. Un miroir dans l’actualité du jeu de la mort installé entre Creed et Logan. Et dans cette actualité, deux entités venant apporter leur éclairage : la Loi, à travers le policier, ou la compréhension, à travers la psy interviewée.
    C’est dès lors une pièce en trois actes et en double. Les faits, l’analyse et sa résolution, différente selon qu’on en appelle à la Loi et à l’arrestation musclée ou à une compréhension visant la réhabilitation, cette dernière est l’option aussi de Xavier.

    Wolverine saisit dans la nuit, moment où l’inconscient tourne à plein régime, qu’il a laissé échapper un indice. Un truc qu’il a sur le bout de la langue mais qui lui échappe. Comme ion indice que Creed lui a laissé pour se pointer pile au moment de son échappée, belle affaire!
    Cela permet à Logan d’incarner ce qui échappe à Creed : ce qui peut stopper ses pulsions. Et c’est alors la litanie de Creed de ses méfaits passés et à venir, invoquant implicitement qu’un truc le stoppe. Comme une thérapie de choc! Car du fait de sa psychopathie, Creed attend de l’extérieur un Surmoi qui lui dise : Stop! Une entité qui vienne arrêter ses pulsions qu’il ne peut réfréner seul. Wolverine est la greffe possible d’un arrêt, d’un Surmoi faisant Snikt : tranchant sa toute-puissance l’amenant à confirmer à chaque méfait à quel point il de situe du côté du mauvais. Il le rappelle implicitement en demandant à Wolvie s’il va l’enfermer dans la cave, comme ses parents?

    Creed attend donc une fin, la mise à mort de ses pulsions qui passe par la sienne propre, une lobotomie tranchant ses pulsions inarrêtables, même par un champ de force disruptif!
    C’est un appel non à la souffrance mais à l’arrêt, Creed poussant dans ses retranchements un Logan se voulant civilisé et compréhensif, cherchant son point de rupture. Il faut que Logan traverse le miroir, qu’il devienne un instant Creed lui-même, pour agir. Et Logan perd alors, pas que son sang-froid. Il a, et c’est ce que les vrais psychopathes réussissent à faire, traversé le miroir pour devenir l’autre et le châtier. Les émotions avant la raison, la vengeance avant la justice, l’individu avant le l’autre.
    En ce sens, c’est Creed qui peut ici crier Victo(i)r(e)…

  • Présence  

    Après avoir relu 2 fois l’article, je suis sûr de ne pas avoir lu cet épisode. Je garde en mémoire le face-à-face entre Jubilee et Creed quand il est emprisonné dans les sous-sols de l’école de Westchester.

    Pour avoir relu quelques épisodes de Larry Hama récemment, j’ai également été frappé par la cohérence de sa vision du personnage. Je n’adhère pas à tous ses scénarios (pour le coup le niveau de suspension consentie d’incrédulité pour Guernica dépasse mes capacités), mais l’article du jour met bien en lumière la consistance du profil psychologique de Logan, vu par Larry Hama.

    • Bruce lit  

      C’est pénible : il va ENCORE falloir se revoir !

  • OmacSpyder  

    @ Bruce : sur le masochisme ( puisque tu insistes, c’est à se demander… ^^)
    Sadomasochisme implique une relation de sadisme de l’un vers l’autre et de masochisme consenti de l’autre vers l’un. Et comme il s’agit d’une dialectique, les places peuvent glisser (sur le latex y compris^^ )
    Le masochisme que tu évoques de la part de ces personnages blessés, tant Creed que Logan, renvoie à une façon de se rappeler qu’ils sont bien vivants. C’est une jouissance allant du côté de l’automutilation adolescente par exemple. Mais tout un chacun encore une fois peut aimer jouer à se faire mal. Ça n’est pas grave. Jusqu’à un certain point où cela rejoint des conduites de mise en danger.
    Il y a donc le masochisme secondaire, s’inscrivant dans une perversion. C’est le sens du sadomasochisme et de sa dialectique élaborée.
    Et le masochisme primaire, faisant partie du développement ordinaire, que tout un chacun peut éprouver pour se sentir exister grâce à une douleur ressentie, un vécu corporel pour rendre compte d’un vécu psychique douloureux qui, peinant à se verbaliser, passe par le corps de façon régressive. « Régressif », tiens! Comme ce qui arrivera à Logan un peu plus tard…

  • Kaori  

    N’ayant pas lu ce run, j’ai appris plein de choses grâce à cet article et à vos commentaires.

    Je n’ai pas tout compris de l’histoire de griffes perdues/en os/reparues, mais c’est pas grave, c’est un détail selon moi.

    Par contre, j’aimerais en savoir plus sur cette suspension d’incrédulité…

    Et votre discussion sur le costume d’Iron Man m’a bien amusée, j’ai eu l’impression de regarder un épisode de The Big Bang Theory ^^;;.

    • Matt  

      En savoir plus dans quel sens ?
      Tu ne connais pas le principe de suspention consentie d’incrédulité ?

      En gros c’est un concept défini en 1800 et des patates qui suggère que le lecteur (ou spectateur) va accepter de suspendre son jugement à propos de la possibilité de diverses choses fantastiques dès l’instant ou l’auteur parvient à donner de l’intérêt et une certaine vraisemblance (selon la logique interne au récit) à son récit fantastique, d’horreur, de SF, etc.

      Mais il arrive un moment ou cette suspension consentie est mise à l’épreuve si l’auteur lui-même ne respecte pas les règles de son propre univers ou va trop loin (genre Tony Stark est un humain normal qui vole dans une armure certes, mais s’il survit à une explosion nucélaire, y’a un souci…car il n’a jamais été présenté comme surhumain. On peut penser aussi à Indinan Jones qui survit à une explosion nucléaire dans un frigo^^ Nawak !)

      • Bruce lit  

        En comics comme ailleurs, on fait souvent de la prose sans le savoir. Comme Kaori, je ne connaissais pas également cette histoire de suspension consentie d’incrédulité. Enfin, si, enfin non, sans doute parce que la grammaire m’intéresse moins que la pratique, ce qui revient à jouer d’un instrument à l’oreille sans solfège.
        Et alors qu’on pense faire de la prose, on barbarise sur le sadomasochisme…D’où l’intérêt de nos discussions toujours plus enrichissantes et sans schismes !

        • Présence  

          Wikipedia – L’expression suspension consentie de l’incrédulité (de l’anglais willing suspension of disbelief) décrit l’opération mentale effectuée par le lecteur ou le spectateur d’une œuvre de fiction qui accepte, le temps de la consultation de l’œuvre, de mettre de côté son scepticisme. Ce concept a été nommé en 1817 dans un texte de Coleridge.

          La version longue :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Suspension_consentie_de_l%27incr%C3%A9dulit%C3%A9

      • Matt  

        Bah le terme est connu quand même il me semble.
        Pour rester dans les comics, quand ils réduisent Wolverine à l’état de squelette dans je ne sais plus quel tie in de Civil War, y’a un souci aussi. A partir de quoi il se reforme ? C’est Cell de DBZ ? Tant qu’il y a le cerveau ça se reforme ?^^ Non parce que dans les années 80, il en chiait pour se remettre de blessures moins graves. Ensuite il est devenu immortel en gros tant qu’on lui a pas réduit le cerveau en bouillie (je suppose…)

        On peut accepter de croire aux prouesses de héros, à leurs pouvoirs complètement impossibles scientifiquement, mais si tu les établis comme des hommes et femmes non-invincibles qui craignent les balles comme tout le monde, y’a des limites à ne pas dépasser non plus.
        Il faut des règles, sinon n’importe qui peut s’inventer des pouvoirs, survivre à tout, et tu crois plus à rien et t’as plus jamais peur pour les persos, et ils n’ont jamais de soucis puisqu’ils ne craignent rien…et plus rien ne tient debout. Donc au bout d’un moment on ne consent plus à être crédule^^

      • Matt  

        Les exemples qui font en général sortir du récit (donc qui fait exploser notre suspension consentie d’incrédulité^^) c’est souvent les trucs qui sortent de nulle part et qui sont juste là pour arranger l’intrigue.
        Cyclope rattrape un train en marche en courant ? Bah oui c’est un héros alors pourquoi pas ? Il a passé 2 jours chez Vif argent et s’est entrainé.
        Oui mais non, ta gueule, ça marche pas^^ Fallait trouver un autre moyen de lui faire rattraper ce train.
        Les indigènes qui sont collés dans les murs dans cette purge de Indiana Jones 4 aussi, ils faisaient quoi dans les murs ? Ils attendaient que le héros du film arrive pour sortir ? Ils font ça toute la journée pour faire « bouh » aux visiteurs importuns dont ils ignorent même la venue ?^^

        • Bruce lit  

          Cyke peut très bien le rattraper votre train, les gars ! Il lui suffit
          : a/ de détruire le train en question puis de marcher les mains dans les poches en sifflant Phoenix de The Cult.
          b/ de viser le sol avec la rafale optique ce qui le fait voler assez vite pour rattraper ce putain de train. Ses talents d’acrobate font le reste !

          • Matt  

            Oui bon tais toi, je parlais à la course moi !^^ C’était un exemple !
            On n’improvise pas des pouvoirs sortis de nulle part parce que ça nous arrange. C’est de la paresse d’écriture.

      • Kaori  

        J’avais certainement déjà entendu ce terme, et j’en comprends le principe, effectivement, puisqu’il est à la base de tout ce dont on parle ici.

        Après, comment dire…
        Je suis trèès large dans la suspension consentie d’incrédulité. Ce qui me vaut pas mal de désaccords avec mon conjoint qui passe son temps à parler « deus ex machina » etc etc.
        Alors que moi je ne regarde pas les œuvres qu’avec mon cerveau. Chacun son truc ;-).

        • Matt  

          dit-elle alors qu’elle veut une vraie bonne raison pour le changement de look punk de Tornade^^
          Alors que c’est « juste » un changement de look, rien de spectaculairement impossible.
          Chacun son truc en effet^^ Selon le degré d’attachement à un truc, ça change.

          • Kaori  

            Mais c’est exactement ça !!

            J’allais le mettre dans mon com : y a un truc auquel je suis attachée, c’est le « caractère ». Agir « hors caractère », ça, ça me dérange. Je me fais toujours un truc de la personnalité des personnages, et quand ça sort du « cadre », ça m’agace.

          • Matt  

            Omac te dira ici que les comportements des gens ne sont pas gravés dans la pierre, on peut changer, avoir des « passades » différentes, etc.
            Après on est d’accord, encore une fois, que si ça va trop loin, ça passe plus^^ Genre une Tornade qui deviendrait serial killer ou je ne sais quoi. Il y a des limites.
            Mais souvent, même si je n’aime pas le « too much out of character », je trouve que les fans sont trop stricts et ne tolèrent pas assez des variantes négligeables de comportement. Parce qu’au final on en a tous…

            Mais bon sinon je taquinais^^

          • Kaori  

            J’aime bien tes taquineries, faut juste s’y habituer ;-).

            Je ne suis pas une « râleuse » ou une « à partir de maintenant je ne suivrai plus ce perso », tant que, comme je le demandais pour Tornade, il y a une explication derrière.
            On passe pas à un look punk comme ça. Parole de fille !

            Mais comme tu disais, chacun son truc, je suis moins sensible à l’artillerie ou le degré de pouvoirs etc (à vrai dire, je m’en contref**s ^^) qu’à la personnalité.

          • Matt  

            Mouais…son look d’avant c’était quoi ? Cuissardes en cuir tendance SM ?
            Je trouve pas ça si différent moi^^
            Les costumes de super héros sont grotesques en général, sexualisés ou ridicules, alors en effet pour moi c’est un détail un look de punk comparé à un look précédent de dominatrice^^

          • Matt  

            Dans une BD bien plus ancrée dans la réalité encore, ce changement aurait pu m’étonner. Mais bon associer les costumes de super héros à la personnalité…ben…c’est quoi la personnalité d’un mec qui s’habille en pyjama bleu et porte un slip jaune par dessus ?^^

            Non au final son costume punk (ou gothique hein, ça existe encore, j’en ai croisé une y’a pas longtemps à Ikea avec la moitié du crâne rasé^^), il a un pantalon, un maillot, un gilet…il est plus réaliste que la machin qu’elle portait avant.
            Oui ok la coiffure et les bracelets à pointes ça devient moins anodins m’enfin…on parle de BD de super héros. Personne ne sortirait habillé comme ça dans la vraie vie…

  • Jyrille  

    Hello toutes et tous, désolé, mais je ne prends pas trop le temps de vous lire en ce moment… J’ai des articles en retard (notamment deux de Mattie) et je dois écrire, alors je passe juste dire que je viens de voir BATMAN V SUPERMAN pour la première (et sans doute dernière) fois. Je ne retrouve pas d’articles sur MAN OF STEEL ou ce film donc je pose ça là. Pendant une heure et quart en gros, c’est pas mal. Snyder s’est tout de même vachement amélioré depuis qu’il a fait Man of Steel. Et puis après y a Batou et Super qui se fightent sans vraiment de raisons et ça part total en couilles avec des bastons où les types traversent des murs tout le temps et se relèvent tout le temps, c’est moche, on se fait grave chier, on y croit pas du tout. Y a Gal Gadot qui fait plaisir à voir chaque fois qu’elle apparaît et de jolis décors sortis des derniers James Bond dans la première partie du film. Et un super score de Hans Zimmer. Sinon les acteurs sont à la rue la plupart du temps (Zack ne les dirige pas je pense) (j’aime bien Jesse Eisenberg mais là en Lex Luthor il en fait des caisses, c’est insupportable) et le script est totalement bidon. Et puis c’est quoi ce Batman qui marque les criminels aux fers rouges ? Et toutes ces allusions religieuses super casse-couilles ?

    • Bruce lit  

      Le Batman vs Superman est en remaster pour une durée indéterminée avec le Capatin America ou Civil War. Et c’est bien le problème de ces films : si je les ressors aujourdhui, mis à part restituer votre travail ce qui est pour moi la seule raison suffisante, qui va cliquer sur ces articles ? Une fois la hype dépassée, peut-on encore en parler comme on parle du PARRAIN ou de JAWS 40 ans après ?

      • Matt  

        Mais si tu vas par là, qui va cliquer sur l’article sur la mort de Wolverine ou de Cyclope ? Moi je m’en tape complet^^ Mais bon si les articles sont bien écrits, faut les remettre.
        Sinon dégage tes coups de gueule sur Bendis sur ses X-men. Qui s’en soucie des X-men de bendis maintenant, hein ?^^

      • Matt  

        Nous n’avons d’ailleurs pas la même vision du cinéma on dirait.
        Chaque film n’a pas besoin d’être inoubliable. Si on commence à faire de l’élitisme…ça va clasher entre nous sur ce qui mérite de rester aussi sur le blog en matière de comics^^

        • Jyrille  

          Oui je suis d’accord avec Mattie. Quand je lis vos articles, soit c’est pour apprendre quelque chose, avoir une nouvelle vision, découvrir un pan de culture, soit lire vos avis sur des bds, films ou séries que je viens de lire ou voir. Peu importe si c’est mauvais ou une série B ou Z, tout peut être intéressant (comme on le dit souvent dans CHROMA, hein Mattie ?). Et je trouve ça très important, le contraire serait une forme d’éradication de culture…

          • Eddy Vanleffe....  

            Non à l’eugénisme culturel ! :) :) :)

          • PierreN  

            Voilà, pareil qu’Eddy. La culture pop dans toute sa diversité et sans tri. Jaws 4 a autant droit de cité que Jaws (même s’ils ne se valent pas).

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