Seuls sont les indomptés

Encyclopegeek : Les westerns atypiques

1ère publication le 10/12/16- MAJ le 22/08/19

Un dégainage de  BRUCE LIT

Je vous propose dans cet article combo de redécouvrir deux Westerns sortant des sentiers battus. Au menu Johnny Guitar de Nicholas Ray (1954) et Seuls sont les indomptés de David Miller (1962). 

Ces films ont beau avoir une soixantaine d’années, je serai susceptible de dégainer des spoilers plus vite que votre ombre.

Jamais je ne trouverai un homme comme mon Johnny/ comme celui que l'on appelle Johnny Guitare

Jamais je ne trouverai un homme comme mon Johnny/ celui que l’on appelle Johnny Guitare

Johnny Guitar par Nicholas Ray

VF : MGM

Johnny Guitar est un film de 1954 réalisé par Nicholas Ray qui offrira à James Dean l’année d’après son passeport pour l’immortalité avec Rebel Without A Cause, l’un des rares films de l’histoire du cinéma dont on peut dire qu’il changea la vie durablement de son public pour les 60 années qui suivirent… Johnny Guitar est un western dont le personnage principal est une femme interprétée par Joan Crawford. 

La magnifique, sublime, inoubliable chanson du film est aussi interprétée par une femme : Peggy Lee.
Une nouvelle génération la découvrit dans la playlist du jeu vidéo Fallout 3 : New Vegas.
Qui a dit que les jeux vidéo rendaient idiots ?  c’est p’têt’ vous, c’est pas nous  ! 

Fragilité et agressivité : la même recette qui fera la gloire de James Dean

Le pitch : Suite à un concours de circonstances dramatiques, une femme et son amant sont poursuivis par une ville enragée qui veut leur passer la corde au cou, et pas au sens matrimonial du terme.  Il s’agit de Viana, une femme anticonformiste qui embauche son ancien amant comme musicien ans une maison de jeu alors qu’une expropriation est en cours par une autre femme jalouse. Comme dans La Poursuite impitoyable, peu importe que Vianna et Johnny soient innocents, la foule s’en tamponne et veut lyncher la différence, l’autre, les rebelles.

A la fin de sa vie , Nicholas Ray déclarait : » Tous mes films n’ont qu’un message : je suis un étranger » . Western crépusculaire où deux femmes s’affrontent au pistolet, Johnny Guitar reste 60 ans après un OVNI cinématographique abordant l’intolérance et le fanatisme des masses. Vianna est une femme libre qui comme tout le monde en Amérique veut s’enrichir en spéculant sur le prix d’un terrain de chemin de fer. Elle boit, elle tire au pistolet et elle a sûrement beaucoup baisé puisqu’il est supposé que pour acheter ce saloon qui doit lui offrir sa rédemption, elle s’est sûrement prostituée.

Pourtant cette femme qui ne veut rien devoir à personne domine les hommes dès les premiers plan du film où elle les surplombe du haut de sa terrasse. Ray lui fait jouer tous les rôles: femme forte et cynique habillée de noir au début du film, Pieta blanche recueillant le corps ensanglanté d’un adolescent en fuite, rebelle aux couleurs de l’Amérique durant sa fuite, tueuse aux couleurs de coucher de soleil dans la dernière scène.

Si le film fait son âge (doublage français daté , jeu des acteurs saccadés durant les scènes d’actions, violence contenue entravée par le code Haynes et coups de poings bidons), les couches de lectures proposées par  Nicholas Ray restent fascinantes. Et comportent des nombreuses similitudes avec La Fureur de vivre qui sortira un an après et qui pourrait en être la prequelle.

Comme Jim Stark, Vianna est une étrangère qui cherche un nouveau départ dans sa vie après des événements douloureux. Jim Stark va vouloir s’intégrer à une bande qui va finir par vouloir sa peau.  Vianna, pour avoir nargué les notables de la ville est pointée du doigt et victime d’une chasse à la femme sans aucune preuve. Vianna et Jim portent l’emblème de l’Amérique supposément garante de la tolérance et de la démocratie : un jean bleu, une chemise blanche et un blouson rouge. Bleu , blanc rouge , une vraie tenue de héros comme Captain America et Spider Man. Jim Stark attire à lui  les désaxés dont le jeune Plato qui meure tragiquement. Vianna active elle un rectangle amoureux et entraîne dans sa chute le jeune Turkey.

Les deux films suivent les règles de la tragédie antique unité de temps (24 heures), de lieux ( le saloon, les montagnes, la banque ) et de personnages. Et se terminent en hauteur : l’observatoire avec James Dean, la maison sur la colline pour Joan Crawford . A l’issue de cette tragédie , ces demi dieux grecs transposés aux Etats Unis redescendent parmi les hommes.

Chez Nicholas Ray, la femme est un homme comme les autres

Chez Nicholas Ray, la femme est un homme comme les autres
Source Allo Ciné
©Paramount / MGM

Johnny Guitar joué par SterlingHayden est un cow boy  bien fade, peu charismatique dont la seule particularité est de ne pas porter d’armes. Comme si Ray, des années avant la culture rock, mettait en scène les minorités de la civilisation : des adolescents révoltés et des parents lâches dans La fureur de vivre, des femmes libres et haineuses dans Johnny Guitar  sous fond de ballade à la guitare composée et interprétée par une femme. Joan Crawford est sublime de dignité et de courage.  Son martyr continuera dans Qu’est-il arrivé à Baby Jane , autre superbe portrait de femme, autre film non conventionnel.

Alors qu’avec la Fureur de vivre , Ray allait offrir à son acteur-amant James Dean l’immortalité, le réalisateur avec Johnny Guitar en tournant une pièce de théâtre chez les cow-boys tout en tension sexuelle inavouée (mariage raté, ménage à trois, homosexualité) s’offrait lui même son ticket pour le Paradis Perdu des réalisateurs…à l’est d’Éden ….

Seuls sont les indomptés de David Miller

VF : Sidonys Calista

Seuls sont les indomptés (Lonely are the brave) est un film américain de David Miller sorti en 1962, écrit par Dalton Trumbo et interprété par Kirk Douglas. On y croise également un certain Bill Bixby, futur Bruce Banner dans la série Tv Hulk !

Rambo avant l’heure !

L’histoire se déroule dans les années 60. John Burns est un homme d’un autre temps : Cow Boy dans l’âme, il voyage uniquement à cheval, ne possède ni maison, ni famille, ni carte d’identité et encore moins de sécurité sociale. Lorsqu’il apprend que son ami, Paul est emprisonné à tort, il provoque une bagarre pour être incarcéré à ses côtés et le faire évader. Lorsque celui ci révèle à Burns qu’il est désormais responsable d’une famille et préfère rester en prison pour ne pas la mettre en danger, notre cow-boy part seul dans la montagne pourchassé par la police. Commence une chasse à l’homme entre le vieux roublard à cheval et la police équipée de voiture et d’hélicoptère. Technologie contre  ruse !

Quel film magnifique ! Dans son autobiographie Le fils du chiffonnier le dernier des géants , Kirk Douglas, indiquait que ce film était son préféré dans sa foisonnante filmographie. On le comprend ! Le scénario de Dalton Trumbo est admirable ! Construit comme une tragédie, il se passe tellement de choses dans ce film à la richesse allégorique impressionnante qu’elles rappellent qu’un bon Western permet des réflexions philosophiques et existentielles aussi riche qu’un Bergman !

Notre héros fait le cowboy

Notre héros fait le cowboy
Source Allo Ciné
©Swashbuckler Films

John Burns est un homme d’honneur : lorsqu’il se bat dans un bar contre un manchot, il n’utilise qu’une main. Lorsqu’il a la possibilité de s’enfuir seul dans la montagne, il refuse de quitter son cheval . Burns incarne à la fois un homme libre, ivre de grands espace et l’immaturité adolescente incapable de s’adapter aux responsabilités de la vie. Il est rare qu’un film ne ridiculise pas les opposants au héros. Ici , Paul choisit de ne plus courir l’aventure pour prendre soin de sa famille. Son point de vue est respecté par le réalisateur. Comme la police, incarnée par le placide Walter Matthau qui poursuit notre héros sans haine et avec une certaine compassion. Gena Rowlands incarne quant à elle la sécurité et le plaisir de la vie de famille à laquelle Burns tourne le dos.

Tourné dans les années 50, Seuls Sont les Indomptés sonnait le glas du rêve hippie avant même qu’il ait commencé ! La liberté de l’homme n’est qu’illusoire ; elle doit forcément s’inscrire dans la société, ses lois  et son industrialisation. Ce refus des conventions conduira notre cow boy pacifique à sa perte. Le rêve est fini. Comme un gamin qui refuserait de grandir. 30 ans avant , on peut voir en SSLI une préquelle de …Rambo ! Nature contre culture ! Civilisation contre Liberté ! Un homme seul prisonnier de son passé contre la police garante de la loi !

Kirk Douglas, qui avait déjà incarné Spartacus du même Trumbo est sublime : son langage corporel traduit sa lenteur, symbole à la fois de sa nonchalance, de son âge et de son parcours à rebrousse poil. Son visage souriant quelque soient les circonstances déclenche l’empathie immédiate du public à son égard. Il est l’ami idéal, celui sur qui l’on peut compter. Lorsque Douglas après avoir courageusement tenu tête aux flics est renversé par un camion, le spectateur est bouleversé. Ce sourire , il le perd pour la première et dernière fois. La machine a écrasé le cheval. L’autoroute a broyé le Cow Boy. Et lorsque l’on apprend que ce camion contenait des Latrines , c’est la mythologie américaine qui part aux toilettes …C’est la fin d’un processus annoncé par Leone dans Il était une fois dans l’Ouest où les grands espaces américains étaient mutilés par des lignes de chemins de fer.

Un film puissant, lyrique, généreux porté par la partition de Jerry Goldsmith, qui, tiens , signera la musique de Rambo ! 61 ans après sa sortie ,Seuls Sont les Indomptés ( Nom de Dieu ! Ce Titre ! ) continue d’écraser la concurrence qui tente de marcher sur ces plate bandes que ce soit dans l’hexagone avec le décevant Le Grand soir ou le très surestimé Into the Wild.

Un perdant magnifique

Un perdant magnifique
Source Allocine
©Swashbuckler Films

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Après la pantalonnade « Preacher » d’AMC place au vrai Western, celui qui a des choses à dire avec de vrais marginaux : Vianna, la femme qui domine les hommes dans « Johnny Guitar » et ce bon vieux Kirk Douglas dans « Seuls sont les indomptés » qui se prend pour un Cow-Boy dans les années 60.

La BO du jour : une chanson à inscrire au patrimoine de l’humanité que tous les amateurs de Fallout reconnaîtront :

25 comments

  • Tornado  

    Magnifique article, vibrant et plein de profondeur. J’avais déjà lu les anciens commentaires à ma zone, mais là, avec images et tout, c’est superbe. Du coup je viens de me rappeler que j’avais choppé ces deux films pour les voir (SSLI) ou revoir (JG), et que j’ai oublié de le faire !

    Aucun de ces deux films n’est sorti en version restaurée HD chez nous. Trop nul.
    Par contre « La Fureur de vivre » est dispo en blu-ray pas cher.

    Ce n’est pas dans Johnny Guitar qu’ils passent sous une cascade pour arriver dans une cachette secrète ? Cette scène m’émerveillait quand j’étais gamin !

    • Bruce lit  

      Bonne mémoire Tornado ! Tiens : cadeau .

      Je n’ai pas de DVD HD. J’ai du mal à m’interesser à ça. Le DVD était présenté comme une amélioration ultime du VHS avant d’être supplanté par le Blu Ray.
      C’est une question naive (mais sincère) : James Dean en BLu Ray, ce serait vraiment intéressant ?
      Tu devrais adorer SSLI.
      C’est rigolo, l’article était programmé depuis 15 jours sans savoir que ce serait l’anniversaire de Kirk Douglas.

    • Matt  

      Je me désintéresse complètement des blu-ray aussi.
      Primo parce que je ne veux pas racheter tous mes DVD pour les remplacer par des blu-ray qui seront supplantés par autre chose bientôt.
      Et deuxio parce qu’un paquet de films ne sortent pas et ne sortiront jamais en blu-ray (pas de fonds ni de public en face pour justifier des restaurations sur certains films), et donc je préfère supporter le DVD car s’il disparait comme les VHS, c’est la tragédie pour tous ces films « vieux » ou les films étrangers rares.
      Et tersio, parce que je ne suis pas un grand fan de la haute définition. Soit je m’en fous et je n’y vois pas de quoi justifier un rachat soit c’est même très laid et ça fait ressortir tous les défauts des vieux effets spéciaux (voir les horribles blu ray Star Wars qui, en plus, ont encore été l’occasion de rajouter des effets tous pourris)

  • Matt  

    Sinon, article intéressant mais j’avoue que ça me tente très peu ce genre de films. Je ne suis pas vraiment adepte de westerns en fait…
    J’ai regardé récemment l’assassinat de Jesse James…et même si j’ai bien compris que l’approche particulière était voulu, je me suis quand même bien ennuyé…Il est bien trop long ce film. On pourrait en couper…je sais pas…1h !
    Les fans ne seront pas d’accord mais personnellement, j’ai lutté pour aller jusqu’au bout. Je ne suis pas allergique à ces drames humains au rythme lent et dépourvu de punch, mais il faut alors que le sujet me parle ou me touche sinon je me fais chier, même si on y ajoute un habillage de western.

  • Tornado  

    On en a parlé déjà. Il y a HD et HD. Si c’est juste commercial et fait à l’arrache (et c’est souvent le cas), c’est nul. Mais quand un film se paie une nouvelle jeunesse et que le travail de restauration est vraiment chiadé, c’est merveilleux. J’ai un coffret Hitchcock où chaque film a été complètement restauré dans les règles de l’art et c’est magnifique. Pareil pour les James Bond. Idem pour les Universal Monsters.
    Apparemment, la restauration de « La Fureur de Vivre » est une grande réussite.

    Après, vous commencez à me connaitre un peu… Je ne suis pas un puriste. Et j’aime beaucoup les choses léchées. Je ne supporte pas le rock garage, ni les larsens et autres expérimentations sonores. Mais j’aime le son propre, mixé à l’extrême (pas étonnant que Pink Floyd soit toujours mon groupe préféré après tant d’années). Je déteste lire un vieux comics avec des impressions dégeus et des trames baveuses délavées et je plébiscite la remastérisation dans ce cas précis. Au cinéma c’est pareil, je ne vais pas m’éclater parce qu’il y a du grain et des saletés sur l’image « parce que c’était comme ça à l’époque ». C’était comme ça quand les auteurs ne pouvaient pas faire autrement. Parce que sinon, le travail était léché.
    Bref, quand un film a été brillamment restauré, c’est comme ça que je veux le voir. Et il m’arrive souvent de revendre un DVD avant de me racheter la version HD parce que je me suis aperçu que l’image du DVD, sur mon grand écran, était pourrie.

    • Matt  

      Je te rassure, quand un film mal restauré est collé sur un DVD, je n’aime pas non plus. Je ne vois aucun intérêt dans le grain moche, les problèmes de contrastes, etc.
      Mais il y a restauration et HD, c’est différent. Tu peux restaurer la copie d’un film sans en faire une copie HD de blu ray. Il y a donc de beaux DVD de vieux films aussi.
      C’est surtout que si le DVD est agréable à l’œil, je me fous un peu du blu ray.
      Et il y a quand même une limite à ne pas dépasser. La suppression du grain, le nouvel étalonnage des couleurs ne se fait pas toujours au bénéfice du film. Cela peut renforcer l’aspect « fake » des effets spéciaux. Même si c’est plus net à l’image.

  • Tornado  

    Oui, c’est vrai. La version restaurée du premier Superman de 1976 est superbe, mais du coup les FX sont affreux et kitschissimes.
    Dans le coffret Bruce Lee, on a aussi les scènes du film « Le Jeu de la Mort » qui deviennent ridicules car, en HD, on voit parfaitement que l’acteur qui le remplace ne ressemble pas à Bruce Lee, ce qui n’était pas le cas avant !

    N’empêche que j’avais le coffret DVD « Alien Tetralogie » et que l’image, sur du matériel HD, était atrocement laide. Je me suis racheté la version Blu-ray et c’était tout de suite nettement mieux !

    • Matt  

      Il peut aussi y avoir des problèmes de compression sur les DVD. Et puis bon si tu projettes ça sur un écran géant forcément ça n’ira pas^^
      Disons qu’il n’y a pas de règles. C’est du cas par cas. Et je n’aime pas le principe comme quoi le blu ray c’est le futur, tout ça…quand on voit comme c’est tout pourri des fois…

      Tiens je n’ai pas le jeu de la mort, mais un reportage sur Bruce lit qui contient un montage en « version courte » (en gros juste les combats de Bruce dans le temple, étage après étage) restaurée avec des scènes retrouvées. Sans doublure. Je n’ai ressenti aucun besoin de me prendre le film du coup^^

  • Matt  

    Tiens d’ailleurs c’est mignon de corriger toi-même le quadrologie en tétralogie^^
    Moi j’avais eu un gros souci avec ce coffret. Aliens 2 avait un problème de scènes qui sautaient (quand Ripley parlait de flanquer tous les rapports au panier au début lors de la réunion, j’avais droit à « pa…panier »)
    Et Alien 3 bloquait aussi à un moment du film. Très déçu. J’avais racheté des versions en solo, sans coffret.

  • phil  

    Lonely are the brave
    C’est en le revisionnant le mois dernier que j’ai réalisé que ce n’est pas mon film favori de ce géant de Douglas pour rien (mais il m’en reste à découvrir)
    Magnifique article
    Je me suis fait la même réflexion sur Rambo en le revoyant

  • Matt  

    Même si ce n’est pas trop mon genre de film, ça fait plaisir de lire des critiques de vieux films traités avec respect. Récemment au boulot, un collègue a commenté un vieux en disant « houla, l’image fait « vieux », et comment ils faisaient les effets spéciaux à l’époque sans l’informatique ? ça devait être bien naze »
    Bon chacun son truc tout ça…mais ça m’a fait tiquer que le « vieux » cinéma soit résumé par une phrase comme ça.

  • Jyrille  

    Je n’ai pas vu Johnny Guitar mais Seuls sont les indomptés, oui. Par contre c’était il y a bien longtemps, et du coup il faut absolument que je le revoie ! Ton article est fantastique et donne très envie malgré les défauts que tu relèves, même pour Johnny Guitar. Cette semaine sur Bruce Lit aura été très originale et variée, j’adore ça. Tu avais prévu le coup pour le centenaire de Kirk Douglas ?

    • Bruce lit  

      @Jyrille, non, j’ai mis dans les commentaires ci dessus, que c’est un hasard extraordinaire….
      @phil : Rambo est un film magnifique. On parle du premier bien sûr….

      • phil  

        Entièrement d’accord
        Etonnant de voir 2 bons films du gars, Rambo et Rocky faire l’objet de suites si..différentes (des hauts et des bas pour le boxeur, une chute sans nom dès le 2 pour Rambo)

  • Présence  

    Je n’ai vu ni l’un ni l’autre, mais je te remercie pour l’élargissement de ma culture, en particulier pour Johnny Guitar qui est une référence que je retrouve régulièrement. En plus, ça fait plaisir de voir des photographies de Joan Crawford, actrice qui a dû marquer de nombreuses générations, au point que Blue Öyster Cult écrive une chanson portant son nom.

  • Lone Sloane  

    Super article. Comme toi, Arte rend hommage à kirk Douglas ce soir, avec ce qui est à mes yeux son personnage le plus emblématique, et il est également producteur du film de Richard Fleischer: https://www.youtube.com/watch?v=WAvSxt09QPQ

  • Tornado  

    Yes ! Les Vikings ! Film de chevet de John Milius !

  • Lone Sloane  

    Damn, toujours aussi beau et sauvage, et Ernst Borgnigne est terrible en père aux yeux fous, les scènes de banquet sont cultes et revoir le dos de Janet Leigh donne envie de prendre les rames.
    Cerise sur le gâteau, demain deux Kirk pur le prix d’un sur Arte, dont Seuls sont les indomptés…

    • Bruce lit  

      Ernest Borgine avait une vie avant de devenir le Dominic Santini de Supercopter. J’aimais bien Supercopter d’ailleurs, c’était la série la moins naze de la 5.

      • Lone Sloane  

        Oui c’est un acteur qui ne mérite pas qu’on écorche 2 fois de suite son nom :-) Borgnine, Ernest Borgnine. Il y a un film terrible de Robert Aldrich sur les hobos avec Lee Marvin et Borgnine qui s’affrontent violemment: l’Empereur du Nord

      • JB  

        Passage rapide sur Wikipedia pour vérifier… Donc, moins naze que Twin Peaks, Deux flics à Miami, V, Star Trek ? Quoi que mon péché mignon, c’était Chasseurs d’ombres. Je me rappelle même avoir vu le pilote de « Ralph Super-héros », alias « The Greatest American Hero » sur cette chaîne.

  • Jyrille  

    Je viens de revoir Seuls sont les indomptés, enregistré sur Arte. Et c’est clairement un film magnifique, très moderne malgré quelques longueurs (toutes relatives), où les valeurs que soulève Bruce sont magnifiées. Tous les personnages sont attachants à une exception. Il y a encore une autre raison qui fait que ce film est moderne : refusant le découpage des frontières, Paul est en prison car il a aidé des clandestins mexicains à trouver du travail après les avoir hébergés. Avec ce qui se passe actuellement aux States et avec le procès de Cédric Herrou à Nice, rien n’a changé…

    • Matt  

      Ouais c’est quand même énorme ça. Je ne prétends pas avoir la solution de comment gérer les migrants et avec quel argent, mais de là à condamner des gens qui les ont aidé…
      Je croyais que la non-assistance à personne en danger était un délit. Sauf quand c’est politique on dirait.

  • Chip  

    Ne m’intéressant pas spécialement à James Dean, j’apprends ici des choses sur sa sexualité. Et du coup, je cherche une source, et je tombe sur cette citation : “No, I am not a homosexual. But, I’m also not going to go through life with one hand tied behind my back.”

    Dans l’Amérique des années 50, ça demande un certain courage, une inconscience certaine ou les deux !

    • Bruce lit  

      Malgré les centaines de livres lui ayant été consacrés, la sexualité et certains aspects de la vie de James Dean restent un mystère. Il aurait clairement couché pour percer, aurait été violé enfant par le révérend qui prononcera son élégie funèbre, tourné dans des pornos (introuvables), esclave sexuel de Marlon Brando. Se dernière conquête, Ursulla Andress ira jusque dire qu’il était puceau.
      Ce qui est plus facile à prouver c’est qu’il était bisexuel et que s’il a connu plus de relations avec des hommes, celle avec l’actrice Pier Angelli est avérée.
      Sur « ta » citation, il s’agit dans mon souvenir d’une lettre adressée à je ne sais plus qui. PAs d’une déclaration publique. Dean a tourné 3 films en un an avant de mourir. Il était trop occupé à faire de la musique, de la photo, de la culture, de la danse et la fête pour s’adresser à la presse.
      Il faudra un jour que je déterre l’article que je lui avais consacré.

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