Steam dreams (Songes)

Songes par Denis-Pierre Filippi et Terry Dodson

Charmante Coraline

Charmante Coraline

AUTEUR : MATTIE-BOY

VF : Les humanoïdes associés

Nous allons parler ici de la BD Songes, une collaboration entre Denis-Pierre Filippi et Terry Dodson que l’éditeur est allé chercher outre-Atlantique pour illustrer cette histoire sexy.

Tout d’abord, calmez vos ardeurs ! Ce ne sera pas l’article le plus hot de la semaine. Je ne suis pas du tout adepte des lectures porno. Pourquoi ? Parce que pour moi le sexe c’est quelque chose de privé. Et lorsque je regarde un film avec d’autres personnes, je suis un peu gêné quand on tombe sur une scène de sexe. Je les trouve souvent gratuites et même si elles peuvent être plaisantes à regarder pour les courbes des actrices, n’est-ce pas quelque chose que vous préféreriez admirer en privé plutôt qu’avec votre famille et vos amis ? A moins d’être un gros beauf qui aime y aller de son commentaire sexiste en public, je n’en vois pas l’intérêt.

La lecture c’est déjà plus privé. Mais pour autant, je n’aime guère y voir que des galipettes explicites sur un scénario inepte. Je peux l’apprécier si ça n’est pas trop cru et si le scénario est une ode à la tolérance et à l’importance de trouver des gens avec qui nous pouvons être nous-mêmes, comme Sunstone. Si c’est trop cru et plein de fluides et de poils, euh…que ce soit réaliste ou non, c’est tout de suite moins sympa à voir. Le sexe ce n’est pas toujours beau et doux, mais d’un autre côté je n’ai pas forcément envie de savoir comment ça se passe chez les autres quand c’est moche, crade et violent.
Par contre, une lecture sexy émoustillante avec de belles femmes, pourquoi pas ? Et pourquoi je fais cette longue introduction ? Pas pour raconter ma vie, mais pour que vous sachiez que si vous pensez comme moi, vous pourriez tout de même trouver votre compte dans cette BD (et dans Sunstone aussi tiens).

Ambiance Steampunk

Ambiance Steampunk

Songes est dans cette catégorie de BD plus sensuelle que sexuelle avec des dessins chatoyants.
Bon, mais ça parle de quoi ?
Coraline, une jeune femme distinguée et très séduisante se présente dans une grande demeure en tant que préceptrice chargée de s’occuper du jeune maître des lieux, Vernère. Même si le majordome un brin lubrique et la gouvernante semblent lui cacher des choses à son sujet. Vernère est un enfant mais aussi un petit génie. Toutes les inventions d’inspiration steampunk présentes au fil des pages sont l’œuvre de ce jeune garçon bouillonnant d’idées créatrices. Mais c’est un peu un garçon renfermé plongé dans ses inventions et Coraline est censée le divertir. Mais la nuit, elle sera entrainée dans des rêves étranges un peu polissons et se réveillera souvent sans culotte.

De Robinson Crusoé à Blanche Neige en passant par Titanic ou Tarzan, les rêves de Coraline l’entraineront dans de nombreuses contrées exotiques connues ou inconnues et la fera affronter des pirates, des cannibales aristocrates et divers coquins qui veulent lui sauter dessus. Mais la miss ne se laisse pas faire. Des escapades prétextes à la voir dans de nombreuses tenues séduisantes qui finiront par tomber.

Vernère, un petit génie quelque peu froid et distant

Vernère, un petit génie quelque peu froid et distant

Le tome 1 ne nous explique pas d’où viennent ces rêves mais le majordome et la gouvernante semblent savoir ce qui se passe et attendent de mystérieux résultats. Dans la suite, nous comprendrons qu’un élixir concocté par Vernère est à l’origine de ces rêves d’évasion dans lesquels est entraînée notre héroïne pour des raisons qui nous serons révélées à la toute fin du tome 2. Et ce ne sont pas pour des raisons scabreuses. Il s’avère juste que lors de ses aventures oniriques, Coraline a le don de tomber sur des personnages aux mains baladeuses qui ne s’embarrassent pas de manières. Nous sommes un peu face à un humour naïf avec une Coraline un peu ingénue à la pudeur toute relative qui subit les événements de ses rêves, se fait capturer, ligoter, déshabiller, le tout sur un ton jamais bien dramatique puisqu’elle semble consciente d’être en train de rêver.

Le scénario, sans être passionnant, n’est pas dénué d’intérêt. Il est juste dommage qu’il soit précipité dans le tome 2. Le tome 1 fait 56 pages, le tome 2 seulement 46. Et apparemment il aurait mis 6 ans à sortir. Je n’ai pas connu la frustration d’attendre 6 ans pour lire le tome 2 donc je ne pourrais parler au nom de ceux qui en attendaient beaucoup. Et quelque part tant mieux, car une BD ne devrait pas être jugée selon ses délais de parution. Autant dire malgré tout que c’est un peu court, qu’on sent que l’histoire a été accélérée dans le tome 2, et c’est dommage. Mais je n’ai pas été gêné outre mesure sachant que j’ai tout découvert d’une traite et que je n’en attendais pas un chef d’œuvre mais de jolies planches et un scénario suffisamment accrocheur pour donner envie de tourner les pages.

Un ersatz de Tarzan aux mains baladeuses

Un ersatz de Tarzan aux mains baladeuses

Je possède l’édition intégrale grand format avec un magnifique fourreau. La couverture du fourreau est un crayonné orné de motifs d’art nouveau en relief. D’ailleurs les couvertures font penser à du Alfons Maria Mucha, célèbre peintre autrichien de l’art nouveau qui jouait beaucoup avec les ornementations propres à ce style sur ses peintures. Les teintes et la composition des planches aussi peuvent faire penser à cet artiste. Tout l’univers graphique est un mélange de steampunk et d’art nouveau.

Terry Dodson a ici un trait plus proche du crayonné, aux contours moins nets, comme les couleurs aux tons pastels, donnant à ses dessins l’aspect éthéré d’une peinture à l’aquarelle. L’atmosphère est onirique, et pour une BD appelée « Songes », c’est approprié.
On pourra regretter que certaines planches n’aient pas bénéficié du même soin vers la fin du tome 2. Certaines semblent en effet un peu bâclées. Pour être plus précis, aucun réel défaut de dessin n’est à relever (à savoir problèmes de proportions ou autres défauts rédhibitoires) mais elles manquent de finition et semblent inachevées au niveau de la mise en couleur.

A gauche, une couverture de Songes. A droite, des œuvres de Mucha

A gauche, une couverture de Songes. A droite, des œuvres de Mucha

C’est une BD légère à l’univers graphique très réussi dans un 19ème siècle qui nous offre à la fois un cadre steampunk prétexte à des inventions farfelues et une garde-robe d’époque pour mettre en valeur la belle Coraline. Le tout avec un bout d’histoire intéressant mais développé trop superficiellement. Ce dernier point est regrettable dans le sens où l’ont sent même poindre une légère réflexion sur l’opposition entre l’importance des rêves et le danger de trop s’y perdre. Même si c’est léger, nous ne sommes pas dans le scénario débile du plombier qui vient « vérifier les conduits » chez Madame Bonnebaise, et avec un peu plus de pages, il aurait été possible de faire mieux.

Les rêves peuvent être une prison songes

Les rêves peuvent être une prison songes

Bon, et histoire de lancer la polémique, nous avons là une jolie blonde ingénue qui perd ses vêtements et se fait gentiment harceler par un majordome voyeur et des rustres qui en veulent à son corps dans ses rêves…donc c’est-y-pas un peu macho ce genre de BD ? Oui et non. C’est sûr que les femmes sont surtout mises en valeur par leurs courbes, mais ce n’est guère différent pour les hommes dans ce genre de récit dont le but premier est de flatter la rétine pour satisfaire nos instincts primaires.

Cela me gêne tout de suite plus quand une femme agit de manière soumise aux caprices de tous les hommes et semble même finir par apprécier les mauvais traitements, comme ça peut être le cas dans certaines BD porno sérieuses qui vont plus loin. Je pense notamment à Druuna, magnifiquement dessinée par Paolo Eleuteri Serpieri mais dont l’atmosphère malsaine et la manie de son auteur de jeter son héroïne dans les griffes de toutes sortes de violeurs ou bestioles visqueuses et tentaculaires me répugne. Dans Songes, on reste dans une atmosphère gentillette un peu naïve mais jamais déplaisante avec une héroïne qui ne se laisse pas tripoter si elle n’en a pas envie. Ce n’est pas non plus du même acabit puisque nous ne sommes pas dans du porno ici, mais quand bien même ce serait le cas, c’est pour moi un genre tout de suite plus plaisant lorsqu’il est mêlé à une ambiance onirique ou humoristique.

Un humour qui revisite des contes connus

Un humour qui revisite des contes connus

Il est difficile de noter un tel ouvrage. Je ne peux décemment pas vous dire que c’est génial. Tout comme je ne peux pas non plus dire que c’est nul. Cela dépend vraiment de ce que vous cherchez. Si vous aimez le style tout en rondeurs de Terry Dodson et les couleurs rappelant l’aquarelle, et que vous préférez une BD avec un petit scénar qui sert un peu de prétexte mais pas désagréable à suivre plutôt qu’un artbook, eh bien vous serez surement clients. Par contre, si la partie graphique ne vous attire pas dans les scans, je pense que ce n’est pas la peine de tenter l’expérience.

Pareil, si vous estimez que quitte à faire de l’érotisme, autant aller jusqu’au bout et faire du porno trash sinon c’est frustrant, ce n’est pas pour vous. Moi je trouve au contraire que c’est très plaisant cet érotisme léger tout en retenue. C’est plus subtil que le porno qui se contente de tout montrer. Telles les geishas japonaises qui pouvaient émoustiller leurs clients en dévoilant un bout de bras ou de jambes sous leurs habits très couvrants, Songes joue sur les tenues sexy, mouillées ou déchirées pour distiller un érotisme léger. Bon…nous aurons droit à des tenues d’Eve aussi bien sûr, mais à petites doses.
En gros c’est léger, c’est joli. Pas super intéressant au niveau de l’histoire et un peu bâclé sur la fin du tome 2…mais j’ai passé un agréable moment de lecture et c’est tout ce qui compte.

Ne vous emballez pas, ce n'est qu'un rêve songes

Ne vous emballez pas, ce n’est qu’un rêve

—–
En congés de Marvel et DC, Terrdy Dodson continue de dessiner des femmes pulpeuses et ici très déshabillées pour les Humanoïdes Associés ! Érotisme et rêves mouillés sous fond de Steampunk, Mattie Boy vous présente Songes scénarisés par Denis Pierre Filippi.

La BO du jour : Les lubriques Lords de l’acide mettent en musique leurs rêves mouillés

22 comments

  • PierreN  

    Maintenant qu’il est paru, je comprend mieux ce que sous-entendait Matt précédemment à propos de cet article ; la série paraît en effet plutôt soft pour une thématique « trash » (les deux mangas sont beaucoup plus gratinés, la comparaison n’aide pas).

  • JP Nguyen  

    « Je possède l’édition intégrale grand format avec un magnifique fourreau. »
    Je ne sais pas pourquoi, je crois que cette phrase ne devrait pas être sortie de son contexte; -)
    Comme d’habitude, Matt,tu articules bien ton propos. Je retiens que c’est léger et joli mais je ne suis pas forcément attiré par le physique des femmes de Dodson. Y’a trop de monde au balcon !

    • Matt  

      Mais quel esprit mal tourné !

  • Tornado  

    Merci pour cet article car cette mini-série avait éveillé ma curiosité, avant tout par son ambiance steampunk, dans laquelle je retrouve toute la connotation romanesque que je recherche en BD, et par la présence de son scénariste, Denis-Pierre Filippi, dont j’aime beaucoup le travail en général.
    Une chose m’avait tenu à distance : La présence de Terry Dodson, dont je n’aime pas le style emprunté et m’as-tu vu. Et paradoxalement, l’article m’apprend que les dessins sont superbes, bien meilleurs que ce à quoi l’artiste m’avait habitué (mais il est vrai qu’ici le travail de la couleur est beaucoup plus poussé que d’habitude), et que le scénario est moyen ! C’est le problème avec Denis-Pierre Filippi : Il produit tellement que, parfois, la qualité a tendance à se diluer dans la quantité.
    Je passerais donc mon chemin, malgré ces planches magnifiquement immersives (et dieu sait que moi j’aime quand il y a du monde au balcon)…

    • Matt  

      Oui, même si j’aime assez Dodson en général, là c’est plus joli que d’habitude. Déjà il n’y a pas l’encrage avec de gros contours noirs que Bruce qualifie de « lignes de découpage pour enfants »^^

      Je ne sais pas ce qui s’est passé avec cette BD en fait. Des années entre les 2 tomes, un 2eme tome plus court que le premier. Le scénar, même s’il est léger, avait son petit lot de mystères et du potentiel mais c’est précipité dans le tome 2. Moi j’ai trouvé ça sympa malgré tout mais je pense que ceux qui ont attendu des années pour avoir la fin ont du être déçus.

    • Matt  

      Tiens par curiosité, tu aimes quoi de ce scénariste ?

    • Bruce lit  

      @Matt : en traître ? Pas du tout, on est dans la partie baisers . On retourne dans le Trash vendredi, mais là on reste dans l’érotisme avec ton article et celui de Patrick demain. Juste pour info, je suis obligé de moduler mes thématiques en les publiant sur Facebook, le but étant de pouvoir y diffuser nos articles sans être bloqué. Du coup (sic), je ne peux pas lancer une thémathique « pornographie et érotisme » sans risquer le couperet. Cependant je trouve l’appellation de cette semaine plutôt convenable. Pour l’ost, par contre je plaide coupable : c’est vulgaire à souhait.
      Sinon, tu as réussi à attirer ma curiosité sur cet album à l’érotisme bon enfant où je retiens qu’il s’agit d’une inoffensive ballade en image. Le steampunk me paraît supportable tout comme les dessins de Dodson dont le trait m’apparaît plus fin que d’habitude. Il a sacrément travaillé ces décors. Que s’est il passé pour attendre 6 ans ? C’est invraisemblable tout de même.

      Le monde au balcon : les poitrines féminines ne m’ont jamais intéressés . Par contre, je suis incapable de résister à de beaux yeux, un joli sourire ou à l’humour féminin.

      Dis-moi, cette Coralie, elle aurait pas des airs d’Emma Frost ?

      • Matt  

        Ne soyons pas intolérants envers les poitrines voyons^^ De toutes les tailles c’est bien, du moment que ça s’harmonise bien avec les personnes à qui elles appartiennent. C’est comme les couleurs de cheveux et tout ça. Tout peut être séduisant si ça s’accorde avec le reste. Et tout peut être moche aussi. Mais en effet je trouve ça un peu bête les femmes qui se font gonfler la poitrine par complexe. C’est se laisser influencer par les médias et l’idée qu’une belle femme a forcément une forte poitrine.

        Pour Emma Frost…ben…c’est une blonde quoi. Vu que Dodson a déjà dessiné Frost, oui ça peut y faire penser. Pas au niveau du comportement en tous cas.

  • OmacSpyder  

    Un article inattendu sur « Songes »… Ou : un peu de douceur dans un monde de brutes!
    Merci Matt pour cet article sur une jolie BD. Je fais partie de ceux qui avaient acheté le tome 1 et ont attendu le tome 2 lon-gue-ment! Est-ce que cela faisait partie de l’érotisme de faire durer? Je pense plutôt à des questions de disponibilités et de planning des auteurs…
    La BD m’avait attiré pour les dessins s’inspirant, comme un de tes scans le montre très bien, de Mucha. Appréciant particulièrement cet Art Nouveau dont Dodson se revendiquait dans ce projet, j’avais sauté sur l’occasion d’avoir une sorte d’artbook scénarisé.
    Lorsque le tome 2 est arrivé pour prendre la place de l’objet manquant dans le fourreau (n’est-ce pas aussi une définition de la sexualité?), j’ai dû relire le premier pour le le remémorer. C’était bel et bien comme un songe dont il me restait des bribes mais sans pouvoir les agencer.
    Étonnamment, c’est toujours ce qu’il me reste de cette lecture. Un songe agréable mais pas indélébile. Je me souviens des images, de la précipitation du tome 2 et d’un réveil prématuré, avec un goût d’inachevé… N’est-ce pas la part du rêve et du sensuel mêlés..?
    Ça mériterait une relecture. Surtout après ma lecture actuelle de Planète Hulk enchaîné avec World War Hulk, le monde onirique et vaporeux de Coraline pourra former un contraste intéressant. Qui a dit « repos du guerrier »?^^

  • Eddy Vanleffe  

    Je me suis jeté sur le premier tome et ça ne m’a pas suffisamment emballé pour que je prenne le tome deux que j’ai attendu à l’époque mais bon au bout de deux ou trois ans, j’avais oublié que j’avais le premier tome en voyant le second…
    Je faisais le tri la semaine dernière, et c’est naturellement tombé dans la case « a vendre »
    l’ambiance onirique est sympa mais il ne passe rien dans le premier tome.

    Pour Terry Dodson uniquement…

  • Tornado  

    Denis-Pierre Filippi avait pour moi très mal commencé puisque j’avais lu « Orull le faiseur de Nuages » qu’il avait réalisé avec le dessinateur Tiburce Oger et j’avais trouvé ça très mauvais.
    Mais ensuite il a écrit des séries oniriques tout public (assez enfantine ou ados) que j’ai beaucoup aimé (même si je n’ai pas tout lu) comme le dyptique « Le Livre de Sam/Le Livre de Jack » (commentaire mamazone disponible), les séries « Gargouilles », « Les Mondes Cachés » (commentaire mamazone disponible) ou « Le Voyage Extraordinaire » qui est une déclinaison steampunk des romans de Jules Verne.

    • Matt  

      Ok, merci.
      J’avais vu qu’il avait collaboré avec Eric Liberge aussi (de Mardi Gras Descendres) sur « Les Corsaires d’Alcibiade » avec encore une thématique steampunk (il aime ça alors le bonhomme). Mais ça n’a pas l’air très bien noté…
      J’aime bien le steampunk aussi mais je ne suis hélas pas tenté par beaucoup de titres. Il faudrait quand même que je me prenne le capitaine Swing de Ellis.
      Mais sinon parmi « le régulateur », « le réseau bombyce », « Les Arcanes du Midi-minuit », « hautevill house », « grandville » et autres « Azimut », j’arrive pas à me décider. Y’en a aucun qui vraiment me fait envie à la fois niveau dessin et scénar.

      • JP Nguyen  

        @Matt : Des BD Steampunk citées, je ne connais que le Régulateur et je ne te le recommande pas. Le dessin est moyen et le scénar use de persos un peu trop clichés…

    • Stéph  

      DP Filippi se lance aussi dans le space opera avec Vincenzo Cucca aux dessins, ça sort en janvier chez Glénat et ça s’appelle « Colonisation »…

  • PierreN  

    C’est bizarre, le rendu de la colorisation a l’air de différer dans l’édition américaine sur certaines cases (renommé Muse, à ne pas confondre avec une des séries de Crossgen).
    http://www.tcj.com/reviews/muse/

    • Matt  

      Hum…c’est plus sombre d’après ce que je peux en juger. Mais on dirait un souci de scanner peut être non ? ça semble être les mêmes couleurs, mais avec moins de luminosité.
      J’ai comparé sur mon bouquin et ceux de mon article sont plus proches de la réalité. La planche par exemple ou Coraline se fait tripoter (la seule planche commune aux deux articles) la peau est clairement plus rose sur mon bouquin que dans l’article anglais.

    • Matt  

      Ouais tu vois la couleur du papier autour des cases ? C’est pas blanc mais beige/jaunâtre. Je pense que les scans ne sont pas top, souci de luminosité.

  • Présence  

    J’avais vu passer le premier tome à la FNAC, mais son feuilletage ne m’avait pas convaincu de lui accorder plus d’intérêt. Je suis très admiratif de la manière dont tu évoques les différentes approches que le lecteur peut avoir vis-à-vis des ouvrages érotiques et pornographiques. Par exemple, je ne m’imagine pas en train de masturber à côté d’une autre personne en sniffant une odeur de petite culotte comme dans l’article d’hier.

    Je m’étais tenu à l’écart de cette BD parce que si j’aime bien le dessin de Terry Dodson, je ne vais pas jusqu’à acheter une BD ou un comics juste pour ses dessins de pin-ups. Par contre je retiens de ton article que la promesse contenue dans le titre et dans les couvertures est tenue en ce qui concerne l’érotisme léger. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise, avec une couverture racoleuse sans rapport avec le contenu.

    • Matt  

      « Par exemple, je ne m’imagine pas en train de masturber à côté d’une autre personne en sniffant une odeur de petite culotte comme dans l’article d’hier. »

      euh..moi non plus.

      Pour moi la BD érotique soft peut être « mignonne » et sexy sans donner des envies de faire…ce que tu dis plus haut. ça flatte la rétine mais assez innocemment.
      La BD porno plus explicite par contre, là j’aime moins parce que ça n’a pas trop d’autre finalité que d’exciter et…c’est pas forcément le best de s’exciter avec une BD. Alors il faut que ça propose autre chose. Comme une super histoire. Sauf que…si l’histoire est super, je vais me dire « à quoi ça sert ces scènes de cul explicites au milieu ? Je suis censé faire une pause dans l’histoire pour m’astiquer ? C’est gratuit et inutile. »
      Du coup en général mieux vaut pour moi que ce soit comique et délirant, bien débile et là je peux aimer les excès gores ou sexuels qui auraient aussi pour vocation de faire rigoler. C’est pourquoi par exemple dans mon précédent article sur Magnus (que j’ai en réalité écrit juste après celui-ci) je reconnais que les 110 pilules c’est plus beau, avec une atmosphère plus soignée que Necron…mais que l’aspect réaliste et pas drôle du tout fait que je ne suis pas trop client. L’histoire n’est pas un prétexte bidon de plombier qui vient réparer des conduites, il y a un gros boulot de fait sur l’ambiance, les costumes, l’aspect « conte oriental », mais le scénario reste centré sur l’addiction au sexe et a bien pour but d’exciter avec des scènes très explicites.
      C’est pour ça que Necron, même si c’est une moins grande BD, que c’est con et un peu inutile, je m’en souviens comme série Z plus fun grâce à son délire de transgresser le politiquement correct d’une manière plus drôle qu’effrayante.

  • Matt  

    Tiens dans le steampunk j’oubliais Lady Mechanika qui s’est frayé un chemin en VF depuis peu. Mais pareil je sais pas ce que ça vaut. C’est joli visuellement pour tout amateur de steampunk et de machines pleines d’engrenages…mais je n’ai pas osé franchir le pas.

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