THIS IS HALLOWEEN !

Encyclopegeek : Halloween

Par : PATRICK 6

Cet article portera sur la longue et tumultueuse saga de Michael Myers, le tueur d’HALLOWEEN !

Il va sans dire que je ne ferai pas de quartier sur les spoilers qui seront à couper au couteau tout au long de cet article !hallow_01

Commençons  par dire ce qui est : je ne suis absolument pas un fan de la saga Halloween ! Pire encore je n’ai vu pour la première fois certains films de la franchise uniquement pour les besoins de cet article ! Bon ne vous méprenez pas, lorsque j’ai découvert Halloween j’ai été immédiatement impressionné par ce tueur aussi implacable qu’énigmatique. Mais, que voulez-vous, j’ai toujours préféré le côté trash de FREDDY  ou le côté bourrin régressif de JASON  ! Halloween, pour moi, c’est un peu ce qui se passe lors de la plupart des révolutions : les premiers arrivants sont ceux qui vont pousser le plus fort contre les grilles du système en place. Mais lorsque les barrières tombent finalement les premiers rangs tombent avec elles et se font allègrement piétiner par les suivants !

Bon alors vous allez me dire « Hey si Halloween c’est bof pour toi à quoi bon te fendre d’un article ? »  Et bien tout d’abord parce que j’aime bien m’infliger à moi-même des challenges idiots et d’autres part parce qu’Halloween est la dernière franchise horrifique 80’s qui n’a pas encore été à la Une de ce blog ! Le fait de ne pas être fan me confère au contraire la neutralité bienveillante du cinéphile averti…

Précisons avant de commencer qu’Halloween est sans doute l’une des séries de films ayant rencontré le plus de problèmes de budget ou de censure. Ainsi chaque film s’est vu remonter à moult reprises (y compris après sa sortie en salle) ! On ne compte plus les Director’s cut, les Versions longues et autres Versions alternatives… Quoi qu’il en soit par mesure de simplicité et de clarté je ne parlerai ici que des versions cinémas.

Bref n’épiloguons pas plus longtemps nous avons du pain sur la planche et de l’ado libidineux à étriper ! C’est parti pour 11 films dédiés à Michael Myers !

 

HALLOWEEN (La nuit des masques) de John Carpenter – 1978

L’histoire commence la nuit du 31 octobre (traduisez Halloween) 1963 dans la ville d’Haddonfield dans l’Illinois. Le jeune Michael Myers (Michel en VF bravo la traduction) âgé de 6 ans poignarde copieusement sa sœur ainée (Judith, 16 ans au compteur et torse poil au moment des faits). Les parents arrivent trop tard et découvrent horrifiés le crime inexplicable de l’enfant !

Le charmant bambin est alors interné à Smith’s grove sanatorium et confié au bon soin du psychiatre Samuel Loomis pour les 15 années à venir…
A l’âge de 21 ans alors qu’il doit être transféré pour être jugé, Michael parvient à s’enfuir ! Pour Loomis il n’y a pas de doute : le jeune homme va revenir dans sa ville natale et se livrer à un carnage ! Il faut dire que le psy a un jugement très tranché sur son patient : c’est le mal absolu ! (Loomis repousse plus loin les limites de psychanalyse moderne en créant un nouveau concept : celui de l’être foncièrement mauvais et nuisible). Il décide de se lancer à sa poursuite contre l’avis de ses chefs…

Pendant ce temps à Haddonfield Michael ne tarde pas à poser son dévolu sur la jeune Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). Il entreprend de la suivre puis de transformer ses amis en chair à saucisse…

Kill or treat !

Kill or treat !

La saga d’Halloween commence lorsque deux producteurs de films indépendants, Irwin Yablans et Moustapha Akkad, contactent John Carpenter (qui n’a encore que deux films au succès limité à son actif) afin de réaliser un film consacré à un psychopathe tueur de nounous (si si) ! Carpenter et sa petite amie Debra Hill écrivent un scénario intitulé « The Babysitter Murders », avant d’en changer le titre pour coller avec sa date de sortie. Au final il ne reste pas grand-chose du tueur de gardiennes d’enfants, disparu au profit d’un assassin zigouillant allègrement ados en rut, garçons comme filles.

Niveau casting, les choses se compliquent. Tout d’abord pour le docteur Loomis, les deux acteurs contactés pour le rôle, Peter Cushing et Christopher Lee, (excusez du peu) ont refusé en raison du salaire dérisoire proposé. Au final Carpenter se rabat sur Donald Pleasence (qui a déjà interprété le « méchant » James Bondien dans ON NE VIT QUE DEUX FOIS ).
Ensuite pour le rôle de Laurie Strode, Carpenter pressent initialement Anne Lockhart (qui jouera plus tard dans la série GALACTICA). Après le refus de celle-ci, il se tourne vers la jeune Jamie Lee Curtis, fille de Tony Curtis et de Janet Leigh (cette dernière est célèbre pour son rôle de poignardée sous la douche dans PSYCHOSE).
Pour l’anecdote signalons au passage que Loomis est le nom du fiancé de Janet Leigh dans le film d’Hitchcock. Carpenter a parsemé son œuvre de clins d’œil au maître du suspense !

Une fois le casting finalisé il reste un élément important à déterminer : le masque de Michael Myers ! Initialement Tommy Lee Wallace (directeur artistique et futur réalisateur d’HALLOWEEN 3) préconise un masque de clown, mais très vite le résultat s’avère insatisfaisant. Sa deuxième proposition sera la bonne : il achète un masque de William Shatner (le Capitaine Kirk de STAR TREK ), le peint en blanc, lui retire les sourcils, lui teint les cheveux… et l’affaire est dans le sac ! En un tour de manche Wallace vient de créer le visage le plus inquiétant de l’histoire du cinéma !

Enfin il est impossible de parler de ce film sans en évoquer sa musique. Carpenter, musicien émérite (bien que ne connaissant pas le solfège) a l’habitude d’écrire la BO de ses propres films. Avec comme influence principale Bernard Hermann et Ennio Morricone, Carpenter compose sur son synthétiseur le thème angoissant du film. Coup de génie pour le réalisateur puisque sa BO accompagnera la plupart des films de sa franchise.

Que penser de ce film 41 ans plus tard ? Tout d’abord qu’indépendamment de la multitude de films qui se sont inspirés d’HALLOWEEN (SCREAM en tête) le chef d’œuvre de Carpenter fonctionne toujours et ceci avec un minimum d’effets. Passée la première scène il faudra en effet attendre plus de 50 minutes avant de voir le premier meurtre ! Quant au sang vous pouvez repasser, vous n’en verrez pas une goutte ! Pour le moins étonnant pour un film étiqueté Horreur ! Le réalisateur parvient à nous tenir en haleine par la seule force de suggestion.

Les plans du réalisateur sont extrêmement travaillés et fluides, créant une atmosphère oppressante même (et surtout) dans des cadres aussi familiers qu’une banlieue pavillonnaire ! Il parvient de même à transformer un psychopathe à la démarche de zombie en fantôme apparaissant et disparaissant à volonté ! Le réalisateur dote son personnage d’une aura impressionnante et sa simple apparition suffit à créer une tension maximale.

Coté scénario Big John joue le minimalisme absolu ! On ne saura rien des motivations de Myers pendant tout le film. Pourquoi est-il revenu dans sa ville natale ? Pourquoi s’acharne-t-il sur Laurie et ses amis ? Mystère ! (Il faudra attendre le 2ème film pour avoir un peu plus de détails sur la question). De même on ne saura pas pourquoi le tueur masqué peut résister aux balles ! D’ailleurs aucun des 10 autres films ne se donnera la peine d’éclaircir ce point !

La pauvre Jamie Lee Curtis peut pleurer ! Elle vient d’en prendre pour 40 ans d’Halloween !  © Compass International Pictures Source : LesInrocks https://www.lesinrocks.com/2017/12/news/en-sait-plus-sur-la-suite-dhalloween

La pauvre Jamie Lee Curtis peut pleurer ! Elle vient d’en prendre pour 40 ans d’Halloween !
© Compass International Pictures Source : LesInrocks 

Au final, LA NUIT DES MASQUES demeure une référence absolue en matière de film de genre. Loin de se contenter de Jump scares bon marché, Carpenter construit une mise en scène solide centrée sur la claustrophobie et sur un jeu du chat et de la souris. A mi-chemin entre le thriller et le film d’horreur, le réalisateur popularise (à défaut de le créer) un sous genre appelé à connaitre la gloire dans les années 80 : le Slasher !

Dernier détail : dans ce film pour la première et dernière fois on aperçoit le vrai visage de Michael Myers à l’âge adulte !

 

HALLOWEEN 2 de Rick Rosenthal – 1981

Le film commence directement à la fin du précédent et reprend logiquement les dernières minutes de LA NUIT DES MASQUES. Michael Myers, après être tombé (truffé de plombs) de la fenêtre de Laurie, se relève mystérieusement et trouve refuge dans la maison voisine. Il entreprend aussi sec de trucider le couple y résidant.

Une voiture de Police ayant renversé et tué un homme portant le fameux masque blanc, tous pensent que Michael est mort ! Voici donc le tueur au couteau libre d’agir à sa guise et de reprendre sa poursuite de l’infortunée Laurie Strode ! Cette dernière encore sous le choc des événements du film précédent est conduite à l’hôpital. Michael se met en tête de la retrouver et commence par trucider à coup de scalpels tout le personnel hospitalier qu’il croise sur sa route…

Pour que ça saigne il faut couper !

Pour que ça saigne il faut couper !

Le succès ayant été au rendez-vous pour LA NUIT DES MASQUES, une suite est donc tournée dans la foulée. John Carpenter bien qu’ayant écrit le scénario (accompagné de Debra Hill) refusa cependant d’en assurer la réalisation.

Si Tommy Lee Wallace est un temps pressenti pour réaliser cette suite, ce sera finalement le débutant Rick Rosenthal qui décrochera le job. Ce dernier tachera de marcher sur les traces de son illustre ainé en gardant le style du premier film. Manifestement le résultat ne fut pas du goût des producteurs qui considérèrent le film comme peu effrayant ! Au final John Carpenter en personne sera appelé à la rescousse pour retourner certaines scènes en y ajoutant plus d’éléments gores et plus de nudité ! Ces ajouts se firent au grand dam de Rosenthal, celui-ci considère en effet que Carpenter a dénaturé son film ! Au final il est difficile de savoir qui a fait quoi, mais on ne peut constater qu’une seule chose : cette suite n’a ni l’originalité ni la pertinence du premier épisode !

Le positif : lors du premier opus on ne comprenait tout simplement pas pourquoi Michael s’acharnait sur la pauvre Laurie. Elle semblait avoir été choisie au hasard. On apprend cette fois que la jeune fille est en réalité la demi-sœur de Michael ! Elle a été adoptée par des voisins à la mort de ses parents. Dès lors le petit Michel ayant pour habitude de trucider les membres de sa famille, on comprend mieux sa fixette sur Jamie Lee Curtis !

Autre point positif, doté d’un budget nettement plus conséquent, le film est plus spectaculaire, tout en respectant les codes instaurés par Carpenter. Le long métrage fait la part belle aux meurtres sanguinolents (rappelons que nous n’avons pas vu une seule goutte de sang dans le premier opus). Surfant sur la vague des Slashers le film se fait beaucoup plus démonstratif. Fini les nuances et la suggestion, place au grand spectacle ! Le réalisateur tourne la page du thriller pour faire entrer la saga de plein pied dans le film d’horreur ! Enfin au niveau mise en scène, si Rosenthal n’égale pas Big John, sa réalisation reste cependant parfaitement efficace. La théâtralité de chaque plan est manifeste et la mise en place des cadres toujours créative !

Cependant, la première partie du film est assez longue à se mettre en place. Entre le début du film et le moment où Michael retrouve Laurie il ne se passe pas grand-chose et le tueur se contente d’enchainer quelques meurtres inutiles pour se mettre en jambe (et pour éviter que le spectateur ne s’ennuie trop !). Par ailleurs autant Carpenter jouait avec la suggestion, distillant les apparitions de son tueur avec parcimonie, autant Rosenthal prend ici l’exact contrepied en mettant Michael à toutes les sauces ! Etant plus « présent » il perd par la même de son aura de mystère.
Concernant Laurie une love story artificielle avec l’infirmier a été ajoutée sans qu’on ne croit un seul instant à cette romance ! Pour couronner le tout la jeune femme sera étonnement absente du film ! Et pour cause : la moitié du temps elle est dans un semi coma (elle ne se réveillera que dans le dernier quart du film).

Au final même si certaines scènes sont carrément époustouflantes, l’originalité du premier opus a cependant totalement disparu. Tous les éléments sont désormais en place pour faire de Myers le prochain bourrin à la machette…

HALLOWEEN 3 : SEASON OF THE WITCH (Halloween 3 : Le sang du sorcier) de Tommy Lee Wallace – 1982

A quelques jours d’Halloween, un homme est poursuivi par de mystérieux agresseurs au visage sans expression. Bien qu’ayant trouvé refuge dans un hôpital , il est rattrapé et tué par l’un de ses poursuivants. Le meurtrier, sa besogne terminée, rentre dans sa voiture et s’immole par le feu ! Le médecin chef de l’hôpital, Dan Challis, a assisté à la scène. Choqué par ce crime il décide de mener son enquête aidé d’Ellie Grimbridge, la fille de la victime. Leurs investigations les conduisent dans le dernier endroit visité par le défunt : une usine fabriquant des masques d’Halloween.

Une fois rendu sur place une série de morts inexpliquées surviennent. Le couple, devenu amant, ne tarde pas à comprendre que le fabriquant de jouet, Conal Cochran, a un plan diabolique pour la nuit d’Halloween…

Une saison en enfer.

Une saison en enfer

S’il y a bien un film mal aimé dans la saga d’Halloween c’est bien celui-ci ! Et pour cause Michael Myers y brille par son absence ! Le moins que l’on puisse dire c’est que le film a été aussi mal reçu par les critiques que par le public (pour une fois parfaitement unanime) !

Plutôt que de reproduire à l’infini les aventures du psychopathe maléfique Carpenter avait  à l’idée de créer une anthologie horrifique où chaque épisode annuel raconterait une histoire indépendante. Pour cette nouvelle mouture le cinéaste compte surtout rendre hommage aux films SF des années 50 (le scénariste chargé d’adapter son script est d’ailleurs Nigel Kneale a qui l’on doit la saga des QUATERMASS, vu chez la HAMMER notamment).

Le réalisateur du film est Tommy Lee Wallace (qui a déjà travaillé sur le premier opus et qui officiera plus tard sur le téléfilm IT adapté de Stephen King ). Si sa réalisation n’a rien de révolutionnaire,  elle reste efficace. Sans génie, Wallace fournit un travail simple, explicatif et appliqué.

Le film se déroule comme une enquête policière. Le sorcier/PDG Conal Cochran (Dan O’Herlihy le futur patron de ROBOCOP) est très crédible et parfaitement effrayant. Cependant on reste très loin de la métaphore sur les risques d’une vie sexuelle avant le mariage, ou de l’allégorie sur une entité maléfique invulnérable venue ruiner l’American dream à grands coups de couteau de boucher !
Non rien de tout ça, il sera ici surtout question du pouvoir de la télévision sur le bon peuple (et sur les enfants en particulier). Sur la même idée que VIDEODROME (mais 3 ou 4 crans en dessous quand même) le film stigmatise la télévision comme arme de manipulation massive. Dans la foulée le film dénonce également le consumérisme de notre société et la commercialisation à outrance d’un événement (en l’occurrence une fête païenne). Bref autant de thèmes forts qui ne sont habituellement pas traités dans les séries Z !

Les effets, réalisés à l’ancienne, sont assez kitchs et le film comporte des longueurs assez pesantes. Coté script c’est un peu la valse, puisque le scénariste, Kneale, déçu par le résultat final (le réalisateur a largement réécrit l’histoire originale) demandera que son nom soit retiré du générique ! Force est de constater que l’histoire en elle-même si elle n’est pas idiote, reste quand même assez convenue et prévisible.

Me concernant le pire aspect de ce film est sans doute sa musique ! Une surprise puisqu’elle est signée à nouveau par Carpenter et Alan Howarth. Mais cette fois-ci le nouveau thème est uniquement synthétique. Outre d’avoir très mal vieilli, il est également totalement répétitif et ennuyeux ! Du reste la musique de la publicité récurrente est, à elle seule, une très bonne raison pour commettre des homicides multiples tant elle est agaçante et crispante !

En conclusion sans être le navet décrié par les fans du tueur d’Haddonfield, il ne brille pas non plus par son originalité. Ce film se laisse regarder agréablement, un peu comme un épisode de la 4ème DIMENSION ou d’AU DELA DU REEL.
Son plus gros défaut n’aura été que de s’appeler Halloween !

 

HALLOWEEN 4 : THE RETURN OF MICHAEL MYERS (Halloween 4 : Le retour de Michael Myers) de Dwight H. Little – 1988

L’action se déroule le 30 octobre 1988 soit 10 ans après les événements du premier film. La dernière fois que nous avons vu Myers, il était aux prises avec Laurie Strode et le docteur Loomis. Ce dernier avait provoqué une explosion où seule la jeune fille était sortie vivante.
On apprend dans cet épisode que Michael Myers est plongé dans le coma depuis une décennie. C’est précisément le soir où il doit être transféré dans un nouvel hôpital psychiatrique fédéral qu’il choisit pour en sortir !

Le docteur Loomis (qui lui aussi n’est pas mort dans l’explosion, il est juste défiguré et partiellement estropié) reprend sa vieille Némésis et part à la recherche du psychopathe masqué. Son enquête le conduit directement à Haddonfield.
Sur place on apprend que Laurie est morte il y a un an dans un accident de la route, laissant derrière elle une petite fille orpheline âgée de 8 ans : Jamie Lloyd. L’obsession de Michael étant d’éliminer son arbre généalogique c’est donc en toute bonne logique qu’il va se fixer pour mission de tuer la petite fille !

He’s back and he’s not happy !

He’s back and he’s not happy !

Après le fiasco de l’épisode 3,  tout le monde pense la franchise enterrée. Le producteur Paul Freeman ne l’entend pas de cette oreille et parvient à convaincre Moustapha Akkad (producteur des 3 premiers opus et actuel détenteur des droits de la franchise) de se joindre à lui pour préparer le retour du croquemitaine au masque blanc ! John Carpenter est contacté dans la foulée pour écrire et réaliser cette nouvelle mouture. Manque de chance le scénario que propose le cinéaste ne convainc pas du tout Akkad qui le trouve trop cérébral. Ce refus a pour conséquence immédiate le retrait de Carpenter du projet !

Il sera finalement fait appel au réalisateur Dwight H.Little. Avec lui les choses sont claires : il compte faire de ce nouvel épisode un Slasher traditionnel à l’accent définitivement américain et résolument tourné vers l’action !
Manque de bol pour le réalisateur, l’actrice Jamie Lee Curtis refuse de reprendre son rôle. Cette dernière ne souhaitant plus tourner de films d’horreur, il est donc décidé de la faire mourir « hors champ » dans un accident de voiture.

Pour le reste les éléments habituels de la saga sont repris : Michael revêt sa plus belle tenue de garagiste et trouve un nouveau masque de William Shatner (à noter que cette fois le masque est légèrement différent et disons-le, moins impressionnant) et s’en va célébrer Halloween à Haddonfield !

Bien que reprenant tous les codes du genre, on ne peut cependant pas s’empêcher de ressentir un malaise en regardant ce film. Que reste-t-il de l’idée de départ ? Qu’est-ce qui différencie cet HALLOWEEN d’un VENDREDI 13 ? Et bien à vrai dire plus grand-chose ! Les deux tueurs se ressemblent de plus en plus (à part l’obsession de Myers d’exterminer sa famille – que l’on retrouvera ceci dit plus tard dans JASON VA EN ENFER). Mis à part le costume et le masque peu de choses différencient vraiment les deux franchises ! L’orientation amorcée dans HALLOWEEN 2 est définitivement validée et la franchise n’en déviera plus d’un pouce.

Au final, le film est un Slasher efficace mais très peu original desservi qui plus est par un casting fadasse à souhait. Un honnête spectacle horrifique qui, s’il ne révolutionne rien, fera au moins plaisir aux amateurs du genre. Réjouissant certes mais on aurait vraiment aimé voir le film prendre quelques risques!

HALLOWEEN 5 : THE REVENGE OF MICHAEL MYERS (Halloween 5 : La revanche de Michael Myers) de Dominique Othenin-Girard – 1989

Tout comme les épisodes 1 et 2 s’enchainaient (supposé ne faire qu’un seul et même film), le 4ème et le 5ème se suivent avec la même idée. Le film commence donc à la fin du précédent. Michael est truffé de plombs par la Police et le sol se dérobe sous ses pieds. Il se trouvait en effet au-dessus d’une ancienne mine. Il profite du dédale souterrain pour échapper à ses poursuivants qui le canardent copieusement d’explosifs. Sévèrement blessé Michael tombe dans la rivière voisine. Il est recueilli inconscient par un vieil ermite qui ignore tout de lui.

Michael reste dans le coma une année complète ( ! ) et se réveille le 30 octobre 1989. Pour fêter dignement la fin de son hibernation, Myers tue son bienfaiteur qui l’avait choyé pendant 12 mois. Sa seconde action sera bien évidemment de retourner à Haddonfield régler son compte à sa jeune nièce, Jamie. Celle-ci, devenue muette, est internée pour avoir tenté de tuer sa mère adoptive dans l’épisode précédent. L’inusable docteur Loomis considère que la fillette est sous le contrôle mental de son oncle démoniaque et il compte utiliser cette connexion pour piéger le tueur au masque !
Parallèlement un mystérieux homme habillé en noir et avec un tatouage au poignet semble suivre Myers et ourdie une sombre machination…

He’s back AGAIN and he’s VERY not happy !

He’s back AGAIN and he’s VERY not happy !

L’épisode précédent fut un franc succès au box-office Américain. Dépassant toutes les espérances du producteur Moustapha Akkad. C’est donc logiquement qu’il entend donner une suite aux aventures de Myers, avec cette fois le pari fou de sortir le film un an plus tard pour le prochain Halloween ! Le planning est extrêmement serré et oblige le réalisateur Suisse, Dominique Othenin-Girard, à commencer son tournage alors même que le scénario n’est pas encore finalisé !

Un flou s’installe donc au niveau du script : un premier scénariste veut faire de Jamie la nouvelle tueuse psychopathe (comme le laisse clairement penser la fin du film précédent) mais le producteur ne l’entend pas de cette oreille. Il considère que le public veut voir d’avantage Myers ! Pareillement une relation plus approfondie devait se nouer entre le vieil ermite qui recueille Michael et celui-ci. Il sera finalement décidé de supprimer ce pan de l’histoire. Mais trop tard pour retourner de nouvelles scènes. On ne comprend donc absolument pas pourquoi le vieil homme décide de s’occuper pendant un an d’un homme inconscient (ni comment il s’y prend pour le nourrir) et encore moins pourquoi il ne lui enlève pas son masque pendant tout ce temps ! Entre ordres et contre ordres le film navigue à vue et manque totalement de cohérence.

Comme si tout cela ne suffisait pas, les personnages du film se révéleront caricaturaux à souhait. La plupart d’entre eux sont de sombres crétins ne pensant qu’à faire des blagues douteuses et à s’envoyer en l’air dans la grange (la routine de FRIDAY 13th). Pour couronner le tout signalons une VF absolument épouvantable (probablement la pire de la série). La VO est impérative si on ne veut pas mourir de rire devant le doublage involontairement drôle.

Pourtant le réalisateur ne cachait initialement pas son intention de revenir aux sources et de laisser de côté l’aspect gore, au profit d’un suspense plus prononcé. Il atteint son but lors du dernier quart d’heure, assez stressant et intelligemment construit. Ce ne sera hélas pas le cas sur le reste du film où Myers se contente d’enchaîner platement les meurtres sans imagination. En dépit des déclarations d’intention du réalisateur le film ne satisfera ni les amateurs d’horreur ni les amateurs de thriller !

Ce nouvel opus fait certes la part belle à l’action (on n’a pas le temps de s’ennuyer tant le film comporte de multiples rebondissements). Cependant mener un rythme tambour battant est une chose, mais utiliser la rapidité pour cacher les invraisemblances du scénario en est une autre…

On s’étonne notamment que Myers plus empoté que jamais, ne se donne même plus la peine de se cacher. Il passe directement et en pleine lumière devant les Policiers chargés de le traquer ! Et comment expliquer qu’avec sa démarche de zombie grabataire l’homme au masque arrive toujours à rattraper ses victimes ? On ne le voit jamais courir mais il parcourt pourtant de longues distances en très peu de temps et arrive toujours au bon endroit avant ses proies ! En plus de son masque, Michael a également volé le téléporteur du capitaine Kirk ?

Et que dire de cette fin qui semble sortir de nulle part : après moult rebondissements Loomis parvient à terrasser Michael au prix de sa propre vie (le psy s’effondre semble-t-il victime d’une crise cardiaque). Alors que le tueur au masque est conduit inconscient au commissariat. L’homme habillé en noir (que l’on a à peine aperçu jusque-là) attaque le poste de Police et parvient inexplicablement à le libérer. Quelles sont ses motivations ? Personne ne le sait… et surtout pas le réalisateur ! On ressent clairement qu’il n’est là que pour créer un cliffhanger avec HALLOWEEN 6. Au scénariste du prochain épisode de trouver une raison à sa présence !

En conclusion ce film  n’est pas une franche réussite. Il comporte cependant quelques scènes assez marquantes (la partie de cache-cache entre la petite fille et Myers dans la maison en ruine notamment) mais laisse un méchant goût de déjà vu.
Les choses ne vont hélas pas s’arranger avec le film suivant…

HALLOWEEN 6 : THE CURSE OF MICHAEL MYERS (Halloween 6 : La malediction de Michael Myers) de Joe Chappelle – 1995

Résumer ce film va m’être très compliqué car… je n’ai rien compris !

Alors Jamie Loyd (la petite fille des deux films précédents) est détenue prisonnière depuis 6 ans par une étrange secte appelé « Thorn ». Elle a à présent 15 ou 16 ans (mais fait nettement plus). Elle accouche d’un petit garçon au fond de sa geôle. Le père ? On suppose qu’il s’agit de Michael Myers lui-même ! Avec la complicité d’une infirmière, elle parvient à s’enfuir. Durant sa cavale elle tente de contacter le docteur Loomis mais elle est malheureusement rattrapée et tuée par Michael (lancé à ses trousses par la secte). Seul le bébé échappe au massacre et atterri finalement entre les mains du docteur Loomis.

Pendant ce temps la famille Strode (si si vous savez les parents adoptifs de Laurie dans les 2 premiers films) n’ont rien trouvé de mieux que de venir s’installer dans l’ancienne maison des Myers ! (Quoi de plus naturel que de vivre dans la maison de celui qui a essayé d’assassiner votre fille !) Apartir de ce moment-là les choses deviennent totalement ésotériques mais en gros Michael serait en fait manipulé par la secte Thorn a des fins plus que floues… Au final tout ce petit monde se fait doubler par l’homme au masque qui, décidant de voler de ses propres ailes, étripe toute cette joyeuse bande de baltringues !

La malédiction c’est de regarder ce film !

La malédiction c’est de regarder ce film !

Ce film est le pire de la série ! Maladroit, bâclé, incompréhensible… Les raisons de ce désastre ? Tout d’abord la société de production Miramax Films a acquis les droits de la saga HALLOWEEN (en même temps que celle de HELLRAISER). La société compte bien redynamiser ses deux franchises sur le déclin. Pour ce faire ils décident de redéfinir les origines du personnage et d’éclaircir toutes les zones d’ombres qui entourent Myers ! Pas une mauvaise idée ça, cela fait déjà 4 films que les spectateurs se tapent un type en bleu de travail étripant de l’ado en chaleur sans rien comprendre de ses motivations (ni de son invulnérabilité) ! Un bon point pour Miramax donc, mais ne dit-on pas que les routes de l’enfer sont pavées de bonnes intentions ?

En 1994 un script intitulé « Halloween 666 » écrit par Daniel Farrands (un fan de la saga) est pressenti pour le prochain épisode d’Halloween. Il offrait l’avantage de donner une cohérence rétrospective à l’histoire de la série en reliant les films entre eux (Une sorte d’AVENGERS FOREVER version horrifique).
Cependant des contraintes budgétaires obligent le scénariste à revoir sa copie à de multiples reprises.

De plus des désaccords entre le réalisateur et le producteur Paul Freeman aboutissent à des changements désastreux de dernières minutes. Du reste, témoin du chaos rencontré par cette production, il existe sur le marché pas moins de 5 versions différentes de ce film (toutes plus mauvaises les unes que les autres) !

Autre « problème » majeur intervenu durant la post-production : l’acteur Donald Pleasance (le docteur Loomis – sur lequel reposait largement la première version du film) décède ! Interdisant donc par là même de retourner la moindre séquence avec lui ! Qu’à cela ne tienne le film sera remonté/modifié/réécrit jusqu’à réduire le rôle du psychiatre à une peau de chagrin (anéantissant au passage la cohérence du film).

En visionnant le film on a réellement l’impression que certaines scènes sont manquantes car les actions et motivations des protagonistes n’ont souvent aucun sens ! « L’homme en noir », aperçu dans le précédent film, supposé être le grand manitou de l’affaire, se retrouve incompréhensiblement rétrogradé à un rôle subalterne. Comme un scénario aux abonnés absents n’est pas suffisant  on peut également déplorer la platitude de la réalisation. Les cadrages sont d’une banalité confondante. Les images quant à elles sont assez laides et la mise en scène sans imagination. Résultat des courses ce pauvre Michael n’est même plus effrayant !

Ce film illustre tout à fait les dangers d’écrire un film APRES qu’il ait été tourné !
Toutefois en dépit de son naufrage narratif et créatif cette séquelle sera un succès commercial au Box-office Américain (réalisant un meilleur score que le précédent opus). Comme quoi tout arrive !

HALLOWEEN H20 : TWENTY YEARS LATER (Halloween, 20 ans après) de Steve Miner – 1998

Après la mort de l’acteur Donald Pleasance (qui avait joué dans tous les HALLOWEEN depuis le début) et après un épisode 6 décevant, on ne peut que constater l’impasse dans laquelle se trouve la série. Pour sauver la franchise il fut décidé de faire table rase des derniers épisodes ! L’objectif étant de revenir aux sources, la production fait machine arrière-toute et opère une rétro-continuité ! Désormais les épisodes 3 à 6 n’ont jamais existé ! Le présent film offre une suite directe au 2ème épisode. Traduisez le Docteur Loomis est mort dans l’explosion de l’hôpital, emportant Michael Myers avec lui. Laurie Strode quant à elle (qui n’a jamais eu de fille) est encore vivante.

Vingt après les meurtres intervenus à Haddonfield, Laurie vit sous une fausse identité en Californie. Pour le reste du monde elle est morte dans un accident de voiture. Elle est en réalité directrice d’un lycée privé huppé. Elle est divorcée et à un fils de 17 ans, John. Traumatisée par son passé elle a sombré dans l’alcool. Elle est obsédée par sa sécurité et celle de son fils, au point de refuser que celui-ci ne parte en camp de vacances le jour d’Halloween.

John restera donc, avec 3 autres élèves, dans un campus désert avec la ferme intention de célébrer Halloween à leur manière ! C’est bien entendu le moment que choisit Michael Myers pour refaire surface…

Bienvenue à la maison Jamie !

Bienvenue à la maison Jamie !

On est de prime abord un peu déçu par cette première remise à zéro des compteurs. Il faut dire que le rouleau compresseur SCREAM est passé par là, modifiant totalement la donne pour les films d’horreur (et donc reléguant les vieilles franchises telles qu’HALLOWEEN au statut de dinosaure !). Force est de constater que si le ton est plus « moderne » que les précédents opus, cet épisode reste cependant dans la droite lignée du reste de la saga ! On comprend que ce reboot (partiel) a plutôt comme motivation de réintroduire Laurie Strode dans la franchise plutôt que de coller à l’air du temps !

C’est le réalisateur Steve Miner qui est aux commandes de cette suite. Le bonhomme est tout sauf un inconnu puisqu’il a déjà réalisé deux épisodes de FRIDAY 13th ! On reconnait sa patte : simple mais efficace. Il sait distiller l’angoisse même dans les situations du quotidien. Du bel ouvrage assurément.
De plus la première partie du film prend le temps d’installer ses personnages, qui de ce fait ont une réelle épaisseur. La part belle est bien sûr donnée à Jamie Lee Curis qui dans un premier temps révèle de vraies failles psychologiques. Le réalisateur parvient à entretenir des doutes sur sa santé mentale en l’affublant de visions cauchemardesques et oniriques, avant de la transformer en une sorte d’Helen Ripley version hantée et alcoolique avec l’arrivée de Michael !

Pour le casting des ados, c’est déjà moins réussi tant la plupart d’entre eux manquent cruellement de charisme. Seul Josh Hartnett (que l’on reverra dans FACULTY) sort honorablement son épingle du jeu. Le nouvel « acteur » chargé d’interpréter l’homme au masque (le cascadeur Christopher Allen) n’est pas très convainquant ! Il a beau pencher la tête de côté (expression typique de Michael) il a bien du mal à incarner « le mal personnifié ». Il y a tout d’abord sa stature : bien que grand Allen est assez mince ce qui ne colle pas très bien avec le côté machine indestructible du personnage. Sa démarche est plus maladroite qu’implacable et lors des combats il n’est pas toujours crédible (il se fait rétamer par sa sœur, épaisse comme une allumette). C’est sans doute le moins bon Michael de toute la série !

Les scènes de meurtres sont assez peu nombreuses et sont étonnement « propres ». Le gore n’a manifestement pas droit de cité dans ce film et le gros des assassinats a lieu hors champs. Les amateurs d’hémoglobines sont déçus mais les autres respirent.

Le clou du film restera indéniablement son final et l’affrontement entre Laurie et son frère. La scène, menée avec maestria sur un rythme trépident, nous laisse fascinés et à bout de souffle. D’autant plus que le réalisateur joue intelligence avec l’immortalité du personnage. Sept films plus loin on a bien compris que même inanimé et truffé de plomb Michael se relèvera invariablement. Laurie doit donc le tuer à répétition ! Simple mais brillant.

Au final si ce film n’est pas un chef d’œuvre, il est cependant sauvé par son final époustouflant où action et suspense s’entremêlent pour notre plus grand plaisir !
Un très honnête Slasher qui fait le job à défaut d’être vraiment génial.

 

HALLOWEEN : RESURRECTION de Rick Rosenthal – 2002

Trois ans après les événements du film précèdent Laurie est enfermée dans un hôpital psychiatrique. Elle ne se pardonne pas d’avoir tué un innocent dans le film précédent. En effet à l’issue d’H20 elle pensait avoir décapité son frère. On apprend ici qu’il s’agissait en réalité seulement d’un garde affublé du masque de Michael… Elle semble attendre perpétuellement son retour. Son attente ne sera pas longue car à peine le film commencé que celui-ci débarque pour semer la terreur dans l’hôpital. The Shade parvient à tuer sa sœur et à faire porter le chapeau à un autre malade… Après 15 minutes de films c’est la fin de Laurie Strode !

L’histoire continue avec 7 étudiants d’Haddonfield University sélectionnés pour participer à un jeu de téléréalité via internet : le but du jeu passer une nuit dans la maison de Michael Myers ! Mickey débite en tranche les étudiants devant les caméras réparties dans la maison, pendant que les internautes rigolent comme des baleines pensant qu’il s’agit d’une blague…

Loft story strikes back !

Loft story strikes back !

Les choses commençaient plutôt bien avec le retour aux manettes de Rick Rosenthal, responsable du volume 2. Autre bonne nouvelle, afin de renouveler le genre, le réalisateur décide de croiser le Slasher avec le Found footage ! Il faut dire que ce genre a le vent en poupe depuis la sortie de THE BLAIRWITCH PROJECT en 1999. De plus la Téléréalité a fait son apparition depuis peu (LOFT STORY est arrivé en France en 2001), Rosenthal entreprend donc de fusionner ces genres en mêlant les séances tournées en caméra vérité aux séquences filmées classiquement.
On comprend bien que le souci principal de Rosenthal est de moderniser la franchise en surfant sur les nouveaux concepts du moment. En guise de coup de génie il s’agit surtout d’une vraie fausse bonne idée car on obtient au final un film hybride convaincant dans aucun des domaines abordés.

De plus on a beaucoup de mal à faire le lien entre les deux parties du film. Il n’y a tout simplement aucun rapport entre la première partie, où Laurie est tuée, et la suivante avec les 7 étudiants ! On a un peu l’impression de voir deux films distincts (le 2ème étant encore plus raté que le premier).

Le film n’est plus à un paradoxe près, mais si l’on reste sur l’idée que l’obsession de Michael est de génocider son arbre généalogique, il devrait donc logiquement se tourner vers le fils de Laurie (vu dans l’épisode précédent) le dernier survivant de sa famille ! Manifestement Michael a changé d’avis et trouve plus rigolo de tuer de l’imbécile made in Téléréalité (sur ce coup on ne peut pas lui donner tort).

La réalisation est poussive, les acteurs sont au rabais (au grand concours de qui jouera le plus mal accordons une mention spéciale au Rappeur Busta Rhymes !). Les scènes sont redondantes et menées sans imagination. Bref on s’ennuie ferme dans ce film intégralement à la ramasse.

En conclusion citons l’une des dernières paroles adressées à The Shade par sa sœur Laurie : « Tu as échoué Michael ! Tu veux savoir pourquoi ? Parce que pas une fois je n’ai eu la trouille ». La parfaite épitaphe pour ce film calamiteux !

 

HALLOWEEN de Rob Zombie – 2007

Le jeune Michael, âgé de 10 ans, est issu d’une famille dysfonctionnelle : mère stripteaseuse, beau père alcoolique, un bébé en bas âge et une sœur ainée vaguement nympho… Il a des problèmes relationnels avec les autres élèves de sa classe. Martyrisé par l’un d’eux, il décide de se venger et le tue avec une bûche en portant un masque de clown.

Le soir d’halloween alors que sa mère travaille et que sa sœur s’envoie en l’air avec son petit ami, Michael égorge son beau-père. Il éclate ensuite la tête du copain de sa sœur avec une batte de baseball, puis va poignarder son ainée en portant le masque amené par son copain… Seul le bébé (une petite fille nommée Angel) survit.

Onze mois plus tard le jeune garçon est incarcéré dans la clinique psychiatrique de Smith’s grove. Le docteur Samuel Loomis est chargé de son suivi psychiatrique.
L’état psychologique du garçon se détériore hélas. Il a besoin de porter un masque en permanence et se mure dans le silence. Un jour il tue une infirmière avec une fourchette. La mère folle de chagrin se suicide…

15 ans plus tard… Michael est toujours enfermé dans un asile et passe son temps à confectionner des masques en restant totalement muet. Il est devenu un véritable colosse à la force inouï. Profitant d’un transfert il s’enfuit en tuant tous les gardes.
Il retourne dans son ancienne maison où il avait caché sous le plancher son couteau et son ancien masque. Les meurtres sanglants vont alors s’enchainer…

Tabula rasa sanglante !

Tabula rasa sanglante !

Plusieurs projets sont initialement prévus pour donner suite aux aventures de Michael Myers. Il est d’abord question d’un Halloween 3D puis d’un Halloween Returns. Aucun de ses projets ne verra le jour et la franchise semble être sur le point d’être enterrée. Néanmoins le producteur Bob Weinstein (le frère d’Harvey) ne veut pas abandonner le projet et contacte Rob Zombie (le Metalleux a le vent en poupe depuis ses films THE DEVIL’S REJECTS et LA MAISON DES 1000 MORTS). Le réalisateur étant un fan de l’original il ne souhaite pas en faire un remake, il préfère produire une nouvelle interprétation en présentant le film sous un nouveau point de vue, plus centré sur Michael (Un reboot quoi). L’origine du personnage est présentée de manière ultra réaliste et ressemble presque à une reconstitution de fait divers. Le portrait de la famille Myers (sorte de famille Adams pas drôle du tout) est très crédible. La middle class crasseuse (alias White trash) est très bien retranscrite.

Le réalisateur s’attachera à montrer comment un enfant dérangé mentalement peut se transformer petit à petit en psychopathe homicidaire. Alors certes certains plans rendent clairement hommage au film de Carpenter mais on comprend cependant très rapidement qu’il s’agit avant tout d’une œuvre personnelle. Rob Zombie livre sa vision du film de Carpenter en évitant résolument la copie carbone.

L’acteur qui interprète le jeune Michael (Daeg Faerch), bien qu’âgé d’une douzaine d’années au moment du film, est très convainquant et l’on sent bien les émotions le quitter peu à peu alors qu’il glisse progressivement dans la folie.
Pour interpréter Michael à l’âge adulte il sera fait appel à Tyler Mane, l’ancienne gloire du Catch reconvertie dans le cinéma (c’est lui notamment qui incarne Dents de sabre chez les X-MEN). La stature très imposante du catcheur crée immédiatement la différence le rendant physiquement effrayant. Il est également plus rapide et violent que ses prédécesseurs.

Le Docteur Loomis quant à lui est incarné par Michael McDowell (l’immortel acteur d’ORANGE MECANIQUE et de HEROES). Son personnage est bien plus fouillé que précédemment. Autant Carpenter nous l’avait décrit comme étant dévoué corps et âme à sa quête, autant on découvre ici un docteur bien plus cynique qui n’hésite pas à utiliser ses patients pour sa propre gloire. Paradoxalement on le sent en même temps plus fragile, déclarant même à Michael : « C’est un peu toi mon meilleur ami, c’est dire si j’ai une vie de merde ». Édifiant.

Laurie Strode par contre est la seule à vraiment souffrir de ce reboot ! En effet son personnage est bien plus tarte que dans l’original. Elle passera toute la dernière partie du film à crier ! Mince elle a dû se péter les cordes vocales à hurler comme ça sans arrêt ! Hey Michael tu ne veux pas la faire taire ??

Au niveau réalisation Rob Zombie se surpasse ! Il joue avec les effets de profondeurs (flous et nets), avec les clairs obscurs. Mais surtout il choisit de diversifier son style de narration selon la progression de l’histoire. Lors de la première partie, pour souligner le chaos qui règne dans la famille Myers, il filme caméra sur l’épaule dans un style presque documentaire. Lors de la seconde partie, qui se déroule dans l’hôpital psychiatrique, les cadres sont plus statiques et presque figés, pour signaler le coté oppressant du lieu.

Le reproche principal que l’on peut adresser à ce film est celui de démystifier le personnage de Michael ! En lui donnant une histoire précise, en expliquant son enfance, le personnage perd un peu son aura surnaturelle ! Tout l’aspect mystique voulu par Carpenter disparaît ici. Cette approche en vaut bien une autre mais on comprend dès lors d’autant moins que Michael soit à l’épreuve des balles ! De même puisque Loomis fait des adieux émouvants à Michael lorsqu’il démissionne de son poste à l’hôpital, on ne comprend pas très bien pourquoi il le traite de « mal absolu » par la suite ! Au contraire la première moitié du film orienterait plutôt l’histoire vers un « simple » détraqué devenu tueur en série !

Mais ne chipotons pas les fans qui souhaitent voir un tueur mystique ont déjà eu 8 films pour se faire plaisir ! Un peu de nouveauté est le bienvenu même, si avouons-le, le concept est un peu bancal.

HALLOWEEN 2 de Rob Zombie – 2009

Le film commence directement à la fin du précèdent. Laurie déambule dans la rue après avoir tiré sur son frère. Elle est conduite en état de choc à l’hôpital.
De son côté l’ambulance qui emporte le corps de Michael percute une vache (!) et fait un tonneau. Comme il se doit Michael en profite pour se réveiller et s’enfuir (non sans avoir décapité l’infirmier survivant).

Il entreprend aussitôt de retrouver Laurie à l’hôpital où elle est soignée, il se livre au passage à un carnage auprès du personnel hospitalier. Il s’apprête découper en tranche Laurie et alors…… elle se réveille en sursaut ! Elle a fait un cauchemar ! Nous sommes en réalité un an plus tard le 29 octobre. Laurie habite désormais avec le Sheriff de la ville et sa fille (survivante du 1er opus).

Le docteur Loomis lui aussi a survécu et a écrit un livre sur Michael Myers. Il donne une série de conférences pour promouvoir son livre à travers le pays. Selon lui, même si l’on n’a jamais retrouvé son corps, Michael est décédé. Il se montre particulièrement cynique exploitant sans vergogne son passé de psy officiel de Michael.

The Shape, qui est évidemment bien vivant, est devenu une sorte de SDF errant à travers champs. Il a des visions de sa mère décédée lui demandant de réunir la famille Myers pour Halloween. Guidé par ces apparitions il se met donc en tête de retrouver sa sœur…

 "Famille je vous hais "

« Famille je vous hais « 

Que dire de ce film ? Qu’il contient autant de bonnes idées que de mauvaises !

Le film commence comme un remake d’Halloween 2 de Rick Rosenthal mais après 20 minutes de film Rob Zombie semble prendre un malin plaisir à ridiculiser cette introduction en nous expliquant que « c’était un rêve » ! Un peu comme s’il voulait signifier qu’il tournait délibérément le dos aux attentes des spectateurs pour réaliser SON film ! (Ou bien alors que cette franchise commençait à les lui briser menu menu – il avait refusé initialement de tourner une suite à son reboot – et qu’il entendait bien s’écarter définitivement des règles du genre). Pourquoi pas après tout, seul problème c’est que la suite du film n’est pas réellement convaincante.

Le film s’oriente peu à peu vers un trip mystique mal géré. The shape est guidé par des apparitions fantomatiques et il obéit à leurs commandements. Ces scènes oniriques sont de toute beauté (tournées dans un très beau noir et blanc) et ont un côté gothique et clipesque à souhait ! Ces passages tranchent nettement avec le reste du film, aux images nettement plus crades. Le problème c’est qu’hélas on ne comprend absolument pas d’où sortent ces visions ! Passons que Michael voit sa mère, mais comment peut-il se voir lui-même enfant ?? On voit bien que Rob Zombie souhaite donner un rôle clé à l’actrice Sheri Moon Zombie (alias sa femme) cependant sa présence fantomatique supposée guider Michael sort un peu de nulle part et tombe comme un cheveu sur la soupe. Le film n’a absolument pas besoin de ces scènes pour fonctionner ! Bien que d’une splendide beauté formelle elles plombent le film en l’orientant vers un délire mystique parfaitement inutile !

Au niveau images toujours, le réalisateur a tourné le dos à la photographie propre et léchée de l’opus précédent en utilisant des images au grain plus gros et plus bavant. Changement de format également, il choisit le 1.85 :1 (au détriment du 2.35 :1 du précédent opus) avec pour résultat une image moins fouillée et moins de profondeur de champ. Visuellement sombre, le film baigne dans une ambiance glauque et poisseuse.

Au niveau casting on reprend la même équipe que précédemment. Scout Taylor-Compton, l’actrice qui joue Laurie, en fait toujours des caisses (mais elle crie un peu moins cette fois). Malcom McDowell a désormais un rôle très caricatural, à la limite du comique. Ce qui est bien dommage car son personnage, le docteur Loomis, perd en profondeur. Le côté ambivalent du premier film (mi- cynique, mi-loser magnifique) a désormais totalement disparu au profit d’une baudruche ridicule imbue d’elle-même ! Seul l’excellent Brad Dourif (alias CHUCKY ) tire son épingle du jeu et offre un sheriff désespéré parfaitement crédible.

Le film ne prend plus la peine de présenter les personnages et entre directement dans le cœur des choses. L’action est bien plus mise en avant que dans le précédent et fait la part belle aux effets gores ! C’est de loin l’épisode le plus violent de toute la saga ! Michael poignarde ses victimes dans une violence crue et bestiale. Fini le meurtrier silencieux, désormais il pousse des cris de bêtes en même temps qu’il étripe ses victimes !

Cet opus prend le contrepied total de la série (qui a toujours pris soin de présenter Michael comme un tueur mystérieux apparaissant et disparaissant à volonté). Dans cet épisode nous voyons Michael devenir SDF, habillé en loque, errant dans les champs hagard et sans but (et s’amusant à étriper des chiens).
Moins glamour tu meurs !

La métaphore du cheval blanc qui parcours une bonne partie du film est un peu bancale et assez confuse. A moins qu’à l’instar de David Lynch avant lui dans son TWIN PEAKS, Rob Zombie fasse une référence littérale à la drogue : White horse est l’autre nom de l’héroïne !

La fin du film, qui évoque furieusement PSYCHOSE, semble indiquer que Laurie est passée du côté obscur et qu’elle deviendra à son tour une tueuse en série !
Bref ce film est très maladroit et le réalisateur semble jouer avec des concepts qu’il ne maîtrise pas réellement. Heureusement certaines scènes sauvent le film de la débâcle et offre des explosions de violences fulgurantes parfaitement jubilatoires. En révélant un nouvel aspect de Michal Myers, Rob Zombie a le mérite d’amener la franchise vers de nouveaux territoires jamais explorés. Une belle tentative de sortir le film de l’ornière des Slashers. On déplore cependant que l’essai ne soit pas complètement transformé.

 

HALLOWEEN de David Gordon Green – 2018

Un couple de journaliste se rend à l’hôpital psychiatrique dans lequel est enfermé Michael Myers depuis 40 ans suite au massacre commis à Haddonfield la nuit d’Halloween 1978. Les journalistes ayant échoué à obtenir une réaction de Michael, ils vont ensuite interviewer Laurie Strode qui vit désormais recluse dans une maison isolée. Elle a divorcée deux fois et a une relation compliquée avec sa fille et sa petite fille.

La vie déjà perturbée de Laurie va connaitre un tournant dramatique puisque, profitant d’un transfert, Michael parvient à s’échapper ! Bien évidemment sa première préoccupation est de se venger de l’infortunée Laurie. Il va cependant avoir une surprise de taille car celle-ci se prépare à son retour depuis 40 ans et lui réserve un comité d’accueil musclé…

 Time to die…

Time to die…

La saga HALLOWEEN comprend 4 chronologies différentes (si l’on écarte le 3ème opus où Michael n’apparait pas) :

-La première continuité s’étale du 1er film jusqu’au 6ème : The Shape s’acharne sur Laurie Strode puis, après son décès, sur sa fille, Jamie.
-La deuxième chronologie s’étale du 7ème au 8ème film et annule les films 3 à 6 : L’action se passe 20 ans après le 2éme épisode. Laurie a un fils. Elle est tuée à l’issue du dernier film.
-La troisième chronologie commence avec les remakes de Rob Zombie : L’histoire repart à zéro avec une nouvelle Laurie.
-Enfin en 2018 à la surprise générale un nouvel Halloween sort reprenant l’histoire (grosso-modo) après le 1er film.
Après tout ce chambard on peut légitimement se poser la question : était-il bien utile de revenir à zéro une nouvelle fois ?? Les producteurs ont manifestement répondu Oui à cette question ! Si le film se présente clairement comme une suite, on a cependant l’impression d’assister à un remake. Produit par Carpenter en personne, l’influence du maitre est partout présente. Un peu trop peut-être, tant l’impression de déjà-vu est manifeste autant dans l’esprit que dans la forme ! Certaines scènes sont littéralement reprises en l’état des films précédents.

Ainsi donc le réalisateur David Gordon Green en élève studieux et appliqué livre ici une copie (conforme) de l’œuvre du maitre. Influence soulignée d’avantage encore par le retour de la musique écrite par Carpenter. Autant Rob Zombie dans son dernier film s’autorisait une relecture complète du mythe (hélas de manière un peu maladroite) autant David Gordon Green lui opte pour un conformisme forcené.

Cependant force est de constater que son style est efficace (on trésaille à de nombreuses reprises dans le film et sa conclusion apocalyptique et tout simplement époustouflante). Sa réalisation est efficace et l’histoire tient parfaitement la route.

On retrouve ceci dit avec plaisir Jamie Lee Curtis (elle effectue ici un N-ième retour sur la franchise) campant ici une grand-mère obsédée par le retour de Michael. On apprend d’ailleurs ici que The Shapene serait pas son frère (cette révélation était intervenue dans l’épisode 2, balayé par cette relecture). Cependant si les liens familiaux ont disparus entre le bourreau et sa victime, le thème principal du film reste malgré tout celui de la filiation. Laurie transmet en effet ses névroses obsessionnelles à ses enfants. Mère, fille et petite-fille sont toutes trois unies par un danger en quelque sorte héréditaire.

Le jeu de Jamie Lee Curtis est époustouflant, elle campe un personnage émotionnellement brisé (encore plus que dans H20). Traumatisée par son agression intervenue 40 années plus tôt. Le retour inexorable de l’homme au masque semble justifier les 4 décennies qu’elle a passé à vivre dans la peur ! Un véritable hymne à la paranoïa.

Au final ne boudons pas notre plaisir, le film fonctionne, les acteurs sont excellents et on est immédiatement saisi par un suspense à couper au couteau (si je puis dire) !
Voir ce film est un réel plaisir et on en ressort ravi d’avoir vraiment eu peur tout au long de l’histoire. Malheureusement le mieux est l’ennemi du bien et, prisonnier de sa propre révérence à l’œuvre du maitre, le film manque cruellement d’audace !

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Un slasher inoubliable de John Carpenter et la légendaire Jamie Lee Curtis ! 11 films ! De la rétrocontinuité à gogo,  des reboots et Rob Zombie ! Des  réalisateurs virés et des films dont le tournage commencent sans le scénario ! Patrick Faivre vous raconte film par film, meurtre par meurtre la passionnante saga HALLOWEEN

43 comments

  • midnighter  

    ta vanne sur halloween 6 me rappelle celle de colin farell pendant la promo de  » la recrue  » :  » en fait je sais toujours pas si ils ont fini le scénario « 

  • midnighter  

    j’ aime bien le 4 et 5 avec danielle harrie, c’ est à la meme période qu’ elle a joué la fille de bruce willis dans le dernier samaritain
    j’ avais bien aimé aussi l’ idée du pistolero à la fin du 5

  • Matt  

    J’aime bien le premier, le 3, et même le remake de Rob zombie car comme tu le dis, malgré des trucs maladroits et une 2eme partie très conforme à l’original, Zombie s’autorise un truc différent au début. Beaucoup ont dit « noon il faut que ça reste un mystère l’origine de Myers tout ça » mais ils n’ont qu’à se contenter de l’original à ce compte là. Quitte à faire un remake, autant faire différent, je le dis toujours. Je n’ai donc pas vu la version 2018 parce que je m’en tape un peu.

    Après l’original a quand même vieilli. Je lui reconnais des qualités et tout ça, mais je ne suis pas un gros fan du film non plus. Les slasher et moi, ça fait 2. Même si là on reste dans le haut du panier du genre. Mais j’ai déjà dit ce que je pensais des Vendredi 13^^ (dont je préfère le remake pour une fois, tant les autres films m’ennuient, sont mous et cheap, avec toujours des jeunes débiles qui se baladent dans les bois, avec 5min de divertissement par film quand ils se font buter…ce qui reste un sentiment bizarre de vouloir voir crever des personnages tellement ils sont peu intéressants)

    Je n’ai pas vu les films Halloween au delà du 3.
    Enfin si je crois avoir vu « 20 ans après » mais c’est très flou le souvenir que j’en ai. Et j’avais du le voir avant le premier film^^

  • Matt  

    Pour le 3 je comprends les avis mitigés ou la déception des fans…mais moi je trouvais ça couillu de faire autre chose que le retour du retour de la revanche du même mec.
    Et son défaut n’est pas de s’appeler Halloween^^ Les thèmes d’Halloween sont bien plus présents que les autres films avec Myers.
    C’est juste que…les gens voulaient revoir le même tueur…
    Les fans c’est con des fois aussi…
    Après le film n’est pas formidable non plus certes, mais bon…

  • Matt  

    Je n’ai pas vu le 2eme film de Zombie et ta critique fait écho à ce que j’avais déjà entendu. D’autres idées et une orientation différente (ce qui sur le principe m’intéresserait vu à quel point je n’aime pas les remakes copiés/collés) mais fait avec pas mal de maladresses.
    J’ai entendu un peu la même chose sur son film Lords of Salem, où il y aurait de superbes plans et une belle photographie…mais que c’est du symbolisme à la truelle bancal et pas subtil.

  • Bruce lit  

    Aussi impitoyable que Michael Myers : Patrick 6 et un article de plus de 10 000 mots…Misère, c’est long à lire en février et relire en novembre et encore plus long à commenter.
    Mais, c’est un effort fantastique et très professionnel de mon Pat’.
    De toute cette saga, je n’ai dû voir que les deux premiers, le cross avec Jason et les 2 Rob Zombie.
    Le 1er : RAS, grand film. Je ne connaissais pas l’anecdote pour Psychose. Superbe Thème. Je ne savais pas non plus pour le masque de Shatner.
    Le 2 : Aucun souvenir. Ça date de mes années VHS…
    Pour le reste difficile de résister à l’ironie Faivresque :
    On ne le voit jamais courir mais il parcourt pourtant de longues distances en très peu de temps et arrive toujours au bon endroit avant ses proies
    Ce film illustre tout à fait les dangers d’écrire un film APRES qu’il ait été tourné !

    Tout ceci me fait dire que les soucis de continuité avec les allers-retours de Lee-Curtis me fait penser que les problèmes de continuité ne sont pas l’apanage des Marvel /DC. Il y a vraiment un côté addict : celui d’attendre que chaque opus relève d’un miracle, quand chaque fois c’est un désastre.
    Les films de Zombie : je ne les ai pas aimé. J’ai trouvé ça trop sadique et assez lassant : les vieilles versions avaient le kitch pour eux, là les meurtres durent 15 minutes par victimes et on sait à la minute qu’ils apparaissent que les personnages sont foutus d’avance. Laurie est insupportable : l’actrice semble s’être tenue à l’écart de douche et sanitaires depuis des années. A l’image volontairement sale et crado, on une héroïne qui a tout d’une souillon. Je garde de bons souvenirs su 2 et de ses flashbacks.
    Halloween 2018 : tiens peut-être me laisserai-je tenter.

    • Matt  

      Oh il y a Danielle Harris super mignonne dans le remake de Zombie^^ La copine brune de Laurie

      Bon sinon le mec qui avance très lentement et rattrape tout le monde, un pote avait fait une parodie en court métrage là dessus^^ Le mec qui marche au pas avec une musique de cartoon menaçant, les victimes qui fuient sur 200 mètres en courant, et paf plan, suivant le tueur est en face d’elles toujours en posant difficilement un pied devant l’autre^^ C’était bien fun.

    • Matt  

      « et on sait à la minute qu’ils apparaissent que les personnages sont foutus d’avance. »

      Bah non, justement la copine jouée par Danielle Harris s’en sort en vie, contrairement à l’original.

       » Laurie est insupportable : l’actrice semble s’être tenue à l’écart de douche et sanitaires depuis des années. A l’image volontairement sale et crado, on une héroïne qui a tout d’une souillon. »

      Pas fait gaffe. Môssieur veut des bimbos partout ?^^ C’est juste une nana qui ne prend pas bien soin d’elle quoi. La nerd. La fille qui s’en fout un peu de son apparence.
      Après qu’elle soit pénible avec ses cris ou que le film soit trop sadique…là j’ai rien à dire, les goûts et les couleurs. Et puis…bon…j’ai apprécié le film mais j’ai pas spécialement envie de le défendre bec et ongles non plus. ça se regarde bien, c’est tout.

  • PierreN  

    Tous vus comme Pat (petit détail, le surnom de Myers, c’est pas « The Shade », plutôt « The Shape »).
    Le meilleur : le 1er (of course, quand bien même ça n’a jamais été mon Carpenter préféré ou de prédilection) Le pire : 6 ou 8 (Rhymes et son karaté vs Myers, nuff’ said)

  • Présence  

    Je n’en ai pas vu un seul, mais à peine ai-je commencé l’article que le résumé du premier film fait écho au comics que je suis en train de lire de Garth Ennis. Du coup, ma lecture du moment s’en trouve enrichie. Merci pour ma culture.

    Au fil de ces 11 films commentés, il apparaît ce que relève Bruce : tous les espoirs du fan qui rêve de retrouver aussi que bien que ce qui lui a plu dans le premier film qu’il a vu de la série, toues les avanies subies par la franchise en fonction du nombre impressionnant de personnes impliquées dans le choix de la direction (scénariste(s), réalisateur, financiers, studios, attentes supposées du public cible…), c’est encore pire que pour les comics.

    outre la découverte des intrigues et la qualité des réalisateurs, ce qui m’a plu, c’est de suivre l’implication de Jamie Lee Curtis dans les films (je me souvenais encore des pubs annonçant son retour) et le traitement que Rob Zombie (musicien que j’aime bien) a pu faire subir à a franchise.

    • Matt  

      La différence quand même, c’est qu’ils sont cons parfois les fans.
      Enfin les fans de comics aussi en fait.
      Quand un réal essaie de faire différent, renouveler le truc, comme avec le 3eme film, les fans râlent qu’il n’y a pas le tueur iconique avec son masque qu’ils ont envie de revoir…
      Les films de merde avec des résurrections éternelles du même personnage sont dictés par cette fanbase débile quand même hein…

      • Présence  

        En tant que fan de comics, il m’est arrivé parfois… à plusieurs reprises…souvent de souhaiter avoir plus de la même chose, plus du même personnage à l’identique. Je comprends le mécanisme et le fait que mes envies ne soient pas toujours rationnelles, ce qui fait que je suis con parfois… et je ne soigne pas vraiment. :)

        L’argument des fans pour le cinéma me laisse songeur et perplexe. Ce groupe d’individus sachant s’exprimer et se faire entendre, est-il si important que ça ? Quel poids financier représente-t-il par rapport à la masse totale des spectateurs ? Les réactions épidermiques des fans de Star Wars pour un effet spécial, ou une couleur de robe ont-ils un impact sur les millions de clients qui achètent leur place de cinéma, leur téléchargement ? Je serais vraiment curieux de m’en faire une idée.

        • Matt  

          « Ce groupe d’individus sachant s’exprimer et se faire entendre, est-il si important que ça ? Quel poids financier représente-t-il par rapport à la masse totale des spectateurs ? Les réactions épidermiques des fans de Star Wars pour un effet spécial, ou une couleur de robe ont-ils un impact sur les millions de clients qui achètent leur place de cinéma, leur téléchargement ? »

          Tu prends le problème à l’envers je pense. Si on donne toujours la même chose aux gens, seule une minorité râlera que c’est toujours pareil. Et plein de mange-merde fanatiques seront contents tant qu’il y aura la musique de Star Wars et un sabre laser qui fait « wooosh » dans le film. Je dis mange-merde sans méchanceté. Ce sont peut être des gens sympas dans la vie, mais ils n’attendent rien d’autre du cinéma que des trucs habituels et de l’action et explosions. C’est la masse majoritaire. C’est pour ça que le cinéma formaté à cahier des charges existe. Parce qu’il y a toujours les salles pleines quand on répète les mêmes trucs.

          Du coup ceux qui râlent ne sont majoritaires que si on ne leur a pas donné la même chose que d’habitude^^
          Ceux qui apprécient le cinéma pour autre chose que son aspect fast food ne sont en général pas légion.

        • Matt  

          Et il y a aussi la tranche très importante de gens qu’on peut appeler les « mouais bof, ça va, ça se regarde » ^^
          Eux ils aiment tout. Ou plutôt ils ne détestent rien. Spectateurs passifs^^

          • Bruce lit  

            « Eux ils aiment tout. Ou plutôt ils ne détestent rien.  »
            Ah, voilà une phrase qui me fait plaisir et correspond à ma manière d’appréhender mes goûts et ceux des autres.

          • Matt  

            Je comprends pas.
            ça veut dire quoi ? Que tu n’aimes pas quand quelqu’un aime tout ? Que tu veux des coups de gueule ?
            Après attention…j’aime pas les attaques personnelles contre les auteurs, et je n’aime pas passer du temps à écrire un article pour démolir un truc. ça donne trop d’importance à mon opinion. Alors que lorsqu’on présente une œuvre qu’on aime, on le fait pour faire découvrir un truc aux gens. C’est plus positif je trouve^^
            A la limite je démolis dans un commentaire, c’est plus rapide^^ (sauf si ça fait débat…)
            C’est bien de râler…mais ça aussi faut le faire correctement^^

        • Matt  

          Y’a pas longtemps au boulot ça parlait Star Wars et Transformers. Mais genre c’était trop bien quoi. Et au détour de quelques phrases, il y a quand même eu « mais c’est trop à l’écran, ça nique les yeux tout ce qui se passe visuellement » ou « mais quand même c’est pas terrible les nouveaux Star Wars, ça répète la même chose »…mais ensuite « ouais mais bon y’a du sabre laser tout ça » et ils disaient ça très sérieusement hein.
          Comme quoi les gens assument parfaitement qu’ils regardent des trucs nazes du moment que ça leur rappelle des trucs qu’ils ont aimés.

          Donc ouais le danger c’est surtout de ne PAS donner aux gens la même chose. Là ça va râler massivement.

        • Matt  

          Et cette tendance devient effrayante pour moi.
          L’exemple navrant récemment c’est le nouveau Terminator.
          Ils ont décidé de décanoniser le 3 et le 4 parce que c’était pas bien apparemment (bon…j’aime pas le 4 et le 3 est une série B pas extra mais dont j’avais aimé la fin défaitiste)
          Sauf que bon…si tu fais ça, c’est pour faire mieux non ? Ils ont fait quoi ? Une sorte de remake des 2 premiers, avecJohn Connor qui se fait buter dans les 2 premières minutes (ça valait le coup de réunir le casting d’origine), et puis paf maintenant l’avenir du monde c’est une mexicaine, et un robot mexicain vient du futur la tuer et…rebelote. Un humain du futur arrive pour la protéger (c’est une femme aussi car féminisme + quota de mexicains) bla bla.
          Et un Terminator gentil est là, notre bon vieux Arnold…et il est vieux (on sait pas pourquoi, c’est pas expliqué), il pose des rideaux et s’est trouvée une nana (euh…hein ? Mais comment ils…enfin..c’est un robot putain, ça dérange personne ? Et pourquoi un robot veut se trouver un job et se mettre en couple ?)
          A ce moment là c’est ouf, on dirait une parodie.
          Et je parle même pas des pirouettes scénaristiques comme quoi oui en fait, on vous l’avait pas dit mais pendant Terminator 2 et 2, en fait y’avait plein d’autres Terminator qui ont voyagé dans le passé. Plein plein. Comme ça on peut en mettre dans notre film de merde en faisant de la rétro continuité à chier et garantir des suites possibles.
          Et…et y’a pas une seule idée nouvelle (ou alors c’est de la merde). Et à un moment le Terminator se tourne vers la caméra pour dire « this time…i will NOT be back » CLIN D’OEIL SUBTIL OH LA LA !!
          Mais putain c’est ça l’avenir du cinéma ?

          Ah ça valait bien la peine de dégager le 3 et le 4 de la chronologie. C’est teeeeellement mieux. Et ils ont écrit le scénar à 4 !!

          • Bruce lit  

            J’avais vraiment aimé le 3 et son ambiance désespérée, sa fin vraiment apocalyptique et la musique magnifique de Belltrami. Je me rappelle que Schwarzie était en petite forme. Le 4 était très bien aussi, on y était enfin dans le futur. Genesis, une merde sans nom, je n’y avais rien compris.

          • Matt  

            Ils ont presque réussi à faire pire que Genesys avec dark fate. Ne va pas voir ce machin^^
            Le 4 j’en ai gardé très peu de souvenirs. Je n’avais pas trop aimé je crois. Mais ça n’avait rien d’insultant. Alors que là depuis…ils font tout pour casser la saga, rebooter la timeline…pour des résultats misérablement putassiers et nuls.

          • Bruce lit  

            Rigolo. Notre ami Rebeu des bois n’en dit que du bien…

          • PierreN  

            Des fans de Sarah Connor Chronicles par ici ?

          • Bruce lit  

            Non, sérieux Pierre ?
            C’est de la provoc’ ?
            Tu veux sans douter parler de cette série où Connor fait équipe avec une terminator lycéenne qui prend des cours de danse…
            Je n’en sauve que la prestation de Lena Headey, assez convaincante en Sarah Connor. Heureusement, elle a su rebondir en signant l’adaptation de DREDD et surtout avec GOT…C’était la mort de sa carrière assurée sinon.

          • Matt  

            Il y a bien des gens qui disent du bien de Deadly Genesis aussi^^
            C’est le principe des opinions personnelles.
            Pour moi c’est de la merde et je ne veux plus rien voir sur ces foutues franchises increvables mais qui devraient accepter de crever, parce que c’est pas beau à voir l’état de décomposition.

          • Matt  

            « une terminator lycéenne qui prend des cours de danse… »

            En même temps, t’as même pas réagi quand je t’ai dit que le t-800 de dark fate était marié, avait un gosse adopté et était décorateur d’intérieur.

          • Bruce lit  

            Oh j’avais zappé.
            On peut imaginer que ça fasse alibi comme les cyllons de Galactica.
            Là, dans la série, Le Terminator prend des cours de danse pour son simple plaisir.

          • Matt  

            Non non c’est pas une couverture.
            Il aime poser des rideaux, conseiller des ballons et des papillons aux petites filles.
            Et sa nana ne sait pas que c’est un robot (putain, faut le faire. Ils baisent pas en fait…)
            Enfin stop, va le regarder toi-même si tu ne me fais pas confiance^^ Moi je vais aller voir du vrai cinéma.

          • JB  

            Je me suis farci les comics Terminator pour une chronique et à en croire les séries Dark Horse, Skynet et la résistance ont expédié des dizaines de Terminator et d’humains dans le passé.

          • Matt  

            Ah parce qu’il faut suivre les comics en parallèle aussi maintenant ?
            Bon ben c’est plus pour moi ces conneries^^
            Je laisse ça aux gens motivés et (très) indulgents.

          • Jyrille  

            Je n’ai vu que le premier Terminator, T2, et juste là, récemment, le Terminator Salvation (Renaissance en VF). Bah il est pas si mal ce dernier. Aucune envie de voir les autres.

  • Patrick 6  

    @ Midnighter : Jamais entendu parler de La Recru mais si le scénar est le même qu’Halloween je pose mon joker ^^
    Le pistolero est une bonne idée à la fin du 5 sauf qu’elle a été jetée en l’air de manière totalement désinvolte et n’a abouti sur rien !

    @ Matt : Je pense qu’on aurait pu à la rigueur accepter le 3 sans Myers si le film avait été réussi… Mais là c’est vraiment tendre le bâton pour se faire battre ^^

    @ Bruce : Oui c’est tout à fait ça on continue d’espérer que le prochain épisode de la franchise relève le niveau, même si c’est rarement le cas… (Exactement comme pour Jason ou Freddy)
    Effectivement me taper l’intégrale est une expérience un peu éprouvante tant le niveau est pour le moins inégal… Mais ma dévotion au blog n’a manifestement pas de limite !
    Concernant l’opus de 2018 tu peux largement t’y risquer !
    (euh il n’y a pas de cross avec Jason ^^)

    @ Pierre : Tu as rigoureusement concernant the Shape, la correction a été faite ;)

    @ Présence : quel est le comics de Garth Ennis qui fait écho à Halloween ?
    Ah je me doutais que tu aimais Rob Zombie en tant que musicien ! Tu as un album de prédilection a conseiller à un néophyte ?

    La répétition dont tu parles fait partie intégrante du charme du comics à mon avis ! (hey Spiderman se bat contre les 20 mêmes mecs depuis 60 ans ^^)
    Dans un monde en perpétuelle évolution il est quelque part rassurant de savoir que certaines choses ne changeront jamais ^^

    • Bruce lit  

      @Pat 6
      Les albums de Rob Zombie sont très bien si tu te contentes des premiers titres. Ils sont rarement tenables sur la longueur. The Sinister Urge est très bien.

    • Présence  

      Le comics de Garth Ennis en question : A walk through Hell (dessiné par Goran Sudzuka)

      J’aime beaucoup le premier album de Rob Zombie : Hellbilly Deluxe. Il est concis et droit au but, avec un humour en second degré.

  • JP Nguyen  

    Te taper tous ces films pour en faire l’article alors que t’es même pas ultra-fan : quelle dévotion, Patrick ! Tu devrais demander une augmentation à Jonah/Bruce !
    L’anecdote que je retiendrai : le masque du tueur a été réalisé à partir de celui de William Shattner ! Je n’y aurais jamais pensé !

  • Tornado  

    Et ben. Y en a eu tant que ça des films Halloween ???
    Bon l’article commence trop fort avec l’anecdote qui tue : Le masque a été réalisé à partir d’un masque de William Shatner. Enorme ! Comment l’acteur a-t-il pris la chose ? :D

    Je n’ai vu que le premier film et les deux de Rob Zombie.
    Là avec ma chère et tendre, on envisage de revoir le 1° de Carpenter et d’enchaîner avec celui de 2018. Et basta.

    Le Carpenter : Vu il y a une éternité. Je m’étais emmerdé sévère. Mais c’est un fait : Je redécouvre carrément la filmographie de Carpenter avec du recul et de la maturité. Tous ses films que j’avais trouvés assez nazes il y a des années, je les réévalue à la hausse à la revoyure. C’est toujours modeste mais super bien écrit, intelligent, efficace et fun !

    Les deux Rob Zombie : Déception sévère ! Je sortais de La Maison des 1000 Morts et surtout de Devil’s Rejects qui m’avaient fait une très, très forte impression. Des films d’horreur majeurs de leur époque (surtout le 2nd). Je pensais qu’on tenait le nouveau maître du cinéma horrifique. Et puis là, les deux Halloween, j’en suis sorti sans quasiment aucune sensation. Et je suis bien en peine de m’en rappeler la moindre scène !
    Pire encore : Lords of Salem est une bouse. Un trip prétentieux et imbitable. Quand je pense qu’il existe des fans de ce film ! Je m’interroge vraiment sur le degré de subjectivité qu’ils on pu mettre dans la perception de ce machin insupportable !
    Je n’ai pas vu « 31″ du coup. Mais je suis très intrigué par 3 From Hell, qui est la suite de The Devil’s Reject alors que tous les acteurs ou presque étaient morts à la fin !
    Bon, par contre, j’ai revu La Maison des 1000 Morts et Devil’s Rejects et j’ai trouvé qu’ils ne vieillissaient pas super bien. A l’époque de Devil’s Rejects, un des rédacteurs de Mad Movies affirmait que dans 20 ans, le film ferait encore parler de lui. Et pour le coup je trouve qu’il s’est bien planté et que le talent de Zombie doit être un peu revu à la baisse et qu’il est loin d’être le nouveau Tarantino que tout une horde de fans (dont moi) avaient annoncé…

    Mais je digresse alors que nous sommes dans un méga dossier du professeur Six sur la saga Halloween ! Chapeau bas pour le boulot et la dévotion !
    Je reviendrai vous toucher un mot ou deux de ce que j’ai pensé en revoyant le 1° de Carpenter et la suite de 2018 ! :)

  • Kaori  

    Sans surprise, je n’ai vu AUCUN Halloween. Et devant l’étendue de la filmographie, bien que l’auteur de cet article ait réussi l’exploit de m’y intéresser et d’avoir envie de regarder cette saga, je ne suis pas sûre de me lancer dans des séances de rattrapage.

    J’ajouterais que les Halloween version teenagers donnent moins envie, malgré quelques exceptions de casting, Josh Hartnett étant effectivement plutôt bon dans le genre.D’ailleurs, j’avais adoré THE FACULTY. Comme quoi y a des films d’horreur qui peuvent me passionner !

    Bref, grâce à cet article, je me rends compte que je me sens désormais en âge de regarder ce genre de films sans me planquer sous la couette !

  • Tornado  

    Vu le Carpenter hier soir !
    Bon, il ne se passe rien dans ce film ! :D
    Plus sérieusement, je l’ai préféré hier qu’à ma première vision il y a des lustres. Comme pour tous les autres Carpenter, je l’apprécie mieux aujourd’hui avec la maturité. C’est un vrai classique. Le fait que Jamie Lee Curtis soit la fille de l’actrice qui se fait poignarder dans la douche de Psychose m’apparaît comme une référence éminente par exemple, alors que j’étais complètement passé à côté de ce genre de détail, jadis. Ça reste quand même un petit film d’horreur. Bien foutu et tout, mais pas LE chef d’oeuvre définitif avec lequel les fans nous rabattent les oreilles, quand même. Donald Pleasance y fait le minimum syndical. 4 étoiles pour moi.
    AH ! un détail a attiré mon attention : Dans le film, la gamine que garde le personnage joué par Jamie Lee Curtis regarde The Thing à la TV (version 1951). On a l’impression avec le recul que Carpenter tease un de ses prochains films, puisqu’il en réalisera le remake 4 ans plus tard (et là oui on pourra parler de chef d’oeuvre définitif !).

    • Matt  

      Tu l’as revu en VF ?
      ‘tain moi je me souviens que je trouvais ça très kitsch le coup du « c’était le croquemitaine ? » « oui mon enfant c’était lui »
      Euh…ok…hoouu ça fait peur^^

  • Tornado  

    @Matt : Oui c’est kitsch. Mais c’est normal pour une petite série B de 40 ans !

    J’ai vu le Halloween 2018 hier. Je m’y suis sévèrement ennuyé.
    Ok le scénario joue la cohérence d’une suite avec Jamie Lee Curtis âgée et efface 40 ans de suites après l’original de Carpenter. On dirait que tout le script est basé là-dessus. Pour le reste, c’est d’un ennui ! Des scènes plates, filmées pépère, des meurtres basiques et routiniers, des personnages sans intérêt (le psychiatre, avec son obsession pour Michael, est ridicule). Bref, un slasher des plus insignifiants ! 2 étoiles 1/2 pour ma pomme…
    Je ne suis pas un gros fan de slasher de toute manière. Il me faut un peu plus que ce décalque moderne du 1° film (comme l’explique très bien Patrick) pour éveiller mon intérêt.

    • Matt  

      Oui sauf que…on présente rarement le film comme une petite série B, mais souvent comme un chef d’oeuvre^^
      Enfin là dessus je te rejoins, c’est un film sympa mais pas un monument de cinéma.

      Pas vu la version 2018. Et pas envie en fait.
      Je le dis souvent que les slashers c’est pas terrible^^ Jusque dans mon article sur les gialli^^ Après…libre à chacun d’aimer, mais je comprends moyennement cet engouement pour le genre. C’est quand même souvent du cinéma facile, histoire simpliste, pas d’enquête on sait toujours qui est le tueur et il est surnaturel, personnages inutiles et pas attachants, etc.
      L’intérêt ça devient les meurtres, et pour moi c’est bizarre, sauf si tu regardes ça comme une comédie d’horreur et que tu veux voir crever des imbéciles^^ Mais…est-ce l’objectif du film ?

      • Kaori  

        Les slashers, c’est pour ressentir la même chose que quand tu étais gosse et que tu jouais à cache-cache ou au loup : avoir la trouille ^^ . T’as une espèce de montée d’adrénaline, tu sais que c’est faux mais tu y joues comme si c’était ta vie. C’est assez drôle en fait. Mais seulement quand t’es gosse, pour ma part. Personnellement je déteste qu’on me fasse peur. Mais si c’est dans le jeu, avec mes enfants, oui c’est drôle. Les films, c’est un peu ça, c’est le contrat. Tu y vas parce que tu as envie d’avoir peur.

        Et je ne savais pas que le HALLOWEEN de Carpenter était présenté comme un chef-d’oeuvre. Pour moi il va dans la même pile que LES GRIFFES DE LA NUIT et VENDREDI 13. Des modèles du genre, pour leur époque, des films cultes, mais pas des chef-d’œuvres.

      • Matt  

        Mais les slasher ça doit être le sous-genre du film d’horreur qui me fait le moins peur justement^^
        Parce que les persos sont souvent tellement cons, le tueur tellement charismatique, que tu trouves juste ça fun de voir des crétins qui se baladent tout nus dans les bois en pleine nuit se faire massacrer^^

  • Jyrille  

    Respect Patrick pour cet article exhaustif ! Je savais qu’un nouvel Halloween était sorti l’an passé, mais pas qu’il s’agissait d’une saga ! Ni qu’on l’appelait The Shape ! En fait je n’ai vu que le premier, celui de Carpenter, et je n’en garde quasi aucun souvenir (à part cette intro si marquante). Il faudrait que je le revoie. J’adore l’affiche du premier Halloween, tout comme sa musique, à laquelle tu fais honneur. Je suis totalement d’accord avec toi là-dessus et tout le reste, Carpenter étant très hitchcockien ici. Mais ce n’est pas du tout mon préféré de Big John. Devant, j’en mets plein d’autres : THE THING, MOUH OF MADNESS, ASSAULT, THEY LIVE…

    En regardant le trailer de ce premier slasher, je me rends compte à quel point tous les repères du genre sont déjà posés : campus étudiant, couteaux, banlieue, personnage principal féminin, cascades dans les escaliers… Je viens de me faire la trilogie SCREAM (je n’avais jamais vu le troisième, je n’ai toujours pas vu le quatrième), c’est frappant. Le troisième est nul, les deux premiers tiennent encore la route.

    Je ne connaissais pas l’histoire du masque, mais en voyant le second trailer, on aperçoit mieux le visage de William Shatner.

    « les premiers arrivants sont ceux qui vont pousser le plus fort contre les grilles du système en place. Mais lorsque les barrières tombent finalement les premiers rangs tombent avec elles et se font allègrement piétiner par les suivants ! » Superbe métaphore, elle rappelle tellement The Walinkg Dead et les films de zombies en général. Vraiment, j’applaudis.

    « Le fait de ne pas être fan me confère au contraire la neutralité bienveillante du cinéphile averti… » Y aurait pas de la mauvaise foi à crever là-dedans ? :D

    Pour le reste tu m’as bien fait rire et lire tes résumés et sentiments quant à chaque épisode est très agréable. Pour l’épisode 6, tu as vraiment vu les cinq versions ? Rien que la bande annonce me fatigue (oui, je me suis maté toutes les vidéos de cet article !).

    Je note cependant que le cast de HALLOWEEN H20 est solide, rien que pour ça j’aurai envie de le voir. Par contre même si j’adore Tyra Banks et Busta Rhymes, je ne crois pas en leurs talents d’acteur…

    De Rob Zombie, je n’ai vu que HOUSE OF A 1000 CORPSES, soit son premier long-métrage (merci IMDb) qui m’a pas mal impressionné au niveau de la réalisation et de l’ambiance. Par contre j’ai trouvé l’histoire totalement prétexte donc je n’ai pas eu de vraie empathie pour les personnages. Il faut que je regarder son DEVIL’S REJECTS. Et maintenant tu me donnes envie de voir son premier Halloween… ainsi que le dernier en date. Sois maudit, Patou !

    La BO : je ne connais toujours pas bien Siouxsie, malgré plusieurs albums écoutés plusieurs fois. Et que c’est typiquement ce que je kiffe. Je m’y mettrais vraiment sérieusement un jour. Ici c’est sympa comme titre, rien de renversant non plus.

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