Top 5 ! (High Fidelity)

High Fidelity, le livre et le film par Nick Hornby et Stephen Frears

AUTEUR : 6 PATRICK FAIVRE

1ère publication le 28/09/15- MAJ le 12/01/19

Cusack him himself and He

Cusack him himself and He

Cette encyclopegeek traitera de High  Fidelity, pionnier en la matière de littérature et film geek, pas que pour les super encapés !  Are you listening ? 

Congratulations Laura, you made it to the Top 5. Number five, with a bullet, welcome !

La scène se passe en 1995. A l’époque j’écoutais religieusement tous les soirs Bernard Lenoir sur France Inter. Non pas que je fus un inconditionnel de « L’Inrockuptible », loin de là, je trouvais même sa Playlist souvent trop bruitiste à mon goût et pas assez d’ambiances mélancoliques et tourmentées (que voulez vous on est un vieux Goth ou on ne l’est pas). Mais il n’en reste pas moins que j’ai envers Lenoir une dette éternelle pour m’avoir fait connaître nombre de groupes Indé le plus souvent inconnus dans nos contrées.

Ainsi donc un soir de 1995, Lenoir reçoit  le journaliste et critique rock Hugo Cassavetti. Ce dernier vient cette fois là pour parler d’un livre qui vient juste d’être traduit en Français : « Haute fidélité » par un certain Nick Hornby. Il explique que l’écrivain Anglais en véritable érudit rock retranscrit à merveille tous les plaisirs et dérives du collectionneur compulsif de disques…

Comme bien souvent par des mots simples et directs, Cassavetti soulèvent en moi le plus vif intérêt à tel point que je me rends dés le lendemain chez un libraire pour me procurer un exemplaire de ce livre !

Un livre pas comme les autres

Un livre pas comme les autres

Adulescence mode d’emploi

Bon arrivé à ce stade vous allez me dire « Bon c’est bien gentil ton truc mais que vient faire cette histoire de mélomanes alternatifs sur ce blog consacré à la culture Geek ? »
Très bonne question ! Qu’on ne s’y trompe pas, le vrai sujet de ce livre n’est aucunement la musique, ni même l’amour de la musique, mais il s’agit bel et bien d’une belle étude de mœurs des Adulescents (Joli néologisme désignant les hommes/enfants, pas tout à fait adulte et plus tout à fait adolescent) dotés d’une passion envahissante (quelle qu’elle fut) à laquelle ils consacrent une bonne partie de leur temps/énergie/argent, au point d’en remplir bien souvent leur appartement… (Tout d’un coup vous vous sentez concernés, n’est-il pas ? J’ai donc frappé à la bonne porte !).

Ainsi donc le livre parle de Rob Fleming, 35 ans, qui traverse une mauvaise passe. En effet Laura l’amour de sa vie vient de le quitter ! Et pour un autre qui plus est ! Tout son univers s’effondre, il a besoin de réponses: Pourquoi les femmes finissent elles toujours par le quitter ? A quel moment a t-il merdé ? Est-il condamné à rester seul ? Et surtout, le nouveau copain de Laura est-il un meilleur amant que lui ?
Autant de questions existentielles qui vont lui donner l’occasion de faire, en guise de bilan de vie, le Top 5 de ses plus grandes déceptions amoureuses ! En bon maniaque obsessionnel, il ne peut s’empêcher de faire des listes à tout bout de champ et sur tous les sujets : Top 5 des meilleures chansons du lundi matin, ses 5 films préférés, ses 5 pires moments de sa vie, les groupes pop à passer par les armes quand sonnera l’heure de la révolution musicale, etc… Bref il fait des listes quoi !

Le film le plus Rock’n’roll depuis… depuis ??

Sa mission consistera à retrouver chacune de ses ex, l’une après l’autre de la 5ème à la 1ère et de leur poser les questions qui le hantent en espérant en tirer quelques enseignements qui l’aideront peut être à reconquérir sa belle ! Son « Hit parade du cœur brisé » commençant au collège et se terminant par la fameuse Laura nous faisons donc connaissance du parcours affectif de Rob.
D’Alison Ashworth son premier amour déçu sur les bancs de l’école, à Sarah Kendrew l’amour de consolation mutuelle, en passant par la sulfureuse et sensuelle Charlie Nicholson, autant d’échec qui alimenteront l’amertume de Rob. « On dirait que toutes mes histoires d’amour sont une version bâclée de la première ». Ce retour en arrière sera bien évidemment pour lui une source de surprises et de remises en question…

Possibilités ouvertes et messages subliminaux

Après avoir été DJ pendant un ou deux ans  à la fin des années 80 dans un club de Kentish town (où  il fera d’ailleurs la connaissance de Laura) Rob ouvrira sa propre boutique de disque « Championship vinyl » à Londres.

Il a deux employés (je les ai engagés à mi-temps il y a 5 ans et ils viennent tous les jours depuis). Deux beaux spécimens de Geeks acharnés de musique et qui se plaisent à snober les gens qui ne partagent pas leurs goûts. Il y a tout d’abord Barry, une sorte de Ben Grimm sans superpouvoir, une forte tête doublé d’un Ayatollah de la musique. Ensuite il y a Dick. Doux et timide c’est le gentil de la boutique mais totalement coincé il est tout simplement incapable d’exprimer ses sentiments.

Champion toute catégorie du manque de confiance en soi Rob maîtrise cependant parfaitement l’art délicat dans la « Cassette compilation » !  Je parle de l’époque où les cassettes existaient encore, avant d’être remplacées par les « CD compilation » et être finalement détrônés par vos playlist sur ipad. Le but de cette sélection est de choisir avec subtilité des morceaux illustrant un thème ou une relation.
De nature le plus souvent séductrice, l’élaboration de ces cassettes consiste surtout à choisir des morceaux et à procéder à un enchaînement élaboré des titres… C’est aussi bien sur le moment de glisser moult messages subliminaux qu’il appartiendra à l’intéressée de décoder… ou pas !

C’est un peu le paradoxe de ce livre toujours d’actualité, bien qu’ayant été écrit il y a 20 ans, alors que les progrès techniques de ces dernières décennies auraient dû le rendre parfaitement obsolète, aussi anachronique que les métiers comme Chaudronnier ou Maréchal Ferrant. Quel cinéphile ne pense pas instinctivement à telle scène de film pour illustrer ou exprimer ses idées ? Quel mélomane n’a pas lié ses émotions à des chansons en particulier ? Et parmi eux, lequel ne pense pas à Haute fidélité quand ils fait une Playlist ?

L’appartement de Rob est très cosy

L’appartement de Rob est très cosy © Touchstone Pictures. Source : avclub 

Got to get you off my mind

Les « Possibilités ouvertes » sont le grand problème de Rob, Ne voulant jamais s’engager sérieusement sa devise est « Keep my option open » : choisir une route revient à renoncer à toutes les autres, il préfère donc n’en choisir aucune. Occupé à fantasmer son futur il a du mal à vivre sa présente relation.
Doutant trop de lui-même,  il est tombé amoureux de femmes ne lui correspondant pas et préféra saboter ou laisser passer les vraies relations   lorsqu’elles étaient à sa portée.

Victime de ses propres fantasmes « La vie qu’on a avec quelqu’un sera toujours moins belle que celle qu’on a imaginé, comment se réconcilier avec ça ? » Rob se retrouve au pied du mur arrivé à l’âge de raison, à l’heure où il faut faire des vrais choix.  » Peut-être que nous vivons tous de façon trop aiguë, nous qui absorbons des choses affectives tous les jours, et qu’en conséquence nous ne pouvons jamais nous sentir simplement satisfaits : il nous faut être soit malheureux, soit violemment, extatiquement heureux, et de tels états sont difficiles à obtenir au sein d’une relation stable, solide. »

Bien vite au-delà de la perte de son amour, la question qui s’impose à Rob est « Que se passera t-il si Laura revenait ? » Saura t-il la retenir ? Ses vieux démons reviendront-ils le hanter ? Choisira t-il d’enchainer les relations en évitant tout engagement réel ? Qui sera le plus fort:  les possibilités ouvertes ou son amour pour Laura ? Le livre se terminant sur une fin « ouverte » chacun est libre d’imaginer la fin qu’il lui plaira.

Cependant évitons les malentendus  Haute-fidélité  n’est pas le Bridget Jones masculin. Aucune place n’est faite ici au romantisme tartignole. L’objet du film est bien plus la description du quotidien de trentenaires un peu paumés qui refusent de se plier aux exigences de l’âge adulte. Entre engagement et repli dans l’imaginaire leurs cœurs balancent. Alors cap ou pas cap ?

Pour Rob et ses amis les gouts sont plus importants que la personnalité

Le film

En 2000 l’improbable se réalisa : réputé inadaptable au cinéma le livre fera néanmoins l’objet d’un long métrage par Stephen Frears (le réalisateur notamment de Philomena et des Liaisons dangereuses).

Quand on est fan d’un livre on est généralement déçu par son adaptation à l’écran. Ce film ne fera donc pas exception et se situera un cran en dessous du livre. On pourra lui reprocher notamment que l’action se déroule à Chicago et non plus Londres, que de fait l’ambiance et l’humour « So British » du livre a totalement disparu. On pourra lui reprocher aussi une Bande originale parfois hasardeuse (euh les mecs Queen… Vous êtes sérieux là ??). On déplorera également l’absence de quelques scènes, quelques menus détails encore par-ci par-là, mais on reprochera surtout le magnifique contresens dans la phrase finale du film (Ceux qui ont lu le livre comprendront de quoi je parle, je ne veux pas spoiler les autres).

Mais soyons honnêtes à part les points indiqués ci-dessus on a rarement vu une adaptation aussi fidèle ! De nombreux dialogues ont été littéralement retranscrits mot pour mot et dans leur intégralité ! Disons le, l’adaptation est littérale. Le roman étant très bavard pour retranscrire le plus possible les commentaires du narrateur la décision fut prise que l’acteur parlerait directement à la caméra, prenant en quelques sortes le spectateur à témoin !

Le snobisme version Haute-fidélité : on ne vend pas aux Geeks !

Autre qualité majeur du film : le casting est un coup de maître ! John Cusack colle comme un gant au personnage de Rob à la fois tête à claque et touchant en même temps. A tel point que j’ai du mal à imaginer quelqu’un d’autre que lui pour ce rôle.
Jack Black qui interprète Barry sera l’autre révélation du film (C’est pourtant loin d’être son premier rôle mais c’est sans doute ce film qui changea le cours de sa carrière). Il joue à la perfection les snobs lourdingues mais au demeurant fiable et drôle.

Du reste Nick Hornby devint pour quelques années la coqueluche d’Hollywood et plusieurs de ses romans furent ainsi adaptés à l’écran avec des fortunes diverses (« Carton jaune » et « Une éducation » entre autres…)
L’adaptation la plus désastreuse étant de « About a boy » (traduit par « Pour un garçon ») dont le thème de départ était l’impact du suicide de Kurt Corbain sur deux adolescents largués, alors que le film supprimera purement et simplement le suicide du chanteur pour en faire comédie romantique avec Hugh Grant ! Une catastrophe ! On est vraiment très loin de la haute-fidélité de Stephen Frears !

Une variation de l’œuf ou la poule….

26 comments

  • JP Nguyen  

    Je n’ai vu que le film, en VF, il y a quelques années. L’article me donnerait presque envie d’y rejeter un oeil, ou plutôt de lire le livre…
    Un poil circonspect, quand même. De mon côté, j’avais vraiment perçu un aspect « Bridget Jones » dans cette histoire…
    Ce qui m’avait marqué, c’est aussi le snobisme affolant des vendeurs de disques, très drôle dans le cadre du film mais un peu moins lorsqu’on en rencontre « en vrai » (il y a quelques mois lors d’une de mes dernières visites dans une boutique de comics…)

    Autre petite remarque : moi, j’aime bien la musique de Queen !

  • Bruce lit  

    « Tout pour la musique » 3/6
    C’est quoi être geek ? Dépenser un fric fou dans une passion, établir des classements imaginaires, réaménager constamment son appartement pour ranger plein de collectors, être un peu snob, et aussi, prendre le risque de passer à côté de sa vie…
    Toutes ces tables de la loi ont été définies il y a 20 ans dans le film « High Fidelity » et Patrick Faivre ne s’en est jamais remis.
    La BO du jour : Rob, le héros de High Fidelity, peut vendre 5 copies du Beta Band simplement en passant le morceau, Patrick pourra t-il attirer plus de monde en écrivant sur High fidelity ?https://m.youtube.com/results

  • Patrick 6  

    @ JP : Il faut impérativement voir High Fidelity en VO et surtout pas en VF le doublage Français étant catastrophique !

    Concernant Queen rassures toi tu n’es pas le seul à les aimer, mais je pense que Rob les aurait détesté ;)

    Je suis 100% de mauvais fois concernant Bridget Jones, mais bon vu que c’est un godiche super tarte dont les seuls intérêts dans la vie sont de perdre du poids et de se trouver un mec, je pense qu’elle est tout de suite mis au hors catégorie par Rob et sa passion envahissante ;)

    Pour le snobisme il vrai que, comme tu le soulignes, il passe très bien dans le cadre du film (puisqu’il est servi avec beaucoup d’humour) dans la réalité c’est souvent bien différent, que ce soit chez certains disquaires ou certains comics shops, mais bon ça fait partie du jeu je pense…

    • Bruce lit  

      Ben, tu m’avais donné drôlement envie de le voir celui-là et j’ai énormément aimé. Je l’ai même vu en VF qui m’avait semblé très correcte sur le choix des voix, notamment pour Laura, dont bien évidemment, je suis tombé immédiatement amoureux (je me suis même documenté sur l’actrice, c’est dire….). High Fidelity raconte à la perfection le rapport à la musique, au rock et l’articulation avec la vie réelle. La fin m’ a tout à fait convenue, il faudrait que te me racontes celle du bouquin.
      //Queen: il existe une haine contre certains groupes (Yes, Toto, Genesis, Eagles) que je n’ai jamais comprise. Je n’ai aucun disque de Queen à la maison, parce que mis à part 5 tubes, je n’y trouve rien d’intéressant. Mais j’ai aussi détesté en mon temps Gainsbourg, Cure et les Ramones avant de trouver la bonne entrée.

      //Le snobisme: c’est un défaut de la culture geek ou la culture tout court….Combien de fois les vendeurs de certains magasins de Comics ou du rayon indé de Gibert m’ont donné envie de les exploser tant ils te font sentir comme le dernier des abrutis. Quand l’évidence des uns, est l’ignorance des autres. En même temps je me rends compte, involontairement, que parfois, on peut l’être snob. Quand des gamins me parlent des films Marvels avec des étoiles plein les yeux et que je leur réponds que je les trouve chiants que tel ou tel auteur, saga me déplaisent etc. En filigrane du snobisme, se pose donc la question du goût et celui des autres. C’est notable depuis que je tiens ce blog. Il y a 10 ans, je pouvais écrire sans aucune arrière pensée que Secret Invasion était destiné à des lecteurs qui n’aiment pas réfléchir, parce que ceci correspondait à mon idée du divertissement bourrin pondu par un idiot plein de bruit et de fureur. Je me suis rendu compte, que ces propos pouvaient aussi blesser et l’équilibre à trouver entre la colère (légitime) et le mépris de l’autre devient plus ardu. Mais aussi plus intéressant d’un point de vue du style.

      Bon, je m’éloigne…Merci donc pour cette découverte tardive M. 6 ! Un regret ! J’aurai adoré que le film se passe uniquement dans la boutique tant les anecdotes y sont croustillantes. Pour info, j’ai financé mon voyage en Equateur en travaillant chez un disquaire….

      Et donc, votre Top 5 des meilleures histoires jamais lues ?

      • Punky Jyrille  

        Complètement d’accord avec toi Bruce sur le snobisme. J’ai moi-même été souvent imbuvable mais cela passe avec le temps. Enfin, pas toujours hein, y a des trucs c’est pas possible de laisser passer ^^

        J’avoure avoir écouté Yes (dont le triple live Yessongs) et c’est un groupe que je peux apprécier mais qui a deux inconvénients majeurs à mes yeux : la voix du chanteur m’est insupportable et leurs morceaux sont bien trop alambiqués, éloignés de mes canons. Par contre je suis un fan inconditionnel (ou presque… pas tout non plus) de Genesis. Je me les suis tous réécoutés il y a quelques mois, et ce fut un vrai bonheur.

        Queen, je les ai découverts il y a deux ans. Quand je parle de découverte, je veux dire compréhension, une vision globale de la carrière. D’ailleurs j’en ai fait des chroniques un peu partout (toujours les mêmes), vous les trouverez en commentaires de ma chronique sur News of The World sur Amazon. Ou alors sur trhansat.blogspot.com. Et c’est un grand groupe que je porte désormais en grande estime et qui fait que depuis quelques mois, mes enfants et moi écoutons très très très souvent quelques titres marquants (tous sur Sheer Heart Attack, A Night At The Opera, News of the world et surtout, Jazz. Les 70s quoi). Ma fille adore Don’t Stop Me Now qui a été élue chanson qui rend le plus heureux récemment (devant Dancing Queen de ABBA et que j’aime énormément aussi, comme ma fille).

        Par contre, j’avoue ne pas vraiment connaître les Eagles, mais pour des raisons sans doute enfouies (même si j’ai tenté un ou deux albums), je ne peux pas les supporter, et encore moins Toto. Pas possible. No pasaran.

        Enfin pour mon top 5 des histoires jamais lues, je vais tenter, à l’arrache :

        - Watchmen
        - Batman Year One
        - Le grand pouvoir du Chninkel
        - Les lauriers de César
        - Donjon Un justicier dans l’ennui

        Bon, je viens de relire quelques Donjons faut dire… Et y a pas un seul roman. Quel naze.

        • Lone Sloane  

          Don’t stop me now file une pêche d’enfer. Ma chanson préférée de Queen est sur News of the world, Spread your wings. Elle tourne en boucle en cas de cafard imprévu.

        • Tornado  

          Les groupes et les artistes qui suscitent la haine du public…
          J’ai lu plein de choses la dessus ! La plupart du temps, il y a la presse spécialisée à la base. Il suffit qu’un magazine s’en prenne à un groupe par exemple, pour que ça fasse boule de neige. Et c’est pareil en sens inverse (s’ils disent que c’est bien, alors sûrement c’est trop bien !).
          Avec le temps, cette pratique de sape, en amont, est devenue un courant de pensée que l’on nomme le « musicalement correct ». Et si, par exemple, certains détestent Queen, c’est parce que c’est du rock trop lyrique. Pas assez pur pour les puristes. Et donc pas assez rock. Et donc pas musicalement correct…

          Je vais essayer de composer mon top 5 d’histoires que je préfère. Mais ça restera dans le domaine de la BD. Sinon, il faut faire un top 5 pour chaque médium ! :D
          -1 : Tout Tintin. Et si jamais il fallait n’en garder qu’un, Tintin au Tibet.
          -2 : Watchmen.
          -3 : L’Incal.
          -4 : La Grand Pouvoir du Chninkel (Cyrille m’a devancé)…
          -5 : La Quête de l’Oiseau du Temps (premier cycle originel)

          Et comme c’est dur d’en sacrifier quelques uns, je précise qu’il y aurait également pu y avoir « Scalped », « Locke & Key »; « Thorgal : Le Cycle du Pays Qa », et sans doute bien d’autres choses encore…

  • Présence  

    Au point d’en remplir bien souvent leur appartement : mais c’est tout moi ça !

    Pourquoi les femmes finissent elles toujours par le quitter ? Ouhla ! Est-ce qui me pend au nez, avec ma femme ? Avec ma fille ? Pour la deuxième, c’est ce que je lui souhaite.

    Top 5 : une manie que je n’ai jamais attrapée… Mon cas n’est peut-être pas si grave que ça…

    Hugo Cassavetti : Mais ! C’est une monsieur dont je lis régulièrement les critiques dans Télérama !

    La vie qu’on a sera toujours moins belle que celle qu’on a imaginé. – Pourtant cet article est bien mieux que tout ce que j’aurais pu imaginer, même meilleur que celui que j’avais lu dans Télérama pour la sortie du film.

    PS : chaudronnier n’a rien d’anachronique comme métier. Wikipédia indique même que le chaudronnier est partout, il utilise aujourd’hui des machines à commandes numériques, de traçage, de découpage, de poinçonnage, de pliage et d’assemblage des éléments d’ensembles chaudronnés.

  • Tornado  

    Oh la la ! Je vais passer pour un pauvre type moi, car je n’ai jamais entendu parler de tout ça !!! :(

    Je vais de ce pas me trouver le film. Je reviendrai en discuter après, je pense. Ce sera plus constructif !
    Tiens d’ailleurs, je n’ai pas du tout compris la notion de « snobisme » chez les vendeurs de disque. je suis preneur d’une explication détaillée SVP :D .

    J’ai néanmoins parcouru l’article avec grand intérêt et un plaisir certain à l’idée de faire moi-même partie de ce monde de geeks, plutôt sympa, quand même !
    La toile de fond est parfaitement relevée, et tout les questionnements qui en découlent sont limpides. Bravo.
    En revanche, une chose m’a perturbé : Le fait qu’il y ait moult scans du film avant le chapitre « le film » m’a un peu perdu. Je ne savais plus si l’on parlait du livre ou du film…

  • JP Nguyen  

    Bon, pour rebondir sur la question de Bruce, un Top 5 de mes histoires préférées est super-difficile à établir. Tout media confondu ou uniquement BD ? Comic/Manga/BD ? Avec le temps, j’ai de l’affection même pour certaines histoires mineures. Les chefs d’oeuvre se mesurent aussi à l’écart de qualité avec le commun de la production. De plus, je n’arrive pas à apprécier une histoire uniquement pour elle-même. Il y a la façon de raconter, le contexte de découverte, les anecdotes personnelles, le rapport à l’objet-livre…
    A la rigueur, un Top 5 thématique me semblerait un poil plus envisageable.
    Allez, je me lance, mon Top 5 d’histoires de Vampires :
    - … -
    Mon Top 5 d’histoires de Zombies : idem

    Mon Top 5 comics de super-héros :
    Dark Knight Returns
    Born Again
    Les 3 autres sont susceptibles de changer tout le temps…

    Désolé de répondre à côté, mais en essayant d »établir un top 5, je réalise que je ne suis actuellement pas du tout câblé sur ce mode de classement…

  • Patrick 6  

    @ Bruce : Il faut que tu arrêtes de tomber amoureux des actrices ou des personnages féminins de BD ça devient gênant à la fin :))

    -La phrase finale est identique dans les deux cas sauf que dans le film (Le scan est reproduit dans l’article) ils ajoutent la notion de rupture « Making a great compliation tape, like breaking up, is hard to do » alors que dans le livre on va plutôt dans le sens « bon ben il est temps d’arrêter mes conneries » du coup il y a une ambiguïté sur la fin…

    -Le Top 5 de mes meilleures histoires lues ?? Ahah mais en bon geek névrosé j’ai même déjà fait mon TOP 45 ! le lien ici :
    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10204832405588938.1073741857.1202786650&type=1&l=cca91b3e51

    @Présence : Ahah tout le monde va croire que je t’ai payé pour dire que mon article est mieux que celui de Télérama :))
    (Bon je te fais un virement sur le compte habituel)

    -Perso je ne suis pas abonné à Télérama mais la présence de Cassavetti est à elle seule une très bonne raison de lire cette revue ;)

    -Merci pour tes informations concernant la chaudronnerie qui me rassure sur l’avenir de cette profession ! – Pas de doute Brucelit est manifestement un blog culturel au sens noble du terme !

    @Torando : Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Si j’ai pu servir à te convaincre de lire/voir Haute-fidélité alors ma mission aura été plus que remplie ;)

    -Concernant le snobisme c’est une notion abstraite, Bruce en a très bien parlé quelques commentaires plus haut, disons que « Monsieur Du-Snob » a une notion bien arrêtée sur ce qui est bien ou pas (ce qui n’est pas gênant en soi) mais avec une notion de mépris en plus par rapport à ceux qui ne suivent pas le dogme…
    On retrouve cette attitude aussi dans le petit monde du comics mais forcément dès qu’il s’agit de mecs en slip ça fait tout de suite moins sérieux :))

    -Concernant les scans le problème c’est qu’un livre il n’y a par définition pas d’image ! J’ai donc utilisé par défaut des images du film… Sinon j’aurais dû mettre dix fois la photo de Nick Hornby !

    @ JP : C’est pas beau de tricher :))

  • JP Nguyen  

    Pour en revenir au snobisme geek, mon expérience récente était donc chez un petit bouquiniste. Il y avait un gus qui passait les rayons en revue dans un pseudo-dialogue avec le vendeur. Et ça donnait des trucs du genre : « Philip K. Dick ! Dire qu’il y en a encore pour croire que c’est de la SF ! Il n’a jamais rien inventé, ça fait longtemps que j’ai arrêté de lire ça… De toutes façons, la SF j’en ai fait le tour, ce n’est plus ce que je cherche, ce n’est plus nécessaire à mon développement personnel… »
    Ce type avait son avis (que je ne partage pas, mais c’est son droit) mais surtout il affichait un profond dédain pour tout le lectorat ne partageant pas son avis, et ça, c’était très agaçant.

    Plus largement, à ma grande honte, je ne vais quasiment plus en magasin, et donne beaucoup de sous à cet esclavagiste d’amazon. Je n’ai que rarement eu des échanges enrichissants en boutique. Les conversations ne sont pas faciles à déclencher et à embarquer dans la bonne direction… Vous demandez au vendeur si un truc est bien, vous l’imaginez vraiment dire : « Non, je le vends mais c’est tout pourri ? »
    De même, pour les conseils en magasin, on m’a rarement branché sur une lecture pertinente.

  • Punky Jyrille  

    Je lirai vos commentaires après avoir moi-même réagi. Tout d’abord, bravo Patrick pour avoir insufflé tant d’enthousiasme et tant de connaissances dans cette chronique qui colle parfaitement à l’ambiance du livre. J’en aurai été bien incapable par exemple.

    J’ai lu le livre bien après sa sortie, en 98, puisque je m’en souviens bien, j’étais à l’armée. Un pote m’avait dit qu’il fallait que je le lise car cela parlait de nous ! Des gars qui se prennent la tête pour faire une K7 compile, qui font des listes, qui débattent sans fin sur tel ou tel morceau, sur quel album de tel groupe est le meilleur et surtout, cela mettait en scène des losers comme nous. Je l’ai dévoré. Je ne l’ai jamais relu mais j’en garde un très bon souvenir. Un livre touchant et juste même si évidemment, cela n’était pas une révolution. Par contre, j’ai lu plusieurs succédanés par la suite (et sans le vouloir vraiment) et il faut saluer l’écriture de Hornby qui réussit à faire vivre ses personnages tout en ne les rendant pas caricaturaux. Et puis toutes ces blagues de geeks de la musique, c’était exactement ça, c’était comme si on nous avait observé depuis des années.

    J’ai foncé voir le film dès qu’il est sorti et je le trouve réussi, mais, de la même façon, je ne l’ai jamais revu. Je suis complètement d’accord avec toi pour le casting, et j’ai fortement apprécié le fait que la chanteuse de bar qui fait un tabac soit Lisa Bonet, qui n’était pas du tout pareille dans le livre. C’est une adaptation bienvenue. Par contre je n’ai aucun souvenir du contresens final dont tu parles. Et Queen, c’est génial, corbeau dégénéré !

    N’étant pas du tout fan de foot et ne pouvant donc comprendre cet univers, je n’ai pas lu Carton jaune. D’ailleurs je ne sais même plus si j’ai lu d’autres Hornby. Je sais qu’il a sorti un livre sur ces 19 morceaux préférés (je crois) qu’il utilise chacun pour raconter une partie spéciale de sa vie. J’aurai pu le faire, ce roman, avec d’autres morceaux, et avec moins de talent pour sûr. Mais je ne l’ai pas lu.

    Ah, dernière précision : comme toi, j’écoutais religieusement les Inrocks sur Inter le soir dans les années 90. J’étais abonné au magazine.

  • JP Nguyen  

    Ouh punaise ! Je viens de lire la critique de News of the World de Cyrille sur Amazon… avec ses 38 commentaires de Présence, Tornado et Bruce…
    C’est quasiment du Bruce Lit secret origins !

    @Présence : je partage ton ressenti pour « Made in Heaven » (ne pas chercher la mention dans ce blog, il s’agit d’une remarque par rapport à ce qui a été écrit ailleurs, sur la zone)

    • Punky Jyrille  

      Je prends ça comme un compliment. Merci beaucoup JP !

    • Présence  

      Je viens de relire ces échanges dont je ne me souvenais pas de la longueur ; ça m’a donné envie de réécouter du Queen.

      • Kller Jy  

        Je les ai relus, et ils sont très intéressants, autant ceux de Tornado que les tiens, Présence, qui me rappellent des choses que je n »écoute plus. Par contre, je réécoute toujours les Queen des 70s en ce moment, donc.

  • Lone Sloane  

    Pas lu le bouquin mais j’ai gardé un bon souvenir du film et John Cusack y est, comme souvent, impeccable. C’est un constat qu’on peut trouver amer,mais le temps est à la dématérialisation, et outre la disparition du support physique (certes le vynil est une petite entreprise de nouveau prospére mais pour un public réduit), c’est aussi la fermeture depuis 20 piges des magasins de disques.
    Mon souvenir de film rock marquant date de la même année, si vous ne l’avez pas vu c’est un parcours iniatiatique dans lequel est magnifié et habilement critiqué l’esprit du rock. Et dans lequel, comme son jeune héros, on ne peut que tomber amoureux d’une actrice en état de grâce (allez Bruce, t’es pas tout seul, une gonzesse de perdue…)
    http://www.imdb.com/title/tt0181875/

  • Bruce lit  

    Je note que Patrick n’a pas publié son Top 5.
    Mine :
    1 Daredevil Born Again
    2 Dieu Crée, l’homme détruit
    3 Le Punisher MAX de Garth Ennis
    4 Les Bijoux de la Castafiore
    5 Ikigami

    En film :
    1 The Wall
    2 La trilogie du Parrain
    3 Jaws
    4 Lost Highway
    5 Orange Mécanique

    • Kller Jy  

      A part ton numéro 1, en films, on est presque pareils, Bruce !

  • patrick 6  

    @ Jyrille : Je n’ai pas lu non plus Carton Jaune pour les même raisons que toi ;)
    J’ai lu par contre About a boy qui était excellent.
    Manifestement dans les années 90 nous avons écouté et lu les mêmes choses ;)

    @ Lone : Presque célèbre dans mon souvenir était un film intéressant il faudrait vraiment que je le revois !

    @ Bruce : Tu n’as pas lu ma réponse vu que j’ai même publié mon Top 45 ;)
    En tous cas je vois que tu as dépassé ta propre question : tu as même fait les films !
    Les bijoux de la Castafiore font clairement intrus dans ton top 5 :)) et d’ailleurs pourquoi cette BD ? C’est finalement l’histoire la moins prenante de Tintin non ? Pendant toute la BD ils courent après une Pie :))
    Et la trilogie du Parrain c’est trois films ! Tsss il faut revoir ta copie ;)

    • Kller Jy  

      Les bijoux de la Castafiore est sans doute mon Tintin préféré car le moins aventureux, le plus comique (?). C’est en total décalage avec les histoires habituelles du reporter, et je comprends tout à fait sa place.

  • JP Nguyen  

    Grâce à votre discussion amazonienne j’ai découvert le morceau « Spread your wings » (je ne connaissais Queen que par les best of et Made in Heaven. ..)
    Merci !

    • Killer Jy  

      Ah ben je peux te donner mes morceaux préférés de Queen :

      - It’s Late
      - Don’t Stop Me Now
      - Get Down Make Love
      - My Melanchloy Blues
      - Bohemian Rhapsdy
      - Love of My Life
      - Mustapha
      - Fat Bottomed Girls
      - Bicycle Race
      - Seaside Rendez-vous
      - Death On Two Legs
      - Killer Queen
      - In the Lap of the Gods revisited
      - Somebody To Love
      - If you can’t beat em join them
      - Good Company
      - Who needs you ?

      pour les 70s hein

      • JP Nguyen  

        Merci Big C, grâce à toi j’ai découvert « It’s late » et « My melancholy blues »

        Quand à « Don’t stop me now », je m’y suis ré-intéressé et je connais à présent les paroles par coeur (écouté pour la première fois quand j’avais 18 ans, les sous-entendus sexuels de la chanson m’étaient totalement passé à côté – oui, je sais, c’était pourtant évident, merci de ne pas vous moquer)

        • Jyrille  

          You’re welcome ! :)

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