UN PET DE LAPIN (PET AVENGERS)

 

Pet Avengers par Chris Eliopoulos et Ig Guara.

Une chronique à rebrousse-poil de Eddy Vanleffe.

VO : Marvel

VF : Hachette

Cela portera sur les deux mini séries LOCKJAW AND THE PET AVENGERS et PET AVENGERS VS AVENGERS écrites par Chris Eliopoulos et dessinées par Ig Guara. parues en 2009 et 2010 chez Marvel. 

De la bave, du mucus, des poils, des plumes et des écailles partout dans votre salon. ©Marvel comics

De la bave, du mucus, des poils, des plumes et des écailles partout dans votre salon.
©Marvel comics

Il fut un temps où je râlais, je me traînais comme un ver sur ma pile de lecture et à chaque fois que je tombais sur un truc comme ça:

«Bastet se tient devant une scène, elle rêve qu’elle dirige de splendides comédiens. Sur les planches chantant en canon, Martin Luther King et une splendide blonde suédoise entonnent I HAVE A DREAM. C’est le théâtre de la vie, où toutes les rencontres sont possibles. Plus loin dans les coulisses, une jeune fille assiste au spectacle, émue aux larmes. Elle ne montera jamais sur la scène, car elle est la Mort et n’appartiendra jamais à la vie.»

Fouillant de plus belle, je tombais sur:

«C’est l’histoire d’un super-héros irlandais qui se lamente avec son meilleur ami. Ensemble ils se remémorent le bon vieux temps, le temps où les héros étaient de vrais mecs avec des flingues et des couilles comme des pastèques, pas des pédales en collants. Entre deux bières brunes à grumeaux, le super-héros se souvient de quand il était enfant et qu’il avait été violé par son mentor, depuis il boit pour oublier et il massacre tous les autres super-héros. À la fin il rentre chez lui, il encule son chien appelé Batman.»

Ayant envie de lire un truc plus léger, je me plongeais dans un autre genre:

«Un shaman post-humain découvre qu’enfoui sous la glace en Finlande, un artefact aux pouvoirs ataviques-quantiques vient d’être découvert. L’occasion de pouvoir mettre à jour le fondement de la pensée humaine incarnée et la protéger pour que l’Homme retrouve le chemin de l’évolution alors que des entreprises multinationales ont tout intérêt à laisser l’humanité végéter dans son consumérisme de bête. «Be evolution, Baby!»

Mais c’est un autre titre qui m’attira soudain:

«Non, ceci n’est pas une BD! Ne la prend pas dans tes doigts grassouillets! C’est l’avertissement asséné par Joe Magritte, l’incarnation inconsciente en trois dimensions de l’art enfoui dans le cerveau de l’humanité. Il faut déconstruire la pensée pour qu’il s’incarne. Fuck! N’est pas un juron, ce n’est pas un impératif non plus. C’est l’expression tantrique-du principe actif de la Kundalini et de sa flamme jumelle qui appelle tous les êtres vivants à s’accomplir...»

A ce stade les médecins m’ont dit après mon AVC que je devais continuer à lire, que ça faisait partie de ma rééducation. J’essayais donc une nouvelle fois:

«En reprenant cette fois les archétypes littéraires présents dans la Bible, l’auteur sans nom décode sous un nouvel angle la signification de la Kabbale et son sous-texte homosexuel.». Réalisant que j’avais vu trop grand, je me rabattis sur un truc moins ambitieux, un truc bien con et plein de gros mots. Ça racontait rien mais c’était déjà pitché à Hollywood…

J’étais à ce point désespéré que j’avais presque jeté l’éponge, songeant à abandonner la lecture de comics pour me jeter à cœur perdu dans la littérature de prospectus bricolage, mais dans un obscur carton estampillé Hachette, je découvrais cette petite merveille, emplie de fun et d’un esprit enfantin renouvelé. Un pur bijou au contenu tellement vide de sens qu’il en rendrait Gustave Flaubert baba et sans doute même un peu jaloux. Une nouvelle étape décisive dans l’évolution de l’art séquentiel, le truc qui enterrera une bonne fois pour toute le marasme où ces soi-disant génies britanniques paraissaient l’avoir condamné.
Gloria! Hallelujah! Le comics inattendu et inespéré: LOCKJAW AND THE PET AVENGERS.

Qui n’a pas rêvé de suivre les aventures des petites bestioles du monde Marvel? Gueule d’or (Lockjaw), Hairball (le chat de Speedball), Lockheed le dragon de Kitty Pryde, Aile Rouge (Red wing) le faucon du Faucon (ne m’embrouillez pas je suis encore en convalescence), Miss Lion la boule de poil de Tante May et Throg, un avatar grenouille du Dieu du tonnerre .

Les délires hallucinogènes de Warren Ellis? Du pipi de chien à coté de ça! Non mais où est le slogan de prévention contre les dogues heu.. les drogues? ©Marvel Comics

Les délires hallucinogènes de Warren Ellis? Du pipi de chien à coté de ça! Non mais où est le slogan de prévention contre les dogues heu.. les drogues?
©Marvel Comics

Mais quelle ingénieuse astuce pourrait-elle mener à cette incroyable réunion de puissance? Tenez-vous bien. Scénariste, c’est un métier.
Reed Richards le boss des Quatre Fantastiques, vient voir Flèche Noire (Black Bolt) pour lui dire que…heu…il a paumé les gemmes de l’infini. Il ne sait plus où il les a mis. La Femme Invisible a du les égarer dans la Zone négative de son sac à main. Bref! Il est dans la merde! Il en a besoin pour payer le Loyer du Baxter Building qui est une vraie ruine à entretenir avec tous ses putains d’appartements vides. Et en plus il y a ce clébard qui vient lui faire des papouilles, c’est insupportable, putain Dis lui quelque chose Flèche Noire! Ah oui, c’est vrai, autant causer à un mur…
Ce que ces abrutis d’humains n’ont pas pigé, c’est que Gueule d’or a trouvé la gemme de l’esprit qui lui permet de communiquer télépathiquement avec les autres animaux. Il rassemble alors les «pets» de tout l’univers Marvel. Grâce à la gemme, il leur donne le pouvoir de parler une sorte d’espéranto animal qui concerne tout le monde sauf lui…

Mais attendez un minute Gueule d’or est muet comme son maître? Non mais quelle trouvaille! Quelle habileté! Quel tour de force! Quelle épiphanie!
Je vous préviens, si vous aimez ce genre de clin d’œil… et bien ce sera le seul!
Une fois que l’équipe constituée, l’intrigue consistera à récupérer les gemmes les unes après les autres dans tous les recoins de l’univers Marvel. Les interactions entre les personnages sont finalement réduites à quelques blagues comme les chamailleries du chat et du chien Miss Lion ou avec l’oiseau. Ils visitent la Terre Sauvage histoire de rencontrer Zabu le tigre à dents de sabre de Ka-zar et filent juste après dans la préhistoire, parce que..l’auteur avait envie de les conforter à des dinosaures deux fois de suite. Ils enchaînent avec un trip à la Pinocchio en squattant le bide de Giganto à Atlantis. La dernière gemme se trouve dans l’endroit le plus connu de Marvel: la maison blanche!

Oui, ils ont osé ce swipe de la Thanos Quest! Plus rien n'est sacré à leurs yeux! Quelque part, c'est bien plus subversif que n'importe quel machin de Garth Ennis. ©Marvel comics

Oui, ils ont osé ce swipe de la Thanos Quest! Plus rien n’est sacré à leurs yeux! Quelque part, c’est bien plus subversif que n’importe quel machin de Garth Ennis.
©Marvel comics

Thanos surgit alors sur le gazon de ce lieu de culte américain pour réclamer ce qu’il lui appartient, il voit que ce sont les animaux de Brême qu jouent avec. Thanos crève en un instant de rire. Fin de l’histoire. Non je plaisante. Non le titan fou n’est pas plus étonné que ça, il tient les humains pour des animaux aussi. Il s’ensuit un combat homérique au cours duquel un «pet avengers» tombe au sol, l’occasion pour le chat pour déverser une énergie insoupçonnée. Dans le climax Gueule d’or affronte Thanos avec son collier d’infinité et le chasse promptement de notre dimension.

A part quelques blagues, quelques phrases et quelques situations décalées, l’ensemble se révèle d’une platitude sans nom. Et a chaque fois chez Marvel, c’est la même chose. Mettre en scène les animaux ou des bébés de l’univers Marvel ne suffit pas à en faire une bd drôle, loin s’en faut. Il faut un regard, un recul et une sorte d’acidité qui alliée à un vrai sens du gag permet de jouer avec tout ce qu’on veut.

La série donne exactement ce qui est annoncé sur la couverture, ni plus ni moins sans aucune plus-value à l’intérieur.
Je vous jure que j’aurais aimé encenser ce comics tant le concept pouvait me donner ma dose de rigolade. Mais voilà je me suis trouvé confronté à cet énorme malentendu. Malgré sa forme de comics habituel et son fort parfum de décalage, c’est purement un comics pour enfant. Avec des péripéties pour enfants. Les chats n’aiment pas l’eau, Hairball tombe à la mer. Holàlà qu’est-ce que c’est drôle!

On peut cependant lui concéder le fait que le récit ne dépend pas vraiment de la continuité et qu’il peut se lire très facilement sans trop être calé en «Marvel Universe» à ceci près qu’il faut peut-être connaître un peu les décors comme la Terre Sauvage ou Attilan. Et encore, tout est expliqué, là dessus Eliopoulos ne se moque pas du monde. C’est d’ailleurs très supérieur aux « Little Marvels» de Scottie Young dans le même genre.

Les félins n'aiment pas l'eau! Et en plus ils la jouent Discovery Channel! ©Marvel comics

Les félins n’aiment pas l’eau! Et en plus ils la jouent Discovery Channel!
©Marvel comics

Le seconde partie du bouquin est consacrée à la troisième mini série, intitulée PET AVENGERS VS AVENGERS. On frise l’overdose «d’Avenging machin chose…», pourtant cette suite s’avère bien plus appréciable toute dépendante qu’elle soit d’interactions entre ses petits personnages à quatre pattes. En effet, les bestioles sont plus installées et donc mieux campées. On voit un faucon très imbu de lui même, un chat égal à lui même, un Miss Lion toujours aussi débile mais altruiste etc. Leur faire rencontrer leurs homologues humains multiplie ces interactions en rajoutant une pincée de pastiche. Une séquence en appelle de manière malicieuse à HOUSE OF M et les réactions des humains sont parfois mises en parallèle et ça peut faire marrer. Toutefois, c’est trop timide pour devenir vraiment hilarant.

Chris Eliopoulos a aussi la bonne idée d’esquisser une histoire globalement dramatique autour des Dragons et de leur survie et donne ainsi bien plus d’impact aux actes de ses Avengers à plumes et à poils. En effet Fin Fang Foom est de retour en tant que roi des Dragons et quasi seul survivant de son espèce. Il provoque toute une série de séismes à travers le globe qui justifient intervention des héros les plus puissants de la terre. Gueule d’or et ses amis s’en mêlent aussi mais vers lesquels se dirige donc la loyauté d’un Lockheed, lui même jeune dragon?

Alors qui c'est le plus bad-ass? ©Marvel comics

Alors qui c’est le plus bad-ass?
©Marvel comics

Non, vraiment, maîtrisé en terme d’enjeux, même enfantins, avec un humour bien plus varié et des personnages mieux exploités, cette troisième partie mitonne au mieux un concept pas si riche qu’on voudrait bien le croire. Une note positive pour terminer la saga des sidekicks animaliers.
Au niveau des dessins, Ig Guara se débrouille plutôt bien jonglant avec le rendu du style semi-réaliste obligatoire pour ce genre d’histoire sans pour autant jurer avec le rendu d’un Thanos toujours aussi imposant.

LOCKJAW AND THE PET AVENGERS, a quand même le cul entre deux chaises et ne parvient pas à choisir son public alors qu’il aurait été plus simple d’être «tout public». Sans vouloir à tout prix en revenir à des géants du genre comme René Goscinny, on peut aussi simplement rappeler tous ces longs métrages Disney anthropomorphiques? De Bambi à Zootopia, le studio a prouvé qu’il pouvait créer dans un miraculeux équilibre une histoire à la fois drôle, remplie parfois de tensions et d’émotions tout en ayant parfois un propos plus ambitieux que la simple course poursuite.

A quoi ça sert d’être racheté si ce n’est même pas pour profiter du savoir faire de la maison mère? Hein?
Non je ne vous le demande pas (mais vous pouvez répondre en commentaire et laisser un pouce bleu…non qu’est-ce que je raconte moi?)
Renseignements pris, le rachat de Marvel s’est opéré durant l’été 2009 soit exactement en même temps que la parution de cette mini série. Il est donc fort peu probable que les deux soient liés étant donné les délais certains de production. Il reste pourtant une sorte de signe avant coureur d’une métamorphose. Le rajeunissement du ton des comics mainstream de la maison des idées s’est depuis confirmé et pendant que les éditeurs promettent chaque année le prochain Event dramatique, le fond de catalogue s’oriente de plus en plus vers un humour cartoon éloignant même certains titres de la grammaire super-héros.

Si l’ensemble est raconté sur le ton du pastiche, du recul et que rien ne semble grave pas même la mort puisque tout le monde en revient et en rigole. Si les couleurs deviennent flashy, roses et bien plus primaires qu’il y a quinze ans. Si l’âge des nouveaux personnages se calent sur ceux des mangas à 16 ans maximum. Tous ces facteurs conjointement semblent asseoir un renouvellement du lectorat et des envies de celui-ci. Bien éloignés des pierres angulaires du genre qui ont contribué à sortir les comics de l’enfance, ceux ci sont biberonnés aux nouveaux animés et aux films de type MCU ou les séries TV du «arrowverse» et semblent vouloir revenir à des thématiques pré-adolecents idéalistes comme avant le post-modernisme.

Bien entendu, on pourrait objecter la présence de violence, signe qu’elle s’est insinuée partout dans notre société même dans l’enfance. Combien de gosses se racontent dans les cour de récré les moindres soubresauts de LA CASA DE PAPEL ou même WALKING DEAD?
Celle-ci étant cartoonesque à souhait, elle n’a donc plus aucune réelle portée, ce qui permet en soi de l’exorciser, il ne faut sans doute pas non plus le nier.

Bref, Marvel a peut -être trouvé une façon de se renouveler, sans doute parce que le genre tel qu’il est, a tout dit?
Une sorte de full-circle en somme.

un crossover humble mais sympathique. C'est d'ailleurs toute sa force. ©Marvel comics

Un crossover humble mais sympathique. C’est d’ailleurs toute sa force.
©Marvel comics

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En BO, le médecin a prescrit une bonne dose d’horreur si jamais vous avez au bout de Pet Avengers.

19 comments

  • JP Nguyen  

    Clap clap, merci pour ta plume pleine d’humour et de légèreté, ce qui n’empêche pas une analyse pertinente. Grâce à toi, je démarre joyeusement la journée.

  • Matt  

    Chouette article. Le début qui énumère en somme les clichés de certains auteurs encensés (comme Ennis. Quoi ? C’était pas du Ennis le mec qui boit et encule son chien ?) m’a bien fait marrer.

    Au final tu traites d’un côté d’une certaine stagnation d’une formule « hard » des auteurs britanniques qui marche et ne surprend plus vraiment en te faisant l’avocat du diable pour expliquer que des trucs plus légers, ça peut être fun. Et de l’autre tu défonces aussi ce comics léger qui justement semble juste être plat et peu imaginatif.
    J’ai bien aimé cette approche qui explique qu’avec du recul et du savoir faire on peut jouer avec tout, et tout peut être sympa. Plutôt que d’entendre encore une fois que Ennis, y’a que ça de vrai^^
    Mais tu ne perds pas de vue que le fun pour le fun sans inventivité, ça marche pas non plus^^

    Bref une bonne analyse (et avec humour) de 2 penchants qui ont chacun leurs défauts. Et la tendance qu’ils ont à générer des extrêmes (soit du hardcore, soit du infantile couillon. Et des compromis au milieu, non ?^^)

    • Bruce lit  

      Le mec qui boit et encule son chien….
      On voit que les gars vous n’y connaissez rien en Ennis. Car chez lui, ce serait le chien qui enculerait son maître…

  • Jyrille  

    Magnifique article Eddy ! Le ton que tu emploies, ton inventivité, ton humour font mouche. Il faut que tu explicites les oeuvres et / ou auteurs que tu caricatures au début car je ne suis pas certain du tout d’avoir retrouvé les références…

    Pour la suite, le titre de l’article convient à merveille. Evidemment, en ce qui concerne Marvel, je ne connais pas les personnages (Gueule d’or ? Black truc ?) donc je te crois sur parole. En tout cas, je rejoins totalement Mattie et toi pour tes conclusions et ta lecture de l’avenir de cette maison des idées. Cela dit je trouve les dessins pas désagréables d’après les scans.

    J’aimerai cependant souligner que la violence de LA CASA DE PAPEL n’est pas comparable à celle de WALKING DEAD (et même en série télé, le peu que j’en ai vu est très violent). Je suis en train de regarder ALTERED CARBON, c’est aussi violent que WALKING DEAD. LA CASA DE PAPEL, c’est du second degré, c’est propre et pas vraiment méchant, plutôt héroïque, bon enfant.

    La BO : les Ramones quoi, mais des années 80… bof bof. Cette chanson a été faite pour la BO du film d’après Stephen King non ?

    • Eddy Vanleffe  

      Thanks les gars! vous être vraiment bienveillants et ça me fait plaisir de vous avoir fait sourire.

      Au départ, je voulais vraiment en dire du bien. j’avais un a priori positif sur le truc que je considérais comme un gros délire, malheureusement, ça dépasse pas le pitch et ça n’a pas vraiment de « talent humoristique » du coup ça a fini comme ça. :)
      pour la violence, je ne compare aucune série, je mentionne juste le fait que les gamins en sont bombardés et cela quelque soit le support. donc même dans un Picsou, tu es susceptible d’en trouver à terme (j’exagère comme toujours).

      un truc rigolo, c’est que je sens vraiment une sorte de passation générationnelle chez Marvel, alors que chez DC, je trouve qu’ils chouchoutent les vieux depuis Rebirth.
      ils font revenir des persos qui n’ont d’affect que si tu es à fond depuis la première CRISIS…

      @Jyrille: le fond de contexte de Pet Avengers est vraiment lié aux INHUMAINS.
      pour ces derniers je conseille vivement le volume ICONS: TOUR D’IVOIR par Paul Jenkins et Jae Lee. c’est UN volume, c’est auto conclusif, c’est somptueux, et c’est mature! le nec plus ultra.

      oui la bo est faite pour le premier film SIMMETIERRE.. j’ai connu cette chanson connement en écoutant un rappel de RAMMSTEIN où le claviériste chantait ça en gueulant hyper faux, genre j’ai trois litres de bière dans le coaltar!

      • Matt  

        Eddy a raison pour TOUR D’IVOIRE. Sauf que c’est un deluxe, pas un Icons^^
        Mais si tu veux tester Jyrille, t’as pas besoin de connaitre autre chose sur les persos.

        • Eddy Vanleffe  

          C’est encore mieux!
          :)

          • Jyrille  

            Merci pour les infos les gars ! Je verrais, mais bon j’ai tellement de trucs à apprendre et lire avant… Ca me donne envie de revoir SIMETIERRE. Et THE GATE…

  • Présence  

    J’avais également été intrigué par la première minisérie lors de sa sortie, mais la présence de Hairball et Miss Lion la boule de poil de Tante May m’avait mis la puce à l’oreille quant au public cible. Je vois que je ne m’étais pas trompé. De ce que tu en décris, il s’agit d’un produit taillé sur mesure pour appâter les plus jeunes lecteurs quand ils doivent accompagner leur père dans un comicshop. Je suppose qu’ils peuvent également être distribués comme cadeau gratuit pour l’achat d’autres produits afin d’acclimater, voire acculturer les enfants qui deviendront des acheteurs.

    Parmi les histoires proposées en introduction, je serais éventuellement preneur de : En reprenant cette fois les archétypes littéraires présents dans la Bible, l’auteur sans nom décode sous un nouvel angle la signification de la Kabbale et son sous-texte homosexuel… ça dépend de quel sera l’artiste retenu. :)

    • Bruce lit  

      On se marre bien cette semaine, merci Eddy.
      Mon premier réflexe en lisant l’article, c’est mais c’est quoi cette merde, j’en veux pas dans mes étagères.
      Mon deuxième est de me dire que si après tout ça plait aux marmots, j’ai dû à peu près lire aussi crétin dans les Spidey de l’époque où un gamin terrassait Thanos. Et de me dire que les Comics ne sont pas seulement destinés à porter un message fort et sociétal, même si c’est ceux-ci qui ont ma préférence.
      Enfin je me dit que tout ceci ne doit arriver à la patte des animaux de BEASTS OF BURDEN qui pour le coup sont vraiment excellents.

      Je termine en remerciant notre apprenti noveliste Eddy qui a accepté de voir son texte édité par l’enfoiré de Patron régnant ici. Il trouvait que l’entrée en matière entre les faux pitchs était suffisamment long sans y ajouter le fragment de texte que voilà en Director’s Cut

      Pet-Avengers, ce sont peut-être mes special guests qui en parlent le mieux: Scooby mon boxer et Filou mon feignasse de chat.
      Eddy: Alors, qu’est-ce t’en as pensé de Pet-Avengers Scooby?
      Scooby: J’ai faim!
      Eddy: Oui, mais encore?
      Scooby: Ben, est-ce que je peux bouffer ton bouquin?
      Eddy: Non, non! Je dois encore le filer à ma gosse avant qu’elle n’atteigne l’âge limite.
      Filou: Quoi, elle a déjà six ans?
      Eddy: Tiens t’es là toi? Non elle a déjà dix-ans, pourquoi?
      Filou: Pour rien!
      Eddy: Et toi t’as bien aimé?
      Filou: Bof, le chat il ne bouffe pas l’oiseau et il ne dort jamais:C’est pas un vrai chat!
      Eddy: il a peut-être encore ses bouboules?
      Filou: Ta gueule!
      Eddy: Je vois, sujet sensible!
      Filou: Tu vas voir comment elles vont être sensibles quand je te les aurais découpées, moi!
      SNIKT!
      Eddy: On se calme! Scooby arrête de lécher ton anus comme ça!
      Scooby: Mais il y a encore un chouïa de bouffe coincée.
      Eddy: T’es quand même dégueulasse le clebs!
      Filou: Ouais, tu bouffes vraiment tout, t’as aucune limites!
      Eddy: Je te signale le greffier, que toi aussi tu piques dans mes assiettes!
      Filou: Ah tu vois ça comme ça? Je te trouvais trop gourmand pour un goûteur!
      Eddy: C’est ça que rate complètement Pet Avengers, vous les bestioles, vous êtes des saloperies!
      Filou: Si je te cite sur Facebook, t’es foutu mec!
      Scooby: Ouais! Et je boufferais tes assiettes! Je boufferais tes déchets! Je boufferais ton cadavre!
      Filou: Ça y est le clébard a craqué! Appelez la S.P.A!
      BRUCE: Mais qu’est ce que c’est que ce bordel et ces invités à la con…?!
      Eddy: On a pas tous une vie mondaine remplie, je trouve qui je peux…
      Bon d’accord, je vais réellement vous critiquer le truc:

      • Eddy Vanleffe  

        ouarf!

        c’est super Bruce de remettre le dialogue qui fut à la racine de mon délire.
        en le relisant j’ai envie de m’auto médicamenter sévère.
        soyez indulgent please!
        thank you all

      • Matt  

        C’est Garfield ton chat Eddy^^ La réplique « ah je me disais que t’étais un gouteur trop gourmand » c’est bien dans l’esprit d’un chat qui veut piquer dans l’assiette^^
        Mais je les aime ces boules de poils.
        Mais oui il faut déconner sur leur caractère indépendant et égoïste sinon il est où le fun ?

      • Matt  

        Et ça peut rester bon enfant malgré tout. Garfield c’est bien tous publics^^

      • Jyrille  

        C’est un bon délire ce dialogue…

      • Présence  

        Il y a même du rab. Chic !

  • Tornado  

    Je ne sais pas si les exemples de types de comics en intro existent vraiment, mais évidemment mon préféré pour ce qui est des super-héros est celui qui ressemble à du Ennis, parce que je trouve qu’il n’y a rien de meilleur que de voir écraser les burnes de ces super-héros en slip flashy à la noix ! :D
    Sinon, c’est celui sur la cabale homosexuelle, en pariant pour du Alan Moore…

    En lisant l’article, super rigolo, je m’apprêtais à déblatérer sur cette nouvelle tendance chez Marvel mais Eddy a bouclé la chose, en définitive.
    N’empêche, quand j’ai commencé à capter que le lectorat faisait une émeute à la moindre apparition d’un dessin de Skottie Young ou d »un bébé en panoplie, j’ai tout de suite tiré la sonnette d’alarme et j’ai hurlé partout que je sentais comme une odeur méphitique dans l’air, et que la politique éditoriale de Marvel commençait tout doucement à faire retomber le super-héros dans la sphère infantile de laquelle il avait été si difficile de le tirer. Evidemment tout le monde s’en foutait de ce que je disais mais c’est clairement ce qu’il s’est passé.
    Après, que dire ? Si Marvel trouve que ce n’est pas la meilleure chose de continuer à publier des trucs pour une poignée de vieux croutons et qu’il vaut mieux tout revoir pour capter un lectorat tout nouveau tout beau, on peut le comprendre. Ce sera juste sans moi, quoi.

    @Cirylle : Comme personne ne le dit, je rappelle que j’ai écrit ici-même un article sur la mini-série Inhumans Marvel Knight (dont tout le monde parle) et que j’y ai mis 5 étoiles. A quoi ça sert que Ducros il se décarcasse… ( :D )

    • Matt  

      A la limite Marvel a toujours eu des revues « kids ».
      Le truc embêtant c’est que ça semble déborder de partout sur toutes les séries principales maintenant.
      On s’en foutait pas de ce que tu disais. Juste on se disait que quelques machins pour enfants, why not ? C’est pas nouveau. Mais voilà avant c’était plus discret et ce n’était pas l’univers 616 mais des mini séries for kids.

      Sinon, vu comme tu aimes Ennis, je t’appellerai plutôt le père Ducrasse^^

  • Patrick 6  

    Si je me suis bien marré en lisant cet article, je crois que je ne suis pas près pour autant à lire le comics ^^
    Mince si Marvel en est là je crois que ce n’est pas demain la veille que je me replongerai dans un comics de la maison aux (mauvaises) idées ^^

  • OmacSpyder  

    Un article qui se lance comme une longue rumination avant de se lancer dans des vacheries sur ces animaux que l’on aurait peut-être mieux fait d’empailler.
    Ça a l’air plus bovin que léger, même si les dessins valent leur pesant de cacahuètes, le scénario ne va pas au-delà d’un dialogue de perroquets.
    Ça donne l’impression que l’écurie Marvel est à court d’idées. Bien sûr nous avions à l’époque notre Spidey enfantin à souhait, mais au moins l’histoire était simple : un méchant, un héros, le tour était joué. Là ça semble une grosse usine à gaz qui finit en un … pet ( oui, vous aviez deviné aussi la chute^^ )

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