Une blague de cul ? (Review Killing Joke)

Batman : The Killing Joke par Sam Liu

1ère publication le 17/04/17- Mise à jour le 16/12/18

Souriez, vous êtes violés !

Souriez, vous êtes violés !
© Warner Bros / DC Comics

AUTEUR : BRUCE LIT

VF : Warner Bros

The Killing Joke est l’adaptation animée du célèbre comic-book eponyme signé Alan Moore et Brian Bolland. Il s’agit d’une version non approuvée par Moore qui, comme à son habitude, n’a pas autorisé que son nom figure au générique.

L’adaptation est du coup signée Brian Aazarello sans que cela soit notable à l’écran, tous les tics d’écriture du papa de 100 Bulets, notamment ses questions-réponses souvent agaçantes, étant totalement absents des dialogues.

Les doublages sont assurés par Mark Hamil pour le Joker et Ray Wise pour un mafieux. Les voix VO de Batman et Barabra Gordon sont aussi très adaptées. Bruce Timm produit.

Cet article ne comportera aucun spoiler : l’histoire tout le monde la connait, non ?

En moins de 100 pages, The Killing Joke parvenait en son temps à entrer dans les récits jalousés du gospel selon Bruce Wayne; auto-contenu, noir, violent, atypique, le récit proposait une montagne russe de scènes inoubliables et marquantes même pour les anti-Batman (votre serviteur) : la mutilation de Barbara Gordon, le viol psychique de son père, les origines du Joker que beaucoup ne pardonneront pas à Moore (le vilain atypique serait un loser qui a tout perdu en une nuit : sa femme et sa raison) et le final inoubliable où Batman et son ennemi rigolent, bras dessus-bras dessous, ensemble.

Une histoire controversée qu’Alan Moore déclarera lui même ne pas apprécier plus que ça. Une controverse savamment cultivée lors de la sortie du film qui voit Batman et Batgirl se livrer aux préliminaires d’une scène sexuellement explicite ! Alors petit vicelards la voici, vous allez voir, c’est torride…On continue après ?

© Warner Bros / DC Comics

Soulagés ? On continue ? The Killing Joke est en tout point pareil à sa matrice de papier : aucune censure, aucune aseptisation pour le scénario en tout cas : lorsque Barbara est abattue, une belle tache de sang apparaît sur son chemisier. Lorsque le Joker se penche sur elle, l’oeil noir, caressant son décolleté, aucun doute n’est laissé sur ses intentions. La séquence où Jim G9rdon humilié découvre son enfant nue dans le train fantôme est conservée agrémentée par une courte séquence musicale où Le Joker se livre à une courte chorégraphie bien malsaine.

Entouré de sbires obèses, de sœurs siamoises et de cadavres hilares, on ne pourra pas reprocher aux producteurs du show d’avoir édulcoré la folie du Joker. Bien au contraire, la séquence où il affronte Batman dans un décor monté à l’envers prend toute son ampleur à l’écran. Tout comme la séquence finale où les ennemis rient ensemble plus parlante que sur papier. A l’inverse, l’épuration du graphisme animé ne remplace pas les cadrages psychotiques de Brian Bolland.

Tout au long de The Killing Joke, on disserte intelligemment de la folie de Batman et du Joker : en quoi celle du héros serait plus légitime que celle du vilain? En quoi le justicier à la cape a ‘t’il contribué à créer sa nemesis ?  La folie, comme chez Pink Floyd, n’est elle pas un refuge logique dans un monde illogique ? Et ce Joker, est il aussi fou qu’il prétend ?

Presque totalement dénué d’action, voici un dessin animé que ceux qui ont détesté la version papier détesteront à l’écran ; c’est bavard et sans aucune glorification des bats-gagdgets. L’autre controverse vient de la première partie du show qui prend ses distances aussi bien avec l’histoire de Moore qu’avec la mythologie des personnages; durant les 20 premières minutes, Azzarello livre, c’est selon un One Shot passionnant ou un hors sujet fastidieux.

Qui veut rigoler avec le Joker ?
© Warner Bros / DC Comics

On y suit les aventures de Barbara Gordon en tant que Batgirl. Celle-ci va s’amuser de la séduction qu’elle exerce sur un criminel qui en flattant son ego va la mettre en danger. Ce faisant, les tensions avec Batman qui lui reproche son amateurisme, vont aller crescendo jusqu’à s’apaiser lorsque Barbara aurait assouvi sa pulsion sexuelle avec le héros.

Et là cris d’horreur : quoi ? Batman baiserait une femme plus jeune que lui ?
D’un côté, je peux comprendre la colère de certains fans. Moi qui ait tant reproché à Morrison et Bendis de massacrer l’essence des Xmen, le fait que ces deux personnages copulent sur les toits de Gotham peut déranger, oui. Pour ma part, étant totalement extérieur à la mythologie de Batman, j’ai trouvé la tension sexuelle cohérente entre les deux personnages. Barbara est une femme intelligente, jolie (bien plus ici que dans le Killing Joke originel) et souvent en colère. De quoi alimenter le narcissisme de Bruce Wayne.

Là où je ne suis plus la cohorte des indignés, c’est sur le fait que Batman ait une relation sexuelle avec une femmes d’au moins 20 ans de moins que lui…
Hé les gars, faudrait quand même vous décoincer du slip là ! Je sais pas…Relisez Lolita, matez-vous Beau Père de Blier, rappelez vous de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, Roman Polanski et euh…non, oubliez ! . Expliquez moi ? Le fait que Batman mette en danger des générations de jeunes garçons dans la peau de Robin, serait moins répréhensible qu’une femme majeure qui entretiendrait un désir sexuel pour un homme plus vieux qu’elle ?

Les femmes seraient donc prisonnières de leur carcan alors que les comics mettent en scène la plupart du temps des hommes qui tombent les femmes et se livrent à des actes plus pénalement illégaux que d’avoir une relation consentie avec un aîné…..

Batman et son amante ? Émotion : 0

Batman et son amante ? Émotion : 0 Source Battle royale with cheese
© Warner Bros / DC Comics

On se rappelle le tollé que fit l’annonce de la liaison entre Gwen Stacy et Norman Osborn chez Spider-Man. Ou encore celle de Angel et Skin durant le run de Austen. Un run médiocre sous beaucoup de point de vue, mais injustement conspué là dessus : il était insupportable pour les fans américains de tolérer que Warren Worthington puisse avoir une relation avec une femme plus jeune que lui.

20 ans plus tard, alors que le comics code authority n’est plus qu’un mauvais souvenir, on ne peut que déplorer le conservatisme de ces fans qui réclament des nanas à gros nibards dans des poses suggestives mais s’offusquent de leur choix sexuels en oubliant, que déjà, Chris Claremont mettait en scène sans ambages il y a 40 ans, les pulsions de Kitty Pryde âgée de 13 ans pour Peter Raspoutine bien plus vieux qu’elle.

Cette relation donc entre Barbara et Bruce n’a rien de très choquant : elle intervient suite à un surplus d’adrénaline avec des individus sans doute excités par le latex moulant de leur combinaison. Et surtout à une époque où les super héros définissent au grand jour leurs orientations sexuelles. Vraiment pas de quoi en faire un plat, si ce n’est que ce prologue s’articule de manière totalement artificielle avec l’histoire d’Alan Moore. Oh, on peut comprendre cette volonté de bonus scene, étant donné que sans cela, le film n’aurait pas duré plus de 35 minutes.

Ce qui est regrettable, ce qu’Azzarello ne va pas jusqu’au bout de son histoire de coucherie sur les toits qui, non seulement n’aboutit nulle part mais déshumanise encore plus notre héros monolithique.  D’une part, pas un moment Batman ne semble regretter le fait de coucher avec la fille de son seul ami mais surtout, il s’en fout !  Car baiser la victime de Killing Joke n’amène finalement aucun affect supplémentaire chez Batman dans sa traque du Joker. Pas de drama, ni de désir de vengeance à l’inverse d’un Marv’ qui entamait une mortelle vendetta après une nuit de plaisir avec une inconnu.

Mince ? Marv’ serait plus sensible que Bruce Wayne ? C’est finalement très étrange ce scénario d’Azzarello : introduire une dimension dramatique inédite qu’il néglige totalement pour livrer ensuite une copie conforme à l’original. Une copie bancale donc d’une histoire ni tout à fait conforme ni tout à fait originale d’un film de très grande qualité dont il n’y a pas à avoir honte. Maintenant, utiliser la sexualité des femmes pour créer un buzz et être Bath, c’est pas le bon coup non plus….

Tout est mal qui finit bien…
© Warner Bros / DC Comics

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« Héros Animés » 2/6
Une blague mortelle non approuvée par Alan Moore. Brian Azzarello au scénario. De la violence non édulcorée. Les origines du Joker. Et Barbara Gordon qui couche avec Batman ! Hérésie ou point de détail ? La controverse en des seins animé commence chez Bruce Lit !

La BO du jour : dans Killing Joke, les choses se compliquent pour la famille Gordon.

42 comments

  • JP Nguyen  

    Effectivement, en rallongeant la sauce avec cette histoire de cul sans en exploiter par la suite les conséquences, cette adaptation est un peu le cul entre deux chaises. Et un loupé de plus au passif d’Azzarello…

    • Bruce lit  

      @JP: pardon je t’ai zappé. POur aller dans ton sens, je n’ai rien lu de Azzarello depuis 100 Bullets qui m’ait vraiment transporté. Que ce soit son Joker ou son Constantine. Si vous avez d’autres pistes de lecture le concernant, je prends.

      @Présence: paradoxalement, le DA m’a donné envie de relire le comics….

      • Présence  

        Je ne suis effectivement plus capable de faire comme si je n’avais pas des décennies de lecture de comics de Batman derrière moi. Si ce dessin animé t’a donné envie de relire les 48 pages de Killing joke, alors, oui, il a justifié son existence.

        Avec les années qui passent, j’ai de plus en plus de mal à comprendre pourquoi Alan Moore parle en mal de ce récit. Ce dernier n’a peut-être pas l’ambition d’autre de ses œuvres, mais jene le trouve pas moins élaboré que certaines aventures de Tom Strong, écrites plusieurs années après. Je me demande si le jugement de l’auteur n’est pas teinté par ses relations contractuelles avec DC Comics.

        • Matt  

          Rien n’empêche à un auteur de faire un bon récit de commande mais dont il se fichait un peu à la base. Peut être avait-il imaginé autre chose ou n’a-t-il eu pas le temps de développer ce qu’il voulait. Mais en l’absence de point de comparaison qui n’existe que dans son esprit, on peut quand même trouver que ce comics est réussi^^

      • Olivier  

        Moonshine, ça démarre bien..et sinon Hellblazer (hard times…)?

  • Nicolas Giard  

    Angel et Husk, pas Angel et Skin ! Husk c une fille, Skin un mec.

  • Matt  

    Je n’ai pas vu ce long métrage mais j’ai entendu parler aussi de cette polémique. Pour ma part, je suis d’accord, ce n’est pas tellement choquant que Batou couche avec une femme plus jeune. Les fans s’étaient déjà offusqués que Catwoman couche avec Batman dans la série Catwoman dessinée par Guillem March. Là je comprenais encore moins parce que toute la relation entre Batman et Catwoman est justement pimentée d’une tension sexuelle omniprésente. Le passage à l’acte était presque attendu. Là, oui, ça peut faire bizarre avec Barbara, je comprends.
    Mais d’après ce qu’on m’a dit et ce que tu confirmes, ce qui peut me gêner c’est que cette scène soit inutile, juste là pour faire le buzz, presque gratuite puisqu’elle n’ajoute rien à la quête de vengeance de Batman.
    Je ne pense pas regarder ce film.

      • Matt  

        Moui après c’est vrai aussi que March va loin dans la sexualisation de ses persos féminins. Dans la série en question, Catwoman est toujours dans des positions « suggestives » comme dit Bruce^^ Ce n’est pas toujours très malin. Mais bon le passage à l’acte en lui-même n’avait rien de choquant.

      • Présence  

        Merci beaucoup pour ce lien. Ces planches (que je ne connaissais pas) sont effectivement magnifiques, et peut-être pas forcément adaptées à un comics de Batman traditionnel, plus un elseworld ou un Batman MAX.

  • Matt  

    Sinon pour Gwen et Osborn, je pense plutôt que c’est parce qu’elle était censée être avec Peter que ça a choqué les gens. A moins qu’ils étaient temporairement séparés à ce moment là, me souviens plus. Mais c’est vrai que ça m’a gonflé aussi. ça ressemblait aussi à un buzz, un truc fait pour la « shock value » histoire de salir un peu un personnage, et en plus c’est de la rétro continuité difficile à avaler à cause de sa grossesse que personne n’a vue.
    Depuis j’ai appris à apprécier cette histoire, à me dire que personne n’est parfait, tout ça…que ces choses là arrivent, en plus JMS écrit bien le truc donc Gwen ne passe pas pour la grosse pétasse que les puristes ont vu en elle dans cette histoire, mais quelque part il reste tout de même une petite voix qui me dit « pourquoi c’est toujours les filles qui ont des faiblesses et « trompent » leur mec dans les comics ? »

  • Matt  

    J’avais entendu que JMS voulait de toutes façons que les gosses de Gwen soient ceux de Peter. Mais Marvel a encore une fois stoppé le truc par peur que l’éternel gamin Peter devienne papa…
    Je ne peux pas m’empêcher de penser que ç’aurait été mieux. Parce que les jumeaux qui grandissent en mode accéléré et qu’on n’a jamais revus depuis restent quand même un des éléments les plus faibles du run de JMS. Tout cette rétro continuité difficile à avaler pour ça ? Ces 2 persos inintéressants qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus ? Bof…

    Mais je dérive^^

  • Matt & Maticien  

    L’article est clair et sans appel pour cette trame un peu faible. De plus je ne suis pas fan de cette histoire qui fait sortir Batman du cadre mais c’est aussi peut être cela que je n’accepte pas.

  • Tornado  

    Bruce chez Batman, ça fait toujours bizarre ! :D
    Je pense que je n’ai pas trop envie de voir ce film. Le comics est l’un de mes préférés et j’y suis attaché à tel point que je ne suis pas certain d’avoir envie d’entacher ma vision des planches de Bolland avec les images de son adaptation animée.
    Ce qui faisait la force du récit d’Alan Moore et Brian Bolland, à mon sens, c’était son côté puissamment laconique, où rien n’était en trop, ni en pas assez. Une histoire de 60 pages qui assénait une méchante claque à tout ce qui avait été écrit auparavant sur cet univers, n’en déplaisent aux puristes qui tentent ridiculement de comparer cette pure merveille fond/forme avec des histoires infantiles écrites par des dinosaures d’un autre temps où l’on ne jouait pas encore dans la cours des grands.

    Pour ce qui est des rapports sexuels, il y aura toujours des frileux chez les lecteurs d’un medium qui reste, quoiqu’il en soit, très attaché à son patrimoine enfantin. Je pense donc qu’une large frange de ces lecteurs est tellement perchée dans un univers de l’ordre du cocon infantile que toute alternative choquante est fondamentalement conspuée. D’ailleurs cette expression consacrée et péjorative de « Shock-value » est à mon sens un bel acte de mauvaise foi inconsciente : Rien ne me choque, personnellement. Ce ne sont que des histoires…

    @Matt : Le passage où l’on voit Spiderman partir à Paris à la rencontre des enfants de Gwen n’a pas été écrit par JMS, dans mon souvenir. Mais par Sara Barnes

    • Présence  

      Une histoire de 48 pages même, c’est dire la concision.

      La révélation sur les enfants de Gwen est faite dans les épisodes 509 à 514 de la série The Amazing Spider-Man, écrite par Joe Michael Straczynski.

    • Matt  

      Je ne suis pas vraiment d’accord sur la notion de « shock value ». L’expression n’est peut être pas approprié, mais ajouter une scène de cul gratuite, ou une scène gore gratuite très « grim & gritty » c’est parfois justement plus infantile qu’autre chose. Si ça s’intègre dans le récit ça va, mais ça peut aussi paraître de trop et uniquement là pour faire le « buzz » (si tu préfère ce terme à « shock value »)

      Pour les rapports sexuels, je dirais qu’en effet on ne s’attend pas forcément à en voir dans les comics de super héros. Et je pense que ce serait moyen d’en mettre de partout. Je ne dis pas ça par frilosité, j’ai des tas de BD dans lequel on voit ça, mais je pense que pour certains lecteurs, sans les juger infantiles, c’est choquant de la même manière que ce serait surprenant pour nous de voir un album dans lequel Tintin s’envoie en l’air. Toutes les histoires et tous les héros n’ont pas besoin d’entrer dans la dimension « gore » ou « sexuelle » qui les destinent à un public moins large. Je ne pense pas que la violence ou le sexe soit synonyme de « cour des grands ». C’est aussi parfois juste l’auteur qui laisse libre cours à ses pulsions perverses (l’utilisation du viol d’une femme est un peu trop souvent utilisé comme ressort dramatique quand même)
      Ce que je dis ne s’applique pas à The Killing Joke que j’ai bien aimé en comics, mais c’est juste pour dire que je peux comprendre que cela dérange certains lecteurs qui ne viennent pas lire du Batman pour tomber là dessus. Je ne les juge pas, ça se comprend. Après de là à en faire un scandale médiatique…
      Tout est exagéré et amplifié sur le web de toutes façons.

      • Tornado  

        Oui, bien sûr que le cul et le gore ne font pas la qualité d’une histoire. Ce qui me fait dire que Killing Joke version comics joue dans la cours des grands, c’est sa qualité d’écriture et son rapport fond/forme propre à son médium. Et rien d’autre.
        Je reste néanmoins convaincu que ce sont les lecteurs qui font le buzz avant tout. Probablement les mêmes qui envoient des menaces de mort aux scénaristes par ce qu’ils ont écrit telle ou telle saga. Alors on ne va pas commencer à se disputer pour cette bande de dingos ! ^^

        • Matt  

          Se disputer ? M’enfin non, on échange^^
          Le buzz est fait par les fans, oui. Après ils ont parfois des raisons plus pertinentes que d’autres fois, quand une scène est légitimement naze ou racoleuse par exemple. Même si ça prend des proportions qui finalement les font passer pour des dingos. C’est un peu le phénomène des manifs. Il y a ceux qui disent des trucs pas idiots au départ, et des suiveurs fanatiques qui hurlent et cassent des vitrines…

          C’est Gerry Conway qui avait reçu des menaces de mort pour la mort de Gwen, non ? Oui, ça allait loin, même à l’époque avant Internet.

          • Bruce lit  

            Punaise les gars, il est pas dix heures et vous êtes déjà à fond ! Il y’en a même sui semblent ne pas avoir le même cycle de sommeil que le commun des mortels (ce qui était mon cas avant…4 heures par nuit avant les enfants…bref…).
            @Matt&Maticien: euh, Batman sort du cadre légal seulement pour l’animé. En comics, je trouve sa réaction et surtout celle de Gordon plutôt admirables : Gordon, a vu sa fille torturée, mutilée et surement violée. Plutôt que de réclamer le prix du sang, il demande à ce que le Joker soit arrêté et enfermé pour lui prouver que le système fonctionne. C’était globalement la réaction des familles des victimes du 13 novembre qui ont appelé elles aussi à la tolérance et au refus des amalgames.

            @Nicolas: Oopps, Warren homo et minor addict ? J’ai trop lu de Bendsi moi :). Un Lapsus intéressant ! Merci Dr Giard !

            @redwave:…..

            @Pierre: je ne connais ni cette planche, ni cet artiste, mon univers DC étant si restreint que si comme il y a trois ans, on me proposait la visite de l’expo DC, je refuserai tellement je serai nul là dessus.

            @Tornado et Matt: la sexualité des super-héros : je n’ai aucune envie de lire ça, tellement je n’ai ni confiance ni en l’éditorial Marvel ni en ses auteurs. Comme Matt, je n’ai aucun besoin de m’imaginer la vie sexuelle de Tintin ou d’Obelix. J’ai toujours trouvé les allusions de Bendis ou de Millar sur la vie sexuelle des héros vulgaire et inappropriée. Le sexe nous raconte de manière intime. Si son orientation nous aide à mieux comprendre les choix du personnage et ses souffrances pourquoi pas. Ennis a fait ça plutôt bien avec Annie dans The BOys.
            Ah ! Et Bendis aussi, rectification, avec la sexualité de Jessica Jones dans Alias.
            Montrer ce qui plairait à Batman dans une relation intime (dominant, dominé ?) m’est totalement inutile. Même si j’ai une petite idée….

            La coucherie de Gwenn: elle est plutôt bien amenée par Stracz, mais encore une fois c’est casse gueule. Parce que finalement cette histoire n’a rien amené de plus. Et que c’est la porte ouverte à plein de tacherons n’ayant pas son talent.

            @Tornado: on peut ne pas aimer Batman et considérer que Killing Joke dépasse le médium et le personnage. C’est une bonne histoire tout court. Tiens j’ai lu la revanche de Venom hier soir que tu m’as filé…C’est effectivement très embarrassant à lire, presque une caricature du truc pondu en série sans aucune profondeur…

          • Matt  

            C’est exactement ça pour Gwen. ça m’a gonflé de savoir ce que JMS avait fait avant de lire l’histoire pour ce principe de rétro continuité qui n’apporte rien à part un élément « choquant » qui s’insère difficilement dans la continuité sans ébranler notre suspension consentie d’incrédulité, et aussi parce que c’est une invitation à faire plein de retcons du même genre pour tous les gros nazes de type Bendis qui a fait ça pour God loves Man kills par exemple^^

            Après avoir lu l’histoire de JMS, j’avais moins les boules au final (comme quoi il faut crever l’abcès des fois et se confronter à ce dont on entend beaucoup de mal sur le net pour voir par soi-même) car c’était assez bien écrit. Mais en effet, ça reste assez inutile. Tout ça pour ça ? Du coup un peu bof quand même. Clairement pas ce qu’il a fait de mieux le JMS.

  • Présence  

    Comme Tornado, je ne me vois pas regarder ce dessin animé, pour la même raison. Je ne vois ce qui pourrait m’intéresser dans Killing joke décliné en franchise multi-supports. Du coup, cet article est d’autant plus intéressant qu’il me fait découvrir le film, avec un regard dénué de toute hypocrisie.

  • Vindicator  

    Hello Bruce lit. Bel article engagé pour la sexualité des femmes en comics ;).
    J’ai eu beau chercher dans vos archives, je n’ai rien trouvé des x-men de Austen :(

    • Bruce lit  

      Salut Vindicator,
      Les fans de ce blog pourraient avoir une devise: « scream for more »….
      Parce que les gars, la vache, parfois vous êtes sans pitié…A l’aube du millième article programmé pour le 28 avril, il vous en faut toujours plus ! Ca tombe bien, ça prouve que ce log vous plaît.
      Il faut vraiment que je me motive pour retourner en Austen Land. Pourquoi pas, dès que j’aurais terminé avec Tornado le procès de Grant Morrison pour les Xmen de la même époque mais rien avant la saison 5 pour le mois de septembre.

  • Patrick 6  

    Mince j’apprends qu’il y a un dessin animé inspiré de Killing Joke, en même temps que j’apprends qu’il est parfaitement dispensable ! Bon ben voilà outre de m’être instruit j’ai en même temps gagné du temps ! La vie est belle et merci le blog ^^
    Ceci dit si l’histoire classée X sort de nulle part (et y retourne) elle est quand même un signe des temps : à une époque pas si lointaine il était tout simplement impensable que les super héros aient une activité sexuelle en dehors du mariage !

  • Jyrille  

    Je ne savais pas (ou plus, peut-être en avez vous déjà parlé ici… il me semble bien, à y réfléchir) que cette adaptation existait. En tout cas, les images, bien qu’avec un design très lisse qui rappelle sans doute la série animée de Timm que je n’ai toujours pas vue, donne une forte sensation de malaise. Le scan de Barbara dans son sang me semble encore plus forte que l’originale, sans doute parce que je sais qu’en étant animée, cela doit être proche de l’horreur…

    En tout cas, même si je ne compte pas la voir récemment, je suis totalement d’accord avec les problèmes que tu soulèves : l’indignation quasi raciste et déplacée qu’une fille ne voudrait pas coucher avec un homme plus âgé, et un scénario qui passe outre une scène de vie marquante. Merci pour l’analyse !

    Quant à la BO, et bien, j’adore. J’ai découvert Killing Joke sur le tard (à part leurs deux trois tubes tirés de l’album Night Time), et même si pour le moment je ne les connais pas tous, j’aime énormément leurs disques. Surtout ce premier album, l’éponyme de 2003 et le Absolute Discent de 2010 il me semble, qui est très metal (Présence, peut-être que cela t’étonnerait). Bon il lorgne plus sur l’indus, mais quand même, ça dépote souvent. Bon groupe !

    • Matt  

      C’est curieux que beaucoup de gens trouvent que dès que c’est animé, c’est plus effrayant. Je ne ressens pas ça du tout. Un dessin pour vraiment me marquer davantage. L’aspect figé peut nous hanter, ça ne disparait pas rapidement comme un dessin animé qui continue de défiler.

      • Jyrille  

        Un dessin peut hanter c’est certain. Mais une suite d’image explicite et/ou horrible est plus compliquée à appréhender dans son entièreté. Au cinéma, on peut détourner le regard, fermer les yeux. Cela demande plus de courage.

        • Matt  

          Plus de courage peut être, mais comme tu le dis, tu peux fuir en fermant les yeux. Le dessin non, tu te le prends dans la face parce qu’il est rapide, imprévu, tu l’as vu et c’est trop tard^^
          Enfin c’est mon ressenti. On appréhende chacun les choses différemment, c’est intéressant.

  • PierreN  

    Quel qu’un ici a t-il vu le dernier film en date de la branche animation de Warner (Batman et Harley Quinn) ?
    Apparemment, la controverse sur la gestion des personnages féminins ne se limite pas au précédent film, et cette fois c’est la manière de sexualiser Harley Quinn qui ne fait pas que des heureux du côté de la critique. Graphiquement cela se rapproche assez du feeling de TAS, donc je vais tout de même lui laisser une chance pour me faire ma propre opinion. Le prochain à venir n’est autre qu’ une adaptation du Gotham by Gaslight de Mignola.

    • Matt  

      Dans « assault on arkham », un film d’animation sur le « suicide squad », harley se tapait aussi Deadshot.
      Quand on voit comment ils l’ont habillée dans le film suicide squad (celui avec de vrais acteurs, mais qui ne ressemble à rien), on se demande aussi s’ils n’ont pas juste décidé d’en faire une pute.
      Cela dit je me méfie quand même du puritanisme américain. Des fois une scène un peu osée dans un comics déclenche une levée de boucliers donc faut voir de quoi il s’agit exactement. Par exemple la scène en question dans « assault on arkham » ne m’a pas choqué. On ne voit rien évidemment, c’est suggéré et ça dure 5 secondes avant de passer à une autre scène. Durant le reste du film, elle ne fait pas spécialement la pute donc rien de choquant.

    • Matt  

      Ce que je remarque surtout c’est que souvent, lorsque le film ou le comics adopte un ton plus sombre pas forcément adapté aux enfants, ben les personnages s’envoient en l’air. Parce que sans doute que ça fait plus « adulte »…
      Pas forcément convaincu du truc. Je ne fais pas mon gros prude, parfois je m’en fous qu’une scène de sexe implicite soit glissée dans un récit. Mais après si ça devient systématique…perso je m’en fous de la sexualité des héros. J’ai pas forcément envie de voir 3 pages dans chaque comics de chaque héros consacrée à la scène de cul du mois avec leur chérie du moment.

      Donc si dans chaque nouveau film il y a la scène hot avec le perso féminin de service…bof.

      • Bruce lit  

        Non je n’ai pas vu tout ça. Encore.
        Mais alors que le personnage de Harley Quinn m’était sympathique dans les jeux Batman, là à force de cosplay, de badasseries et de films à la con il me sort par les yeux. Le peu que j’ai lu d’elle (un sympathique crossover de Paul Dini avec Catwoman et Ivy) la dépeint au mieux comme une femme enfant, au pire comme la dernière des cruches. C’était psy ça ?

        • Matt  

          C’est une femme enfant cruche, oui. Depuis son apparition dans la série animée. Elle était bien caractérisée dans les jeux de Rocksteady. Mais le perso souffre encore une fois de sa popularité. Pour ma part j’essaie de ne pas penser à tout ça. Je n’ai pas l’intention de laisser des fanboys me faire détester un perso.

        • Matt  

          C’est quoi ce crossover d’ailleurs ? (euh…c’est un crossover quand les persos viennent de la même série ?) Gotham city sirens ?

          • Bruce lit  

            Il s’agit de ça Matt.

          • Matt  

            Donc c’est bien ça. (pourquoi tu dis pas juste « oui » ?^^)
            J’ai trouvé ça sympa aussi. Une série sans prétention assez plaisante. J’ai lu que le premier TPB par contre.
            le seul truc c’est que je n’avais pas lu « heart of hush » encore à l’époque et je n’avais pas compris d’où sortait le faux Bruce Wayne.

          • Matt  

            Et d’ailleurs, je suis sacrément partagé sur « heart of hush ». Quelqu’un l’a lu pour qu’on partage nos avis ?
            Bon…faut dire que j’ai un souci avec le dessin de Dustin Nguyen (euh…c’est pas un parent éloigné de JP j’espère.) Mais même l’histoire, j’sais pas…il y a de bons trucs mais je me suis emmerdé. J’ai du mal à mettre le doigt sur ce qui ne va pas.

          • Présence  

            @Matt – J’avai lu Heart of Hush, et ça ne correspondait pas à mont attente. Un rapide copié/collé de mon commentaire d’alors :

            Paul Dini a convoqué les personnages secondaires qu’il a patiemment développés dans les tomes précédents (Batman: Detective, Batman: Death and the City, et Private Casebook) et il sait toujours aussi bien mettre en valeur la personnalité de chacun avec une réelle empathie qui touche directement le lecteur. C’est un plaisir de retrouver Zatanna et Peyton Riley, mais aussi Tweedledum and Tweedledee (Dumfree and Deever Tweed), Carpenter… Mais la part faite aux souvenirs de Tommy Elliot prend le pas sur les affrontements du héros et le rythme de l’histoire s’en trouve plombé. En plus, Dini n’arrive pas à convaincre son lecteur que ces événements ont de l’importance ou qu’ils pèseront lourds dans la continuité.

            Le fonds de l’affaire n’est pas que cette histoire est désagréable, c’est que le ton adopté par Paul Dini convient parfaitement à des histoires courtes qui fournissent une agréable alternative aux longues sagas de Batman, mais que ce ton se marie mal avec une histoire au long cours. Paul Dini n’arrive pas à conserver une forte implication émotionnelle de son lecteur au fil des pages et les révélations relèvent plus de l’exposé magistral que du roman qui vous emmène dans les émotions des personnages.

          • Matt  

            Oui, ça doit être ça. On ne se sent pas impliqué.

          • Eddy Vanleffe  

            HEART OF HUSH est un tome que j’ai personnellement apprécié pour cette relation assez sympa qu’ont tous ces personnages entre eux.
            J’étais assez rétif au run de Morrisson à l’époque et me rabattait sur celui là pour avoir du Batman « traditionnel » on va dire.
            peut-être pas dans le top ten mais un tome solide…

          • Matt  

            C’est clairement pas mauvais mais j’ai terminé ma lecture avec un certain manque d’intérêt.
            Après je suis assez exigeant sur les comics de Batman, pour une raison que j’explique difficilement moi-même.
            Je crois qu’en ce qui concerne Batman je suis plus attaché aux dessins animés ou aux jeux vidéo. J’ai connu Batman avec la série animée et je n’ai pas trouvé de comics qui proposaient quelque chose qui me plait autant.

            Ce n’est pas juste une question de « première fois » puisque j’ai aussi connu le dessin animé des X-men des années 90 avant de lire les comics. Mais je m’en suis vite désintéressé après avoir lu les comics. Batman, non. Je trouve encore que les meilleurs histoires que j’ai vues avec Mr Freeze, Clayface, le Joker, double face, Catwoman etc…ben ce sont celles de la série animée.

            J’ai ben un faible pour les comics de Loeb et Sale, Hush et « la proie d’Hugo Strange » mais ce que j’ai pu lire d’autre, ça ne prend pas. Si, à la limite j’ai bien aimé les tomes 2 et 3 de la série « chevalier noir » de David Finch et Gregg Hurwitz consacrés à des histoires avec l’épouvantail et le chapelier fou (pas trop aimé le premier tome par contre, dont on peut se passer au final)

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