Vampires Sous les Sunlights : ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE

Vampires Sous les Sunlights : ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE

Par TORNADO

Ils ne boivent jamais… de vin… © Geffen Pictures

Ils ne boivent jamais… de vin…
© Geffen Pictures

Cet article est le second, après le BRAM STOCKER’S DRACULA de Coppola, d’un cycle dédié aux films de vampires. Soit une rubrique que nous appelons VAMPIRES SOUS LES SUNLIGHTS. Car le film de goules suceuses de sang est à lui-seul un sous-genre à part entière du cinéma fantastique et horrifique qui contient en son sein un panel assez conséquent de films importants.

Nous reviendrons de temps en temps vous présenter d’autres films de la rubrique. Mais une seule chose à la fois… Aujourd’hui, nous retournons en 1994 afin de remettre, sous le feu des projecteurs, cette bande d’immortels éphèbes issus de l’imagination sulfureuse de la romancière Anne Rice…


Une bande d’annonce bien d’époque…
© Geffen Pictures

Le pitch : A San Francisco, dans les années 90, un journaliste enregistre les confessions d’un mystérieux jeune-homme, dans une chambre d’hôtel. Celui-ci lui avoue être un vampire et lui raconte sa vie. Il lui narre sa jeunesse dans les plantations de la Nouvelle-Orléans au XVIII° siècle, puis sa rencontre avec Lestat, qui fit de lui une créature de la nuit, puissante et immortelle…

INTERVIEW WITH THE VAMPIRE (titre VO), réalisé par Neil Jordan, est bel et bien l’adaptation officielle du roman homonyme d’Anne Rice publié initialement en 1976. C’est par ailleurs la romancière elle-même qui se charge de l’écriture du scénario.
Le début des années 90 est décidément une période faste pour les films de vampires et les adaptations littéraires puisque le film de Neil Jordan sort deux ans seulement après celui de Francis Ford Coppola.

ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE est à l’origine, sous sa forme de roman, le premier tome des CHRONIQUES DES VAMPIRES. Le cycle, qui compte désormais treize tomes (dont certains interagissent avec LA SAGA DES SORCIERES MAYFAIR, l’autre grande œuvre de la romancière), met en scène l’histoire des vampires, qui hantent notre monde depuis la nuit des temps. Il est principalement question d’une poignée d’entre eux, et notamment de Lestat, le personnage phare de la série.
Cette première histoire est néanmoins centrée sur un autre personnage récurrent de la mythologie imaginée par la romancière : Louis de la Pointe du Lac.

Tous plus accrocs les uns que les autres… © Geffen Pictures

Tous plus accrocs les uns que les autres…
© Geffen Pictures

C’est donc une époque bénie pour les vampires au cinéma, qui s’offrent une nouvelle jeunesse sous l’impulsion du chef d’œuvre de Francis Ford Coppola, dont le concept brillant avait complètement renouvelé l’attraction des suceurs de sang, dans un mélange de terreur et de séduction morbide et vénéneuse.
Le film de Neil Jordan s’inscrit donc dans cette approche romantique étincelante, bénéficiant des mêmes auspices en matière de grand spectacle, sous la forme d’une somptueuse galerie d’images, ciselées à la manière d’un véritable travail d’orfèvre.
La musique d’Elliot Goldenthal, romanesque en diable, ainsi que le magnifique décorum de Dante Ferretti, l’un des meilleurs chefs opérateurs de sa génération (alors qu’il avait été viré du tournage de BRAM STOCKER’S DRACULA quelques jours avant le clap de départ par Coppola !), parachèvent le résultat, qui hausse le genre fantastique et horrifique à un niveau de magnificence visuelle et de moyens techniques alors jamais atteints dans toute l’histoire du cinéma.

Parallèlement, le film s’offre un casting impressionnant de jeunes vedettes en alignant au générique Tom Cruise (Lestat), Brad Pitt (Louis), Antonio Banderas (Arman), Christian Slater (le journaliste (l’acteur reprenant au pied levé le rôle destiné au départ à River Phoenix, décédé juste avant le début du tournage, raison pour laquelle le film lui est dédié)) et Kirsten Dunst (Claudia). Pour l’anecdote, Tom Cruise, qui n’était pas prévu au départ lors de la constitution du casting (Anne Rice souhaitait que le rôle soit confié à Rutger Hauer), fit des pieds et des mains pour obtenir le rôle de Lestat. Lors de son audition, il fut tellement convaincant que la romancière se fendit d’une lettre d’excuse à son endroit. La prestation de l’acteur est d’ailleurs franchement éblouissante, ce qui lui permit de franchir un cap décisif pour la suite de sa carrière.
A l’exception de la toute jeune Kirsten Dunst, dont la palette d’expressions est déjà très impressionnante (une actrice née, tout simplement), les autres interprètes font pâle figure face au charisme et à l’étendue scénique de Tom Cruise et, même si les fans de Pitt & Banderas hurleront en lisant cela (pardon mesdames…), leur jeu théâtral a pris un sérieux coup de vieux et l’unique expression monolithique du premier plombe aujourd’hui le film, qui souffre de cette interprétation caricaturale de vampire romantique et fleur bleue à la moue blasée, parfaitement ridicule avec le temps. Et privant au final le film de son statut de chef d’œuvre…

Tom Cruise en Lestat : La vraie révélation du film ? © Geffen Pictures Source : Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Lestat_de_Lioncourt

Tom Cruise en Lestat : La vraie révélation du film ?
© Geffen Pictures
Source : Wikipedia

Il faut ajouter à cette interprétation surfaite un romantisme parfois apprêté pour saisir en quoi l’œuvre d’Anne Rice est aujourd’hui critiquée par les puristes, qui estiment que la romancière a perverti le genre vampirique, transformant l’image monstrueuse, terrifiante et séminale de la goule en une version clinquante et sirupeuse pour adolescentes en mal de sensations fortes à l’eau de rose, sous la forme de jeunes éphèbes têtes à claques, dont l’avatar ultime verra le jour dans une série de livres et de films purement pensés pour les ados : TWILIGHT.

C’est toutefois injuste pour Anne Rice, qui offrait au genre une nouvelle jeunesse en dépoussiérant sérieusement le mythe, tout en préservant ses principales vertus métaphoriques. Sous sa plume truculente et son sens du détail foisonnant, les suceurs de sang symbolisaient l’émancipation sexuelle et la volonté de franchir un cap dans l’évolution de l’homme entant que créature divine, au sens supérieur du terme.
A travers le prisme hautement fantasmagorique du vampire immortel, éternellement beau et jeune, charismatique et puissant, la romancière allait injecter toute une série de thèmes sous-jacents, comme l’ouverture aux orientations sexuelles les plus diverses (principalement l’homosexualité, la bisexualité et la pédophilie –avec davantage de retenue pour la dernière), sous la forme de relations pseudo-platoniques uniquement basées sur la succion du sang comme chemin exclusif vers l’extase et le plaisir charnel. Et l’on ne s’étonne pas si le cadre privilégié de ces aventures au pays des vampires nous emmène souvent dans l’Antiquité, à la Renaissance ou au XVIII° siècle, soit trois époques propices à la libération de mœurs. Ceci étant, Anne Rice offrait à ses lecteurs la possibilité de vivre par procuration leurs divers fantasmes, tout au long d’une aventure littéraire symbolique et cathartique liant le sexe avec la quête mystique, aussi vénéneuse qu’inoffensive (ce ne sont que des histoires !).


Tom Cruise en Lestat ? Une vraie révélation !
© Geffen Pictures

Parallèlement à cette toile de fond sur les formes relationnelles, les CHRONIQUES DES VAMPIRES dessinent une véritable mythologie interne, d’une richesse exemplaire, offrant à l’ensemble une classe et une remarquable densité littéraire. Anne Rice côtoie ainsi JRR Tolkien ou JK Rowling dans la perspective d’offrir aux temps modernes de nouvelles mythologies qui complètent les précédentes dans un héritage référentiel, tout en faisant corps avec leur temps, renouvelant les mythes pour mieux les enrichir.

Il convient donc de remettre cette adaptation du roman d’Anne Rice dans le contexte de son époque, afin d’apprécier, malgré les affres de l’interprétation caricaturale de certains acteurs, un modèle et un idéal de film fantastique, tel qu’il devient très rare d’en trouver aujourd’hui. D’ailleurs, en 2002, le réalisateur Michael Rymer tournera une suite un peu bling-bling intitulée LA REINE DES DAMNES. De nos jours, les films de vampires sont souvent des blockbusters bourrés d’action pyrotechnique (UNDERWORLD, DRACULA UNTOLD) ou des films d’ados (TWILIGHT, VAMPIRE ACADEMY), mais il devient difficile de retrouver l’alchimie et l’équilibre séminal du film de Jordan, devenu avec le temps un vrai classique du genre.
On peut ainsi faire honneur à Neil Jordan, réalisateur qui tourne peu mais qui le fait bien, un esthète exigeant dans le fond et dans la forme, qui nous laisse aujourd’hui une remarquable trilogie fantastique sur les grandes figures du genre (amorcée avec le magnifique LA COMPAGNIE DES LOUPS), dont le film que nous vous proposerons bientôt dans la suite de la rubrique VAMPIRES SOUS LES SUNLIGHTS, constitue le dernier volet…

What a trailer ! © Lypsinc Productions

What a trailer !
© Lypsinc Productions

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Du sang et de la mélancolie. On ne va quand même pas choisir un titre dansant…

48 comments

  • matt  

    Mon film de vampires préféré !
    Je réfléchis…oui, je crois. Enfin du moins le plus important dans mon développement personnel^^
    C’est suite à ce film (et aussi à la découverte des jeux Vampire The masquerade, des jeux de rôle adaptés en jeux vidéo qui se sont pas mal inspiré de l’univers de Anne Rice et dans lesquels les vampires vivent parmi nous, incognito) que je me suis mis à voir les vampires comme autre chose que des méchants. Mais plutôt comme des personnages « romantiques » et tragiques, maudits, mais pas nécessairement mauvais. Ou du moins pas plus que les humains. C’est juste qu’ils franchissent une frontière, ils deviennent une espèce prédatrice. Et c’est évidemment inacceptable pour les humains qui se voient pour la race dominante. Mais si on accepte cette idée d’ordre naturel, on peut imaginer les vampires comme…pas plus méchants que nous.
    Et bien sûr il y a tout la tragédie autour de l’immortalité : un rêve de l’humanité mais qui, au bout d’un moment, peut peser. On voit bien Lestat se laisser aller et devenir une loque avant de reprendre goût à la « non-vie », un peu comme s’il avait fait une méga dépression.
    Le décalage entre les époques, la difficulté de s’adapter, l’amour interdit de la lumière du jour (plutôt que de dire que les vampires la détestent, le fait de détourner ça en disant qu’elle leur manque mais qu’elle est mortelle pour eux rend le truc plus tragique aussi.)

    Bref pour moi ce fut une sorte de révélation ce film, sur le potentiel des vampires par rapport à plein d’autres « monstres ». Justement cette idée que ce ne sont pas forcément des monstres. Mais une autre espèce.
    J’ai commencé à faire mes BD de vampires suite à ce film (et à un rêve bizarre aussi…) Au final 10 ans plus tard, j’ai plus de 500 pages de BD avec des personnages principaux qui sont des vampires vivant dans une ville, organisés en société.
    Byzantium est aussi un super film du même réal qui exploite ce même thème. NEAR DARK aussi est un bon film dans cette veine.
    Mais la révélation pour moi ce fut ce Entretien avec un vampire.

    Après…le film n’est pas parfait. Les rares scènes d’action ne sont pas super bien fichues, mais bon honnêtement je m’en fous un peu.

    • Tornado  

      Tu as lu les romans ? Ils sont vraiment excellents. Je me suis arrêté à MEMNOCH LE DEMON. Ça ne fait que 5 tomes sur les treize, même s’il s’agit des principaux (les autres ne font que revenir en arrière pour des origin story je crois).

      Et si tu faisais un « Vampire Sous les Sunlights » spécial NEAR DARK ? (AU FRONTIERES DE L’AUBE : Ce titre VF est de toute beauté je trouve). J’aime beaucoup ce film aussi, contemporain de GENERATION PERDUE et de VAMPIRES VOUS AVEZ DIT VAMPIRES (je les adore ceux-là aussi, même s’ils sont moins sérieux). Une époque où l’image du vampire commençait déjà à évoluer au cinéma.

      • Matt  

        J’ai lu entretien avec un vampire mais je crois que c’est tout…
        Je trouve plus le temps pour lire des romans depuis quelques années…j’ai trop d’autres trucs à faire !

        Et je n’ai pas du tout aimé le film La reine des damnés. Oui ça fait bling-bling, vampires torse poil tout le temps, ralentis cool machin…ça peut paraître méchant mais ça faisait presque esthétique de film porno dans sa maladresse « ouais on est tous beaux et classes » ^^

        • Tornado  

          En roman, LA REINE DES DAMNES (c’est le tome 3) est le plus « bigger & louder » de la saga. Une adaptation toute timide comme celle là, ça ne pouvait pas fonctionner. C’est un univers qui ne supporte pas la demi-mesure (je pense notamment à toutes les scènes de concerts de rock où Lestat montre qu’il a une voix surnaturelle devant des milliers de fans en rut !).
          LESTAT LE VAMPIRE (le 2nd roman) est sans doute le meilleur. Mais j’ai un gros faible pour LE VOLEUR DE CORPS (4°) et son ambiance caraïbéenne. Par contre je ne me souviens absolument pas de quoi parlait MEMNOCH LE DEMON (5°). Juste qu’il était particulièrement abstrait…

          • Kaori  

            Rah tu m’as volé mes répliques !!!

            Je partage totalement ton analyse des romans. Je me suis arrêtée au même niveau que toi, j’ai commencé Armand le vampire mais ça n’a pas pris, je ne l’ai jamais fini…

            J’adore le voleur de corps et ses détails sur le retour à l’humanité, la révélation c’était Lestat le vampire, et bien sûr j’ai adoré sa suite…

            Mémnoch je suis bien incapable d’en faire un résumé…

            Bon je re après manger….

      • Matt  

        Sinon pour Near Dark, oui je pourrais en causer.
        Faut que je le revoie déjà avant, et j’ai 352486357416381456 autres trucs à voir aussi. Donc…

  • Bruce lit  

    Une présentation sobre et efficace d’un film que je n’ai vu qu’une fois. J’en garde un bon souvenir mais serait incapable de le raconter désormais. Sans doute le reverrai-je à l’occasion.
    Concernant Tom Cruise, je n’ai jamais compris l’hésitation de Rice : l’acteur était bankable et l’est toujours (une prouesse en soi) et avait déjà obtenu un Oscar pour Né un 4 Juillet.
    Il atteindra un autre palier en étant le dernier acteur à avoir tourné et survécut à un tournage avec Kubrick.
    J’aime bien cette itération romantique du Vampire. C’est elle qui donne vie à Twilight (qu’il faudrait que je revoie du coup, Pattinson est un bon acteur), True Blood (que j’ai laché à la fin de la deuxième saison) et certainement Pretty Deadful.

    • Tornado  

      Ann Rice ne voulait pas entendre parler de Tom Cruise parce qu’elle trouvait qu’il incarnait un prototype qui ne lui plaisait pas. Elle avait en tête Rutger Hauer. C’est effectivement différent…

      Pattinson bon acteur ? Faut voir. Il n’a pas montré un grand éventail de jeu pour l’instant. Dans BEL AMI, il est plutôt mauvais et terne. Il va bientôt incarner l’homme chauve-souris je crois…
      Mine de rien : Harry Potter, Twilight, Batman… il commence à entamer une vraie carrière de geek à la Johnny Depp ! Mais je ne pense pas qu’il ait un talent équivalent.

      Pretty Deadful ? C’est qui celle là ??? 😀

      • Bruce lit  

        Rhhaaa, j’ai toujours en tête le (mauvais) comics de Kelly Sue Deconinck : Pretty Deadly…
        Pattinson : Dans LIFE la bio de James Dean et le film de Cronenberg, il est très bon.

        • Bruce lit  

          Et, j’avais bien aimé le pastiche de Ennis dans PREACHER

          • Présence  

            Excellent souvenir le pastiche d’Ennis.

          • Jyrille  

            Oui Pattinson est très bon dans le Cronenberg. C’est con que le film soit raté et chiant… Le bouquin est bien il paraît. Je ne suis pas sûr de tenter en tout cas.

            Je ne me souviens pas du pastiche de Ennis. C’est lors de l’orgie ?

    • Matt  

      Ha ha ! Pretty Deadful^^

      Twilight ? Non mais ça va pas ? Cette connerie de guimauve sur le culte du corps aux relations dysfonctionnelles tordues qu’on veut te faire passer pour de l’amour ? Le pire truc sur les vampires qui a bien saccagé l’aura de cette créature. Non non non ! C’est pas romantique, c’est neuneu et pour midinettes.
      Va voir aux fronitères de l’aube ou Byzantium.

  • Nikolavitch  

    J’ai eu ma grosse période vampire, entamée suis au choc que représenta la lecture à l’époque d’Entretiens avec un Vampire, puis de Lestat… j’attendais la suite avec impatience, mais on est vite arrivé au point ou chaque tome me faisait regretter le précédent. j’ai fini par lâcher l’affaire.

    les adaptations en comics chez Innovation était sympa, c’était à la peinture et y avait une chouette ambiance.

    par contre, toujours une grosse tendresse pour le film.

    • Tornado  

      Je ne connais pas du tout les comics. Y en a eu en VF ?
      Les romans, j’en ai un très bon souvenir. Je me souviens avoir adoré LE VOLEUR DE CORPS. Toute la partie dans les Caraïbes et sur le bateau de croisière… dans mon souvenir c’était magique. Mais j’en ai lu que 5 sur les 13.

  • Manu  

    Oh, la vache! Tu me régales Tornado! Bravoooo! Un putain de monument du cinéma à mes yeux! A l’époque, comme Matt, j’avais découvert le jeu de rôle « Vampire La Mascarade » qui venait de sortir et j’étais accro. Et comme c’était aussi une période un peu compliquée pour moi, je suis resté scotché devant ce film tellement je trouvais l’histoire sublime de romantisme et d’humanité! Et quand je parle de romantisme, je parle bien de ce plaisir masochiste que l’on ressent dans la souffrance de sentiments impossibles à assouvir.
    Le jeu de lumières est incroyablement maîtrisé, la musique d’ambiance est tout à fait à propos ( en revanche, je ne suis pas du tout fan de la reprise des Guns’n’Roses de « Sympathy for the devil » des Stones), et lors des scènes d’action rapide, on n’a pas une impression que tout est brouillon ( comme par exemple chez Christopher Nolan).
    Tom Cruise est impérial ( si, si!) et Brad Pitt incarne très bien un Louis fragile dans ses émotions.
    Pour la petite histoire, j’avais découvert lors d’un reportage sur le film la relation difficile entre Tom et Brad, chacun essayant de tirer la couverture à soi pour avoir la vedette ( Tom étant plus petit de taille, il lui fallait mettre des talonnettes pour certaines plans rapprochés, et Brad se moquait souvent de cela). Mais y’a pas photo : Tom est génial!
    Du coup, je m’étais procuré le livre qui montre un Lestat encore plus autocentré sur ses émotions immédiates et platoniquement homo/bi.
    Le film « La reine des damnés » a été un grosse déception sur plein de points, notamment dans le choix de la réalisation et des acteurs.
    La série Twilight? Jamais je ne regarderai cette « chose ». Beurk!

    • Jyrille  

      J’apprends que Mattie et Manu ont le jeu de rôle Vampire ! Ca m’épate.

      Je l’ai également, j’ai dû maîtriser trois ou quatre parties à l’époque…

      • Eddy Vanleffe  

        Comment on appelait le maître déjà dans les storyteller déjà?

        • Jyrille  

          Le maître de jeu ? Je ne sais plus… Bouge pas, je vais chercher mon édition du jeu.

          Le Conteur, tout simplement.

  • Eddy Vanleffe  

    On a tous notre histoire avec les vampires à ce que je vois.
    Pour moi , la créature a surtout réussi à s’incarner dans le roman. dans chaque oeuvre, la dimension Éros/Thanatos est versé selon un dosage complexe très fin. aucun bouquin ne se contente d’en faire un « méchant », c’est un monstre fascinant attirant et repoussant. prédateur sexuel en diable. je conseillerais la morte amoureuse de (attention faut pas que je me gourre^^) Théophile Gautier ou Carmilla, un récit très étrange qui place bien le romantisme affecté et surtout coincé entre tradition et mœurs très strictes et pulsion impies puisque réprouvées par l’église (parce que le vampire a une dimension anti cléricale nette). pour ceux qui aiment les jeux littéraires, nous avons aussi bien évidemment la trilogie de Kim Newman (Anno Dracula, la baron rouge sang et Dracula-cha-cha-cha) le gars fait un boulot de reconstruction intertextuel et de continuité entre toutes les oeuvres et sensibilités qui réjouira les amateurs de Alan Moore et de Kurt Busiek.
    On a aussi les Confessions de Dracula de Fred Saberhagen. sur le même postulat qu’entretien avec un vampire (validant l’univers connecté^^) Dracula se confie à un journaliste pour dire que Bram Stoker n’a rien compris. Il fait de Dracula un héros chevaleresque poursuivi par un fanatique religieux (putain de même idée dans Hotel Transylvania)
    L’écran a tendance à réduire le mythe entre la goule ou le romantique, ou le cosplayer décadent. le boulot le plus sérieux venant sûrement de Buffy (Angel et Spike sont de prédateurs sexuels privés de leurs âmes qui violent des filles quand même…)
    j’ai bien aimé à l’époque le film Entretien avec un vampire (qui termine quand même très mal avec ce générique de fin en forme de reprise des stones par Guns and roses qui finit à chaque fois dans le sac à vomi). je le trouve malsain à souhait et pour le jeu des acteurs à part Banderas que je trouve absolument pas à sa place (surtout quand il marche aux murs^^), le latin lover pâlot, il y un truc qui fonctionne pas. le reste je le trouve toujours aussi percutant.
    pourtant depuis je préfère les vampires plus agressifs, plus dangereux.
    je n’ai pas vu les Vampire diaries ni True Blood, donc je ne peux pas me prononcer.
    Twilight c’est une injure en ce sens que les vampires végans et les loups garous qu’on caresse à l’encolure a débarrassé le mythe totalement de sa dangerosité, pire pas de sexe avant le mariage lui même célébré par un prêtre, on est dans le contre-sens total.
    c’est pour ça que certains n’aiment pas les séries Marvel/Netflix. quand on fait des séries comics sans pouvoirs, sans identités secrètes on jetant aux orties toute la grammaire du genre (abnégation sacrifice de soi, costumes en fin bref tout!) ben on n’obtient un produit qui n’a plus de goûts, avec des arômes artificiels qui ne résistent pas au temps.

    • Matt  

      « (surtout quand il marche aux murs^^ »

      C’est pas Banderas qui marche sur les murs^^ C’est Stephen Rea, Santiago dans le film, le gros enfoiré qui s’amuse de tout, même de la mort de la gamine.

      Carmilla c’est très bien. Et très vieux. Cette nouvelle a même inspiré Bram Stoker pour Dracula.
      J’aime beaucoup cette nouvelle malgré son côté un peu inachevé (l’auteur était malade je crois, et il y a quelques oublis dans le récit, mais c’est en général expliqué dans chaque édition du récit avec de petites notes en bas de page)

    • Matt  

      « Twilight c’est une injure en ce sens que les vampires végans et les loups garous qu’on caresse à l’encolure a débarrassé le mythe totalement de sa dangerosité, pire pas de sexe avant le mariage lui même célébré par un prêtre, on est dans le contre-sens total. »

      Mais au delà de ça (parce que les histoires de vampires sans sexe ça existe quand même^^ C’est pas non plus obligatoire), c’est super niais, les vampires brillent au soleil (donc au revoir tout le côté tragique du vampire qui a des problèmes avec le soleil), c’est hyper superficiel dans les sentiments, ça met l’accent sur le culte du corps mais sans parler de désir, on te change ça en « amour » (ah ?)
      Et puis bon les loups garous imberbes au torse huilé, c’est aussi une notion de sexualité bien trop peu sauvage et plus « magazine de mode »
      Beurk je vomis^^

      • Eddy Vanleffe  

        la sexualité est là en métaphore (morsure-échange de fluide, etc..)

        • Matt  

          Bizantium t’as pas ça parce que les vampires ne mordent pas.
          mais ça reste un bon film^^
          Je dis ça dans le sens où c’est franchement pas le pire dans Twilight pour moi, c’est juste que c’est du cinéma calibré pour midinettes qui veulent voir des mecs torse poil (et huilés…et épilés) sans trop de violence hein, parce que c’est pour les gamines, et que ouais du coup…c’est presque de l’érotisme très soft…sans sexe, tout mignon, et où on te fait croire que l’amour c’est trouver les gens beaux qui se regardent dormir.
          Un plaisir coupable pour les filles je veux bien…mais ça appartient davantage à RTL9 à minuit qu’aux salles de ciné^^

          • Eddy Vanleffe  

            un seul truc qui sauve le premier film: les paysages et la nature. c’est pas encore filmé en fond vert et on a droit à une vraie description d’une région des USA assez atypique. ciel dégueulasse, falaises cradingues, forêts entre bouillasse et conifères…

          • Matt  

            Ah oui j’oubliais en plus c’est dégueulasse et complètement aseptisé avec ce filtre un peu bleuté. Tout a l’air photoshopé ou corrigé digitalement pour être plus « beau » (selon la définition de la beauté des magazines de mode^^)

        • Matt  

          En fait le vampire c’est vaste. On peut faire la version sauvage dangereuse et sexuelle, on peut faire aussi la tragique histoire de gens différents qui essaient de vivre en paix cachés parmi les humains et malgré leurs instincts, sans forcément de violence.

          mais si tu joues la carte du dandy à moitié à poil, tu te mets pas en mode PG pour jeune public parce que ça devient très beauf et superficiel

          • Tornado  

            Ce que j’ai aimé dans la relecture de Moffat, c’est qu’il a accentué le côté morbide, dangereux, malsain et flippant du vampire. Après la grande mode du « vampire pour ados », j’avais besoin de ça.
            J’aime bien le VAMPIRE de Carpenter aussi, malgré son côté un peu beauf. On voit qu’il y avait déjà un premier rejet du vampire romantique façon Ann Rice.

          • Matt  

            Les versions moins malsaines ça me va aussi, comme dans Byzantium.
            Mais juste pas comme Twilight ! Le coup du « oh tu es belle quand tu dors, attends laisse moi enlever ma chemise pour que mes pectoraux brillent de mille feux au soleil » euh…non ! NON !

          • Eddy Vanleffe  

            Vampires de Carpenter, c’est un western. j’aime la jolie séquence du « lever de terre », très graphique mais j’ai un peu oublié le film, moins surprenant que Une nuit en enfer dans une ambiance similaire.
            Moffat retravaille chaque perso dans une voie inattendue, j’ai adoré Van Helsing en nonne très roublarde. le passa ge en Agahta Christie en Bateau est assez sympa aussi. le dernier volet est un « too much » mais il retravaille de manière totalement surprenante le perso de Lucy.

          • Matt  

            Pas encore vu le Dracula de Moffat. Je vais devoir m’y mettre.

            Le vampires de Carpenter je l’avais bien aimé quand j’avais 12 ans. Après je l’ai revu et je l’ai trouvé un peu beauf. Mais bon…c’est pas nul non plus. Juste pas forcément mon genre préféré.
            une nuit en enfer j’ai un souci avec ce film aussi. ça marche bien au premier visionnage, mais une fois la surprise passée…ça marche moins bien, je m’emmerde devant la première partie du film parce que je sais que ça ne va nulle part au final.
            J’ai quelques soucis avec le cinéma de Rodriguez. Desperado c’est pareil, ça veut tellement avoir l’air cool que je regarde le film presque comme un nanar en me marrant devant des trucs too much. ça reste donc divertissant…mais je ne suis pas sûr que c’était le ressenti voulu^^

    • Jyrille  

      Ah ah oui, aucun goût cette reprise des Guns. Elle n’avait clairement rien à foutre là et mériterait même de n’avoir jamais été enregistrée.

  • Présence  

    J’ai dû lire les 2 premiers tomes, mais je n’ai jamais vu les films. Quelques réactions en vrac sur cet article roboratif.

    Le roman homonyme de 1976 : je ne m’étais jamais interrogé sur sa date de parution initiale, et je ne pensais pas qu’il datait des années 1970.

    Le casting : c’est vrai qu’avec le recul ça impressionne.

    Une lettre d’excuse à son endroit : élégant.

    Un romantisme parfois apprêté : je me souviens que c’était une caractéristique qui m’avait un peu pesée à la lecture.

    • Jyrille  

      J’ai aussi été étonné par la date de parution du roman. Je pensais qu’il était plus récent, de la fin des années 80 par exemple. Cela dénote un vrai modernisme.

  • Kaori  

    Aaaaah !

    Voilà un film dont j’entends encore les voix rien qu’en l’évoquant. Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai vu trop de fois ou parce qu’il m’a marqué à jamais, mais j’entends Lestat et Louis.
    C’est LE film qui m’a fait adoré les vampires, je pense. Auparavant ils me fascinaient « seulement ».

    Je te rejoins en tout point : Brad Pitt est terriblement fade à côté de Tom Cruise. J’étais hyper sceptique, avant de voir le film, pour un truc tout bête : la midinette que j’étais avait adoré Tom Cruise le beau gosse dans Top Gun et n’avais pas du tout envie de le voir en blond aux cheveux longs. Quelle bêtise ! Il y révèle tout son talent. Presque aussi majestueux que Kirsten Dunst, la révélation.
    Il y est aussi effrayant que séduisant. Impressionnant. A côté, on a effectivement juste envie de baffer ce pleurnicheur de Louis… Jamais compris comment il avait pu faire tomber les filles avec ce film 😀
    Quant à Antonio Banderas/Armand… Quel outrage quand on sait qu’Armand est un angelot blondinet d’une dizaine d’années. J’ai détesté son rôle et celui de Stephen Rea.
    Mais la mise en scène, la lumière, la musique… Ma toute première BO…

    J’avais lu cette anecdote sur l’inquiétude d’Anne Rice concernant Tom Cruise. C’est une grande Dame que je suis sur Facebook. La gentillesse et la sagesse incarnée, je l’admire beaucoup.

    Je viens de jeter un œil à ma bibliothèque, j’ai 9 romans de Dame Rice. Dont 3 que je n’ai pas lu, oups 😉
    Je ne suis pas fan des sorcières, et le cross over ne m’a pas emballé. Et je me suis ennuyée avec Armand.
    Mais les 2, 3, 4 du cycle des Vampires sont des indispensables. Le premier, un « accident » qui ne devait pas se poursuivre, dénote des suivants. C’est celui que j’aime le moins.

    Sinon, je vois ici que beaucoup classent Twillight dans la case « beurk ».
    J’ai les 4 tomes à la maison. Que j’ai lu et relu plusieurs fois. Le truc amusant c’est qu’au final, j’ai préféré le clan des loups-garous à celui des vampires ! Stephenie Meyer est douée, dites donc !
    Non mais c’est vrai, j’ai toujours trouvé Edward insipide et insupportable, à se plaindre tout le temps.
    Victime machin blabla. Mais Twillight mettait en avant une non-héroïne à laquelle il était facile de s’identifier, et de s’attacher. Ça reste une oeuvre addictive (même mon chéri qui n’aime pas trop lire s’y était mis !) plutôt bien écrite, mais qui ne restera pas dans les annales comme une référence littéraire.
    Pas sûre que j’aie envie de les relire aujourd’hui. Pareil pour les films. Les voir une fois m’a suffi.
    Pour moi c’est dans la même lignée que Hunger Games : de la littérature pour jeunes adultes, sans prétention mais qui fait le job. Je me suis tapée presque des nuits blanches pour pouvoir avancer dans Hunger Games. La dernière fois qu’une oeuvre m’avait fait ça, c’était… le seigneur des anneaux 😉 (évidemment, je ne les mets pas au même niveau ! )

    • Tornado  

      Je me demande des fois si ce n’est pas le moment de reprendre le cycle des vampires. Mais j’hésite car j’ai peur que ce soit moins bien. Apparemment c’est donc le cas.
      Je viens de vérifier : Après MEMNOCH il y a ARMAND, une origin Story. Puis 4 crossovers avec les Sorcières. Ensuite il y a deux PRINCE LESTAT. Et il y a aussi une autre série parallèle avec deux tomes : Les Nouveaux Contes des vampires…
      Je serais quand même curieux de savoir ce que valent les deux PRINCE LESTAT.

      • Kaori  

        Ah bah pareil, s’il y a bien quelque chose qui peut m’intéresser, ce sont les Prince Lestat… Le meilleur personnage de toute la saga !

    • Eddy Vanleffe  

      très bêtement, je ne parle que des films que j’ai du m’avaler plusieurs fois avec les filles de ma maison.
      je ne suis pas fermé aux trucs de midinettes mais cet univers c’est juste l’inverse de ce que j’aime et le début sur les écran de l’ère que j’ai intitulé « l’héroïne est une connasse égoïste et imbue d’elle même » modèle sur lequel on peut désormais ranger une héroïne sur deux surtout quand il s’agit d’un remake (puis version modernisé d’un perso féminin àa consiste à la rendre égoïste, agressive avec un égo de ministre écrasant tous les persos à sa portée)
      la façon dont elle parle à son père, rien que ça, elle mériterait des claques.
      je n’ai pas lu les bouquins, je ne sais pas s’ils sont bien ou non.

      • Kaori  

        Ça fait très longtemps que je ne les ai pas relus. Je n’ai jamais vu Bella comme égoïste et agressive. Plus comme une fille mal dans sa peau qui débarque dans une ville paumée et pluvieuse avec un père qu’elle ne connait pour ainsi dire pas (d’où le « Charlie » au lieu de « Papa »). C’est d’ailleurs un des points forts, cette relation inexistante qui se noue peu à peu. On découvre aussi la toxicité de sa mère et le fait que Bella n’avait pas de place non plus avant.
        Bref, c’est plus profond que les films, c’est certain.
        J’ai aussi aimé les différentes narrations. Quasiment tous les tomes ont été écrits « par » Bella. Le quatrième nous offre le point de vue de Jacob, style très différent, plus drôle. J’ai aimé ce changement de point de vue. Bientôt le point de vue d’Edward va sortir. Hors de question que je lise ça !

        @Tornado : Vampire Diaries ? C’est une espèce de Roswell… Série pour ados en chaleur avec deux beaux gosses (enfin un sur deux, chacun ses goûts…) frères ennemies qui se battent pour une fille. Ça se regarde en repassant le linge…
        Loin, très très loin de Buffy qui a créé un vrai univers intelligent.

  • Eddy Vanleffe  

    Le vampire est une figure très « occidentale » pourtant les japonais ne manquent pas de « tenter » le mythe. on a donc souvent des versions peu canoniques, un peu barrées mais originales

    -VAMPIRE PRINCESSE MYU
    une jeune fille vampire accompagnée par un démon renégat qui lui obéit en tout, mord des jeunes gens consentants et punit les démons qui manipulent les hommes. vieillot mais c’est un univers très personnel

    -BLOOD
    j’ai pas trop aimé, une accumulation de clichés. une lycéenne vampire ninja qui combat les autres goules pour une agence gouvernementale avec plein d’hémoglobine.

    -HELLSING basé sur un manga complètement fou piétinant tous les tabous possible est imaginables, l’animé est plus traditionnel bien que destiné aux adultes Alucard est un vampire très puissant bossant pour l’Angleterre le royaume du cynisme. il va devoir transformer une flic bleusaille pour lui sauver la vie. elle va devoir s’adapter à sa nouvelle vie en tant que vampire tout en menant plein d’enquêtes sur les incidents dû à ces buveurs de sang renégats. une autre version de Hellsing existe appelé ultimate mais apparemment ils sont restés fidèles au manga et on pourra voir donc des vampires nazis affamées bouffer des bébés tout en se battant contre les intégristes du Vatican.
    -VAMPIRE HUNTER D deux films avec un chasseur de vampires très gothique dans un univers post-apocalyptique, c’est un peu comme Blade de Marvel mais dans un ambiance western et des esthétiques de Amano (Sandman: dreamhunters). le second film est réalisé par Kawajiri pour obtenir la meilleure scène vampirique gothique et juste magnifique renvoyant pas mal de films sur le sujet au bac à sable. le reste du film alterne entre trouvailles qui tuent et moments kitschissimes. Le final est hallucinant de port nawak mais en japanime, ça passe fort bien.
    -Vampire Knight: shojo manga revenant aux source du romantisme et du malsain sexuel sous jacent du mythe. si on excepte le passage obligé du monde scolaire japonais en uniforme, on obtient une histoire bien tordue comme il faut.

  • DrT  

    Tout à fait d’accord, le chef d’oeuvre vampirique de Neil Jordan c’est Byzantium.

  • JP Nguyen  

    Bon, désolé, je suis toujours allergique aux Vampires mais je tenais à passer pour dire que cet article m’a donné une idée de punchline pour le prochain Figure Replay, dont j’attaque à peine le shooting…

  • Jyrille  

    Je trouve que cette série, Vampires sous les sunlights, ne devrait jamais se terminer. A cause de ton premier article, je suis complètement retombé dedans. Bon, je ne me suis pas refait le Coppola encore, ni même ce Lestat, mais j’ai regardé la série Dracula sur Netflix, le film Dracula Untold sur Netflix (petite série B, avec un point de vue original, que j’ai surtout apprécié pour son casting. Je trouve que Luke Evans, le frère de Chris Evans, est vraiment bon, à chaque fois que je l’ai vu dans un film), ai joué au Dracula de James Herbert Brennan (un livre dont vous êtes le héros) et surtout, je me suis enquillé les deux saisons de WHAT WE DO IN THE SHADOWS. Je n’ai pas vu le film dont la série est issue, mais je me marre comme une baleine bien souvent pendant le visionnage. C’est une série télé humoristique en mode mockumentaire (un faux documentaire) sur trois vampires (enfin quatre) qui vivent en colocation à Staten Island. Les effets spéciaux sont très bons et l’histoire évolue doucement. C’est excellent, je conseille très fortement. Il y a d’ailleurs un épisode où plusieurs acteurs, portant leurs vrais prénoms, apparaissent en tant que les vampires qu’ils incarnent à l’écran, comme Wesley Snipes (Blade), et où les personnages déplorent le fait que Brad et Tom n’aient pas voulu venir.

    Il y a tellement de livres, films, séries sur les vampires que je pourrais ne jamais m’arrêter je pense. D’ailleurs je devrais écrire un article sur Buffy (requête du chef), où le vampire est au centre de la série, ou du moins sa figure emblématique.

    Je n’ai donc vu cet Entretien avec un vampire qu’une seule fois, à sa sortie. Je me souviens très bien de la date : le 1er janvier 1995. C’était le lendemain d’une Saint Sylvestre mémorable et totalement inoubliable (pour moi en tout cas), à Grenoble. Le lendemain soir, avec le cousin et ses potes, on s’était dit que comme on était bien fatigués, ça ne pouvait qu’être cool de se faire un ciné.

    J’en ai très peu de souvenirs par contre. Je me souviens que la forme de l’entretien était original avec un bon Christian Slater (comme souvent), que c’était très sexuel (enfin, très suggéré), que Kirsten Dunst jouait déjà bien à son jeune âge même si je n’appris que plus tard que c’était elle. Mais c’est tout. J’ai même lu le roman : aucun souvenir. C’est le seul Ann Rice que j’ai lu.

    Je n’ai toujours pas vu La compagnie des loups (mais quelle feignasse) ni même The Crying Game. Tu as raison : la bande annonce est bien kitsch. J’avais oublié que Banderas jouait dedans !

    « qui hausse le genre fantastique et horrifique à un niveau de magnificence visuelle et de moyens techniques alors jamais atteints dans toute l’histoire du cinéma. » Je n’y avais pas pensé mais tu dois avoir raison. Enfin, il y a tout de même Le loup-garou de Londres, que je n’ai jamais vu, et peut-être quelques autres des années 80 qui ont tout de même fait de belles choses ? J’adore le premier film de Bigelow, Aux frontières de l’aube, mais je devrai le revoir. Et ce n’est pas grandiose au niveau décor, c’est le désert australien en noir et blanc…

    Je te trouve dur avec Pitt et Banderas. Déjà, je devrai revoir ce film en VOST, ça changerai sans doute la donne. Et il est bien possible que les personnages soient tels que tu les décris : romantiques et fleur bleue…

    En tout cas ton article est excellent, plein d’anecdotes que je ne connaissais pas, et il soulève bien les points désormais évidents de la figure du vampire : sexe et passage à l’âge adulte, peur de grandir, pulsion animale.

    Je n’ai pas vu Byzantium ni La reine des damnés (c’est pas avec Rihanna ?) ni même entendu parler de Vampire Academy.

    La BO : sympa, rien de très original, mais bon choix pour l’article.

    • Tornado  

      Que cette rubrique ne s’arrête pas ? Facile ! Il suffit que chacun y ajoute un article ! 🙂
      Choisissez votre film/série/roman/BD préférées et allez-y ! 🙂

    • Bruce lit  

      @Cyrille
      Le cycle de Preacher avec Les enfants du sang et son vampire playboy qui pactise avec Cassidy est clairement une parodie de Lestat.

      • Eddy Vanleffe  

        Je ne m’en étais jamais aperçu.

      • Jyrille  

        Merci Bruce, j’y rejetterai un oeil à l’occasion !

  • Jyrille  

    Ah non, Luke Evans n’est PAS le frère de Chris Evans ^^

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