Violence chirurgicale

Focus : Dark Knight Returns – Duel entre Batman et le Mutant Leader

Un combat resté dans les annales (photomontage réalisé pour l'article)

Un combat resté dans les annales (photomontage réalisé pour l’article) ©DC Comics

AUTEUR : JP NGUYEN

Focus est une rubrique qui analysera un moment, une séquence, un événement précis d’une histoire ou d’un personnage de bande dessinée. Le premier exercice portait sur Franquin juste ici.

Ce focus parlera des 4 pages situées à la fin du deuxième chapitre de Dark Knight Returns, la légendaire mini-série de Frank Miller/Klaus Janson/Lynn Varley consacrée au justicier de Gotham.

Il s’agit pour moi de l’un des combats les plus marquants qu’il m’ait été donné de lire en BD, une séquence de baston mémorable qui m’a marqué dès la première lecture et dont je peux citer certains passages par cœur. Les lignes suivantes s’attacheront à exprimer en quoi, selon moi, ce duel entre Batman et le leader des mutants est remarquable dans sa réalisation.

Un suspense palpable malgré une victoire annoncée

Nous sommes à la fin du chapitre « The Dark Knight Triumphant », au cours duquel Batman a déjà affronté le chef des mutants, essuyant une défaite cuisante et ne devant son salut qu’à l’intervention de Carrie Kelley, la nouvelle Robin. Le leader a été arrêté mais ses troupes menacent encore la sécurité de Gotham et Batman décide d’organiser un duel auquel assisteront tous les membres du gang, pour marquer les esprits et porter un coup fatal à cette organisation en humiliant publiquement leur chef. Ce dernier est une brute terrifiante, à l’apparence monstrueuse, avec une dentition constituée de crocs acérés comme des poignards. Sa dernière exaction a été d’assassiner sauvagement le maire de Gotham City en l’égorgeant, alors qu’il était venu parlementer avec lui en prison.

Violent lui ?

Il va y avoir du sport ! ©DC Comics

A l’instar des combats de boxe, un bon duel repose souvent sur la forte attente d’une confrontation, de préférence avec des adversaires très forts pour que l’issue soit la plus indécise possible. Frank Miller a construit son intrigue pour que ce duel soit le climax du chapitre. L’enjeu est d’importance : la survie de Gotham, menacée par le chaos général que sèmeraient les troupes mutantes. Miller a établi que l’antagoniste de Batman est un être profondément abject et repoussant, mais aussi un ennemi redoutable sur le plan physique pour le Dark Knight. Rapide, puissant, résistant et… jeune. Il est déjà parvenu à vaincre Batman, le héros vieillissant.

Pour autant, n’importe quel lecteur familier des récits d’action reconnaîtra le schéma classique défaite/remise sur pied/revanche, et étant donné le titre même du chapitre, il n’y a pas de doute réel sur le futur vainqueur de la confrontation. Batman va gagner. Mais Miller va parvenir à mettre en scène un duel palpitant, arrivant à faire oublier au lecteur que le résultat était couru d’avance.

Détail de la couverture du chapitre 2 : le triomphe ne se fera pas sans douleur…

Détail de la couverture du chapitre 2 : le triomphe ne se fera pas sans douleur… ©DC Comics

Bain de sang… et de boue !

Batman orchestre l’évasion du leader mutant à travers un conduit d’égouts pour le faire arriver jusqu’à un immense réservoir de boue, qui sera l’arène de leur affrontement. Pendant que le mutant progresse dans l’obscurité, Batman se moque de lui, prenant un premier ascendant psychologique. Leurré par la cape du Dark Knight qu’il aperçoit à l’extrémité du conduit d’évacuation, le leader mutant se précipite pour plonger en plein bourbier. C’est l’occasion pour Miller de planter le décor du duel sur une case occupant la moitié de la page. Juste en dessous, Miller dispose deux cases du leader, furieux de s’être fait berner par la ruse de Batman et impatient d’en découdre (le lettrage comporte un N inversé lorsqu’il hurle « Batman ! » reflétant une certaine confusion/fébrilité). Ces deux cases sont encadrées par des cases montrant les membres du gang dans l’ombre, où l’on distingue seulement leurs visières rouges, dont le regard converge vers les cases du leader. Enfin, sur la dernière case, occupant toute la largeur de la page, Batman surgit de la boue pour faire face au chef des mutants.

Grâce à une image arrêtée particulièrement pertinente, les auteurs arrivent à retranscrire les mouvements. Celui de Batman, qui émerge, dégoulinant de boue. Celui du mutant, qui arme déjà son bras gauche pour frapper…L’arène est remplie, les combattants sont en place et le duel va pouvoir commencer !

Un Batman calme et déterminé face à un leader mutant furieux

Un Batman calme et déterminé face à un leader mutant furieux ©DC Comics

Immersion

De même que Frank Miller immerge ses combattants dans la boue, il plonge ses lecteurs au cœur du combat. On pourrait se croire parmi le public, constitué des membres du gang, qui réagissent aux coups échangés et semblent prendre le lecteur à témoin, comme le ferait un voisin de stade un peu exalté. Il y a de quoi s’enflammer car les opposants ne s’accordent pas de round d’observation, dans une lutte intense, reflétée par le découpage, avec une première page de quatorze cases, dont certaines au cadrage très serré. Mais c’est surtout le monologue intérieur de Batman, jalonnant les cases dans des pavés de texte, qui permet au lecteur de se croire aux côtés du Dark Knight dans la fosse.

On comprend ainsi que le chevalier noir a un plan. Il a tiré les conséquences de sa précédente défaite et choisi son terrain, qui annule en partie certaines forces de son adversaire. Avec de la boue jusqu’au mollet, sa vitesse de déplacement est réduite et les coups de pieds sont aléatoires. Le fait de mettre le lecteur dans la tête du Dark Knight permet de conforter l’idée du combattant « cérébral » faisant face à une brute irréfléchie.

Batman a un plan mûrement réfléchi pour gagner ce combat…

Batman a un plan mûrement réfléchi pour gagner ce combat… ©DC Comics

Batman distille ses premiers coups pour affaiblir progressivement son opposant, il ne recherche pas le KO immédiat. Une coupure sur le front pour faire saigner et aveugler l’ennemi, une frappe sur un centre nerveux pour neutraliser son bras gauche… Le combat avance selon le rythme imposé par Batman. Et pourtant, Miller arrive à préserver l’illusion du suspense. Le leader mutant ne se laisse pas facilement abattre et décoche de terribles coups de poings avec son bras encore valide.

A la fin de cette première page, le Dark Knight a marqué des points mais son ennemi est en train de revenir au score et la foule des mutants est indécise sur l’issue du combat (et aussi sur le Champion qu’il faudrait supporter). La composition même de la planche, quasi symétrique, évoque ce relatif équilibre des forces.

mais malgré tout, son adversaire lui donne du fil à retordre…

mais malgré tout, son adversaire lui donne du fil à retordre… ©DC Comics

Chirurgie destructrice

Très rapidement pourtant, le combat va basculer. Les coups reçus à la tête commencent à réduire le champ de vision de Batman, mais il parvient à casser le bras droit du Leader, ne lui laissant plus que ses crocs pour seule arme (qui manquent de faire mouche, lorsqu’il pivote « au moment idéal » vers la gorge de Batman ! toujours le faux suspense…). Bats décide de conclure le combat en amenant son adversaire à terre. Les cases deviennent horizontales et sur la première, le visage et la posture de Batman trahissent un effort important pour arriver à placer une sorte de prise de catch.

Dès lors, plongé dans la boue, à moitié aveugle et sans l’usage de ses bras, le leader est une proie facile pour le Dark Knight. La deuxième case horizontale voit Batman prendre un avantage décisif en se positionnant pour casser la jambe de son adversaire. Mais même à ce moment là, le dessin montre les remous causés par le leader, qui se débat dans le bourbier, comme un bronco qui serait particulièrement difficile à mater dans un rodeo.

on ne voit pas trop comment Batman casse le bras droit de son adversaire, c'est à peine suggéré par la position de ses mains sur la case 1, et pourtant, ça marche, on vit le combat…

On ne voit pas trop comment Batman casse le bras droit de son adversaire, c’est à peine suggéré par la position de ses mains sur la case 1, et pourtant, ça marche, on vit le combat… ©DC Comics

Mais il n’est pas dans un bourbier, lui déclare Batman : c’est un table d’opération, où Bats est le chirurgien. Et dans la foulée, il lui brise la jambe (action suggérée mais non montrée : c’est un plan très rapproché sur le visage de Batman accompagnée d’une onomatopée très évocatrice…). La bonne conscience de Batman lui suggèrerait d’en rester là… mais il ne l’écoute pas. Les sévices supplémentaires que Batman inflige au leader mutant sont laissés à l’imagination du lecteur, car les deux dernières cases de la planche montrent les mutants silencieux puis le ciel éclairé par la pleine lune.

Etant donné l’intensité du duel qui s’est déroulé (et le nombre de cases restantes) c’est un découpage très intelligent bien plus efficace que de montrer des coups supplémentaires. Ce faisant, Miller rappelle aussi que son Dark Knight n’est pas un saint. Une fois la victoire acquise, il cède à une pulsion sadique.

Précieuses contributions de l'encreur Klaus Janson et de la coloriste Lynn Varley : un encrage bien gras pour la boue, des nuances de couleurs permettant de conjuguer immersion et lisibilité

Précieuses contributions de l’encreur Klaus Janson et de la coloriste Lynn Varley : un encrage bien gras pour la boue, des nuances de couleurs permettant de conjuguer immersion et lisibilité ©DC Comics

The Dark Knight Triumphant

La moitié supérieure de la page suivante est occupée par l’image de Batman se dressant fièrement au dessus du corps désarticulé du leader, avec la foule médusée des mutants, dont certains ont retiré leur visière, suggérant parfaitement la suite des évènements, dévoilée par un écran télé incrusté en bas à droite de la grande case : une défection massive des membres du gang, et, pour certains, une reconversion en tant que « Son of Batman », un gang qui s’attaquera désormais aux criminels.
Le plan du Dark Knight a fonctionné. En s’imposant face au chef de la meute, il est parvenu à prendre sa place. C’est le triomphe de la force. Une force maîtrisée, et non pas brute, mais tout de même. Quel avenir espérer pour la ville de Gotham, si un gang doit en chasser un autre ?

La capitulation de la loi des hommes face à la loi du plus fort trouve un certain écho ironique avec l’apparition télé, sur la même page, de l’avocat du leader, qui ressemble furieusement à Matt Murdock… Lana Lang préfère voir le verre à moitié plein et se félicite de voir les psychopathes mutants s’en prendre désormais aux criminels au lieu des honnêtes gens. Tout cela m’évoque les réflexions du Conan de R.E. Howard sur le caractère éphémère de la civilisation face à la barbarie. Si Batman a rétabli l’ordre par la force, la suite du récit va le confronter à une force bien supérieure à la sienne mais cela sort du cadre de cet article…

Comme dans une rencontre sportive, une victoire objet de nombreux commentaires…

Comme dans une rencontre sportive, une victoire objet de nombreux commentaires… ©DC Comics

 Triomphe du neuvième art

Il est regrettable que la production BD de Frank Miller, avant ses soucis de santé, se soit autant réduite au profit du cinéma. De toute façon, depuis des années déjà, son style et son découpage avaient changé. Mais sur cette séquence, il nous a livré un combat haletant, qui fonctionne particulièrement bien en BD. En effet, au cinéma; le réalisateur dispose d’autres outils (la musique, les ralentis) pour un rendu final différent mais pas forcément meilleur.

Ce combat a d’ailleurs été adapté à deux reprises en dessin animé : pour l’épisode « Legends of the Dark Knight » de la série animée de Bruce Timm et pour le film d’animation The Dark Knight Returns, sorti en 2012. Cette dernière adaptation a beau proposer une animation de qualité, très fluide, elle n’arrive pas à reproduire l’impression d’immersion du comic-book. Des échanges de coups supplémentaires ont été rajoutés pour retranscrire sur écran l’intensité de la lutte. De « jolis » coups de pied sautés et prouesses kung-fuesques jalonnent ce duel animé, ponctué par des répliques reprenant les phrases-clés du monologue original de Batman.

La scène dure 4 minutes et aussi bien exécutée soit elle, ne possède pas du tout le même impact que dans la BD. En montrant davantage d’images, elle produit paradoxalement moins d’effet. Frank Miller a su exploiter un principe fondamental du medium : l’ellipse, que Scott McCloud a très bien explicité dans son livre « Understanding Comics« . En BD, l’écoulement du temps se fait dans la tête du lecteur et l’auteur peut jouer avec le découpage pour ralentir ou accélérer une séquence. Il faut donc porter au crédit de Frank Miller d’être parvenu, en à peine 3 pages, à raconter un combat aussi passionnant qu’un match de boxe en 12 rounds faisant ainsi rivaliser le neuvième art avec le noble art.

 Fin du chapitre : un loup hurle à la lune, et votre serviteur crie au génie !

Fin du chapitre : un loup hurle à la lune, et votre serviteur crie au génie ! ©DC Comics

17 comments

  • Présence  

    Félicitation pour un focus pointu et une leçon d’analyse de séquençage.

    « Dark Knight returns » m’a également fortement marqué (mais je crois que je ne suis pas le seul), et la qualité de ton analyse génère en moi l’envie irrépressible (je suis faible) d’en rajouter une couche. Comme il y a autant de lectures que de lecteurs, mon ressenti n’est pas meilleur, juste un autre point de vue (moins développé, moins construit, et s’appuyant sur le tien).

    Ces deux cases sont encadrées par des cases montrant les membres du gang dans l’ombre. – C’est également très impressionnant comment Miller joue avec la représentation de a foule. Ces visages dans le noir prive les membres du gang de leur individualité. Ils ne sont plus qu’une foule, avec des réactions de foule, un esprit de meute pour reprendre ton terme (et l’idée du loup qui hurle à la lune). Or à la fin, ils ont retrouvé leur visage, donc leur individualité, comme s’ils avaient été convaincus, chacun personnellement, et non plus comme un groupe.

    J’ai beaucoup aimé la manière dont tu fais apparaître que Batman se bat avec une stratégie, contre un homme brutal qui ne sait que passer en force.

    Je n’avais pas repéré la symétrie de la planche, mais présentée ainsi, elle devient une évidence.

    Dans la case inférieure avec la légende « On ne voit pas trop comment Batman casse [...], on vit le combat… », j’y vois aussi la position d’un homme ayant enserré un crocodile, en train de se débattre.

    Le bourbier / la table d’opération – L’image du bourbier peut aussi évoquer celui des passions humaines, celui de la rage qui noie tout, dans laquelle se débattent ces opposants. Pour la table d’opération, j’aurais une lecture un peu différente de la tienne pour la fin. Il y a vraisemblablement une part de sadisme dans les sévices supplémentaires, mais je l’interprète également comme les dernières manipulations dans l’intervention chirurgicale. Il est hors de question que Batman y revienne une deuxième fois. Cette intervention doit être définitive. Il fait le nécessaire pour ne pas avoir à y revenir. Il est plus efficace et réfléchi que sadique (à mes yeux, à mon humble avis, comme il est coutume de dire), parce que nécessité fait loi.

  • Bruce Lit  

    « KO debout » 3/ 4
    A gauche un justicier vieillissant et vaguement psychotique. A droite un psychopathe d’excellente humeur tout en muscle. Notre rubrique Focus se concentre sur le fameux match opposant Batman au chef des mutants, démonstration de la maestria de Frank Miller. Jean-Pascal Nguyen compte les points.

    La BO du jour Batman au milieu d’une bande de gamins turbulents souhaitant lui faire la peau : le Dark Knight n’a même pas peur…(en plus, y’a « you got mud on your face… » dans les paroles…)https://www.youtube.com/watch?v=-tJYN-eG1zk

  • phil  

    Intéressante observation d’une scène courte mais dense
    Dire que Miller maitrisait la narration séquentielle et l’ellipse est un euphémisme; Il a déjà quelques un des gimmicks qu’il utilisera à l’accès, mais à l’époque c’était assez nouveau
    Sur cette partie de ce chef d’oeuvre Janson encrait très vite. Trop pour certaines scènes mais sur celle là tu as raison il colle à merveille à l’ambiance; et Varley est au delà de bien, mélant confusion et lisibilité

  • Bruce lit  

    Merci JP pour les commentaires de ce combat. Je n’aurais jamais pensé à remarquer la juxtaposition des cases. Par contre, j’avais repéré Matt Murdock sur une case. Je l’ai souvent dit ici, je n’aime pas beaucoup cette histoire mais c’est la seule de Batman que je n’arrive pas à revendre. Car même si je n’y retrouve pas le Miller de Born Again, j’en reconnais la maestria. Après ça, il faudra attendre Sin City pour qu’il m’intéresse de nouveau.
    Je te rejoins sur le dernier paragraphe. En plein visionnage de l’animé de  » Monster », je ne peux que constater la fidélité au matériel d’origine, mais les plans qui durent plus longtemps, ceux ajoutés gâchent mon plaisir…. Mince, je me « Présencise »……
    Les visières des mutants dans la nuit : c’est un clin d’oeil évident aux Xmen non ?
    Je suis toujours un peu jaloux de vos réflexions sur l’encrage : comment savoir si l’encrage est réussi sans connaître le dessin original ?

  • phil  

    Un encrage réussi? JP tu les as pervertis!! :-)
    Je parle pour moi : j’ai accès à beaucoup de crayonnés donc je vois les avant/après, et ensuite c’est une question de goût et d’affinité : si tu veux/aime un encrage fidèle par exemple et que tu connais ET le boulot habituel du dessinateur Et celui de l’encreur tu vois vite si le trait est respecté, à la longue et avec l’habitude

  • JP Nguyen  

    @ Présence : je n’aurais jamais eu cette lecture sur les sévices supplémentaires. Comme tu le dis, « autant de lectures que de lecteurs  » !

    @ Bruce et Phil : le rendu de la boue me paraît caractéristique d’un choix revenant à l’encreur, avec des traits plus ou moins gras.

    Et sinon, merci pour vos retours et à Bruce de m’avoir donné une tribune pour exprimer mon admiration pour cette oeuvre culte.

  • Jyrille  

    Je ne vois pas trop quoi ajouter au commentaire de Présence (je le rejoins sur l’efficacité plutôt que le sadisme). Je suis une nouvelle fois impressionné par la qualité de l’article et bien évidemment, cette scène m’a fortement marqué. D’ailleurs, à l’époque, j’étais en voyage scolaire à Londres et me suis offert la version comic de ce second épisode, que j’ai toujours. La couverture est bien plus belle que celle de mon édition de Zenda.

    Pour ce qui est de cette scène, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, car comme tu le soulignes, nous sommes dans la suggestion plus que dans la description, et c’est la force de ce combat. Chacun y voit les grandes lignes, mais chacun a son scénario personnel basé sur les mêmes cases. J’avais remarqué que la version BD de Corto Maltese est bien différente de son adaptation animée (je parle notamment de celui sorti au cinéma et qui reprend Corto en Sibérie) : elle laisse moins de place à l’imagination.

  • Tornado  

    Tiens, ce n’est pas du tout cette scène que j’aurais choisie !
    Je me souviens d’avoir été surtout impressionné par les scènes de voltige, spectaculaires et inédites.

  • Yuandazhukun  

    Merci pour cet article très interessant qui souligne le grand savoir-faire du Miller de l’époque qui comme d’hab’ en quelques pages arrive à transmettre un max d’infos ! Une richesse compressée que j’adore ! Eh ouais parfois on parcourt pas une BD, on l’analyse et on passe du temps dessus comme ce que tu viens brillamment de nous montrer JP ! Bravo !

  • Bruce Lit  

    Heureux que la thématique Focus contente. Qui fera le prochain ? Dans un autre genre je pensais faire le mariage d’Havok et Polaris par Chuck Austen ou la fameuse séquence de Bendis où Iceberg révèle son homosexualité.
    Cyrille : tu nous fait du Corto Maltese ?

    • Jyrille  

      Oui pour Corto. Je sais pas quand mais j’en ferai un ! Pour le focus, pourquoi pas, mais il faudrait déjà que j’ai une idée…

      Et ahem il faudrait aussi que je finisse mes devoirs…

  • Patrick 6  

    JP une nouvelle carrière de commentateur sportif s’offre à toi ;)
    (et je ne plaisante qu’à moitié !)

  • JP Nguyen  

    Vu le niveau des pros, je ne sais pas si je dois être flatté, Patrick !
    « On prétend que le Mutant Leader était diminué par une hernie testiculaire mais cela ne nous regarde pas.. »
    Mais de toutes façons, l’important c’est les trois poings.

  • Lone Sloane  

    Après la vache, le prisonnier…Super focus sur ce combat mémorable à l’issue cruelle et ironique. Et tu nous as soigné avec cette affiche de combat en intro de l’article, hommage réussi aux combats de boxe (ou de catch, c’est plus super-slip).
    Du mois de septembre au mois d’août, nos pataugerons…

    • Jyrille  

      Ah oui JP j’ai oublié de te dire que ta fausse affiche est superbe en effet ! Bien vu pour le catch, Lone…

      • Bruce lit  

        @ Cyrille : Tes devoirs ? Tu amènes ton cahier de vacances… Ah…les cahiers de vacances….Tu réveilles un traumatisme là !
        @ Lone : Super ton clin d’oeil à la Gadoue Petula Clarkienne…. J’aurais dû y penser ! Damned ! Une de mes chansons préférée de Gainsbourg !

  • Bastien  

    Bonjour et merci pour cet article.
    Il est incroyable de voir que 3 pages de BD peuvent donner des articles aussi intéressant.
    Personnellement je n’ai que moyennement apprécier ce comics.
    Le découpage du combat est parfait, la foule est très bien représentée mais les dessins du combat ne sont pas à mon gout.
    Je préfère sa période Daredevil ou Sin city.
    En tout cas merci pour ton analyse qui m’a donné envie de relire la scène.
    Bonne journée.

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