WOHO WOHO (Zaï Zaï Zaï Zaï)

ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ par Fabcaro

Un article de FLETCHER ARROWSMITH

VF 6 Pieds sous terre

Cet article portera sur ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, une bande dessinée de Fabcaro sortie en 2015 chez 6 pieds sous terre éditions.

ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, c’est la mise en image d’un road movie. Ce n’est pas moi qui le dis mais Fabcaro lui-même sur la couverture de l’album. On ne perd pas de temps. La bombe s’amorce à la dernière case de la première planche et annonce d’emblée toute l’absurdité à venir : le protagoniste principal (on découvre plus tard qu’il s’agit de Fabcaro lui-même qui se met en scène) va devenir l’homme le plus recherché de France car il a oublié sa carte de fidélité au supermarché. S’en suit une altercation avec le vigile sous la menace d’un poireau. Poursuivi, l’infame dessinateur va faire l’objet d’un traitement médiatique à la hauteur de son crime. La France a peur.

Donc un road movie où on va suivre la traque du pire criminel dans notre cher et si beauf pays hexagonal. Difficile d’en dire plus pour ne pas divulgâcher une intrigue digne des meilleurs polars que l’on trouve de haute lutte dans les Relay des gares SNCF. En tout cas il vous faudra avoir le cœur bien accroché pour supporter la violence verbale déversée sans précaution aucune envers le lecteur. J’ai dû avaler quelques gorgées de Valstar pour tenir le coup et me faire violence pour aller jusqu’à la fin alors que ma famille me criait de sortir des toilettes où je m’étais enfermé.

Le poireau et la roulade arrière : les armes des sans dents
© 6 PIEDS SOUS TERRE EDITIONS

Attiré par les quelques planches de Fabcaro lues ici à et là puis par la renommée grandissante de l’auteur dont Bruce Lit s’est fait l’écho avec GUACAMOLE VAUDOU, je me suis donc lancé dans ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, un véritable RGNI (Roman Graphique Non Identifié). Cette entrée en matière peut sembler quelque peu fantasque voire décalée ou surnaturelle pourtant elle me semble au niveau, en tout bien toute honneur, de ce ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ, œuvre complètement dingue de Fabcaro.

Les situations les plus cocasses s’enchainent, permettant à Fabcaro de radiographier notre pays à travers différentes scénettes, appuyant sans cesse là où cela fait mal.  Le procédé est simple. Une situation différente par planche, parfois sur deux mais la chute est toujours sur une unique planche. Gaufrier de cases fixes, six dans la plupart des cas avec la quasi-copie de la première. Seuls les textes, dit phylactères, changent donnant toute la dynamique de cet art séquentiel rappelant les strips ou les dessins caricaturaux et humoristiques de la presse papier. Peu de couleur (bichromie), des situations figées mais un couperet qui tombe nette et tranchant à la fin comme l’annonce du maillon faible sur la première chaine. Les textes et les situations sont de hautes voltiges repoussant en permanence la loufoquerie et la bêtise du genre humain. L’ensemble est d’une efficacité terrible mais surtout c’est somme toute assez méchant sous une plume acerbe où le verbe est utilisé de manière acide et amère.

Du journalisme d’investigation, du vrai
© 6 PIEDS SOUS TERRE EDITIONS

Fabcaro se revendique d’un humour britannique et son fameux nonsense en chassant sur les terres du burlesque (propos dans télérama.fr). On pense évidemment aux Monty Python mais aussi à l’humour Canal+ tendance LES NULS (LA CITE DE LA PEUR), LES ROBINS DES BOIS ou encore KAAMELOTT. Il manie le décalage des situations pour chasser sur les terres du burlesque.

Fabcaro aurait pu se permettre d’écrire une longue poursuite humoristique et en cela le pari était déjà réussi. En fait il va plus loin. Passé les gros fous rires de beauf des premières pages, on commence finalement à rire jaune. La traque d’un client lambda se transforme en chasse à dessinateur de bd, profession décrite comme en marge de la société lui permettant ainsi de mettre en évidence la précarité de cette profession. Si tu deviens dessinateur de bd tu as raté ta vie. (Et comme par hasard c’est un auteur de BD… Je te les foutrais tous dans un charter moi et hop, direction Bruxelles). SPOILER :7 ans plus tard, cela n’a pas malheureusement pas changé. Pourtant comme quelques bons français le déclarent, ils en connaissant de ces gens-là. Si vous y voyez une allusion à toute l’intolérance, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie (je vous laisse choisir le mot qui vous convient voire faire un strike avec) qui se développent dans notre pays, vous êtes le grand gagnant de cette foire au jambon crayonné hexagonale.

CQFD
© 6 PIEDS SOUS TERRE EDITIONS

Fabcaro semble n’avoir aucune limite pour démonter notre société, celle de la consommation, des adeptes des complots pour briller à la machine à café, celle de l’hypocrisie ambiante dans un récit plus politique qu’il n’y semble au premier abord. L’angle d’attaque le plus féroce reste quand même les médias comme un retour de bâton à notre société hyper connectée tenue en haleine permanente des analyses tenant dans 10 lettres maximum précédé d’un #, le tout menant à toutes les dérives complotistes inimaginables ou autre discussion de comptoir (et là je me dis que la Valstar finalement…). Le poids des journaux télévisés et les emballements médiatiques qui se succèdent à la même vitesse des mensonges de nos gouvernements deviennent la source de la division de notre société et des conflits de génération (excellente analyse des relations familiales) comme dans cette énorme scène où un bon père de famille tendance travail, famille, patrie, tradition s’en prend à sa fille qui s’éveille au monde, la chute au sens propre et figuré n’en sera que plus terrible.

L’artiste ne renie néanmoins pas le pays d’où il vient. Né à Montpellier et vivant dans le Sud Est, Fabcaro fait partie de ses auteurs, trop rare à mon goût, comme Cyrille Pomès et son MOON qui explore la province française délaissant les sempiternelles métropoles bétonnées omniprésentes. Les hommages sont là et vont puiser ironiquement dans nos racines populaires. Ainsi le châtiment pour un tel forfait, quelle outrecuidance quand on y pense d’oublier sa carte de fidélité, dans le pays de la liberté et des droits de l’homme, sera à la hauteur de notre top 50 des bals populaires. Fabcaro met également à l’honneur nos campagnes et les particularités régionales. Il pose d’ailleurs les bonnes questions : qui a appris la langue des habitants de la Lozère ? Les provinciaux ont-ils accès à la radio et à la télévision ? Et pour le titre me direz-vous ? Il faudra attendre la dernière page et l’ultime gag pour le comprendre, fort bien trouvé au demeurant.

Premier véritable succès de Fabcaro, ZAÏ ZAÏ ZAÏ ZAÏ a fait l’objet de multiples adaptations sous différents formats : radiophonique, théâtrales et consécration ultime, un film (que je n’ai pas vu) de François Desagnat avec Jean-Paul Rouve et Julie Depardieu sortie en février 2022.

Discussions de comptoir sur les sujets du bac philo
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La BO : Uno tranquillo de Riccardo Del Turco

27 comments

  • JP Nguyen  

    J’en avais déjà entendu du bien, notamment chez Phil Cordier, mais lorsque je l’avais croisé en médiathèque, je n’ai pas eu le déclic. Il faudrait que je le retente un jour, j’aime bien l’humour absurde.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Bonjour JP, Phil qui ?????? Cela doit être un drôle de casse cou celui là.

      J’ai tenté ce ZAI ZAI ZAI ZAI à travers une médiathèque. Aucun regret.

  • Tornado  

    J’aime bien ce genre d’article, qui nous montre un truc qu’on ne connait pas, nous prend par la main, et nous donne envie au final d’aller lire la chose illico !
    Je vais chercher ça en médiathèque !
    Le dessin n’est pas très attirant au premier regard (la couverture ne vend franchement pas beaucoup du rêve…), mais une fois plongé dans une planche, ça fonctionne très bien.
    Le pitch est excellent. A se demander pourquoi il n’a pas été écrit avant !
    Excellent article, plein de fougue !

    La BO : J’ai toujours un faible pour l’Italie et même pour sa variété. Je ne connaissais pas ce titre, mais de bon matin, ça m’a fait du bien ! Je ne dis pas que je le réécouterai, mais une fois comme ça, c’était cool.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Merci pour ce retour chaleureux, Tornado.

      Effectivement moi le premier j’avais repoussé la lecture de de Fabcaro (mon premier) et puis dès la première planche, la magie opère. C’est brillant, burlesque et cela fait du bien. J’ai essayé de fair un article qui soit à l’unisson.

  • Doop O'Malley  

    j’avais déjà vu l’adaptation du discours au cinéma. c’était sympa. je ne sais pas si je tenterais quand même.

    • Fletcher Arrowsmith  

      bonjour Doop, laisse tomber le cinéma (du moins le mauvais-moyen). Les bd, les romans c’est la vie.

      Je pense que celui là te plairait.

      • Doop O'Malley  

        Okay, je vais voir à la médiathèque ! Merci Fletch. Et j’espère que ca va .

  • Nikolavitch  

    Fabcaro, c’est sans doute le plus drôle des auteurs actuels, notamment parce qu’il va au bout de l’absurde.
    voir aussi son Like a Steak Machine, compilation de souvenirs musicaux
    Et si l’amour, c’était aimer, parodie de roman photo complètement décapante
    ou Carnet de voyage au Pérou (pays dans lequel il n’a jamais foutu les pieds, et du coup il tire du truc un machin complètement hallucinant)

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Alex,

      LIKE A STEAK MACHINE, cela à l’air saignant pour un bleu comme moi.

      J’ai décidé de me pencher enfin sur l’oeuvre de Fabcaro. En fait à la lecture de ZAI puissance 4 je me suis demandé comment un tel auteur avait jusqu’alors pu m’échapper. Ce fut clairement un révélation.

      Je prends également ton voyage chez les lamas, tu le vends tellement bien (et il me semble que nous allons y faire un tour cette semaine avec Riquet à la houpe du petit XXe)

      • Bruce lit  

        Tu as de bons passages dans son nouveau dyptique OPEN BAR.

  • Eddy Vanleffe  

    Je ne connaissais pas cette BD avant d’avoir vu la bande annonce du film….qui m’a totalement rebuté je dois l’avouer.
    Les choses doivent bien évidemment passer bien mieux en support papier. Les voix, le tempo est commandé par la tête et il est plus facile de se réapproprier l’histoire et de l’accepter aussi absurde soit elle.
    Néanmoins comme tu la décris, je vais sans doute lire l’ouvrage pour me faire ma propre idée (ça titille quand même la curiosité) mais à reculons…
    En effet il y a vraiment un truc avec lequel j’ai du mal, c’est le portrait à décharge du français moyen, ça m’a toujours gêné chez Renaud ces « beauf » , ces « cave » etc…
    j’ai toujours eu de l’affection pour les gens simples qui subissent les flux et reflux des époques sans qu’on demande vraiment leur avis…
    Je n’ai jamais compris cette fibre qui ne pardonne rien à ces cibles désignées alors qu’on étale une fascination morbide pour les pires des ordures comme je ne sais pas…DAHMER par exemple.
    Je ne dis pas que ce soit vraiment le cas de cette BD, mais ça me rappelle cette façon de penser…

    • Nikolavitch  

      le truc fort chez Fabcaro, c’est son autodérision. il est sans pitié avec les travers du monde qui l’entoure, mais en a autant à son propre service.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Eddy,

      je confirme l’autodérision. en fait Fabcaro ne se moque pas tant des « beauf » ou « petit gens ». Il pose simplement son pinceau et son regard dans un environnement classique. Avec le recul, c’est même encore plus délirant de voir comment avec peu et sans forcément un regard si méchant il arrive à décrire l’emballement médiatique qu’est devenu la société post covid et l’impact sur chacun, cette fameuse société du complot facile pour briller entre voisin sur skype ou zoom (et oui à cause du télétravail plus de machine à café). il ne faut pas aller plus loin, c’est simplement la réalité vu dans un spectre caricaturale mais pas tant que cela finalement.

      • Eddy Vanleffe  

        On tentera, on tentera ^^

  • phil  

    Je suis un inconditionnel de FabCaro depuis..peut être 15 ans, en tout cas depuis ses débuts dans l’autobio
    Quand il dessinait « normalement » je me bidonnais déjà, là il joue les escrocs avec son trait « pourri » mais le fond est toujours très drôle et le sens du verbe excellent
    Ses romans sont également très très bons
    Tu cites avec raison ses influences, qui sont aussi les miennes donc ca ne pouvait que coller
    Le grand mystère, c’est que l’énorme succès lui soit tombé dessus avec ce livre là, car il est bon, mais pas meilleur que d’autres avant, notamment carnet du Perou
    Il est exactement le même qu’avant le succès, je me souviens avoir papoté avec à Quai des Bulles quelques temps après Zai… lui disant « tout ce que tu fais fonctionne, seul ou en duo,, tu es adapté à la télé, au ciné, au théatre…c’est fou » Et il m’a répondu « t’as raison…c’est n’importe quoi » 🙂

    • Fletcher Arrowsmith  

      Hello Phil, connais tu un certains JP Nguyen ? Lui dit te connaitre en tout cas.

      Tu as raison de souligner sur le côté escrocs avec son trait « pourri » car faire autant rire avec si peu et bien ce n’est pas si facile. Comme les strips de Gelluck avec le chat. Cela tourne même au génie parfois. Faire de l’art séquentiel avec des images immobiles ….

      • phil  

        hehe JP est un vieux pote , même si on ne soit pas assez souvent (la dernière fois à l’expo Ciro Tota)

  • Bruce lit  

    @Eddy : comme le mentionne Fletch’, l’humour reste assez proche de KAAMELOT que tu apprécies. Voire parfois de l’absurde de ARCHER. Je refuse comme souvent de voir le film parce que je n’apprécie pas Jean-Paul Rouve dont les Robins des Bois m’évoquent la mort des années Canal que j’affectionnais.
    Le charme de cette BD est l’alternance de situation ubuesque (un homme pourchassé pour avoir oublié ses poireaux en caisse) et la force de ces plans fixes absurdes.
    @Fletcher : tu as fait un super tour du propriétaire d’une BD assez géniale qui m’a fait mourir de rires. Tu as bien fait de poster le dessin du complot antisémite qui est à ranger dans les grands moments de la BD humoristique.
    Super BO, je ne connaissais pas.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Merci pour l’accueil Bruce.

      Le complot antisémite est en effet un grand moment. Je ne me lasse pas de lire et relire cet enchainement absurde.

      Et donc la BO est l’original de « Siffler sur la colline » par Joe Dassin. Elle aurait bien accompagné le Suzette de Fabien Toulmé.

  • Matt  

    La blague sur le complot antisémite me fait penser à la blague du complot russe dans Dr. Folamour où on comprend que le général US qui a déclaré la guerre l’a fait suite à un souci d’érection…

    Bon c’est pas forcément le film à regarder maintenant avec ce qui se passe en Ukraine mais ça reste une satire efficace.

    • Fletcher Arrowsmith  

      Salut Matt, belle comparaison. Le docteur Folamour est resté pendant longtemps mon Kubrick préféré. J’ai même pu briller avec, en classe de Français.

  • Jyrille  

    Un excellent article bien marrant dont le style et les blaguent siéent parfaitement au sujet ! Je me souviens très bien que cette blague : « Je te les foutrais tous dans un charter moi et hop, direction Bruxelles » m’a fait hurler de rire à la première lecture. D’ailleurs tu donnes envie de la relire. Et de voir le film tiens, pas vu.

    Pour l’instant, c’est ce que j’ai lu de mieux de Fabcaro même si j’ai bien aimé le roman LE DISCOURS (je devrais tenter de voir le film) et que je suis complètement dingue de WALTER APPLEDUCK cow-boy stagiaire (avec le fabuleux Fabrice Erre) et de AMOURS, PASSIONS ET CX DIESEL avec James. Le reste j’ai surtout picoré, à part un tome dont le titre m’échappe là…

    La BO : mais d’où sort ce truc ? C’est l’originale ou une reprise de Joe Dassin ? Bravo !

  • phil  

    carnet du Perou est hilarant, mais il y en a bien d’autres
    J’adore Walter A aussi mais c’est probablement la pire vente, injustement, liée à Fabcaro
    si tu as vu le film Le Discours te semblera redondant tant il est copier/coller

  • Malko  

    Ce livre est absolument génial et le reste de son œuvre ou ces collaborations sont vraiment à découvrir.
    Fabcaro faisait une scéance de dédicaces samedi dernier et il a été vraiment charmant et disponible avec chaque participant.

  • Patrick 6  

    Et bien levé c’est pesé, tu me l’as bien vendu ! J’avais déjà vu la BD sur les rayonnages de la Fnuck et j’avais été interpellé par le titre Dassien en diable (tu m’apprends qu’il s’agit d’une reprise ! Breaking news) mais je n’avais cependant pas osé sauter le pas… Tu me fais réaliser mon erreur, merci à toi 😉 A noter qu’on ne pouvait attendre que le meilleur du co-auteur de Figurec 🙂

    • Nikolavitch  

      l’auteur tout court : Figurec, au départ, c’est un roman (sorti chez Gallimard, rien que ça, et totalement passé sous le radar) que DeMetter a adapté ensuite.

  • Présence  

    Quel plaisir de retrouver Zaï Zaï Zaï Zaï sur ce site. C’est avec ce titre que j’ai découvert Fabcaro il n’y a que quelques mois de cela. Un humour tout à fait dans mes goûts.

    Six cases dans la plupart des cas avec la quasi-copie de la première : autant ce dispositif m’horripile chez Bastien Vivès et ses recueils à thème (La famille, L’amour…), autant je l’ai beaucoup apprécié dans cet ouvrage.

    Chasse à dessinateur de bd, profession décrite comme en marge de la société lui permettant ainsi de mettre en évidence la précarité de cette profession : avec ma sensibilité, je n’ai pas pris cette remarque au premier degré, mais comme une exagération au diapason des autres exagérations. Je n’ai même pas pensé à y voir une allusion à toute l’intolérance, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie : pourtant maintenant que j’ai lu ton article, cela m’apparaît comme une évidence.

    Explorer la province française délaissant les sempiternelles métropoles bétonnées omniprésentes […] mettre également à l’honneur nos campagnes et les particularités régionales : ce n’est plus du Fabcaro là, c’est du Jean-Pierre Pernaut. :))

    Quand j’ai lu cet exil, j’ai pensé à une fuite de la métropole vers la province pour s’y dissimuler plus facilement.

    Cet article m’a mis le sourire aux lèvres, rien qu’en repensant à cette lecture, mais aussi grâce à ton analyse qui l’a enrichie. Merci.

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