Gifted Youngsters (The Umbrella Academy, la série télé)

The Umbrella Academy, la série télé

Un passage à l’oral retranscrit par JP NGUYEN et CYRILLE M

Un nouvel épisode du comic book Umbrella Academy est paru en juin 2025. Mais vous souvenez-vous de son adaptation en série télé ? JP Nguyen et Cyrille vous parlent des deux en même temps !

Une série qui aurait pu tout exploser © Dark Horse Entertainment

THE UMBRELLA ACADEMY est une série live produite par Dark Horse Entertainment, Netflix et Universal Cable Productions. Elle est distribuée par Netflix. Treize réalisateurs ont œuvré sur la création de Steve Blackman et Jeremy Slater. La première saison est sortie le 15 février 2019, la quatrième et ultime saison est sortie le 8 août 2024, ce qui élève le nombre total d’épisodes à trente-six. Merci encore aux sites Wikipedia, IMDb et Tunefind.

Pour parler de la série UMBRELLA ACADEMY, nous avons réuni d’autres jeunes surdoués pour les soumettre à un examen conduit par le Professeur Xavier ! Qui récoltera la meilleure appréciation : le comic book ou le show ? Et qui aura la meilleure note : Jean Grey ou Bobby Drake ?

Abritez-vous, il pleut des spoils !

Professeur X Très bien ! Refermez vos manuels ! Nous allons passer à l’exercice oral de critique d’une œuvre de la pop culture. N’oubliez pas qu’il compte coeff 5 pour l’obtention du diplôme de la Bruce’s School for Higher Reviewing.

Le sujet du jour est la UMBRELLA ACADEMY, à l’origine un comic book de 2007, écrit par Gerard Way et illustré par Gabriel Bá, qui a été adapté par Netflix en une série de quatre saisons entre 2019 et 2024. Je vous demande d’identifier et de commenter les différences entre les comics et la série. Un volontaire pour commencer ? Ah ! Très bien, à toi la parole, Robert !

Bobby Les livres, quand on touche en bas à droite, on peut tourner la page. Tandis que sur l’écran, l’image, elle bouge toute seule et pour aller ou revenir où on veut, il faut utiliser la télécommande ou les curseurs. Et puis, il y a pas les bulles, il faut mettre le son ou les sous-titres…

Pr X Hum, c’est un constat quelque peu élémentaire… Tu veux rajouter quelque chose, ma chère Jean ?

Jean Professeur, j’appuie totalement le propos de Bobby, il est important de rappeler les propriétés inhérentes à chaque médium car elles influent fortement sur la narration et les parti-pris visuels.

Pr X Elégante reformulation, jeune demoiselle, mais j’attends des éléments plus spécifiques à l’œuvre.

Deux médiums, deux ambiances© Dark Horse Entertainment

Hank L’univers visuel du comic book est assez exubérant et sa transposition sur écran s’est faite au prix de certaines concessions. Ainsi, par exemple, pris tout à fait au hasard, hum hum, la pilosité abondante et la stature hors-norme de Luther, alias Numéro 1, sont immédiatement perceptibles et impactants sur papier tandis qu’à l’écran, ces caractéristiques semblent édulcorées.

Si Pogo, le chimpanzé parlant, a pu être adapté, ce n’est pas le cas de certains ennemis délirants croisés dans le comic book, tel le zombie-robot de Gustave Eiffel ou la statue géante d’Abraham Lincoln. Nonobstant, si l’adaptation n’est pas aussi grandiloquente que la bande dessinée, elle réserve son lot de coquetteries visuelles, par exemple dans les scènes d’introduction, où le symbole du parapluie se révèle toujours sous une forme différente.

Le clin d’oeil visuel que l’on guette en début d’épisode © Dark Horse Entertainment

Scott Il y a également plus de diversité dans le casting télé alors que celui du comics est majoritairement blanc. Les changements ethniques ont plus de sens puisque les enfants Hargreeves sont nés un peu partout autour du globe : ils sont adoptés. Cependant, la production a également géré la transition de l’actrice interprétant Vanya et qui est devenue Victor dans la saison 3. Il y a eu une vraie volonté d’intégrer ce changement de manière organique (sic) dans l’histoire mais le résultat demeure quelque peu artificiel. Mais ce reproche peut s’étendre à l’ensemble de l’intrigue : les relations entre les personnages, et notamment leurs nombreuses disputes, semblent toujours un peu forcées, parce que le scénario nécessite qu’untel s’isole de l’équipe ou que d’autres fassent équipe pour aller explorer tel endroit. S’ils restaient soudés et communiquaient mieux ensemble, les saisons seraient bouclées en deux épisodes !

Logan Pas faux, Summers ! Ça va plus vite dans le comic book, à l’inverse des deux premières saisons. Mais regarde, la quatrième était rushée, et c’était pas le top non plus. Faut pas toujours chercher à conclure trop vite, elle t’en a pas parlé, Jean ?

Quelle agence ?© Dark Horse Entertainment

Piotr La série s’attarde sur le passé des personnages alors que le comic book ne fait que le relater. Elle dispose ainsi de plus de temps pour étoffer la caractérisation des personnages. Mais elle n’en profite pas toujours et certains sont moins soignés. Le camarade Luther se marie dans la saison 3 mais cela semble totalement oublié dans la saison 4, où son personnage devient de plus en plus idiot. Les grands costauds mériteraient d’être moins systématiquement tournés en ridicule.

Jean La série Netflix est terminée mais pas le comic book, le volume 4, Plan B, ayant démarré en juin 2025 et n’étant pas annoncé comme le dernier ! Chaque saison de la série télé correspond à un tome du comics : la première reprend les événements de La suite apocalyptique, la seconde de Dallas et la troisième s’inspire plus qu’elle ne retranscrit le troisième tome, Hôtel Oblivion. La quatrième saison est donc une création des auteurs de la série télé. Elle n’a que six épisodes, repart sur un nouveau statu quo (assez marrant d’ailleurs, ou déprimant, selon votre perception) mais conclut définitivement les aventures des membres de la Umbrella Academy et de leurs compagnes et compagnons, ennemi(e)s et ami(e)s.

Hank De mon point de vue, qui semble assez proche du consensus des spectateurs tel que collecté sur les sites de critiques, les deux premières saisons sont assez réussies. Las ! la troisième est totalement ratée malgré un bon début et si la quatrième retrouve l’esprit des débuts , elle possède trop peu d’épisodes pour être intègre et marquante. Cependant, le troisième comic book n’était pas non plus passionnant. Je l’ai pour ma part trouvé ampoulé et bancal. Le quatrième volume voit l’équipe reléguée au statut de “Plan B” pour laisser la place à la Sparrow Academy, une équipe en uniforme rouge qui ambitionne d’instaurer la paix par la force.

Les Sparrow : des têtes-à-claques sur papier comme sur écran © Dark Horse Entertainment

Jean La BD propose des personnages plutôt caricaturaux. Il importe de les identifier rapidement, tant le ton est clairement cartoonesque, que les événements s’enchaînent dans des planches pleines d’action. En cela, leurs motivations semblent basiques, et je n’ai pas réussi à m’attacher à eux, contrairement à la série télé ou leurs failles sont plus exposées, leur évolution et leurs agissements étant mieux amenées. Ce qui rend le show bien plus lent, avec parfois des longueurs.

Hank Hum, si la BD est plus rythmée, il faut rappeler que ses délais de publications sont en revanche plus longs. En presque vingt ans, il n’y aura eu que 4 volumes parus.

Bobby Je peux avoir un point bonus si je calcule le nombre moyen de pages produites par jour ?

Pr X Désolé Robert, ceci n’est pas une épreuve de mathématiques.

Scott Certains personnages ont été inventés pour la série, avec plus ou moins de bonheur. Lila, qui apparaît dans la saison 2, va tisser des liens forts avec deux membres de la famille Hargreaves et connaîtra une évolution intéressante. A contrario, les Suédois de la saison 2 ou le couple des Thibodeau dans la saison 4 sont des méchants reposant sur une apparence ou des tenues excentriques mais n’ont aucune épaisseur. L’angst que peuvent provoquer leurs premières apparitions se dissipe vite.

Logan Des personnages avec un seul gimmick cachant mal leur côté fadasse : tu t’es pas un peu senti solidaire, Summers ?

Scott Il y a suffisamment de personnages dans la série pour que chacun y trouve son compte. Toi, Logan, je suppose que tu as dû méchamment kiffer Numéro 5, non ? Vous avez la même personnalité d’assassin et vous faites la même taille !

Des ennemis souvent dérangés du bocal © Dark Horse Entertainment

Hank Allons, chers collègues calmez-vous ! La musique adoucissant les mœurs, je propose d’évoquer la bande originale de la série. Le morceau choisi pour une scène influe forcément sur les émotions, alors qu’aucune indication à ce sujet n’apparaît dans le comics. Chaque lecteur peut adopter la bande son qui lui convient, ce qui inclut le silence. Dans la série, malgré le manque de grands airs d’opéra, moult titres ont trouvé grâce à mes oreilles.

Scott Oui, les passages musicaux font quand même partie des réussites de la série, comme lorsque chaque membre de la fratrie se met à danser chacun de son côté sur I THINK WE’RE ALONE NOW dans la saison 1 ou lorsque les Umbrellas se confrontent aux Sparrows dans un duel imaginaire sur FOOTLOOSE. Les combats de Numéro 5 prennent une autre dimension avec ISTANBUL ou I WAS MADE FOR LOVING YOU.

Jean L’ensemble des comédiennes et comédiens de la série télé, en plus d’ajouter une dimension réaliste aux histoires, donne des interprétations inspirées des personnages. Je pense notamment à Robert Sheehan, déjà irrésistible dans MISFITS, qui joue un Klaus touchant, irritant et toujours drôle, mais aussi à Aidan Gallagher dans le rôle de Numéro 5, qui réussit à incarner un adolescent bien plus vieux qu’il n’en a l’air. Les autres ne sont pas en reste et de manière générale, la série est plus marrante que la bd.

Pr X Fort bien. J’ai pris des notes mentales et je vous communiquerai mon évaluation ultérieurement. Toutefois, il est plus que probable que certains d’entre vous auront besoin de remonter leur moyenne de Littérature Comparée. A cette fin, je vous donne un devoir écrit, à me rendre pour la semaine prochaine. Pour augmenter vos chances, je vous propose de choisir un sujet parmi les trois suivants :
1 – PREACHER : pourquoi la série TV est-elle supérieure au comicbook ?
2 – DAREDEVIL par Netflix/Disney : oeuvre Stendhalienne ou Balzacienne ?
3 – STRANGER THINGS : expliquez l’absence de Stephen Strange et Benjamin Grimm

Le trailer de la saison 1


23 comments

  • Bruno. ;)  

    Hé ben complètement raccord avec l’ensemble des avis des X-Men OUARFF !

    J’ai beaucoup aimé la première saison ; beaucoup moins la seconde et me suis donc arrêté là : les personnages m’ont semblé délavés (?!) et leurs avatars m’ont moins intrigué. Peut-être re-essaierais-je un jour, histoire de. En même temps, l’intensité scénaristique des débuts est difficile à renouveler, au delà même de sa dimension apocalyptique. Surtout (si je me souviens bien ?!), ça manquait fortement d’un peu d’humour ; une des principales qualités de la première mouture, d’autant plus remarquable dans ce contexte originel de catastrophe imminente.

    La beauté générale du truc est la première chose qui m’a frappé, en tant que simple spectateur : du soin apporté à l’image (la photographie, diront les pros) à la mise en scène, j’ai pris un pied pas possible au déroulé de cette fable ; condensé de tout un tas de gimmicks typiques du Comic-Book de Super-Héros. « L’esprit » du genre est parfaitement rendu, depuis son réalisme de façade au spectaculaire de ses visuels, en passant par un humour décalé vraiment très bien amené : on navigue en eaux familières -voir carrément familiales pour certains d’entre nous (les plus atteints !).
    Les parti-pris nécessaires à cette adaptation Télévisée ne m’ont en aucun cas gêné : la réinvention complète du concept (un poil foutraque, mais très inventif) de Gérard Way et Gabriel Bá par Steve Blackman (et ses collègues, je suppose ?!) est brillante dans sa synthétisation, cumulant un maximum d’accroches extrêmement séduisantes, autant affectives que scénaristiques, en un minimum de temps d’exposition, le tout offrant un visionnage d’une fluidité exemplaire, bien loin des à-coups narratifs du Comic Book -ces derniers n’en souffrant aucunement, d’ailleurs, la lecture du médium papier y puisant un dynamisme d’autant plus décuplé.

    … Mais alors, ce casting !
    Juste extraordinaire : tous extrêmement bien définis, reconnaissables immédiatement sans trop de caricature -pour qui est habitué aux Super-Héros de Comics, s’entend !-, et tous dotés d’une présence assez remarquable, que ce soit dû à l’acteur lui-même ou au personnage qu’il incarne. Bien sûr, Robert Michael Sheehan prend beaucoup « d’espace », rejouant exactement (les addictions en plus !) l’insupportable casse-bombons Nathan Young, de la série Misfits ; mais Elliot (alors Helen) Page est juste pile-poil dans son rôle (flippante et dépressive), et David Castañeda est profondément émouvant (mais je ne suis pas objectif : il possède le même regard que Forest Whitaker, dont je suis énamouré depuis toujours…).
    Mais surtout (surtout !), ce duo de psychopathes meurtriers, en moches costumes de tergal, dont les caractères respectifs s’opposent si radicalement, la psycho-rigidité de l’un faisant rayonner l’autre d’une humanité si bien incarnée -magnifique prestation de Cameron Britton 😍 !!- que je pense avoir suivi la saison suivante avec bien moins d’entrain aussi parce qu’il n’y était plus ! Son histoire d’amour avec la vendeuse de beignets -là aussi : personnage et actrice (Sheila McCarthy) en parfaite adéquation- est une vraie ode à la liberté de choix -et particulièrement courageuse dans sa simplicité d’exposition, qui la rend tout simplement inévitablement crédible, car nécessaire. Un très grand moment. En sus, Avec Sha-Sha (Mary-J. Blige, raide comme un piquet -mais c’est le personnage !), ils assurent à eux deux quatre-vingt dix pour cent de l’humour de la série, Robert Michael Sheehan et Kate Walsh (inénarrable !) assurant le reste -j’exagère : Vanya et ses nounous, c’est hilarant…
    Et si les titres Pop qui égrènent les épisodes offrent effectivement une proximité bien sympathique aux avatars de cette famille recomposée, j’avoue avoir particulièrement apprécié que l’affrontement final se déroule au son d’un orchestre symphonique, jouant une magnifique création de Jeff Russo pour la série.
    Une adaptation loin du ton de l’original, mais une adaptation de luxe, en tous cas.

    • Jyrille  

      Merci beaucoup Bruno pour le retour et cette belle analyse ! Je suis d’accord avec tout ce que tu dis (sauf que dans Misfits, c’est vraiment le personnage de Sheehan que je préférais), y compris sur le dynamisme du comics, inatteignable en vidéo.

      • Bruno. ;)  

        De rien : c’était très rigolo à lire (j’avais leurs personnages en tête, répondant à Xavier : je dois être vraiment atteint…).

        En VO, avec le gag récurent du télescopage des accents, la série Misfits mérite franchement le re-visionnage, ne serait-ce même que pour ça.

  • Jyrille  

    Je pense me refaire et finir MISFITS un jour, même si je sais que la qualité baisse après la saison 2 et le départ de Sheehan, car je me suis arrêté en saison 3. Tu as raison, la VO est obligatoire tant les acteurs jouent beaucoup de leur accent.

    Merci pour le mot gentil, mais c’est surtout JP qui est moteur et l’auteur de toutes ces vannes irrésistibles. Il a été assez patient pour m’attendre pendant des mois alors que je bloquais complètement sur l’écriture, son talent m’a permis de rebondir ! Merci à lui.

  • JB  

    Bel échange dans cette classe, merci aux étudiants pour leur participation (j’espère que Bobby aura fini au coin avec un bonnet d’âne) ! Mais si j’ai relativement apprécié la saison 1, j’ai laissé tombé la suite. A cause d’une impression que j’ai eu dès le tout premier épisode de la série : une envie très forte d’être un nouveau LEGION (Le prof X devrait fort peu apprécier qu’on lorgne ainsi sur la copie de son gosse 🙂
    Peu convaincu au début par le jeu d’Elliot Page, mais son côté amorphe s’explique au court de la saison. Mais les mésaventures du groupe dans le passé, bof bof, j’attendais presque un remake de LEGION QUEST là aussi !

    • Jyrille  

      Merci pour ton retour JB ! Pour avoir vu les deux séries (LEGION et UMBRELLA ACADEMY), je les trouve très différentes, je n’ai pas eu la même impression que toi. Je ne connais pas LEGION QUEST mais comme dit dans l’article, la saison 2 se base intégralement sur le second TPB, où les personnages remontent le temps jusqu’à l’assassinat de JFK. Je ne peux que t’encourager à regarder au moins la seconde saison qui est très réussie mais qui en effet ne décolle pas tout de suite.

      • JB  

        Pour Légion, c’est peut-être une proximité de visionnage, mais les danses dans le premier épisode m’ont probablement poussé à la comparaison.

  • Ludovic  

    Je n’ai pas lu le comic book ni vu la série mais ce processus que tu décris dans la transposition et l’adaptation qui consiste notamment par le recours au flash back de combler les trous de l’intrigue au risque de dilater la narration voire de rallonger artificiellement la durée est un procédé qu’on peut identifier dans pas mal de séries modernes, il me semble. Je ne sais pas si c’est particulièrement le cas dans UMBRELLA ACADEMY mais c’est quelque chose qui m’a souvent ennuyé et a contribué à ma lassitude progressive vis à vis de certaines séries télé.

    • Jyrille  

      Merci pour ton retour Ludovic ! Pour ce qui est des flashbacks, beaucoup de séries en usent mais depuis longtemps selon moi. C’était déjà le cas dans Buffy, dans Mad Men, Lost, sans doute même les Sopranos. Pour moi ce n’est pas rallonger la sauce : si c’est bien fait, cela fait partie de l’intrigue, cela éclaire le présent, et parfois cela permet de dénouer des mystères, cela fait donc partie de la narration.

      Dans le cas présent, ce sont la plupart du temps des ajouts par rapport aux comics, mais pas toujours. Ils sont pour ma part bienvenus car ils approfondissent les personnages, ce que le comics ne fait pas énormément dans le cas d’Umbrella Academy.

  • JP Nguyen  

    Merci Bruno, JB et Ludovic pour la lecture et vos retours.
    Et big thanks à Big C pour un nouveau teamup avec ma pomme, où j’ai eu plaisir à écrire les voix des X-Men en me moquant de Bobby Drake, l’un des chouchous du Boss.

    • Jyrille  

      Merci à toi Little Jay ! J’ai adoré relire cet article, même si je ne connais pas aussi bien les protagonistes que vous 🙂

  • Bruce Lit  

    4 volumes en 20 ans… Ben Way est pas pressé de raconter son histoire…
    Et je me rappelle voir vu la première saison lorsque j’ai commencé Netflix pendant le COVID. Je n’en garde qu’un souvenir assez brumeux de personnages assez arrogants et têtes à claques qui m’ont assez vite indifféré. Je passe donc sans regrets, rien de ce qui étant décrit ici ne me poussant à transcender mes réserves déjà existantes pour les comics et le show live. C’était bien parti car à l’époque j’avais de bons à priori, Ellen Page avait interprété une Kitty Pryde que j’aimais bien au cinoche.
    Je constate enfin que le Bobby Drake de cet article frôle la débilité mentale ce qui vaudra aux auteurs de la review un blame de la Bruce’s School for Higher Reviewing.

    • JP Nguyen  

      Et quel est l’avis du Directeur Bruce sur les sujets de rattrapage proposés en fin d’article ?

      • Bruce Lit  

        S’il ne disposait pas déjà de Sentinelles, le Directeur Bruce enverrait l’ICE aux deux voyous qui ont signé cet article.

  • Présence  

    Un exercice en littérature comparée, ou plutôt en transmédia, de haut vol, avec humour et mise en abîme par le regard de mutants sur d’autres individus eux-mêmes disposant d’un petit (ou d’un gros) truc en plus.

    L’univers visuel du comic book est assez exubérant et sa transposition sur écran s’est faite au prix de certaines concessions : ce constat en ouverture établit sans conteste possible à quel point il s’agit de deux médias différents, chacun avec leurs règles propres. En particulier ce que vous évoquez, à savoir la musique et la personnalité propre des acteurs.

    • Jyrille  

      Merci Présence ! Je ne sais plus si tu avais lu les comics ?

      • Présence  

        Je ne n’avais pas eu l’occasion de lire cette série, trop d’offres pas assez temps.

        • Jyrille  

          N’hésite pas à revenir si cela change !

  • Fletcher Arrowsmith  

    Hello les Hazel et Cha-Cha de la Bruce Academy.

    Je fais l’exercice de la comparaison (comics vol1 et première saison) pour Top Comics il y a quelques années.

    Pour faire court : pas aimé du tout la série Netflix. J’y ai vu tout ce que je déteste dans une adaptation (même si il y a une volonté de bien faire contrairement à d’autre), avec le formatage Netflix et la tentative de lavage de cerveaux pour avoir une hype ‘putain c’est de la bombe de balle le truc sur les parapluies, surtout à la télé car lire c’est pour les nazes, un chef d’oeuvre, une oeuvre culte, un instant classique ».

    Vous pointez bien les différences et les errements des 2 formats. Pour la petite histoire j’ai revendu mes 3 tomes Delcourt, las d’attendre les suites et un troisième volume (Hôtel Oblivion) très décevant. Cela m’a fait penser à LOST. Le premier volume du comics promettait beaucoup, avec plein de pistes, de non dots à explorer pour finalement rien résoudre du tout, une forme de roue libre.

    Finalement les plus rock’n roll et déjantés sont les auteurs de cet article très inspirés, même si j’ai quand même eu l’impression de revivre le cauchemars des X-Men de Bendis avec tant de dialogues et de X-Men décérébrés. Bring back my Iceman (et ma Kitty Pryde superbement interprétée par Elliot Paige)

    • Jyrille  

      Merci Fletcher pour le retour ! Est-ce que tu as un lien pour ton article s’il te plaît ?

      Je ne suis pas du tout d’accord avec toi sur le formatage Netflix. Comment peux-tu affirmer que ceci est leur volonté ? : « la tentative de lavage de cerveaux pour avoir une hype ‘putain c’est de la bombe de balle le truc sur les parapluies, surtout à la télé car lire c’est pour les nazes, un chef d’oeuvre, une oeuvre culte, un instant classique » »

      Merci pour les compliments 😉

      • Fletcher Arrowsmith  

        Le lien : https://topcomics.fr/umbrella-academy-11-differences-entre-le-comics-et-la-serie-netflix

        Sur mon commentaire en effet très acide (c’est volontaire), je trouve ce type de produit stéréotypé en plus d’être trop long (c’est ce que j’appelle le formatage Netflix mais on peut le remplacer par une autre plateforme).

        Maintenant quand je vois le nombre de film ou série (beaucoup moins maintenant) que je regarde en travaillant à côté ou pour me laver le cerveau qui sont nuls ou juste passables je serais gonflé d’accuser le public, dont je fais finalement parti. Umbrella Academy a tout pour plaire mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est passable et faussement ambitieux.

        Je ne pense pas que ce type d’oeuvre (comics) soit fait pour être adapté.

        • Jyrille  

          Merci pour le lien ! J’ai lu ton article et je suis globalement d’accord avec toi, mais tu donnes une égalité parfaite entre les deux médiums. Tu pointes notamment le fait que certains personnages y dont mieux développés.

          Je trouve que ce fut une très bonne idée de l’adapter, et même de lui proposer une fin en bonne et due forme, même si elle n’est pas très originale. Ca permet de faire connaître des comics moins mis en avant, le grand public a peut-être ainsi vu qu’il n’y avait pas que Spider-Man et Batman dans les comics. Et j’ai vraiment passé d’excellents moments devant, elle n’est pas si longue, les acteurs sont bons et il y a pas mal de moyens.

  • Bruno. ;)  

    Deux commentaires qui saluent l’incarnation de Kitty Pryde par Elliot Page… J’ai trouvé que le personnage était vraiment ré-interprété très loin du Comic, nonobstant la prestation de l’acteur, pas inintéressante. Mutante originellement plutôt positive/naïve et punchy, je ne l’ai pas du tout reconnue.
    … En même temps, le couple formé par l’austère/glacée Famke Jansen et le solaire/trop mignon James Marsden inversait grave déjà les valeurs des deux X-Men originels ; alors Kitty, ça n’est pas trop dommageable.

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