Il n’est jamais trop tard (Prince of Persia)

Prince of Persia, les sables du temps de Mike Newell

Un article de MATTIE-BOY

@Disney Pictures

Aujourd’hui je vous propose un article sur le film PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS de Mike Newell, produit par Disney et sorti en 2010.

Eh oui, vous voyez bien cette affiche et vous voyez bien ma note. Et peut-être êtes-vous perplexes. J’ai moi-même évité ce film pendant 10 ans, persuadé que c’était une bouse intersidérale. Après tout, il s’agit d’une adaptation en film d’un jeu-vidéo. Et les adaptations réussies de jeux-vidéo se comptent sur les doigts d’une main…de serpent. Seulement voilà, j’ai finalement visionné le film en trouvant le blu-ray à 2€. Et…à ma grande surprise, c’était plutôt pas mal.

Alors déjà faisons le point. A la base, PRINCE OF PERSIA est une série de jeux-vidéo. Le premier est très ancien et date de 1989. Il s’agissait d’un jeu de plateformes en 2D dans lequel on contrôlait un prince de Perse adepte des acrobaties évoluant à travers des décors des 1001 nuits. Ce jeu a beaucoup vieilli et seuls les grands adeptes de retro gaming s’amusent encore dessus de nos jours, mais la saga a eu droit à un reboot signé Ubisoft au début des années 2000, justement avec PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DE TEMPS en 2003 qui proposait une nouvelle histoire dans laquelle le prince, suite à une tragédie ayant couté la vie à son père, entrait en possession d’une dague magique avec un réservoir de sable contenant une partie des mythiques sables du temps.

Cette dague permettait de revenir dans le temps quelques secondes, et c’était une mécanique de jeu très bien pensée. Vous faites une chute ou vous vous prenez un coup d’épée dans la gueule ? Vous pouvez faire « arrière rapide » pour remonter le temps de 3 ou 4 secondes pour réparer votre erreur. Evidemment il fallait régulièrement recharger la dague, le pouvoir n’étant pas infini (cela rendrait le jeu trop simple.) Les acrobaties du prince avaient été modernisées grâce à un gameplay en 3D permettant de courir sur les murs ou s’accrocher à toutes sortes de corniches (l’ancêtre des jeux ASSASSINS’S CREED dont la licence chez le même éditeur Ubisoft débutera en 2007.) Un peu comme si notre prince de Perse était un Daredevil des 1001 nuits.

Le jeu à l’origine du film

L’histoire nous faisait croiser la route de Farah, une princesse d’un royaume ennemi que le peuple du prince venait de vaincre. Et malgré son animosité envers notre héros, Farah finissait par devenir le love interest du prince. Car tous les évènements de l’histoire (dont la bataille ayant conduit à la défaite du peuple de Farah) avaient été orchestré par un traître, le diabolique vizir conseiller du père de Farah (très semblable à Jafar d’ALADDIN.) Ce dernier convoitait bien sûr le pouvoir ainsi que la dague du temps. Et le but du jeu était de trouver le sablier du temps pour remonter bien plus loin en arrière, afin d’annuler toute la tragédie qui a frappé les deux peuples. Les ennemis que l’on croisait étaient majoritairement des manifestations maléfiques de forme humaine faites de sable magique ou des humains transformés, une conséquence de la malédiction liée à l’utilisation des sables du temps.

Pourquoi est-ce que j’explique tout cela ? Pour aborder la question de l’adaptation fidèle. Dans le cas présent, le film ne suit pas la trame du jeu. Mais selon moi, c’est pour le mieux. Si le héros avait passé son temps à remonter dans le temps pour combattre des créatures de sable, ç’aurait été la foire aux CGI dégueulasses. Ce qui marche en jeu-vidéo (un medium qui est de base en images de synthèse) ne marchera pas forcément en film avec de vrais acteurs. Ensuite dans le jeu on évolue souvent seul. Dans un film, ça peut être ennuyeux. Donc il fallait bien changer la trame pour proposer des personnages secondaires.

Le film réécrit donc l’histoire pour l’adapter à son médium, et aussi surprenant que ça puisse paraître, LES SABLES DU TEMPS est tout ce que le remake du CHOC DES TITANS n’est pas : c’est-à-dire un film avec une âme, un parfum d’aventure et d’exotisme avec beaucoup de retenue. Oui, oui, beaucoup de retenue. Pas de CGI dans tous les sens, au final peu de manifestations des sables du temps (honnêtement il doit y avoir 20min de trucs surnaturels.) C’est surtout une histoire de trahison et de quête initiatique. Là où LE CHOC DES TITANS version 2010 ressemblait à un jeu-vidéo mal foutu plein d’effets racoleurs nuls et de costumes en carton (ou en aluminium), PRINCE OF PERSIA réussit à être un divertissement exotique convaincant.

Le trailer du film…qui montre quasiment tous les passages surnaturels évidemment.

Quel est le pitch du film alors ? Il reprend tout de même des éléments du jeu. Le prince, qui ici se nomme Dastan, a été adopté par le roi de Nasaf et est devenu le frère de deux autres princes. A l’âge adulte, ils attaquent la ville d’Alamut qui forgerait soi-disant des armes pour le compte des ennemis de Nasaf. En réalité, le peuple d’Alamut est innocent mais il garde un trésor (la fameuse dague du temps) dont souhaite s’emparer quelqu’un à la cour de Nasaf. La princesse (ici nommée Tamina) est faite prisonnière et la dague récupérée par Dastan.

Ensuite, quelqu’un trahit et assassine le roi. Dastan est accusé du meurtre de son père. On imagine un bon moment que le vrai coupable est un de ses frères, mais il s’avérera qu’il s’agit de l’oncle du prince (le vizir en gros) qui a tout orchestré en manipulant ses neveux. Dastan fuit avec la princesse et va tout faire pour empêcher la dague de tomber entre les mains de son oncle qui espère remonter longtemps dans le temps avant la naissance de ses neveux pour être le seul prétendant au trône. Au fil de leur périple, Dastan et la princesse vont évidemment se rapprocher alors que ça semblait mal barré à la base, les deux passant leur temps à se chamailler (mais c’est un schéma classique du couple de protagonistes dans les films d’aventures.)

Première utilisation des sables du temps, et début houleux de relation entre le prince et la princesse

Alors bien sûr des puristes ont râlé que le prince n’est pas censé avoir de nom car on ne le connait pas dans le jeu (sans déconner ? Quelle plainte débile…ils sont censé s’adresser à lui comment dans un film ? Dans le jeu on évolue seul donc on peut s’amuser à garder le mystère sur un prénom mais dans un film ce n’est pas évident.) La princesse n’a pas non plus le même nom, le vizir n’est pas censé être l’oncle du prince, il y a peu d’ennemis surnaturels (surtout des combats entre des soldats ou assassins humains), et bla bla bla. Toutes ces plaintes sont aberrantes selon moi car il ne s’agit que de changement pour mieux coller au médium du cinéma (bon sauf le changement des noms des persos…mais franchement on s’en tape non ?) Est-ce que j’avais envie de voir une foire aux CGI avec des combats contre des hommes-sables ? Non. Ça passe très bien en jeu, ou même en dessin animé. En film si on veut conserver un peu de réalisme, il faut faire preuve de retenue. Certes on parle d’un film fantastique, mais dès l’instant où de vrais acteurs jouent dans un film, ça ancre davantage l’œuvre dans la réalité, qu’on le veuille ou non. Du coup si tout est en CGI autour d’eux, ça ne va plus, et autant faire un film d’animation en 3D.

Franchement, en termes d’adaptation je n’ai aucune plainte à formuler. La fin du film est même très similaire à celle du jeu et pour moi respecte complètement le matériau de base, même si des noms ou des évènements ont été changé.

Pour l’aspect surnaturel de l’histoire, le film a la bonne idée de ménager ses effets tout le long. Il doit y avoir à peine 3 ou 4 utilisations des sables du temps dans tout le film. L’accent n’est pas du tout mis sur l’esbroufe des effets spéciaux. Et ça a du sens puisque le réservoir de sable magique de la dague est limité. Il n’est pas possible de s’en servir à volonté. Le film attend la fin pour se montrer plus spectaculaire, évitant ainsi de nous lasser avec du grand n’importe quoi permanent. Les ennemis les plus surnaturels du film sont un clan d’assassins qui ont quelques vagues pouvoirs comme celui de commander à des serpents. C’est tout.

Découverte de la dague dans une scène d’action qui n’en fait pas trop

A ma grande surprise, mes craintes que ce film soit un foirage total ont été balayées. On est beaucoup plus proche d’un film exotique façon LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD ou ces films des 1001 nuits d’un autre temps que plus personne ne fait de nos jours. Certes il y a des acrobaties exagérées avec le prince qui saute de toit en toit, mais je trouve qu’ils n’en abusent pas non plus. On n’a pas l’impression d’être dans MATRIX. Cela fait écho aux prouesses acrobatiques du personnage des jeux sans le transformer en personnage de cartoon pour autant. Plutôt un héros acrobate comme dans les films de sabre chinois ou comme je le disais, un Daredevil des 1001 nuits. Quant aux personnages secondaires (comme les frères de Dastan ou le lanceur de couteaux Seso), ils sont pour la plupart réussis et ajoutent de la tension dramatique.

Alors ok, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre. Et si je consacre un article entier à ce film, ce n’est pas pour clamer que c’est un film extraordinaire. Mais plutôt pour réhabiliter un film qui a fait un flop et que beaucoup ont évité en se disant « c’est quoi ce machin ? » ou « houlà, une adaptation de jeu vidéo, ça va puer la merde. » On est plutôt dans la veine d’un PIRATES DES CARAIBES, un film d’aventures avec des défauts mais généreux et fun et qui peut très bien être visionné par quelqu’un n’ayant jamais entendu parler des jeux. Le film évite même les écueils des films PIRATES DES CARAIBES 2 et 3 dans lesquels les scènes d’action (parfois complètement inutiles) étaient étirées en longueur et redondantes dans des films de 2h30 à chaque fois. PRINCE OF PERSIA se montre plus sobre, et s’il dure certes 116 minutes malgré tout, le rythme est plus maitrisé avec une alternance bien dosée entre séquences d’action et moments intimistes.

La chambre du sablier

Alors bien sûr, il y a des clichés et des rebondissements convenus. On est en plein dans un type de films d’un autre temps et les codes du genre sont aussi d’un autre temps : le héros cool et sans peur, la demoiselle en détresse, les chamailleries du prince et de la princesse qui se détestent puis tombent amoureux, c’est du vu et revu. Ce sont les grosses ficelles hollywoodiennes. Mais cela peut aussi faire partie du charme de ce type de production. On n’en attend pas d’incroyables surprises, mais au moins quelque chose de prenant, de bien rythmé, d’efficace et qui ne sombre pas dans le n’importe quoi. Et à ce niveau, c’est plutôt réussi.

Les scènes d’action sont aussi d’une lisibilité toute relative (ce n’est pas chorégraphié par Yuen Woo-ping, ça c’est sûr…) et l’humour ne marche pas toujours (mais il se fait discret, contrairement à certains films du MCU qui en font des caisses.) Malgré ça, le film reste tout à fait recommandable dès lors qu’on aime le cinéma de fantasy/aventure. On pourra dire ce qu’on veut du producteur Jerry Bruckheimer, il a certes régulièrement produit de grosses bouses, mais il semble être attaché à ce type de cinéma que personne d’autre ne produit de nos jours (il y a certes eu la saga du SEIGNEUR DES ANNEAUX mais c’est limite une exception dans le paysage cinématographique portée à bouts de bras par un Peter Jackson passionné.)

Le casting est plutôt bon aussi avec un Jake Gyllenhaal pourtant peu habitué aux films d’action/aventure mais qui s’en sort bien dans le rôle d’un prince certes courageux mais aussi un peu maladroit et taquin (et donc sympathique.) Gemma Arterton illumine l’écran de sa beauté exotique dans le rôle de la princesse au caractère bien trempé, et le seul inconvénient de choisir Ben Kinglsley dans le rôle du vizir, c’est que même les néophytes sauront qu’il joue le méchant à l’avance (non franchement, quand a-t-il eu des rôles de gentil, lui ?) Mais c’est vrai que j’aurais davantage vu Ghassan Massoud dans le rôle du méchant vizir. Enfin, Alfred Molina joue le Sheik Amar, sans doute le personnage le plus léger du film qui apporte une touche d’humour plutôt bien dosée sans être lourdingue.

Alors oui, bien sûr, aucun de ces acteurs n’est arabe. Ça aussi, ça a fait râler les détracteurs du film. Bah écoutez…quand les iraniens feront ce genre de films, appelez-moi ! Sinbad aussi était joué par un américain en 1958. De quoi ? En 2010, on devrait avoir évolué ? Bah je ne suis pas certain que les acteurs iraniens se bousculent à Hollywood alors…faut bien faire avec ce qu’on a (mais je persiste : Ghassan Massoud dans le rôle du vizir aurait été convaincant, et il est syrien.)

Une scène efficace avec une utilisation pertinente du retour dans le temps

Les décors orientaux et la photographie du film sont également convaincants. Il y a certains plans avec effets numériques qui peuvent accuser leurs 10 ans d’âge mais comme le film fait preuve d’une retenue inhabituelle pour un blockbuster, ce n’est jamais vraiment gênant. D’autres plans sont par contre magnifiques, notamment ceux des immenses décors urbains construits pour le film. Les costumes très réussis contribuent également à donner au film ce parfum dépaysant et romanesque. La musique n’est pas inoubliable mais dispose tout de même quelques bons thèmes.

En bref, il faut accepter que c’est une production hollywoodienne aux codes de films d’aventure éculés faisant écho à de vieux films des années 1970 ou aux dessins animés familiaux Disney qui sont souvent bourrés de clichés aussi. Mais le genre du film exotique se fait très rare de nos jours, et encore plus rares sont les blockbusters qui savent faire preuve de sobriété, privilégiant les cascades à l’overdose d’effets spéciaux. Donc, film génial ? Certes non. Mais un divertissement très sympa qui surpasse pas mal de films du MCU, ça oui ! Et une adaptation de jeu-vidéo réussie, qui en conserve l’esprit et certains rebondissements majeurs (le début, la fin, la romance) sans devenir un cartoon ridicule.

23 comments

  • JP Nguyen  

    Je l’ai vu en VoD, il y a plusieurs années. Si je partage plutôt tes constats (ce n’est pas un machin aussi débile et agaçant que le remake du Choc des Titans), ce film n’a pas généré d’enthousiasme en moi. Je garde le souvenir d’une intrigue très prévisible et d’un héros un peu fade. Certains films du MCU m’ont procuré bien plus de fun…

    Je me souviens aussi du jeu vidéo, avec ses graphismes qui aujourd’hui piquent les yeux mais qui, à l’époque, se démarquaient par la qualité des mouvements.

    Je te rejoins à moitié sur « quand les Iraniens feront ce genre de films… »
    Parce que je suis d’accord que ces prods là ne sont pas trop possibles à ce jour dans des pays du Moyen-Orient. D’un autre côté, les castings sont aussi influencés par le côté « bankable » des acteurs. Et c’est un cercle vicieux, on dit que tel acteur de telle origine n’est pas assez populaire et on ne lui donne pas le premier rôle etc.
    Dans les années 50, on ne devait pas trouver des masses d’immigrés arabes aux States ayant suivi des cours de comédie. Dans les années 2000, c’était peut-être déjà autre chose.

    Imaginez que dans 100 ans, ce soit l’Asie ou l’Afrique qui aient acquis la domination culturelle, Napoléon, Jeanne D’Arc ou Asterix joués par des noirs ou des asiatiques, ce serait vachement chelou.
    Je sais que c’est un terrain miné mais, s’agissant d’un article de Matt, je voulais lui rendre justice en mettant mes deux euros cinquante de débat… 😉
    Peace.

  • Alchimistedu94  

    Je connaissais le jeu à l’époque sans pourtant y avoir joué.
    Le film est pas mal, le genre de film qui permets de passer un bon dimanche après-midi tranquille.
    J’ai bien aimé la prestation de Gyllenhall.

  • Tornado  

    Mon intérêt pour les jeux vidéos étant inversement proportionnel au tien, et si toi-même tu as été réticent dans l’idée que ça pouvait être « une adaptation débile d’un jeu-vidéo », imagine mon intérêt initial pour le film… 🙂

    Bon. Ton article me donne forcément envie de lui donner sa chance. Au cinéma, je suis toujours preneur d’un bon petit film fantastique/SF/aventures bien fun, divertissant sans être trop racoleur.
    Ben Kingsley a souvent joué les gentils. Au hasard LA LISTE DE SCHINDLER.

    • Matt  

      « si toi-même tu as été réticent dans l’idée que ça pouvait être « une adaptation débile d’un jeu-vidéo » »

      Oh bah je suis tout le temps réticent concernant les films tirés de jeux. 99% sont de la merde.
      Souvent conçus par des producteurs arrivistes qui se foutent des jeux vidéo, qui ne comprennent pas et qui essaient de plaire à l’idée qu’ils se font des joueurs.
      Il y a des armes dans Resident Evil ? Oh alors on va faire des films avec des ralentis et de l’action non-stop comme dans Matrix.
      Euh…sauf que ce sont des jeux d’horreur ou tu as très peu de munitions, ou ton personnage de déplace comme un camion, tu peux pas sauter, ni bouger rapidement, tu te sens super vulnérable et tu essaies de contourner les ennemis plus souvent que les tuer sinon t’as jamais assez de munitions pour gagner. Donc complètement à côté de la plaque le truc. Ces jeux s’inspiraient plutôt des films de Romero…

      Et pareil, même dans un jeu qui a des systèmes de ralentis à la Matix, c’est souvent utilisé pour aider le joueur à franchir des trucs très difficiles (genre plein d’ennemis qui t’arrivent dessus en même temps) Ce n’est pas « pour avoir l’air cool ». Donc parfois ces ralentis (qui sont une mécanique de gameplay) n’ont rien à foutre dans un film sans que ça rende le truc complètement beauf.
      L’important c’est de saisir l’essence, l’ambiance, plutôt que bêtement foutre des effets racoleurs partout.

  • Eddy Vanleffe  

    Alors je dis OUI! c’est un petit film, une bonne série B un peu comme La MOMIE, c’est un truc exotique et oriental à l’américaine.
    c’est un monde imaginaire en soi, un monde fantasmé depuis les CLÉOPÂTRE en noir et blanc qui n’existe que dans une poche fictive de l’esprit.
    il faut l’accepter sinon, ben…on ne va jamais au cinéma ou alors seulement pour regarder du Michael Moore.
    La représentation ethnique…j’e m’en BALLEK!!!!
    Omar Sharif a joué un général allemand, les films japonais de L’attaque des titans et Fullmetal Alchemist se passent dans une Europe toute relative… Ce qu’il faut c’est que le film soit cohérent dans son « univers ». un truc historique rigoureux qui présente un saint Louis noir, ça fait sortir du film, Un épisode de Doctor Who qui présente une future reine d’Angleterre noire aussi, qui s’appelle Victoria Why not?

    Je reviens sur Cléopâtre, le casting de Gal Gadot dans le rôle fait débat…mais devra-on prouver ADN a l’appui devoir faire parti des descendant de la reine antique pour pouvoir l’incarner?

    Tout comme des Han et Leia moderne, j’ai bien aimé ce couple qui n’arrête pas de s’enguirlander, c’est de l’aventure feelgood qui a en effet un parfum rétro dans ses intentions.

    tu as raison de parler de ce genre de petit film, ils sont bien agréables en fin de compte.
    Ma réserve est pour moi l’acteur principal qui traîne un air bovin en permanence dans tous ses films et je n’arrive pas à l’apprécier.

    • JB  

      Si j’étais vache, je te demanderais si, du coup, les libertés que prend la série « CURSED » passent bien 😉

      • Eddy Vanleffe  

        CURSED, j’ai trouvé ça con comme la mort mais pas son casting, plutôt pour son message qui consiste à fuir ses responsabilités et trahir tous ceux qui ont confiance en toi pour « suivre ta destinée » … Yeuch!

        • JB  

          Ah, l’individualisme primant sur le reste, on voit ça souvent ces temps-ci. Notamment cet idiot d’Iron Fist version Netflix (j’ai reçu un grand pouvoir pour protéger une cité mythique, mais après avoir vu un piaf, je repars chez moi avec cet héritage d’une ancienne civilisation qui m’avait adopté…)

          • Eddy Vanleffe  

            le pompon étant SABRINA en mode je fais ce que je veux et j’en ai rien à foutre et tant pis si ça provoque le chaos, des chagrins etc…
            affligeant à regarder!

      • Bruce lit  

        Tu es vache à cause de l’air bovin de Jack ? Je vois que l’article d’hier a laissé des traces….

        • Eddy Vanleffe  

          Je suis pourtant bon public et pas du genre à dire que tel ou tel acteur est nul à chier mais je ne suis jamais convaincu par Jake Gyllenhaal. je lui trouve un air « Droopy »… que ce soit dans Zodiac ou n’importe quoi où je l’ai vu….
          mais bon à part ça ce film est cool.

          Je vais affiner aussi ma perception du casting de CURSED, alors comme dans d’autres séries Netflix, on sent bien qu’on est dans un objet qui recase toute la grammaire de l’inclusivité et au forceps peu importe si le résultat ressemble à un gloubi boulga , c’est un peu aussi le problème de Bridgeton ou d’une série sur la guerre de Troie hilarante où la planète entière se retrouve représentée au moyen orient SAUF, des orientaux…
          C’est pour ça que je pense en terme de cohérence, parfois le récit s’en retrouve inchangé (Heimdall dans Thor), parfois on se dit… j’ai pas lu ça dans mon livre….

  • Bruce lit  

    Oh, c’est bien vu la comparaison avec DD.
    J’avais joué aux sables du temps avant d’y renoncer étant plus porté sur les jeux d’action / baston que sur les plates formes.
    Je n’ai jamais vu le film, l’assimilant comme tous les films de jeux de l’époque à un aimable nanar.
    Mais j’adore tellement Gemma Arterton que je suis prêt à voir tous ses films. Je me le note dans un coin.

    Un copié-coller d’un de nos lecteurs sur le mur FB :
    L’ une des (très rares ) adaptations videoludiques qui soit réussie, à mes yeux.
    Mais il y a de bonnes raisons à cela :
    Casting de vedettes qui s’amusent et transmettent leur plaisir à l’écran, réalisateur de talent (MIKE NEWELL) déjà rompu au film d’aventure (on lui doit l’adaptation de L’ODYSSEE DU PASSEUR D’AURORE de la saga NARNIA)et qui arrive à doser justement action et humour et, pour les fans du jeu (dont je suis), le plaisir d’en retrouver l’intrigue respectée et de voir, de la part de NEWELL et de son équipe (dont je sais que certains membres étaient payés pour jouer au jeu pendant le tournage) quelques jolis clins d’yeux de mise en scène rappelant que , à la base, PRINCE OF PERSIA: LES SABLES DU TEMPS est un jeu « de plateformes » (la scène de la traversée de la ville par les toits , entre autres) ou intégrant des séquences reprises directement des cinématiques du jeu;
    Le tout donnant un film d’aventures familial plus que satisfaisant

  • Présence  

    A la base, Prince of Persia est une série de jeux-vidéo. – J’ai même joué aux Sables du temps sur Game Advance.

    Il reprend tout de même des éléments du jeu. – Au-delà de cette formulation pince sans rie, j’ai bien aimé l’analyse de la pertinence des choix d’adaptation en fonction de ce qui fonctionne en cinéma, et de ce qui ne fonctionne pas.

    Certes il y a des acrobaties exagérées avec le prince qui saute de toit en toit […] cela fait écho aux prouesses acrobatiques du personnage des jeux sans le transformer en personnage de cartoon. – je me demandais s’il était possible de traduire cet élément vraiment très vidéoludique.

    Alors bien sûr, il y a des clichés et des rebondissements convenus. On est en plein dans un type de films d’un autre temps et les codes du genre sont aussi d’un autre temps […] une production hollywoodienne aux codes de films d’aventure éculés faisant écho à de vieux films des années 1970 ou aux dessins animés familiaux Disney : je me souviens que je regardais avec plaisir ce genre de films quand je les passais à mes enfants et que c’est un mode narratif que j’aime bien trouver de temps dans les comics également.

  • Jyrille  

    Je me souviens bien quand le film est sorti. J’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’une attraction Disney, comme Pirates des Caraïbes, mais je vois que je me trompe. En tout cas comme toi je l’ai bien soigneusement évité, et je ne l’ai toujours pas vu à ce jour.

    En regardant le trailer je suis un peu refroidi : les CGI et les ralentis ne me font pas trop plaisir. Par contre Gemma Arterton oui. J’aime bien Gyllenhaal en général. Et on voit bien les débuts de ASSASSIN’S CREED ! Impressionnant. Mais bon je te crois sur parole, ça peut être sympa. Je viens de me faire les trois Hobbit et j’ai souffert… tout comme le film adapté de Assassin’s Creed d’ailleurs, une honte intégrale.

    En parlant de personnage qui n’a pas de nom, j’en ai rencontré un récemment dans un film. Je me fais toujours avoir quand ça arrive, y compris dans les bds. C’est le cas par exemple avec le film GHOST WRITER avec Ewan McGregor.

    J’ai commencé à regarder ARCANE, adaptation animée de LEAGUE OF LEGENDS. Je n’ai jamais joué au jeu mais c’est du super boulot, très beau à regarder (même si j’ai sûrement vu mieux) avec une histoire prenante.

    C’est marrant que tu parles d’un film d’un autre temps alors qu’il n’a que 11 ans. Les choses ont en effet bien évolué depuis metoo et LA REINE DES NEIGES.

    Du MCU je viens également de voir ANT-MAN ET LA GUÊPE. J’aimais bien le premier malgré ses défauts, je trouve le second plus réussi. C’est clairement de la comédie tout du long, il y a même une sorte d’hommage à L’AVENTURE INTERIEURE.

    Merci Mattie en tout cas pour le tour d’horizon.

    • Eddy Vanleffe  

      moi j’ai revu le premier THOR, rétrospectivement, j’ai pleuré…. puis qu’à mi-chemin le MCU a décidé d’en faire un comic-relief avec des blagues à la con toutes les trente secondes et de le décrédibiliser au maximum…
      Ce premier film sans être une tuerie est très agréable et surtout très bien fait (même son humour d’ailleurs…)

    • Matt  

      « tout comme le film adapté de Assassin’s Creed d’ailleurs, une honte intégrale. »

      ça oui. Ce Prince of Persia est clairement mieux.

      ANT-MAN et la guêpe j’aime bien aussi. Sauf le comic relief qui se tait jamais là; Michael Pena. Pfiou…
      Mais les scènes d’action sont inventives et fun. La « méchante » pas mal.

      Mais bon il y a certains films du MCU comme les Thor, les Iron man, Captain machin, Panther trucs, j’en peux plus, j’abandonne au milieu.
      Je me suis bien plus amusé devant ce film.

      Oui il y a des ralentis discutables parfois, c’est pas un chef d’oeuvre. Mais c’est pas un nanar. C’est un film d’aventure, et qui n’en fait pas des tonnes et des tonnes jusqu’à écoeurement. Comme je le dis tous les passages surnaturels et CGI sont dans le trail quasiment. Quand c’est dilué sur 2h avec des scènes plus calmes dans de jolis décors, ça passe bien.

  • Surfer  

    J’ai dû voir ce film 2 ou 3 fois. Il passe souvent sur les chaînes de la TNT.
    C’est du bon divertissement. Le casting est top. Comme tu dis, les acteurs ont l’air de bien s’amuser en jouant dans ce film.
    Mon fils a beaucoup joué à PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DE TEMPS …
    Ce jeu a déjà 20 ans😧. Mon fils 22… !!!
    Mattie je ne te remercie pas. Ta chronique du jour m’a fait prendre un sacré coup de vieux 😩

    • Matt  

      Eh oh moi aussi tu crois quoi ? J’étais ado quand je jouais à ce jeu.^^

  • Matt  

    Merci pour vos retours (et celui du lecteur facebook)

    Je le répète, c’est pas un chef d’oeuvre non plus hein, mais un divertissement fun qui évite l’overdose des blockbusters actuels gavés à ras bord d’effets surnaturels, de CGI, de vannes nulles, etc.
    J’ai été agréablement surpris.
    Et c’est un type de cinéma qu’on ne voit plus.

  • Kaori  

    C’est un film que je n’ai jamais tenté de voir. Sur ma liste des films « ça doit être nul et chiant comme la mort ». Bon, ton article m’indique clairement le contraire et m’a donné envie de le voir. Ce que tu en dis me rappelle un peu INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT, avec Indy et l’actrice insupportable. Un film que j’ai dû voir une trentaine de fois quand j’étais ado. Bon, par contre, petit bémol, j’aurais aimé ne pas savoir qui était le vrai méchant ^^.

    Jake G un air bovin ? Bon, c’est sûr qu’il ne respire pas la joie de vivre… Mais c’est un acteur que je trouve excellent dans tous ses films. Au fait, vous avez vu ce qu’il se mange en ce moment parce que la chanteuse Taylor Swift a ressorti une chanson (version longue) qui raconte leur histoire ? (qui a duré quelques mois…). Le type fait sa promo sur Internet et se fait bashé par les fans de T. Swift…

    PS : Bruce ; j’étais sûre que l’argument « Gemma » te convaincrait de jeter un oeil 😉

    • Eddy Vanleffe  

      C’est là que je vois les le logiciel totalement différent d’analyse sur les films…
      Moi je me suis dit:
      « Tiens, ça va peut-être pas voler haut, mais ça va être fun! »
      c’est ce genre de réflexe qui va me faire regarder GODS OF EGYPT par exemple, (mauvais pioche) ou JOHN CARTER (long mais pas si mal…) ou même le dernier MUMMY (là encore pas si mal, même si on est dans le syncrétisme hollywoodien le plus débridé avec ses templiers médiévaux gardien d’une momie égyptienne antique…bon!!!) ou encore le très très très débile RED NOTICE

      • Kaori  

        J’ai tendance à m’endormir devant ce genre de films… quand c’est action/action ou méchant/action. Seul le film avec Emily Blunt et The Rock m’avait vraiment bien plu, JUNGLE CRUISE.

  • midnighter  

    j’ avais beaucoup apprécié le coté hollywood à l’ ancienne mais j’ ai pas compris pourquoi les bastons était filmée à la  » shaky cam  » très en vogue à l’ époque des Jason Bourne . Déjà que ça me saoule en temps normal les trois-quart du temps, je ne vois pas bien l’ interet

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