Propos recueillis par BRUCE LIT
https://radionorine.com/podcast/canal-bruce-jean-pierre-dionnet

Un jour, je voudrais publier l’intégralité de mes interviews chez un éditeur ; Bruce Lit ne durera pas toujours (je ne me vois pas payer un abonnement OVH toute ma vie) et je commence à avoir un sacré tableau de chasse des grands noms de la BD. J’y pense depuis des années mais ne trouve ni le temps ni d’éditeurs chevronnés pour y réfléchir sérieusement.
C’est aussi l’envie de raconter les coulisses de mes rencontres avec Frank Miller, Garth Ennis, Rosinski, Larcenet, John Romita Jr, Druillet et… Je repousse sans arrêt le truc à Luego, mais là, j’avais quand même très envie de partager le backstage avec Dionnet qui a fait le déplacement (!) pour une interview sur Radionorine.
Au fil des années, une camaraderie s’est installée entre nous : Druillet m’appelle pour me donner de ses nouvelles (!?), j’appelle Dionnet pour donner des nouvelles de Druillet (???) et il n’est pas rare que, parfois, au bureau j’entende mon téléphone : « Allo, c’est Jean-Pierre ! ça va ? » Bref.
Dionnet sort de son Uber à 18h20, 10 minutes avant le direct. Il est toujours très élégant et se prête volontiers à une session photo avec Olivier Juin, Anouar et Fred, les malfrats de Radionorine.

Avant d’entrer en studio, j’envoie un texto au compadre Samuel Péquignot (photo de droite) que je sais amoureux du bonhomme : »tu as une heure pour rappliquer mec, si tu veux faire signer tes albums et rencontrer ton idole ».
L’interview commence et je balance mes questions à la poubelle : le Dionnet, je commence à le connaître, on discute avec lui, on ne l’interviewe pas. Ca part dans tous les sens, ça digresse mais le vieux lion retombe toujours sur ses pattes. Il est dur d’oreille, marche tout doucement (il est enrhumé), mais la mémoire est là et le jeune homme en lui vous placarde avec cet oeil rempli de malice et de tendresse à chaque fois qu’on se regarde.
Pendant l’émission, on parle Brando avec qui il a passé une semaine, Gainsbourg avec qui il célébrait le nouvel an mais aussi de Michaël Sanlaville dont on ne cesse de vous chanter les louanges sur Bruce Lit et, c’est un fait : à 78 ans, Dionnet est tout sauf un vieux con, on parle de Bowie avec qui il a ce point commun : toujours rester dans le coup et s’intéresser à ce qui sort.
L’interview se termine : il est content, on a parlé de tout sauf de Métal Hurlant dont il estime avoir fait le tour.
Samuel vient d’arriver : le gars mesure près de deux mètres quand Jean-Pierre ne dépasse pas 1m60. S’ensuit cette photo quasi TWIN PEAKS entre le géant et um…le nain qui danse et parle à l’envers.

« Tu prends un verre Jean-Pierre ? »
« Volontiers! »
En descendant les remparts moyenâgeux de Conflans-Sainte-Honorine Nous voilà donc en route pour le Bijou Bar où Dionnet va picorer tandis que nous dévorons encore des souvenirs : Olivia de Havilland, sa voisine du haut qui tape des talons à cause de sa musique trop forte, Goldman qui voulait faire un sex-machine avec lui, ses rencontres avec Richard Widmark, des projets avortés avec Tarantino, sa détestation de THE WALL (snif…), et puis de ses relations avec Ardisson, Manœuvre…
Mine de rien, il est 23h00 et ça fait…6h que l’on discute ensemble ! Ce songe d’une nuit d’été s’achève lorsque Sammuel propose de raccompagner son héros en voiture chez lui ! Vous imaginez le truc?!
Je rentre chez moi euphorique et…sonne le téléphone : c’est le Ravage Club, mon duo français préféré du moment tout content de savoir que j’ai diffusé sur CANAL BRUCE leur dernier single, DINGOGO en présence du maître qui tapait du pied.

Toute cette magie, cette allégresse vous la retrouvez sur ces photos et bien entendu le Podcast de l’émission : https://radionorine.com/podcast/canal-bruce-jean-pierre-dionnet
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Et même que Nikolavitch, il fait rien que de me copier ! …


Merci pour le lien vers l’interview.
J’avoue que Dionnet, Manoeuvre, Druillet, Métal Hurlant, je connais très mal, c’est pas ma culture, c’est pas mon histoire. Je pense qu’en matière de culture, on a besoin de passeurs pour aider à se forger un goût mais ils ne furent pas les miens.
J’écouterai donc ça avec intérêt.
Je ne suis pas le plus grand connaisseur de METAL HURLANT non plus. Mon Dionnet à moi est celui du cinéma de quartier sur C+.
JՎcoute l Ȏmission.
Dionnet cause, cause, cause et je me rends compte que rien de ce qu’il dit ne m’intéresse.
Pas pour moi.
Mon interview est spontanée et très égoïste : je suis allé chercher Dionnet sur des sujets que je rêvais d’entendre : sa relation avec Gainsbourg et Brando, notamment.
Hello.
comme Zen Arcade, tout ce qui tourne autour de METAL HURLANT et de JP DIONNET m’est inconnu, sauf pour ma culture perso.
Je connais simplement leur importance et ce qu’ils ont tous apporté. J’écouterais à l’occasion avec plaisir cette interview.
le Dionnet, je commence à le connaître, on discute avec lui, on ne l’interviewe pas. j’adore.
C’est une des phrases chocs et cultes que je retiendrais de cette saison de BruceLit. Magnifique conclusion rock du boss.
Merci pour le compliment Fletchie. Tu n’as pas démérité non plus pendant toute cette saison.
Il faut que j’écoute ce podcast. Mais j’ai un souci : comme pour les autres podcasts qui ne sont pas sur Spotify, je galère à les lancer en voiture. Il faut que je me penche sur ça.
Décidément, ce n’est pas ta semaine 😉
J’ai finalement réussi par écouter. Ce n’est vraiment pas pratique, lorsque l’appli passe par le téléphone uniquement, surtout que celle-ci n’est pas optimisée pour retrouver facilement où on en était etc… Mais ce ne sont que des détails.
J’ai beaucoup aimé écouter Dionnet, car en effet, il parle, vous le laissez faire, pas besoin de questions. C’est très touchant d’entendre ce monsieur raconter son passé et ses anecdotes. Je ne savais pas que Canal Bruce était en hommage à Dionnet, c’est bien vu. Je suis très heureux qu’il cite la bd de Salanville (TUNNELS) et la série SUGAR (saison 2 en cours), j’aimerais avoir autant de lucidité si jamais j’atteignais son âge.
Par contre je ne connaissais pas cette reprise de Gainsbourg par Starshooter (jamais écouté ce groupe, ni Kent d’ailleurs) et j’ai trouvé ça très mauvais. J’avais totalement oublié le morceau de Dennis Twist et la nouveauté Ravage Club est sympa.
Merci Cyrille pour cette écoute minutieuse et attentive. Je fais remonter pour le menu du Podcast.
La reprise Starshooter est sympathique : elle rappelle les accointances de la scène rock française de l’époque avec Gainsbourg. En coulisses, Dionet était très content de réécouter la chanson de Dennis Twist.
Très belle chronique d’interview : touchante et humaine.
Publier l’intégralité de mes interviews chez un éditeur : beau projet, je te souhaite qu’il se réalise.
Le Dionnet […], on discute avec lui, on ne l’interviewe pas : moi aussi, j’ai beaucoup aimé cette formulation.
C’est tellement la classe, quelle chance ! je vais écouter ça !!!!