Le gang des barbares (17 ans)

17 ans, une chronique du mal de Seiji Fuji et Yoji Kamata

Un article de BRUCE LIT

VO : Futabasha

VF : NaBan

L’histoire d’amour entre deux soeurs.
©NaBan

17 ANS est une histoire complète en 4 tomes parue en 2004 au Japon et éditée en VF en 2021. Illustrée par Yoji Kamata, ce scénario de Seiji Fuiji est -très- librement inspiré du drame qui bouleversa le Japon en 1989. Une étudiante nommée Junko Furuta avait été enlevée, séquestrée, torturée, violée et assassinée d’une manière si abominable que ce Seinen en édulcore une bonne partie pour ne pas en rendre la lecture insoutenable.

17 ANS choisit de prendre des libertés avec l’affaire Furuta. Les tortures et les jeux sadiques de ses ravisseurs n’apparaissent quasiment jamais à l’image. La fin qui voit cette pauvre adolescente massacrée change également pour donner à son lecteur une lueur d’espoir à cette histoire vraie.

Un graphisme expressif qui n’est pas sans rappeler celui de Motoro Mase pour IKIGAMI.
©NaBan

Pour autant, le lecteur ne peut que compatir au calvaire de Sachiko, enlevée par un Yakuza dans un quartier réputé pour la drague lourde de ses habitants. Ce Miyamoto va attirer ses copains pour utiliser la jeune fille comme objet sexuel.

Dans cette bande de criminels tous mineurs, un seul a des scrupules, le jeune Hiroki qui désapprouve tout ce qu’il voit mais qui n’ose pas intervenir d’abord par peur puis par lâcheté et enfin par cynisme. A plusieurs reprises il aura l’occasion de mettre fin à la captivité de Sachiko avant que son intérêt personnel (être tranquille) ne prévale sur son sens moral.

Face à une police aussi molle qu’inefficace, des parents dépassés et soumis à l’autorité qui les ballade, une seule personne tente de retrouver l’adolescente avec l’énergie du désespoir : sa sœur jumelle Miki.

Le visage grossier du mal.
©NaBan

Autant le dire toute de suite, le lecteur est parcouru de toutes sortes d’émotions fortes pendant ces 4 tomes : le dégoût face à ces individus dénués de toute compassion envers la souffrance qu’ils infligent, la colère de voir cette situation s’éterniser du fait du manque de professionnalisme de la police, l’impuissance à ne pas pouvoir voler au secours de cette femme qui explore en quelques jours tous les cercles de l’enfer.

Le binôme d’auteurs met en scène un thriller haletant dont chaque page est à la fois redoutée et attendue : Sachiko va t-elle encore souffrir et qui parviendra à la sauver ?
Fujii et Kamata ne cultivent aucune ambivalence face à ces tortionnaires : le plus salaud d’entre eux est affublé de traits grotesques pour synchroniser la laideur de son âme et de son corps. Les auteurs ne dotent pas leurs personnages d’une quelconque aura romantique ou victimaire : tous savent parfaitement ce qu’ils font et n’ont subi aucun traumatisme qui viendrait excuser leurs actes.

Enfin, le corps de Sachiko n’est pas matière à fantasme et 17 ANS ne surjoue pas la surenchère de la violence graphique. A vrai dire, l’horreur est presque toujours suggérée et ça suffit amplement. A plusieurs reprises, à quelques nuances près, les agissements de la bande n’est d’ailleurs pas sans évoquer ceux du Gang des Barbares dans l’affaire Ilan Halimi, le caractère antisémite en moins, le féminicide en plus.
Le seul personnage, Hikura, avec qui le lecteur serait tenter d’éprouver un syndrome de Stockholm se montre si lâche et égoïste, qu’à aucun moment la responsabilité de ses auteurs ne peut être atténuée.

Un pardon impossible.
©NaBan

Voici assurément une histoire qui écrase ses personnages. A tel point qu’à aucun moment cette pauvre Sachiko n’est dotée d’une once de personnalité, tout comme ses parents ou le flic en charge de l’enquête. 17 ANS raconte une histoire pas ses habitants. De ce fait, le lecteur n’a que pour point d’encrage qu’un seul personnage vivant et dynamique : Miki.
Il pourra aussi s’étonner que dans la dernière partie de l’oeuvre, certains complices de non-assistance à personnes en danger soient oubliés du procès.

Pourtant, dans cette mise en scène standard mais très efficace, 17 ANS malgré de réels problèmes de narration garde un intérêt à s’infliger ce genre de lecture : le manga est le média le plus répandu en France auprès des adolescents et on ne peut qu’espérer qu’il saura faire oeuvre utile auprès des jeunes garçons, peut-être même dans les collèges ? Il s’agirait d’une déconstruction de la culture du viol. au forceps.
En cela 17 ANS est une oeuvre indispensable. Et cette review nécessaire.

Junko Furuta (1971-1989)
Source Wikipedia

34 comments

  • Surfer  

    Salut Bruce,

    Et du coup tu mets combien d’étoiles ? Le manga vaut il vraiment la lecture (d’un point de vue artistique).
    Ou bien, ne vaut il pas mieux s’informer de ce drame horrible via un autre média plus réaliste ?

    Concernant ce type d’affaire je préfère prendre connaissance des faits réels.

  • Présence  

    Surprenant : une critique à zéro étoile ?

    Je suis un peu décontenancé par le ton inhabituel et la conclusion toute en opposition : s’infliger la lecture, mais aussi faire œuvre utile.

    Pour autant, je suis convaincu par le projet de la déconstruction de la culture du viol.

    • Bruce lit  

      Les étoiles n’avaient pas été mises en couleurs. C’est chose faîte.
      Je pense que ce genre de lecture est un outil pédagogique parfait pour en parler en collège lors de la semaine de novembre consacrée aux violences sexistes.

  • Eddy Vanleffe  

    Bonjour Bruce et merci pour cette review.
    j’ai hésité à me le prendre mais le fait que cela soit tiré d’un fait divers m’en a dissuadé. j’accorde une énorme à l’imagination et ces récits viennent nous rappeler cruellement que la réalité dépasse la fiction surtout dans un domaine comme l’horreur.
    Pour le reste, je ne crois pas qu’un manga puisse un jour avoir une influence sur d’éventuels adolescents…ouvrir un tel livre, c’est déjà être d’accord quelque part et les barbares rassemblés en bande n’ont pas ce genre de lecture…
    De même que l’idée de circonstances atténuante ou aggravant me gêne aux entournures, c’est bien dans le travail de contextualisation, d’explication de pédagogie etc…mais je ne crois pas que torturer une vielle, un chien, un juif,un gay, une femme soit finalement différent. Passé un certain stade d’intolérable, ce qui interpelle c’est la pulsion qui consiste à séquestrer, torturer, violer etc…
    Les Japonais sont vraiment passés maîtres dans la mise en scène des sujets les plus durs, les plus tendus et clivant.
    et de leur manière d’exposer les choses, ils parviennent aussi à le rendre universel.
    je suis convaincu de la qualité de la chose mais je passerai mon chemin

    • JB  

      Par rapport à l’influence possible, sinon convaincre de l’évidence, à savoir l’horreur de l’acte, du moins mettre en lumière la culpabilité des complices passifs qui n’interviennent pas par « envie d’être tranquille »

      • Eddy Vanleffe  

        Il arrive plus souvent qu’à son tour les manga,les comics, ou tout ce qui peut être même par accident , sortir des clous, soient accusé d’avoir une influence néfaste sur la jeunesse… j’ai toujours trouvé ça ridicule…
        dans l’autre sens, je crois aussi malheureusement que cela ne fonctionne guère. je peux me tromper , mais pléthore d’œuvres mettent en scène de manière plus ou moins efficace les dysfonctionnements de notre façon de de se comporter les uns envers les autres. l’incroyable rouleau compresseur du système, l’indifférence qui protège, la peur d’être le prochain, l’hypocrisie, la justification , la veulerie etc…
        ce n’est pas une raison de ne pas continuer, ça maintient éveillé et ça répond au besoin primordial de s’exprimer sur les sujets qui nous bouleverse et nous écœurent. il faut que ça sorte… ceux qui ne trouvent pas le moyen de l’exprimer trouvent un certain réconfort dans le fait de pouvoir lire les mots qu’il a lui même pensé sans avoir sur les mettre en ordre etc…
        je comprends très bien les « œuvres témoignages »
        c’est la prévention sur laquelle j’émets des doutes…
        le prochain fait divers étonnera autant que le dernier…

        • Bruce lit  

          Je crois aux oeuvres coups de poing.
          Si dans une classe tu discutes d’une oeuvre en répondant aux questions des jeunes, il y a quand même de fortes chances de les mobiliser et de créer un socle commun.
          J’avais une réunion hier avec une assistante sociale implantée dans un commissariat et des représentantes de l’observatoire des violences faîtes aux femmes. Je leur ai proposé de mettre en place une action scolaire autour de 17 ANS. L’idée a été retenue.

          • Eddy Vanleffe  

            Si ça fait réagir ne serait ce qu’un gamin…. tu auras eu raison de le faire…
            je suis un indécrottable sceptique

          • Matt  

            En espérant que ça ne donne pas des idées glauques à un autre gamin dans le tas…
            Je ne veux pas faire le cynique, mais vous savez comment ça se passe dans les écoles ? Vous avez des gosses mais vous n’assistez pas forcément aux discussions entre jeunes quand les adultes ne regardent pas.
            Moi ça fait déjà un moment que je n’y suis plus, mais je me souviens encore assez bien que les jeunes rigolent à des blagues pédophiles, déconnent sur la façon de casser en 2 des nanas qui ne demandent soi disant que ça, etc…
            Jeunesse perdue…
            Oui passer à l’acte est différent. Mais quand on peut éclater de rire à des trucs hypr sordides, je doute qu’une BD donne un coup de poing. Ils ne sont choqués de rien…sauf peut être si ça arrive pour de vrai.

          • Eddy Vanleffe  

            @Matt
            C’est une vision très noire de voir les choses. J’ entends beaucoup de choses entre ma fille et ses copines et oui elles font des blagues hyper sordides et malsaines (que je ne décrirais pas ici pour ne pas pourrir les comms) , mais c’est comme les blagues de médecins, il y a une pression dont ils se débarrassent en flinguant les tabous à outrance surtout qu’ils étouffent sous notre protection parentale et ils libèrent tout ça avec une subversion qui ferait rougir Garth Ennis.
            Parmi eux quelques uns sont déjà de petits monstres manipulateurs, malveillants et cyniquement cachés sous le verni d’une immunité dédiée à la jeunesse. Mais ce n’est pas une généralité.
            Je me souviens très bien qu’au lycée, jamais une blague n’était trop trash pour moi (c’est ce qui fait dire d’ailleurs que certains « mature comics » ne sont d’ailleurs pas matures du tout)

          • Matt  

            Bah écoute…désolé mais je n’ai jamais compris une violence pareille dans les propos.
            Et tu parles de « vannes », mais ce ne sont pas des vannes. Il n’y a aucune blague, c’est juste un truc trash balancé comme ça qui est censé être drôle en soi.
            J’ai déjà ri à des blagues de cul bien tournées, je ne suis pas un prêtre.
            Mais juste dire des trucs horribles sur les femmes, qu’elles ont juste envie de se faire péter en 2 parce qu’elles ont un débardeur en été, qu’ils vont aller péter le bassin d’une gamine de 13 ans en y allant tous ensemble…c’est drôle ça ?

            Encore une fois, je ne dis pas que ça veut dire qu’ils passeraient à l’acte, hein.
            Mais qu’une BD, ça va leur faire quoi comme effet s’ils peuvent se bidonner sur des sujets pareils ?
            Je disais plutôt comme toi que ça ne va pas les éduquer. Que soit ils ne liront pas ça, soit ils ne prendront pas ça au sérieux parce que c’est juste des dessins moralisateurs, etc.

          • Eddy Vanleffe  

            C’est là que je viens nuancer tes propos…
            les filles s’envoient dans la tête le même genre de propos hyper choquants (ça doit être ça qui les font marrer: le choc!)
            Elles se marrent du sexisme comme si c’était une blague en soi. c’est un sujet de société trop lourd pour elles à accepter et elle en font des tonnes…
            Perso je sais que si je joue les effarouchés, elles vont en rajouter .
            les petits mecs jouent les fiers à bras mais c’est un truc qui dépasse largement les genres comme on dit de nos jours.

          • Matt  

            Bah je suis un extraterrestre alors…
            J’ai jamais ri de ça. ça a toujours débordé au delà de ma limite de tolérance à la violence.
            Mais bon ça doit expliquer que j’suis pas sociable.

          • Eddy Vanleffe  

            ado j’avais du mal aussi avec ça..
            j’ai toujours bien aimé le trash mais certains domaines me mettaient plus mal à l’aise, notamment tout ce qui touchait à l’effet de groupe….
            Maintenant j’avoue avoir une certaine distance, ce que je perçois du collège de ma fille (où elle se sent comme un poisson dans l’eau ) me fait l’effet d’être l’enfer sur terre….
            et je ne pense même pas aux problèmes d’insécurité, de délinquance, ou de violence…

    • Bruce lit  

      Oui. C’est sûr que les acheteurs sont déjà des personnes convaincues.
      Mais il reste aussi le milieu scolaire ou associatif.
      Ne sous-estimons pas ce biais.

      • Eddy Vanleffe  

        La prévention , c’est un truc auquel je ne crois pas des masses… surtout sur les jeunes dont l’ADN est de vouloir transgresser…

  • Glen Runciter  

    Sur le même sujet (ou presque) il y a le roman de Jack Ketchum: « Une fille comme les autres ».
    Je vais me procurer ce « 17 ans ». Lire, ce n’est pas que pour le plaisir. Et l’Art, ce n’est pas forcément le Beau.

  • Jyrille  

    Une lecture dont je me passerai aisément, n’ayant que peu de velléités avec ce genre de sujet (comme le film MARTYRS par exemple) sauf si c’est pris du point de vue de l’enquête (comme la mini-série UNBELIEVABLE).

    C’est marrant, sur le premier scan, le trait me fait immédiatement penser à celui de Urasawa (Monster, Pluto).

    « le dégoût face à ces individus dénués de toute compassion envers la souffrance qu’ils infligent, la colère de voir cette situation s’éterniser du fait du manque de professionnalisme de la police, l’impuissance » Voilà, c’est pour éviter tout ça que je passe mon chemin.

    Tu conclues sur une oeuvre nécessaire, je n’en suis pas certain, mais je ne suis pas non plus la cible, donc tu as peut-être raison. Je pense qu’il y a sans doute d’autres moyens pour éduquer les ados, et que si le sujet les intéresse, ils y viendront un jour, mais sans doute plus tard. Grâce à l’opération de l’été de Urban, Maël s’est pris ARKHAM ASYLUM sur mes conseils, et il a aimé tout en comprenant qu’il n’aurait pas pu la lire il y a six ans.

  • Ben Wawe  

    Je suis allé lire le résumé de l’affaire et des événements.
    Cela me fait perdre foi dans les lois et le système juridiciaire, quels qu’ils soient.

    Merci pour l’avis. Au-delà de l’aspect pédagogique, peut-être y a-t-il aussi un aspect de devoir de mémoire au Japon pour le Japon.

    • Eddy Vanleffe  

      Témoignage et devoir de mémoire je suis totalement d’accord par contre.

    • Bruce lit  

      Ce qui est marquant pour le juriste que tu es est que le salaud responsable du rapt invite le maximum de monde à abuser de cette jeune fille pour diluer sa responsabilité en cas de procès.
      En gros, plus de personnes sont impliquées, moins les peines individuelles seront sévères. Horrible.

      • Ben Wawe  

        La justice des hommes et ses failles m’apparassent démunis devant des calculs aussi froids, cyniques et inhumains.
        Il n’y a pas de bonne réponse législative et judiciaire à ça. Juste celles de sa propre conscience.

        • Bruce lit  

          Il y a toujours pire : un lecteur m’a appris qu’il existait une version Hentai du martyr de cette ado. C’est ignoble.

          • Ben Wawe  

            L’humanité est définitivement la plaie de ce monde.

  • Matt  

    Merde, pourquoi mon navigateur a planté quand j’ai envoyé mon message ? Grrr…

    Bon je disais que je pense comme Jyrille et Eddy.
    Pas trop envie de m’infliger ça. C’est une horreur trop réaliste, et je suis déjà convaincu du mal de la chose.
    ça reste bien d’en parler, d’aborder ces sujets.
    Mais je lis des BD pour m’éloigner un peu de ces choses.
    Les horreurs de Junji Ito relèvent bien plus de la fantasy aussi. Dérangeantes mais pas tristement réelles.
    Je peux apprécier une bonne enquête policière sur fond de crime horrible, mais si c’est du point de vue des enquêteurs et qu’il y a un bon suspense, des révélations etc…bref que ça garde un côté divertissant.
    Mais juste voir des gens souffrir de façon trop réelle…non, je m’en passe.

  • Matt  

    ça me fait penser à un truc que j’avais vu aux infos il y a plusieurs années. Et qui m’a poussé à ne plus trop regarder les infos tout court.
    Ce qui explique que des fois je semble débarquer d’une autre planète en n’étant pas au courant de grand chose.
    Bon rassurez vous je suis tout de même au courant de la guerre, tout ça…

    Mais j’avais entendu une histoire d’un type qui avait séquestré une fille de sa famille (fille, nièce, je sais plus) dans sa cave pendant des ANNEES ! Pour abuser d’elle, tout ça, etc.
    Mais comment tu retrouves une vie normale après ça ? Tu peux pas je crois…c’est des histores de dingue.
    On a des histoires dans le genre en France aussi quoi…dont on ne parle pas plus que ça.

    Tiens bah d’ailleurs paf sur quoi je tombe en tapant vite fait un truc comme ça sur google ? ça date de mars de cette année, par 4 mineurs…
    https://www.lefigaro.fr/faits-divers/nimes-une-jeune-fille-de-12-ans-frappee-ligotee-et-forcee-a-se-prostituer-dans-une-cave-20220310

    Bon je retourne sur ma planète hein.

    • Bruce lit  

      Salut Matt.
      Le plus souvent lorsque je choisis mes ouvrages en librairie, je ne regarde jamais de quoi ça parle. Ici la couverture m’a parlé, j’ai vu que le dessin me plaisait et que c’était complet en 4 volumes. Je peux effectivement comprendre que cela puisse rebuter.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour Bruce,

    semaine compliquée niveau travail, donc lecture en retard… sous la chaleur.

    Je ne sais que penser de cette oeuvre que je découvre à travers le prisme de ta review. Mitigé sur le fait d’avoir adapter mais faut il forcément toujours montrer l’horreur dans son intégralité ?

    Problème de narration : dommage comme un film moyen mais le fond est tellement plus important que la forme dans ce type d’histoire.

    Graphiquement cela me plait assez par contre. Il y a un côté efficace, sans réelle fioriture comme chez Urazawa. Alors qu’on l’on aurait pu s’attendre à un graphisme plus nerveux, sombre et crade. Souvent l’apparente simplicité est encore plus violente nous renvoyant à une triste réalité.

    La critique de la société et la bassesse du monde moderne m’intéresse par contre beaucoup. Mais pas certains d’avoir envie de m’y confronter actuellement, peut être par lâcheté ou par préservation d’un équilibre mental et familial.

    J’aime beaucoup le titre qui renvoie à l’adolescence, thème fort qui m’intéresse et les covers, superbes, sombres et puissantes.

    en BO j’oserais proposer https://www.youtube.com/watch?v=OxCB3dUj3BA mais pas certains qu’il faille une BO.

    • Bruce lit  

      Salut Fletch’
      J’avais effectivement pensé à ce titre de Goldman que je n’ai jamais vraiment aimé.
      Tu as raison, comme Cyrille de relever le trait analogue à celui de Urosowa.
      Je m’attendais au pire en lisant la fiche Wikipedia de ce fait divers. Le manga allège significativement l’issue de manière plus « heureuse ».

      • Fletcher Arrowsmith  

        C’est carrément horrible l’article sur Wikipedia. Eprouvant comme lecture.

        Pas fan non plus de la chanson de FGJ (je préfère leur premier album que ROUGE), mais je me rappelle l’avoir écouté à mes 17ans, le matin au réveil.

        • Eddy Vanleffe  

          Oui après un bref passage sur l’affaire c’est gerbant au delà de tout..
          je vais choquer mais dans ces cas là je chante du Sardou vous voyez…

  • Eddy Vanleffe  

    Finalement, c’est pas la capacité qu’on les mangaka souvent à rendre très immersifs et donc insupportable certaines choses que cela nous fait reculer mais on a déjà des films comme LA DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE ou CHIENS DE PAILLE qui sont assez ignobles aussi…
    en BD, je peux au moins lire ça à mon rythme et ne pas me forcer à aller jusqu’au bout, selon mon degré d’implication mentale…

    • Jyrille  

      Ultra éprouvant Chiens de paille. Je suis content de l’avoir vu mais pas du tout envie de le revoir (ou alors juste la toute dernière partie).

  • Kaori  

    Bon, comme mes camarades, je suis allée faire un tour du côté de Wikipedia. Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse aller aussi loin dans la cruauté et l’horreur…
    Dans ces cas-là, j’aurais envie qu’on leur inflige ne serait-ce qu’un dixième de ce qu’ils lui ont fait, ils se pisseraient dessus… 40 jours pour cette pauvre jeune fille… Une éternité en réalité… Alors qu’elle aurait pu être sauvée à plusieurs reprises…. Paix à son âme.

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