LE MÂLE DU SIÈCLE (Le Magnifique)

LE MAGNIFIQUE de Philippe de Broca

Un article de LUDOVIC SANCHES

Fleuron de la comédie française des années 70, LE MAGNIFIQUE est un des sommets de la collaboration entre Philippe de Broca et sa star Jean Paul Belmondo, à la fois parodie et mise en abyme des films d’espionnages à la James Bond et qui annonce avec plusieurs décennies d’avance le OSS 117 de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin.

© 1973 STUDIOCANAL SAS – NICOLAS LEBOVICI – OCEANIA PRODUZIONI INTERNAZIONALI CINEMATOGRAFICHE

Quand Philippe De Broca tourne LE MAGNIFIQUE en 1973, c’est sa quatrième collaboration avec Jean Paul Belmondo après CARTOUCHE (1962), L’HOMME DE RIO (1964) et LES TRIBULATIONS D’UN CHINOIS EN CHINE (1965), il se retrouveront encore deux fois pour L’INCORRIGIBLE en 1975 et pour AMAZONE en 2000 qui sera un échec artistique et commercial, queue de comète d’une filmographie de plus en inégale à partir du début des années 80, aussi bien pour De Broca que pour Belmondo.

Suite au succès de JAMES BOND CONTRE DR.NO en 1962 et des autres films de la saga, les copies se multiplient rapidement créant une tendance naturelle vers le pastiche et la parodie: aux Etats Unis, c’est la série des MATT HELM avec Dean Martin et des FLINT avec James Coburn tandis que le CASINO ROYALE produit en 1967 par Charles K. Feldman, qui avait les droits du roman de Ian Fleming, suit cette veine comique, James Bond y étant incarné tour à tour par David Niven, Peter Sellers et même Woody Allen. En Europe émerge un sous genre qu’on appellera l’EuroSpy, ces films d’espionnages parfois  français (avec la série des OSS117 et des COPLAN) et surtout italiens (comme la trilogie des AGENT 077 ou SUPER 7 APPELLE LE SPHINX de Umberto Lenzi et même le fameux OPERATION FRERE CADET de Alberto de Martino avec Neil Connery, le vrai frère de Sean Connery).

LE MAGNIFIQUE est donc clairement une parodie de ces films d’espionnages et aussi de toute cette littérature de gare qui les a inspiré (comme les romans de Paul Kenny, en fait un pseudonyme de deux écrivains belges qui ont crée le personnage de Coplan ou de Jean Bruce, le père d’Hubert Bonnisseur de la Bath alias OSS117). Le film de De Broca s’amuse à détourner, à exagérer, à moquer tous les clichés du genre mais ce qui en fait un film à part et particulièrement remarquable, c’est sa mise en abyme du genre et même du procédé parodique en lui-même, le dérèglement de la fiction à la source du comique du film étant crée au sein du récit par son personnage principal: un écrivain de seconde zone, obligé de gagner sa vie en rédigeant à la chaine des bouquins de poche destinés à être vite lus par un lectorat populaire en recherche de divertissement et d’évasion.

Bien que son nom n’apparaisse pas à son générique, LE MAGNIFIQUE est d’abord une idée de Francis Veber qui est déjà à l’époque un scénariste et dialoguiste reconnu (il ne passera à la mise en scène qu’en 1976 avec LE JOUET) et on connait désormais l’histoire: Veber estimera que son idée de départ avait été trahie et voyant le montage final du film, il refusera que son nom soit mentionné au générique. De fait, De Broca, une fois ayant accepté le projet, fait appel à ses habituels collaborateurs (Jean-Paul Rappeneau et Daniel Boulanger) pour réécrire le script de Veber et notamment développer le rôle principal féminin qui, sous l’impulsion du producteur Alexandre Mnouchkine, sera confié à l’anglaise Jacqueline Bisset qui venait de tourner dans LA NUIT AMERICAINE de Truffaut.

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Outre la possibilité de retrouver Jean Paul Belmondo, on peut comprendre ce qui a séduit De Broca dans le scénario du MAGNIFIQUE, comme l’écrit Bernard Payen dans son texte consacré au cinéaste sur le site de la Cinémathèque Française: « L’articulation entre réel et imaginaire est constante dans son œuvre. Ses personnages masculins oscillent sans cesse entre deux mondes qui s’opposent, se mêlent ou fusionnent parfois dans un univers poétique. » C’est exactement le dispositif narratif du MAGNIFIQUE dans lequel l’univers fictionnel et factice avec son imagerie de carte postale et son exotisme de pacotille laisse place à la grisaille de la vie quotidienne dans un Paris triste et pluvieux, jusqu’à ce qu’on puisse à nouveau s’en évader pour de nouvelles rêveries, comme nous, lecteurs ou spectateurs, le faisons régulièrement.

Et si cette possibilité d’évasion passe par l’humour, elle est indissociable d’un autre aspect essentiel: la vitesse et le sens du rythme. C’est elle qui permet de lier tous les éléments de cet univers (ici, la fiction du roman et la vie réelle) et qui permet aux récits de se faire écho et se nourrir l’un l’autre. Inspiré par la comédie américaine classique, De Broca fait une place importante au mouvement: ce n’est pas pour rien qu’il porte son dévolu sur des acteurs comme Jean Pierre Cassel (qui vient de la danse et de la comédie musicale) ou Jean Paul Belmondo dont il va exploiter le dynamisme bondissant et son gout de l’acrobatie. Cette vélocité, cette énergie, c’est ce qui fait sa modernité, au point que De Broca se voit plus ou moins à ses débuts rattaché à l’émergence de la Nouvelle Vague (la figure de Belmondo, révélé par Godard, faisant aussi le lien). Il collabore régulièrement avec Rappeneau (dés L’HOMME DE RIO) chez qui on retrouvera aussi ce sens de la vitesse et de la rapidité comme dans LA VIE DE CHATEAU (1966) ou LES MARIES DE L’AN II (1971) et qui avait aussi participé à l’adaptation de ZAZIE DANS LE METRO par Louis Malle en 1960, très inspirée par le rythme du slapstick et du cartoon.  

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Dés l’ouverture, le pastiche du film d’espionnage permet aux gags de fuser à une vitesse folle d’autant que le personnage de Bob Saint-Clar, le super agent secret campé par Belmondo, semble devoir toujours être en mouvement et ne pouvoir jamais s’arrêter: il peut flinguer des méchants par dizaine tout en déballant son baratin de séducteur à la belle Tatiana (Belmondo s’en donne alors à cœur joie et peut se permettre d’en faire des kilo tonnes), le burlesque provient du fait que tout va trop vite, les actions s’enchainant sans temps mort jusqu’à l’absurde. La mise en scène épouse cette célérité, les ellipses se succèdent (un personnage qui arrive dans un plan est retrouvé mort le plan suivant), on suit Bob Saint Clar et Tatiana en voiture puis la caméra s’envole dans une prise de vue qui survole en hélicoptère un grand hôtel d’Acapulco et sans transition, on les retrouve tous les deux au bord de la piscine.

Puis le vrai dispositif du film apparait enfin: Bob Saint Clar est en fait un personnage de fiction issu de l’imaginaire de François Merlin, un auteur de roman de gare qui doit rendre son roman à son éditeur dans quelques jours. Ce second niveau de récit vient alors perturber le régime du premier en s’y opposant par sa facture et son esthétique. Mais avec beaucoup d’efficacité, De Broca joue sur les deux tableaux: l’interruption du récit crée le comique, rajoute à la parodie en déréglant la mécanique de la fiction mais par le montage et des idées de gags, il crée une porosité entre les deux. Tandis que Bob Saint Clar et Tatiana affrontent une horde de méchants, c’est une femme de ménage et son aspirateur qui surgissent au milieu du gunfight, première irruption du réel (le plus prosaïque) dans la fiction (la plus idéalisée). A chaque fois, De Broca trouve une nouvelle idée pour faire la transition entre les deux mondes en utilisant des raccords dans le mouvement par les acteurs ou le décor, des jeux de surimpression (une tache sur l’image devient une tache sur le manuscrit) et des raccords par le son: le bruit de la machine à écrire de Merlin devenant celui de la mitraillette de Bob Saint Clar… et vice versa. 

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Evidemment, si le réel vient interrompre la fiction et l’empêcher de continuer à suivre son train d’enfer, c’est parce que cette urgence est aussi celle de Merlin, l’écrivain laborieux qui doit rendre son roman dans les délais à son éditeur afin d’enfin toucher son avance et de pouvoir payer les factures (à un moment, il confie « vous savez, ce genre de littérature, pour que ce soit efficace, il ne faut surtout pas se relire, il faut aller vite !« ). Souvent, c’est un bruit extérieur qui vient interrompre le processus d’écriture puis le montage se détraque parce que la machine à écrire de Merlin se met à déconner (« Je n’ai plus de R !« ). A un seul moment, il s’adresse aux personnages de son roman comme un metteur en scène dirigerait ses acteurs. Sinon, ca va être les autres personnages qui font irruption dans sa vie et le ramènent à son morne quotidien: sa femme de ménage, l’électricien ou le plombier, son fils (qu’il voit de temps en temps car il est divorcé) et, mais on en reparlera, sa charmante voisine, Christine, alias Jacqueline Bisset.

Car l’autre chose qui fait le lien entre le monde réel et la fiction, ce sont les alter egos des personnages qui se retrouvent intégrés dans le roman par le biais du monde imaginaire de Merlin: Belmondo jouant à la fois à l’écran l’écrivain raté et solitaire et le super agent secret qui sauve le monde et séduit toutes les femmes. Et quand le réel vient s’en mêler et devient incontrôlable, la fiction devient un moyen pour Merlin de se venger et d’évacuer toutes ses frustrations: le plombier incarné par Jean Lefebvre et les deux électriciens en feront les frais (le défoulement revanchard de Merlin prend parfois des allures de catharsis sanguinolente qui fait du MAGNIFIQUE une des rares comédies françaises authentiquement gores !). Peu à peu, le récit des aventures de Bob Saint-Clar est affecté par les changements d’humeur de son auteur. Evidemment, l’ennemi juré, c’est le patron, l’éditeur Charron (campé par l’inénarrable Vittorio Caprioli) qui dans la fiction devient l’infâme colonel Karpov, la némésis de Bob Saint Clar.

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Et puis il y a la belle Tatiana qui se trouve être le double de sa voisine, Christine, dans une version totalement sublimée et qui devient pour Merlin la manière de projeter ses fantasmes… jusqu’à ce que le réel vienne encore s’en mêler. Etudiante en sociologie, Christine voit dans les romans de gare de Merlin et dans la figure archétypale de Bob Saint-Clar un potentiel objet d’études, le film faisant la satire de ce moment dans les années 60-70 avec l’émergence du post-structuralisme ou les sciences sociales vont s’emparer des objets issus de la culture populaire et de toute cette production de masse (lors d’une brève scène, on voit un universitaire plutôt ridicule présenter une analyse des onomatopées d’une planche de bande dessinée tandis qu’à la même époque la sémiologie, à travers par exemple les travaux d’un Pierre Fresnault-Deruelle, avait fait rentrer la bande dessinée dans le champ des études universitaires avec toujours néanmoins cette ambigüité entre la possible légitimation d’un art méprisé et le risque de réduire la BD à un pur objet théorique dénué de tout autre intérêt). Face à Catherine l’intello, Merlin, la grand gamin immature, se retrouve vite désarçonné de la voir s’intéresser moins à lui qu’a sa création.

C’est l’autre versant du film qui se dévoile alors: la parodie du film d’espionnage à la James Bond devient aussi une manière de se moquer des stéréotypes de genre et des codes de la masculinité et de la féminité. Par le montage parallèle, De Broca oppose ironiquement un Bob Saint-Clar bondissant athlétiquement pour s’échapper du repère du méchant dans la fiction à un Merlin courant dans la rue et grimpant péniblement les escaliers de son immeuble pour arriver chez lui essoufflé et au bord de l’infarctus. Ecrivain raté, amoureux malheureux, Merlin n’est pas à la hauteur du héros qu’il a crée: s’identifiant à son personnage et croyant séduire Christine comme Bob Saint-Clar séduit Tatiana, il se plante lamentablement. Tandis que Merlin défoule sa frustration sentimentale sur sa création, il ridiculise les clichés de la virilité arrogante, la parodie détournant les codes du genre autant qu’elle permet de mettre en scène aussi la persona de sa star, Belmondo, convié de fait à jouer de sa capacité d’autodérision. Reste que si la parodie passe par une forme de déconstruction de la masculinité, elle n’évite pas certains clichés des comédies de l’époque, encore empreintes de sexisme ou d’homophobie.

Par ailleurs, Christine est clairement montrée comme un personnage féminin indépendant et ambitieux, tentant de se faire une place dans un monde masculin peu disposé à la laisser faire: son projet de thèse est accueilli au bas mot avec un certain mépris par ses camarades étudiants (tous des hommes par ailleurs) et même Merlin, au sommet de sa goujaterie, lui balancera que « personne n’en a rien à foutre de votre thèse« . Elle finira même par convaincre Merlin de se remettre au travail alors qu’il venait de tuer son héros et tandis que l’écrivain rentre chez lui, regagne sa machine à écrire et ses pantoufles, Christine se retrouve à faire la popote: être la muse de l’artiste ne vous épargne pas les aléas de la vie domestique. Reste que Christine s’avère sans doute plus lucide que Merlin, en tous cas, elle arrive (et c’est l’un des sujets du film) bien mieux à séparer le monde des fantasmes de la réalité de la vie. Et si le dénouement du film sacrifie au happy end classique de la comédie sentimentale, on peut se demander si nos deux héros arriveront à faire vie commune et aussi à rêver ensemble.

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La BO du jour:

37 comments

  • JB  

     » un Bob Saint-Clar bondissant athlétiquement » : Bondissant comme un fauve, même !
    Merci pour ce passage en revue d’un film culte. Je l’ai probablement vu trop jeune, certaines scènes comme la mort sanguinolente de Jean Lefebvre, la violente évasion imaginée après les conseils du fils de Merlin ou la revanche de l’auteur sur Christine par fiction interposée me sont restées.

    Et ces répliques… : « Bach va très bien avec votre peau », « J’avais oublié le pain de campagne », ou encore « Les dents de ce rat sont imprégnées de cyanure ?! »

    Ce que je retiens après coup, c’est la vision changeante du métier d’auteur de romans de gare par le protagoniste. Une vie de voyage imaginée par procuration (Merlin est entouré de documents sur les monuments et paysages des pays visités par son héros), une vue cynique (« Je sombre dans le burlesque », dit-il à sa bonne), le point de vue idéalisée par Christine et annoncé par l’éditeur (« car vous êtes un magicien ! et moi, je ne suis qu’un boutiquier », dit-il avec le timbre inimitable de George Aminel), jusqu’à un rejet complet lorsqu’il tue son personnage, comme Doyle ou Peyo se sont sentis prisonnier de leurs créations les plus populaires.

    Sinon, l’article m’a rappelé que j’avais brièvement envisagé un doctorat avec pour sujet de thèse les morceaux de bravoure dans les romans de San Antonio…

    • Ludovic  

      C’est un film que j’ai vu jeune aussi car j’étais fan de Belmondo comme mon pére qui aimait revoir ses films quand ils passait à la télé et c’était des visionnages en famille souvent à répétition (comme L’ANIMAL ou L’AS DES AS) mais du coup j’ai vu aussi trés jeune des Belmondo plus… adultes disons, comme LE CORPS DE MON ENNEMI ou PEUR SUR LA VILLE et même A BOUT DE SOUFFLE alors que je rentrais à peine au collége (et que j’avais vraiment aimé !!).

      Sinon oui LE MAGNIFIQUE c’est un festival de répliques que je récite en regardant le film !
      Et j’aime bien comment au fond Charron vend du rêve à Merlin comme lui est censé en vendre à ses lecteurs, ce qui est aussi une technique pour l’enfumer (le moment assez cruel ou Merlin lui dit que son dernier roman se passe à Acapulco alors qu’il n’y a jamais foutu les pieds et Charron frime en lui disant qu’il y est allé souvent).

      J’imagine qu’il a y a du y avoir des travaux universitaires consacrés à Frédéric Dard !

    • Jyrille  

      Et puis aussi cette réplique qui ne marche pas sans l’interprétation :

      Tatiana : Vous plaisez aux femmes.
      Bob : Je ne sais pas.

  • JP Nguyen  

    Également vu dans ma jeunesse, le côté décalé et la mise en abyme avaient déconcerté le jeune spectateur que j’étais. Belmondo avait quand même de l’aisance pour allier action et comédie, avec le sens de la dérision qui va bien. Je n’imagine pas trop Alain Delon dans le même rôle…

    • Tornado  

      Delon a parfois joué à contre-emploi (la dernière fois en Jules César dans Astérix) et il était excellent. Je me souviens de son double-rôle dans ZORRO, avec un Don Diego efféminé. Il était très bon !

      • JP Nguyen  

        Tu as raison, c’est juste que dans ma tête, Delon garde une image de type principalement tourné vers les rôles « sérieux ».

        • Ludovic  

          Delon est venu à l’auto dérision sur le tard au moment où le mythe Delon était tellement pesant qu’il ne pouvait plus l’éviter: à partir des années 80, soit il est obligé de casser son image dans une forme presque de masochisme comme dans NOTRE HISTOIRE de Blier ou dans NOUVELLE VAGUE de Godard soit il se parodie et ça va donner ASTERIX.
          Belmondo a jouer sur les deux registres plus tôt, il avait une vraie nature comique.

          • Jyrille  

            Oui, j’adore Delon dans NOTRE HISTOIRE. Mais comme Belmondo, j’ai finalement vu peu de ses films.

  • Tornado  

    Alalahhh ! je prends conscience que ça fait trop longtemps que je ne l’ai pas revu ! La preuve, je confonds des scènes avec L’INCORRIGIBLE dans ma mémoire ! Il faut absolument que je les revoie ces deux-là ! Parce que fait vraiment partie de mes films cultes, à la base.
    Je n’ai jamais vu AMAZONE. C’est vraiment si nul que ça ?
    J’aime bien tout le passage où on parle de sémiologie et d’études des oeuvres de la culture populaire, qui ont été intégrées au sein des universités sans avoir toujours été bien assimilées autrement que pour leur mise en forme. Et du coup je le trouve trop court !

    La BO : Yes ! Autant je déteste les groupes de punkettes (genre Siouxie et Runaways) et autre Patty Smith, autant je suis totalement fan de ce rock west coast au féminin. On n’écoute jamais assez ce groupe !

    • Ludovic  

      Je t’avoue je n’ai pas osé revoir AMAZONE pour les besoins de cet article , mais dans mon souvenir, ouais c’était pas génial !

      Le sujet sur comment les sciences humaines et le monde universitaire s’emparent des objets de la culture populaire est un aspect intéressant et o combien d’actualité encore aujourd’hui mais j’aurais trop digresser si j’avais creusé plus avant !

      Ah ah je pensais pas que quelqu’un allait dire du bien du morceau de HEART, groupe qui est plutôt méprisé en général, il me semble !

      • Tornado  

        Méprisé ? Par qui ? Par les élitistes prout-prout de l’oligarchie rock comme d’hab. Mais qui se soucie encore de ce Rotary club ? Parce que sinon le groupe a une vraie fanbase depuis longtemps, à la fois dans le hard rock où c’est le premier groupe avec des chanteuses, et à la fois dans le soft rock pour la production west coast. J’ai vu récemment plein de sites où le groupe est encensé.

  • Patrick 6  

    Ah voilà probablement mon film préféré de Belmondo puisqu’il rajoute de la profondeur à ses films d’action habituels (de l’époque).
    Et puis on ne peut s’empêcher de s’identifier à François Merlin qui rêve sa vie pour fuir les problèmes de son présent terne !
    Un franc chef d’œuvre 🙂
    Merci de mentionner Monique Tarbes qui est une actrice que j’adore 🙂

    Enfin, comme je suis une charogne qui ne recule devant rien, j’en profite pour faire de la pub pour mon article sur la question publié sur mon blog Avant/après 😉
    http://parisavantapres.blogspot.com/2017/10/le-magnigique-de-philippe-de-broca-1973.html?m=0

    • Ludovic  

      Merci Patrick et surtout merci pour le lien vers ton blog !
      Je n’ai pas souligné a quel point la direction artistique du film participe a son charme (la partie exotique du tournage a paraît il été vraiment compliquée) et le décor d’intérieur de l’appartement de Merlin (reconstitué en studio j’imagine) est tres réussi.

  • Glen Runciter  

    « Il a été dévoré par un requin dans une cabine téléphonique »
    J’aime beaucoup ce film. Vu souvent en Dévédé.
    J’y vois aussi une parodie des séries d’espionnage du « Fleuve Noir  » dont les auteurs écrivaient des romans à la chaîne. Vite lu à l’époque et souvent illisibles de nos jours. Sauf la série du « Commander » de J.G Arnaud (Rien à voir avec le Arnaud du « Salaire de la peur ») avec son héros de gauche et écologiste avant l’heure. La pire menace pour le monde venant souvent de la CIA et des puissances de l’argent. C’est aussi un des rares auteurs à ne pas avoir vu la Transamazonienne comme un bienfait mais comme un crime contre la nature. (« Le commandeur prend la piste »). Message que l’on retrouve un peu dans la fin de « L’homme de Rio » où cette construction annonce aussi la fin de la Grande Aventure.

    Dans le délirant pas fait exprès, je garde une tendresse particulière pour « Gaunce et le triangle de mort » de Serge Laforest aux péripéties tellement abracadabrantesque qu’on finit par attendre la prochaine invention d’un auteur visiblement à bout d’inspiration mais peut-être pas totalement sobre.
    Mais, au moins, ce roman n’est pas gangréné par le racisme ordinaire véhiculé souvent par le genre.

    Et, pour rester dans le sujet, il reste l’extraordinaire « Adios Schéhérazade » de Donald Westlake où le lecteur lit le manuscrit de trop d’un auteur de roman érotique. Roman où on passe du rire à une forme de tristesse pour le sort du héros.

    Ah, et il y a un épisode du prisonier…

    • Ludovic  

      Merci pour toutes ces références !

      On voit à un moment brièvement les couvertures des romans de Merlin et je voulais tenter d »identifier si ils s’étaient inspiré d’une collection ou d’un éditeur en particulier mais malheureusement je ne suis vraiment pas assez familier de toute cette littérature de gare de l’époque !

      GJ Arnaud tu parles de l’auteur de LA COMPAGNIE DES GLACES et qui a aussi écrit quelques romans pour la collection GORE qui était aussi éditée au Fleuve Noir ?

      • Glen Runciter  

        Oui, c’est lui.
        Mais il a aussi écrit d’excellents policiers comme « Ami-Ami flic » (Où comment la vie d’un quidam part en vrille pour avoir sauvé la vie d’un policier trop reconnaissant), « Bunker-parano » où les habitants d’HLM accumulent les armes face au sentiment d’insécurité.
        Je ne crois pas avoir lu de roman de la collection « Gore » de Arnaud (1)(2). Il a écrit quelques « Angoisse ».
        Il a écrit plus de 400 romans.
        (1) Les traductions de la collection « Gore » étaient littéralement sabrées pour ne pas dépasser les 160 pages. « Morte saison » de Ketchum passe ainsi de 290 pages grand format dans sa version Bragelonne à 160 pages en « Gore ». C’est pourquoi je ne cherche que les auteurs français de la collection.
        (2) Ah si, j’ai « Grouillements ». On va le mettre sur la PAL

        • Ludovic  

          Oui en effet dans la collection GORE les auteurs français s’adaptaient aux contraintes de format alors que les romans anglais ou américains voyaient leurs traductions systématiquement raccourcies..
          De Arnaud dans cette collection, j’ai lu les deux, GROUILLMENTS donc et LE FESTIN SÉCULAIRE qui se distinguent tous deux par leur inspiration plutôt lovecraftiennne…

          • Jyrille  

            Pour moi, d’après la maquette, les livres de Bob Saint-Clar se rapprocheraient de SAS. Or j’en ai lu un, ce n’est pas vraiment le même genre de littérature de gare.

          • Ludovic  

            oui les premièrs SAS datent des années 60 donc il y a peut-être une inspiration…

  • Bruno. ;)  

    Houlàlà !
    Même minot, Belmondo me passait largement par dessus l’entendement : complètement réfractaire à son charme ou son jeu (ou les deux.) ; et en particulier sa voix, qui m’a toujours empêché de croire à ses personnages (même problème, la plupart du temps et en fonction des rôles, avec Depardieu.). Mais il était l’idole de toute une génération de gars de l’âge de mon père ou plus jeunes ; j’en avais même une version plus rigolote (de mon point de vue d’enfant, s’entend), et toute aussi bagarreuse, « mé pour de vré », en la personne de mon parrain, les gros muscles saillants en plus.
    Ton analyse du cinéma de Philippe De Broca est passionnante, et pose de très solides bases pour apprécier intelligemment le film (dont je ne garde aucun souvenir, malgré le fait je l’ai très certainement vu plus d’une fois à la téloche.). Hélas, que ce soit à huit ou à cinquante-cinq ans, cet exercice « d’équilibres » entre la farce et le quotidien, les parallèles et les mises en abîmes des situations, continuent de me concerner moyen puisque je n’en perçois quasi-rien au déroulé : mon premier degré est décidément indécrottable.
    N’empêche : si « Le Magnifique » recroise ma route, je tâcherais de le regarder avec un esprit moins critique, et tes arguments en tête.
    Ah ! Et merci aussi pour la jolie photo en gros plan de Jacqueline Bisset : j’étais très très fan de ce genre de joliesse, gamin ; et elle était bien une des plus jolies.

    Et, sinon, BONNANNÉE tout le monde, que j’ai oublié de vous la souhaiter via le bilan 2025.
    Vous avez encore assuré comme des fous et j’en ai profité un max pour me réchauffer l’humeur au presque quotidien. Bruce Lit est ZE site qui me fait le plus de bien, sur la toile ; alors un gros merci et ne changez rien.

    • Ludovic  

      Le film est aussi tres premier degré, notamment par le biais de la relation entre les deux personnages principaux et l’aspect comédie sentimentale qui en découle, Belmondo et Bisset font qu’on s’attache à ce pauvre type et cette nana aussi brillante que fragile, ces deux solitudes qui se rencontrent et puis il y a tout ce que le film raconte sur le rapport qu’on a à l’imaginaire et aux objets de la culture populaire en général et qui nous touchent tous (d’ailleurs je me rends compte a quel point c’est un thème récurrent de beaucoup d’œuvres que j’ai abordé dans les articles que j’ai pu faire pour ce blog…)

      sinon oui il y a pas mal de choses a découvrir et a redécouvrir dans la filmo de De Broca, certains que je n’ai pas revu des années mais quand j’ai eu l’occasion de les revoir c’est souvent avec un plaisir intact, je pense notamment au DIABLE PAR LA QUEUE avec un Yves Montand flamboyant, au centre d’un casting génial, une jeune Marthe Keller d’une beauté radieuse, la musique de Délerue et ce sens du rythme et cette légèreté dont je parle aussi à propos du MAGNIFIQUE…

  • Présence  

    Oups ! Un autre classique que je n’ai jamais vu.

    Heart : voilà un choix inattendu, il y a quelques disques d’elles dans ma CDthèque, ma préférence allant à Desire walks on (1993).

    Face à Catherine l’intello, Merlin, la grand gamin immature, se retrouve vite désarçonné de la voir s’intéresser moins à lui qu’a sa création. – Un passage qui doit être bien cruel quand l’auteur est éclipsé par sa créature.

    Reste que si la parodie passe par une forme de déconstruction de la masculinité, elle n’évite pas certains clichés des comédies de l’époque, encore empreintes de sexisme ou d’homophobie. – Je suppose que cela doit apparaître comme le nez au milieu de la figure au spectateur contemporain ?

    • Ludovic  

      il faut réparer cette lacune camarade !

      oui disons que certains gags passent moins bien aujourd’hui, le film aurait pu être plus fin, il faut dire aussi que Belmondo était coutumier du fait, quand il s’agit de le montrer à l’opposé son numéro de séducteur viril, on retombe sur la figure de la « folle » avec tout ce que ce cliché peut avoir de douteux, c’est pas là que Belmondo est le plus drôle il faut l’admettre, heureusement il est bien plus inspiré et servi par des gags bien plus drôles la plupart du temps…

  • Bruce Lit  

    Voilà de quoi commencer 2026 au top avec cet article Magnifique qui aurait dû être publié pour Noel. Merci pour ta patience.
    J’ai vu le film avec les enfants l’and dernier je crois et c’était vraiment bien. De mémoire, c’est même un peu violent au début. Je ne me rappelai plus que Veber était impliqué dans le film. Un génie dont on ne parle que très peu à part dans SCHNOCK.
    Ah! Et très bon titre!
    La BO : J’adore.

    • Ludovic  

      Merci Bruce !

      je ne les ai pas lus mais je crois que dans ses mémoires Veber consacre un long passage sur comment il s’est senti dépossédé de son script du MAGNIFIQUE…

      Et oui il y a pas le début qui est violent, le massacre chez Karpov avec coup de fusil en pleine tête, empalement, rivière de sang… que du bon ! 🙂

      • JB  

        Des scènes sanglantes accompagné dans la bande son d’un chœur qui semble agoniser… Tout ça à cause du gosse du héros ! Qu’on se le dise, ce n’est pas la pop-culture qui rend les jeunes violent, ce sont les jeunes qui rendent la pop-culture violente.

        • Ludovic  

          oui les gémissements de souffrance en fond des effusions de sang au ralenti, on dirait du Peckinpah sous Prozac c’est trop drôle !

  • Norman T. RAY  

    Ah, le Magnifique, grand film sur l’imaginaire, l’écriture et le processus créatif. Pareil que beaucoup, vu trop jeune, les excès « gore » ne dérangeaient apparemment pas les chaînes à l’époque, je me souviens encore avec émotion de ce type qui prend un couteau dans la tête, suivi d’un plan de cervelle qui tombe dans l’assiette…

    Petit, je m’identifiais à Sinclar, plus grand, force est de constater que je suis plus proche de Merlin, dans le film, le magicien de la machine à écrire, qui conjure des images à partir de simples mots, et qui terrasse le dragon Lefebvre.

    Et, devenu moi-même écrivaillon, je vois désormais à quel point ce film est celui d’un scénariste. Moi aussi j’ai vécu l’amour/haine de mes personnages, jusqu’à les abandonner… pour mieux revenir vers eux ensuite. Car leur courage et leur lâcheté étaient les miennes aussi. On ne peut pas les fuir toute sa vie quand ils font partie de toi 🙂 .

    • Bruno. ;)  

      Hou… C’est très intéressant, ce point de vue « en direct » sur l’écriture : il faudra que tu nous en dises un peu plus… 😋

    • Ludovic  

      oui si j’ai bien compris Veber revendiquait le dimension personnelle du scénario en ayant mis beaucoup de ses états d’âme d’auteur dans le personnage de Merlin, ce qui explique peut etre qu’il se soit senti trahi par les modifications apportées à son script !

  • Jyrille  

    Bondissant comme un fauve, Ludo débute 2026 avec un de mes films préférés de tous les temps ! C’est également mon Belmondo préféré mais il faut dire que je suis loin de les avoir tous vus. J’ai très envie de voir LE DOULOS par exemple, entre autres, et je n’ai jamais vu ITINERAIRE D’UN ENFANT GÂTE.

    Je connais ces noms de Matt Helm et Flint, mais je n’en ai jamais vus. J’ai revu CARTOUCHE récemment sur Arte et c’était moins bien que dans mon souvenir, même si la fin remonte beaucoup le film et que Claudia Cardinale fait beaucoup pour l’attachement à cette comédie dramatique. De même, j’ai revu le CASINO ROYALE parodique il y a deux ans, avec plein de James Bond que je n’avais jamais vus (surtout les Roger Moore), et c’est pas terrible en fait. Il vaut mieux se refaire WHAT’S NEW PUSSYCAT avec le même jeune Woody Allen.

    Tu m’apprends un truc pour Francis Veber. Mais au vu du résultat, je ne suis pas mécontent. Même si LE JOUET est très bien, il est plus triste que drôle, et surtout il y a des scènes mémorables dans ce MAGNIFIQUE qui me semblent bien éloignées de l’esprit Veber, comme celle des traducteurs. Mais je me trompe peut-être. Et surtout, ç’eût été dommage de délaisser Jacqueline Bisset, absolument magnifique, mais qui a en plus un rôle à défendre et qui est même le moteur de tout le film, tout en ayant des scènes très comiques à jouer, bien loin de la simple faire-valoir.

    Je trouve que Belmondo joue parfaitement ses deux rôles, parfois il a juste un regard, ou une moue, qui le rendent totalement réaliste et attachant, avec peu d’effets, alors que la scène précédente il est Bob Sinclar dans toute sa splendeur imaginaire.

    Tes passages sur les études de l’époque sont passionnants, je ne connaissais pas tous ces noms, et surtout ils assoient le sérieux de l’écriture car on croit à tout ce qu’il se passe dans la vie de Merlin. Enfin merci de souligner qu’on parle bien ici de déconstruction du modèle viril, que Belmondo joue avec insistance, s’en donnant à coeur joie de ridiculiser Bob. Merci Ludo pour ce super article, ça me met en joie ! 🙂

    La Bo : je ne connais pas ce groupe à part un ou deux titres, sympa.

    • Ludovic  

      Merci Jyrille ! des comédies tournées avec De Broca par Bébel c’est LE MAGNIFIQUE qui est ma préférée, c’est celle que j’ai le plus revue même si les autres sont tres bien aussi. L’HOMME DE RIO, LES TRIBULATIONS aussi, dans le Belmondo des années 60, les films de Melville, évidemment les deux Godard, UN SINGE EN HIVER, LE VOLEUR de Louis Malle aussi… après il y a des films que j’aimais plus jeune et moins maintenant, PEUR SUR LA VILLE j’aime plus du tout, j’aime toujours FLIC OU VOYOU même si c’est le genre de film phagocyté par la personnalité de Bebel, je n’ai plus revu L’AS DES AS depuis mon enfance…

      et je suis d’accord avec toi, le CASINO ROYALE de 1967 est vraiment indigeste malgré quelques gags assez marrants (la scène de l’exécution avec Woody Allen)…

      • Jyrille  

        De rien ! J’ai revu quelques Bébel que j’avais oubliés, notamment ceux des années 80, mais pas tous, quand ils étaient dispos sur Netflix : c’est pas top. Alors L’incorrigible passe encore, y a de bons dialogues et un rythme trépidant comme dans le Magnifique, Peur sur la ville j’aime encore bien même si la fin est vraiment too much, mais Le professsionnel je peux pas, tout comme Flic ou voyou. Pas revu L’as des as.

        Dans mes souvenirs, ceux que tu cites sont super, mais je n’ai pas vu LE VOLEUR, ni Léon Morin prêtre (c’est un Melville non ?). A bout de souffle, je l’ai vu il y a tellement longtemps que je n’en ai que des souvenirs flous. Je me souviens très bien des dialogues dans les albums de Little Rabbits et de Divine Comedy, de la chanson de Nougaro (sortie avant ou pendant ou après ?). J’aimerai le revoir. Mais Pierrot le fou m’a bien ennuyé.

        Tu as raison, ce Casino Royale est indigeste, malgré quelques bons trucs sur la fin, notamment avec Woody. Et puis il y a ce fait bien connu que Orson Welles et Peter Sellers ne se sont pas supportés et se volaient dans les plumes à tout bout de champ.

        • Jyrille  

          Et le Magnifique, c’est celui que j’ai vu le plus pour sûr, déjà gamin je l’adorais, et il y a quelques années, je l’ai acheté en DVD et je ne m’en lasse jamais.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonsoir Ludovic.

    Meilleurs voeux. J’ai commencé Belmondo par ses films « sérieux », A BOUT DE SOUFFLE en tête, peut être en réaction, avec mes amis qui ne juraient que par l’acteur mâle et action héros par excellence (j’évite de parler de la guéguerre stérile Belmondo ou Delon ….).

    Je n’ai vu le magnifique qu’une seule fois et cela est assez récent en fait. J’ai aimé tout en étant conscient d’avoir quand même un pris le train en marche. En fait je suis moins rentré dans le délire de la comédie que dans les thèmes méta que tu exposes si bien dans ton article.

    La BO : je ne connaissais pas. J’aime bien.

    • Ludovic  

      moi aussi j’ai vu A BOUT DE SOUFFLE assez jeune, je venais de rentrer au collège je crois j’enregistrais deja régulièrement les films du cine club et du cinéma de minuit et j’avais vu le Godard comme ca, je voyais bien que ca n’avait pas grand chose a voir avec CARTOUCHE ou L’AS DES AS mais bon j’avais aimé quand même, j’avais l’habitude de voir des films deja adultes donc j’étais pas si déconcerté que ça…

      quand j’ai découvert LE MAGNIFIQUE, j’avais aussi deja vu les films parodique des ZAZ, au moins AIRPLANE et sa suite et j’avais adoré ça, je marchais complètement a ce genre d’humour et je retrouvais un peu ça dans LE MAGNIFIQUE…

      • Fletcher Arrowsmith  

        Ah mais j’ai marché également à fond et à la maison on est très fans de l’humour des ZAZ (TOP SECRET étant une référence pour ma femme).

        Mais j’ai toujours ressenti un décalage sur mon vécu avec Bébel et celui de mon entourage. Cela ne m’empêche pas d’adorer son travail et surtout son talent. Mes Belmondo préférés sont rarement ceux des autres : A BOUT DE SOUFFLE, LES MARIES DE L’AN 2, PIERROT LE FOU, BORSALINO (où je suis plus Jean-Paul que Alain), STAVISKY, L’HERITIER, LE CORPS DE MON ENNEMI (mon numéro 1), LES MISERABLES.

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