Focus : Les Fantastic Four de Carlos Pacheco
VO : Marvel Comics
VF : Panini Comics
Un article des Fantastic Two FLETCHER ARROWSMITH et JB VU VAN
Abraxas-dabra
© Marvel Comics
En grands connaisseurs de l’univers Marvel JB et Fletcher Arrowsmith se lancent dans une discussion sur la prestation de Carlos Pacheco sur les 4 Fantastiques soit les comics Fantastic Four (vol. 3) 35 à 54 et l’annual 2001 couvrant une période allant de septembre 2000 à avril 2002. En VF, ces numéros ont principalement été publiés dans la revue Marvel Elite des n°11 à 28.
JB : Hello Fletcher. Aujourd’hui je te propose de discuter d’un comics qui t’a particulièrement impressionné : les 4 Fantastiques vu par Carlos Pacheco, l’un de tes artistes préférés.
Fletcher : Hey JB. Je vois que tu me connais bien. En effet c’est un run que j’apprécie beaucoup.
JB : Facile, j’avais suivi ta chronique passionnée dans une vie antérieure ! Et ta lettre d’hommage à Carlos Pacheco à la mort de l’artiste laisse peu de doute sur ton affection pour son travail. Pour ma part, j’avais été bien entendu marqué par les dessins de Pacheco sur les premiers numéros, mais parfois refroidi par quelques murs de textes dans ces mêmes débuts. Pourtant, petit-à-petit, le titre est parvenu à me séduire bien que Pacheco passe la main à d’autres artistes. Peux-tu nous resituer le contexte et l’époque de ce run ?
Fletcher : Nous sommes à la fin de l’année 2000 et la série Fantastic Four, dans son volume 3, vient d’achever une première phase, dans le cadre de Heroes Return. Il s’agit d’un run assez marquant (Claremont/Larroca juste après 3 épisodes de Lobdell/Davis) mais qui n’avait pas alors complètement convaincu les fans. L’éditrice Bobbie Chase souhaite revenir aux origines de la série : exploration, science-fiction, la famille. Pour cela elle choisit donc d’en confier les rênes (scénario + dessins, le choix n’étant pas innocent et rappellera John Byrne ou Walter Simonson…éventuellement Kirby mais le débat n’est pas ici) à Carlos Pacheco.

La campagne américaine et ses habitants toujours accueillants
© Marvel Comics
JB : Et Carlos Pacheco ne va pas hésiter longtemps.
Fletcher : En effet l’artiste espagnol (cela tombe bien Salvador Larroca l’était aussi) rêve de s’occuper du destin de la First Family de Marvel et redonner ces lettres de noblesse à la série en assumant puiser son inspiration dans les runs mythiques de Lee/Kirby ou de Byrne.
JB : D’ailleurs que ce n’était pas la première fois que Carlos Pacheco touchait à l’univers des FF. Rappelons nous que c’est lui, encré par Bob Wiacek, qui avait dessiné les 2 derniers épisodes pendant le cross over ONSLAUGHT, du premier volume de la série régulière. Entre ces 2 périodes sur les FF, il a illustré un dernier épisode du comics EXCALIBUR proposant plusieurs versions alternatives de Kitty, Colossus et Diablo (cela aura son importance pour la suite), un run sur les X-Men cher au coeur de notre rédacteur en chef ainsi que le flamboyant AVENGERS FOREVER.
Fletcher : C’est exactement cela. Puis il fait un galop d’essai en s’essayant au scénario avec une mini-série sur les Inhumains avec José Ladronn au dessin. Souhaitant assurer également la partie graphique, il va s’entourer de Raphael Marin dans un premier temps pour l’aider au scénario puis de Jeph Loeb pour les dialogues par la suite. En effet, même s’ il s’en est bien sorti sur la LS Inhumans (moins d’argot, des dialogues plus idiomatiques) Carlos Pacheco est conscient qu’il s’attaque au FF. Et plus que tout il veut être à la hauteur, ne pas décevoir les fans et que son amour pour les FF transparaisse à chaque planche.
JB : En parlant de leur début, leur premier ennemi est un paradoxe. Les Fantastiques de Pacheco commencent en affrontant Diablo (euh, pas le farfadet téléporteur mutant, hein, le sorcier alchimiste du IXe siècle) plutôt qu’un Fatalis. Un choix qui semble étonnant de prime abord, mais Esteban Diablo aura également marqué les débuts des runs de John Byrne et de Steve Englehart sur la série. Finalement logique lorsque l’on considère que les Fantastiques représentent les 4 éléments (eau, terre, feu, air) qu’invoque Diablo pour ses sortilèges : Pacheco va utiliser ce parallèle dans son intrigue. L’auteur semble également intéressé par l’histoire de ce méchant finalement assez secondaire, en reliant par exemple ses origines au Dracula de Wolfman et en créant un ordre mystique ennemi du sorcier, les Diacres. Une approche qui me semble assez bien résumer l’écriture par Pacheco des vieux ennemis des Fantastiques. Un reste de sa collaboration avec Busiek sur Avengers Forever, peut-être…

Enfant du soleil, tu parcours la t- Ah non, mauvais Esteban.
© Marvel Comics
JB : Carlos Pacheco avait déjà travaillé à l’écriture d’un comic book avec Rafael Marin, une série The Inhumans qui se déroule après l’épopée de Paul Jenkins, et qui voit le peuple de Flèche Noire entraîné dans un complot intergalactique. Idée ambitieuse s’il en est, et qui anticipe de plusieurs années WAR OF KINGS sur le même principe ! Leur écriture a-t-elle évoluée entre les 2 séries ?
Fletcher : Deux points sur le sujet. Déjà oui, en effet l’écriture a évolué. Elle est plus digeste, avec moins d’idiomatismes dans les dialogues dans la seconde histoire. Mais la première est plus adulte car elle a été publiée dans le cadre de Marvel Knight et faisait suite à l’excellente série de Paul Jenkins et Jae Lee. Et tu as raison de souligner l’importance que cela aura plus tard dans le cadre de WAR OF KINGS notamment sur la filiation et la soumission des Inhumains aux Krees. Il ressort néanmoins une réflexion intéressante sur le destin d’un peuple nomade que l’on peut voir à la fois comme des réfugiés climatiques ou fuyant la guerre dont les origines ethnologiques ou religieuses ont une grande importance.
JB : Malheureusement, l’idée ne va pas être poursuivie : à peine un an plus tard commence une autre série Inhumans où le rejet global de leur race est largement éludée et qui part sur l’idée d’une tentative d’intégration de jeunes Inhumains (en partie ceux de la série de Jenkins) dans un bahut des Etats-Unis… Pour revenir au Fantastic Four de Carlos Pacheco, c’est à recommander pour un nouveau lecteur qui veut découvrir la série et ses personnages ?
Fletcher : Oui car en fait les références et hommages très nombreux ne gênent en fait nullement la lecture. C’est clairement un run fait pour des nouveaux et des aficionados de la première heure. Etrangement ce run est rarement cité comme parmi les préférés des lecteurs. Peut-être, au-delà des dessins de Pacheco, est-il finalement trop sage ?
JB : J’ai un peu l’impression d’un problème de timing. Les dialogues des débuts me semblent un peu lourds, très probablement en raison de la différence de langue des auteurs. Mais quand Jeph Loeb arrive pour polir le tout, la série entame une période trouble en raison des différents avec une responsable éditoriale maîtrisant moins l’histoire des FF que les auteurs. De plus, l’autre attrait initial de la série, le trait détaillé et passionné de Pacheco, va s’effacer au profit d’artistes au talent et à l’implication plus variables.
Fletcher : Tu touches là un point d’histoire méconnu. Raphael Marin, ibérique comme Carlos Pacheco, se sont exprimés là-dessus et notamment sur leur relation avec Bobbie Chase, leur éditrice. Engagés comme scénaristes, ils se voient obligés de réécrire plusieurs fois leur script car finalement leur éditrice connaît moins bien qu’eux l’histoire des FF. Cela ralentit leur production et arrive à freiner leur élan. Un exemple : La Chose devant fumer un cigare qu’un gars de Damage Control lui a offert. Chase n’est pas du tout d’accord, argumentant que c’est ridicule de montrer un personnage fait en pierre fumer. Que c’est mauvais pour la santé. Sérieux, un type comme la Chose, avec une santé de pierre et une capacité de récupération hors du commun. D’ailleurs Jeph Loeb sera engagé pour seconder les deux auteurs espagnols et notamment fluidifier la barrière de la langue. Au passage côté américain ils ne sont pas génés pour même modifier des dialogues déjà écrits, quitte à en modifier le sens.
JB : Ces problèmes éditoriaux me font relire la back-up du 50e numéro avec un autre œil. L’histoire évoque en filigrane ou directement les problèmes qui ont pu être reprochés à la série et leurs auteurs. Le problème de communication entre les éditeurs américains et les créateurs espagnols, le recyclage (perçu) d’histoires de John Byrne, l’incertitude sur l’implication de Rafael Marin, ou même des critiques plus spécifiques comme l’apparence humaine de Ben Grimm… Si ce petit passage comique rend hommage aux récits où Stan Lee et compagnie se mettaient en scène, j’ai maintenant l’impression d’une frustration réelle des auteurs, qui profitent du remplacement de Bobbie Chase par Tom Breevort pour l’exprimer avec humour.

Ah ! Enfin un affrontement que Byrne n’avait pas déjà imaginé !
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JB : Les Fantastic Four, c’est avant tout la “Première Famille”. Toi comme moi, on a notamment eu un regard généreux pour le run de Tom DeFalco pour l’intérêt qu’il donnait aux relations personnelles entre nos héros. Comment trouves-tu que Pacheco s’en sorte dans cet exercice ?
Fletcher : Il fait comme les auteurs de son époque : c’est une narration finalement décompressée qui n’est pas faite pour avoir un juste équilibre sur 22 pages entre plots et développement des personnages à l’instar de ce que faisaient Stan Lee, Roy Thomas, Marv Wolfman ou encore Chris Claremont. Je retiens quand même qu’il s’attache à donner de l’importance à tous les personnages, qu’il n’oublie pas les autres membres de la famille élargie mais aussi qu’il fait son John Byrne en éclatant les 4 FF avec deux équipes. Mais je trouve qu’il a un fond très intéressant et encore respectueux de l’image des personnages. Non je ne citerais pas Bendis, Morrison ou Hickman. Zut, trop tard.
JB : Une pincée de drama et de jalousie subtile avec le parcours inversé de Ben Grimm (qui est désormais capable de redevenir humain à volonté et trouve une romance) et Johnny Storm (comme à l’époque d’Inferno, il perd le contrôle de sa flamme et court le risque de blesser les autres, piégé dans un costume rouge qui limite le danger. L’avancée du couple Richards, qui découvre un heureux évènement qui boucle la boucle initiée par Claremont. Et un triangle amoureux entre Johnny, Namorita et une ancienne flamme de la Torche Humaine !

Les nouveaux nouveaux 4 Fantastiques !
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JB : On peut grossièrement identifier 3 phases successives durant le run de Pacheco : la rivalité entre les Fantastiques soutenus par Noah Baxter et le Gidéon Trust, la menace d’Abraxas et le complot des “Hidden Ones”. Si le run de l’auteur t’a laissé un souvenir indélébile, toutes ces histoires se valent ou certaines te semblent-elles plus importantes ?
Fletcher : C’est là où on voit qu’il y avait de quoi faire encore une dizaine d’épisodes pour avoir un travail sur la durée marquant. La première phase remet les compteurs à zéro mais avec beaucoup de modernité. C’est clairement brillant. Puis la menace d’Abraxas, reflet de celle du Galactus de Stan Lee et Jack Kirby va permettre d’amener de nouveaux éléments à la série notamment la venue officielle de Valeria et le statut de Johnny. La troisième et dernière phase, outre le fait que Pacheco n’en dessinera pas une seule page, les dernières étant en back up du #50, reste moyenne. On retrouve la question de l’exode des Inhumains déjà traité dans la mini série avec Ladronn et une volonté de bien ranger les jouets. Ce n’est pas transcendant au niveau de dessins de Bagley, qui ne dépassent pas du trait. Et surtout on voit bien qu’il n’y a plus de sub plot pour une éventuelle suite.
JB : Justement, tu évoques le passage de relais de Carlos Pacheco à d’autres artistes : Stuart Immonen, le susnommé Mark Bagley ou encore Jeff Johnson. Que retenir de cette collaboration entre un auteur lui-même virtuose du graphisme et ses illustrateurs ?
Fletcher : je pense surtout que Carlos Pacheco ne pouvait pas tenir le rythme élevé que l’on voit dans les premiers épisodes. En plus de participer au scénario, à la traduction des dialogues en anglais et des relations parfois compliquées avec son éditrice. Stuart Immonen s’en sort très bien et il dessinera à nouveau des numéros stand alone entre le passage de deux auteurs. Mark Bagley intervient sur l’arc le plus faible, surtout si on le compare au climax que fut le numéro 49 et les conséquences de l’affrontement avec Abraxas, le Galactus de Pacheco (encore une référence à Lee/Kirby).
JB : Il faut dire qu’un numéro anniversaire muet après une fin spectaculaire en cliffhanger, c’est un cadeau empoisonné et une lourde charge pour Bagley qui doit porter dans le n°50 la charge narrative supplémentaire que l’absence de parole (contrainte de l’event “‘Nuff said!) entraîne !
Fletcher : Et non JB, ta mémoire te fait défaut. C’est Tom Grummett qui dessine le numéro 50, Mark Bagley arrivant pour 4 épisodes au 52 (le 51 est un fill in d’autres auteurs). Bon cela ne change pas grand chose à un exercice raté, comme finalement d’autres auteurs.
JB : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, comme dirait nos amis Pèlerins !

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Fletcher : Mais tout n’est pas à jeter dans ce numéro anniversaire car les pépites se trouvent dans les histoires supplémentaires notamment une dessinée par Steve Rude en personne et puis comme tu l’as évoqué le délire de Loeb et Pacheco où ils se mettent en scène grimés en Doom. C’est quoi déjà le titre de la série parodique de Marvel ? What quelque chose il me semble ?
JB : What The- !? et avant cela, Not Brand Echh.
Fletcher : ah tu remontes le niveau. Quelle mémoire. Donc oui un récit à la WHAT THE-!?
JB : Tu sais, si j’avais été peu impressionné à l’époque par le numéro muet, en le relisant pour cet article, j’aime assez cette histoire anniversaire. Si Reed en est pratiquement absent, auteur et artiste mettent en parallèle passé et présent, et le récit permet de comparer l’évolution de leurs personnalités. Un Ben Grimm plus serein (et qui rappelle qu’il n’est pas un simple bourrin avec un coup gagnant aux échecs), une jeune Sue Storm qui s’affirme alors que son moi moderne s’apprête à devenir mère une seconde fois, alors que la stagnation de Johnny est présentée comme une tragédie. Rien de si nouveau mais finalement pas si mal pour une histoire sans parole.
JB : Ce run aborde des sujets finalement assez peu traités jusque là dans les séries Fantastic Four : la religion, via les personnages de Deacon (Diacre) et des Pèlerins de la Zone Négative, les liens entre capitalisme et colonialisme par le biais de Gideon Trust, ou encore la géopolitique internationale dans le dernier story arc. Une approche maîtrisée par l’auteur ?
Fletcher : Je ne sais pas si cela est maîtrisé, on n’est quand même pas chez Alan Moore. Je pense qu’il y a une volonté de moderniser le propos, en collant à l’actualité tout en restant dans le cahier des charges. Ce sont même des bases qui seront des pistes pour les auteurs qui vont suivre.Je pense à cette notion de trust que Waid, JMS ou Hickman exploiteront plus tard. Sur la religion, n’oublions pas que Carlos Pacheco vient d’un pays catholique. Les pèlerins s’expriment d’ailleurs en espagnol. Ce n’est pas si innocent. On peut aussi ajouter une approche écologique développée dans l’histoire avec la seconde équipe et la présence de Namor.
JB : En termes narratifs, Carlos Pacheco prépare également le terrain pour la caractérisation à venir de Fatalis, qui va tenter d’accueillir des alliés potentiels en Latvérie dans les années qui suivront, tels les Atlantes après CIVIL WAR ou les Asgardiens avec le THOR de Straczynski puis de Gillen. Dans un autre registre, Carlos Pacheco rend des hommages surprenants (un simili Solomon Kane, Astro le Petit Robot en camarade de classe de Franklin ?!) et s’amuse à écrire des lettres d’amour au genre du pulp et à certains comics de la distinguée concurrence, en rendant notamment hommage à l’équipe qui a elle-même inspiré les Fantastiques, à savoir les CHALLENGERS DE L’INCONNU – mais Loeb, qui leur avait déjà consacré une série en 1991, n’est peut-être pas étranger à cette dernière référence.

Doc Richards, garanti sans zozotement
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Fletcher : Comme dans l’épisode 47, que j’aime beaucoup, même si Carlos Pacheco, pris par le temps, éblouit moins. On y voit notamment des références à Doc Savage. As-tu de ton côté un épisode en particulier à recommander sur ce run ?
JB : J’apprécie tout particulièrement Fantastic Four n°45. Si le principe de l’histoire (Ben Grimm semblant tout abandonner pour vivre une vie en petite communauté auprès d’Alicia Masters) est familier – on pensera aux visites à Liddleville chez John Byrne ou durant le run de DeFalco – j’ai surtout été marqué par l’évolution de la relation entre Ben et Alicia, tout comme par le parcours croisé entre la Chose, désormais capable de redevenir humain à volonté, et la Torche Humaine, qui ne peut plus contrôler sa flamme. Et malgré un artiste pas des plus exceptionnels (désolé, Jeff Johnson), je retiens sa dernière page sur l’étreinte d’adieu des 2 ex-tourtereaux, un sombre Johnny Storm en arrière plan.
Fletcher : Carlos Pacheco rêvait de travailler sur les Fantastic Four, ses personnages préférés chez Marvel. D’abord avec Marin puis avec l’appui de Joef Loeb, le dessinateur espagnol propose un assemblage intéressant d’hommages (Kirby, Byrne, Thomas, Wolfman, Claremont) mais aussi de modernité avec la création de Abraxas. Ce run a aussi pour vocation de revenir à des bases historiques (le Baxter Building) tout en permettant aux futurs auteurs de repartir avec de nouveaux éléments comme l’officialisation de la venue de Valéria comme second enfant du couple Richard mais aussi un nouveau statut quo pour les Inhumains. Peu cité, car se situant entre les fan-périodes Davis – Claremont puis Mark Waid, les aventures des 4FF sous Pacheco ont pourtant trouvé des réminiscences par la suite. On peut citer le retour du Baxter Building, la zone négative et Annihilus qui annonce l’event cosmique Annihilation et ses suites avec en plus l’évolution des Inhumains, Valéria, les déboires financiers du consortium que Hickman et d’autres utiliseront, voire même les prémices de la fondation du futur.
JB : J’ajouterais à cela une volonté d’enrichir l’univers des Quatre Fantastique, en contribuant à son imaginaire : en s’intéressant à l’architecte du Baxter Building, ancien mentor de Reed, en explorant l’héritage de l’obscur Gregory Gideon, ennemi des FF durant leurs premières années, en peuplant la Zone Négative de colons égarés et en faisant de second couteaux comme le Piégeur ou Néga-Man des menaces capables de défaire Annihilus. Après les fameux Nouveaux Quatre Fantastiques de Simonson et Art Adams, Pacheco imagine également une nouvelle équipe formée par Johnny Storm lors de la disparition apparente de ses équipiers. Et, pour des amoureux du run de DeFalco comme nous, un certain retour au soap comme la romance naissante entre Ben Grimm et une dure à cuire de Damage Control, ainsi qu’une importance capitale donnée au lien familial sur la dernière partie du run.
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