Surprise universelle (Les Maîtres de l’Univers – Le film)

 

Les Maîtres de l’Univers – Le film par Travis Knight

Un article de NORMAN RAY


Je n’ai absolument aucun affect pour LES MAÎTRES DE L’UNIVERS. Aucun. Et pourtant j’ai essayé. Mes parents m’avaient acheté les figurines de Musclor et de Skeletor. Mais c’était quoi ces figurines avec des proportions de m… ? Les mecs étaient tellement gros qu’on les imaginait mal être capable de faire le moindre mouvement. Jusqu’où auraient-ils pu plier leurs bras ? Impossible pour eux de resserrer les cuisses sous peine de ne plus jamais pouvoir avoir d’enfant. Et ils feraient quoi, si on les voyait en vrai ? Un mètre cinquante, à tout casser, tassés comme ils l’étaient, et en format « boule de billard » ?

Il y avait une épée bizarre, coupée en deux. Musclor avait la moitié grise, Skeletor la moitié bleue. Et les deux, non seulement se raccordaient mal, mais une fois assemblée, l’épée ne pouvait pas être tenue par les personnages.

Bon, là au moins on ne pouvait pas se tromper sur qui était le gentil et qui était le méchant. J’avais eu le souci avec les jouets de LA GUERRE DES ÉTOILES où j’avais classé le robot blanc dans les bons (soldat impérial) et le Yéti (Chiktaba) dans les méchants.

Et puis est arrivé le dessin animé. Comment dire, j’ai toujours détesté, depuis ma plus tendre enfance, la répétition sans fin des boucles d’animation, et les dessins animés Filmation étaient passés maîtres en la matière, comme par exemple dans leurs TARZAN. Toujours les mêmes plans, recyclés ad nauseam, en permanence. Et tout cela au service de « scénarios », notez les guillemets, tous aussi oubliables qu’un seul épisode de VOISINS, VOISINES. Allez, avouez, vous aussi vous aviez oublié l’existence de ce… truc…

Et pourtant, au scénario, il y avait du futur beau monde, dont Joseph Michael Straczynski, dans un de ses premiers emplois, et Larry DiTillio. Tous deux feront ensemble un bout de chemin après leur départ de Filmation. La raison ? Lou Scheimer ne voulait pas leur reconnaître le fait qu’ils aient créé ensemble SHE-RA, PRINCESSE DU POUVOIR, personnage principal de la série dérivée des MAÎTRES DE L’UNIVERS. Ce qui est créé par quiconque dans le studio de Lou Scheimer, est attribué à Lou Scheimer… Straczynski arrachera finalement un statut de co-créateur, visiblement, et sans doute de haute lutte.

Straczynski et DiTillio travailleront ensemble ensuite sur CAPTAIN POWER ET LES SOLDATS DU FUTUR, série pour laquelle BRUCE LIT m’a fait l’honneur de publier un article sur le site, et bien sûr, ensuite, ils œuvreront ensuite, ensemble, sur BABYLON 5.

Le succès des MAÎTRES DE L’UNIVERS durera sept ans (1981-1987 pour les figurines), une éternité dans l’industrie du jouet et de la série animée (130 épisodes des MAÎTRES DE L’UNIVERS, 93 de SHE-RA entre 1983 et 1986).

Ainsi, en 1987, quand sort le film LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, produit à l’économie par la firme CANNON, il est déjà trop tard. La curiosité n’existe déjà plus, le train de la « hype » est passé et ne reviendra, pas malgré les différentes tentatives de relance, en jouets ou en dessins animés.

Et c’est ainsi que, fort du succès de BARBIE en salles, Mattel cherche à dépoussiérer cette autre licence, en lançant la production d’un film, en partenariat avec Amazon MGM Studios. Un choix curieux, car à qui peut s’adresser ce film, sinon aux nostalgiques qui ont vécu leurs premiers émois devant les aventures de Musclor ? Des nostalgiques qui ont maintenant entre quarante et cinquante balais, bien tassés, qui ont femme et enfants, et dont on peut penser que beaucoup sont passés à autre chose.

Car il faut bien être honnête, niveau qualité, LES MAÎTRES DE L’UNIVERS, ça n’a jamais été le haut du panier, tout comme ne l’étaient pas les dessins animés HANNA ET BARBERA qu’on nous diffusait pendant mon enfance (je suis né en 1971). MUMBLY et HONG KONG FOU FOU, ça passait à nos yeux de gamin, moins maintenant…

Et cela, le film de 2026 en est pleinement conscient. Le film (et ses quatre scénaristes crédités) passe par un biais malin pour à la fois tenter de proposer un spectacle moderne tout en honorant les souvenirs d’enfance du spectateur presque grabataire. Le Prince Adam a été exilé à dix ans sur Terre. À son arrivée il perd son épée du pouvoir. Quinze ans plus tard, le prince travaille dans un service RH douloureusement plus vrai que nature (ceux qui comme moi évoluent dans un service de ressources humaines anglo-saxon sauront de quoi je parle…). Dans sa chambre il a reconstitué en dessin ses souvenirs d’enfant, des personnages bigarrés aux pouvoirs étranges et aux surnoms absurdes…

De sa vie passée sur Terre, on ne saura rien, sinon que personne ne le croit, et qu’il a un colocataire qui se croit drôle. Et quand il retrouve l’épée, il reçoit aussitôt deux visites inattendues…

S’ensuit un spectacle classique, mais aussi généreux et des plus réjouissants, car rondement mené, et, chose sans doute la plus importante, totalement sincère à mes yeux, et dénué de cynisme. Il ne s’agit pas là de se moquer d’un Adam trop tendre pour son rôle de héros, ou des personnages / figurines grotesques qui l’entourent. Sur la base certes mille fois vue et revue du « trouve le héros qui est en toi », LES MAÎTRES DE L’UNIVERS trouve à mon sens un équilibre fragile entre respect d’une franchise dont la qualité dramatique n’a pourtant jamais été le point fort, et la sincérité des émotions exprimées, portées par des acteurs impeccables.

Nicholas Galitzine surprend en Adam / Musclor, se montrant à la fois capable de la plus grande bouffonnerie et d’une résolution affirmée, Camilla Mendes campe une Teela crédible dans son rôle de soutien à la fois d’Adam et de son père, Le Maître d’Armes, joué par le toujours impeccable Idris Elba. James Purefoy est maintenant suffisamment âgé pour passer de second du roi (comme son rôle de Kantos Kan dans JOHN CARTER) à roi lui-même ! Son rôle, même s’il est peu présent, lui permet d’exprimer une intensité bienvenue de la part de cet acteur qui n’a pas eu la carrière qu’il méritait. Et une mention spéciale à la DRH passive-agressive 100% flippante car 100% réaliste campée par Sasheer Zamata Moore, qui a participé au Saturday Night Live entre 2014 et 2017 ! J’en ferai quelques cauchemars…

Jared Leto est… là. Difficile de dire ce qui vient de lui ou des animateurs sur le personnage de Skeletor. Allison Brie en Démonia n’a pas une once de l’étrangeté d’une Meg Foster, qui joua le rôle en 1987. Le point faible du film reste ses méchants, trop souvent comiques au lieu d’être effrayants, ou juste… sérieux… Morena Baccarin, dans le rôle de la sorcière, n’a guère plus que quelques apparitions, tout comme Cringer. Apparemment le budget entre 170 et 200 millions de dollars ne permettait pas plus de quelques plans d’un tigre en images de synthèse.

La musique de Daniel Pemberton, épaulé par la présence surprenante d’un Brian May (qui fait donc irrésistiblement penser à la bande originale du FLASH GORDON de 1980 !) peine à surpasser la musique qu’avait composé Bill Conti en 1987, qui reste beaucoup trop impressionnante pour le film qu’elle avait illustré à l’époque. Quelques tubes « pop » viennent agrémenter certaines scènes, dont PRINCES IF THE UNIVERSE de Queen, additionné à quelques références sur HIGHLANDER, comme pour annoncer le futur film… produit par Amazon MGM Studios !

Échec là où il est sorti en salles (sauf en France à cause de la loi sur la chronologie des médias qui emm… Amazon), le film est diffusé sur Amazon Prime depuis le 22 juillet. En misant exclusivement sur la nostalgie de nous autres les anciens, évaporée dans les années quatre-vingt, ce projet n’était-il pas destiné à rencontrer une impasse de toute façon ?

En choisissant l’hommage plutôt que la réinvention (dont toutes les tentatives précédentes avaient échoué de toute façon), Amazon MGM Studios a fait le pari risqué d’assumer le côté kitsch de sa franchise, et de s’aliéner le public jeune qui n’a pas d’intérêt pour les figurines moches de papa.

Mais je ne boude personnellement pas mon plaisir. LES MAÎTRES DE L’UNIVERS (2026) est ce qui est sorti de mieux de cette franchise improbable. Ça n’en fait donc pas un chef d’œuvre, mais un spectacle plus qu’honnête, ce qui n’est déjà pas si mal.

Fisto est de mon avis, et vous savez de quoi il est capable…

36 comments

  • Sébastien Zaaf  

    Bienvenue Norman. Et merci de réhabiliter ce film annoncé au départ comme un accident industriel et qui est finalement plus fin qu’on ne croit. Il reprend un peu le côté méta de Barbie, en ce sens qu’il est sérieux tout en brisant parfois le 4e mur sur certains aspects, comme le nom des personnages, absurdes pour certains. C’est un film qui ressemble aux mini comics aussi, en ce sens qu’on dirait un lexique, comme si on voyait en prises de vues réelles un gosse jouer avec ses figurines. Contrairement à celui de 1987, j’ai apprécié que l’essentiel ait lieu sur Eternia, avec aussi un clin d’œil à la salle de sport. Tellement culte que d’ailleurs Mattel a sorti une figurine de Skeletor au fitness. Leto est assez bon, reprend aussi le côté meme de Skeletor, popularisé sur le Net. Bref, une très bonne surprise. Je me souviens quand même de Voisins, Voisines. Chiktaba vraiment 😆 ?

    • Norman T. RAY  

      Ben oui Chiktaba, le copain de Yan Solo dans le Millenium Condor… 🙂

      Sympa pour la figurine de Skeletor fitness, ils oseront décidément TOUT commercialiser !

  • JB  

    Merci pour cette analyse
    Un peu déçu. Le film des années 80 avait pour lui les yeux magnétiques de Meg Foster et l’enthousiasme de Langella. Des méchants tendance comiques, bof, j’ai des flashbacks de la désillusion Ultron…

    • Norman T. RAY  

      Oui, c’est un peu l’inverse de l’adaptation de 1987. Les méchants sont beaucoup plus intéressants que les héros en 87, et je dirais que ce sont les héros en 2026. Et François Chaumette, la première VF de Dark Vador, sur Frank Langella !

      • JB  

        Le petit triplé des méchants de SF Ming/Skeletor/Dark Vador de Chaumette… (sans compter ses rôles dans Le Bossu ou Belphégor ^^)

        • JB  

          Et voilà que j’oubliais Khan Noonien Singh… « J’ai fait bien mieux que de vous tuer. Je vous ai humilié. Et j’ai bien l’intention de continuer. J’agirai comme vous avez agi avec moi… et avec elle. Je vous abandonne pour l’éternité au centre d’une planète morte. Vous serez enterrés, enterrés vivants. »

          • Norman T. RAY  

            je me souviens aussi de lui racontant des histoires horrifiques à la télé. Bon, gentiment horrifique, c’était à destination des enfants, mais ça faisait son petit effet. Quel comédien extraordinaire !

  • H.Nico  

    Bravo pour cet article fort sympathique !
    Je jouais avec Musclor et ses copains bodybuildés quand j’étais gamin il y a encore quelques jours. Mon amour pour ces figurines collaient bien avec mon amour pour les super-héros de comics !
    Quel dommage que ces Maîtres de l’Univers ne soient pas sortis en salle chez nous, ça nous aurait fait un bon petit blockbuster estival, pas plus con que le dernier Spider-Man finalement (que j’ai bien aimé attention).
    La BO a plutôt bien marché sur moi (fan de Queen et de The Darkness que je suis) et le film en lui-même m’a fait passer un bien meilleur moment que le truc de 87 (que j’aurais pu apprécier mais que voulez vous, le père Lundgren je le préfère en Punisher).
    Le Dolph y va d’ailleurs de son petit cameo ici et se joint à un casting de qualitay (et ça c’est cool).
    Seul (petit) bémol, comme pour toutes les superproductions actuelles, le film traîne par moments en longueur. Faudrait revenir aux films de 90 minutes, c’était bien aussi !
    Un bon 8/10 pour ma part car le film atteint ses objectifs en prenant le risque, comme tu l’as souligné, de n’être destiné finalement à pas grand monde !

    • Norman T. RAY  

      Dolph a gagné en charisme avec les années.Je crois plus en son caméo dans les Maîtres de l’Univers que dans quasiment toute sa carrière des années 90 :). Bon, c’est un peu de la provoc (j’avais vu son Punisher en salle dans la plus petite salle du cinéma de quartier de Conflans Saint-Honorine, on était deux dans la salle…).

  • Ollieno  

    J’ai regardé d’un oeil et ai été surpris de trouver le film bien moins mauvais que ce que j attendais

    Un divertissement pop corn …

    Et concernant Purefoy ….

    Rôle court, mais une vraie présence.. (pas autant que dans the Following .. mais bon) ..

    Et il fait parti de ces acteurs que l on oublie qu’ils ont fait des adaptation Geek… en plus de ce rôle, il est le rôle titre dans Solomon Kane (2009) (il était l’acteur casté et qui a fait les 3 premieres semaine de tournage de V For Vendetta avant d étre remplacé par Hugo Weaving) et on l a vu dans Penyworth et the Witcher…

    • Norman T. RAY  

      Je me souviens encore de la première fois où je l’ai vu, c’était dans le très sympathique « Chevalier » de Brian Helgeland. En écoutant le commentaire audio, quand le réalisateur en arrive à la scène où James Purefoy enlève son casque, Helgeland s’écrie « James Bond » ! Et franchement, cela aurait été loin d’être déconnant.

      Je suis d’ailleurs à peu près certain qu’il avait auditionné pour le rôle de John Carter dans le film d’Andrew Stanton, il aurait été parfait.

      Je trouve qu’il lui manque CE grand rôle qui l’aurait démarqué.

      • Jyrille  

        J’adore James Purfoy, il est parfait dans ROME.

  • Tornado  

    Super article ! Et je n’ai pas vu le film !
    On est de la même génération (1971, idem…).
    Sans avoir vu le film, donc, tes arguments touchent au but le « vieux » geek (j’aimais beaucoup les figurines des Maitres de l’Univers quand j’étais gamin cela-dit, j’en avais une bonne quinzaine, et j’enregistrais plein d’épisodes du DA sur VHS).
    Je suis également très fan de Purefoy, et je trouve aussi que sa carrière est foirée, l’acteur méritait mieux. Je suis un fan absolu de CHEVALIER. Culte.
    Bref : Vous êtes plusieurs, ces derniers jours, à conseiller ce film qui semble marcher sur les pas du FLASH GORDON des années 80 et promettre un spectacle marrant et fun. L’esprit CAMP serait-il de retour ???

    • Norman T. RAY  

      Il y a un peu de ça, sans aucun doute, avec moins d’effets moisis et sans Timothy Dalton en collant vert. Et le fait d’avoir eu recours à la guitare de Brian May est un hommage sans équivoque !

    • Bruno. ;)  

      Oui, bon, quand même : nonobstant le côté gay-friendly (un peu trash dans l’humour et pourtant très réprimé dans les images) de la chose, on est à des années-lumières d’un esprit complètement Camp. Ni paillettes, ni glamour, ni à peu-près : tout est très pro et réfléchi et on sent toute la technicité proverbiale Anglo-saxonne à l’oeuvre derrière la machine. Ça n’a rien de gratuitement artistique et il n’y a pas de sous-texte subversif : simple exercice gentiment décalé (pour un public adulte : pour les Schtroumpfs, c’est autrement plus discutable…) d’exploitation d’une licence lucrative (en son temps) et hommage -timide dans la démonstration, sinon la Zique !- à Flash Gordon, LE film culte du genre Camp, par contre.

      • Norman T. RAY  

        Il y a sans aucun doute un côté « calcul marketing » dans le projet, et qui s’est planté royalement. L’usage par exemple de « What’s up’ par Four Non Blondes renvoie à un même internet qui montre un Adam rieur sur fond de paillettes roses. Clairement un appel du pied à la génération internet qui n’a pas répondu présent.

        Mais bon, il y a toujours Fisto… 🙂

  • JP Nguyen  

    J’ai visionné le film il y a deux ou trois semaines. Un divertissement agréable. Je n’ai pas été aussi enthousiaste que pour Donjons et Dragons : l’honneur des voleurs, avec lequel un critique l’avait comparé, sur la base de l’échec commercial connaissant un relatif succès critique geek.

    Le côté méta et distancié dès le début me semble entrer en conflit avec les moments intimes ou dramatiques. Skeletor s’adressant à sa clique pour indiquer que quand il lève le poing, c’est le climax de son discours… Ça en fait un protagoniste trop décalé. Et pourtant, il tue ou provoque la mort du roi, de Moussor et de bien d’autres.

    Visuellement, c’est assez réussi. C’est l’écriture qui m’a semblé inégale. Je n’ai pas perçu une totale sincérité, plutôt une excuse du style « le matériau d’origine est débile et on bricole pour en faire un produit vendable aujourd’hui ». C’est à la fois malin et cynique.

    • Norman T. RAY  

      J’ai un baromètre « cynisme » personnel assez développé, autrement appelé « baromètre Alan Moore », et là il ne s’est pas activé. Clairement on est sur un assemblage de plusieurs tons contradictoires, peut-être issu des nombreux scénaristes, mais quelquefois ça peut marcher.

      Ton message me rappelle qu’il faut que je regarde L’honneur des voleurs, j’ai le DVD en plus mais je ne l’ai oas encore regardé !

      • zen arcade  

        Alan Moore n’a rien d’un cynique.

  • Jyrille  

    Bienvenu Norman donc ! J’ai loupé cet article hier, je ne comprends pas… Sinon, tout comme toi, je détestais les animés qui recyclaient les mêmes plans et séquences ad nauseam. J’aimais bien Les maîtres de l’univers à l’époque, mais je vais répéter sans doute ce que je disais dans l’article précédent. J’avais oublié Voisins, voisine jusqu’à ce que tu en parles.

    Je n’ai pas encore tenté le visionnage, surtout car j’ai vu passer pas mal de critiques négatives, et ce même sans le vouloir, ça m’est apparu sur FB, il faut dire que je suis (de suivre) des passionnés de ciné…

    Je pense donc que je vais le regarder avant la fin de l’année tant ton article enlevé explique les qualités (faibles) de l’oeuvre. Et puis je résiste difficilement à Alison Brie.

    • Norman T. RAY  

      Tout le monde essaie d’oublier Voisins, Voisine, désolé d’avoir bousculé ta mémoire sélective. J’ai des souvenirs très clairs de visionnage cette « série » alors que je faisais des gardes de nuit à la gendarmérie d’Evreux en 1991 lors de mon service militaire… C’était ça ou le magazine sur la chasse qui passait aussi à ces heures indues…

      Allison Brie n’a malheureusement pas trop l’occasion de briller dans son rôle, enfin je trouve. Je connais peu cette actrice. Elle a cependant un roulement d’yeux très convaincant quand Skeletor se la jour un peu « mâle dominant ». 🙂

  • Maya  

    Super l’article et bienvenue Norman !

    Les Maîtres de l’Univers, que de souvenirs, vraiment ! J’avais aussi des figurines (oui, je n’ai jamais été fan de Barbie). Quand j’ai vu l’annonce de sa sortie sur Prime, je ne me suis pas précipitée, ma première pensée a été : « Ah, encore un autre film ! ».
    Je l’ai regardé récemment et, à ma grande surprise, j’ai passé un agréable moment. Certes, l’humour y est parfois un peu trop exagéré, mais ça se laisse regarder.

    C’est une belle production de qualité, et le paysage de la planète Eternia est tout simplement magnifique.
    La poursuite en vaisseaux dans la vallée m’a rappelé Star Wars.
    J’ai bien aimé le clin d’œil avec Dolph Lundgren. Les acteurs sont bons, et vrai que c’est dommage pour certains personnages, on aurait voulu qu’ils soient plus présents dans cette prod.
    Ce film n’est pas mauvais, certes, peut-être pas aussi sérieux, on le remarque dès les premières secondes du film.

    Par contre, Adan et les surnoms, ça craint, surtout celui de Fisto, c’est quand même osé 😄

    Aucun souvenir de  » Voisins, Voisine « ça ne me dit absolument rien.
    Mais j’aimais bien « Les Fous du Volant » et « Capitaine Caverne » dans Hanna-Barbera, en plus de ceux que tu cites.

    • Norman T. RAY  

      Si tu ne connais pas « Voisin Voisine », ne cherche jamais à en savoir plus, on a tous mieux à faire de notre vie. C’était un programme type « sitcom fauchée » totalement improvisée par les comédiens, qui avait été créé uniquement pour remplir les quotas « français » de la chaîne La Cinq possédée par Silvio Berlusconi. En gros, c’était n’importe quoi et même pas drôle au douzième degré…

      Oui, autrement c’est un film très agréable je trouve 🙂 .

  • Samuel Péquignot  

    Même si je n’ai pas aimé le film, je suis forcé de constater que tu le défends très bien. J’ai trouvé les acteurs très bons (sauf Jared Leto bien sûr), mais la direction artistique tellement uniforme qu’on ne fait pas la différence entre les tanières du « bien » et du « mal »), la quasi absence de Gringer (créé à cause d’un problème de budget et absent à cause d’un autre problème de budget … certaines histoires se répètent) et surtout le scénario (le coup des prisons collectives pour se faire croiser les personnages ça passe une fois … mais trois ?) ont manqué d’une réelle vision acceptant de trahir un peu le matériau d’origine. Ce qu’avait su faire le précédent film, même avec (beaucoup) moins de budget.
    Seule la dernière demie-heure est, d’après moi, à sauver (les hallucinations d’Adam-He Man voyant Skeletor partout dans son ancien monde étaient vraiment très réussies) et je ne parle pas de la fin quand on voit, enfin, le Battle Cat … Peut-être que le deuxième sera plus réussi et, surtout, plus ambitieux. J’aurais quand même aimé voir ce qu’en aurait fait John Woo …

    • Norman T. RAY  

      John Woo sur les Maîtres de l’univers en mode « tragédie grecque » ? Ça aurait certainement été unique ! Chow Yun Fat en blond, je suis moins sûr par contre 🙂 .

      Pas sûr qu’un deuxième puisse fonctionner; l’arc d’Adam est résolu, comme celui des autres personnages, et on sait maintenant que Musclor est totalement invincible.

      Un spinoff sur Mekanek, par contre… 🙂

  • Fletcher Arrowsmith  

    Hello et bienvenue Norman.

    Je pense que tu vas bien t’entendre avec JB.

    J’ai un très vague souvenir des maitres de l’univers. J’ai du avoir Musclor et Skeletor comme figurine … et c’est tout.

    Je découvre qu’il y a eu une longue série animée, un premier film et un second cette année !!!!

    Bon je ne suis pas du tout la cible de ce type de produit pour nostalgeek (qui plus est sur Amazon). Et à de rares exceptions j’ai un peu de mal avec l’humour tellement bas de gamme MCU distillé (immédiatement dans la BA). Parfois comme avec D&D il y a de bonne surprise néanmoins. Mais cool si il a a un public pour cela. Je vois qu’il y a une réception très positive ici même, au film mais surtout à ta prose qui m’a bien plus personnellement.

    Vivement le prochain article.

    • Norman T. RAY  

      Merci beaucoup, ça me fait chaud au coeur 🙂 .

      Il y a même eu plusieurs séries animées, et même récemment sur Netflix, où Musclor et Skeletor, basiquement, disparaissaient au premier épisode et où on suivant une Teela déconstruite, supervisée par Kevin Smith.

      Mattel a tout fait au cours des années pour relancer la série, et surtout les ventes de jouets, mais il semble que seule la fibre nostalgique des quadras et quinquas fassent vivoter la licence, tout en cherchant à créer un intérêt chez les plus jeunes, qui ne connaissent de la série que quelques « memes » sur l’internet.

  • Ludovic  

    Bon en ce qui me concerne, LES MAITRES DE L’UNIVERS, c’est vraiment un souvenir d’enfance, je regardais souvent le dessin animé et j’avais quelques figurines, celle de Musclor, de son tigre et peut être de Skeletor, je sais plus !
    Sauf que bon, je suis peu client de l’effet nostalgie, trop conscient que c’est devenu le fond de commerce de toute une part de l’industrie du divertissement et (c’est pas la faute de ton article, Norman, tu défends le film courageusement et sincèrement) mais ce que tu en dis, pour moi, c’est un cauchemar absolu: la pub pour des jouets déguisée en film, le rcvival avec un habillage contemporain et de la nostalgie pour appâter le chaland, l’approche parodico-méta pour chercher la complicité du spectateur, ne pas trop se prendre au sérieux mais en même temps montrer qu’on est pas dupe voire que le film est plus malin que ce qu’il a l’air d’être… j’en peux plus ! ca fait 15 ans qu’Hollywood nous vend ce film là, c’est presque un prompt tout prés pour faire turbiner les I.A, moi ca me fout le bourdon !

    Mais bravo pour la référence à VOISINS VOISINES ! Là ca me parle et en fait j’adorerais revoir un épisode de ce truc !

    • zen arcade  

      Pareil.

  • Nicolas  

    Merci pour ce bon moment de lccture, Norman, qui me rappelle des souvenirs.

    Ah les figurines ! Mon grand-père maternel qui me disait ébahi « c’est vraiment des gros balèzes! ». 75 francs le Musclor avec le min i-comics, cher pour un gosse avec très peu d’argent à dépenser, je préférais mes Stranges 😉
    J’ai toujours préféré Faker et « Namor » (c’est quoi son nom?) et restais admiratif devant la diversité des personnages.

    Aujourd’hui j’ai quantité de livres sur les Masters of the Universe, y compris la réédition en intégrale des mini-comics, chouettes à lire. Et une belle collection customisée de figurines Altaya en prime.

    Pour le film… et bien on verra si je tombe dessus, mais l me semble avoir lu dans un vieux Wizard que le premier film des Maitres de ‘Univers avec Dolph Lundgren avait vu les personnages calqués sur les New Gods de Jack Kirby : Skelettor était Darkseid, Orion devenait Musclor, etc..

    Bon voilà quoi. Les Maitres de l’Univers resteront toujours une madeleine de Proust pour ceux de ma génération qui les ont aimé étant gosses.

    • Norman T. RAY  

      Je ne me souvenais plus du prix des figurines, ah oui quand même, pour l’époque ce n’était pas donné !

      Oui c’est une Madeleine de Proust pour beaucoup, et comme toute les Madeleines, se pose la question de  » faut-il les revisiter ou pas, et les laisser dans nos souvenirs bien à l’abri ? Parce que, quand on les revoit, on tombe quelquefois de haut… 🙂

  • Bruce Lit  

    Bienvenue Norman, entrée réussie dans la Team pour cette plume si plaisante.
    Les MOTU, ce n’est bien qu’en jouets ; tout ce qui en a été décliné depuis, c’ets très mauvais. Comme toi je détestais ce putain d’animé stupide mais pas moins que le film des années 80 qui n’aura de mérite qu’à inventer l’Outworld de Mortal Kombat.
    Mais pourquoi pas ? SI je tombe dessus, on regardera ça avec Pablo.

    • Norman T. RAY  

      Merciiiiii ! J’avoue que le film de la Cannon est compliqué à apprécier. Et Dolph avait surtout l’air de vouloir être ailleurs. Musique sympa de Bill Conti, mais à part ça.

      Un des maquillages utilisés dans le film de 87 l’est à nouveau dans celui de 2026 d’ailleurs ! Un autre hommage sympathique.

  • Présence  

    Bonjour Norman Ray,

    Sympa de retrouver Scorpions en bande son dans la bande annonce.

    Merci beaucoup pour l’historique de la franchise, solidement documentée avec les figurines et les séries animées, en passant par l‘implication de Joe Michael Strasckzinsky.

    Spectateur grabataire… Tu y vas un peu fort, certains de ces spectateurs originels sont encore des actifs. 😀

    J’ai beaucoup aimé ton article qui montre un parti pris axé sur l’hommage plutôt que sur une déconstruction moqueuse.

    Impossible de retenir un sourire en découvrant qu’un budget de près de deux cents millions de dollars peut être un peu court. Il faudrait que je prenne rendez-vous avec cette DRH pour savoir combien de temps il me faudra travailler pour gagner cette somme. 🙂

    • Norman T. RAY  

      Où est passé le pognon ? Y a plus d’ « assets » de tigres ? Fallait piquer ceux de Life of Pi !

  • Matt et maticien  

    Ah ah voilà qui m’a donné envie de replonger dans cette série qui aura marqué mon enfance. Je n’avais pas le droit de regarder la télévision à de très rares exceptions. C’est lors d’une de ses exceptions que j’ai découvert ce générique, cette aventure qui a été comme un rayon de soleil dans mon enfance. Je n’en ai vu que quelques uns mais j’ai eu la chance d’avoir les figurines en cadeau une fois Noël. J’ai pu recréer cet univers féerique mais moderne et très en phase avec l’époque.

    Quelques années plus tard, j’ai essayé de revoir un épisode pensant retrouver cette émotion. Évidemment mon cerveau d’adulte n’a pas accroché. Aussi, j’ai l’espoir de retrouver avec ce film cette émotion. Du coup je vais le regarder.

    Article très plaisant à lire. Merci

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