Terminus Cosmos

Hommage à Jean-Claude Mezières

Un article de ALEX NIKOLAVITCH

Ouch. Déjà, les Bogda, dernièrement, ça m’a mis un coup de vieux. Mais Mézières qui disparaît à son tour, là, c’est clair, c’est mon initiation à la SF qui coule corps et biens ou presque.

La SF, j’ai toujours adoré ça, aussi loin que ma mémoire remonte, attrapant au vol tout ce qui me passait sous la main. L’espace me fascinait, le vrai, celui des missions Apollo, et le fantasmé du space opera. Et puis je me souviens, à un moment où j’étais tout minot sachant à peine lire, d’un retour de vacances de mon grand-frère qui me raconta avoir lu une BD géniale, un truc qui s’appelait apparemment « Alflolol », chez un cousin.

Il me décrivit l’exploration d’une planète étrange, un vaisseau « en forme d’œuf », si j’avais tout bien compris, et des créatures chouettes. À mon passage suivant à la bibliothèque municipale, je fouillai les bacs à Bds et y découvrit un truc appelé BIENVENUE SUR ALFLOLOL. Un feuilletage rapide correspondait aux descriptions du frangin, je ramenai ma prise chez moi.

Oui, bienvenue…
©Dargaud

Et ce fut une claque. C’était encore mieux que ce qu’il m’en avait dit. J’avais déjà le goût des anti-héros à l’époque (ALBATOR, découvert juste avant, me fascinait, ainsi que MISTER NO, pilote d’avion taxi dépressif et misanthrope, basé à Manaus au Brésil, et doué pour se foutre dans des situations pas possibles), et ce goût passa d’un coup à un autre niveau, plus subtil et élaboré. Valérian et Laureline, les personnages, n’étaient pas des anti-héros : au contraire, Valérian était construit au départ comme un agent un peu bravache, mais ils en venaient tous deux à douter de leur mission, à regretter leurs choix, à tenter de réparer leurs erreurs. Laureline, sa compagne, n’avait rien (ou alors très rarement) d’une demoiselle en détresse et s’avérait le vrai moteur de l’action, prenant les décisions difficiles et mettant au héros en titre le nez dans ses propres failles, faiblesses de caractère et contradictions. Gros consommateur de western, je discernais même un peu du sous-texte sur la relégation des peuples indigènes par des conquérants. Et le dessin était incroyable. Ou mieux, il était crédible. J’y croyais. J’étais immergé dans cet univers.

Dans les mois qui suivirent, je mis à profit chaque passage à la bibliothèque pour emprunter chaque fois qu’ils étaient disponibles les autres albums de la série. L’EMPIRE DES MILLE PLANÈTES allait encore plus loin dans le côté chatoyant de mondes étrangers aux cultures exotiques.

« La SF, c’est d’abords des décors insolites et grandioses. » (Gotlib).
©Dargaud

L’AMBASSADEUR DES OMBRES fut une authentique déflagration de mon cosmos intérieur. L’univers s’enrichissait d’un passé à peine esquissé, mais qu’on devinait là, sur une immense profondeur de temps. Et la mise en scène de Point Central, gigantesque lieu de l’action, était hallucinante. À chaque scène, un nouvel environnement, de nouveaux extraterrestres, de nouveaux enjeux. Mézières et Christin, ces auteurs à l’univers exubérant, s’étaient taillés une place de choix dans mon panthéon personnel.

Quelques années plus tard, j’étais un peu plus âgé, un peu plus culturé en SF, en d’autres termes mûr pour me reprendre une claque à la sortie de MÉTRO CHÂTELET. Les héros y revenaient dans un présent bêtement contemporain, le Paris des années 80, et contribuaient à le réenchanter, à l’examiner avec du recul. L’occasion de relire les précédents, dans l’ordre, cette fois, et d’apprécier l’évolution des préoccupations des auteurs, et le perfectionnement de leur art.

Notre héros a affronté les marcyams de Syrte, mais est-il de taille pour survivre au métro parisien ?
©Dargaud

De prendre conscience des sujets parfois très graves qu’ils évoquent sous le masque de la métaphore. Christin vient du journalisme et creuse ses sujets, les attaques souvent avec un angle malin, et donne à réfléchir sans en avoir l’air.

Mézières, de son côté, se cherche au départ (en témoigne l’album devenu rare MÉZI AVANT MÉZIÈRES, reprenant ses travaux de jeunesse, dont une hilarante adaptation d’un poème de Victor Hugo dans un style parodiant celui de… Kirby – il reviendra au style cosmico-super-héroïque dans le très grinçant LES HÉROS DE L’ÉQUINOXE, où son scénariste s’ingénie à souligner les travers de certains idéaux de papier), dessine dans une veine quasi humoristique, puis trouve son style et l’affine très vite, au point d’être imité : une exposition, il y a quelques années à Angoulème, soulignait avec malice tout ce que STAR WARS avait piqué aux designs mis en place dans Valérian.

Clash cosmique au sommet.
©Dargaud

C’est bien des années plus tard que j’ai eu l’occasion de rencontrer les auteurs, affables et généreux. Ma première table ronde en tant que scénariste m’a d’ailleurs mis face à Christin, moment difficile, il a tout fait pour me mettre à l’aise, alors que j’étais aux limites de la panique, et merveilleux : il nous dévoila une partie de l’arrière-cuisine de ses créations. Je n’eus pas vraiment l’occasion de parler beaucoup avec Mézières, mais je lui sais gré de m’avoir initié sans le savoir à l’utilisation du feutre-pinceau en dédicaces, outil génial qui permet de donner de l’allure à n’importe quel crobard, même vite exécuté.

Mézières, c’est un grand dessinateur qui s’en va, un immense créateur visuel, au style aussi truculent qu’élégant.
Monsieur Mézières.
Merci à vous.

   Dégommer Beaubourg au blaster à neutrons. Décidément, les héros ne respectent plus rien.
©Dargaud

La BO du jour

37 comments

  • Surfer  

    Je n’ai jamais lu une seule BD de Valérian et Laureline.
    Pourtant je sais que c’est une référence absolue de la science fiction. Même les américains le disent !
    Il va falloir que je m’y colle un jour.
    Parce que pour quelqu’un qui sillonne la Voie lactée sur un surf cette lacune est inexcusable 😀
    En tout cas ton article me fait bien envie de découvrir cet univers .

    La BO: Par contre HIGELIN ce n’est pas faute d’essayer…Mais je n’arrive pas à rentrer dans son univers.

  • Présence  

    Superbe hommage, très touchant.

    Je n’ai dû lire que 2 ou 3 albums de Valérian et Laureline, et trop tard, ou pas les bons, ou peut-être que je n’ai pas compris à quand je les ai lus (c’est possible aussi).

    • JB  

      C’est peut-être l’effet Seinfeld, qui se dit d’un travail si influent, si souvent imité qu’il paraît au final banal au spectateur/lecteur moderne qui a été bercé par ses imitations.

      • Eddy Vanleffe  

        c’est vrai je n’ai jamais vu un seul épisode de Seinfeld de ma vie et le peu d’extraits que j’ai vu m’en ont laissé une impression de …rien du tout en fait!
        du coup je me demande quel « objet culturel » serait l’héritier de cette série…

        • PierreN  

          « du coup je me demande quel « objet culturel » serait l’héritier de cette série… »

          It’s Always Sunny in Philadelphia peut-être (pour l’aspect « pas un pour rattraper l’autre/bande de potes représentant le pire de ce que l’humanité à a offrir »).

  • Tornado  

    Oui, un billet très touchant (et très court ! :)).
    J’ai lu la première dizaine d’album de VALERIAN il y a au moins 20 et je n’en garde quasiment aucun souvenir. Il va falloir que je m’y remette un de ces quatre parce que je me suis offert l’intégrale, en même temps que celle de BLUEBERRY dont j’avais lu en même temps la première quinzaine d’albums, avant d’abandonner aussi (c’est quand j’ai quitté Lille et sa médiathèque pour mon retour dans le sud, où pas de médiathèque à l’époque…).

    La BO : Higelin j’y suis jamais arrivé. Là le morceau démarre sur bien, et après j’en sors…

    • Bruce lit  

      Alex est privé d’Internet depuis 3 mois. C’est la galère pour lui. Ce qui explique la brièveté de ses articles et la rareté de ses passages chez nous.

  • Eddy Vanleffe  

    Il y a comme ça des périodes dans la vie où on se pique de l’envie d’avoir une sorte de bibliothèque idéale à mettre dans le bunker anti-nucléaire, histoire de conserver envers et contre tout un maximum du bagage dde bd disponible.
    Je lisais plus facilement un autre cycle un peu « perché » LE COMPAGNON DES LIMBES, mais je me suis mis à Valerian et Laureline avec les intégrales Dargaud et me suis arrêté aux quatrième ce qui doit me faire la bagatelle de treize tomes.
    et bien que je l’ai lu trop tard pour y nourrir mon ADN de lecteur, j’ai adoré.
    Mention pour la blague, c’est une des seules bd que je connaisse qui a changé de titre. Valerian agent spatio-temporel et devenu Valerian et Laureline, tant le charisme de cette dernière éclabousse tout dans l’oeuvre. intelligente, charmante, malicieuse, Mezières savait la doter d’un sourire incomparable.

    LES HEROS DE L’EQUINOXE, LES SPECTRES D’INVERLOCH OU L’EMPIRE DES MILLE PLANETES sont mes meilleurs souvenirs parmi cette série.

    • Bob Marone  

      LE VAGABOND DES LIMBES, plutôt. Et en effet, c’est perché mais qu’est-ce que c’est bien ! L’Empire des soleils noirs, Les Masques de Khom, Quelle réalité, papa ! : que d’albums marquants.

      • Eddy Vanleffe  

        oui Vagabond, je me disais que ça avait l’air bizarre avec « Compagnon » mais je ne voyais pas quoi…

        • Bob Marone  

          En tous cas, je suis content de trouver un amateur de cette série bien oubliée aujourd’hui.

          • Eddy Vanleffe  

            cette fois fois j’ai vérifié Avant de taper le titre… ^^ mais on a encore plus oublié: LES NAUFRAGES DU TEMPS de JC Forest et Paul Gillon

      • Nikolavitch  

        Ouais, c’était bien barré, le Vagabond. J’aimais beaucoup

        Tout’comme Agar et Zara, de la SF totalement psyché

  • FD  

    Joli hommage…. Un peu le même parcours avec Valérian et Laureline : découverte de jeunesse qui marque à vie par ses valeurs distillés, avec finesse, par ces deux génies que sont Christin et Mézières.

    • Eddy Vanleffe  

      Oui L’humanisme des auteurs est rafraîchissant et agréable… même dans les déception, on reste sur une conviction positive.

  • Jyrille  

    Merci beaucoup Alex pour ce magnifique hommage. Je ne suis pas un fin connaisseur de Mézières mais j’aime beaucoup tous les Valérian que j’ai et ai lus. Je me souviens bien que mon premier était LES HEROS DE L’EQUINOXE, que j’avais lu en colonie de vacances, vers mes 10 ans, et qui fut une découverte et un choc graphique. Et puis je ne le savais pas mais cela ressemblait à ce que L’Incal allait faire dans son tome 4.

    Par contre je n’ai toujours pas réussi à me faire la collection complète. Ca viendra… Tu m’apprends la citation de Gotlib que je n’ai jamais lue nulle part. Sais-tu qu’il y a une collection « Valérian vu par… » ? Je cherche celui de Lupano mais j’ai celui de Larcenet.

    https://www.dargaud.com/bd/valerian/valerian-vu-par

    Le premier tome de Valérian que j’ai acheté, c’est SUR LES FRONTIERES, et ce fut aussi une sacrée claque à l’époque, tant cela ne ressemblait pas à la SF classique, tant l’histoire ne menait pas où elle semblait nous mener, où les personnages étaient désabusés et semblaient sortir d’un polar. Ma vieille édition a ses pages qui se détachent, il faudra vraiment que je réinvestisse. C’est en regardant quelques documentaires et films connus (dont LE CINQUIEME ELEMENT) que je me suis rendu compte de l’immense importance de ces deux auteurs.

    La BO : encore un que je connais peu. Très chouette chanson.

    • Nikolavitch  

      Le Lupano et Lauffray est excellent, oui, hyper fun et on sent qu’en Lauffray s’amuse comme un petit fou

      Gotlib sur les’ décors insolites et grandioses c’est dans la Rubrique à Brac

  • Bob Marone  

    Pour ma part, ce sont surtout les 8-10 premiers albums qui m’ont marqué, débordant de créativité, de mondes extraordinaires à la fois intemporels et très Seventies, d’images frappantes (les héros de l’Equinoxe, représentatifs chacun d’un système politico-social ; l’Empire de mille planètes et ses mystérieux Connaisseurs ; les terres truquées et son ahurissante bataille de Verdun avec des milliers de clones de Valérian ; le pays sans étoile et sa guerre sans fin ; l’Ambassadeur des ombres et son ONU spatiale…).
    Après, sans vouloir jouer les triste-sire, je trouve que les albums suivants manquent un peu de relief, d’enjeux, les histoires sont plus anecdotiques.

    • Nikolavitch  

      Oui, après Sur les Frontières, on rentre dans’ l’anecdote. La raison en est’ simple : piégés par leur date de l’apocalypse en 1986, ils ont été amenés à modifier la,dynamique de la série, et ont eu du’ mal à retrouver leur site marqués ensuite

      • Nikolavitch  

        Punaise, taper sur le’ phone, avec le correcteur auto, c’est la cata

        À retrouver leurs marques ensuite

  • Glen Runciter  

    Un classique de la SF tous supports confondus. Je suis très réservé sur la plupart des similitudes Valérian/ Star Wars* puisque Mézières illustrait tous les poncifs de la SF de l’époque. Mais le tout était sublimé par la beauté du dessin et les scénarios intelligents de Christin.

    *Pour le Faucon millénaire, par contre, je suis plutôt d’accord.

  • Fletcher Arrowsmith  

    Bonjour,

    merci Alex pour ce billet sur Jean-Claude Mezières. Tu te découvres un peu plus en me faisant comprendre par procuration en quoi le papa de Valeria est important.

    A part quelques pages du premier Valerian, je n’ai jamais lu Jean-Claude Mezières. Et, coming out, je n’ai pas envie d’en lire. De ce que j’en vois, comme pour Yoko Tsuno, ce n’est plus/pas du tout ma came. Par contre l’homme, l’artiste dans ce qu’il a apporté à l’art séquentiel m’intéresse beaucoup plus. Mon seul réel premier contact avec Jean-Claude Mezières restera donc LE CINQUIEME ELEMENT où je m’étais renseigné sur son apport, ses story boards, esquisses et autre recherches.

    Pendant quelques minutes j’ai été dans la tête de Alex Nikolavitch et j’ai enfin lu et admiré l’oeuvre Jean-Claude Mezières. Ce fut un voyage cosmique fascinant.

    • Nikolavitch  

      Lis au moins, à l’occasion, le diptyque Métro Châtelet – Brooklyn Station, tu y trouveras de quoi te contenter’ je pense

  • JP Nguyen  

    Tu as rendu un bel hommage à cet auteur dont je n’ai jusqu’ici pas vraiment pu rencontrer l’œuvre. J’ai essayé, deux ou trois fois, en médiathèque, mais ça n’a jamais accroché.
    Ton article et les commentaires me donnent quelques pistes pour ré-essayer…

    Néanmoins, cette BD aura eu une certaine conséquence dans ma vie puisque, avec ma femme, on avait regardé toute l’adaptation en série animée, décriée par les puristes mais qui nous avait bien plu. Et ma troisième fille s’appelle Laureline en référence à cette héroïne !

    • Jyrille  

      Alors là c’est la classe. Si j’avais eu une autre fille j’aurais bien aimé l’avoir appelée Laureline… Et un autre garçon Elric.

    • Kaori  

      Je savais bien qu’il y avait un autre amateur de la série animée dans l’équipe !

      Très jolie prénom, Laureline 🙂 .

      Et très bel hommage, Alex.

      • Eddy Vanleffe  

        la série est pas si mal mais oui on ne voit pas le rapport avec la BD…
        Laureline est un très jolie prénom et il y a pas mal de naissance en effet , c’est normal , ayant lu les premiers tomes, c’est une héroïne très inspirante…

  • Matt  

    Bon je vais sans doute me prendre une volée de bois mais j’ai vu le film Valerian de Besson…et j’ai plutôt aimé.

    Allez-y, fouettez moi et moquez vous !

    Le film a beaucoup divisé et s’est fait pas mal incendier.
    Scénar pourri, mauvais acteurs, etc etc.
    Bon alors…
    Déjà le scénar c’est une version un peu modifiée du tome 6 : l’ambassadeur des ombres. Donc ok peut être que cet album fait léger pour un film de 2h…mais je me demande si les gens qui ont ralé là dessus ont déjà ouvert un album de Valerian.
    Plein de situatons sont tirées de l’album aussi, comme avec les créatures gélatineuses métamorphes qui permettent à Laureline (dans la BD) de changer d’apparence. Bon ici les rôles sont inversés, c’est Valerian qui se sert de ça.
    Bon à propos de ce métamorphe, il y a une scène de danse pas spécalement utile avec Rihanna. Mais bref…j’imagine que c’est un miroir inversé du métamorphe de la BD qui joue les séducteurs auprès de Laureline.

    Pour le casting, ç’aurait pu être mieux cela dit. Ils font trop jeunes. Si ça passe pour Laureline qui est (dans la BD) une toute jeune femme issue d’une époque moyen-ageuse, ça fait un peu bizarre que Valerian semble avoir 30 ans alors qu’il est censé être un agent chevronné. Et Laureline joue quand même de manère très froide son personnage.

    Mais à part ça, l’album l’ambasadeur des ombres était déjà une sorte de prétexte à montrer la richesse de l’univers des auteurs avec la station point central ou cohabitent plein d’espèces. Donc évidemment pour un film à effets spéciaux qui veut présenter l’univers, c’était un bon choix. Alors oui il y a des passages prétextes à effets visuels, mais j’ai trouvé que ça collait à l’esprit de la BD.
    C’est pas parfait évidemment, mais je trouve que même les scènes bizarres et créatures étranges sont complètement dans l’esprit de la BD.

    Alors peut être que je suis bon public parce que j’suis malade mais…j’ai passé un moment sympa.

    • Jyrille  

      Merci Matt pour le retour. Je n’ai pas vu le film ni lu ce tome, donc je te crois sur parole. En fait je ne trouve pas les intégrales de Valérian mais pour sûr je vais me les prendre, j’aime beaucoup cette série.

      • Matt  

        Je te conselle les 3 premiers tomes des intégrales (les tomes 0 à 8 en gros)
        J’aime un peu moins les albums suivants, même s’il y en a des bons dans le tas, mais les voyages temporels sur la Terre du XXeme siècle c’est moins fun et dépaysant pour moi que la SF des premiers albums.

        • Jyrille  

          Merci. J’ai de vieilles éditions des tomes 1, 4, 8, 10 et 13, les seuls Valérian que je connaisse vraiment.

        • Eddy Vanleffe  

          Pareil que Mattie, sur ce coup, j’ai les quatre premières intégrales et j’aime vraiment.
          toutefois je n’ai pas eu la passion de continuer…
          Je ne saurais dire pourquoi…

          • Jyrille  

            Bon j’ai chopé les deux premières intégrales. Je vais continuer et me prendre les suivantes…

  • Tornado  

    J’ai vu le film. Sur le moment je n’ai pas détesté mais avec le recul je ne me souviens de rien, sinon de la scène la plus inutile du film : celle avec Rihanna.
    Une demi-heure de scène avec Rihanna qui ne sert strictement à rien. Enlève cette demi-heure, et ça ne change pas le film d’un iota. Rien du tout. Et c’est la seule scène dont je me souviens avec l’intro très réussie au son du MAJOR TOM de Bowie…
    Alors voilà quoi. Pas de quoi en faire une vache qui rit…

    • Kaori  

      Ah moi j’ai retenu plus de choses que ça, et pour un film de science fiction, c’est bon signe ! Par contre j’avais complètement oublié la scène avec Rihanna… Comme quoi…
      J’ai souvenir des « poches » qui enferment les gens, d’une planète avec du sable et une course-poursuite, de créatures dont la planète est détruite… J’ai passé un bon moment devant ce film.

    • Matt  

      Bah dans la BD il y a un passage où le blob métamorphe séduit Laureline et lui permet de se déguiser aussi. Pas hyper utile non plus. Le film ne fait qu’inverser le truc avec le blob qui est féminin et aide Valerian. ça dure moins longtemps dans la BD il est vrai.
      Mais pour moi c’est loin d’être un nanar foireux comme certains l’ont dit. Sans être extra, c’est sympa.

  • Jyrille  

    Ca y est, j’ai toutes les intégrales. J’ai lu la première : le troisième tome (L’EMPIRE DES MILLE PLANETES) est en effet très précurseur et sans doute inspiré par des auteurs de romans de SF de l’époque car il aborde plusieurs sujets importants en peu de planhces. Mes éditions sont des mises à jour suite au film de Besson donc il y a une interview des trois (Mézières + Christin + Besson) et des textes informatifs très bien faits. Beaux objets.

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