Hong-Kong Stars ! (Les polars hongkongais 1/2)

Les polars hongkongais 1/2

Article de MATTIE-BOY et EDDY VANLEFFE

Voici un nouveau dossier sur le cinéma asiatique. Il nous reste à parler de beaucoup, beaucoup de choses. Les films de sabre chinois (les wu xia pian), les polars hongkongais, les films de sabres japonais (chambara), peut-être aussi les films d’horreur, plein de choses ! Mais ne nous précipitons pas, car ça me fiche le tournis. Aujourd’hui, et dans un article en 2 parties parce qu’il m’est impossible de faire un condensé en un seul article de tous les films dont je veux parler, il est temps de parler des polars hongkongais.

Qu’entend-on par polar hongkongais ? Eh bien en général des films qui se passent à l’époque contemporaine et qui racontent des histoires policières matinées d’action et de gunfight. Mais il peut aussi s’agir de films avec des personnages principaux qui sont de mauvais côté de la loi, ce qui en fait des films de gangsters ou de mafieux. Rien de très différent du polar occidental quoi.

Parmi les réalisateurs qui se sont distingués dans le genre, on pourra citer John Woo, Ringo Lam et bien sûr Johnnie To. Mais on parlera aussi de quelques films réussis de Derek Yee, Kirk Wong et Wilson Yip, des réalisateurs qui ont œuvré dans des genres variés.

Quel est l’intérêt de ces films en général ? Bah…ils sont bons, voilà tout. Nul besoin de les comparer aux films américains, il est tout à fait possible de regarder les deux sans avoir à choisir. Cela dit, d’un point de vue purement personnel, je dirais que si le cinéma américain a eu son lot de grands polars/actionner cultes dans les années 80 et 90 avec des réalisateurs comme John McTiernan, Michael Mann, Scorcese ou Tony Scott, que reste-t-il à se mettre sous la dent de nos jours ? Où est passé le film d’action pas trop taré et assez réaliste, qui aurait éventuellement quelque chose à dire au-delà de la baston ? Doit-on se taper des DIE HARD 5 ou FAST AND FURIOUS ? Euh…no thanks.

Une chose qui différencie également les films hongkongais, c’est qu’à quelques exceptions près, le principal attrait de ces films n’est pas dans le personnage principal cool et rebelle comme peuvent l’être les Bruce Willis ou Mel Gibson, toujours à tout défoncer en faisant des vannes et à désobéir à leur chef.

Dans les polars hongkongais, nous avons plus souvent droit à des opérations de police collectives. Il peut bien sûr y avoir des tensions entre les personnages si nécessaires à l’histoire, mais il ne s’agit en aucun cas d’un élément vendeur du film pour un public en quête de héros solitaire badass.

Je précise bien que mon explication ne vise pas à discréditer un cinéma par rapport à un autre, mais à mettre en valeur une chose que je trouve vitale dans l’industrie du divertissement : la variété !

Les réalisateurs dont nous allons parler ici n’ont d’ailleurs eux non plus pas tous la même approche de l’action. John Woo aime sublimer la violence et la rendre plus divertissante et impressionnante. Ringo Lam ne croit pas en cette approche et utilise une violence bien plus clinique et choquante. Quant à Johnnie To, il est un peu entre les deux : cela dépend de ses films. To est sans doute le réalisateur le plus prolifique et il réalise également beaucoup de films de commande pour dégager des bénéfices et faire des films plus personnels. On retrouve donc dans sa filmographie des films « cool » comme FULLTIME KILLER qui met en scène deux tueurs à gages qui se concurrencent, des polars avec une dose d’humour comme RUNNING OUT OF TIME, ainsi que des films très sérieux et glaçants de noirceur.

Pour cet article ambitieux, il me fallait un coup de main. J’ai donc appelé un autre connaisseur du sujet, Mr. Eddy Vanleffe.

LE SYNDICAT DU CRIME (1986) de John Woo (l’avis d’Eddy)

Si je vous dis John Woo, soit ça ne vous dira pas grand-chose, soit vous aurez en tête ce type en imper qui valdingue de coté au ralenti en dégainant deux flingues inclinés dans un ralenti hyper esthétisé. C’est devenu une image d’Épinal, un truc plus ou moins associé aux films d’action ou à Hong Kong.  Ce simple gimmick est devenu tout simplement obligatoire comme la poursuite en voiture au point qu’on n’y prête plus attention.

Pourtant avant le TRUE ROMANCE de Tony Scott et Quentin Tarantino, ce procédé n’existait pas dans le cinéma américain.  Très rapidement RESERVOIR DOGS toujours de Tarantino ainsi que ROMEO +JULIETTE de Baz Luhrmann aux states et CRYING FREEMAN de Christophe Gans en France,  vinrent rendre un hommage appuyé au réalisateur Hong-kongais. Puis, MATRIX vint faire une synthèse des influences du cinéma asiatique en y ajoutant une bonne dose de SFX et ainsi recodifia le cinéma d’action pour le siècle à venir. Mais en 1985 John Woo est à deux doigts de jeter l’éponge. Lui qui ne jure que par son « sifu » Chang Cheh ou par Sam Pekinpah, n’est missionné que pour faire de petites comédies locales à la limite de la bouffonnerie. Et lui ça ne le fait plus rire du tout. C’est Tsui Hark le chien fou du cinéma local, l’équivalent de Steven Spielberg qui lui donne la possibilité de réaliser son rêve. Un film qui renouerait avec l’esprit chevaleresque de camaraderie confrontée à la violence. Simplement, la mode est aux polars. Qu’à cela ne tienne, on va remplacer les sabres par des pistolets. 

C’est donc un film testament qui débute immédiatement par des images marquantes. Un homme rêve qu’il assiste à un meurtre devant lui et se réveille en sursaut et en nage. La transpiration a rendu sa chemise translucide on l’on peut distinguer sur son dos la silhouette d’un gigantesque tatouage, la marque de la triade. Le signe d’un destin auquel on n’échappe pas. Il s’agit de Hô (Ti-Lung) qui travaille comme homme de main pour la pègre avec son ami Mark incarné par celui qui se révélera dans ce rôle : Chow-Yun-Fat. Les deux compères semblent avoir trouvé richesse et succès dans leur fonction. Ils sont dangereux et efficaces.  Mais déjà on peut discerner les failles. Hô a été amené dans ce monde de violence essentiellement pour payer les études de son petit frère Kit(Leslie Cheung), un frère pour qui il s’inquiète à chaque instant puisqu’il est l’homme qu’il voit mourir dans ses cauchemars. De plus Kit veut devenir policier. Il est temps pour Hô de raccrocher. Il doit passer la main et un jeune gangster semble avide de conseils. Ils vont partir à la frontière assurer la sécurité pour un nouvel échange important. Malheureusement ils vont se faire trahir et Hô sera contraint de se laisser arrêter par la police. Kit se sentira trahi et reniera son frère. Comble de malheur, leur père sera victime d’un assassinat et les promotions de kit seront toujours rejetées par sa hiérarchie. On le soupçonne d’avoir des relations avec le milieu. Mark de son côté trouve le traître et se met en tête de venger son ami. Dans une scène désormais historique réinventant en quelques minutes la fonction de ralenti, Chow-Yun-Fat, comme un vrai Ryô Saeba, déambule dans un couloir s’amusant avec une call-girl tout en dissimulant des armes dans les pots de fleurs. Soudain le masque tombe et une fusillade dantesque retentit et se termine très mal pour Mark. Trois ans plus tard, Hô sort de prison et le miroir aux alouettes de la vie de malfrat a explosé. Ho a du mal à retrouver une vie normale, Mark ne se remet pas de ses blessures et Kit ne trouve plus d’exutoire suffisant à sa colère. 

Si John Woo esthétise la violence en chorégraphiant les combats, s’il magnifie les corps par ses effets de caméra et s’il sait montrer toute sa tendresse pour ces hommes fracassés tenant debout uniquement mû par leurs sentiments d’amitié et de loyauté, il exècre le monde de la pègre, montrant à peu près tous les vices et l’envers du décor d’un système qui corrompt à peu près tout ce qu’il touche. Le final de ce film restera dans les mémoires tant John parvient à rendre le désespoir de ses combattants piégés mais voulant malgré tout laisser une trace en ce bas monde. Échapper à ce monde peut-il se faire sans échapper à la vie elle-même ?

CITY ON FIRE (1987) de Ringo Lam (l’avis de Mattie)

Ringo Lam est un pilier du cinéma hongkongais, tout comme John Woo. Leur cinéma est pourtant très différent. Ringo Lam est beaucoup plus froid et ne filme pas la violence de manière spectaculaire. Mais plutôt de manière choquante. CITY ON FIRE n’est pas son premier film, mais c’est tout comme. Ses précédents films étaient des comédies pas connues chez nous dont le succès lui a surtout permis de produire son propre scénario avec CITY ON FIRE.

L’histoire de CITY ON FIRE est celle de Ko Chow, joué par Chow Yun Fat (dont la carrière décolle suite au SYNDICAT DU CRIME), un flic sous couverture souvent infiltré dans des gangs, et un peu paumé. Il doit enquêter sur l’assassinat de Wah, un autre flic qui espionnait un groupe de braqueurs. Le problème, c’est que Chow est presque trop bien infiltré, le monde de la criminalité a déteint sur lui, les flics ne savent plus qui il est, et il vit mal le fait d’avoir trahi des malfrats auxquels il s’était attaché. Il a été sur le terrain trop longtemps et des criminels ont pris sa défense, ce qui le place dans une situation difficile entre le bien et le mal où ses repères moraux sont perturbés. Sa vie sentimentale s’effondre, il veut démissionner. Mais il va se retrouver pris dans un engrenage.

Avec Ringo Lam, les morts ne font pas partie du décor. On ne rigole pas en voyant mourir des flics, on voit leur famille les pleurer, on se rend compte du mal que font les truands. Ce n’est pas un jeu. Mais on nous montre aussi des parvenus chez les flics, des gradés qui se fichent pas mal de Chow et des risques qu’il prend, du moment qu’ils peuvent se servir de lui pour obtenir une médaille. Les rivalités internes dans les forces de police vont placer Chow entre deux feux. Pour le reste, vous avez vu RESERVOIR DOGS de Tarantino ? Bon bah c’est grosso modo la même histoire. Eh oui le bon vieux Tarantino n’a pas inventé grand-chose. Bon, RESERVOIR DOGS n’est pas non plus un remake, la structure du film n’est pas la même (le film de Tarantino fait des bonds dans le temps, se concentre sur les truands les uns après les autres, et c’est globalement tourné en déconnade.)

Mais certaines scènes sont similaires, notamment lorsqu’il s’agit de débattre pour savoir qui est le traitre dans la bande et le final où tous les braqueurs sont encerclés par les flics et qu’arrive le temps des aveux. A ce propos, comme souvent, Ringo Lam joue sur les contrastes de scènes calmes centrées sur des personnages et les scènes d’action très violentes pour mieux rendre ces dernières surprenantes et dures.

CITY ON FIRE est assez noir et pessimiste et tacle gentiment les hauts fonctionnaires de police qui traitent leurs agents infiltrés comme de la merde. Ce sera d’ailleurs une habitude de Ringo Lam de lancer des piques aux institutions de son pays.

Le film a une ambiance un peu rétro jazzy agréable, mais qui peut faire un poil vieillot. Cela reste malgré tout un solide polar.

THE KILLER (1989) de John Woo (l’avis d’Eddy)

Après le succès colossal du premier SYNDICAT DU CRIME, le torchon brûle entre Tsui Hark et John Woo. C’est à contrecœur que le réalisateur va entamer le tournage de la suite au scénario capillotracté, mais aux scènes d’actions bien plus graphiques et toujours plus déchaînées. C’est donc presque sans argent que John Woo monte avec les moyens du bord mais aidé par ses amis que sont Chow-Yun-Fat, Kenneth Tsang et d’autres, l’un de ses films les plus personnels. Il en signera seul le script et réalisera le film sans avoir à rendre de compte.

Cette fois il s’inspire du SAMOURAÏ de Jean-Pierre Melville dont il est un grand fan. Chow-Yun-Fat immortalise cette fois ce rôle de dandy tueur au smoking impeccable et à l’écharpe immaculée. Il joue Jeff, un tueur qui blesse accidentellement les yeux de Jennie, chanteuse de cabaret (Sally Yeh) lors d’une fusillade. Se sentant profondément coupable, il se met en devoir de rassembler l’argent suffisant pour qu’elle puisse bénéficier d’une greffe de cornée à l’étranger. Peu à peu, certains sentiments feront surface entre les deux protagonistes. Jeff touche au but et s’apprête à quitter le métier. Il accepte un dernier contrat. Lors d’une compétition sportive qui est un modèle de montage simultané, Jeff abat l’un des chefs rivaux de la pègre. Son commanditaire le balance pourtant, soucieux d’effacer toute trace de son complot. Ainsi Jeff se retrouve coincé entre la triade et la police, surtout l’inspecteur Li (Danny Lee) qui le traquera sans relâche, conscient d’avoir aussi son meilleur témoin pour faire tomber les triades. Le policier sera ensuite fasciné par cet homme, qui malgré les centaines d’hommes à ses trousses prend le temps d’emmener un enfant à l’hôpital.

Bien entendu, comme dans tous ses films, John Woo creuse la relation de rivalité mêlée d’estime et de sympathie qui unira les deux hommes tout au long du récit. La scène finale est un énorme carnage incroyable de fureur opératique rendant hommage à la fois à la HORDE SAUVAGE de Sam Pekhinpah et à LA FUREUR DE VAINCRE de Chang Cheh. Les codes couleurs des personnages sont étudiés, les héros sont en blanc immaculé contre une armée de silhouettes anonymes en noir. Les costumes se coloreront peu à peu en rouge pour témoigner de la souffrance, de l’impossibilité de leur combat désespéré et unir tout le monde dans la mort. Le lieu est une église qui se scarifiera également tout au long de l’affrontement. La fin est alors effroyable dans son aspect impitoyable jusqu’au dernier plan sur le visage hagard de Danny Lee qui reflète la multitude de sentiments que ressent alors le spectateur devant un tel gâchis. La caméra de Woo danse avec les combattants, mets en valeur les mouvements, déploie le temps et magnifie la frénésie mais condamne absolument le monde de la violence. Il le montre une fois de plus. Il n’y pas d’issue à cette existence.

Chow-Yun-Fat pastiche Alain Delon mais s’invente lui-même une image et devient ce nouveau gangster magnifique immortalisé par son réalisateur.  Le film est sombre mais il est d’une beauté plastique que nombre de cinéastes tenteront de reprendre, comme Robert Rodriguez dans une sorte de «coolitude» à contre-sens de l’original. A Hong Kong, Johnnie To parviendra à perpétuer l’héritage en le faisant évoluer comme pour THE MISSION ou VENGEANCE où notre Johnny Hallyday national reprendra le rôle de Delon également, une façon de boucler la boucle.

OCTB (1994) de Kirk Wong (l’avis d’Eddy)

Kirk Wong est un cinéaste bien plus discret mais il est également un poulain de Tsui Hark, représentant du nouveau polar hongkongais des années 80. Il s’est principalement fait connaître pour avoir donné à Jackie Chan l’un de ses premiers et principaux rôles sérieux dans CRIME STORY. Son cinéma est aux antipodes de celui d’un John Woo. Sa photographie est la plupart du temps naturelle et il ne s’embarrasse pas de lyrisme ou emphase. Sa façon de mettre en scène ses personnages très humains emplis de défauts reste terre à terre. Le film va explorer le quotidien d’un commando spécial, mené par l’inspecteur Lee, acariâtre et passablement énervé incarné par Danny Lee qui cherche à dissoudre un gang en fuite dirigé par le terrible Hô Kin Tung (Anthony Wong). Dès lors, la caméra s’attardera à traduire leur psychologie tout en élargissant sur un constat sociologique. La police est montrée inefficace et violente, justifiant sa brutalité par les maigres résultats que cette méthode obtient. Si les services intérieurs se montrent menaçant envers le policier qui n’hésite pas à torturer, il est aussi le seul à pouvoir intimider la pègre.

Décrit comme une sorte d’électron libre asocial sur lequel on ne peut avoir prise, le flic est aussi dépeint comme un maniaque ayant perdu son épouse à cause du travail, à moins que cela soit plutôt pour bénéficier d’un meilleur train de vie avec un autre policier, plus obéissant et donc plus enclin à briguer des postes mieux rémunérés.  A travers ce détail, c’est un système totalement corrompu et vicié qui est pointé du doigt. De l’autre côté du miroir, chez les bandits, on peut voir une sorte de solidarité de fortune et surtout un couple passionné qui ne cherche qu’à survivre dans un monde auquel ils n’appartiennent plus vraiment. Le chef de gang est un bon vivant totalement amoureux de sa femme, prêt à tout pour gagner leur liberté totale. Ce n’est pas tant la prison que la vie normale qu’ils redoutent. Il s’est d’ailleurs trouvé une vocation de voyou sur le tard en sauvant une prostituée. Pour cette dernière ( Cecilia Yip), il change de vie et ensemble ils se réinventent en de nouveaux «Bonnie and Clyde.». A la froideur du policier répondent les rires des bandits, et au sandwich sous cellophane que mange seul l’officier répond l’eau de pluie que le couple de fugitifs partage.

Dans OCTB, le récit est coupé en deux en part quasi égales et cela pourra rappeler le film HEAT de Michael Mann, mais sans l’espèce de lissage des personnages propre au cinéma Hollywoodien. Cette impression passagère ne peut perdurer à l’esprit tant le jeu des acteurs plus exagéré en Asie et l’absence totale de moralisation des événements en donne un traitement radicalement différent. Dans cette chasse à l’homme, seul l’appétit de liberté des truands égale la soif de justice de l’unité d’élite. Tout cela ne pourra qu’aboutir à un règlement de compte aussi cru que cruel. OCTB est un film imparfait mais un marqueur important d’un type de cinéma tout sauf anodin et lisse. Celui du Hong-Kong d’avant la rétrocession.

VICTIM (1999) de Ringo Lam (l’avis de Mattie)

Enlevé et retrouvé dans une demeure supposée hantée, l’employé d’imprimerie Manson Ma est interrogé par l’inspecteur Pit dans les locaux de la police de Hong Kong. Très vite, la femme de Ma confie que son époux, la veille de son enlèvement, semblait avoir un comportement anormalement agressif.

VICTIM de Ringo Lam est un curieux film. Et malgré tout un des meilleurs de Lam selon moi. C’est un film protéiforme dont il est finalement difficile de parler sans spoiler. Rien que le fait de la classer dans les polars est presque un spoiler. Parce que c’est un film trompeur qui joue avec les codes de divers genres pour mieux dérouter le spectateur et lui faire croire qu’il est devant tel type de film, alors que non. Ringo Lam joue sur la popularité du film de fantôme japonais RING sorti l’an passé pour dérouter le spectateur.

VICTIM est donc une sorte de faux film d’horreur mélangé à un polar et une critique de la société. Là où le film fait fort, c’est que le spectateur se retrouve véritablement à la place des personnages du film qui ne savent pas quoi penser. En fonction des situations, la mise en scène s’adapte. Comment puis-je être plus clair ? Imaginez que vous venez de regarder un film d’horreur terrifiant, qu’il est tard le soir et que vous devez aller dans votre cave par exemple. Vous vous sentez oppressé, et les choses auxquelles vous ne prêtez pas attention d’ordinaire vont peut-être revêtir un aspect inquiétant dans l’obscurité. Pourtant rien n’a changé. Un jour où vous pétez la forme, vous traverserez les mêmes lieux sans problème. Le film joue là-dessus. Ce n’est pas vraiment un mélange des genres, mais lorsque certains personnages doutent et pensent qu’une chose anormale ou surnaturelle est à l’œuvre, la mise en scène du film va jouer sur l’aspect inquiétant des choses. Sans pour autant que la finalité du film ait un quelconque rapport avec l’horreur ou le surnaturel.

En gros le mystère plane sur le comportement de Ma, les raisons de son enlèvement, ce qu’il s’est passé et pourquoi il semble devenir très dangereux et fait peur à sa femme qui ne le reconnait plus. La raison de ce mal est-elle surnaturelle ? (bon je vous ai presque dit que non…) Qu’est-il arrivé à Ma lorsqu’il a été enlevé ? Et même bien avant ça ? Il semble préparer un coup. Mais pourquoi ?

Le film est particulièrement inquiétant et intrigant, dépourvu d’humour et assez noir également. Mais vraiment original et prenant. Et comme à son habitude, Lam ne pourra s’empêcher de lancer une pique sur les travers de la société. Mais je ne peux pas vous dire comment sans spoiler l’intrigue.

Nous nous retrouvons bientôt pour la seconde partie de ce dossier : les polars HK des années 2000.


BO du jour : un thème qui évoque assez bien le ressenti sur tous ces films des années 80/90. De l’action oui, mais souvent triste.

70 comments

  • Eddy Vanleffe  

    Merci Matt pour la collaboration. ce fut fun j’ai pu parler de mes films préférés et apprendre beaucoup sur ceux que je n’avais pas vu. Ringo Lam est l’autre pape du POlar HK… il va falloir que je creuse (J’avais vu aussi Full Contact (mais pas celui avec Vandamme) qui est une sorte d’adaptation de Parker comme La point de non retour de JOhn Boorman ou Payback de Brian Helgeland

    • Matt  

      Béh merci à toi aussi. Tu as bien mieux parlé des films de John Woo que j’aurais pu le faire. Et tu parles de références à Peckinpah et des trucs qui j’avoue me sont passés au dessus.
      J’suis un enfoiré de pro-Asie moi, je vois quand les ricains s’inspirent de trucs asiatiques, mais je vois pas quand les chinois s’inspirent des ricains^^

  • Présence  

    Quel est l’intérêt de ces films en général ? Bah…ils sont bons, voilà tout. – Après avoir lu cette phrase, je me suis dit que l’article allait s’arrêter là car tout était dit. 🙂

    En lisant le résumé du Syndicat du crime, je me demande si les scénarios n’ont pas aussi déteints sur les intrigues des polars américains, si une partie de la culture hongkongaise ne s’infiltre pas ainsi dans celle de l’occident.

    City on fire : je ne pensais pas que c’était si sensible que ça de tacler les hauts fonctionnaires dans une fiction dont on peut se demander quelle est la part de réel, puisque c’est vraisemblablement absolument invérifiable. Une ambiance rétro jazzy agréable : est-ce une émanation de la personnalité du réalisateur, ou est-ce inspiré par des films comme Dirty Harry ?

    The killer : très intéressant paragraphe sur l’utilisation symbolique des couleurs et l’approche paradoxale entre l’esthétisation de la violence et sa condamnation dans le même temps.

    OCTB : je découvre le nom de Kirk Wong dont je n’avais jamais entendu parler. À travers ce détail, c’est un système totalement corrompu et vicié qui est pointé du doigt. – Typiquement le genre d’approche qui me plaît, à savoir une analyse systémique.

    Victim : visiblement un jeu de manipulation entre les codes narratifs de genre et les attendus du spectateur, très bien expliqué.

    • Matt  

      « est-ce une émanation de la personnalité du réalisateur, ou est-ce inspiré par des films comme Dirty Harry ? »

      C’est une bonne question. Peut être bien que c’est une inspiration. Lam n’utilise pas cette ambiance jazzy dans tous ses films. Je ne dirais pas que c’est une marque du réal donc.

  • Tornado  

    Rolalah… En apercevant distraitement le thème de l’article, je me suis dit : « Et merde, encore des films dont j’ai rien à foutre »…
    Effectivement, je n’ai jamais vu un seul de ces films et les seuls John Woo que je connais sont VOLTE-FACE et MISSION IMPOSSIBLE 2… (purée je sens que je vais me faire balancer des tomates pourries, moi)…
    Le truc c’est que, une fois l’article terminé, j’avais déjà fait le nécessaire pour me procurer les trois premiers films…

    Franchement ça a l’air trop bien. Je ne sais pas pourquoi je ne me suis jamais intéressé à ce cinéma. Probablement parce que dans l’absolu je ne suis pas un vrai fan de polars. Par exemple je repousse sans cesse le visionnage de tous les Melville que j’ai dans ma pile de « films à voir »…
    Mais, quelque part, ça m’attire vachement. Quand j’étais gamin, le YAKUSA de Sydney Pollack m’avait fait un très gros effet et je pense que cet univers est resurgi à la lecture de l’article.

    Je ne promets pas de regarder ça dans les jours qui viennent (cause liste « film à voir » gigantesque, sans compter les séries…), mais en tout cas, c’est dans la poche…

    La BO : Il y a carrément du Morricone (époque ONCE UPON A TIME IN AMERICA) là-dedans, non ?

    • Matt  

      Et c’est pas fini^^ Partie 2 à venir.

      ça m’étonne que tu te dises que « t’en as rien à foutre » Y’a pas de raison de rejeter ce cinéma.
      Content de t’avoir donné envie en tous cas.

      Les John Woo américains, c’est pas non plus le top. Et c’est malgré tout celui qui s’est le moins fait enfler par les producteurs américains John Woo. Parce que Ronny Yu, Tsui Hark (à qui on imposait Van Damme et qui n’avait aucune liberté sur ses films US…) eux ils ont bien eu les boules de bosser aux USA.

      • Tornado  

        Je plaisante quand j’écris « j’en ai rien à foutre ». C’est juste que, parfois, quand on tombe sur l’article du jour, le sujet ne fait pas envie plus que ça dans, disons, les premières secondes. Evidemment, dès qu’on s’immerge dedans, c’est différent ^^

        Je crois que j’ai longtemps snobé le cinéma oriental contemporain parce que c’était la hype à un moment, que tout le monde te mettait le couteau sous la gorge si t’avais pas tout vu, obligatoirement en Vo, etc. C’était agressif vu de l’extérieur de se sentir obligé d’adhérer à un truc.
        Au bout d’un moment tu te braques presque inconsciemment.
        Mais aujourd’hui je suis très ouvert à ce genre de découverte. Pas de soucis. 🙂

  • Surfer  

    Joli florilège de polars hongkongais.
    Un genre que je connais mal (Je n’ai vu aucun des films présentés).
    The Killer me tente bien.
    City on Fire aussi par curiosité. J’ai beaucoup aimé Reservoirs Dogs de Tarantino et je suis curieux de connaître le Film dont il est inspiré.

    D’une manière plus générale, le cinéma de l’est asiatique me plaît bien.
    Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que ces dernières années c’est la production sud-coréenne qui a la meilleure visibilité en Occident. Le cinéma Hongkongais un peu moins.

    Ce qui est sûr, c’est que lorsque l’on voit des films du calibre de Old Boy ou plus récemment Parasite il y a de quoi s’intéresser au cinéma sud-coréen.

  • Jyrille  

    Ah ça manquait cet article ! Depuis le temps que je navigue dans ce genre sans connaître. Ici je n’ai vu que THE KILLER. Je ne savais pas que c’était la suite du Syndicat du crime ! En tout cas comme je l’ai en DVD ça donne envie de le revoir. Je n’avais pas vu la similitude avec LE SAMOURAÏ (énorme film, pour le moment je n’ai vu aucun mauvais Melville), elle est beaucoup plus visible dans le GHOST DOG de Jim Jarmusch.

    « Un jour où vous pétez la forme, vous traverserez les mêmes lieux sans problème. » Je vois tout à fait ce que tu veux dire.

    J’ai très envie de voir toute cette sélection, je vais voir ce que je peux trouver, j’ai tellement de choses à voir… Ce qui est sûr, c’est que je reviendrai en causer ici quand ce sera le cas !

    La BO : ah tiens je m’en souvenais sans le savoir ! 😀 J’aime bien.

    • Matt  

      « Ici je n’ai vu que THE KILLER. Je ne savais pas que c’était la suite du Syndicat du crime »

      Euh non c’est pas la suite du Syndicat du crime. Eddy parle juste du fait que John Woo a signé une suite capilotractée avant de faire The killer.
      La suite du syndicat du crime…ben c’est le syndicat du crime 2^^

      • Jyrille  

        Aaaah my bad comme on dit quand on est hype !

  • Bruce lit  

    J’ai dû voir THE KILLER mais je n’en suis pas sûr. L’époque où je pouvais me prétendre cinéphile dépendait des 1eres années de Canal + puis de mon vidéo club qui ne possédaient que des films français et américains. Quand le cinéma asiatique, bcp de gens qui me paraissaient supra snob ne juraient que par John Woo et du coup je me braquais et n’ai fait aucun effort pour découvrir ce cinéma à la source.
    J’ai donc un retard considérable à rattraper et votre teamup me permettra d’avoir mon propre guide quand il me sera possible de le faire. Je comprends mieux aujourd’hui cet enthousiasme grâce à tous les animés dispos sur Netflix. J’y trouve vraiment des trucs sensationnels (ouais, même PRISON SCHOOL- J’ai commencé GANTZ hier) et toute l’audace et le fun que je ne trouve plus dans les comics mainstream depuis une décennie, je le compense désormais par ce biais. Finalement l’histoire se répète car c’est dans les années 80 où j’ai commencé à détester les comics que sont arrivés Seiya et Goku.

    • Matt  

      C’est marrant ces histoires de snob dont tu parles avec Tornado.
      Moi personne ne connaissait le ciné asiatique quand j’étais gamin. C’est mon frère qui louait ou se procurait des VHS de Jackie Chan, des John Woo, etc.
      Mais quand j’allais en cours, tout le monde parlait de Ghostbusters, l’arme fatle, Gremlins et personne ne connaissait le ciné hong-kongais.

    • Eddy Vanleffe  

      Pareil que Matt, pas étonnant qu’on se trouvés sur ce thème.
      j’ai découvert grâce au manga… Je faisait une quête de tout ce que Glénat pouvait publier ou prépublier… quand j’ai appris qu’un film Crying Freeman sortait, je suis devenu fou. en ressortant du film, j’étais sur le cul, total! j’en revenais pas, c’est devenu mon film culte pendant des années.
      en cherchant Christophe Gans, j’ai appris qu’il était le créateur de la gamme VHS HK vidéo et qu’il ne jurait que pas John Woo… A la braderie de Lille, on s’est les trois VHS des syndicats du crime et de the killer. et là j’ai changé d’univers. Tout comme toi Bruce, j’en m’ennuyais ferme dans ce que proposaient les médias traditionnels, allergique à canal+, je suis resté isolé de tous les snobismes de bobos parisiens, donc je n’ai pas eu de problème d’élitisme, c’était juste une prolongation de ma vie de fan-otaku de l’époque.
      le snobisme? ben j’avais plus l’impression qu’on chiait sur ce cinéma, la France étant le pays de l’exception, on a eu l’impression que John Woo a tout à coup explosé un ou deux ans comme plus tard le cinéma coréen ou le film d’horreur japonais chacun chassant le précédent comme si les journaux ne pouvaient s’intéresser qu’à un truc exotique à la fois.
      le snobisme qui m’agressait venait souvent d’une presse française protectionniste dans leur microcosme cannois, donc du coup je me rends compte à quel point nos rencontres se font justement aux croisements de nos chemins respectifs…
      aujourd’hui comme toi je fais mes excursions au gré de mes envies sans plus prendre en compte la moindre mode, c’est mon luxe perso

  • Bruce lit  

    Pour te donner une image qui va te parler : tu as souvent évoqué t’être braqué contre les sacheurs en musique qui te faisaient te sentir inférieur ou non détenteur du goût qu’il fallait posséder.
    Moi ce fut le cinéma asiatique et plus globalement le cinéma du monde (le fameux cliché du film iranien absolument génial qu’il fallait préférer au cinéma américain).
    Tout est finalement question de moment et du passeur.

    • Tornado  

      Ah ben tout pareil que Bruce pour le coup.
      C’est en allant au festival de Cannes (chaque année pendant une période de 5 ans) que j’ai aussi développé mes slogans du genre « ça manque un peu de karaté, de vampires ou de sabres laser »… Je m’étais pris le bec avec une nana ultra snob que ma formule ne faisait pas rire du tout. On était sorti d’une sélection de films russe/colombin/indien/et chais plus quel autre pays et je n’en pouvais plus. Que des films socio-politiques. Une torture. J’avais trouvé ça horrible et la nana m’avait lancé un regard haineux en hurlant « y a rien de mauvais à Cannes ! ». Je lui ai demandé immédiatement de me lister les films des sélections passées qui, à part les palmes d’or, étaient entrés dans les livres d’histoire du cinéma. Elle n’a rien répondu…

      • Matt  

        Ouais sauf que…Cannes chiait sur les films de kung fu ou de chinois en général, comme le dit Eddy plus haut^^
        ‘tain les VF de l’époque des films chinois semblaient avoir été faites par des amateurs (c’était surement le cas remarque) et les doubleurs faisaient un peu leur truc à leur sauce parfois.
        C’est pas une question de puriste de mater en VO. En VF y’avait 15min de tronquées et les doubleurs étaient tout pourris.

        Peut être qu’on était un pays où on essayait de parler de ciné asiatique (Dionnet connaît très bien, il présente pas mal de ces films en intro sur les DVD)
        Mais c’était de la « sous culture », comme les comics d’ailleurs. C’était le machin que pas grand monde n’aimait et qui devait être pour les attardés.

        Marrant comme les cloches ne sonnent pas de partout de la même façon^^

      • Eddy Vanleffe  

        c’est là qu’on touche au délire, je faisais exactement le même genre de sorties mais POUR le cinéma chinois..^^ et contre le même genre de film que toi .

        mon acteur chouchou c’est Chow yun Fat, et dans une comédie il fait référence à ses acteurs préférés je me souviens de la liste: Bruce lee, Ti Lung, alain Delon et Belmondo.
        On est clairement dans un cinéma populaire, d’artisans qui faisaient des trucs certes ambitieux mais avec trois bouts de ficelles et des budget ridicules.
        John Woo cite comme « mentors « Chang Cheh (forcément des idoles locales) mais aussi Melville, Pekinpah, la nouvelle vague française. de manière générale ils sont assez francophiles.
        quand il a commencé à bosser sur volte-face, ses collaborateurs lui ont parlé des Yeux sans visages,. il n’a pas voulu le voir de peur de se laisser trop influencer par Franju.
        Peut-être que les cahier du cinéma a fait une mauvaise promotion du cinéma chinois en faisant tout un battage des grand drames comme « adieu ma concubine » ou les films de wong kar wai qui avaient droit aux suffrages grandiloquents…
        le seul snobisme auquel vous aurait droit de ma part ce sera sur ce pillard de Tarantino qui « vole » Ringo Lam, John WOO, Chang Cheh, Sergio Corbucci,, les giallo la blaxploitation… il est honnête mais il ne fait que des films d’étudiants en cinéma etc…

        • Surfer  

          Tu es bien sévère avec Tarantino !
          Ce pillard qui vole !!!!

          Moi j’appelle cela de l’inspiration. Tarantino à le droit de s’inspirer du cinéma de genre.
          Et cela ne peut être que bénéfique pour ce dit cinéma: cela lui fait de la pub et lui donne plus de visibilité.

          L’immense Sergio Leone pour son cinéma spaghetti c’est aussi fortement inspiré du cinéma de Kurosawa. Personne ne lui en tient rigueur ! Bien au contraire, il a fait quelque petit chef d’œuvre grâce à cela. Et tout le monde est content

          On ne peut pas pointer du doigt et maudire un artiste qui s’inspire d’un autre ! Cela n’a pas de sens ! Si l’on cherche bien tous les artistes ont des sources d’inspiration

          • Eddy Vanleffe  

            Je précise que je rigole. je force le trait quand je dis le pillard qui vole…
            Oui Quentin a vachement démocratisé le bouzin, il a été le passeur s’un tas de gens.
            Je ne suis pas un fan parce que ça parle ça parle et ça parle… au bout de trois quart d’heure j’ai décroché. mais j’ai bien aimé Jackie Brown et Kill Bill quand même…

          • Matt  

            Il faut savoir qu’aux USA, Tarantino fai office de gros cinéphile. Parce que là bas ils connaissent vachement mal les gialli, les films de kung fu, de samourais, etc.
            Sauf peut être les plus « grands » tel Kurosawa, tout ça.
            Du coup je pense que l’amour du cinéma de Tarantino est sincère, et qu’il rend hommage.

            Après ouais…quand on connait ses influences, on se dit « oui bon mais mec…sinon, à part ça, t’inventes quelque chose ? »^^

            Mais bon…on pourrait dire ça de…ahem…Alan Moore aussi^^

          • Bruce lit  

            J’ai enfin été convaincu du talent de Tarrentino avec Django Unchained, le seul film que j’ai aimé de lui avec Kill Bill.

          • Jyrille  

            @Matt : Alan Moore ? Tu peux développer parce que là, je ne te suis pas du tout.

          • Matt  

            Bah je dis qu’Alan Moore déconstruit des concepts, fait du comics référentiel à fond. De qualité hein. Mais il n’invente pas souvent. Il reprend Lovecraft, les super héros, etc.
            Techniquement si t’as jamais lu de super héros de ta vie et que tu ne sais même pas ce que c’est, Watchmen ça va pas te parler.
            Encore moins Providence si t’as jamais lu de Lovecraft.

          • Eddy Vanleffe  

            Moore déconstruit beaucoup et il le fait très très bien mais en création pure, on a quoi? V pour vendetta…
            le reste c’est du méta commentaire sur ce que d’autres ont fait.
            Miracle Man un méta comm sur le surhomme avec un personnage de Mcik ANGLO
            Swamp thing, killing joke etc: Work for hire
            Watchmen, un méta commentaire su les perso charlton (Dans multiveristy Morrisson règle ses comptes avec ça..^^)
            supreme: sa version de superman
            from hell un truc historique avec un commentaire sur Londres, son histoire et se sa métaphysique
            Lost Girls version hentai des héroines classique mais avec le petit doigt en l’air
            1963: une façon de dire Stan lee il est trop vilain pas beau il a tout piqué à Kirby…
            son grand oeuvre ABC comics
            League of Xgentlemen: version méta des héros victorien avec moult références
            Prométhéa: allegorie du mythe littéraire centrée sur la figure de l’heroïne immortelle un peu sa version barrée de Wonder Woman
            Tom Strong: méta commentaire sur le héros pulp de doc Savage à Superman en passant par Captain Future
            TOP 10: les super héros modernes appliqués à la forme littéraire actuelle la plus moderne selon moore: la série tv choral à la Hill street blues.
            il a construit un oeuvre gigantesque, passionnante, toujours imaginative mais sur le boulot des autres.

          • Bruce lit  

            Shakespeare n’a jamais rien inventé non plus hein…Il se basait sur des faits divers de son époque.

          • Matt  

            Eddy l’a dit^^
            Après tout le monde s’inspire de ce qui a été fait avant. Mais dans pas mal de ses œuvres, Moore fait plus que s’inspirer. Il exploite un concept dans une approche qui peut être complètement hermétique au profane.

          • Matt  

            Oui Bruce mais t’as pas besoin de connaitre les faits divers à l’origine pour comprendre Shakespeare.
            Moore si t’as jamais ouvert une BD de ta vie ni lu ce qu’il détourne, ça va grave te passer au dessus. Au mieux tu vas passer un moment sympa quand même, mais en passant à côté de 99% des références et des commentaires meta.
            Au pire ça va te laisser sur le carreau.

          • Jyrille  

            Ah d’accord je comprends votre point de vue. Mais pour moi ce n’est pas du tout comparable à Tarantino qui rend hommage aux films qu’il aime et qu’il a mis en avant dans Pulp Fiction et Kill Bill par exemple.

            Moore ne fait que se baser sur des genres, ce qu’il en fait n’a aucun prédécesseur ou quasi pas. Dans ce cas-là, dans votre vision, la création n’existe plus.

          • Matt  

            Ah perso je n’ai jamais dit qu’il ne créait rien.
            Mais il pioche de partout aussi, et ses œuvres ne sont pas dissociables de celles sur lesquelles il se base. Il faut connaître ses inspirations pour tout saisir et apprécier.

          • Eddy Vanleffe  

            Il ne s’agit pas de vouloir démontrer que Moore est un imposteur, on a déjà eu ce genre de discussion et il s’agit d’un malentendu. mais son oeuvre se base sur des trucs codés dont il déjoue les codes, c’est son kiff’
            Pour ABC je trouve ça brillantissime, c’est un essai en bande dessinée. par contre Moore ne s’assoit jamais à son bureau en se disant: « tiens! j’ai une idée d’histoire » il se dit « et si on détournait ci ou ça… »
            l’exception c’est V pour Vendetta qui est une pure histoire de dystopie personnelle.

          • Jyrille  

            Je ne suis pas forcément d’accord. Tout d’abord, je pense qu’à l’exception de Lost Girls et sans doute de Providence (que je n’ai pas lu), toutes les autres bds de Moore peuvent se lire sans avoir les références. Je n’ai lu qu’un Tom Strong mais si je n’y ai pas compris grand chose c’est parce que je n’avais pas lu les précédents (c’est Terra Obscura que j’ai).

            C’est le cas pour Tarantino : j’ai vu et apprécié ses films sans connaître rien des films HK ou des autres genres à qui il rend hommage.

            On pourrait dire ça de toutes les oeuvres : Sandman s’appréciera plus si on connaît la mythologie et Shakespeare, Thorgal si on connaît bien la mythologie nordique etc.

          • Eddy Vanleffe  

            C’est pas tout à fait la même chose.
            Gaiman rend hommage énormément à la tradition théâtrale.
            mais ce que je veux dire, c’est parce exemple dans le cas de Garth Ennis, quand il crée Crossed (du post apo) ou Preacher (sa big oeuvre) ou A train called love et sûrement d’autres, il s’agit de ses propres personnages qui vivent des aventures originales même si il y a parfois des hommages et des emprunts.Kirkman avec Walking dead ou Ellis avec Transmetropolitan, Fell ou Trees fabrique des récit « premier degré »
            les auteurs appartiennent tous à des courants, ou s’inspirent de trucs à droite à gauche. Moore parle d’autres que lui pour y apporter une lumière différente.
            Encore une fois je trouve que tout ABC est remarquable, c’est une oeuvre sur l’inconscient collectif culturel. si j’y pense je dégotterais comment il décrit lui même cette ligne .
            Au fait, Promethea et Tom Strong ont été réédité par Urban, parce que j’ai de vieilles éditions partielles et j’aimerais au moins compléter tout ça depuis le temps…

          • Jyrille  

            Je ne comprends pas trop ta distinction : Watchmen a des personnages uniques jamais créés auparavant (même si Le Hibou pourrait être Batman) avec une histoire tout à fait lisible au premier degré.

            Tom Strong est en cours de réédition (j’ai réussi à ne pas craquer, encore une oeuvre de Moore que je ne connais pas) et Promethea devrait arriver bientôt (fin novembre a priori : https://www.urban-comics.com/promethea-tome-1/)

          • Eddy Vanleffe  

            Les watchmen sont des décalques des personnages charlton comics que DC venait de racheter. Moore était censé les relancer et en cours de route, le responsable éditoriale, lui et Dave Gibbons se sont rendu compte qu’ils allient trop loin et ils ont bifurqué. Les hibou est plus Blue Beetle, Rorschach la Question etc…;
            JMS dans son infinie « watchmenothérapie », a forcé le trait sur son Superme Power en en faisant une JLA façon Watchmen

          • Tornado  

            TOM STRONG a été entièrement réédité en deux gros tomes (il manquait la fin en VF (Panini ne l’avait pas publiée), qui est donc inédite !). Ce sont les spin-off qui sont encore inédits chez Urban : TOM STRONG TERRIFIC TALES et TOM STRONG PRESENTE TERRA OBSCURA (qui sont en vérité écrites par d’autres auteurs, sous le contrôle de Moore). Là aussi ces séries ont été publiées par Semic et Panini de manière totalement incomplètes.

            Là, Panini va rééditer PROMETHEA. Espérons que par la suite ils complètent le catalogue ABC, avec notamment les TOMORROW STORIES…

          • Matt  

            Panini ?
            Sur le site d’Urban, ils indiquent une sortie du tome 1 de Promethea le 27 novembre

            Je vais le prendre en tous cas. Aussi tordu que ce soit, au moins j’apprécie le dessinateur. Le pire souci que j’ai avec Moore, c’est que j’aime pas les dessinateurs avec lesquels il bosse la plupart du temps^^

          • Tornado  

            Alan Moore à ses débuts, lorsqu’il travaillait en Angleterre pour AD, créait ses récits et ses personnages de toute pièce. LA BALLADE DE HALO JONES, DR & QUINCH, par exemple. Il lançait même des concept, comme Warren Ellis, avec par exemple la série MONSTER.
            C’est ensuite, lorsqu’il bosse pour des travaux de commande aux USA, qu’il se spécialise dans les relectures de franchises, d’univers et de personnages pré-existants. Personnellement moi ça me convient : Il reprend des vieux concepts et les enrichit. Il transcende tout ce qu’il touche et en propose des versions ultimes qui changent radicalement le paysage du medium (c’est pareil mais c’est différent !). A l’arrivée je suis gagnant. C’est parfait.

          • Matt  

            Personne n’a dit que ce n’était pas bien^^
            Mais je pense que si ta culture BD est pourrie et que tu ne connais pas les vieux concepts, l’enrichissement et l’approche détournée de Moore peut complètement te passer à côté.

            D’ailleurs j’en connais des gens qui n’ont jamais ouvert un comics de super héros mais qui ont lu Watchmen. Et leur réaction « mouais euh…bah…bof…c’est bavard…j’ai pas bien accroché »

          • Tornado  

            Et bien c’est à chacun de se cultiver avant. Ce que j’ai fait pour Moore.
            C’est comme les gens qui regardent FORREST GUMP et qui y voient un film sur la glorification des imbéciles. Ben ils n’ont rien compris. S’ils connaissaient mieux l’histoire des USA, ils comprendraient que c’est la vision d’un imbécile et que c’est à eux justement de chercher ce qu’il y a derrière (la vraie histoire). A l’arrivée c’est un film qui dénonce l’Amerique qui cherche sans cesse à réécrire son histoire, à effacer ses erreurs en misant sur la crédulité du peuple.
            ce que je veux dire c’est que tu ne peux pas reprocher à une oeuvre d’avoir plusieurs niveaux de lecture. C’est à toi de faire le boulot de temps en temps si tu veux accéder à certaines oeuvres.

          • Matt  

            Mais je suis d’accord, hein. C’était pas un reproche à la base.
            Je rapprochais Tarantino de Moore.
            Ok c’est pas exactement pareil. On peut comprendre les films de Tarantino sans connaître ses influences. Mais je pense qu’on y perd aussi un peu.

            Kill Bill par exemple, j’en connais plein qui ont trouvé ridicule le coup du vieux maitre chinois qui fait des trucs dingues dans le volume 2. Ou même les geysers de sang pas réalistes et limite comique. Ou l’histoire toute pourrie prétexte à aligner de l’action.
            Alors oui…tout est vrai. Sauf que c’est voulu. Il aligne des scènes d’action ultra référentielles au cinéma asiatique qu’il aime. Les geysers de sang tirés tout droit des seventies au Japon, de Lady Snowblood ou autre Baby Cart (chroniques de films de sabre par bibi à venir bientôt^^), Gordon Liu en vieux maitre chinois c’est complètement les films de la Shaw Brothers, etc.

            On peut comprendre le film sans rien connaître. Et l’accepter tel qu’il est si on est ouvert d’esprit.
            Mais beaucoup se sont dit « mais c’est con, c’est mal fait, c’est pas réaliste, c’est abusé »

          • Matt  

            Pai Mei sort même directement du film Fists of the white lotus (le poing mortel du dragon)

            https://www.youtube.com/watch?v=0KoS0uIXe8w

            Et même la façon de filmer un peu vieillotte avec des zooms pas très beaux, c’était calqué sur ces vieux films dans le flash back de Kill Bill 2.

          • Eddy Vanleffe  

            Les deux Tom Strong me tentent bien du coup.
            un intégrale Promethea aussi
            TOP 10 j’a pas besoin de racheter un récit terminé que je possède déjà
            et la ligue, j’avoue m’y perdre j’ai deux intégrales COMICS USA et le reste est sorti à droite puis à gauche oui mais il y a un récit entre les deux… pfouuu….
            tu as raison Tornado j’ai oublié toutes ses bd anglaises
            mais dissipons un malentendu, Je n’ai rien contre Moore, je trouve juste sa divinisation un poil trop exagéré.

            et je dois aussi te remercier pour la confiance au sujet des polars HK de l’article. j’avais déjà fait un commentaire mais je l’ai perdu… et puis Matt redisait à peu près ce que je voulais dire donc j’ai lâché l’affaire

          • Jyrille  

            Ah oui j’avais oublié ce rapport aux bds Charlton que je ne connais pas du tout, puisque oui, je savais que The question inspirait Rorschach.

            Peut-être tenterai-je Tom Strong chez Urban, et j’ai très envie de me racheter les Promethea alors que je les ai déjà (notez bien que je me suis pas refait tout FABLES et 100 BULLETS).

          • Jyrille  

            Tornado, c’est intéressant ce que tu dis sur FORREST GUMP. Je ne l’ai vu qu’une fois, à sa sortie au ciné, et j’ai détesté. Sans doute parce que je n’y ai pas du tout vu ce que tu pointes. Même si cette analyse semble a posteriori logique, le message évident au premier abord est bien la glorification des idiots.

          • Matt  

            Forrest Gump ça reste un joli film, même si tu ne saisis pas tout. Bizarre que tu aies détesté Jyrille.
            Moi j’ai vu ça comme l’histoire d’un candide naïf qui fait un commentaire sur ce qui l’entoure, et ça tourne en dérision et critique des trucs terribles. Parce que Forrest est aussi un mec gentil et qu’il ne perçoit pas la gravité de tout ce dont il est témoin. ça fait donc fable douce-amère.
            Je n’ai jamais eu l’impression que ça glorifiait les idiots, non.
            Et quand bien même ça en glorifiait un, est-ce grave ? On ne parle pas d’un nazi là. Mais un mec attardé gentil qui découvre le monde sans le comprendre.
            Et c’est le spectateur qui se dit « ah ouais…mais ça craint l’Amérique » alors que Forrest prend tout à la légère.
            C’est complètement un Candide quoi

          • Présence  

            @Eddy Vanleffe – L’ordre de lecture de la Ligue des Gentlemen extraordinaires

            Tome 1 : contre Fu-Manchu
            Tome 2 : contre les martiens
            Tome 3 : Le dossier noir
            Tome 4 : Century
            Tome 5 : la trilogie Nemo
            Tome 6 : la tempête

            Il y a un article sur le site pour les tomes 1 à 3. Dans les faits, seule lecture de la trilogie Nemo peut être optionnelle sans risquer de tomber sur un fait inexpliqué qui sort de nulle part.

            http://www.brucetringale.com/le-mythe-de-lesprit-dequipe/

            http://www.brucetringale.com/temps-de-cerveau-disponible/

            L’article sur le tome 2 semble inaccessible pour le moment.

          • Jyrille  

            Merci Présence pour la chronologie ! Je me suis offert l’intégrale NEMO hier soir. En VF, je crois que les deux premiers tomes sont en intégrale depuis un bout de temps (c’est celle que j’ai acquise l’an passé). Au final, il ne me manque que deux tomes de Century je crois (1910 et 2000 et des brouettes, j’ai le 1969 avec le concert des Stones à Hyde Park).

    • Matt  

      « Moi ce fut le cinéma asiatique et plus globalement le cinéma du monde (le fameux cliché du film iranien absolument génial qu’il fallait préférer au cinéma américain). »

      Mais de manière globale tu t’es jamais dit « y’a quoi à part les ricains niveau cinéma ? »
      Moi je suis bien content d’avoir découvert d’autres trucs assez jeune.
      J’ai découvert le ciné espagnol plus tard.
      Mais ouais y’a pas que l’oncle Sam qui sait faire des films hein^^

      • Eddy Vanleffe  

        Mon premier film espagnol qui m’a marqué: LA SECTE SANS NOM…putain de malsain!
        et puis les films de tarés de Alex De la Iglésia…

        • Matt  

          Ah oui De la Iglesia c’est space^^ J’aime bien.

          La secte sans nom c’est Tornado qui m’en a parlé. Des films de Balaguero en gros : Darkness, Fragile, Malveillance (putain quelle horreur celui là^^)

          Je les ai vu assez récemment au final. Il y a 1 an…ou 2, parce que ça passe vite…

          • Bruce lit  

            Dans la même veine que Malveillance, il y a aussi sur Netflix Irrémédiable et Chez Moi

          • Matt  

            Ouais mais non ça ira.^^
            C’est pas le genre de film que je veux revoir une seconde fois. Trop salaud.

      • Bruce lit  

        Le cinéma espagnol est magnifique oui.
        Films étrangers qui m’ont marqué ces dernières années : La secte des sans noms – Malveillance- Elisa et Marcella- Bianaca Nieves (films espagnols) – Le labyrinthe de Pan. Le Cahier (film afghan) – Wintersleep (film turc) – Roma de Cuaron- Il y en a des tas.

  • Bruce lit  

    Quand les anges dorment : voilà un film espagnol des plus perturbants

  • JP Nguyen  

    Sur les quatre films de l’article, je n’ai vu que The Killer. J’ai encore le DVD… Je l’ai visionné dans les années 2000 et été un poil déçu par les gunfights trop frénétiques et irréalistes. Les mecs ne rechargent presque jamais, les détonations font cheap et le sang est du gros rouge qui tache.
    Mais ça reste un bon polar stylisé.
    Ca fait des années que je ne l’ai pas revu.
    Dans la liste, il y a quand même 3 sur 4 qui semblent user de jeux de miroirs entre flics et voyous.

    Celui qui m’intéresserait le plus, c’est City on Fire… Mais je ne crois pas avoir déjà maté un Ringo Lam… Il a pas réalisé un truc avec Vandamme ?

    Bon, pour la partie 2, d’après les teasers Facebook, devrait y avoir Infernal Affairs mais aussi Election 2, un Jonnie To que je ne connais pas. J’avais bien aimé The Mission, une histoire d’équipe de pros qui remplissent une mission de protection d’un Boss des triades et finissent par créer des liens…

    • Eddy Vanleffe  

      oui c’est vrai le non réalisme est souvent pointé et aussi le côté too much.
      j’ai rais peut-être dû en parler. mais ça fait tellement parti du délire que je n’y ai pas pensé.Ces vieux films ont des bruitages et du sang un peu « bizarres » mais ça rappelle les westerns spaghetti je trouve.

      THE MISSION,on le l’a pas mis dans notre liste parce qu’on avait déjà deux autres Johnnie To. mais c’est un film génial parfait grand écart entre l’amitié virile entre truands au sens de l’honneur de John Woo et la théorétique de l’ennui de Kitano (toutes ces scènes où ces gardes du corps se font chier en se balançant une boulette de papier etc… ) j’adore ce film.
      j’adore johnnie To

    • Matt  

      Le côté irréaliste c’est Johyn Woo, c’est son truc.
      Ringo Lam ça fait moins taré déjà.

      Il y a Election 2, mais il y a aussi Electon 1 ^^
      Je crois que To prépare un 3 d’ailleurs. Il disait qu’il n’en voyait pas l’intérêt si la politique ne changeait pas, mais que là il avait de quoi faire un 3. Sachant qu’il tâcle un peu le gouvernement chinois dans le 2 avec ses relations avec les triades (interdit en Chine continentale le film), il y a moyen que le 3 soit politique aussi.
      Assez politiques les 2 Election. Pas super « occident-friendly »
      Mais au moins tu peux pas en faire un remake^^ C’est complètement lié au système chinois.

      Tsui Hark a fait des trucs avec Van Damme. A son grand désarroi.
      Faut pas regarder ce qu’ils ont fait aux USA. ça donne l’impression que ce sont de gros mauvais. Mais les mecs ne maitrisaient rien. C’était des techniciens entre les mains de producteurs.

    • Matt  

      Ouais on n’a pas pu tout mettre.
      Techniquement on aurait pu parler de Tsui Hark aussi avec l’enfer des armes, Time and Tide.

      Mais bon ça faisait un article en 3 parties à ce compte-là.

      Et Tsui Hark j’en parlerai dans un article sur les wuxia pian (un jour…)

    • Matt  

      Cela dit Eddy a préféré parler de Breaking News que de The mission dans la partie 2. Et moi j’aurais fait l’inverse^^
      C’est le seul point où je ne tombe pas super d’accord avec Eddy. Moi Breaking news m’a déçu. Pas sur l’idée de fond qui est super. Mais sur le plan déroulement de l’action, je trouve qu’il y a plein d’incohérences.
      Mais j’en parlerai quand la partie 2 arrivera.

      • Eddy Vanleffe  

        Ouais je ne sais même plus pourquoi…^^
        sans doute d’un souci de « crédibilité » ai-je penché pour un film plus personnel et plus ambitieux pour un article.
        Dans les faits oui, The Mission est plus attachant…
        Tu me relanceras sur les oncohérences,Matt? ^^

        sinon pourquoi pas un article Tsui hark, tout simplement?

        • Matt  

          Tu me files un coup de main pour l’article sur Tsui Hark ?^^

          • Eddy Vanleffe  

            Why not si je peux m’attarder sur ses premiers films Butterfly Murders, histoire de cannibales et Le’nfer des armes, ça me donnera l’occas’ de remater mon coffret…^^

          • Matt  

            Et on pourrait mettre Green Snake, l’auberge du dragon, The Blade, pourquoi pas le Festin chinois, c’est rigolo et dans un genre complètement différent^^, et un Detective D par exemple

          • Matt  

            Et Time and tide.
            Ah mais bordel…ça va faire 2 parties encore…

          • Matt  

            Bon après Green Snake c’est pas du tout « occident friendly » c’est bien barré avec des mecs qui volent et qui discutent avec le soleil ou ce genre de trucs mythologiques foufous…
            Mais bon…si on ne parle pas des trucs foufous et qu’on ne vise que les films qui ne choquent pas trop les habitudes occidentales, ça n’a même plus d’intérêt d’en parler.

          • Eddy Vanleffe  

            et il était une fois en chine sans compter que si on esquive ZU, il y aura des grincheux qui diront qu’on y connaît rien tout ça tout ça…

          • Jyrille  

            Ah Il était une fois en Chine je l’ai en DVD. Je dois le mater… Comme Tigre et Dragon d’ailleurs.

  • Kaori  

    Bon, je n’ai pas encore été au bout de l’article, ni regardé les vidéos, mais faut que je pose ma question : Le syndicat du crime n’a pas eu un remake américain ? Parce que le résumé me fait penser à un film qui ne m’a pas du tout donné envie. Mais raconté par Eddy et à Hong Kong, ben, j’ai envie de le voir ^^ .

    Le seul truc qui me dérange, dans ce genre de films, c’est que ça finit toujours mal pour tout le monde…

    • Eddy Vanleffe  

      Pas à ma connaissance…
      en Corée oui il y a quelques années.
      L’histoire est assez classique reprenant un peu les dilemmes shakespeariens
      il se peut qu’un film voisin existe depuis…

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